Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert
Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Quentin Hagnéré accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.
Sommaire
- 1. Le Brésil en 2026 : une fiscalité du revenu mondial
- 2. Pourquoi tout passe par la résidence fiscale brésilienne
- 3. La loi 14.754/2023 : le vrai sujet de l'AVL au Brésil
- 4. Quand l'impôt brésilien est-il dû ?
- 5. Que dit la convention France-Brésil de 1971 ?
- 6. Succession : l'ITCMD et le piège du 990 I
- 7. Et si vous rentrez en France ?
- 8. Pour qui l'AVL au Brésil a-t-elle du sens ?
- FAQ — 8 questions essentielles
Pour une assurance vie luxembourgeoise détenue par un résident fiscal brésilien, c'est la fiscalité brésilienne qui s'applique — pas la française. Or le Brésil impose ses résidents sur leur revenu mondial, et a profondément changé la donne en 2024 avec la loi 14.754/2023, qui taxe à 15 %les revenus des actifs financiers détenus à l'étranger. Au cabinet Hagnéré Patrimoine, nous traitons ce dossier comme l'un des plus techniques de notre carte d'expatriation : le traitement d'un contrat luxembourgeois sous cette loi n'est pas uniforme, et un audit local est indispensable.
Je suis Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine (CIF, ORIAS 23002291). Sur le Brésil, plus encore qu'ailleurs, je tiens à un discours prudent : le pays a réécrit en profondeur la fiscalité des avoirs étrangers, et certaines qualifications — dont celle de l'assurance vie — restent à confirmer au cas par cas avec un avocat fiscaliste brésilien. Ce guide pose le cadre, signale les zones d'incertitude et indique où se situe le vrai travail.
La réponse en 40 secondes
Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois est « caméléon » : il prend la fiscalité du Brésil. Là-bas, retenez trois choses. Un : le Brésil impose le revenu mondial, donc les gains de votre contrat, en principe. Deux : la loi 14.754/2023 taxe à 15 % les revenus des actifs financiers étrangers et range les assurances rachetablesdans ce périmètre — le régime exact de l'AVL doit être audité localement. Trois : côté succession, l'ITCMD (jusqu'à 8 %) peut se cumuler avec le 990 I français, faute de convention successorale FR-BR.
Avertissement
Le Brésil en 2026 : un pays d'accueil, mais une fiscalité du revenu mondial
Le Brésil séduit un nombre croissant de Français : climat, coût de la vie, dynamisme. Mais c'est aussi un État qui impose ses résidents sur leurs revenus mondiaux — un principe classique, mais dont les conséquences pratiques ont été lourdement renforcées par la réforme de 2024. Là où, hier, beaucoup d'expatriés « oubliaient » leurs avoirs étrangers, le pays s'est doté d'un cadre clair de taxation des actifs financiers détenus hors de ses frontières.
Pour un détenteur d'assurance vie luxembourgeoise, la question n'est donc pas « mon contrat est-il exonéré ? » — il ne l'est, par principe, pas — mais « comment mon contrat est-il qualifié et imposé au Brésil ? ». Et c'est là que le sujet devient délicat : la loi range les assurances rachetables parmi les actifs financiers, sans détailler le sort de chaque type de contrat. L'AVL conserve néanmoins une carte maîtresse : sa portabilité et sa neutralité, qui lui permettent de suivre votre résidence sans rien perdre de son antériorité.
Pourquoi tout passe par votre résidence fiscale brésilienne
Le point de départ est simple : dès lors que vous devenez résident fiscal brésilien, le Brésil a le droit d'imposer l'ensemble de vos revenus, qu'ils proviennent du Brésil ou de l'étranger. Un gain réalisé sur un contrat luxembourgeois est, à ce titre, un revenu de source étrangère imposable au Brésil selon le droit interne brésilien.
Le Luxembourg, lui, ne prélève aucun impôt à la sourcesur le produit du contrat : c'est tout le sens de sa neutralité fiscale. Le contrat ne « ajoute » donc rien ; il se contente d'épouser la fiscalité de votre pays de résidence — ici le Brésil. Ce mécanisme est détaillé dans notre page sur la neutralité fiscale du Luxembourg, et le cadre international d'ensemble dans notre guide de la fiscalité internationale de l'AVL.
Le réflexe à garder en tête
La loi 14.754/2023 : le vrai sujet de l'AVL au Brésil
C'est la pièce maîtresse du dossier. La loi n° 14.754 du 12 décembre 2023, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, a refondu la taxation des avoirs étrangers des résidents brésiliens. Elle soumet à l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF), au taux unique de 15 %, les revenus des aplicações financeiras (actifs financiers) détenus à l'étranger, déclarés chaque année dans l'ajustement annuel(DAA). Elle met fin, pour ces avoirs, à l'ancien carnê-leão mensuel.
Le point clé (et délicat) : l'assurance rachetable est dans le périmètre
| Élément | Position de la loi | Statut pour l'AVL |
|---|---|---|
| Taux | 15 % sur les revenus | Acquis pour les aplicações financeiras |
| Périmètre | Inclut les assurances rachetables | À confirmer pour l'AVL |
| Déclaration | Ajustement annuel (DAA) | Acquis (fin du carnê-leão) |
| Base et fait générateur | Réalisation du revenu | À auditer localement |
Notez enfin qu'il n'y a aucun prélèvement social français(les 17,2 % ne visent que les résidents fiscaux français). La fiscalité du contrat, pour vous, est entièrement brésilienne— d'où le poids décisif de la qualification retenue par votre conseil local.
Quand l'impôt brésilien est-il dû ?
La réforme a aussi clarifié le momentde l'imposition — et c'est une bonne nouvelle pour l'effet de capitalisation. Pour les aplicações financeiras détenues en directpar une personne physique, l'impôt de 15 % frappe en principe le revenu au moment de sa réalisation effective : rachat, amortissement, cession, échéance ou liquidation. Il s'agit d'une base de trésorerie, sans valorisation annuelle de type come-cotas(le système de taxation périodique applicable, lui, aux entités contrôlées à l'étranger).
Capitalisation tant qu'il n'y a pas de rachat — sous réserve d'audit
Que dit la convention fiscale France-Brésil de 1971 ?
Il existe bien une convention France-Brésil du 10 septembre 1971, mais elle ne couvre que les impôts sur le revenu et sur les sociétés. Pour votre contrat, l'essentiel est ailleurs : le rachat d'une AVL par un résident brésilien est imposable à la résidence, donc au Brésil(le Luxembourg étant neutre). La convention n'intervient que si des revenus de source françaisesubsistent (un bien locatif, des dividendes français…), ce qui ne concerne pas le contrat lui-même.
Surtout, et c'est un point capital pour la suite : cette convention ne traite pas des successions et donations. Il n'existe aucune convention successorale entre la France et le Brésil. C'est ce vide conventionnel qui crée le risque de double imposition que nous détaillons ci-dessous. Par prudence, nous ne citons ici aucun numéro d'article de la convention de 1971 : leur application à un cas concret doit être vérifiée au texte par votre conseil.
Succession : l'ITCMD brésilien et le piège du 990 I
Au Brésil, les successions et donations relèvent de l'ITCMD, un impôt d'État (et non fédéral). Son taux varie d'un État à l'autre et devient progressif à la suite de la réforme constitutionnelle (EC 132/2023), dans la limite d'un plafond de 8 %. Le traitement d'un contrat d'assurance vie étranger et la compétence territoriale de l'ITCMD sont des sujets sensibles, à vérifier au niveau de l'État concerné et avec un conseil local.
Le piège : faute de convention, l'ITCMD peut se cumuler avec le 990 I
La vraie parade consiste à cartographier la chaîne assuré → bénéficiaires : le 990 I ne tombe que lorsque ni l'assuré ni les bénéficiaires n'ont plus de rattachement fiscal français suffisant (famille installée au Brésil depuis plus de 6 ans). Tant qu'un lien français subsiste, le risque de double imposition doit être anticipé et chiffré, avec vos conseils français et brésilien. C'est précisément le type d'analyse que nous menons au cabinet.
Et si vous rentrez en France ?
La portabilité joue dans les deux sens. Si vous redevenez résident fiscal français, le contrat luxembourgeois reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (article 125-0 A du CGI). Vous devez alors déclarer le contrat via le formulaire 3916-bis, et l'antériorité acquise n'est pas perdue.
L'assurance vie est en outre hors du champ de l'exit tax, dans un sens comme dans l'autre. Les modalités du départ et du retour, pays par pays, sont détaillées dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés.
Pour qui l'assurance vie luxembourgeoise au Brésil a-t-elle du sens ?
Pour celles et ceux dont le projet brésilien s'inscrit dans la durée et qui veulent un véhicule souple, portable et multidevises — à condition d'avoir fait auditer leur situation localement :
| Profil | Intérêt de l'AVL au Brésil |
|---|---|
| Expatrié de long terme (capital ≥ 250 000 €) | Portabilité + capitalisation possible jusqu'au rachat (sous réserve d'audit) |
| Famille à patrimoine international | Multidevises (réal, euro, dollar), architecture ouverte, un seul contrat qui suit |
| Détenteur d'un contrat déjà ouvert en France | Le contrat suit la résidence sans clôture, en gardant son antériorité |
| Va-et-vient France / Brésil | Le contrat épouse chaque résidence, sans exit tax ni clôture |
Le bon réflexe n'est pas de souscrire dans l'urgence du déménagement, mais de structurer en amont : faire qualifier le contrat au regard de la loi 14.754/2023, cartographier le fait générateur, et anticiper la succession (le lien français du 990 I et le cumul possible avec l'ITCMD). Sur le Brésil, l'audit local n'est pas une option : c'est le préalable de toute décision.
Préparer votre installation au Brésil
Qualification du contrat sous la loi 14.754/2023, fait générateur, succession France/Brésil (ITCMD + 990 I) : nous coordonnons votre stratégie avec un conseil fiscal brésilien. Bilan offert en 30 minutes.
Mentions légales et conformité
Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Chambéry (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA). Téléphone : 03 74 47 20 18 — 7 Rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry.
Informations à jour au 5 juin 2026 (Brésil : imposition du revenu mondial ; loi n° 14.754 du 12/12/2023, en vigueur au 01/01/2024, IRPF 15 % sur les aplicações financeirasà l'étranger ; ITCMD, plafond 8 %, réforme EC 132/2023 ; convention France-Brésil du 10/09/1971 limitée aux impôts sur le revenu, absence de convention successorale ; CGI art. 990 I, 757 B, 125-0 A, 4 B ; norme CRS).La fiscalité brésilienne des avoirs étrangers est récente et son application à une assurance vie luxembourgeoise n'est pas tranchée de manière uniforme : ces éléments sont donnés sous réserve et appellent un audit avec un conseil fiscal brésilien. Dernière mise à jour : 5 juin 2026.
Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

