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Comment effectuer un rachat partiel sur son contrat luxembourgeois : le mode d'emploi

Vous avez besoin de récupérer une partie de votre épargne sans fermer votre contrat ? Ce guide n'explique pas ce qu'est un rachat partiel — il vous montre comment le faire, étape par étape : remplir le formulaire, choisir les supports à désinvestir, sélectionner la devise de versement, suivre le délai de règlement, et anticiper l'impôt qui ne portera que sur la quote-part de produits. Cinq cas chiffrés à l'appui.

6 étapesUne procédure balisée
≈ 30 jLe délai de règlement
quote-partL'impôt ne porte pas sur tout
17,2 %Les prélèvements sociaux
Hagnéré Patrimoine

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Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise

Clément Chatelain accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.

Expert AVLCIFORIAS 23002291

Publié le 1er juillet 2026 · Mis à jour le 1er juillet 2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (ORIAS 23002291 — CIF, COA, COBSP) · Temps de lecture : 11 min

Vous avez un contrat d'assurance-vie luxembourgeois et vous avez besoin de sortir une partie de votre épargne. Sans fermer le contrat. C'est tout l'intérêt du rachat partiel : vous retirez une somme, le contrat reste vivant, il garde son antériorité fiscale et le reste de votre allocation ne bouge pas. Chez Hagnéré Patrimoine, on accompagne ces opérations en 6 étapes. Le règlement tombe en général sous ≈ 30 jours, et l'impôt ne frappe que la quote-part de produits — jamais tout le capital que vous sortez. Les prélèvements sociaux, eux, restent à 17,2 % en 2026.

Ici, on ne redéfinit pas le concept — pour ça, il y a notre guide complet du rachat — et on ne rentre pas non plus dans la stratégie fiscale du retrait. Ce qui nous occupe, c'est le mode opératoire. Quel formulaire remplir, quelles pièces joindre, quels supports vendre, dans quelle devise vous faire payer, en combien de temps. Et surtout, combien l'impôt va réellement vous coûter. À la fin, cinq cas chiffrés vous montrent le calcul à l'euro près.

À retenir en 30 secondes

  • La procédure tient en 6 étapes : montant, supports à désinvestir, devise, formulaire signé + pièces, envoi à l'assureur, puis fiscalité. Tout passe par une demande écrite complète.
  • Le délai de règlement est d'environ 30 jours en droit luxembourgeois (plafond légal de deux mois côté français, art. L. 132-21) — plus court sur les supports liquides.
  • L'impôt ne porte que sur la quote-part de produits (BOFiP § 80), jamais sur tout le montant retiré. Après 8 ans : abattement 4 600 / 9 200 €, puis PFU + 17,2 % de prélèvements sociaux.

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les procédures et délais décrits sont des cas généraux : les modalités exactes (formulaire, pièces, minimum de maintien, délais) dépendent de votre assureur et de votre contrat. Les cas chiffrés sont des illustrations, pas des recommandations. Pour une opération adaptée à votre situation, faites-vous accompagner.

1. Avant de cliquer : ce qu'un rachat partiel fait vraiment

Un rachat partiel, ce n'est pas une clôture. Vous retirez une somme, le contrat reste ouvert, et son antériorité fiscale n'est pas remise à zéro. Retenez bien ça : le compteur des 8 ans continue de tourner sur le solde qui reste investi. C'est toute la différence avec un rachat total. Ça compte beaucoup si vous approchez du cap. On a d'ailleurs chiffré ce que coûte un rachat avant 8 ans dans un guide à part.

Avant de vous lancer, deux vérifications valent le détour. Regardez d'abord le minimum de maintien du contrat : la plupart des assureurs luxembourgeois veulent qu'il reste un encours après le rachat, souvent quelques milliers d'euros. Ensuite, posez-vous la vraie question : le rachat est-il la bonne porte ? Si vous avez juste un trou de trésorerie passager, l'avance sur contrat ou le crédit Lombard vous évitent de désinvestir et de déclencher l'impôt.

Le rachat partiel, lui, sort l'argent du contrat pour de bon, fiscalité à la clé. Si c'est ce que vous voulez, voyons comment le faire proprement.

2. Les 6 étapes du rachat partiel, pas à pas

La séquence complète tient dans le tableau ci-dessous. Chaque étape joue soit sur le délai, soit sur la fiscalité. C'est bien pour ça qu'on ne les enchaîne pas à l'aveugle.

La procédure de rachat partiel luxembourgeois en 6 étapes
ÉtapeCe que vous faitesPoint d'attention
1. MontantFixer le montant net à retirer (ou un %)Respecter le minimum de maintien du contrat
2. SupportsProrata automatique ou supports désignésLiquidité + effet sur la quote-part taxable
3. DeviseChoisir la devise de versementAligner support / versement / compte (change)
4. FormulaireCompléter et signer la demandeRIB au nom du souscripteur, pièce d'identité
5. EnvoiTransmettre le dossier completLe délai part de la demande complète
6. FiscalitéAnticiper l'impôt sur la quote-partAbattement 8 ans, PFU/barème, PS 17,2 %

Les étapes 2 et 3 sont celles où un conseil fait vraiment la différence. Bien choisir vos supports et votre devise, ça se chiffre parfois en plusieurs centaines d'euros de frais de change et d'impôt en moins. On détaille les points sensibles, en commençant par le formulaire.

Hagnéré Patrimoine

Un rachat à préparer sur votre contrat luxembourgeois ?

La préparation de l'opération — montant net, supports à désinvestir, devise, calcul de l'impôt avant d'envoyer la demande — se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée. Premier rendez-vous offert — 45 min : nous recueillons votre situation et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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3. Le formulaire et les pièces à fournir

Un rachat partiel se demande par écrit. Vous ne téléphonez pas à la compagnie luxembourgeoise directement : la demande passe par votre conseiller ou votre courtier, qui la transmet à l'assureur sur son formulaire dédié. Papier signé, ou espace en ligne, ça dépend de la compagnie.

Le formulaire de rachat vous demande le montant net souhaité (ou un pourcentage de la valeur de rachat), les supports à désinvestir, la devise de versement, et le compte bancaire de réception via un RIB à votre nom (le versement se fait sur un compte du souscripteur). À ce formulaire s'ajoutent, le plus souvent :

La liste des pièces habituelles

  • Le formulaire de rachat complété et signé.
  • Une pièce d'identité en cours de validité.
  • Un RIB au nom du souscripteur (compte de réception).
  • Selon l'assureur : un justificatif de domicile récent.
  • Le cas échéant, des formulaires fiscaux (situation de non-résident, option d'imposition).

Le mot qui compte ici, c'est complétude. Le délai de règlement ne part qu'à réception d'un dossier complet. Il manque une pièce ? Le chrono ne démarre pas. Un dossier bien monté, c'est un rachat rapide, tout simplement. Reste à décider ce qu'on vend — et là, on entre dans le vif.

4. Quels supports désinvestir ? Le vrai arbitrage

C'est la question qu'on se pose le moins, et pourtant elle pèse lourd quand on la bâcle. Deux façons de faire.

Le rachat au prorata (l'option par défaut) : l'assureur pioche dans chaque support à hauteur de son poids dans le contrat. Bon côté, votre allocation reste intacte, rien ne se déséquilibre. C'est le choix neutre, celui à prendre quand vous ne voulez rien piloter.

Les supports désignés : vous choisissez précisément quelles lignes vendre. C'est là que se joue l'optimisation, sur deux plans. Côté délai, vendez des supports liquides (fonds euros, OPCVM cotés — les organismes de placement collectif type fonds/SICAV, qui se revendent en quelques jours) pour un règlement rapide, et évitez de forcer la vente d'un actif peu liquide (private equity, dette privée logés dans un fonds dédié FID/FAS) qui rallongerait tout. Côté fiscalité, souvenez-vous que la quote-part de produits imposable dépend du niveau global de plus-value du contrat : privilégier une ligne proche de son prix de revient plutôt qu'une ligne fortement en plus-value ne change pas la formule fiscale du rachat (qui est globale), mais évite de cristalliser une performance sur un support que vous auriez voulu garder.

Le réflexe Hagnéré

Ne bradez jamais un actif en moins-value passagère juste pour financer un rachat : vous transformeriez une baisse temporaire en perte définitive. Piochez d'abord dans le fonds euros et les supports liquides, et laissez vos convictions de long terme travailler. Un rachat bien mené ne doit rien casser à votre stratégie de fond.

Si vous n'avez pas de bonne raison de piloter, le prorata fait très bien le job. Si vous avez d'un côté une poche liquide et de l'autre une poche illiquide, désignez la poche liquide. Reste à parler calendrier et monnaie.

5. Délai de règlement et devise de versement

Deux paramètres bien concrets décident du quand et du en quoi vous allez être payé.

Le délai. En droit luxembourgeois, l'assureur règle en général sous 30 jours à compter de la réception de la demande complète. Le Code des assurances français, lui, plafonne à deux mois (art. L. 132-21). Dans la vraie vie, un rachat sur fonds euros ou OPCVM cotés se règle souvent en quelques jours. S'il faut vendre un actif peu liquide, comptez plusieurs semaines de plus, le temps que le désinvestissement se fasse.

La devise. Le contrat luxembourgeois est souvent multidevise (EUR, USD, CHF, GBP). Par défaut, le rachat part dans la devise de référence du contrat, mais rien ne vous empêche de demander une autre devise si le contrat le prévoit. Attention au faux pas : vendre un support en dollars pour verser en euros sur un compte en euros, ça déclenche deux conversions de change, avec des frais et un risque de taux à chaque passage.

La règle des trois devises alignées

Devise du support vendu = Devise de versement = Devise du compte de réception → zéro change
  • Support vendu :ex. OPCVM libellé en USD
  • Versement demandé :en USD
  • Compte de réception :compte en USD

Chaque désalignement entre ces trois devises ajoute une conversion de change, donc un coût et un risque de taux. Aligner les trois quand c'est possible, c'est un rachat sans friction de change.

Calez donc la devise dès le formulaire, en fonction du compte sur lequel vous voulez être payé. Un rachat bien réglé, c'est autant une histoire de tuyauterie — devise, RIB — que de fiscalité. Et justement, parlons impôt.

6. La fiscalité : on ne taxe que la quote-part de produits

Le malentendu numéro un : croire qu'un rachat de 20 000 € est taxé sur 20 000 €. Faux. Un rachat partiel ne taxe que la fraction de gains logée dans le montant que vous sortez. Le reste, c'est du capital que vous aviez déjà versé. Et un capital qui vous appartient déjà, personne ne le taxe.

La quote-part de produits imposable (BOFiP § 80)

Produit imposable = Rachat − [ Primes versées × (Rachat ÷ Valeur de rachat totale) ]
  • Rachat :montant partiel retiré
  • Primes versées :total des versements à la date du rachat
  • Valeur de rachat totale :valeur du contrat à la date du rachat

Cette formule officielle (BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, § 80) isole la part de gains dans le rachat. Sur cette seule quote-part s'appliquent ensuite l'impôt (PFU ou barème) et les prélèvements sociaux de 17,2 %.

Sur cette quote-part, l'imposition d'un contrat luxembourgeois est la même que celle d'un contrat français. C'est la neutralité fiscale du Luxembourg pour un résident français, qu'on détaille dans notre guide de la fiscalité AVL. L'impôt sur le revenu prend la forme du PFU (le prélèvement forfaitaire unique, la « flat tax ») ou, si vous le demandez, du barème progressif :

Fiscalité de la quote-part de produits d'un rachat (résident fiscal français, primes versées depuis le 27/09/2017)
SituationImpôt sur le revenuPrélèvements sociaux
Contrat < 8 ansPFU 12,8 % (ou barème)17,2 %
Contrat ≥ 8 ans, primes ≤ 150 000 €7,5 % après abattement 4 600 / 9 200 €17,2 %
Contrat ≥ 8 ans, part des primes > 150 000 €12,8 % après abattement17,2 %

Deux choses à bien avoir en tête pour 2026. D'abord, l'abattement annuel après 8 ans (4 600 € seul, 9 200 € en couple) s'applique sur la quote-part de produits, tous contrats confondus, et il repart à zéro chaque année civile. Le taux d'impôt (7,5 % ou 12,8 %) dépend ensuite de votre encours de primes par rapport au seuil de 150 000 €. Ensuite, les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur l'assurance-vie. La hausse de la CSG (la contribution sociale généralisée) prévue par la LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12) ne touche pas l'AVL : elle échappe au 18,6 % qui frappe d'autres revenus (art. L. 136-8 IV du Code de la sécurité sociale).

La théorie est posée. Passons aux chiffres — cinq situations réelles.

7. Cinq cas chiffrés à l'euro près

Cinq profils, cinq situations. À chaque fois, on applique la formule BOFiP § 80, puis on calcule l'impôt. Les chiffres sont arrondis à l'euro et purement illustratifs.

7.1 Cas Bernard — rachat après 8 ans, sous l'abattement

Profil : Bernard, 62 ans, célibataire à Chambéry. Contrat luxembourgeois ouvert il y a 11 ans, valeur de rachat 300 000 € pour 200 000 € de primes versées. Il rachète 15 000 €.

Quote-part imposable = 15 000 − [200 000 × (15 000 ÷ 300 000)] = 15 000 − 10 000 = 5 000 € de produits. Après 8 ans, abattement de 4 600 € (célibataire) : base imposable à l'IR = 400 €, soit 7,5 % = 30 € d'IR. Prélèvements sociaux : 17,2 % × 5 000 € = 860 €. Coût fiscal total ≈ 890 € pour 15 000 € encaissés.

7.2 Cas Sophie — rachat avant 8 ans

Profil : Sophie, 45 ans, cadre à Lyon. Contrat ouvert il y a 5 ans, valeur 180 000 € pour 150 000 € de primes. Elle rachète 30 000 €.

Quote-part = 30 000 − [150 000 × (30 000 ÷ 180 000)] = 30 000 − 25 000 = 5 000 € de produits. Avant 8 ans, pas d'abattement : PFU 12,8 % = 640 € d'IR + 17,2 % = 860 € de PS. Coût total = 1 500 €. Si Sophie avait attendu ses 8 ans, l'abattement aurait ramené l'IR de 640 € à une trentaine d'euros.

7.3 Cas Antoine & Claire — couple, abattement 9 200 €

Profil : Antoine et Claire, mariés à Annecy. Contrat de 12 ans, valeur 500 000 € pour 300 000 € de primes. Ils rachètent 40 000 €.

Quote-part = 40 000 − [300 000 × (40 000 ÷ 500 000)] = 40 000 − 24 000 = 16 000 € de produits. Abattement couple 9 200 € : base IR = 6 800 €. Comme une partie des primes dépasse 150 000 €, une fraction des produits est à 12,8 % ; en simplifiant à un taux moyen d'environ 10 %, IR ≈ 680 €. PS : 17,2 % × 16 000 = 2 752 €. Coût total ≈ 3 432 € pour 40 000 € reçus.

7.4 Cas Marceau — rachat en devise (USD)

Profil : Marceau, 54 ans, expatrié de retour, contrat luxembourgeois multidevise. Il détient une poche en dollars et veut alimenter un compte en USD. Valeur totale 250 000 €, primes 190 000 €, rachat 25 000 € prélevé sur ses OPCVM en USD, versé en USD sur un compte en USD.

Quote-part = 25 000 − [190 000 × (25 000 ÷ 250 000)] = 25 000 − 19 000 = 6 000 € de produits. Contrat > 8 ans, célibataire : abattement 4 600 €, base IR = 1 400 € × 7,5 % = 105 € d'IR ; PS 17,2 % × 6 000 = 1 032 €. Coût ≈ 1 137 €. En alignant support, versement et compte en USD, Marceau s'épargne deux conversions de change qui lui auraient grignoté plusieurs centaines d'euros.

7.5 Cas Yvette — rachats partiels programmés (revenu)

Profil : Yvette, 68 ans, veuve. Contrat de 15 ans, valeur 600 000 €, primes 360 000 € (part de PV = 40 %). Elle programme un rachat annuel calibré pour ne pas dépasser l'abattement.

Pour rester sous l'abattement de 4 600 € de produits, elle peut retirer un rachat dont la quote-part de gains ≈ 4 600 €. Avec 40 % de plus-value dans le contrat, cela correspond à un rachat brut d'environ 11 500 € par an (4 600 ÷ 0,40). Résultat : IR ≈ 0 € grâce à l'abattement, seuls les PS restent dus, soit 17,2 % × 4 600 = ≈ 791 €. Un complément de revenu quasi défiscalisé à l'IR, année après année.

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On calcule votre rachat, quote-part et impôt compris

Le chiffrage de la quote-part imposable, de l'impôt après abattement et du net dans votre poche, avant d'envoyer la demande, se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée. Premier rendez-vous offert — 45 min : nous recueillons votre situation et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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Un dernier point avant de vous laisser : les fautes qu'on voit revenir le plus souvent en cabinet.

8. Les erreurs à éviter

Checklist Hagnéré — 6 erreurs de rachat partiel

  • Croire qu'on est taxé sur tout le rachat. Seule la quote-part de produits l'est (formule § 80).
  • Racheter juste avant les 8 ans. Quelques mois de patience peuvent effacer l'essentiel de l'IR via l'abattement.
  • Envoyer un dossier incomplet. Le délai de règlement ne part qu'à réception d'une demande complète.
  • Déclencher un change inutile. Aligner devise du support, du versement et du compte évite frais et risque de taux.
  • Brader un actif illiquide ou en moins-value. On pioche d'abord dans le liquide et le fonds euros.
  • Oublier de renouveler l'abattement chaque année. Étaler les rachats sur plusieurs années civiles lisse l'impôt.

Avec ces six réflexes, un rachat improvisé devient une opération sous contrôle : la bonne somme, au bon moment, dans la bonne devise, et le moins d'impôt possible au passage.

Les 3 choses à retenir

  • Le rachat partiel se pilote en 6 étapes : montant, supports, devise, formulaire + pièces, envoi, fiscalité. La complétude du dossier commande le délai.
  • Seule la quote-part de produits est taxée (BOFiP § 80), avec l'abattement après 8 ans (4 600 / 9 200 €) et 17,2 % de PS maintenus en 2026.
  • Les bons arbitrages sont techniques : supports liquides, devises alignées, calendrier des 8 ans et des abattements annuels.
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Préparer votre rachat partiel luxembourgeois, sans faux pas

Le montage du dossier, le choix des supports et de la devise, le chiffrage de l'impôt et la transmission de la demande à votre assureur se font dans le cadre d'une lettre de mission signée. Premier rendez-vous offert — 45 min : nous recueillons votre situation et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée (cabinet noté 4,6/5 sur Trustpilot, 33 avis au 30/09/2026).

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Mentions légales — Hagnéré Patrimoine

Hagnéré Patrimoine — SAS immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, courtier en assurance (COA) et courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP). Siège social : 82 Impasse de Bellevue, 73000 Bassens.

Article rédigé selon la législation en vigueur au 1er juillet 2026. Publié le 1er juillet 2026. Dernière mise à jour : 1er juillet 2026. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les procédures, délais et calculs mentionnés sont des illustrations générales : les modalités exactes dépendent de votre assureur et de votre situation, et tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le rachat partiel d'un contrat luxembourgeois

Vous adressez une demande écrite et signée à la compagnie, en pratique via votre conseiller ou courtier, sur le formulaire de rachat de l'assureur. Vous y indiquez le montant net souhaité ou le pourcentage de la valeur de rachat, les supports à désinvestir, la devise et le compte bancaire de réception (RIB à votre nom). Vous joignez une pièce d'identité en cours de validité et, selon l'assureur, un justificatif de domicile récent. Le dossier doit être complet : c'est la réception de la demande complète qui déclenche le délai de règlement.

En droit luxembourgeois, l'assureur règle généralement le rachat dans un délai maximum de 30 jours à compter de la réception de la demande complète. Le Code des assurances français prévoit de son côté un délai qui ne peut excéder deux mois (art. L. 132-21). En pratique, sur les supports liquides (fonds euros, OPCVM cotés), le versement intervient souvent en quelques jours ; sur des actifs peu liquides logés dans un fonds dédié (private equity, dette privée), le désinvestissement peut demander plusieurs semaines de plus.

Deux logiques. Par défaut, l'assureur applique un rachat au prorata de tous les supports, ce qui préserve votre allocation. Si vous voulez piloter, vous pouvez désigner les supports à vendre : privilégiez alors les supports liquides (fonds euros, OPCVM cotés) pour un règlement rapide, et évitez de brader un actif peu liquide ou en moins-value passagère. Vendre en priorité une ligne fortement en plus-value augmente la quote-part de produits imposable ; vendre une ligne proche du prix de revient la réduit. Le choix des supports a donc un effet à la fois sur le délai et sur la fiscalité.

Le contrat luxembourgeois peut être multidevise (EUR, USD, CHF, GBP). Par défaut, le rachat est versé dans la devise de référence du contrat, mais vous pouvez demander un versement dans une autre devise si le contrat le permet. Attention : si vous désinvestissez un support libellé dans une devise puis versez dans une autre, une conversion de change s'applique, avec un coût et un risque de change. Pour éviter des frais inutiles, alignez si possible la devise du support vendu, la devise de versement et la devise de votre compte de réception.

Seule la quote-part de produits comprise dans le rachat est imposée, jamais le capital retiré en entier. La formule officielle (BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 § 80) est : produit imposable = montant du rachat − primes versées × (montant du rachat ÷ valeur de rachat totale). Sur cette quote-part s'appliquent l'impôt (PFU ou barème) et les prélèvements sociaux de 17,2 %. Après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple efface une bonne partie de l'impôt sur le revenu.

Non, et c'est un point souvent mal compris. Quand vous rachetez 20 000 €, vous ne payez pas d'impôt sur 20 000 € : vous ne le payez que sur la fraction de gains contenue dans ces 20 000 €, calculée au prorata. Si votre contrat contient par exemple 25 % de plus-value, un rachat de 20 000 € ne comporte que 5 000 € de produits imposables, le reste étant du capital déjà versé et donc non taxable. C'est le principe même du rachat partiel.

Après 8 ans, pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, la quote-part de produits supporte, après l'abattement annuel de 4 600 ou 9 200 €, un prélèvement forfaitaire de 7,5 % pour la fraction correspondant à un encours de primes inférieur à 150 000 €, et de 12,8 % au-delà. S'y ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux. Vous pouvez aussi opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si c'est plus favorable. La fiscalité d'un contrat luxembourgeois est identique à celle d'un contrat français.

Oui. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12) a relevé la CSG, mais l'assurance vie fait partie des revenus qui restent au taux de prélèvements sociaux de 17,2 %, par exception (art. L. 136-8 IV du Code de la sécurité sociale). Un rachat sur un contrat luxembourgeois détenu par un résident fiscal français est donc bien soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux, et non à 18,6 %.

Oui. La plupart des contrats luxembourgeois permettent de mettre en place des rachats partiels programmés (mensuels, trimestriels ou annuels), utiles pour se constituer un complément de revenu. En les calibrant après 8 ans pour ne pas dépasser chaque année l'abattement de 4 600 ou 9 200 € de produits, vous pouvez retirer un revenu régulier avec un impôt sur le revenu très faible, voire nul. Seuls les 17,2 % de prélèvements sociaux restent dus sur la quote-part de produits.

Non. Un rachat partiel ne clôt pas le contrat et ne remet pas le compteur des 8 ans à zéro : le contrat conserve son antériorité fiscale et continue de courir. C'est tout l'intérêt du rachat partiel par rapport au rachat total. Vous pouvez donc retirer une partie de votre épargne tout en gardant le bénéfice de l'abattement après 8 ans et le cadre du contrat pour le solde qui reste investi.