Assurance-vie luxembourgeoise : guide complet 2026
Fiscalité
8 min de lecture

Assurance-vie luxembourgeoise : guide complet 2026

Une assurance vie luxembourgeoise est un contrat souscrit auprès d’un assureur établi au Luxembourg, généralement distribué en France via des réseaux ou des intermédiaires autorisés. Pour un résident fiscal français, la règle clé est simple : la fiscalité applicable reste française (rachats, décès, IFI), avec en plus une obligation déclarative spécifique liée au caractère “hors de France”.

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Synthèse de l'article

  • Différences clés vs contrat français : l’intérêt n’est pas un “régime fiscal luxembourgeois”, mais un triptyque (droit/supervision luxembourgeois, fiscalité alignée sur la résidence fiscale — donc règles françaises pour un résident français — et enveloppe souvent plus sur-mesure avec davantage d’options, au prix d’exigences accrues de compréhension, liquidité et conformité).

  • Obligation de déclaration en France : un contrat souscrit auprès d’un organisme établi hors de France doit être déclaré (références, date d’effet, durée, versements/remboursements et, le cas échéant, valeur de rachat au 1er janvier), ce qui en fait un point de vigilance immédiat.

  • Sécurité luxembourgeoise : atouts et limites : le “triangle de sécurité” et le “super privilège” visent à cantonner les actifs et à prioriser l’assuré en cas de défaillance de l’assureur, mais ne suppriment pas les autres risques (marché en unités de compte, liquidité de certains supports, complexité et erreurs de sélection/documentation).

  • Comparaison des protections et rappel de risque d’assureur : en France, le FGAP intervient avec un plafond notamment limité à 70 000 € par assuré/souscripteur/bénéficiaire et par société ; l’exemple FWU rappelle qu’un assureur luxembourgeois peut aussi devenir insolvable, donc “Luxembourg” n’est pas un label d’infaillibilité.

  • Sapin 2 / HCSF et fiscalité 2026 : le HCSF peut temporairement limiter rachats/arbitrages/avances pour des acteurs relevant du contrôle prudentiel français, tandis qu’un assureur luxembourgeois dépend de son superviseur local (raisonner en périmètre juridique, supports et clauses, pas en slogans) ; fiscalement, pour un résident français l’imposition intervient lors d’un rachat sur la part de gains, avec prélèvements sociaux à 17,2 % et une quote-part de gains calculée au prorata lors d’un rachat partiel.

Comprendre l’assurance vie luxembourgeoise en 2026

Ce qui change réellement par rapport à une assurance vie française

La différence n’est pas “un régime fiscal luxembourgeois” (souvent fantasmé), mais un triptyque :

  • Un droit et une supervision luxembourgeois : le contrat est régi par le droit luxembourgeois et supervisé par l’autorité locale (ce point joue sur l’architecture de protection).
  • Une fiscalité qui suit votre résidence fiscale : en tant que résident fiscal français, vous retombez sur les règles françaises de l’assurance-vie (PFU / barème, abattements, 990 I / 757 B).
  • Une enveloppe souvent plus “sur-mesure” : davantage d’options d’investissement et de devises selon les contrats, mais avec des exigences de compréhension, de liquidité et de conformité plus fortes (ce n’est pas un “produit magique”).

Le point de vigilance immédiat : contrat “hors de France” = déclaration

Dès qu’un contrat d’assurance-vie est souscrit auprès d’un organisme établi hors de France, le souscripteur doit en déclarer les références, la date d’effet, la durée, les versements/remboursements et, le cas échéant, la valeur de rachat au 1er janvier.

Sécurité : triangle de sécurité, fonds de garantie, et limites à connaître

Triangle de sécurité et “super privilège” : l’idée, sans mythes

Le modèle luxembourgeois est souvent résumé par le triangle de sécurité : il vise une séparation (cantonnement) entre les actifs de l’assureur et les actifs représentatifs des engagements envers les clients, avec une convention tripartite impliquant assureur, banque dépositaire et autorité de contrôle. L’objectif est de donner aux assurés un rang de créanciers prioritaire en cas de défaillance.

Ce mécanisme réduit un risque (faillite de l’assureur), mais n’annule pas les autres :

  • Risque de marché : en unités de compte, la valeur peut baisser ; les performances ne sont jamais garanties.
  • Risque de liquidité : certains supports peuvent être peu liquides (immobilier non coté, private equity, structurés…), avec des délais ou des conditions propres.
  • Risque de complexité : plus l’architecture est sophistiquée, plus l’erreur vient souvent du support choisi (documentation, frais, scénarios défavorables).

France : fonds de garantie (FGAP) et plafonds

En France, la protection en cas de défaillance d’un assureur passe notamment par le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP), avec un plafond d’indemnisation qui est notamment limité à 70 000 € par assuré/souscripteur/bénéficiaire pour une même société, selon les conditions.

Crises réelles : l’exemple FWU rappelle qu’un assureur peut tomber

Le cas FWU (assureur vie luxembourgeois) illustre un point essentiel : “Luxembourg” n’est pas un label d’infaillibilité. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a publié plusieurs communications sur l’insolvabilité puis la liquidation/dissolution de FWU Life Insurance Lux S.A., et sur les informations destinées aux clients en France.

Loi Sapin 2 : ce que permet le HCSF, et ce que cela implique pour le Luxembourg

Pouvoirs du HCSF sur les rachats en France

Le Haut Conseil de stabilité financière peut, dans certaines conditions, limiter temporairement le paiement des valeurs de rachat, retarder/limiter les arbitrages ou les avances, et ce dans un cadre de durée défini (mesures décidées pour trois mois renouvelables, avec une limite maximale pour certaines mesures).

Le bon raisonnement en pratique

  • Le texte vise un périmètre d’acteurs (références à des entités soumises au contrôle prudentiel français).
  • Un assureur luxembourgeois relève de son superviseur local : il ne faut donc pas raisonner en slogans (“bloquable / non bloquable”), mais en périmètre juridique, nature des supports, conditions contractuelles, et risque systémique.
  • Même sans “Sapin 2”, un support peut être illiquide ou soumis à des mécanismes propres (suspensions temporaires, fenêtres de sortie, valorisations espacées).

Fiscalité française d’une assurance vie luxembourgeoise en 2026

Règle de base : imposition au moment d’un rachat, sur la part de gains

Vous êtes imposé uniquement si vous effectuez un rachat (total ou partiel). Les gains sont toujours soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %.

Calcul : comment isoler la part imposable lors d’un rachat partiel

La fiscalité porte sur la fraction de gains comprise dans le rachat. La méthode revient à proratiser les gains latents dans la valeur totale, ce que la doctrine fiscale illustre par des calculs de “prime remboursée” et de “produit”.

PFU, abattement après 8 ans, seuil des 150 000 € : ce qu’il faut retenir

Pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017 :

  • Avant 8 ans : taxation à 12,8 % (avec prélèvement forfaitaire non libératoire à la source, puis régularisation), ou option globale pour le barème.
  • Après 8 ans : abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple), puis taux de 7,5 % sur la fraction correspondant à des primes n’excédant pas 150 000 €, et 12,8 % au-delà (logique de seuil).

La dispense du prélèvement forfaitaire non libératoire à la source dépend du revenu fiscal de référence (seuils 25 000 € / 50 000 €) et s’anticipe via une demande à l’établissement payeur.

Exemple chiffré : rachat partiel après 8 ans, primes < 150 000 €

Prenons un exemple fictif.

  • Versements (primes) : 120 000 €
  • Valeur du contrat au moment du rachat : 150 000 €
  • Gains latents : 30 000 €
  • Rachat partiel demandé : 40 000 €
  1. Part de gains comprise dans le rachat (prorata) :

Gains taxables = 40 000 × (30 000 / 150 000) = 8 000 €.

  1. Impôt sur le revenu après abattement (célibataire) :

Abattement annuel : 4 600 € (tous contrats confondus).

Base IR = 8 000 – 4 600 = 3 400 €.

  1. Taux d’IR (primes < 150 000 €) : 7,5 %

IR = 3 400 × 7,5 % = 255 €.

  1. Prélèvements sociaux (sur les gains, au taux global de 17,2 %) :

PS = 8 000 × 17,2 % = 1 376 €.

Conclusion de l’exemple : coût fiscal total indicatif = 1 631 € (255 + 1 376), hors cas particuliers et hors option barème.

Exemple chiffré : primes > 150 000 €, comment se répartit le 7,5 % / 12,8 %

Prenons un exemple fictif plus “patrimonial”, typique des contrats luxembourgeois.

  • Total des primes versées (tous contrats confondus) : 250 000 €
  • Produits (gains) inclus dans le rachat : 15 000 €

La fraction de produits éligible au taux réduit de 7,5 % dépend de la formule de répartition liée au seuil des 150 000 €, illustrée par l’administration dans ses exemples (avec prise en compte de contrats détenus en France et hors de France).

En simplifiant le raisonnement :

  • Part “sous seuil” : 150 000 / 250 000 = 60 %
  • Donc produits au taux 7,5 % ≈ 15 000 × 60 % = 9 000 €
  • Produits au taux 12,8 % ≈ 6 000 €

À cela s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 % sur les gains.

Exonérations d’impôt sur le revenu : cas à connaître

Dans certains cas, les intérêts récupérés peuvent être exonérés d’impôt sur le revenu, notamment si le dénouement intervient à la suite d’un licenciement, d’une mise à la retraite anticipée, d’une invalidité (2e ou 3e catégorie) ou d’une liquidation judiciaire, selon les conditions et délais prévus.

Transmission : décès, abattements, et deux articles à connaître

Avant 70 ans : logique “152 500 € par bénéficiaire” (CGI 990 I)

Pour les primes versées avant 70 ans (dans le cadre du régime concerné), la transmission est en pratique structurée par un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis des taux de prélèvement spécifiques (notamment 20 % puis 31,25 % au-delà d’un seuil).

Exemple chiffré : 2 enfants bénéficiaires, primes avant 70 ans

Exemple fictif :

  • Capital transmis à chaque enfant : 250 000 €
  • Abattement 990 I : 152 500 € par enfant

Taxable par enfant = 250 000 – 152 500 = 97 500 €.

Si cette base reste sous les seuils déclenchant les taux supérieurs, le taux de 20 % s’applique sur la fraction taxable :

Prélèvement = 97 500 × 20 % = 19 500 € par enfant (ordre de grandeur).

Après 70 ans : logique “30 500 € global” + droits de succession (CGI 757 B)

Les primes versées après 70 ans (pour les contrats concernés) sont imposables aux droits de succession au-delà d’un seuil global de 30 500 €, en tenant compte de l’ensemble des contrats sur la tête d’un même assuré ; les règles s’analysent “bénéficiaire par bénéficiaire” via le lien de parenté.

Exemple chiffré : primes après 70 ans, enfant bénéficiaire

Exemple fictif :

  • Primes versées après 70 ans : 100 000 €
  • Intérêts accumulés : 20 000 €
  • Capital reçu : 120 000 €
  1. Application du seuil de 30 500 € sur les primes :

Base “succession” = 100 000 – 30 500 = 69 500 €.

  1. Abattement de succession en ligne directe : 100 000 € par parent et par enfant (selon conditions).

Si, dans l’exemple, l’enfant n’a pas d’autres actifs successoraux taxables, l’abattement peut absorber la base de 69 500 €, conduisant à 0 € de droits sur cette fraction.

Époux / partenaire de Pacs : exonération en droits de succession

Le conjoint survivant ou partenaire de Pacs est exonéré de droits de succession. Cela pèse directement dans l’analyse “après 70 ans” (757 B), et plus largement dans la stratégie de rédaction de la clause bénéficiaire.

Démembrement : utile, mais techniquement exigeant

En cas de clause bénéficiaire démembrée (usufruit / nue-propriété), il faut raisonner avec le barème fiscal de l’usufruit (article 669 du CGI), et accepter qu’un bénéficiaire exonéré (par exemple le conjoint) n’“optimise” pas automatiquement l’abattement des autres bénéficiaires : la doctrine rappelle que l’abattement est réparti selon le barème, sans transfert automatique de la fraction non utilisée.

IFI 2026 : attention aux unités de compte immobilières, même au Luxembourg

Loger des supports immobiliers (SCPI, SCI, OPCI…) dans une assurance-vie n’éteint pas mécaniquement l’IFI. L’administration précise que la valeur de rachat des contrats rachetables exprimés en unités de compte est incluse à hauteur de la fraction représentative d’actifs immobiliers imposables.

Côté déclaration, l’IFI est dû lorsque la valeur nette taxable du patrimoine immobilier dépasse 1,3 M€ et il est déclaré selon les modalités précisées par l’administration fiscale.

Obligations déclaratives et conformité : le passage obligé pour un résident français

Déclarer le contrat : formulaire 3916 / 3916-bis

Un contrat d’assurance-vie souscrit hors de France se déclare dans le cadre des obligations de déclaration des comptes/contrats à l’étranger, via les formulaires dédiés (3916 / 3916-bis). Le formulaire officiel précise qu’il concerne la déclaration par un résident d’un compte ouvert/détenu/utilisé/clos à l’étranger.

Sanctions en cas d’omission

Le défaut de déclaration des contrats visés par l’article 1649 AA du CGI expose à une amende de 1 500 € par contrat non déclaré, portée à 10 000 € si l’obligation concerne un État/territoire ne coopérant pas selon les critères légaux.

Choisir une assurance vie luxembourgeoise de manière “AMF friendly”

Une assurance vie luxembourgeoise donne souvent accès à une gamme large de supports. La priorité n’est pas “d’aller chercher du rendement”, mais de savoir ce que l’on achète.

  • Exiger le Document d’informations clés (DIC) : il est obligatoire pour de nombreux placements collectifs et unités de compte dans une logique de protection des investisseurs.
  • Lire l’indicateur de risque (échelle 1 à 7) et comprendre que “faible risque” ne signifie pas “zéro risque”.
  • Garder en tête que, pour la plupart des fonds, il existe un risque de perte en capital et que les performances ne sont pas garanties.
  • Vérifier le professionnel et son périmètre : l’Autorité des marchés financiers rappelle des vérifications utiles avant de s’engager avec un intermédiaire.
  • Si un conseil porte sur des fonds spécifiques (notamment FIA), l’AMF rappelle qu’un conseil peut constituer un acte de commercialisation et impose de vérifier l’autorisation de commercialisation en France.

Pour quels profils une assurance vie luxembourgeoise est pertinente

Elle est souvent pertinente quand la stratégie est réellement patrimoniale :

  • Besoin de diversification multidevises ou de structuration internationale.
  • Patrimoine déjà structuré en France, et recherche d’une architecture juridique de protection différente, en acceptant les contraintes et le suivi.
  • Volonté d’accéder à une gestion plus personnalisée, avec une exigence accrue de compréhension des supports, des frais et des risques.

Elle est moins pertinente si l’objectif principal est uniquement “un meilleur contrat” : en l’absence de besoin spécifique, un bon contrat français bien piloté peut suffire, et la complexité “luxembourgeoise” devient un coût (temps, reporting, compréhension).

Hagnéré Patrimoine et l’assurance vie luxembourgeoise

Hagnéré Patrimoine propose des bilans patrimoniaux gratuits pour analyser la situation globale et les objectifs (épargne, risques, fiscalité, transmission).

Ce bilan aide à identifier des stratégies adaptées, en intégrant l’assurance vie luxembourgeoise parmi d’autres solutions, dans une approche patrimoniale à 360°, et non comme un produit isolé.

Le cabinet a déjà accompagné plus de 1 000 clients, avec une expertise technique et fiscale structurée.

L’accompagnement met l’accent sur des frais maîtrisés, une analyse indépendante et une mise en œuvre cohérente avec le profil et l’horizon de chaque investisseur.

Conclusion

L’assurance vie luxembourgeoise peut être un outil puissant en 2026 si elle répond à un besoin réel (protection juridique, structuration internationale, univers d’investissement), en restant rigoureux sur trois points : fiscalité française, déclaration 3916, et compréhension des risques des supports.

Mise à jour 2026.

Questions fréquentes

1

L’assurance vie luxembourgeoise est-elle imposée comme une assurance vie française ?

Oui, pour un résident fiscal français, les règles françaises s’appliquent (rachats, prélèvements sociaux, décès, IFI selon supports). La différence principale porte sur le cadre juridique/supervision et certaines caractéristiques de contrat.

2

Faut-il déclarer une assurance vie au Luxembourg aux impôts français ?

Oui. Un contrat d’assurance-vie souscrit hors de France doit être déclaré avec les références du contrat, versements/remboursements et valeur de rachat le cas échéant, via l’obligation de l’article 1649 AA et les formulaires dédiés.

3

Quelles sanctions en cas de non-déclaration d’un contrat d’assurance-vie à l’étranger ?

Une amende de 1 500 € par contrat non déclaré peut s’appliquer, portée à 10 000 € dans certains cas prévus par la loi.

4

La loi Sapin 2 peut-elle bloquer une assurance vie luxembourgeoise ?

Le HCSF dispose, dans un cadre légal, de la faculté de limiter temporairement des valeurs de rachat et certaines opérations pour des acteurs relevant du périmètre visé. Pour un contrat luxembourgeois, il faut raisonner sur le périmètre juridique et, surtout, sur la liquidité des supports choisis.

5

Comment calculer la part imposable lors d’un rachat partiel ?

On calcule la fraction de gains incluse dans le rachat en proratisant les gains latents dans la valeur totale du contrat. La doctrine fiscale illustre cette logique via les notions de “prime remboursée” et de “produit”.

6

Quels sont les abattements au décès en assurance-vie ?

Avant 70 ans, l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire (selon le régime applicable) structure l’imposition. Après 70 ans, un seuil global de 30 500 € s’applique sur les primes, puis les droits de succession s’appliquent selon le lien de parenté.

7

Un conjoint est-il taxé en recevant une assurance vie ?

En droits de succession, le conjoint (ou partenaire de Pacs) est exonéré. Selon les situations d’assurance-vie, cela influence directement les stratégies de clause bénéficiaire et de démembrement.

8

Une assurance vie luxembourgeoise peut-elle entrer dans l’IFI ?

Oui si le contrat contient des unités de compte représentatives d’actifs immobiliers imposables : la fraction immobilière peut être intégrée à l’assiette de l’IFI.

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Sources et références

Quentin Hagnéré

Quentin Hagnéré

Expert

Fondateur de Hagnéré Investissement

Spécialiste de la gestion de patrimoine et de fortune à 360°, j'accompagne des milliers de clients dans la construction de stratégies performantes et innovantes pour atteindre leurs objectifs financiers avec une vision à 360° propulsée par notre galaxie de services.

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