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Mis à jour le · Taux et barèmes vérifiés à cette date.

Calculatrice intérêts composésSimulez la croissance de votre épargne

Capital final · intérêts cumulés · versements périodiques · résultat aussi en euros d'aujourd'hui

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Ajustez vos hypothèses pour modéliser votre trajectoire d'épargne et de rendement.
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De 0 à 1 000 000 €. Le curseur s'arrête à 200 000 € ; au-delà, saisissez le montant dans le champ.

tous les

Effort d'épargne : 400 € × 12 = 4 800 € par an. Le curseur s'arrête à 2 000 € ; au-delà, saisissez le montant dans le champ (jusqu'à 5 000 €).

Le montant saisi vaut par versement : passer de mensuel à annuel divise donc l'effort annuel par douze. Chaque versement est capitalisé dès sa date, en début de période — à effort annuel égal, l'annuel rapporte ainsi un peu plus que le mensuel, un versement de début d'année travaillant douze mois.

%

De 0 à 10 %. Le versement de l'année 2 vaut 400 €.

%

De 0 à 30 %.

%

Frais prélevés chaque année sur l'encours (de 0 à 5 %). Ils sont déduits du taux de rendement : le capital est projeté à 6 % − 0 % = 6 %. Aucune fiscalité n'est modélisée.

ans

De 1 à 60 ans, en années entières.

%

De -5 % (déflation) à 15 %. Défaut : 2 %, cible de la Banque centrale européenne. Les montants en euros d'aujourd'hui sont obtenus en divisant la projection nominale par (1 + inflation) puissance le nombre d'années. Ce taux ne pilote que cette conversion : l'indexation des versements est un réglage distinct, « Revalorisation annuelle du versement », laissé à 0 % par défaut.

Quatre simplifications assumées : l'impôt est appliqué en une seule fois à la sortie, sur la totalité des gains ; rien n'est prélevé en cours de route (aucun frottement annuel) ; l'abattement annuel de l'assurance-vie après 8 ans n'est pas modélisé ; l'économie d'impôt à l'entrée du PER ne l'est pas davantage.

Source des taux : LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12.

Projection annuelle
Visualisez la progression de votre patrimoine.
Versements cumulés (capital de départ compris) Intérêts composés
Capital final projeté
230 365 €

En euros d'aujourd'hui

155 029 €

Ce que ce capital permettrait d'acheter aujourd'hui, une fois retranchée une inflation de 2 %/an appliquée pendant 20 ans.
Intérêts cumulés
119 365 €
107,54 % de ce que vous avez versé
Versements cumulés (capital de départ compris)
111 000 €
Dont 15 000 € de capital de départ. Soit 93 487 € en euros d'aujourd'hui, chaque versement étant ramené à son propre millésime.
Avec un capital de départ de 15 000 € et en investissant mensuellement 400 € pendant 20 ans à 6 %, vous obtiendriez un capital de 230 365 €.

Projection indicative à taux constant, à caractère non contractuel. Le taux saisi est une hypothèse que vous choisissez : il n'est ni garanti ni recommandé. Aucun frais n'est déduit du rendement. Aucune fiscalité n'est modélisée : les montants affichés sont bruts. Choisissez une enveloppe dans « Fiscalité à la sortie » pour obtenir une estimation nette.

Dès qu'une enveloppe est renseignée (assurance-vie, PEA, PER, compte-titres), le simulateur applique son taux forfaitaire à la totalité des gains : c'est une estimation générique, qui ignore votre situation personnelle — durée de détention, abattements, tranche d'imposition et frais propres à votre contrat. Sans enveloppe renseignée, la projection reste brute. Dans les deux cas, le capital réellement disponible à l'échéance peut s'écarter du montant affiché.

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Gratuit, sans inscription. Copiez ce code et collez-le dans votre page : sa dernière ligne ajuste la hauteur du cadre à la calculatrice.

Conditions d'utilisation et fonctionnement du cadre : guide d'intégration du widget.

3 cas concrets d'intérêts composés

Presets : DCA ETF, assurance-vie, PER

Trois scénarios types pour visualiser la puissance des intérêts composés selon votre profil d'épargnant.

Long terme

DCA ETF World

Dollar Cost Averaging sur ETF actions mondiales

Capital initial1 000 €
Versement300 € / mois
Taux annuel7 % / an
Durée25 ans
Total versé91 000 €
Intérêts cumulés+ 150 668 €
Capital final241 668 €

Hypothèse de simulation, et non performance constatée : 7 % par an en rendement nominal, avant inflation et avant frais. Les marchés actions ne délivrent aucun rendement régulier — les versements programmés lissent le prix d'entrée, ils ne suppriment pas le risque de perte en capital.

Sécurité

Assurance-vie fonds euros

Épargne disponible garantie en capital

Capital initial10 000 €
Versement200 € / mois
Taux annuel2,5 % / an
Durée20 ans
Total versé58 000 €
Intérêts cumulés+ 20 520 €
Capital final78 520 €

Hypothèse de simulation : 2,5 % par an en rendement nominal, avant inflation et avant frais. Le taux d'un fonds en euros est révisé chaque année et n'est jamais connu à l'avance ; seul le capital est garanti. Après 8 ans, abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains rachetés — fiscalité non modélisée ici.

Retraite

PER individuel

Plan Épargne Retraite - versements déductibles IR

Capital initial5 000 €
Versement400 € / mois
Taux annuel5,5 % / an
Durée30 ans
Total versé149 000 €
Intérêts cumulés+ 233 884 €
Capital final382 884 €

Hypothèse de simulation : 5,5 % par an en rendement nominal, avant inflation et avant frais. L'économie d'impôt liée à la déductibilité des versements, à hauteur de votre TMI, n'est pas modélisée ici, pas plus que la fiscalité de sortie. Épargne bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi.

Ces trois montants ne sont pas arrondis : ils sortent du moteur de la calculatrice, qui ajoute chaque versement en début de période puis le capitalise dès cette période. Saisissez les mêmes paramètres dans le simulateur ci-dessus et vous retrouverez le même capital final, à l'euro près. Aucun de ces scénarios n'intègre les frais ni la fiscalité.

Formule mathématique

Formule des intérêts composés (avec ou sans versement)

Comprenez le calcul mathématique qui se cache derrière notre simulateur d'intérêts composés.

1. Formule sans versement régulier

Cn = C0 × (1 + r)n

  • Cn : capital final après n années
  • C0 : capital initial investi
  • r : taux d'intérêt annuel (ex : 0,05 pour 5 %)
  • n : nombre d'années de placement

2. Formule avec versement mensuel

Cn = C0 × (1 + r)n + V × (1 + rp) × [((1 + r)n − 1) / rp]

avec rp = (1 + r)1/p − 1

Formule plus large que l'écran : faites-la défiler vers la droite.

  • V : montant d'UN versement, par période et non par an (ex : 300 € par mois)
  • p : nombre de versements par an — 12 en mensuel, 4 en trimestriel, 1 en annuel
  • r : taux annuel net de frais (ex : 0,06 pour 6 %)
  • rp : taux périodique actuariel — p capitalisations successives à rp redonnent exactement le taux annuel r, sans jamais le majorer
  • n : nombre d'années de placement

Notre simulateur ajoute chaque versement en début de période, puis capitalise immédiatement le solde ainsi augmenté : un versement de janvier travaille onze mois de plus qu'un versement de décembre de la même année. Le facteur (1 + rp) placé devant le crochet est exactement cet effet de début de période. Le sélecteur « Mensuel / Trimestriel / Annuel » agit donc réellement sur le résultat.

3. Formule avec versement annuel

Cn = C0 × (1 + r)n + V × (1 + r) × [((1 + r)n − 1) / r]

Formule plus large que l'écran : faites-la défiler vers la droite.

  • V : versement annuel, effectué en début d'année (ex : 3 600 € par an)
  • r : taux annuel (identique à la formule sans versement)
  • n : nombre d'années

Ce n'est pas une seconde formule : c'est la formule 2 avec p = 1, cas où le taux périodique rp se confond avec le taux annuel r. Le simulateur n'a qu'un seul moteur de calcul, et le versement annuel y est traité comme les autres : déposé en début d'année, capitalisé sur les douze mois qui suivent. C'est ce facteur (1 + r) qui manquait auparavant.

4. À effort annuel égal, le versement annuel rapporte plus que le mensuel

Le résultat surprend, et il est pourtant exact. Capital initial de 15 000 €, 6 % par an, 20 ans, et le même effort de 4 800 € versé chaque année :

  • 400 € par mois (4 800 € par an) : 230 365 €
  • 1 200 € par trimestre (4 800 € par an) : 231 251 €
  • 4 800 € une fois par an (4 800 € par an) : 235 272 €

Un versement unique de 4 800 € déposé en début d'année travaille douze mois pleins, là où douze versements mensuels ne travaillent en moyenne que six mois et demi la première année. L'écart de 4 907 € sur vingt ans n'est donc pas une erreur de calcul : c'est le coût du fractionnement. Il se compare au seul avantage du versement mensuel, qui n'est pas financier mais pratique — étaler l'effort sur douze prélèvements et lisser le prix d'entrée sur les marchés.

À ne pas confondre avec ce qui se passe quand vous changez la fréquence dans le simulateur : le montant saisi vaut par versement. Passer de « Mensuel » à « Annuel » sans toucher aux 400 € ne redistribue pas le même effort, il le divise par douze — et le capital final passe de 230 365 € à 109 155 € en trimestriel, puis à 63 704 € en annuel. Pour comparer des fréquences à effort constant, ajustez le montant : 400 € par mois, 1 200 € par trimestre, 4 800 € par an.

L'effet boule de neige : 10 000 € à 5 %

Voici comment un capital initial unique de 10 000 € placé à 5 % par an évolue (sans nouveau versement). Remarquez la courbe non linéaire — c'est l'effet des intérêts composés.

DuréeCapitalTauxCapital finalIntérêts
5 ans10 000 €5 %12 763 €+ 2 763 €
10 ans10 000 €5 %16 289 €+ 6 289 €
15 ans10 000 €5 %20 789 €+ 10 789 €
20 ans10 000 €5 %26 533 €+ 16 533 €
25 ans10 000 €5 %33 864 €+ 23 864 €
30 ans10 000 €5 %43 219 €+ 33 219 €

Tableau plus large que l'écran : faites-le défiler vers la droite.

Sur 30 ans, les intérêts (33 219 €) dépassent largement le capital initial (10 000 €). Doubler la durée (15 → 30 ans) triple les intérêts cumulés : 10 789 € deviennent 33 219 €. C'est là toute la puissance du temps composé.

Comment utiliser la calculatrice ?

Étape 1

Capital initial

Entrez votre montant investi de départ.

Étape 2

Versement

Indiquez le montant et sa périodicité : il vaut par versement, pas par an.

Étape 3

Rendement

Estimez votre taux d'intérêt annuel espéré.

Étape 4

Durée

Définissez votre horizon de placement (années).

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Guide complet

Maîtrisez la force des intérêts composés

Comprendre et exploiter le mécanisme qui transforme l'épargne régulière en véritable fortune.

Aller plus vite

Pour comprendre le calcul et interpréter vos résultats, vous pouvez aller directement à la section qui vous intéresse :

C'est quoi l'effet boule de neige ?

Les intérêts composés sont le moteur de l'investissement long terme. Contrairement aux intérêts simples qui ne portent que sur le capital initial, ils s'appliquent sur le capital ET sur les intérêts déjà accumulés.

Exemple : 100 € à 5 %

  • • Année 1 : 100 € → 105 € (+5 € d'intérêts)
  • • Année 2 : 105 € → 110,25 € (+5,25 € d'intérêts)
  • • Année 3 : 110,25 € → 115,76 € (+5,51 € d'intérêts)

« La 8ᵉ merveille du monde. Celui qui le comprend l'encaisse, celui qui ne le comprend pas le paie. »— Formule popularisée, attribuée à tort à Einstein

Cette citation est apocryphe : aucune source primaire ne permet de l'attribuer à Albert Einstein. Elle illustre bien le mécanisme, mais ne vaut pas argument d'autorité.

Les deux moteurs de croissance

Un versement mensuel régulier change complètement la trajectoire d'un capital. Vous bénéficiez de deux leviers simultanés :

1L'augmentation du capital par vos apports directs
2L'accélération de la part « intérêts » par la capitalisation

Sur 15 ou 20 ans, chaque versement commence à produire ses propres intérêts, rendant la différence finale spectaculaire.

Fréquence de capitalisation : l'accélérateur discret

Plus les intérêts sont calculés souvent, plus l'effet boule de neige est puissant — à une condition, rarement précisée : que le taux affiché soit un taux nominal, que l'on divise par le nombre de périodes. Illustration sur 10 000 € placés à 6 % par an, sans versement, pendant 20 ans, en appliquant 6 % divisé par le nombre de périodes à chaque période.

Projection indicative
Annuelle
32 071 €
Référence standard
Trimestrielle
32 907 €
+835 € de gain
Mensuelle
33 102 €
+1 031 € de gain
Quotidienne
33 198 €
+1 127 € de gain

Ce que fait ce simulateur, et pourquoi c'est différent

Le tableau ci-dessus applique la convention nominale : 6 % divisé par le nombre de périodes. Capitaliser douze fois revient alors à servir 6,17 % sur l'année, et non 6 %. Ce simulateur ne retient pas cette convention. Son taux périodique est actuariel— rp = (1 + 6 %) puissance (1 / nombre de périodes) - 1 — si bien que douze capitalisations mensuelles y redonnent exactement 6 % sur l'année. Sur un capital déjà en place, y changer la fréquence ne change donc rien.

Ce que le sélecteur « Mensuel / Trimestriel / Annuel » déplace, c'est la date de vos versements : chacun est capitalisé dès sa période, et déposé en début de période. Un versement de janvier travaille onze mois de plus qu'un versement de décembre.

Le résultat contre-intuitif, et il est exact

À effort annuel constant de 4 800 € — sur le cas par défaut, 15 000 € au départ, 6 % par an pendant 20 ans — c'est l'annuel qui rapporte le plus, et non le mensuel :

  • • 400 € chaque mois : 230 365 €
  • • 1 200 € chaque trimestre : 231 251 €
  • • 4 800 € une fois par an : 235 272 €

La raison tient en une phrase : 4 800 € versés en janvier travaillent douze mois, tandis que douze versements de 400 € travaillent six mois et demi en moyenne. Verser tôt bat verser souvent. Ce n'est pas un défaut du calcul, c'est ce que dit l'arithmétique dès lors que le taux annuel reste le même dans les trois cas. Cela ne fait pas de l'annuel un meilleur choix pour autant : verser 4 800 € en janvier suppose de les avoir en janvier.

Une précaution de lecture : dans le simulateur, le montant que vous saisissez vaut par versement. En laissant 400 € et en changeant seulement la périodicité, vous changez aussi l'effort annuel — 4 800 €, 1 600 € puis 400 € — et la projection tombe alors à 230 365 €, 109 155 € puis 63 704 €. Les deux lectures sont justes ; elles ne répondent simplement pas à la même question.

Bourse & ETF
Investissement programmé : l'approche DCA
Dollar Cost Averaging : lissez votre prix d'achat et restez discipliné.

En bourse, le mécanisme composé s'applique quand vous réinvestissez vos gains et vos dividendes sur le long terme. Le DCA consiste à investir la même somme chaque mois pour lisser la volatilité. Vous achetez quand le marché monte et quand il baisse, réduisant la pression du « timing ».

Lissage du prix

Moins de stress face aux fluctuations du marché.

Discipline ETF

Idéal pour une stratégie passive et robuste.

Le facteur inflation
Du capital brut au pouvoir d'achat réel

Une projection s'exprime d'abord en euros courants : des euros de l'année où le capital sera disponible. Pour savoir ce que cette somme permettra réellement d'acheter, il faut la convertir en euros constants, c'est-à-dire en euros d'aujourd'hui, en la divisant par (1 + inflation) puissance n. C'est exactement ce que fait la case « Tenir compte de l'inflation » du simulateur : la trajectoire nominale n'est pas recalculée, elle est déflatée après coup, versements compris. Ce qui subsiste une fois l'inflation retirée s'appelle le rendement réel, et le montant obtenu mesure votre pouvoir d'achat futur. Trois expressions se croisent sur cette page pour une seule et même grandeur : euros constants, euros d'aujourd'hui et pouvoir d'achat désignent toutes le même montant, celui de la projection une fois l'inflation retirée.

Le taux que vous saisissez est un rendement nominal, c'est-à-dire avant inflation. Si votre source annonce un rendement déjà net d'inflation, laissez la case décochée : sinon l'inflation serait comptée deux fois et la projection deviendrait fortement sous-estimée.

Un raccourci répandu consiste à soustraire : 6 % de rendement moins 3 % d'inflation donneraient 3 % de rendement réel. C'est une approximation, pas une égalité. Le calcul exact divise au lieu de soustraire : (1,06 / 1,03) - 1 = 2,91 % par an. L'écart est faible sur un an, il compte sur vingt.

Du brut au réel : quatre étages

Cas par défaut du simulateur : 15 000 € au départ, 400 € par mois, 6 % par an pendant 20 ans, chaque versement étant capitalisé dès son mois.

  1. 1

    Capital nominal projeté : 230 365 € — dont 111 000 € de versements et 119 365 € d'intérêts.

  2. 2

    Frais : 27 583 € de moins — 1 % de frais annuels revient à capitaliser 5 % au lieu de 6 %, et la projection tombe à 202 783 €. Le champ « Frais annuels » du simulateur applique exactement cette déduction.

  3. 3

    Fiscalité : de 0 à 37 481 € de moins, selon l'enveloppe — les 119 365 € de gains supportent 37 481 € sur un compte-titres (31,4 %), 35 810 € en assurance-vie (30,0 %), 22 202 € sur un PEA au-delà de 5 ans (18,6 %), et rien sur un livret réglementé exonéré. Le simulateur calcule lui-même ce montant : il suffit d'y indiquer l'enveloppe. Le détail des taux et leur source figurent dans la section fiscalité.

  4. 4

    Inflation : 75 336 € de moins, soit 32,7 % — déflatée à 2 % par an, la projection vaut 155 029 € en euros d'aujourd'hui. Vos 111 000 € de versements n'y pèsent plus que 93 487 €, et les intérêts 61 542 €.

Les trois derniers étages sortent tous du calculateur : les frais dès que le champ « Frais annuels » est renseigné, la fiscalité dès qu'une enveloppe est choisie, l'inflation dès que la case correspondante est cochée. Chaque étage est mesuré séparément sur la projection brute : ils ne s'additionnent pas mécaniquement, car chacun réduit une base que les autres ont déjà entamée.

Exemple concret

Avec 2 % d'inflation : 100 € aujourd'hui vaudront 82 € dans 10 ans en pouvoir d'achat.

Le même calcul, prolongé sur d'autres horizons, donne ce que valent 100 € futurs une fois ramenés en euros d'aujourd'hui :

Valeur en euros d'aujourd'hui de 100 € perçus dans 10, 20 ou 30 ans, avec une inflation de 2 % par an
Horizon100 € en euros d'aujourd'huiPouvoir d'achat perdu
10 ans82,03 €-17,97 %
20 ans67,30 €-32,70 %
30 ans55,21 €-44,79 %

Tableau plus large que l'écran : faites-le défiler vers la droite.

Déflation à 2 % par an : hypothèse de simulation alignée sur la cible BCE, et non une prévision.

Ce qu'il faut retenir

C'est le rendement réel, une fois l'inflation retirée, qui détermine la progression du pouvoir d'achat : un capital qui progresse au rythme de l'inflation ne s'enrichit pas. Aucun niveau de rendement réel ne peut être garanti à l'avance.

Où bénéficier de la capitalisation ?

Plusieurs produits financiers permettent de profiter de l'effet composé selon votre profil.

Comment maximiser vos intérêts ?

Réinvestissement total

Ne retirez jamais vos dividendes ou coupons. Laissez-les s'ajouter au capital pour créer l'effet composé.

Augmentation du versement

Augmentez vos versements DCA de 3-5 % chaque année pour suivre l'évolution de vos revenus.

Optimisation fiscale

Les enveloppes de capitalisation, comme le PEA ou l'assurance-vie, permettent de différer l'imposition des gains réinvestis. Leur intérêt dépend de la situation de chacun et de l'horizon de placement.

Astuce d'expert

La règle de 72

C'est le calcul mental le plus rapide pour savoir quand votre argent va doubler. Divisez 72 par votre taux de rendement.

À 6 % rendement
12 ans
À 9 % rendement
8 ans
Intérêts simples vs composés
Impact sur 10 000 € à 5 % sur 20 ans
Simples (linéaire)20 000 €
Composés (exponentiel)26 533 €

Gain additionnel : +65,3 %

Frais & fiscalité : les saboteurs

Sur 15-20 ans, quelques dixièmes de pourcent de frais pèsent lourd : sur le cas par défaut du simulateur, 0,5 % de frais annuels retranchent 14 286 € au capital projeté, et 1 % lui en retranche 27 583 €. Le champ « Frais annuels » du simulateur applique cette déduction ; à défaut, simulez directement un taux net de frais.

  • 1

    Frais d'enveloppe

    Les frais de gestion (Assurance-vie, PER) grignotent les gains.

  • 2

    Fiscalité

    Au-delà de 5 ans, le PEA exonère les gains d'impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux, portés à 18,6 % en 2026, restent dus lors du retrait.

  • 3

    Frais d'arbitrage

    Évitez de multiplier les mouvements inutiles.

Le conseil simple

« Mieux vaut simuler un taux légèrement plus prudent et tenir une hypothèse réaliste sur la durée. La stratégie la plus tenue vaut mieux qu'une stratégie parfaite jamais appliquée. »

Expertise Hagnéré Patrimoine

La fiscalité des intérêts composés en 2026

Une même projection ne laisse pas le même montant net selon l'enveloppe qui abrite le capital. Voici le cadre applicable, ce que le simulateur en calcule, et ce qu'il laisse de côté.

Le point de départ : l'assiette

L'impôt porte sur les gains, jamais sur le capital que vous avez versé. L'assiette est donc le capital final diminué de la totalité de vos versements, capital initial compris. Sur le cas par défaut du simulateur, 230 365 € de capital projeté pour 111 000 € versés laissent 119 365 € de gains : c'est cette somme, et elle seule, qui est taxée.

Taux d'imposition des gains en 2026 selon l'enveloppe, et impôt correspondant sur 119 365 € de gains
EnveloppePrélèvements sociauxImpôt sur le revenuTotal sur les gainsImpôt sur 119 365 € de gains
Compte-titres ordinaire (CTO)18,6 %12,8 %31,4 %37 481 €
PEA au-delà de 5 ans18,6 %0 %18,6 %22 202 €
PER, sortie en capital (la plus-value)18,6 %12,8 %31,4 %37 481 €
Assurance-vie et contrat de capitalisation17,2 %12,8 %30,0 %35 810 €
Enveloppe exonérée (Livret A, LDDS)0 %0 %0 %0 €

Tableau plus large que l'écran : faites-le défiler vers la droite.

Taux applicables aux gains de placements mobiliers, hors option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu et hors contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Pour un PER racheté en capital, seule la plus-value relève de ces taux : la fraction correspondant aux versements qui ont été déduits à l'entrée est imposée au barème de l'impôt sur le revenu. La colonne de droite applique chaque taux aux 119 365 € de gains du cas par défaut du simulateur.

Source : LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, article 12 ; articles L. 136-7 et L. 136-8 du code de la sécurité sociale.

L'exception à retenir : l'assurance-vie reste à 17,2 %

La hausse des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % ne concerne pas l'assurance-vie ni le contrat de capitalisation, qui demeurent à 17,2 %. Le compte-titres, le PEA et le PER, eux, passent bien à 18,6 %. C'est un écart de 1,4 point sur la totalité des gains, soit 1 671 € sur les 119 365 € du cas par défaut.

Deux raccourcis fréquents en découlent, et tous deux sont inexacts. Écrire que l'assurance-vie et le compte-titres sont maintenus à 17,2 % : seule la première l'est. Écrire que le prélèvement forfaitaire unique reste de 30 % : sur un compte-titres il atteint désormais 31,4 %, et les 30 % ne restent exacts que pour un rachat d'assurance-vie, où ils additionnent 12,8 % et 17,2 %.

Ce que le simulateur ne modélise pas

Le calcul retenu est volontairement simple. Quatre limites doivent être connues avant d'en lire le résultat net :

  1. 1

    La fiscalité est appliquée en une fois à la sortie, sur la totalité des gains, comme si l'intégralité du capital était rachetée le dernier jour. Des retraits étalés dans le temps donneraient un résultat différent.

  2. 2

    L'abattement annuel de l'assurance-vie après 8 ans n'est pas modélisé. L'impôt affiché pour cette enveloppe est donc majoré par rapport à une sortie progressive qui en tiendrait compte.

  3. 3

    L'économie d'impôt à l'entrée du PER, liée à la déduction des versements, n'est pas modélisée. L'imposition au barème de la part de capital correspondant à ces versements déduits ne l'est pas davantage : seule la plus-value est traitée.

  4. 4

    Aucun frottement fiscal annuel n'est simulé : rien n'est prélevé en cours de route, la totalité des gains reste capitalisée jusqu'au terme. Certaines enveloppes prélèvent pourtant les prélèvements sociaux chaque année, notamment sur les intérêts d'un fonds en euros, ce qui réduit la base qui continue de capitaliser.

Ce tableau décrit un cadre fiscal ; il ne désigne aucune enveloppe comme préférable à une autre. L'arbitrage dépend de l'horizon de placement, de la situation fiscale du foyer, des besoins de liquidité et des frais propres à chaque contrat, qui ne figurent pas dans ce calcul. Les taux mentionnés sont ceux en vigueur en 2026 et peuvent évoluer.

Comprendre les résultats

Notre calculateur affiche trois indicateurs permanents : Capital final projeté (valeur totale à l'échéance), Intérêts cumulés (gains générés, et leur part de ce que vous avez versé) et Versements cumulés (capital de départ et apports). Deux compléments s'y ajoutent selon vos réglages : le capital net estimé après impôt dès qu'une enveloppe est renseignée, et la contre-valeur en euros d'aujourd'hui dès que la case inflation est cochée.

Exemples : unique vs mensuel

Voyez comment l'épargne régulière alimente mécaniquement le mécanisme de capitalisation.

Option 1 : capital seul
Croissance passive sans apports.
Votre capital progresse uniquement grâce au rendement du support. Idéal pour un héritage ou une somme bloquée.

Trajectoire simple

Progression linéaire des versements cumulés.

Option 2 : capital + mensuel
Croissance active (DCA).
Vous cumulez la hausse du capital de départ et l'accélération de l'effet composé sur chaque nouveau versement.

Trajectoire dynamique

Accélération spectaculaire après 10 ans.

Marie vs Pierre : l'avantage du temps

Marie (25 ans)

Horizon 35 ans

Commence avec 5 000 € et verse 300 €/mois à 6 %.

Capital final estimé

453 000 €

Investi : 131 000 €

Pierre (40 ans)

Horizon 20 ans

Commence avec 20 000 € et verse 600 €/mois à 6 %.

Capital final estimé

338 000 €

Investi : 164 000 €

Malgré un investissement mensuel double, Pierre obtient 115 000 € de moins que Marie. Le temps est le facteur X.

Projections arrondies au millier : 452 517 € pour Marie et 337 530 € pour Pierre, soit 114 987 € d'écart exact. Hypothèse de 6 % par an, chaque versement étant capitalisé dès son mois et déposé en début de mois, hors frais, hors fiscalité et hors inflation. Aucun rendement de cette nature ne peut être garanti.

Foire aux questions

Tout ce qu'il faut savoir sur la calculatrice d'intérêts composés.

Réponses aux questions les plus fréquentes sur l'effet de capitalisation.

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  • Les intérêts composés sont des intérêts calculés sur le capital initial et sur les intérêts déjà gagnés. C'est l'effet « boule de neige » qui permet une croissance exponentielle sur le long terme.