Gestion de patrimoine
pour expatriés français
en Israël
Cabinet spécialisé dans la gestion de patrimoine d'expatrié français en Israël. Nous commençons par la phrase que le corpus francophone n'écrit jamais : « dix ans sans impôt » ne décrit rien de précis. Il y a trois catégories de bénéficiaires, deux durées qui ne se recouvrent pas, une exonération qui ne porte que sur les revenus de source étrangère, et un terme dont personne ne parle. La première question que nous vous posons n'est donc pas « combien ? » mais « dans quelle catégorie, à quelle date, et où vos revenus sont-ils produits ? »

CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291 — Cabinet capitalistiquement indépendant, rémunération mixte (honoraires + rétrocessions) intégralement déclarée par écrit, accès institutionnel multi-juridiction.
Cette page présente la fiscalité française et la convention fiscale du 31 juillet 1995 applicables aux Français résidents d'Israël. Hagnéré Patrimoine n'a ni bureau ni agrément en Israël et n'est pas habilité à délivrer un avis de droit israélien : pour les questions de droit local (ordonnance sur l'impôt sur le revenu [nouvelle version] 5721-1961, loi de fiscalité immobilière 5723-1963, loi sur l'assurance nationale [version intégrée] 5755-1995, loi d'encouragement à l'aliyah du 31 mars 2026, loi du retour 5710-1950, droit des sociétés et droit des trusts israéliens), l'intervention d'un avocat fiscaliste, d'un avocat du statut personnel ou d'un expert-comptable établi en Israël est requise. Nous accompagnons depuis la France, en français, et nous organisons cette mise en relation. Les montants en shekels sont convertis à titre indicatif au cours de 3,47 ₪ pour 1 € relevé le 9 août 2026. État du droit arrêté au 9 août 2026.
« Dix ans sans impôt » ne décrit rien de précis — et l'avantage a un terme
C'est le chiffre que tout le monde cite, et c'est un raccourci dangereux. Il recouvre trois catégories de bénéficiaires, deux textes distincts et deux durées qui ne se recouvrent pas. Le nouveau résident et le résident de retour de longue durée ont dix ans sur les revenus de source étrangère par l'article 14(a) de l'ordonnance, et dix ans sur les plus-values par l'article 97(b)(1). Le résident de retour ordinaire de l'article 14(c), celui qui a passé six années hors d'Israël sans atteindre dix, n'a que cinq ans, sur une liste fermée de revenus passifs dont ses revenus d'entreprise sont exclus — et il conserve pourtant dix ans sur ses plus-values par l'article 97(b)(2).
Deuxième coupure, plus coûteuse encore. L'exonération porte sur les revenus et gains de source étrangère, et la source ne se déduit pas de la nationalité du payeur : l'article 4A retient le lieu d'exécution du travail pour un salaire, le lieu d'exercice pour une activité, la résidence du payeur pour les intérêts, les dividendes et les pensions. Celui qui travaille depuis Israël paie l'impôt israélien dès la première année, quel que soit le pays de son employeur : 500 000 ₪ de salaire exécuté depuis Tel-Aviv supportent 127 264 ₪ d'impôt avant points de crédit, soit 25,45 % effectifs, plus les cotisations. Le couple type — un conjoint retraité, un conjoint en télétravail pour son ancien employeur — n'est pas dans la même situation, et c'est presque toujours ainsi que le dossier se découvre.
Troisième point, et c'est celui sur lequel le corpus francophone est le plus daté : l'exonération d'impôt n'est pas une dispense de déclaration. Une dispense a existé — l'ancien article 134B pour les revenus, l'ancien article 135(1)(b) pour le patrimoine — et l'amendement n° 272, adopté le 2 avril 2024 et publié au recueil officiel n° 3205 du 7 avril 2024, page 786, l'a abrogée. Son article 12(a) fixe une date de cohorte, et non une date d'exercice : sont visés ceux devenus résidents pour la première fois, ou résidents de retour de longue durée, à compter du 1er janvier 2026. Une personne arrivée en 2026 déclarera donc chaque année des revenus qu'elle ne paiera pas. L'exonération d'impôt, elle, est intacte, et l'exposé des motifs le dit : l'obligation ne vaut qu'aux fins de transparence et d'échange de renseignements.
Reste le point que personne n'écrit, et qui est pourtant le plus prévisible de tous : le jour où l'exonération se termine. Sur un dossier type — 66 000 € de pension privée, 27 000 € de dividendes et d'intérêts, 20 000 € de revenus fonciers français —, le prélèvement total passe de 8,4 % la dixième année à 23,8 % la onzième, et sur les 17 324 € de hausse, 8 086 € proviennent des cotisations sociales. La falaise de la onzième année n'est pas fiscale, elle est sociale. Nous écrivons cette page pour cette raison : tout est publié sur les dix ans, presque rien sur ce qui bascule ensuite, et rien du tout sur les arbitrages qui ne peuvent plus être faits après.

Les 6 pièges qui coûtent cher aux expatriés français en Israël
Une catégorie prise pour une autre, une source de revenu supposée au lieu d'être qualifiée, une exonération confondue avec une dispense : les dossiers israéliens qui tournent mal partagent tous la même structure — une règle vraie, coupée avant la condition qui la rendait applicable. « Dix ans sans impôt » est exact pour le nouveau résident, sur ses revenus de source étrangère, et faux pour presque tout le reste.
Prendre « dix ans sans impôt » pour une description du régime
La phrase recouvre trois catégories, deux textes et deux durées. Le nouveau résident et le résident de retour de longue durée ont dix ans sur les revenus de source étrangère par l’article 14(a) et dix ans sur les plus-values par l’article 97(b)(1). Le résident de retour ordinaire, celui qui a passé six années hors d’Israël sans atteindre dix, n’a que cinq ans, sur une liste fermée — pensions, redevances, loyers, intérêts, dividendes — et seulement sur des biens acquis hors d’Israël après la perte de sa résidence israélienne. Ses revenus d’entreprise en sont exclus. Il conserve pourtant dix ans sur les plus-values par l’article 97(b)(2) : un guide qui écrit « cinq ans » tout court fait vendre à l’année 5 un actif cessible en franchise jusqu’à l’année 10.
Croire qu’un salaire payé de France est de source étrangère
C’est l’erreur la plus coûteuse du dossier, et elle frappe le profil le plus courant : le conjoint qui garde son emploi français en télétravail depuis Israël. L’article 14(a) n’exonère que les revenus produits ou nés hors d’Israël, et l’article 4A décide où un revenu est produit : pour un revenu d’emploi, c’est le lieu d’exécution du travail. Ni le pays de l’employeur, ni la devise, ni le compte crédité n’entrent en ligne de compte. Le revenu est israélien, imposable dès la première année, au barème de l’article 121, avec cotisations. Un salaire de 500 000 ₪ exécuté depuis Tel-Aviv supporte 127 264 ₪ d’impôt avant points de crédit, soit 25,45 % effectifs.
Confondre l’exonération d’impôt avec la dispense de déclarer
Ce sont deux régimes distincts, institués par deux articles distincts, et l’un a été abrogé sans l’autre. L’ancien article 134B dispensait le nouvel immigrant et le résident de retour de longue durée de déclarer leurs revenus étrangers, et l’ancien article 135(1)(b) de les faire figurer dans la déclaration de patrimoine. L’amendement n° 272 du 2 avril 2024 abroge le premier et supprime le second, pour ceux devenus résidents à compter du 1er janvier 2026. Une personne arrivée en 2026 déclarera donc chaque année des revenus qu’elle ne paiera pas. L’exonération d’impôt, elle, est intacte : c’est le corpus francophone qui est daté, pas le régime.
Réduire la résidence israélienne à un décompte de jours
Le droit israélien ne raisonne pas en jours : il retient le centre de la vie, et les jours n’y sont que des présomptions. Deux présomptions de résidence existent — 183 jours ou plus dans l’année, ou 30 jours dans l’année et 425 jours cumulés sur trois années glissantes — et l’alinéa suivant permet de les renverser tant à la personne physique qu’à l’inspecteur des impôts. Elles jouent donc contre le contribuable comme en sa faveur. Exemple : 96 jours en 2024, 168 en 2025, 172 en 2026 — le seuil de 183 n’est jamais atteint, mais 172 dépasse 30 et le cumul atteint 436. La présomption joue, et il faut alors la renverser par la déclaration de l’article 131(a)(5e).
Acheter en repérage avant de partir, au barème du non-résident
Le barème du logement supplémentaire et du non-résident applique 8 % dès le premier shekel jusqu’à 6 055 070 ₪, sans aucune tranche exonérée. Sur un quatre-pièces à 2 450 000 ₪, cela fait 196 000 ₪, contre 18 038 ₪ au barème du logement unique et 2 356 ₪ sous le régime de l’olé : 193 644 ₪ d’écart, soit 55 921 €, sur un seul paramètre de statut. Or la loi de fiscalité immobilière assimile à un résident celui qui, dans les deux ans de l’acquisition, devient résident pour la première fois ou résident de retour de longue durée. Acheter jusqu’à deux ans avant l’aliyah conserve donc le barème du logement unique — encore faut-il le savoir avant la signature.
Conclure que l’absence d’impôt successoral israélien rend la transmission gratuite
L’absence de droits de succession israéliens signifie exactement une chose : l’État d’Israël ne perçoit rien au décès. Elle ne dit rien de la France, et il n’existe aucune convention franco-israélienne en matière successorale — l’annexe BOI-ANNX-000306, dans sa version du 29 avril 2026, porte pour Israël la seule mention « IR - IF ». L’article 750 ter du CGI s’applique donc sans tempérament, et son troisième chef de rattachement est celui que personne n’anticipe : l’héritier domicilié en France au jour du décès, et qui l’a été six des dix années précédentes, est taxé sur sa part du patrimoine mondial. Sur 2 600 000 € et deux enfants, la part de celui qui est resté en France ressort à 332 678 € contre 38 194 € pour son frère.
Vous êtes déjà installé en Israël ?
La première question que nous posons n'est pas « combien gagnez-vous ? » mais « à quelle date êtes-vous devenu résident fiscal, dans quelle catégorie, et quelles pièces contemporaines l'établissent ? ». Ces trois réponses fixent le terme de votre exonération, le point de départ du prorata de l'article 97(b)(3) et la date de bascule des sociétés que vous dirigez.
Pour qui Israël reste très favorable,
et pour qui c'est moins qu'annoncé
La frontière ne passe pas où l'on croit. Ce n'est ni le montant du patrimoine ni la ville d'installation qui décident, c'est l'endroit où vos revenus sont produits et la catégorie dont vous relevez. Un retraité du privé et son conjoint en télétravail, partis le même jour dans le même avion, ne sont pas dans la même situation fiscale — et l'écart se compte en dizaines de milliers d'euros par an.
Cinq configurations, établies sur douze dossiers chiffrés
- Le retraité du privé dont les pensions sont servies par des caisses françaisesL'article 18 de la convention réserve les pensions privées à l'État de résidence, et la source d'une pension est la résidence de son payeur : elles sont exonérées dix ans par l'article 14(a). Sur un dossier à 58 800 € de pensions annuelles, ces revenus ne supportent ni impôt français ni impôt israélien pendant dix ans, puis relèvent du plafond permanent de l'article 9C.
- Le détenteur d'un portefeuille étranger constitué avant l'aliyahRevenus courants exonérés dix ans par l'article 14(a), plus-values exonérées dix ans par l'article 97(b)(1) puis proratisées par le (b)(3), et dividendes et intérêts définitivement hors de l'assiette des cotisations par l'article 350(a). C'est le cas le plus favorable du régime, et il le reste après le terme.
- Le cadre ou l'indépendant arrivé dans la fenêtre du 5 novembre 2025 au 31 décembre 2026La loi temporaire du 31 mars 2026 exonère son revenu de travail personnel de source israélienne, sous plafonds : 600 000 ₪ en 2026 proratisés, 1 000 000 ₪ en 2027 et 2028, 350 000 ₪ en 2029, 150 000 ₪ en 2030. C'est le seul dispositif qui touche le revenu local, et la fenêtre d'arrivée ferme le 31 décembre 2026.
- Le dirigeant qui maîtrise le calendrier de sa cessionL'ordre des opérations vaut 725 400 € sur un dossier de cession, et l'arbitrage se joue sur la date du départ relativement à celle de la vente, ainsi que sur la capacité à immobiliser des garanties d'exit tax pendant deux ou cinq ans selon la valeur des titres au jour du transfert.
- La famille dont tous les héritiers seront durablement hors de FranceIsraël ne perçoit rien au décès depuis la loi d'abrogation de 1981, et l'article 750 ter ne retient alors que les biens situés en France. Sur un patrimoine de 2 600 000 € réparti entre Tel-Aviv, un portefeuille israélien et un appartement parisien, la France perçoit 76 388 € au total, soit 38 194 € par enfant.
Six profils pour lesquels nous disons non
- Le télétravailleur et le consultant dont l'activité s'exécute depuis IsraëlL'article 4A retient le lieu d'exécution du travail, pas celui du client ni celui de l'employeur. Le revenu est israélien, imposable dès la première année, au barème de l'article 121 et avec cotisations : 42,2 % de prélèvement sur un revenu que l'intéressé croyait exonéré. Hors de la fenêtre de la loi temporaire, aucun dispositif ne le rattrape.
- L'ancien agent public, et particulièrement s'il est binationalL'article 19 § 2 a) de la convention laisse sa pension imposable en France. Le b) ouvre une exception au résident et national de l'autre État, mais il exige que l'intéressé ne possède pas la nationalité de l'État payeur : la binationalité, très fréquente chez les olim, ferme la porte.
- Le propriétaire d'immobilier locatif françaisLes loyers et les plus-values restent imposables en France, au taux minimum de 20 % puis 30 % de l'article 197 A, avec les prélèvements sociaux au taux plein — le taux réduit de 7,5 % suppose une affiliation dans l'Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni, et un affilié israélien y échoue. Et l'impôt français n'est imputable sur rien pendant l'exonération.
- Le résident de retour ordinaire, qui croit avoir dix ansSix années hors d'Israël ne sont pas dix. Cinq ans seulement, sur une liste fermée de revenus passifs portant sur des biens acquis après le départ d'Israël, revenus d'entreprise exclus. Il n'est pas non plus bénéficiaire de la loi temporaire du 31 mars 2026 : il cumule le régime le plus étroit sur les revenus étrangers et aucun avantage sur les revenus israéliens.
- Toute famille dont un héritier restera domicilié en FranceLe 3° de l'article 750 ter attrait sa part du patrimoine mondial, et aucune convention successorale franco-israélienne ne vient l'en dispenser. Sur le même patrimoine de 2 600 000 €, la part de l'enfant resté en France ressort à 332 678 € contre 38 194 € pour son frère installé en Israël.
- Le détenteur d'un trust familial constitué avant le départLe chapitre 4-2 fait basculer le trust en entier dès qu'un constituant devient résident, et l'article 75G(e) ne transmet les avantages qu'à la condition que tous les bénéficiaires soient résidents éligibles ou résidents étrangers. Un seul bénéficiaire israélien dont la période est expirée fait tomber l'avantage pour la totalité, pas au prorata.
Sur les douze dossiers chiffrés de notre guide, quatre se concluent par un refus et un cinquième contre l'opération envisagée : dans dix dossiers sur douze, la question posée au cabinet n'était pas la bonne. Le chapitre du guide consacré aux douze dossiers donne le détail de chaque calcul, avec ses hypothèses et ses réserves.
Nos 8 expertises pour la gestion de patrimoine d'expatrié en Israël
de la qualification du statut à la onzième année
Une approche qui couvre tout le cycle : catégorie et durées avant tout chiffrage, datation de l'acquisition de la résidence, résidence appréciée par le centre de la vie et non par un décompte, source de chaque revenu au sens de l'article 4A, obligations déclaratives après l'abrogation de l'article 134B, cotisations sociales, budget immobilier, trusts, patrimoine conservé en France, sorties fiscales des deux côtés, transmission et préparation du terme. Deux sujets méritent d'être lus en entier avant toute décision : ce que l'abrogation de la dispense de déclaration a changé et ce qui bascule le jour où l'exonération se termine.
Trois statuts, deux durées
et un raccourci qui fait vendre trop tôt
« Le régime des dix ans » n'existe pas. Il y a trois catégories, et elles n'ont ni les mêmes conditions d'entrée, ni les mêmes durées, ni le même champ. Les revenus relèvent de l'article 14, les plus-values de l'article 97(b) : ce sont deux textes distincts, avec deux périodes distinctes. Écrire « 10 / 10 / 5 » est exact pour les revenus et faux pour les plus-values.
Lisez la troisième ligne, puis relisez les deux colonnes du milieu. Un Français d'origine israélienne qui a vécu sept ans hors d'Israël après y avoir résidé n'a pas dix ans : il a cinq ans sur une liste fermée dont ses revenus d'entreprise sont exclus, et il a néanmoins dix ans pour ses plus-values, à la condition que l'actif ne soit pas un droit, direct ou indirect, sur un bien situé en Israël. Un guide qui écrit « cinq ans » tout court fait vendre à l'année 5 un actif cessible en franchise jusqu'à l'année 10.
Deux limites valent pour les trois catégories, et elles ne sont presque jamais écrites. Les moins-values sur biens étrangers sont perdues pendant la période d'exonération : la symétrie se paie quand le portefeuille baisse, et un client qui envisage d'arbitrer un portefeuille en moins-value latente au cours de ses dix premières années doit le savoir avant, pas après. Et l'exonération ne couvre pas les revenus tirés d'un bien reçu en donation exonérée depuis le 1er janvier 2007, ni ceux pour lesquels le contribuable a renoncé à l'exonération — cette renonciation étant, du reste, possible pour tout ou partie des revenus, par notification déposée avec la déclaration annuelle.
Les dix ans courent de date à date, et coupent une année en deux
La circulaire 1/2011, à son paragraphe 4.1.6, prend le cas d'un contribuable devenu résident le 1er juillet et conclut qu'il est exonéré jusqu'au 30 juin de la dixième année, les revenus du second semestre restant imposables. L'année d'imposition israélienne est bien l'année civile, mais l'exonération ne l'est pas : la déclaration de la dixième année portera une moitié exonérée et une moitié imposable. Un dividende voté le 15 juin ou le 15 juillet de cette année-là ne supporte pas le même impôt — sur une distribution de 300 000 €, un mois d'écart vaut 90 000 €.
L’année d’adaptation est comptée dedans, jamais ajoutée
L'article 14(b)(2) l'inclut dans les dix ans, et il l'inclut également dans la période de l'article 97(b)(1), donc pour les plus-values. L'option est irrévocable et sa notification obéit à un délai de forclusion de quatre-vingt-dix jours. Elle a un second effet, rarement signalé : pendant cette année, l'attestation de résidence conventionnelle n'est pas délivrée, et la convention devient inopposable côté israélien. Selon un projet de circulaire du 26 octobre 2025, non signé, l'olé arrivé en 2025 qui exerce cette option n'est réputé résident qu'en 2026 et perd la dispense de déclaration par l'effet de son propre choix.
« Dix ans » n’est même pas la durée maximale du texte
L'article 14(d)(1) habilite le ministre des Finances, avec l'accord de la commission des Finances de la Knesset, à prolonger les périodes d'exonération pour une durée n'excédant pas dix années fiscales supplémentaires, au profit de celui qui réalise un investissement significatif en Israël. La durée maximale théorique est donc de vingt ans. Nous ne présentons pas cette extension comme disponible : aucun règlement d'application n'a été identifié et le pouvoir paraît dormant. Ne construisez aucun plan dessus — mais sachez qu'un guide qui écrit « dix ans » sans réserve écrit une chose que le texte ne dit pas.
Elle est le seul dispositif qui touche le revenu de source israélienne, et c'est pour cela qu'elle compte. Adoptée comme chapitre D de la loi d'efficacité économique et publiée au recueil officiel n° 3511 du 31 mars 2026, pages 416 à 418, elle exonère le revenu de travail personnel des articles 2(1) et 2(2) de l'ordonnance produit en Israël. Elle prend effet au 1er janvier 2026 par son article 6 — l'Administration écrit deux fois 31 mars 2026, date de publication : c'est le texte qui prime, mais un interlocuteur israélien vous citera l'autre date. Les plafonds sont de 600 000 ₪ en 2026, proratisés selon la durée de résidence dans l'année, 1 000 000 ₪ en 2027 puis en 2028, 350 000 ₪ en 2029 et 150 000 ₪ en 2030 : ils sont croissants jusqu'en 2028 puis décroissants, et une note de cabinet largement reprise inverse les deux premiers en qualifiant de décroissante une courbe qui monte.
Trois restrictions décident de son utilité réelle. Le plafond tombe à 140 000 ₪ par an si le revenu est versé par un proche au sens de l'article 88. Sont hors champ, par renvoi à la notion de revenu autre de l'article 62A(d) et même lorsqu'ils constituent un revenu d'entreprise: intérêts, écarts d'indexation, dividendes, loyers, cessions d'actifs, cessions de titres en stock, cessions de droits immobiliers — le marchand de biens, le loueur professionnel et le trader professionnel n'en tirent rien. Et l'article 4 prévoit une déchéance rétroactive : une cessation de résidence en 2028 ou 2029 assortie de moins de soixante-quinze jours de présence dans l'une de ces années fait réputer que la loi n'a jamais joué. C'est le seul dispositif du dossier qui porte ce risque.
Hagnéré Patrimoine pour les Français à
Tel-Aviv, Jérusalem, Netanya, Herzliya et Ra'anana
Les montants ci-dessous proviennent des jeux de données publics du site immobilier gouvernemental israélien, dont chacun des douze fichiers relus porte un champ de version daté du 28 juillet 2025 : ce sont donc des niveaux de l'été 2025, servis un an plus tard, et nous ne les présentons pas comme des niveaux 2026. Deux autres limites comptent autant. La source publie par nombre de pièces et jamais au mètre carré, et elle ne définit nulle part cette notion. Et ses agrégats sont des moyennes sur douze mois, non des points trimestriels.
Tel-Aviv–Jaffa
Le marché le plus cher du pays, et le lieu où le télétravail change de camp
Prix moyen de transaction toutes tailles de 3 426 200 ₪, soit environ 987 400 €, et loyer moyen d’un quatre-pièces de 9 950 ₪, soit 2 867 € par mois — un niveau de grande métropole européenne. Ce sont les agrégats publiés par le site immobilier gouvernemental israélien, arrêtés au 28 juillet 2025 et servis tels quels un an plus tard. C’est ici que se concentrent les dossiers d’actifs, et c’est ici que la règle de source mord le plus : le salarié qui exécute son travail depuis Tel-Aviv pour une société française produit un revenu de source israélienne. Sur le sens du marché, nous disons ce que la série publiée montre et rien de plus : l’indice officiel des prix des logements s’établit en avril 2026 à 593,0 pour la série nationale, en recul de 1,0 % sur le mois et de 2,0 % sur douze mois, et le district de Tel-Aviv recule de 2,5 % sur un an.
Jérusalem
Le seul district du panel dont l’indice ne recule pas
Prix moyen de transaction toutes tailles de 2 501 800 ₪, environ 721 000 €, et loyer moyen d’un quatre-pièces de 7 380 ₪, soit 2 127 € par mois. Sur douze mois, le district de Jérusalem progresse de 0,3 % quand Tel-Aviv recule de 2,5 %, le Centre de 3,2 % et Haïfa de 2,6 % : c’est, avec le Nord à + 1,4 %, la seule zone du panel qui ne baisse pas. Les dossiers que nous y traitons comportent souvent une pension publique française, et c’est précisément le cas où l’exonération israélienne ne sert à rien : l’article 19 § 2 de la convention laisse cette pension imposable en France, et le b) qui ouvrirait une exception est fermé au binational.
Netanya
Le prix d’entrée le plus bas du panel francophone, et un arbitrage à ne pas manquer
Prix moyen de transaction toutes tailles de 2 454 400 ₪, environ 707 300 €, et loyer moyen d’un quatre-pièces de 6 400 ₪, soit 1 844 € par mois — le plus accessible des villes que nous documentons après Ashdod. C’est le point où l’arbitrage de la taxe d’acquisition se joue vraiment : sous 1 978 745 ₪, le barème du logement unique et le régime de l’olé sont l’un et l’autre à 0 %, et l’avantage de l’olé, qui ne sert qu’une fois dans une vie, se consommerait pour rien. Sur un quatre-pièces à 2 450 000 ₪, en revanche, l’écart entre le barème du non-résident et le régime de l’olé atteint 193 644 ₪, soit 55 921 €.
Herzliya, Ra’anana et Ashdod
Trois niveaux de prix, et une donnée officielle qu’il faut savoir lire
Ra’anana affiche le prix moyen toutes tailles le plus élevé du panel, 3 581 700 ₪ soit environ 1 032 200 €, devant Herzliya à 3 007 900 ₪ et loin devant Ashdod à 1 842 900 ₪, environ 531 100 €. Deux précautions de lecture s’imposent avant d’en tirer un budget. La source publie par nombre de pièces et jamais au mètre carré : les prix au mètre carré qui circulent proviennent de portails privés d’annonces et ne sont pas comparables. Et l’agrégat annuel n’est pas le point trimestriel de la même fiche — pour Herzliya, les deux s’écartent de près de 400 000 ₪. Un détail qui n’en est pas un : la taxe municipale israélienne se calcule au mètre carré, et l’abattement du nouvel immigrant y est plafonné à 100 m².
Un poste que la donnée officielle ne permet pas de budgéter, et que nous ne chiffrerons donc pas : la scolarité. Il n'existe pas de prix de l'école en Israël, chaque établissement publiant sa propre grille, et tout guide qui en annonce un a additionné des cas particuliers. Nous préférons vous dire que c'est probablement le premier poste de votre budget plutôt que de vous en donner une estimation inventée.
Le prélèvement français et le régime israélien
les règles que nous appliquons
Nos arbitrages s'appuient sur la convention du 31 juillet 1995 pour les revenus et la fortune — approuvée par la loi n° 96-503 du 11 juin 1996, entrée en vigueur le 18 juillet 1996, publiée par le décret n° 96-814 du 11 septembre 1996, effet au 1er janvier 1997, doctrine BOI-INT-CVB-ISR — et, côté israélien, sur l'ordonnance sur l'impôt sur le revenu [nouvelle version] 5721-1961, la loi de fiscalité immobilière 5723-1963, la loi sur l'assurance nationale [version intégrée] 5755-1995 et la loi temporaire du 31 mars 2026, dans leurs rédactions en vigueur. Ce que la France continue de prélever malgré tout cela est développé dans notre chapitre sur le patrimoine resté en France.
Les postes qui survivent à l'aliyah
Trois faits distincts, à manier séparément: Israël est un État tiers à l'Union européenne, ce qui ferme le sursis de plein droit de l'exit tax et impose la désignation d'un représentant fiscal sur une cession immobilière — sauf prix de cession n'excédant pas 150 000 €, seuil qui s'apprécie par cédant, ou exonération totale par la durée de détention ; la convention de 1995 couvre l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés et l'impôt sur la fortune devenu l'IFI, mais ni les successions ni les donations; et l'article 24 § 8 étend la non-discrimination, nonobstant l'article 2, « aux impôts de toute nature ou dénomination », ce qui ouvre l'abattement de 150 000 € au national israélien. Une lecture est en revanche à écarter : le § 6 c) de ce même article ne concerne que les États, leurs collectivités et les organismes à but non lucratif.
Ce que l'exonération couvre, et ce qu'elle ne couvre pas
Une réforme en consultation, et un point ouvert que nous ne chiffrons pas : un avant-projet du ministère des Finances mis en consultation le 2 juillet 2025, après un premier mémorandum du 24 juillet 2023, propose de remplacer les présomptions réfragables par des présomptions irréfragables assises sur des jours pondérés. Au 9 août 2026, il n'est pas voté, et la consolidation de l'ordonnance au 8 juin 2026 porte toujours les présomptions réfragables et l'article 131(a)(5e). Un second point demeure ouvert, et il pèse une douzaine de points de prélèvement : les revenus français exonérés par l'article 14 entrent-ils dans l'assiette des cotisations ? À la lettre, l'article 350(a)(7) les en écarte ; une partie de la pratique israélienne soutient l'inverse ; aucune position publiée ne tranche. Nous ne chiffrons rien au-delà du plancher de 266 ₪, ni dans un sens ni dans l'autre — l'écart entre les deux lectures avoisine 6 000 € par an sur un dossier à 58 800 € de pensions et 13 200 € de loyers.
La convention franco-israélienne comporte bien une clause anti-abus, et elle ne comporte aucune stipulation d'arbitrage.
Israël a signé l'instrument multilatéral issu du projet BEPS à Paris le 7 juin 2017, avec dépôt le 13 septembre 2018 et entrée en vigueur le 1er janvier 2019, la France ayant déposé le 26 septembre 2018. Neuf stipulations de la convention en sont modifiées, dont le préambule et un article nouveau « Droit aux avantages de la convention » qui introduit le critère des objets principaux : affirmer que la convention ne comporte pas de clause anti-abus est faux. Deux dates d'effet, et elles diffèrent — 1er janvier 2019 pour les retenues à la source des deux côtés, 1er juillet 2019 pour les autres impôts français mais 1er janvier 2020 côté israélien, Israël ayant exercé l'option du 3 de l'article 35. En revanche, Israël a choisi de ne pas appliquer la partie VI : aucune stipulation d'arbitrage ne vient forcer une issue en cas de désaccord.
Cette dernière observation n'est pas théorique, et elle vise un profil très précis. L'article 4 § 2 départage la double résidence en cascade : foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord amiable. Beaucoup d'olim conservent la nationalité française et acquièrent la nationalité israélienne : le quatrième échelon devient inopérant, et le dossier bascule sur la procédure amiable de l'article 25, qui n'emporte qu'une obligation de moyens. C'est la raison pour laquelle nous constituons les pièces du centre des intérêts vitaux avant le départ et non deux ans après : bail israélien, avis d'arnona, avis d'imposition israéliens, justificatifs de scolarité, attestation de résidence conventionnelle. Le détail de cette mécanique figure au chapitre du guide consacré à la convention, article par article.
Notre réseau d'experts
en Israël
Un dossier israélien ne se traite pas depuis un seul bureau. Il mobilise cinq métiers distincts sur place, chacun sur un acte précis, et personne ne fait le travail d'un autre. Le point de départ est une limite que nous posons nous-mêmes : Hagnéré Patrimoine n'a ni bureau ni agrément en Israël et n'est pas habilité à délivrer un avis de droit israélien. Cette matière relève d'un professionnel agréé sur place, et nous organisons cette mise en relation depuis la France. Chacun intervient sous sa propre lettre de mission ; le cabinet ne prescrit aucun intervenant et n'en tire aucune rémunération.
Avocats fiscalistes israéliens
Ce sont eux qui tranchent ce que nous ne trancherons pas, et la liste de ces questions est nommée dans notre socle plutôt qu'arbitrée. La première commande une douzaine de points de prélèvement : les revenus étrangers exonérés par l'article 14 entrent-ils dans l'assiette des cotisations sociales ? À la lettre, l'article 350(a)(7) les en écarte ; une partie de la pratique soutient l'inverse ; aucune position publiée ne tranche. La deuxième porte sur la qualification d'un trust au regard du chapitre 4-2 et sur l'affidavit d'irrévocabilité, qui n'est pas un fait mais une qualification légale. La troisième vise le traitement israélien, au-delà des dix ans, d'un contrat d'assurance-vie souscrit hors d'Israël, qu'aucune source primaire réunie pour notre guide n'établit. La question leur parvient cadrée côté français, avec l'incidence chiffrée de chaque lecture et les pièces réunies.
Experts-comptables et conseils fiscaux israéliens
Le conseil fiscal israélien porte la liquidation locale, et il porte surtout un calendrier que personne ne rappelle. Depuis l'abrogation de l'article 134B, l'olé devenu résident à compter du 1er janvier 2026 dépose chaque année une déclaration 1301 accompagnée d'une annexe dédiée où figurent des revenus qu'il ne paiera pas. Trois obligations n'ont d'ailleurs jamais été couvertes par aucune dispense : la déclaration de cession dans les trente jours de l'article 91(d), même exonérée — avec un régime allégé semestriel au 31 juillet et au 31 janvier pour les titres cotés soumis à retenue —, les obligations propres aux trusts, et la déclaration due par celui qui transfère 500 000 ₪ ou plus hors d'Israël sur douze mois. Le jour où l'exonération s'éteint, ce qui était renseigné devient exigible : c'est une trésorerie à provisionner, pas seulement une ligne de plus.
Avocats de l’acquisition immobilière
Il n'y a pas, en Israël, de notaire au sens français pour une vente immobilière : le rôle est rempli par les avocats des parties, qui rédigent, vérifient le registre, calculent et déclarent les taxes et procèdent à l'inscription. Le notaire israélien existe, mais c'est un avocat justifiant d'au moins dix ans de pratique et d'une qualification spéciale, et il n'exerce pas comme un notaire de tradition civiliste. Trois points se vérifient avant l'engagement. Le barème applicable, d'abord, car il y en a trois et l'écart atteint 193 644 ₪ sur un bien à 2 450 000 ₪. Les honoraires ensuite : l'usage de marché est de 0,5 % du prix hors taxe pour l'avocat de l'acquéreur, mais l'achat auprès d'un promoteur obéit à un plafond légal — le plus faible de 5 915 ₪ ou d'un demi pour cent du prix, avant TVA —, dont la méconnaissance est une infraction pénale, et au-delà de 4 642 750 ₪ de prix il n'y a plus de plafond du tout. La taxe d'amélioration du vendeur enfin, qui bloque l'inscription si elle est impayée.
Agents immobiliers licenciés
La licence est obligatoire, et le droit à commission suppose trois conditions cumulatives : une licence valide, le respect de l'obligation d'ordre écrit comportant toutes les mentions réglementaires, et avoir été la cause efficiente de la conclusion. Quatre précisions du même texte jouent en sens contraires et il faut les connaître ensemble : l'intermédiaire qui a accompli, pendant la période d'exclusivité, les actions de commercialisation prescrites est présumé avoir été la cause efficiente ; le plafond de six mois d'exclusivité ne vaut que pour un vendeur non professionnel ; l'exclusivité tombe au tiers de sa durée si l'agent n'a pas accompli les actions prescrites, et c'est là la vraie protection du mandant ; et une exclusivité sur un logement dont la durée n'est pas stipulée prend fin au bout de trente jours. L'usage de marché est de 2 % du prix hors taxe à la charge de chaque partie : c'est un usage, non un taux légal.
Conseils en aliyah et avocats du statut personnel
Le dossier se monte auprès de l'Agence juive, avec le consul d'aliyah, et se clôt auprès du ministère de l'Aliyah et de l'Intégration. L'éligibilité relève de la loi du retour 5710-1950 : juif, converti, conjoint, enfant ou petit-enfant de juif, l'article 4A faisant du conjoint non juif un bénéficiaire direct — mais pas les enfants qu'il aurait d'une union antérieure, qui relèvent d'une autre voie. L'appréciation d'une éligibilité individuelle relève d'un avocat israélien du statut personnel, pas d'un cabinet de gestion de patrimoine, et nous ne la donnons jamais. Un point technique décide pourtant d'un régime entier : la catégorie de titre obtenue n'est pas neutre. Le visa A-1 de résident temporaire ouvre les points de crédit de l'article 35, mais il est exclu du bénéfice de la loi temporaire du 31 mars 2026.
Hagnéré Patrimoine, depuis la France
Nous restons votre interlocuteur unique, et nous accompagnons depuis la France, en français. Nous posons la question dans les termes du droit français, relisons la réponse à cette aune et arbitrons quand deux avis se contredisent. Notre règle de cadrage tient en une ligne : sur un dossier israélien, l'erreur porte presque toujours sur la qualification, pas sur le taux. Une catégorie, une date d'acquisition de la résidence, une règle de source — trois qualifications et quatre dates commandent l'ensemble, et le taux vient après. Nous refusons par ailleurs de publier ce que nos sources n'établissent pas : la scolarité, les cotisations sur des revenus exonérés, la qualification des crypto-actifs en droit israélien, le régime territorial d'Eilat. Le choix de chaque professionnel vous appartient ; la nature de notre rémunération et l'absence de tout lien d'affaires avec ces intervenants vous sont indiquées par écrit avant toute mise en relation.
Tous les dossiers n'ont pas besoin des cinq.
Un retraité qui loue un an avant d'acheter n'a besoin ni d'un avocat de l'acquisition ni d'un agent immobilier la première année. Mobiliser un réseau entier là où deux interlocuteurs suffisent est une dépense, pas une sécurité. En revanche, sur un dossier comportant un trust, une société dirigée depuis Israël ou une cession de titres, l'avocat fiscaliste israélien n'est jamais facultatif : c'est lui qui instruit les points que nous refusons de trancher, et l'apport d'un immeuble israélien à un trust est un fait générateur de plus-value immobilière et de taxe d'acquisition que la Cour suprême a jugé le 30 juin 2022, comme l'établit le chapitre du guide consacré aux trusts.
L'angle Hagnéré sur une aliyah
Notre conviction après avoir chiffré ces dossiers des deux côtés : le taux n'est pas le sujet. Ce qui décide, ce sont trois qualifications et quatre dates. Trois piliers, dans cet ordre.
La qualification avant le chiffre
Nous n'instruisons pas un projet d'aliyah, nous instruisons un projet de nouveau résident, de résident de retour de longue durée ou de résident de retour ordinaire — et ce n'est pas la même chose. Puis nous qualifions chaque revenu par sa source au sens de l'article 4A, ligne par ligne, avant de prononcer le moindre taux. Dans dix dossiers sur douze, la question posée au cabinet n'était pas la bonne : on nous demande combien on paiera en Israël, alors que la question qui décide est de savoir où les revenus sont produits et dans quelle catégorie on se trouve exactement.
La date avant la stratégie
Quatre dates commandent un dossier franco-israélien, et aucune n'est celle du déménagement. La date d'acquisition de la résidence fiscale, qui est un fait et non une formalité, et dont dépendent le terme de l'exonération, le point de départ du prorata de l'article 97(b)(3) et la bascule de résidence des sociétés. Le délai de forclusion de quatre-vingt-dix jours pour opter, ou non, pour l'année d'adaptation. La fenêtre du régime de taxe d'acquisition de l'olé, d'un an avant l'aliyah à sept ans après. Et la clôture de la cohorte de la loi temporaire, le 31 décembre 2026. Nous les écrivons au calendrier la première année, pas la neuvième.
Ce que nous ne trancherons pas, et à qui nous le confions
Notre socle documentaire a été soumis à deux passes de contre-vérification adversariale avant écriture, et il laisse des points ouverts que nous nommons plutôt que de les arbitrer : l'entrée des revenus étrangers exonérés dans l'assiette des cotisations sociales, le traitement israélien d'un contrat d'assurance-vie étranger au-delà des dix ans, la qualification des crypto-actifs, l'assiette et le taux d'une donation vers un donataire résident étranger. Nous exposons les lectures en présence avec leur incidence chiffrée, puis nous les confions à des avocats fiscalistes et à des experts-comptables établis en Israël.
Le même appartement, de 7 606 ₪ à 280 000 ₪ selon votre statut
C'est le premier poste de coût d'une installation, et celui que les acheteurs découvrent le plus tard. La taxe d'acquisition obéit à trois barèmes différents, et le vôtre dépend d'une qualification, pas d'un prix. Sur un appartement à 3 500 000 ₪ : 7 606 ₪ pour l'olé éligible, 70 538 ₪ pour un résident primo-accédant, 280 000 ₪ pour un non-résident. Le barème du bien supplémentaire et du non-résident applique 8 % dès le premier shekel jusqu'à 6 055 070 ₪, sans aucune tranche exonérée — et c'est une disposition temporaire, qui expire le 31 décembre 2026 et dont le pouvoir de prorogation est consommé. À défaut de nouveau texte, le barème de droit commun reprend au 1er janvier 2027, à 5, 6, 7, 8 et 10 %, plus favorable pour un bien de moins de 4 397 380 ₪.
- Logement unique d'un résident : 0 % jusqu'à 1 978 745 ₪, 3,5 % jusqu'à 2 347 040 ₪, 5 % jusqu'à 6 055 070 ₪, 8 % jusqu'à 20 183 565 ₪, 10 % au-delà
- Régime de l'olé, règlement 12A refondu le 15 août 2024 : 0 % jusqu'à 1 978 745 ₪, 0,5 % jusqu'à 6 055 070 ₪, 8 % ensuite, avantage refusé en totalité au-delà de 20 183 565 ₪
- Le barème « 0,5 % puis 5 % » qui circule encore est l'ancien règlement 12, réservé au local professionnel depuis cette date : il ne s'applique plus à un logement
- Quatre limites au régime de l'olé : condition de logement unique, plafond couperet, bénéfice une seule fois dans une vie, fenêtre d'un an avant l'aliyah à sept ans après
- Sous 1 978 745 ₪, le barème du logement unique et celui de l'olé sont l'un et l'autre à 0 % : l'avantage, d'usage unique, se consomme alors pour rien
- La loi de fiscalité immobilière assimile à un résident celui qui, dans les deux ans de l'acquisition, devient résident pour la première fois ou résident de retour de longue durée
Un détail qui renverse une idée reçue : il n'y a pas, en Israël, de frais de notaire proportionnels. L'inscription d'une mutation au registre coûte 44 ₪, soit environ 13 €, et l'inscription préventive 188 ₪. Tout le coût fiscal est concentré dans la taxe d'acquisition, tout le coût de service dans les honoraires — 0,5 % du prix hors taxe pour l'avocat de l'acquéreur et 2 % pour l'agence, par usage de marché et non par tarif réglementaire. Une seule vigilance sur le registre : la première inscription d'un bien jusque-là non inscrit coûte, elle, 2 % de la valeur.
Un trust étranger peut basculer en entier le jour de votre aliyah
C'est le sujet qui concerne précisément les patrimoines structurés avant le départ, et c'est celui que le corpus francophone traite le moins. Le chapitre 4-2 de l'ordonnance, articles 75C à 75R, rattache le trust par la résidence de son constituant et de ses bénéficiaires : l'article 75G(a)(2) fait d'un trust de résidents étrangers un trust de résidents israéliens dès qu'un constituant devient résident, sans qu'aucun acte soit passé, et il est alors imposé sur son revenu mondial. L'article 75G(e) transmet certes au trust les avantages des articles 14, 16 et 97(b) lorsque le constituant devient un résident éligible, mais sous une clause finale décisive : à condition que tous les bénéficiaires soient eux-mêmes des résidents éligibles ou des résidents étrangers. Un seul bénéficiaire résident d'Israël dont la période d'avantages est expirée fait tomber l'avantage pour la totalité du trust — pas au prorata, en totalité.
Deux points ferment les issues habituelles. La position à déclarer n° 114/2025, publiée le 30 décembre 2025, applique la même règle au trust de proches devenu trust de résidents israéliens du fait de l'aliyah ou du retour d'un constituant, et elle ferme la voie de contournement de l'option du 75G(h). Et l'arrêt de la Cour suprême du 30 juin 2022 juge que l'apport d'un immeuble israélien à un trust est un fait générateur au regard de la loi de fiscalité immobilière — plus-value immobilière et taxe d'acquisition —, son paragraphe 66 précisant que l'avantage de l'olé est personnel : un trustee ne l'a pas, et il paie 8 % dès le premier shekel. Sur l'un de nos dossiers, l'opération envisagée coûtait 232 000 ₪ de taxe d'acquisition pour ne rien gagner, et nous l'avons déconseillée. Côté français, l'aliyah d'un bénéficiaire est une modification déclarable au titre de l'article 1649 AB du CGI. Aucune structuration de trust ne doit être décidée sans avocat fiscaliste israélien et avocat français spécialiste des trusts.
L'antériorité d'un contrat français ne se transporte pas
C'est le premier réflexe à corriger avant un départ. Un contrat d'assurance-vie français conserve son antériorité, et c'est son principal intérêt si un retour en France ou des bénéficiaires français sont envisageables : ne rachetez pas un contrat ancien pour en souscrire un nouveau, et ne comptez pas davantage souscrire un contrat étranger pour faire repartir un compteur français — c'est un contrat neuf, avec son propre compteur de huit ans. Les rachats d'un non-résident relèvent obligatoirement du prélèvement forfaitaire libératoire du II bis de l'article 125-0 A, opéré par l'établissement payeur : il n'y a pas d'option pour le barème.
Sur le taux, nous ne publions pas ce que nous n'avons pas tranché, et l'écart est de 5 300 € sur 100 000 € de produits. La page officielle publie deux taux au 1er janvier 2026 — 12,80 % pour un contrat de moins de huit ans, 7,5 % au-delà — sans mentionner de seuil de primes. La doctrine relative au prélèvement du II bis énonce pourtant que le taux dû par le non-résident est celui qui s'appliquerait à un résident optant pour le prélèvement libératoire, c'est-à-dire, pour les primes versées à compter du 27 septembre 2017, 7,5 % dans la limite d'un encours de primes de 150 000 € et 12,8 % au-delà. Nous ne publions donc pas « 7,5 % après huit ans » comme un acquis, et nous ne publions pas davantage l'inverse : la version en vigueur à la date de l'opération se relit, dossier par dossier. Deux points sont en revanche fermes — aucun prélèvement social n'est dû sur les revenus de capitaux mobiliers d'une personne domiciliée hors de France, et la qualification conventionnelle des produits n'est pas tranchée entre l'article 11, qui plafonnerait la retenue française à 10 %, et la clause balai de l'article 21 § 1, qui l'écarterait entièrement.
- La réclamation fondée sur la qualification conventionnelle suppose une attestation de résidence israélienne certifiant le cadre IV du formulaire 5000 — laquelle n'est pas délivrée pendant l'année d'adaptation
- Un contrat souscrit hors de France entre dans le champ déclaratif de l'article 1649 AA du CGI, dont le contenu est fixé par l'article 344 C de l'annexe III ; un contrat français conservé n'en relève pas
- Côté israélien, pendant la période d'exonération, les produits d'un contrat souscrit hors d'Israël sont des revenus de source étrangère au sens de l'article 4A et entrent dans le champ de l'article 14(a)
- Au-delà des dix ans, le traitement israélien d'un contrat d'assurance-vie étranger n'est établi par aucune source primaire réunie pour notre guide : nous ne l'affirmons ni dans un sens ni dans l'autre, et la question se pose avant la souscription
- Le triangle de sécurité et le super-privilège du souscripteur relèvent de la protection prudentielle : ils ne garantissent ni le capital, ni le rendement, ni le traitement fiscal israélien
- Comme tout support en unités de compte, une enveloppe d'assurance comporte un risque de perte en capital, supporté par le souscripteur
- Nous ne nommons aucun établissement financier : le choix des supports relève d'une recommandation écrite, remise après étude et non avant
5 profils, 5 stratégies
Couple de retraités du privé pour qui le régime tient exactement ses promesses, ancien agent public binational dont la pension ne change pas de main, cadre muté dans la fenêtre de la loi temporaire, consultant qui croit ses honoraires exonérés parce que ses clients sont français, et cliente dont l'exonération s'achève dans quelques semaines : les mêmes textes produisent des résultats opposés selon la catégorie, la source des revenus et la date. Ces cas illustrent, à but pédagogique, les dossiers que nous traitons.
Cas pédagogiques. Les prénoms, montants et stratégies présentés ci-dessous sont des illustrations pédagogiques inspirées des situations que nous accompagnons. Aucun client réel n'y est identifiable. Les chiffres varient selon la situation, la catégorie de résident, la date d'acquisition de la résidence fiscale, l'évolution législative et fiscale des deux États, et ne constituent pas un conseil personnalisé.
Denise et Alain, 66 et 68 ans
Retraités du privé à Netanya — départ recommandé, à trois conditions de calendrier
58 800 € de pensions privées, une résidence principale lyonnaise et un locatif à Villeurbanne
- ·Deux pensions de base et complémentaires, aucune pension publique
- ·Un deux-pièces locatif de 310 000 € produisant 13 200 € de loyers nus
- ·Deux enfants installés en Israël depuis plusieurs années
Nous leur disons oui, et nous leur disons que l’essentiel de leur dossier se joue avant le déménagement. L’article 18 de la convention réserve les pensions privées à l’État de résidence et l’article 14(a) les exonère dix ans : 58 800 € par an sans impôt d’aucun côté. Trois actes doivent être posés dans le bon ordre — vendre la résidence principale avant le départ, arbitrer la taxe d’acquisition, et constituer la pièce de l’article 9C tant qu’ils sont encore résidents de France.
Jean-Marc, 64 ans
Ancien directeur d’administration centrale, binational, Jérusalem — départ déconseillé
70 800 € de pension publique, 8 400 € de pension privée, deux enfants restés en France
- ·Né à Paris de parents israéliens : les deux nationalités
- ·Un appartement de 780 000 € dans le 15e arrondissement
- ·Il a lu que les nouveaux immigrants sont exonérés dix ans
Nous lui disons que c’est vrai, et que cela ne le concerne presque pas. L’article 19 § 2 a) de la convention laisse sa pension publique imposable en France, et le b), qui ouvrirait une exception au résident et national de l’autre État, exige qu’il ne possède pas la nationalité de l’État payeur : la binationalité ferme la porte. Le gain net tombe à environ 4 000 € par an. Et ses deux enfants vivent en France, ce qui décide le dossier.
Élie et Sarah, 41 et 39 ans
Mutation dans la filiale israélienne du groupe — départ recommandé, dans la fenêtre
Un contrat de travail israélien, une arrivée avant le 31 décembre 2026
- ·Devenus résidents dans la fenêtre du 5 novembre 2025 au 31 décembre 2026
- ·Revenu de travail personnel de source israélienne, hors du champ de l’article 14
- ·Aucun patrimoine financier significatif au départ
Nous leur disons de partir, et nous leur écrivons deux dates au calendrier. La loi temporaire du 31 mars 2026 exonère leur revenu de travail israélien sous plafond, mais elle est réservée à une cohorte fermée et ses plafonds s’effondrent en 2029. La marche de 2031 est la vraie échéance du dossier, et elle se prépare dès la première année.
Yohan, 44 ans
Consultant dont tous les clients sont français — départ déconseillé en l’état
Une activité indépendante exécutée depuis Israël, une clientèle entièrement française
- ·Il croit ses honoraires exonérés parce que ses clients sont français
- ·Arrivée envisagée en mars 2027, hors de la fenêtre de la loi temporaire
- ·Aucun revenu de source étrangère en dehors de ces honoraires
Nous lui disons non en l’état, et nous lui montrons la ligne du texte qui le lui dit. L’article 4A retient, pour une profession libérale, le lieu d’exécution du service, et non celui du client. Ses honoraires sont de source israélienne, imposables dès la première année, avec cotisations d’indépendant. Le prélèvement ressort à 42,2 % sur un revenu qu’il croyait exonéré.
Sylvie, 63 ans
Son exonération s’achève le 12 septembre 2026 — le dossier le plus urgent que nous voyions
Dix ans de résidence israélienne, une pension française, et une pièce jamais constituée
- ·Le terme tombe en cours d’année : 2026 sera coupée en deux
- ·Elle n’a jamais entendu parler de l’article 9C
- ·Elle a liquidé sa retraite après son aliyah
Nous ne lui vendons pas une optimisation, nous datons son terme et nous chiffrons ce qui bascule. Environ 10 727 € par an de coût nouveau, dont la plus grande part en cotisations sociales, parce que l’article 350(a)(7) n’exclut de l’assiette que les revenus non professionnels exonérés d’impôt : le jour où la pension cesse de l’être, elle y entre.
Combien gagne — ou perd —
un expatrié français en Israël ?
Quatre configurations, chiffrées poste par poste des deux côtés. Deux se terminent par un conseil de rester, et nous les publions parce qu'elles décrivent une proportion réelle de ce que nous voyons : sur les douze dossiers chiffrés de notre guide, quatre concluent contre l'installation et un cinquième contre l'opération envisagée. L'idée qu'on « ne paie pas d'impôt en Israël pendant dix ans » est vraie pour certains profils et fausse pour d'autres — et ce n'est pas le montant du patrimoine qui décide, c'est la source des revenus.
Avertissement. Les chiffres présentés ci-dessous sont des estimations Hagnéré Patrimoine établies à partir d'hypothèses fiscales explicites, à but pédagogique. Ils varient selon votre situation personnelle, votre catégorie de résident, la date d'acquisition de votre résidence fiscale, l'évolution de la législation française et israélienne, et ne constituent pas un conseil personnalisé en investissement, en fiscalité ni en droit. Une étude écrite et chiffrée vous sera remise lors du bilan patrimonial, sur la base de vos pièces justificatives.
Couple de retraités du privé, 58 800 € de pensions, départ pour Netanya
Hypothèse : 66 et 68 ans, résidents de Lyon. Deux pensions de base et complémentaires pour 58 800 € par an, une résidence principale lyonnaise de 620 000 €, un deux-pièces locatif à Villeurbanne de 310 000 € produisant 13 200 € de loyers nus, un compte-titres de 480 000 €, un contrat d’assurance-vie de 340 000 € ouvert en 2009, 90 000 € de liquidités. Leurs deux enfants sont installés en Israël depuis plusieurs années.
C’est la configuration où le régime tient exactement ses promesses, et il faut le dire aussi nettement que l’on dit le reste. L’article 18 de la convention réserve les pensions privées à l’État de résidence, et l’article 14(a) les exonère en Israël parce qu’une pension a pour source la résidence de son payeur : ces 58 800 € ne supportent, pendant dix ans, ni impôt français ni impôt israélien. Trois conditions gouvernent le dossier, et deux sont des conditions de calendrier. Vendre la résidence principale lyonnaise avant le départ : l’exonération de plus-value de l’ancienne résidence principale du I de l’article 244 bis A suppose une clause d’assistance au recouvrement que l’administration ne retient pas avec Israël, et il ne resterait que l’abattement de 150 000 € par cédant. Acheter à Netanya après l’aliyah, ou dans les deux ans qui la précèdent, en arbitrant entre le barème du logement unique et le régime de l’olé plutôt qu’en le subissant. Et constituer, avant de partir, la déclaration fiscale française mentionnant les pensions : elle ne sert à rien pendant dix ans, et elle vaut ensuite le plafonnement permanent de l’article 9C.
Ancien directeur d’administration centrale, binational, Jérusalem — départ déconseillé
Hypothèse : 64 ans, né à Paris de parents israéliens, les deux nationalités. Pension de l’État français de 70 800 € par an et petite pension complémentaire privée de 8 400 €. Un appartement de 780 000 € dans le 15e arrondissement, 250 000 € d’assurance-vie, 120 000 € de liquidités. Deux enfants adultes, l’un à Rennes, l’autre à Toulouse. Il a lu que les nouveaux immigrants sont exonérés dix ans.
L’article 19 § 2 de la convention réserve à la France les pensions versées au titre de services rendus à un État. Le b) du même paragraphe ouvre bien une exception au bénéficiaire résident et national de l’autre État, mais il exige que l’intéressé ne possède pas la nationalité de l’État payeur : la binationalité ferme la porte. Ses 70 800 € restent imposés en France, et l’exonération israélienne n’y change rien, puisqu’elle ne peut pas exonérer un revenu que la convention n’attribue pas à Israël. Le gain se limite à la pension privée et aux produits de placement, soit environ 4 900 € par an, dont il faut retrancher 922 € de cotisations israéliennes minimales. Ce n’est pourtant pas ce qui décide le dossier. Ses deux enfants vivent en France : le 3° de l’article 750 ter attrait leur part du patrimoine mondial, et l’aliyah du parent n’y change strictement rien. Nous lui disons de rester, et nous lui disons pourquoi : quatre mille euros par an ne financent pas un déménagement international.
Dirigeant cédant, cession pilotée sur le calendrier du départ
Hypothèse : Un dirigeant qui envisage de céder sa société et de s’installer en Israël, et qui pose la question dans l’ordre inverse du bon ordre. Trois chronologies possibles : céder puis partir, partir puis céder, ou partir et attendre. Elles ne produisent pas la même facture, et l’écart ne tient pas au taux mais aux dates.
Deux impositions à la sortie cohabitent, et elles se déclenchent à deux moments opposés. L’article 167 bis du CGI frappe au départ de France, pour le contribuable domicilié en France six des dix années précédentes dont le foyer détient 50 % des bénéfices sociaux d’une société ou des titres valant plus de 800 000 €. Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, le taux est de 12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % contre 30 % auparavant. Le sursis n’est pas de plein droit vers Israël : le IV le réserve aux États liés par une convention d’assistance au recouvrement d’une portée similaire à la directive 2010/24/UE, et l’annexe BOI-ANNX-000508, dans sa version du 8 octobre 2025, porte « Non » pour Israël dans les quatre colonnes correspondantes. Il faut donc demander le sursis, désigner un représentant en France et constituer des garanties égales à 12,8 % du montant brut, avant le départ : sur 5 000 000 € de plus-values, 640 000 € immobilisés pour 1 570 000 € d’impôt. Le dégrèvement est acquis à deux ans, cinq ans au-delà de 2 570 000 € de valeur au jour du transfert. La capacité à ne pas vendre pendant cinq ans fait donc partie du chiffrage, au même titre que le taux.
Famille de quatre enfants scolarisés, un salaire en télétravail — départ déconseillé
Hypothèse : 46 et 44 ans, quatre enfants scolarisés. Un salaire conservé auprès de l’employeur français, exécuté depuis Israël. Des revenus fonciers français. Aucun revenu de source étrangère significatif en dehors de ces loyers. Le projet est familial et communautaire avant d’être fiscal, et c’est précisément pour cela qu’il faut chiffrer le volet fiscal avant, et non après.
Le télétravail rend le salaire israélien par l’effet de l’article 4A : il est imposable dès la première année, au barème de l’article 121, avec cotisations. Les revenus fonciers français restent imposables en France, où ils perdent le bénéfice du quotient familial parce que le foyer n’y est plus imposé sur ses revenus mondiaux, et ils supportent le taux minimum de 20 % puis 30 % de l’article 197 A ainsi que les prélèvements sociaux au taux plein — le taux réduit de 7,5 % suppose une affiliation à un régime d’un État de l’Espace économique européen, de la Suisse ou du Royaume-Uni, et un affilié au régime israélien y échoue. S’ajoutent les cotisations israéliennes sur le salaire. Reste le poste que nous refusons de chiffrer : la scolarité. Il n’existe pas de prix de l’école en Israël, chaque établissement publiant sa propre grille, et tout guide qui en annonce un a additionné des cas particuliers. Nous ne l’estimons pas, et nous disons à cette famille que c’est probablement le premier poste de son budget.
Chiffrages indicatifs établis au 9 août 2026 sur le droit alors en vigueur — code général des impôts et code de la sécurité sociale français, convention du 31 juillet 1995, ordonnance sur l'impôt sur le revenu [nouvelle version] 5721-1961 dans sa consolidation au 8 juin 2026, loi de fiscalité immobilière 5723-1963, loi sur l'assurance nationale [version intégrée] 5755-1995 et loi temporaire du 31 mars 2026. Les montants en shekels sont convertis au cours indicatif de 3,47 ₪ pour 1 €. Les résultats réels dépendent de votre situation, de votre catégorie de résident, de la source de chacun de vos revenus et des textes applicables au jour de l'opération. Une simulation personnalisée est établie lors du bilan patrimonial, pièces justificatives à l'appui. Le détail de ces calculs figure dans notre guide expatrié Israël, chapitre des douze dossiers chiffrés.
Pour qui l'avantage israélien est
bien plus étroit qu'annoncé
Cette page vend un accompagnement, et il serait plus rentable de ne pas écrire cette section. Nous l'écrivons parce que quatre situations conduisent à une réponse négative, qu'elles ne sont pas marginales, et qu'un lecteur qui reconnaît la sienne ici a économisé, en cinq minutes, une décision irréversible construite sur une phrase exacte pour quelqu'un d'autre.
Vous conservez votre emploi français en télétravail depuis Israël
L'article 14(a) n'exonère que les revenus produits ou nés hors d'Israël, et l'article 4A décide où un revenu est produit : pour un revenu d'emploi, c'est le lieu d'exécution du travail. Ni le pays de l'employeur, ni la devise, ni le compte crédité n'entrent dans la règle. Un salaire de 500 000 ₪ exécuté depuis Tel-Aviv supporte 127 264 ₪ d'impôt avant points de crédit, soit 25,45 % effectifs, auxquels s'ajoutent les cotisations. La loi temporaire du 31 mars 2026 peut le neutraliser, mais elle est réservée à une cohorte fermée — devenus résidents entre le 5 novembre 2025 et la fin de l'année fiscale 2026 — et ses plafonds s'effondrent à 350 000 ₪ en 2029 puis 150 000 ₪ en 2030. Sur une olah arrivée le 1er avril 2026, l'impôt remonte à 19 392 ₪ en 2029, 74 764 ₪ en 2030 et 127 264 ₪ à compter de 2031. Une réserve de texte joue en outre à l'inverse : l'article 4A(b)(1) répute produit en Israël le revenu versé par l'État, une collectivité, l'Agence juive, le Fonds national juif, le Keren Hayesod ou une société d'État, lorsque la relation de travail a commencé alors que le salarié était résident.
Vous êtes ancien agent public, et particulièrement si vous êtes binational
L'article 19 § 2 a) de la convention du 31 juillet 1995 réserve à l'État payeur les pensions versées au titre de services rendus à un État ou à l'une de ses collectivités. Le b) du même paragraphe ouvre une exception au bénéficiaire qui est à la fois résident et national de l'autre État, mais il exige, pour jouer, que l'intéressé ne possède pas la nationalité de l'État payeur : la binationalité, très fréquente chez les olim, ferme la porte. L'exonération israélienne de dix ans n'y change strictement rien, puisqu'elle ne peut pas exonérer un revenu que la convention n'attribue pas à Israël. Sur un dossier à 70 800 € de pension publique et 8 400 € de pension privée, le gain net annuel ressort à environ 4 000 € après cotisations israéliennes — et ce n'est pas ce qui décide le dossier, mais le domicile des héritiers.
Un de vos enfants restera domicilié en France
Israël ne perçoit rien au décès depuis la loi d'abrogation de 1981, et il n'existe aucune convention franco-israélienne en matière successorale : ni répartition du droit d'imposer, ni crédit d'impôt, ni élimination de la double imposition. L'article 750 ter du CGI s'applique donc dans ses trois chefs de rattachement, et le troisième est celui que personne n'anticipe. Sur un patrimoine de 2 600 000 € — un appartement à Tel-Aviv, un portefeuille israélien, un appartement parisien — et deux enfants, la France perçoit 76 388 € si le défunt et les deux enfants sont durablement en Israël. Si un seul enfant est resté en France, sa part passe à 332 678 € contre 38 194 € pour son frère. Si c'est le parent qui est resté en France, la facture globale monte à 665 356 €. Un seul paramètre — le domicile de chacun — fait varier la facture de 76 388 à 665 356 €, et aucun régime d'accueil, dans aucun pays, n'a d'effet sur cette variation.
Vous êtes résident de retour ordinaire, et vous croyez avoir dix ans
L'article 14(c) définit le résident de retour ordinaire comme celui qui redevient résident après au moins six années consécutives comme résident étranger. Son régime n'a rien de commun avec celui du nouveau résident : cinq ans seulement, sur une liste fermée de revenus passifs — pensions, redevances, loyers, intérêts, dividendes —, et uniquement sur des biens acquis hors d'Israël après la perte de la résidence israélienne, les revenus d'entreprise en étant exclus. Il n'est pas non plus bénéficiaire de la loi temporaire du 31 mars 2026, qui ne connaît que l'olé et le résident de retour de longue durée : il cumule le régime le plus étroit sur les revenus étrangers et l'absence totale d'avantage sur les revenus israéliens. Sur l'un de nos dossiers, un jeune actif revenu après sept ans d'absence obtient 5 250 € sur cinq ans, là où il croyait bénéficier du régime complet. La différence entre six et dix ans d'absence est une question de calendrier, donc une question qui se pilote — un retour repoussé de quelques trimestres peut faire passer d'un régime à l'autre.
Et ce qui reste vrai, qu'il ne faut pas surcorriger.
Aucun régime du comparatif européen n'offre l'équivalent de ce que l'article 14(a) accorde à un nouveau résident dont les revenus sont de source étrangère : une exonération totale, gratuite, sans plafond de revenu et sans ticket d'entrée, sur les revenus comme sur les plus-values. Zéro, contre 300 000 € par an pour le forfait italien, 100 000 € par an pour l'article 5Α grec ou 7 % du revenu étranger pour son article 5Β. Pour un retraité du privé disposant de 120 000 € de pension, cela représente 84 000 € d'écart brut avec la Grèce sur dix ans, sur cette seule ligne — le différentiel de prélèvements sociaux français en reprend environ la moitié, comme le montre le dossier chiffré plus bas. Israël n'impose par ailleurs pas les successions, ce qui est unique dans notre série de destinations, même si cela ne vaut pas transmission défiscalisée. La formule juste est celle-ci : l'avantage israélien est réel, entier et gratuit pour les revenus de source étrangère d'une personne relevant de la bonne catégorie ; il est nul pour tout revenu produit en Israël, nul pour ce que la convention laisse à la France, et il a un terme. Les destinations vers lesquelles se tournent ceux à qui nous disons non sont examinées dans notre chapitre de comparaison avec les autres destinations.
Avec ou sans Hagnéré Patrimoine ?
Sept points de bascule sur une aliyah. Même patrimoine, même projet, même famille : seule la préparation change. Six de ces sept lignes se décident avant l'acquisition de la résidence fiscale et ne se rattrapent plus après.
Ce que la colonne de droite change: une catégorie établie avant tout calcul, une date d'acquisition de résidence documentée par des pièces contemporaines, chaque revenu qualifié par sa source, et une décision prise sur un chiffre, pas sur une brochure — y compris quand ce chiffre dit de rester.

Bilan patrimonial expatriation Israël
Bilan patrimonial de 45 min offert : catégorie, date d'acquisition de la résidence, source de chaque revenu, urgences et professionnels nécessaires. Il ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale ni une recommandation personnalisée.
Notre méthode
T-12 mois avant l'aliyah · T+24 mois avant la onzième année
Une aliyah ne se prépare pas la veille du départ, et elle a cette particularité : plusieurs de ses échéances tombent après l'arrivée, sans qu'aucun courrier ne les rappelle. Catégorie et durées, source des revenus, résidence et sorties fiscales, pilotage annuel des deux côtés, préparation du terme : voici les 5 jalons que nous activons avec vous.
T-12 mois — Établir la catégorie, puis les deux durées qui en découlent
« Dix ans sans impôt » recouvre trois régimes distincts, et le premier travail consiste à savoir lequel vous concerne. Le nouveau résident, celui qui n'a jamais été résident fiscal israélien, est exonéré dix ans sur les revenus de source étrangère par l'article 14(a) et dix ans sur les plus-values sur biens étrangers par l'article 97(b)(1). Le résident de retour de longue durée, qui a passé au moins dix années consécutives hors d'Israël, obtient les mêmes durées. Le résident de retour ordinaire de l'article 14(c), qui redevient résident après au moins six années à l'étranger, n'a que cinq ans, sur une liste fermée de revenus passifs portant sur des biens acquis hors d'Israël après la perte de la résidence israélienne, les revenus d'entreprise en étant exclus — mais il conserve dix ans en matière de plus-values par l'article 97(b)(2). Trois horloges partent ensuite, et pas le même jour : la date d'acquisition de la résidence fiscale, qui commande les dix ans ; la fenêtre du régime de taxe d'acquisition de l'olé, d'un an avant l'aliyah à sept ans après ; et le délai de forclusion de quatre-vingt-dix jours pour opter, ou non, pour l'année d'adaptation. Une famille installée dix-huit mois avant son aliyah administrative peut avoir déclenché son horloge fiscale sans avoir ouvert sa fenêtre immobilière.
T-9 mois — Trier les revenus par leur source, pas par la nationalité du payeur
L'article 14(a) n'exonère que les revenus produits ou nés hors d'Israël, et l'article 4A décide où : lieu d'exécution du travail pour un salaire, lieu d'exercice pour une activité, lieu d'exécution du service pour une profession libérale, résidence du payeur pour les intérêts, les dividendes et les pensions, lieu d'utilisation du bien pour les loyers. La pension française est donc de source étrangère par l'effet du 4A(a)(8) et bien exonérée dix ans ; le salaire exécuté depuis Israël ne l'est pas, quel que soit le pays de l'employeur. Le couple type — un conjoint retraité, un conjoint en télétravail — n'est pas dans la même situation, et c'est ainsi que le dossier se découvre presque toujours. Nous vérifions ensuite si la loi temporaire du 31 mars 2026 s'applique : cohorte du 5 novembre 2025 au 31 décembre 2026, plafonds de 600 000 ₪ en 2026 proratisés, 1 000 000 ₪ en 2027 et 2028, 350 000 ₪ en 2029 et 150 000 ₪ en 2030, exclusion du résident de retour ordinaire, exclusion des intérêts, dividendes, loyers et cessions même lorsqu'ils constituent un revenu d'entreprise, et clause de déchéance rétroactive de son article 4.
T-6 mois — Résidence par le centre de la vie, exit tax française, article 100A israélien
Le droit israélien retient le centre de la vie, apprécié sur un faisceau ouvert que l'article 1er énumère « et notamment ». Les seuils de jours ne sont que des présomptions — 183 jours dans l'année, ou 30 jours dans l'année et 425 jours cumulés sur trois années glissantes — et l'alinéa suivant permet de les renverser tant au contribuable qu'à l'inspecteur. Côté français, l'article 4 B du CGI donne, depuis la loi de finances pour 2025, la primauté à la résidence conventionnelle ; le commentaire administratif BOI-IR-CHAMP-10, dont la dernière mise à jour affichée remonte au 28 juillet 2016, est antérieur à cette modification et ne peut pas être présenté comme à jour. La convention départage ensuite par le foyer d'habitation permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel, la nationalité puis la procédure amiable — et la binationalité rend le quatrième échelon inopérant, sans qu'aucune stipulation d'arbitrage ne vienne forcer une issue. Deux impositions à la sortie cohabitent : l'article 167 bis du CGI frappe au départ de France, sans sursis de plein droit vers Israël, avec garanties égales à 12,8 % du montant brut à constituer avant le départ ; l'article 100A israélien frappe au départ d'Israël, sans aucun seuil, avec un report réputé demandé qui ne se purge jamais.
Pendant la résidence en Israël — Déclarer même exonéré, et budgéter ce que l’exonération ne couvre pas
L'amendement n° 272 du 2 avril 2024 abroge l'article 134B et supprime la dispense de déclaration de patrimoine, pour ceux devenus résidents d'Israël pour la première fois ou résidents de retour de longue durée à compter du 1er janvier 2026 : une date de cohorte, pas une date d'exercice. Trois obligations n'ont d'ailleurs jamais été couvertes par aucune dispense — la déclaration de cession dans les trente jours de l'article 91(d), même exonérée, les obligations propres aux trusts, et la déclaration due par celui qui transfère 500 000 ₪ ou plus hors d'Israël sur douze mois. Trois coûts se budgètent ensuite, qu'aucune exonération n'efface. Les cotisations : 266 ₪ par mois pour un résident sans activité, l'exonération du nouvel immigrant tombant dès 688 ₪ de revenus mensuels. La taxe d'acquisition, avec ses trois barèmes et son avantage d'usage unique. Et les trusts, qu'un seul bénéficiaire israélien peut faire basculer en entier. Côté français, l'IFI reste dû sur les seuls actifs immobiliers français, les loyers restent imposables au taux minimum de 20 % puis 30 % avec les prélèvements sociaux au taux plein, et l'impôt français acquitté n'est imputable sur rien tant que l'exonération israélienne dure.
T+24 mois avant la onzième année — Préparer le terme, et le retour éventuel en France
Tout est écrit sur les dix ans, rien sur le jour où ils s'arrêtent. Cinq compteurs s'éteignent à des dates différentes : les points de crédit de l'olé après cinquante-quatre mois, le régime de taxe d'acquisition sept ans après l'entrée, les plafonds de la loi temporaire dès 2029, l'article 14 à dix ans de date à date, l'article 97(b) laissant place à une exonération proportionnelle dont la formule ne fait intervenir que des dates. Deviennent alors imposables la pension privée française au barème réduit de l'article 121(b), sous le plafond permanent de l'article 9C dont le bénéfice suppose une pièce constituée dix ans plus tôt ; les loyers français, au choix à 15 % sans crédit d'impôt étranger ou au barème avec charges et crédit ; les dividendes à 25 %, 30 % pour un actionnaire significatif ; les intérêts à 25 % sur un actif indexé, ce qu'un dépôt libellé en euros constitue. La bascule la plus lourde est sociale, et c'est celle que personne n'annonce. Si un retour en France est envisagé, le régime impatrié de l'article 155 B suppose une prise de fonctions salariée en France et cinq années civiles de non-domiciliation : le retraité qui rentre n'y a aucun droit.
Pour approfondir
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Notre engagement : établir votre catégorie avant de chiffrer, dater chaque échéance, et vous dire quand la réponse est non — avec une méthode écrite, une coordination métier par métier des professionnels habilités sur place et une transparence totale sur les frais.
Portugal, Italie, Chypre, Malte, États-Unis
ou rester en France
Deux faits déplacent la frontière, et aucun des deux n'apparaît dans un comparatif de taux : l'exonération israélienne est gratuite, sans plafond de revenu et sans ticket d'entrée là où les régimes concurrents facturent ou plafonnent, et elle a un terme de dix ans là où plusieurs d'entre eux en offrent quinze ou n'en prévoient aucun. L'horizon réel du projet, et non le régime d'accueil, est la variable qui décide. Voici, poste par poste, ce que cela change face à six options que nos clients mettent régulièrement sur la table.
Le Portugal
Le régime du residente não habitual est fermé aux nouveaux arrivants, et le dispositif qui lui a succédé, l'IFICI, n'accorde aucun avantage aux pensions : la catégorie H ne figure pas parmi celles que l'exonération vise. Un retraité français qui s'installe aujourd'hui au Portugal continental relève donc du barème de droit commun, là où Israël exonère intégralement sa pension pendant dix ans. La conclusion s'inverse pour un actif dont les revenus seront de source locale et qui arrive après la fermeture de la fenêtre israélienne du 31 décembre 2026 : l'IFICI taxe à 20 % le revenu de travail de source portugaise, quand le barème israélien de droit commun fait ressortir 127 264 ₪ d'impôt sur 500 000 ₪ de revenu de travail personnel, soit 25,45 % effectifs avant cotisations.
L’Italie
Le forfait des neo residenti de l'article 24-bis du TUIR est un impôt substitutif d'un montant fixe sur les revenus de source étrangère, quelle qu'en soit l'importance : 300 000 € par an pour les transferts de résidence à compter du 1er janvier 2026, 50 000 € par membre de la famille, pendant quinze ans, après neuf des dix périodes précédentes hors d'Italie. Face à Israël, l'arithmétique est brutale : zéro contre 300 000 € par an pendant dix ans. Deux choses justifient malgré tout de le chiffrer. Il est ouvert à tous, sans condition de nationalité ni d'éligibilité à la loi du retour, avec ruling préalable et dispense de déclaration des avoirs étrangers. Et il limite expressément l'impôt italien sur les successions et donations aux biens situés en Italie, pendant la durée de l'option, ce qu'Israël n'offre pas puisque aucune convention successorale ne le lie à la France.
Chypre
Pour un entrepreneur qui se rémunère en dividendes et dont la présence physique est fractionnée, Chypre mérite le calcul. Les dividendes et les intérêts sont exonérés d'impôt sur le revenu pour tout résident, et le statut de non-dom exonère de la contribution défense — 17 % sur les intérêts, 5 % sur les dividendes — pendant dix-sept ans. La résidence s'acquiert dès soixante jours de présence sous conditions cumulatives. En contrepartie, tout ce qui n'entre pas dans ces catégories relève d'un barème dont le taux supérieur est de 35 % au-delà de 72 000 €. Face à Israël, l'écart tient à la durée : dix-sept ans contre dix, et sans terme sur les dividendes et intérêts d'un résident. Face au résident de retour ordinaire, dont le régime israélien est de cinq ans sur une liste fermée, l'écart peut s'inverser franchement.
Malte
Malte est la destination à chiffrer pour une cession d'entreprise à venir dont le produit n'est pas nécessaire sur place, avec un horizon très long. Les plus-values de source étrangère n'y sont pas imposées, même rapatriées, et sans terme — ce qui est le seul point où un régime du comparatif fait mieux qu'Israël dans la durée, l'article 97(b)(1) s'éteignant à dix ans avant de laisser place au prorata de l'article 97(b)(3). La contrepartie est double : les revenus courants sont imposés dès qu'ils sont rapatriés, et un impôt minimum annuel de 5 000 € est dû dès 35 000 € de revenus étrangers, appréciés au niveau du couple. Pour un patrimoine qui vit de ses revenus courants, Israël l'emporte largement pendant dix ans ; pour un patrimoine qui vit d'une cession unique et lointaine, la question mérite d'être posée.
Les États-Unis
Il faut être clair : sur le terrain fiscal, les États-Unis n'offrent rien. Le revenu mondial y est imposé sans terme, l'estate tax atteint 40 %, et le régime d'expatriation est définitif — l'un des trois tests du covered expatriate se déclenche à 211 000 $ de moyenne d'impôt fédéral net sur cinq ans, et le statut, une fois acquis, ne s'éteint jamais. Une seule chose justifie de les faire figurer ici, et elle pèse lourd pour une famille franco-israélienne : il existe entre la France et les États-Unis une convention en matière de successions et de donations, du 24 novembre 1978, modifiée par l'avenant du 8 décembre 2004. Il existe donc un texte pour répartir le droit d'imposer et éliminer la double imposition — ce dont une famille franco-israélienne est entièrement privée.
Rester en France
C'est l'option que nous recommandons dans une part réelle des dossiers, et elle mérite d'être chiffrée comme les autres. Le départ ne réduit ni l'impôt foncier français, ni l'IFI sur les biens français, ni les droits de mutation à titre gratuit lorsque les héritiers sont domiciliés en France. Il ajoute au contraire trois postes : l'exit tax, sans sursis de plein droit vers Israël et avec 640 000 € de garanties à immobiliser sur 5 000 000 € de plus-values latentes ; la perte de l'exonération de plus-value de l'ancienne résidence principale, fermée à Israël faute de clause d'assistance au recouvrement ; et le taux plein de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers, le taux réduit de 7,5 % supposant une affiliation dans l'Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni. Pour un horizon inférieur à dix ans, le calcul est souvent défavorable au départ.
Zéro contre 7 %, cela paraît écrasant. Sur un dossier réel, l'écart net entre Israël et la Grèce ressort à environ 4 520 € par an.
Le cas est celui que nous rencontrons le plus souvent : un couple de 63 et 61 ans, deux enfants majeurs dont un resté en France, 120 000 € de pensions françaises, 40 000 € de revenus fonciers nets à Lyon, un portefeuille de 1 800 000 € produisant 45 000 € de dividendes et d'intérêts. Israël exonère les pensions, les revenus mobiliers et les loyers de source étrangère ; la Grèce, par son article 5Β, taxe 7 % de la totalité du revenu de source étrangère pendant quinze exercices, soit 14 350 €. L'écart brut de 8 400 € par an sur la seule pension est pourtant repris pour moitié par le différentiel de prélèvements sociaux français : 6 880 € au taux plein de 17,2 % pour un affilié israélien contre 3 000 € au taux réduit de 7,5 % dans l'Union, soit 3 880 € par an qui jouent contre Israël pendant toute la durée. Sur dix ans, l'avantage israélien net ressort à environ 45 200 €. À la onzième année, la Grèce court encore cinq ans à 7 %.
Deux enseignements valent au-delà de ce cas. La charge française résiduelle représente, dans les quatre hypothèses, une part majeure de la facture — et elle ne se réduit pas en changeant de pays, elle se réduit en réorganisant le patrimoine français. Et ce que le calcul ne dit pas pèse plus lourd que lui : ce couple a un enfant resté en France, dont la part sera taxée par la France sur le patrimoine mondial correspondant, et aucun des quatre scénarios n'y change quoi que ce soit. Sur la durée de vie d'un patrimoine, le domicile des héritiers pèse davantage que le régime fiscal des parents. C'est le paramètre que les comparatifs de destinations n'intègrent jamais. Le chapitre de comparaison du guide traite ces destinations une à une, avec leurs réserves de source.
Le jour où l'exonération se termine — et ce qui ne se rattrape plus après
Tout est écrit sur les dix ans. Presque rien sur ce qui bascule ensuite, et rien du tout sur les arbitrages qui deviennent impossibles. Première correction : il n'y a pas un terme, il y en a cinq, et le premier tombe au bout de quatre ans et demi. Les points de crédit de l'article 35 s'épuisent après cinquante-quatre mois — 8,5 points cumulés pour les olim arrivés à compter du 1er janvier 2022, un avantage que le Centre de recherche de la Knesset chiffre à environ 24 700 ₪ pour 2025. Le régime de taxe d'acquisition du règlement 12A se ferme sept ans après l'entrée. Les plafonds de la loi temporaire chutent de 1 000 000 ₪ en 2028 à 350 000 ₪ en 2029 puis 150 000 ₪ en 2030. L'article 14 s'éteint à dix ans, de date à date. L'article 97(b) laisse place à une exonération proportionnelle.
Pour un client arrivé en 2026, la première échéance qui coûte de l'argent n'est donc pas la dixième année, c'est la quatrième. Pour un entrepreneur qui exerce en Israël, la différence entre 2028 et 2030 représente de l'ordre de 850 000 ₪ de base imposable supplémentaire, soit près de 245 000 €, sur laquelle la tranche marginale de 47 % devient très vite la règle.
Le dossier chiffré est celui d'un veuf devenu résident le 1er juillet 2026 à 57 ans, qui liquide en 2035 une retraite privée de 66 000 € par an, détient un portefeuille de 900 000 € produisant 27 000 € de dividendes et d'intérêts, et conserve un appartement locatif à Lyon dont le revenu foncier net est de 20 000 €. Rien ne change dans sa situation. Son exonération s'éteint le 30 juin 2036. Sur les 17 324 € de hausse, 8 086 € proviennent des cotisations sociales et 9 238 € de l'impôt israélien — et si l'on regarde non plus la hausse mais le niveau atteint la onzième année, l'impôt israélien sur la pension y pèse 3 640 € quand les cotisations, elles, pèsent 9 006 €. Le poste que tout le monde regarde est deux fois et demie plus petit que celui que personne ne regarde. La falaise de la onzième année n'est pas fiscale, elle est sociale, et son fondement tient en une ligne : l'article 350(a)(7) n'exclut de l'assiette des cotisations que les revenus non professionnels exonérés d'impôt. Le jour où la pension cesse de l'être, elle y entre.
- La pension privée devient imposable au barème réduit de l'article 121(b), quel que soit l'âge, parce qu'une pension est un revenu d'effort personnel — puis vient le plafond permanent de l'article 9C, dont le bénéfice suppose la déclaration française de l'année précédant l'aliyah mentionnant cette pension
- Les loyers français relèvent au choix de l'article 122A à 15 % sans aucun crédit d'impôt étranger, ou du barème avec charges et crédit : sur le dossier ci-dessus, le barème reste le bon choix, mais l'écart entre les deux régimes tombe de 3 000 € à 566 € une fois les cotisations intégrées
- Les dividendes français passent à 25 %, 30 % pour un actionnaire significatif au sens de l'article 88, avec crédit de la retenue française de 12,8 %
- Les intérêts relèvent de l'article 125C, à 25 % sur un actif indexé et 15 % sinon — et le taux de change constituant un indice, un dépôt libellé en euros est un actif indexé
- Les plus-values suivent le prorata de l'article 97(b)(3), dont la formule ne fait intervenir que des dates : c'est l'ancienneté de l'acquisition qui protège, pas celle du gain
- Une société étrangère dirigée depuis Israël devient résidente d'Israël au onzième anniversaire, imposable sur son résultat mondial à 23 % plus la taxe de 2 % sur les bénéfices non distribués, le conflit de résidence étant tranché par l'article 4 § 3 de la convention en faveur d'Israël
L'intuition commune mobilise le conseil sur le portefeuille et oublie la société. C'est exactement l'inverse qu'il faut faire. Sur la ligne du portefeuille, le prorata de l'article 97(b)(3) rend les stratégies presque équivalentes : sur un dossier, l'écart entre vendre avant, faire un aller-retour ou ne rien faire tient dans 10 500 € sur une cession de 2,6 millions. Sur la ligne de la société, il n'y a aucune équivalence : passer d'une imposition française à une imposition mondiale israélienne assortie d'une taxe sur les bénéfices non distribués est une bascule de régime, pas un décalage de taux, et elle emporte des obligations comptables, des acomptes, une gouvernance et un risque de contrôle dans un pays où le cabinet n'est pas établi. Cette décision se prend avant le neuvième anniversaire : après, la bascule est acquise. Deux échéances relèvent quant à elles des douze premiers mois, et jamais de la neuvième année : documenter la date d'acquisition de la résidence avec des pièces contemporaines, que personne ne reconstitue dix ans plus tard, et constituer le dossier de preuve de l'article 9C, qui n'existe que si la pension était déjà liquidée avant le départ.
Le régime impatrié suppose une prise de fonctions, pas un retour
Le retour est un nouveau projet de mobilité, et il se prépare avant toute cession ou tout déménagement. La première condition de l'article 155 B du CGI élimine la plupart des dossiers : le régime suppose une prise de fonctions salariée en France. Le I vise les salariés et dirigeants assimilés appelés de l'étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France, y compris par mobilité intragroupe ou recrutement direct. Le retraité qui rentre n'y a aucun droit, et l'entrepreneur qui revient créer sa société non plus. Il n'y a en revanche aucune condition de nationalité, contrairement à ce qu'affirme régulièrement le corpus francophone.
- Le régime exonère les éléments de rémunération liés à l'impatriation ou, sur option, 30 % de la rémunération ; le décompte est en années civiles pleines, jusqu'au 31 décembre de la huitième année suivant celle de la prise de fonctions
- Le II ajoute une exonération de 50 % sur certains revenus de capitaux mobiliers et plus-values de source étrangère, à condition que le payeur soit établi dans un État lié à la France par une clause d'assistance administrative : Israël satisfait cette condition, l'annexe BOI-ANNX-000508 du 8 octobre 2025 portant « Oui » en échange de renseignements
- Les pertes ne sont symétriquement retenues qu'à 50 %, et il n'est pas établi que le II s'étende aux prélèvements sociaux
- Réserve de méthode, à lever avant toute décision : notre analyse repose sur la version de l'article 155 B affichée au 31 décembre 2018, aucune version postérieure n'ayant pu être ouverte — l'éligibilité et les plafonnements éventuels se vérifient sur la version en vigueur à la date de la prise de fonctions
- Avant de quitter Israël, vérifiez l'article 100A : il répute vendu tout bien détenu la veille de la cessation de résidence, sans aucun seuil, et le report réputé demandé ne se purge jamais
- Un titre acquis avant l'aliyah, conservé au-delà de dix ans et cédé après un retour en France subit deux proratisations de sens contraire, celle de l'article 97(b)(3) et celle du 100A(d)

Votre référent expatriation
Clément Chatelain
Directeur Groupe Hagnéré Patrimoine
"Sur un dossier israélien, la première question n'est pas le montant de vos revenus : c'est leur source, votre catégorie et la date à laquelle vous êtes devenu résident. Deux clients partis le même jour dans le même avion ne sont pas dans la même situation, et l'écart se compte en dizaines de milliers d'euros par an. Quand nous reprenons le calcul en partant de là, la conclusion change souvent — et dans une part réelle des dossiers, elle devient un conseil de rester. Nous le disons avant la signature, pas après."
Ce que nos clients disent
Retours publics laissés par nos clients sur Trustpilot, regroupés ici pour vous donner une idée concrète de notre accompagnement. Ils portent sur le cabinet en général et ne constituent ni une promesse de performance ni une garantie de résultat.
Professionnalisme et pédagogie
J'ai été accompagné pour optimiser ma fiscalité et diversifier mes placements. L'équipe a pris le temps de tout m'expliquer simplement, sans jargon, et m'a proposé une stratégie parfaitement adaptée à ma situation. On sent un vrai souci du conseil, pas de la vente à tout prix. Je recommande vivement !
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Pédagogie · 18 termesGlossaire des termes utilisés sur cette page
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Questions fréquentes — expatrié en Israël.
Les questions que nous entendons le plus souvent, avec des réponses qui n'évitent ni les mauvaises nouvelles ni les points que le droit israélien ne tranche pas. Pour aller plus loin, notre guide expatrié Israël traite le sujet en 34 chapitres.
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- La résidence fiscale israélienne est un fait, pas une formalité. L’article 1er de l’ordonnance sur l’impôt sur le revenu [nouvelle version] 5721-1961 définit le résident par son centre de la vie (merkaz hakhaïm), apprécié sur un faisceau que le texte énumère « et notamment » : foyer permanent, lieu de résidence de l’intéressé et de sa famille, occupation habituelle ou emploi permanent, intérêts économiques actifs et substantiels, activité dans des organisations et institutions. La liste est indicative, non fermée. Les seuils de jours ne sont que des présomptions, réfragables dans les deux sens. La date d’acquisition de la résidence commande le point de départ des dix ans d’exonération : elle peut être antérieure ou postérieure à l’aliyah administrative. La circulaire 1/2011 de l’Administration fiscale israélienne, section 3.4, retient la plus précoce de trois hypothèses : la date à laquelle le logement israélien sert à votre habitation, celle à laquelle il sert d’habitation permanente à un membre de votre famille, ou le jour du classement porté sur le certificat d’olé. Côté français, l’article 4 B du CGI comporte depuis la loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025, article 83) un alinéa qui donne expressément la primauté à la résidence conventionnelle : un résident d’Israël au sens de l’article 4 de la convention du 31 juillet 1995 n’est pas domicilié en France pour les impôts que la convention couvre. Attention : le commentaire administratif BOI-IR-CHAMP-10, dont la dernière mise à jour affichée remonte au 28 juillet 2016, est antérieur à cette modification et ne peut pas être présenté comme à jour. Ce qui se prépare avant le départ : la date de rupture, les pièces qui l’établissent, et la déclaration française de l’année du départ.
Quelle situation vous décrit le mieux ?
Un point de départ ciblé pour aller plus vite. Chaque profil ouvre un échange préparé sur les sujets qui vous concernent en priorité.
Dossier Israël · 13 pages
Les guides Israël
Alyah et résidence fiscale israélienne, convention franco-israélienne, trusts, les deux exit tax, succession : chaque question a sa page, sourcée et datée.
- Résidence fiscale israélienne et alyah
- La convention franco-israélienne et l'année du départ
- L'impôt israélien, les revenus du capital et les cotisations sociales
- Indépendants, sociétés et trusts en Israël
- Immobilier : acheter en Israël, louer, garder en France
- Patrimoine resté en France et enveloppes
- Couple, protection sociale et retraite en Israël
- Les deux exit tax : la française au départ, l'israélienne à la sortie
- Le risque fiscal français et la succession
- Comptes, déclarations et quotidien
- Cas pratiques et erreurs à éviter
- Alternatives à Israël, retour en France et sources
Vivez-vous en Israël ou préparez-vous votre aliyah ?
Hagnéré Patrimoine est votre cabinet pour la gestion de patrimoine d'expatrié en Israël : nous partons du fait qui commande tout le dossier — « dix ans sans impôt » recouvre trois catégories, deux textes et deux durées, et l'exonération ne porte que sur les revenus de source étrangère, celui qui travaille depuis Israël payant l'impôt israélien dès la première année —, puis nous instruisons les trois points que le corpus francophone traite le moins : l'exonération d'impôt n'est pas une dispense de déclaration depuis l'abrogation de l'article 134B pour la cohorte du 1er janvier 2026, l'absence de droits de succession israéliens ne neutralise pas l'article 750 ter du CGI, et le jour où l'exonération se termine fait passer le prélèvement de 8,4 % à 23,8 % sur un dossier type. Le cabinet n'a ni bureau ni agrément en Israël et n'est pas habilité à délivrer un avis de droit israélien : nous accompagnons depuis la France, en français, et coordonnons avocats fiscalistes israéliens, experts-comptables, avocats de l'acquisition immobilière, agents immobiliers licenciés et conseils en aliyah sur place. Un bilan patrimonial de 45 min est offert, sans engagement. Il ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale ni une recommandation personnalisée.
Cabinet basé à Chambéry · 7 Rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry · RDV en visio (Paris / Tel-Aviv) · WhatsApp disponible · +33 3 74 47 20 18 · backoffice@hagnere-patrimoine.fr
Revue éditoriale et patrimoniale par Quentin Hagnéré.
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Hagnéré Patrimoine est cabinet de conseil en gestion de patrimoine immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 pour les statuts CIF, COA et COBSP. Sa carte professionnelle de transaction immobilière, dite Carte T n° CPI 7301 2024 000 000 014, est délivrée par la CCI de Chambéry. Conformément à nos statuts, nous n'exerçons pas la profession d'avocat au sens de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971.
Certaines prestations citées sur cette page comportent une dimension juridique ou fiscale spécialisée — audit de résidence fiscale conventionnelle France-Israël, opinion sur le statut Oleh Hadash et le régime des 10 ans d'exonération sur revenus étrangers (Aliyah Benefit), qualification fiscale des trusts étrangers, structuration via société israélienne ou holding, legal opinion d'assureur luxembourgeois, représentation fiscale article 244 bis A, opinion sur la convention France-Israël 1995 et la clause d'élimination de la double imposition. Lorsqu’elles sont nécessaires, ces prestations doivent être confiées à des professionnels externes effectivement habilités, notamment avocats fiscalistes français et israéliens, notaires et experts-comptables effectivement habilités en Israël — le cabinet ne publie ni classement ni recommandation d'enseigne. Selon le dossier et avec l’accord du client, Hagnéré Patrimoine peut aider à les identifier et à coordonner les échanges ; chaque professionnel intervient sous sa propre responsabilité et sa propre lettre de mission. Le cabinet reste dans les limites territoriales et matérielles de ses statuts et habilitations.
Le contenu de la présente page a une visée informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une consultation juridique au sens de l'article 54 de la loi du 31 décembre 1971. Les règles fiscales relatives à la convention France-Israël du 31 juillet 1995 dépendent de votre résidence effective, de la nature de vos revenus, de votre nationalité et de votre situation familiale. Pour une stratégie adaptée à votre situation personnelle, faites valider votre dossier par les professionnels habilités compétents.
Veille réglementaire — Assurance-vie luxembourgeoise (LC CAA 26/1 et 26/2) : le Commissariat aux Assurances du Luxembourg a publié, le 1er février 2026, la Lettre Circulaire 26/1 relative aux règles d’investissement des produits d’assurance-vie liés à des fonds d’investissement. La classification N/A/B/C/D concerne les preneurs et conditionne l’accès à certaines architectures ; elle ne constitue pas une liste de cinq véhicules. La Lettre Circulaire 26/2, publiée le même jour, modifie séparément les règles de dépôt des actifs représentatifs. Pour un contrat existant, un nouveau versement, un avenant ou un dépositaire hors EEE, l’assureur et les professionnels habilités doivent confirmer le cadre applicable, l’éligibilité des supports, les risques, les frais et les règles de commercialisation transfrontalière.
Points de vigilance spécifiques Israël : (i) Israël est un pays tiers à l'UE/EEE/Suisse — les prélèvements sociaux 17,2 % sur revenus fonciers et plus-values immobilières français restent intégralement dus (CJUE Jahin C-45/17, 18 janvier 2018) ; aucune réclamation contentieuse n'a de fondement recevable sur ce point ; (ii) le statut Oleh Hadash / Toshav Hozer Vatik exonère pendant 10 ans les revenus et plus-values de source étrangère (sections 14, 14A, 97(b3) ITO) mais une déclaration annuelle des actifs et revenus étrangers devient obligatoire à compter du 1er janvier 2026 (amendement du 2 avril 2024, abrogation des sections 134B et 135(b)) ; (iii) le bonus fiscal Aliyah 2026 (loi d'efficacité économique 2026 publiée au Journal Officiel israélien le 31 mars 2026, application rétroactive au 1er janvier 2026) instaure une exonération à 100 % d'IR sur revenus actifs de source israélienne (salaires, indépendants), avec plafonds annuels dégressifs : 600 k ILS en 2026 (au prorata des mois de résidence), 1 M en 2027 et 2028, 350 k en 2029, 150 k en 2030 ; revenus passifs (dividendes, intérêts, loyers, plus-values) exclus du bonus mais couverts par l'exonération 10 ans des articles 14 et 97 ITO ; présence ≥ 75 j/an en 2028 et 2029 obligatoire sous peine de perte rétroactive ; (iii bis) le régime spécial Olim trust permet à un trust étranger dont le settlor ou tous les bénéficiaires sont Olim Hadashim ou Toshavim Hozrim Vatikim de bénéficier également de l'exonération 10 ans — point central pour les structures patrimoniales préexistantes (sociétés civiles, holdings luxembourgeoises) à auditer avant l'Aliyah ; (iv)aucune convention bilatérale n'existe entre la France et Israël en matière de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) — l'art. 750 ter CGI s'applique sans limitation conventionnelle ; (v) le sursis de paiement de l'exit tax n'est pas automatique pour Israël et exige une garantie au taux PFU 12,8 % ; (vi) les retraités français résidant en Israël restent redevables d'unecotisation maladie résiduelle sur leurs pensions françaises (3,2 % sur la pension de base, 4,2 % sur la complémentaire salarié, 7,1 % pour indépendants) — l'exonération CSG/CRDS/CASA est en revanche automatique ; (vii) ⚠️ en attente de clarification — lasection 100A ITO (deemed sale au moment de la perte de résidence fiscale israélienne, avec différé de paiement sans intérêts jusqu'à cession effective) fait l'objet d'un projet de réforme 2024-2025 visant un durcissement (paiement effectif au moment du départ pour les grandes fortunes). Le texte définitif n'étant pas adopté à ce jour, la stratégie de sortie d'Israël doit être réévaluée à la lumière des futures dispositions.

