Aller au contenu principal
Aller au contenu principal

Assurance vie luxembourgeoise au Brésil : le guide fiscal 2026

Le Brésil attire de plus en plus de Français — soleil, coût de la vie, qualité de vie. Mais sur le plan fiscal, c'est un pays exigeant : il impose ses résidents sur leur revenu mondial et, depuis 2024, une réforme majeure (loi 14.754/2023) taxe les actifs financiers détenus à l'étranger à 15 %. Or cette loi range expressément les polices d'assurance rachetables parmi les « actifs financiers » concernés. Résultat : le traitement d'une assurance vie luxembourgeoise au Brésil est un sujet complexe, qui appelle un audit local indispensable.

mondialle Brésil impose le revenu mondial
14.754/2023la réforme des actifs étrangers
ITCMD ≤ 8 %la succession brésilienne
auditun conseil local indispensable
Hagnéré Patrimoine

Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert

Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.

Expert AVLArchitecture ouverteSans engagement
CC

Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise

Clément Chatelain accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.

Expert AVLCIFORIAS 23002291

Pour une assurance vie luxembourgeoise détenue par un résident fiscal brésilien, c'est la fiscalité brésilienne qui s'applique — pas la française. Or le Brésil impose ses résidents sur leur revenu mondial, et a profondément changé la donne en 2024 avec la loi 14.754/2023, qui taxe à 15 % les revenus des actifs financiers détenus à l'étranger. Au cabinet Hagnéré Patrimoine, nous traitons ce dossier comme l'un des plus techniques de notre carte d'expatriation : le traitement d'un contrat luxembourgeois sous cette loi n'est pas uniforme, et un audit local est indispensable.

Je suis Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (cabinet CIF, ORIAS 23002291). Sur le Brésil, plus encore qu'ailleurs, je tiens à un discours prudent : le pays a réécrit en profondeur la fiscalité des avoirs étrangers, et certaines qualifications — dont celle de l'assurance vie — restent à confirmer au cas par cas avec un avocat fiscaliste brésilien. Ce guide pose le cadre, signale les zones d'incertitude et indique où se situe le vrai travail.

La réponse en 40 secondes

Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois est « caméléon » : il prend la fiscalité du Brésil. Là-bas, retenez trois choses. Un : le Brésil impose le revenu mondial, donc les gains de votre contrat, en principe. Deux : la loi 14.754/2023 taxe à 15 % les revenus des actifs financiers étrangers et range les assurances rachetables dans ce périmètre — le régime exact de l'AVL doit être audité localement. Trois : côté succession, l'ITCMD (jusqu'à 8 %) peut se cumuler avec le 990 I français, faute de convention successorale FR-BR.

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 du Code monétaire et financier) ni un conseil fiscal. La fiscalité brésilienne des avoirs étrangers est récente (loi 14.754/2023) et son application à un contrat d'assurance vie luxembourgeois n'est pas tranchée de manière uniforme. Les éléments ci-dessous sont donnés sous réserve et doivent impérativement être validés par un conseil fiscal brésilien (et, pour le volet français, par votre conseil).

Le Brésil en 2026 : un pays d'accueil, mais une fiscalité du revenu mondial

Le Brésil séduit un nombre croissant de Français : climat, coût de la vie, dynamisme. Mais c'est aussi un État qui impose ses résidents sur leurs revenus mondiaux — un principe classique, mais dont les conséquences pratiques ont été lourdement renforcées par la réforme de 2024. Là où, hier, beaucoup d'expatriés « oubliaient » leurs avoirs étrangers, le pays s'est doté d'un cadre clair de taxation des actifs financiers détenus hors de ses frontières.

Pour un détenteur d'assurance vie luxembourgeoise, la question n'est donc pas « mon contrat est-il exonéré ? » — il ne l'est, par principe, pas — mais « comment mon contrat est-il qualifié et imposé au Brésil ? ». Et c'est là que le sujet devient délicat : la loi range les assurances rachetables parmi les actifs financiers, sans détailler le sort de chaque type de contrat. L'AVL conserve néanmoins une carte maîtresse : sa portabilité et sa neutralité, qui lui permettent de suivre votre résidence sans rien perdre de son antériorité.

Pourquoi tout passe par votre résidence fiscale brésilienne

Le point de départ est simple : dès lors que vous devenez résident fiscal brésilien, le Brésil a le droit d'imposer l'ensemble de vos revenus, qu'ils proviennent du Brésil ou de l'étranger. Un gain réalisé sur un contrat luxembourgeois est, à ce titre, un revenu de source étrangère imposable au Brésil selon le droit interne brésilien.

Le Luxembourg, lui, ne prélève aucun impôt à la source sur le produit du contrat : c'est tout le sens de sa neutralité fiscale. Le contrat ne « ajoute » donc rien ; il se contente d'épouser la fiscalité de votre pays de résidence — ici le Brésil. Ce mécanisme est détaillé dans notre page sur la neutralité fiscale du Luxembourg, et le cadre international d'ensemble dans notre guide de la fiscalité internationale de l'AVL.

Le réflexe à garder en tête

La neutralité luxembourgeoise ne signifie pas exonération. Elle signifie absence de taxe luxembourgeoise — pas absence d'impôt au Brésil. Pour un résident brésilien, c'est la fiscalité brésilienne, et elle seule, qui détermine ce que vous devez. D'où l'importance d'un audit mené avec un conseil local : c'est lui qui qualifie votre contrat au regard du droit brésilien.

La loi 14.754/2023 : le vrai sujet de l'AVL au Brésil

C'est la pièce maîtresse du dossier. La loi n° 14.754 du 12 décembre 2023, en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, a refondu la taxation des avoirs étrangers des résidents brésiliens. Elle soumet à l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF), au taux unique de 15 %, les revenus des aplicações financeiras (actifs financiers) détenus à l'étranger, déclarés chaque année dans l'ajustement annuel (DAA). Elle met fin, pour ces avoirs, à l'ancien carnê-leão mensuel.

Le point clé (et délicat) : l'assurance rachetable est dans le périmètre

La loi définit largement les aplicações financeiras : dépôts rémunérés, parts de fonds, actifs virtuels, titres… et expressément les polices d'assurance dont le principal et les rendements sont rachetables par l'assuré ou les bénéficiaires. Une assurance vie luxembourgeoise, qui comporte par nature un droit de rachat, entre donc potentiellement dans ce périmètre. Mais : la loi ne tranche pas le sort précis de chaque type de contrat d'assurance, et la qualification exacte d'une AVL — actif financier « ordinaire » ou régime distinct ? — appelle une analyse au cas par cas avec un avocat fiscaliste brésilien. Nous présentons ici l'hypothèse la plus prudente (assimilation à un actif financier taxé à 15 %), sans la présenter comme certaine.
Loi 14.754/2023 : ce qui est acquis et ce qui doit être audité
ÉlémentPosition de la loiStatut pour l'AVL
Taux15 % sur les revenusAcquis pour les aplicações financeiras
PérimètreInclut les assurances rachetablesÀ confirmer pour l'AVL
DéclarationAjustement annuel (DAA)Acquis (fin du carnê-leão)
Base et fait générateurRéalisation du revenuÀ auditer localement

Notez enfin qu'il n'y a aucun prélèvement social français (les 17,2 % ne visent que les résidents fiscaux français). La fiscalité du contrat, pour vous, est entièrement brésilienne — d'où le poids décisif de la qualification retenue par votre conseil local.

Quand l'impôt brésilien est-il dû ?

La réforme a aussi clarifié le moment de l'imposition — et c'est une bonne nouvelle pour l'effet de capitalisation. Pour les aplicações financeiras détenues en direct par une personne physique, l'impôt de 15 % frappe en principe le revenu au moment de sa réalisation effective : rachat, amortissement, cession, échéance ou liquidation. Il s'agit d'une base de trésorerie, sans valorisation annuelle de type come-cotas (le système de taxation périodique applicable, lui, aux entités contrôlées à l'étranger).

Capitalisation tant qu'il n'y a pas de rachat — sous réserve d'audit

Si cette grille s'applique bien à votre AVL — ce que votre conseil brésilien doit confirmer —, alors tant que vous ne rachetez pas, il n'y a pas de fait générateur, et le contrat capitalise à l'abri d'une taxation annuelle. C'est l'un des intérêts structurels de l'enveloppe assurantielle. Mais cette lecture reste conditionnée à la qualification fiscale du contrat : ne la tenez pas pour acquise sans validation locale.

Que dit la convention fiscale France-Brésil de 1971 ?

Il existe bien une convention France-Brésil du 10 septembre 1971, mais elle ne couvre que les impôts sur le revenu et sur les sociétés. Pour votre contrat, l'essentiel est ailleurs : le rachat d'une AVL par un résident brésilien est imposable à la résidence, donc au Brésil (le Luxembourg étant neutre). La convention n'intervient que si des revenus de source française subsistent (un bien locatif, des dividendes français…), ce qui ne concerne pas le contrat lui-même.

Surtout, et c'est un point capital pour la suite : cette convention ne traite pas des successions et donations. Il n'existe aucune convention successorale entre la France et le Brésil. C'est ce vide conventionnel qui crée le risque de double imposition que nous détaillons ci-dessous. Par prudence, nous ne citons ici aucun numéro d'article de la convention de 1971 : leur application à un cas concret doit être vérifiée au texte par votre conseil.

Succession : l'ITCMD brésilien et le piège du 990 I

Au Brésil, les successions et donations relèvent de l'ITCMD, un impôt d'État (et non fédéral). Son taux varie d'un État à l'autre et devient progressif à la suite de la réforme constitutionnelle (EC 132/2023), dans la limite d'un plafond de 8 %. Le traitement d'un contrat d'assurance vie étranger et la compétence territoriale de l'ITCMD sont des sujets sensibles, à vérifier au niveau de l'État concerné et avec un conseil local.

Le piège : faute de convention, l'ITCMD peut se cumuler avec le 990 I

Beaucoup pensent qu'en s'installant au Brésil, ils échappent à la France. C'est inexact. Le prélèvement de l'article 990 I du CGI est une taxe « sui generis » qui s'applique selon ses propres critères : il reste dû en France dès lors qu'un bénéficiaire a son domicile fiscal en France au jour du décès (et l'a eu au moins 6 des 10 années précédentes), ou que l'assuré ait son domicile fiscal en France au moment du décès (art. 4 B du CGI) — abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Comme il n'existe pas de convention successorale France-Brésil, rien ne neutralise un éventuel cumul ITCMD brésilien + 990 I français. Voir notre page sur l'article 990 I.

La vraie parade consiste à cartographier la chaîne assuré → bénéficiaires : le 990 I ne tombe que lorsque ni l'assuré ni les bénéficiaires n'ont plus de rattachement fiscal français suffisant (famille installée au Brésil depuis plus de 6 ans). Tant qu'un lien français subsiste, le risque de double imposition doit être anticipé et chiffré, avec vos conseils français et brésilien. C'est précisément le type d'analyse que nous menons au cabinet.

Et si vous rentrez en France ?

La portabilité joue dans les deux sens. Si vous redevenez résident fiscal français, le contrat luxembourgeois reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (article 125-0 A du CGI). Vous devez alors déclarer le contrat via le formulaire 3916-bis, et l'antériorité acquise n'est pas perdue.

L'assurance vie est en outre hors du champ de l'exit tax, dans un sens comme dans l'autre. Les modalités du départ et du retour, pays par pays, sont détaillées dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés.

Pour qui l'assurance vie luxembourgeoise au Brésil a-t-elle du sens ?

Pour celles et ceux dont le projet brésilien s'inscrit dans la durée et qui veulent un véhicule souple, portable et multidevises — à condition d'avoir fait auditer leur situation localement :

L'AVL au Brésil : pour qui ?
ProfilIntérêt de l'AVL au Brésil
Expatrié de long terme (capital ≥ 250 000 €)Portabilité + capitalisation possible jusqu'au rachat (sous réserve d'audit)
Famille à patrimoine internationalMultidevises (réal, euro, dollar), architecture ouverte, un seul contrat qui suit
Détenteur d'un contrat déjà ouvert en FranceLe contrat suit la résidence sans clôture, en gardant son antériorité
Va-et-vient France / BrésilLe contrat épouse chaque résidence, sans exit tax ni clôture

Le bon réflexe n'est pas de souscrire dans l'urgence du déménagement, mais de structurer en amont : faire qualifier le contrat au regard de la loi 14.754/2023, cartographier le fait générateur, et anticiper la succession (le lien français du 990 I et le cumul possible avec l'ITCMD). Sur le Brésil, l'audit local n'est pas une option : c'est le préalable de toute décision.

Hagnéré Patrimoine

Préparer votre installation au Brésil

Qualification du contrat sous la loi 14.754/2023, fait générateur, succession France/Brésil (ITCMD + 990 I) : nous coordonnons votre stratégie avec un conseil fiscal brésilien. Ce travail se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée. Premier rendez-vous offert — 45 min : nous recueillons votre situation et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Mentions légales et conformité

Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Bassens (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA). Téléphone : 03 74 47 20 18 — 82 Impasse de Bellevue, 73000 Bassens.

Informations à jour au 25 juin 2026 (Brésil : imposition du revenu mondial ; loi n° 14.754 du 12/12/2023, en vigueur au 01/01/2024, IRPF 15 % sur les aplicações financeiras à l'étranger ; ITCMD, plafond 8 %, réforme EC 132/2023 ; convention France-Brésil du 10/09/1971 limitée aux impôts sur le revenu, absence de convention successorale ; CGI art. 990 I, 757 B, 125-0 A, 4 B ; norme CRS). La fiscalité brésilienne des avoirs étrangers est récente et son application à une assurance vie luxembourgeoise n'est pas tranchée de manière uniforme : ces éléments sont donnés sous réserve et appellent un audit avec un conseil fiscal brésilien. Dernière mise à jour : 25 juin 2026.

Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : AVL au Brésil

En principe oui. Le Brésil impose ses résidents sur le revenu mondial : les revenus et gains de source étrangère sont imposables. Depuis la loi 14.754/2023 (entrée en vigueur le 1er janvier 2024), les revenus des « aplicações financeiras » détenues à l'étranger sont soumis à l'IRPF au taux de 15 %. Cette loi range expressément parmi ces actifs les polices d'assurance rachetables par l'assuré ou les bénéficiaires. Le traitement précis d'un contrat luxembourgeois doit être confirmé par un conseil fiscal brésilien.

C'est la réforme brésilienne des actifs financiers à l'étranger, en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Elle soumet à un taux unique de 15 % les revenus des « aplicações financeiras » détenues hors du Brésil par une personne physique résidente, déclarés chaque année dans l'ajustement annuel. Les polices d'assurance rachetables figurent dans la liste de ces actifs. La qualification exacte d'une assurance vie luxembourgeoise, son fait générateur (rachat ou non) et sa base imposable doivent être audités localement : c'est un point complexe et non tranché de manière uniforme.

Pour les « aplicações financeiras » détenues en direct par une personne physique, l'imposition intervient en principe lors de la réalisation effective du revenu : rachat, amortissement, cession, échéance ou liquidation, sur une base de trésorerie, sans valorisation annuelle de type « come-cotas ». L'impôt est ensuite déclaré et acquitté dans l'ajustement annuel (DAA). L'application concrète à une assurance vie luxembourgeoise doit être vérifiée avec un conseil fiscal brésilien.

Non. Les prélèvements sociaux français de 17,2 % visent les résidents fiscaux français. Un résident fiscal brésilien n'y est pas soumis sur les produits de son contrat. C'est la fiscalité brésilienne qui s'applique, le Luxembourg étant fiscalement neutre. En revanche, tant que vous étiez résident français, ces prélèvements ont pu s'appliquer ; ils cessent avec le transfert de la résidence fiscale au Brésil.

Oui, en matière d'impôts sur le revenu : la convention France-Brésil du 10 septembre 1971 vise l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés. Elle ne couvre pas les successions et donations : il n'existe pas de convention successorale entre les deux pays. Le rachat d'une assurance vie luxembourgeoise par un résident brésilien relève de la fiscalité de sa résidence, donc du Brésil, le Luxembourg ne prélevant rien.

Le Brésil applique l'ITCMD, impôt d'État sur les successions et donations. Son taux varie selon l'État et devient progressif à la suite de la réforme constitutionnelle EC 132/2023, dans la limite d'un plafond de 8 %. Le traitement d'un contrat d'assurance vie étranger et la compétence territoriale de l'ITCMD sont des sujets sensibles à vérifier au niveau de l'État concerné et avec un conseil local.

C'est possible. Il n'existe pas de convention successorale France-Brésil pour neutraliser une double imposition. Le prélèvement de l'article 990 I du CGI reste dû en France si un bénéficiaire a son domicile fiscal en France au jour du décès (au moins 6 des 10 dernières années) ou si vous-même, l'assuré, avez votre domicile fiscal en France au moment du décès (art. 4 B). Il s'applique avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Un risque de cumul ITCMD brésilien + 990 I français existe et doit être anticipé.

Oui. Le Brésil participe à l'échange automatique d'informations (norme CRS) depuis 2018, y compris avec la France : la valeur du contrat et ses revenus sont transmis à la Receita Fédéral. Aucune confidentialité fiscale n'est possible et le contrat doit être déclaré au Brésil. Si vous redevenez résident français, le contrat reprend la fiscalité française (article 125-0 A du CGI) ; vous devez le déclarer via le formulaire 3916-bis, et l'assurance vie reste hors du champ de l'exit tax.