Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert
Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Quentin Hagnéré accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.
Sommaire
« Il y a une convention fiscale entre la France et le Luxembourg, donc il doit bien y avoir un avantage » : c'est l'intuition que nous entendons souvent. Elle est fausse, ou plutôt à côté du sujet. Une convention fiscale ne distribue pas d'avantages : elle se contente de répartir le droit d'imposer entre deux pays, pour éviter qu'un même revenu soit taxé deux fois.
Au cabinet Hagnéré Patrimoine, nous remettons souvent les choses à plat sur ce point. Je suis Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine (CIF, ORIAS 23002291), et je vous explique ce que la convention France-Luxembourg fait vraimentpour votre assurance vie — et ce qu'elle ne fait pas.
À retenir en 30 secondes
- Aucune disposition spécifique à l'assurance vie dans la convention : ce sont les règles générales qui s'appliquent.
- Le produit est imposé à la résidence (catégorie « autres revenus ») : la France pour un résident français.
- Aucun avantage, aucune double imposition : la fiscalité est celle d'une AV française.
- Pas de convention successorale France-Luxembourg : les droits de succession suivent le droit interne.
Avertissement
La convention de 2018, en bref
La France et le Luxembourg sont liés par une convention fiscale signée le 20 mars 2018, ratifiée en 2019 et applicable depuis le 1er janvier 2020. Elle a remplacé l'ancienne convention de 1958 et porte sur les impôts sur le revenu et sur la fortune.
Son rôle est classique : déterminer, pour chaque catégorie de revenu, lequel des deux États a le droit d'imposer, et comment éliminer une éventuelle double imposition. Nulle part elle ne mentionne l'assurance vie : il faut donc raisonner par les règles générales.
Qui impose les revenus de votre assurance vie ?
Le produit d'un rachat n'est, au sens de la convention, ni un intérêt, ni un dividende. Il tombe donc dans la catégorie résiduelle des « autres revenus » (article 20 de la convention), qui obéit à une règle simple : imposition exclusive dans l'État de résidence du bénéficiaire.
| Situation | État qui impose | Base |
|---|---|---|
| Résident fiscal français | La France | Art. 20 (autres revenus) + CGI 125-0 A |
| Résident d'un autre État | Son État de résidence | Sa propre convention avec le Luxembourg |
Pour un résident français, la conclusion est nette : c'est la France qui impose le produit, selon sa fiscalité de droit commun (PFU ou barème, abattement après 8 ans). C'est exactement la neutralité fiscale du Luxembourg vue sous l'angle conventionnel.
Y a-t-il un risque de double imposition ?
En théorie, la convention prévoit un mécanisme d'élimination de la double imposition (un crédit d'impôt, à l'article 22). En pratique, ce mécanisme ne sert jamais pour l'assurance vie.
La raison : le Luxembourg n'impose pas les produits d'assurance vie d'un non-résident. Il n'y a donc rien à créditer : le revenu n'est imposé qu'une seule fois, en France. La double imposition que la convention est censée prévenir n'existe tout simplement pas ici.
Aucun avantage fiscal grâce à la convention
Non. La convention confirme l'imposition en France ; elle ne l'allège pas. La fiscalité d'une assurance vie luxembourgeoise est, pour un résident français, identique à celle d'une assurance vie française.
L'intérêt réel d'un contrat luxembourgeois est structurel (super-privilège, triangle de sécurité, architecture financière, portabilité à l'expatriation), pas conventionnel. Nous développons ce point dans notre guide de la fiscalité de l'assurance vie luxembourgeoise.
Le piège : il n'existe pas de convention successorale
C'est l'angle mort que peu de gens connaissent. La convention de 2018 ne couvre que le revenu et la fortune. Il n'existe aucune convention entre la France et le Luxembourg en matière de successions et de donations.
Conséquence : au décès, les droits de mutation à titre gratuit relèvent entièrement du droit interne français : l'article 990 I pour les capitaux issus de primes versées avant 70 ans, l'article 757 B après. Si une situation comporte une véritable extranéité (héritier ou bien à l'étranger), un impôt étranger éventuellement dû peut être imputé via l'article 784 A du CGI — mais il n'y a, là encore, aucun régime de faveur conventionnel. La transmission d'un contrat luxembourgeois obéit donc aux mêmes règles qu'un contrat français.
Et si vous êtes non-résident ?
Si vous ne résidez pas en France, ce n'est plus la convention France-Luxembourg qui compte, mais celle de votre État de résidence. Côté français, le produit d'un rachat perçu par un non-résident peut être soumis à un prélèvement de 12,8 % (art. 125-0 A II bis), dans la limite du plafond fixé par la convention de votre pays.
L'imposition définitive dépend alors de cette convention et de votre situation. C'est tout l'objet de notre guide de l'AVL pour expatriés et non-résidents, qui passe en revue plusieurs pays.
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Mentions légales et conformité
Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Chambéry (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA).
Article rédigé selon le droit en vigueur au 4 juin 2026 (convention France-Luxembourg du 20/03/2018 ; CGI art. 125-0 A, 990 I, 757 B, 784 A). Dernière mise à jour : 4 juin 2026.
Tout placement financier comporte un risque, y compris de perte en capital. Les informations fiscales sont données à titre général et ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

