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Assurance vie luxembourgeoise à Dubaï : le guide fiscal 2026

Dubaï attire les entrepreneurs et les patrimoines français : 0 % d'impôt sur le revenu, soleil, hub mondial. Sur l'assurance vie, oui, le rachat est à 0 % — mais ce n'est pas le sujet. Le vrai sujet, c'est la succession (le 990 I redevient dû si un bénéficiaire est resté en France), le choix du bon véhicule (une AVL régulée plutôt qu'un « savings plan » offshore à frais confiscatoires) et un départ propre. Ce guide vous donne le mode d'emploi complet.

0 %le rachat aux Émirats
152 500 €l'abattement du 990 I
0 €d'exit tax sur l'AVL
de pénalité sur un offshore
Hagnéré Patrimoine

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Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.

Expert AVLArchitecture ouverteSans engagement
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Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise

Clément Chatelain accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.

Expert AVLCIFORIAS 23002291

À Dubaï, le rachat de votre assurance vie luxembourgeoise est imposé à 0 % — mais, au cabinet Hagnéré Patrimoine, ce n'est jamais le sujet que nous traitons en priorité. Le vrai sujet, c'est la succession (le prélèvement de l'article 990 I peut redevenir dû si un bénéficiaire est resté en France), le choix du bon véhicule (une AVL régulée plutôt qu'un « savings plan » offshore) et un départ propre. Voici le mode d'emploi.

Les Émirats arabes unis sont devenus, en quelques années, l'une des destinations préférées des entrepreneurs et des familles fortunées françaises. Je suis Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (cabinet CIF, ORIAS 23002291), et le cabinet voit beaucoup de patrimoines partir à Dubaï avec une idée fausse : « là-bas, tout est à zéro ». C'est vrai pour le rachat. Ça l'est beaucoup moins pour la transmission. Voici ce qui se passe réellement.

La réponse en 40 secondes

Aux Émirats, le rachat d'une AVL est à 0 % (ni impôt sur le revenu des particuliers, ni prélèvements sociaux ; le corporate tax de 9 % ne vise pas les revenus de placement personnels). Mais retenez trois choses. Un : le 990 I redevient dû si un bénéficiaire est resté résident fiscal de France. Deux : fuyez les « savings plans » offshore vendus sur place (pénalités jusqu'à ~80 %) au profit d'une AVL régulée. Trois : l'assurance vie est hors exit tax, mais soignez le départ (sortie réelle de l'article 4 B du CGI).

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 du Code monétaire et financier) ni un conseil fiscal. La fiscalité des Émirats et l'articulation conventionnelle (convention de 1989, traitement successoral, clause anti-abus de résidence) appellent une analyse au cas par cas. Pour votre situation, sollicitez un bilan et, aux Émirats, un conseil local. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Dubaï en 2026 : 0 % d'impôt, vraiment ?

Oui — et c'est sincère, pas un mirage. Les Émirats arabes unis n'ont ni impôt sur le revenu des particuliers, ni prélèvements sociaux, ni impôt sur la fortune. Un résident fiscal émirati qui rachète son assurance vie ne paie, localement, aucune taxe sur le gain. Et il n'y a pas de TVA sur l'assurance vie.

La seule nouveauté à connaître est le corporate tax de 9 %, applicable aux exercices ouverts à compter du 1ᵉʳ juin 2023. Mais il ne vise que les activités économiques des entreprises : le « Personal Investment Income » (les revenus de placement personnels d'un particulier) en est expressément exclu et n'entre même pas dans le calcul du seuil. Votre rachat d'assurance vie n'est donc pas concerné.

La conséquence est claire : à Dubaï, la fiscalité du rachat n'est pas un sujet — elle est à 0 %. Ce qui mérite votre attention, c'est tout le reste : quel véhicule loger votre épargne, comment organiser votre succession, et comment partir proprement de la résidence fiscale française. C'est précisément l'objet de ce guide.

Comment les Émirats imposent-ils le rachat d'une assurance vie ?

Grâce à la neutralité fiscale luxembourgeoise, le contrat est « caméléon » : le Luxembourg ne prélève aucun impôt à la source, et c'est la fiscalité du pays de résidence qui s'applique. Pour un résident fiscal des Émirats, cette fiscalité est… inexistante. Le rachat — qu'il soit partiel ou total — est imposé à 0 %.

Fiscalité du rachat d'une AVL selon la résidence
Résident fiscalImpôt sur le gain au rachatPrélèvements sociaux
Émirats arabes unis (Dubaï)0 %0 %
France (> 8 ans, ≤ 150 000 €)7,5 % (après abattement)17,2 %
France (PFU de droit commun)12,8 %17,2 %

0 % au rachat, mais le corporate tax ne vous concerne pas

On confond parfois le corporate tax de 9 % (entreprises) avec une taxation des particuliers. Ce n'est pas le cas : le revenu de placement personnel — dont le produit d'une assurance vie — est hors champ et ne compte pas dans le seuil d'imposition. Un particulier résident émirati qui rachète son AVL reste donc à 0 %. Le mécanisme de neutralité luxembourgeoise est détaillé dans notre page sur la neutralité fiscale du Luxembourg.

Autrement dit : à la question « combien vais-je payer en rachetant mon contrat à Dubaï ? », la réponse est rien. C'est précisément parce que cette réponse est si simple qu'il faut déplacer le regard vers les vrais enjeux — à commencer par le véhicule que l'on vous proposera sur place.

AVL régulée vs « savings plans » offshore vendus à Dubaï

C'est le piège n° 1 de l'expatrié à Dubaï. Sur place, de nombreux courtiers vendent des « savings plans » (plans d'épargne) émis par des compagnies offshore : Friends Provident International, Zurich International Vista, RL360, Hansard, Generali… Présentés comme des « assurances vie », ce sont en réalité des engagements de 20 à 25 ans, à frais élevés, avec des pénalités de rachat anticipé qui peuvent atteindre environ 80 % des « initial units » (les unités souscrites les premières années).

AVL régulée (Luxembourg) vs « savings plan » offshore
CritèreAVL régulée (Luxembourg)« Savings plan » offshore
RégulationCommissariat aux Assurances (CAA)Juridiction offshore, contrôle variable
Protection des actifsTriangle de sécurité + super-privilègeSelon la juridiction
Liquidité / rachatLiquide, sans pénalité confiscatoirePénalités jusqu'à ~80 % des unités initiales
EngagementSoupleSouvent 20 à 25 ans
DevisesMultidevises (USD notamment)Variable

Le triangle de sécurité luxembourgeois : un autre monde

Le vrai contrat luxembourgeois est régulé par le Commissariat aux Assurances (CAA) et protégé par le triangle de sécurité (les actifs sont déposés auprès d'une banque dépositaire agréée, ségrégués du bilan de l'assureur) et par le super-privilège du créancier (le souscripteur est créancier de premier rang en cas de défaillance). Il reste liquide, transparent et multidevises — utile à Dubaï, où l'on raisonne souvent en dollar (le dirham émirati, l'AED, est indexé à 1 USD = 3,6725 AED et n'est en pratique pas proposé par les assureurs luxembourgeois). Sur les frais, l'AVL via notre cabinet figure parmi les plus compétitifs du marché — à l'opposé des structures offshore.

La règle est simple : à Dubaï, ne signez jamais un produit d'épargne sans en vérifier la régulation, les frais et les conditions de sortie. Le bon réflexe, c'est l'AVL régulée — pas le savings plan vendu autour d'un café.

Le vrai sujet : la succession et le 990 I

Voici le cœur du dossier, et ce que la plupart des expatriés ignorent. Un souscripteur installé à Dubaï croit souvent échapper à tout — y compris à la fiscalité française de la transmission. C'est inexact. Faute de neutralisation conventionnelle claire en matière de transmission, le prélèvement de l'article 990 I du CGI peut redevenir dû.

Le 990 I redevient dû si un bénéficiaire est resté en France

Le prélèvement de l'article 990 I s'applique selon ses propres critères : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Il est dû dès lors qu'un bénéficiaire a son domicile fiscal en France au jour du décès et l'a eu au moins 6 des 10 années précédentes, ou que l'assuré a son domicile fiscal en France au moment du décès (art. 4 B du CGI). Attention : la règle des 6 ans sur 10 ne vise que le bénéficiaire, jamais l'assuré. En clair : vous pouvez résider à Dubaï depuis des années, si l'un de vos enfants bénéficiaires est resté résident fiscal de France, le 990 I peut frapper sa part. Voir notre page sur l'article 990 I.

Un mot sur le 757 B : les primes versées après 70 ans relèvent de ce second régime, distinct du 990 I. La vraie parade n'est donc pas « je suis à Dubaï, donc je suis tranquille », mais d'analyser la chaîne assuré → bénéficiaires : tant qu'un maillon garde un rattachement fiscal français, le lien avec la France subsiste.

Côté émirati, en revanche, aucun droit de succession n'existe. Pour les non-musulmans, le Fédéral Decree-Law 41/2022 prévoit par défaut une répartition moitié conjoint, moitié enfants. Pour conserver l'application de la loi française, on combine un DIFC Will (testament inscrit au DIFC Wills Registry) et une professio juris (choix de la loi nationale, au sens de l'article 22 du règlement UE 650/2012). Le détail de cette organisation successorale locale est traité dans notre guide de l'expatrié aux Émirats arabes unis.

Que dit la convention fiscale France-Émirats de 1989 ?

La convention applicable est celle du 19 juillet 1989 (décret 90-631 du 13 juillet 1990), en vigueur depuis 1990 et toujours d'actualité. Le produit d'une assurance vie n'y est pas expressément visé : en tant que revenu non expressément visé, il est imposable dans l'État de résidence du bénéficiaire — les Émirats — soit 0 %.

Côté France, il n'y a pas de retenue à la source sur l'assurance vie d'un non-résident (article 125-0 A du CGI). Pour justifier votre résidence émiratie auprès de l'assureur et de l'administration, vous utiliserez une attestation de résidence (CERFA 5000-SD) tamponnée par la Fédéral Tax Authority des Émirats.

La clause anti-abus : un départ réel et documenté

La convention de 1989 comporte un garde-fou : si une personne résidant aux Émirats reste domiciliée fiscalement en France au sens du droit interne français, ses revenus restent imposables en France. Autrement dit, un départ « de façade » ne suffit pas. Votre installation à Dubaï doit être réelle et documentée : sortie effective des critères de l'article 4 B du CGI (foyer, séjour principal, activité, centre des intérêts économiques), obtention d'un TRC émirati (certificat de résidence fiscale). En matière de transmission, par prudence, nous considérons que le périmètre successoral de la convention de 1989 doit être analysé au cas par cas et qu'il ne neutralise pas, à lui seul et de façon certaine, le 990 I.

Partir proprement : sortir de la résidence fiscale française (4 B, exit tax)

Un départ vers Dubaï bien préparé se joue sur deux fronts. D'abord, sortir réellement de la résidence fiscale française : ne plus remplir aucun des critères de l'article 4 B du CGI (foyer ou lieu de séjour principal en France, activité professionnelle principale en France, centre des intérêts économiques en France). C'est la condition pour que la convention de 1989 vous attribue bien la résidence émiratie.

Ensuite, l'exit tax (article 167 bis du CGI). Bonne nouvelle : l'assurance vie est hors du champ de l'exit tax — 0 € d'exit tax sur votre AVL, dans un sens comme dans l'autre.

Exit tax : l'AVL est tranquille, vos titres détenus en direct, moins

L'exit tax vise les plus-values latentes sur titres détenus en direct, au-delà de 800 000 € de plus-values latentes ou pour une participation d'au moins 50 % d'une société. L'assurance vie en est exclue. Mais attention : les Émirats étant hors Union européenne et hors EEE, le sursis de paiement n'est pas automatique : l'administration peut exiger des garanties à hauteur d'environ 30 % des plus-values latentes. Loger ses titres dans une enveloppe d'assurance vie avant le départ peut donc, selon les cas, simplifier considérablement l'équation. Le détail de l'exit tax et des stratégies de départ figure dans notre guide de l'expatrié aux Émirats arabes unis.

Le bon réflexe : structurer avant de partir. Souscrire (ou alimenter) son AVL en tant que résident français permet de prendre date pour l'antériorité de 8 ans, de simplifier le KYC et, le cas échéant, de réorganiser un portefeuille de titres avant que l'exit tax n'entre en jeu.

Et si vous rentrez en France ?

La portabilité joue dans les deux sens. Si vous redevenez résident fiscal français, le contrat luxembourgeois reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (article 125-0 A du CGI). Le contrat n'est ni clôturé ni pénalisé par le retour, et l'antériorité acquise est conservée.

Deux réflexes au retour : déclarer le contrat via le formulaire 3916-bis (déclaration des contrats d'assurance vie souscrits à l'étranger), et savoir que la valeur de rachat a de toute façon été transmise à la France. Car les Émirats appliquent l'échange automatique d'informations (norme CRS) depuis 2018 : aucune opacité n'est possible, ni pendant l'expatriation, ni au retour. Les modalités du départ et du retour, pays par pays, sont détaillées dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés.

Pour qui l'assurance vie luxembourgeoise à Dubaï a-t-elle du sens ?

Pour celles et ceux dont l'installation aux Émirats s'inscrit dans la durée et qui veulent un véhicule souple, portable, régulé et fiscalement maîtrisé :

L'AVL à Dubaï : pour qui ?
ProfilIntérêt de l'AVL à Dubaï
Entrepreneur / expatrié de long termeRachat à 0 %, contrat régulé CAA, libellé en USD
Famille à patrimoine internationalMultidevises, architecture ouverte, un seul contrat qui suit
Souscripteur dont les héritiers restent en FranceAnticiper le 990 I : c'est le vrai sujet, pas le rachat
Détenteur de titres avant le départLoger les titres en AVL : hors exit tax, KYC simplifié en résident FR

Le bon réflexe n'est pas de signer le premier « savings plan » proposé à Dubaï, mais de structurer en amont : choisir une AVL régulée, souscrire idéalement avant le départ, soigner la sortie de l'article 4 B, et surtout anticiper la succession (le lien français du 990 I). C'est exactement le travail que nous menons au cabinet.

Hagnéré Patrimoine

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Choix d'une AVL régulée plutôt qu'un offshore, départ propre (4 B, exit tax), succession et 990 I, DIFC Will : nous structurons votre patrimoine au bon moment. Ce travail se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée. Premier rendez-vous offert — 45 min : nous recueillons votre situation et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Mentions légales et conformité

Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Bassens (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA).

Informations à jour au 25 juin 2026 (fiscalité des Émirats arabes unis : 0 % IR des particuliers, corporate tax 9 % hors revenus de placement personnels ; convention France-Émirats du 19/07/1989, décret 90-631 du 13/07/1990 ; CGI art. 990 I, 757 B, 167 bis, 125-0 A, 4 B ; Federal Decree-Law 41/2022 ; règlement UE 650/2012 ; norme CRS depuis 2018). Le traitement successoral de la convention de 1989, la clause anti-abus de résidence et l'articulation de l'exit tax appellent une analyse au cas par cas, avec un conseil local. Dernière mise à jour : 25 juin 2026.

Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : AVL à Dubaï

Non. Les Émirats arabes unis n'ont ni impôt sur le revenu des particuliers ni prélèvements sociaux : le rachat d'une AVL par un résident fiscal émirati est imposé à 0 %. Le corporate tax de 9 % ne vise que les activités économiques des entreprises et exclut expressément les revenus de placement personnels. Mais ce n'est pas le vrai sujet : la succession et le choix du bon véhicule comptent bien davantage.

Possiblement. Faute de neutralisation conventionnelle claire en matière de transmission, le prélèvement de l'article 990 I du CGI peut s'appliquer : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Il est dû si un bénéficiaire a son domicile fiscal en France au décès (et l'a eu au moins 6 des 10 dernières années), ou si vous-même, l'assuré, avez votre domicile fiscal en France au moment du décès. La règle des 6 ans sur 10 ne vise que le bénéficiaire, pas l'assuré. Un souscripteur installé à Dubaï peut donc croire échapper à tout, alors que le 990 I redevient dû si un bénéficiaire est resté résident fiscal de France.

Non, il n'existe aucun droit de succession aux Émirats arabes unis. Pour les non-musulmans, le Fédéral Decree-Law 41/2022 prévoit par défaut une répartition moitié conjoint, moitié enfants. Un DIFC Will (DIFC Wills Registry), associé à une professio juris au sens de l'article 22 du règlement UE 650/2012, permet de conserver l'application de la loi successorale française sur le patrimoine concerné.

Non, l'assurance vie est hors du champ de l'exit tax (article 167 bis du CGI) : 0 € d'exit tax sur l'AVL. En revanche, les titres détenus en direct sont visés au-delà de 800 000 € de plus-values latentes ou pour une participation d'au moins 50 % d'une société. Les Émirats étant hors Union européenne et hors Espace économique européen, le sursis n'est pas automatique : des garanties sont en principe exigées à hauteur d'environ 30 % des plus-values latentes.

La convention du 19 juillet 1989 (décret 90-631 du 13 juillet 1990) est en vigueur depuis 1990 et toujours applicable. Le produit d'une assurance vie, revenu non expressément visé, est imposable dans l'État de résidence, soit les Émirats (0 %). Côté France, il n'y a pas de retenue à la source sur l'assurance vie d'un non-résident. Une attestation de résidence (CERFA 5000-SD) tamponnée par la Fédéral Tax Authority émiratie permet de justifier votre résidence. Attention : si vous restez domicilié fiscalement en France au sens du droit interne, vos revenus restent imposables en France.

Une différence majeure. Les savings plans offshore vendus sur place (Friends Provident International, Zurich International Vista, RL360, Hansard, Generali) engagent souvent sur 20 à 25 ans, avec des frais élevés et des pénalités de rachat anticipé pouvant atteindre environ 80 % des unités initiales. Un vrai contrat d'assurance vie luxembourgeois est régulé par le Commissariat aux Assurances, bénéficie du triangle de sécurité et du super-privilège du créancier, reste liquide et transparent, et permet une gestion multidevises (notamment en dollar).

Oui, plusieurs assureurs luxembourgeois (Lombard / Utmost, Baloise, Cardif Lux Vie, Sogelife, La Mondiale) acceptent les dossiers de résidents des Émirats, avec un ticket d'entrée de l'ordre de 100 000 à 250 000 € et un contrat souvent libellé en dollar. Il est toutefois idéal de souscrire avant le départ, en tant que résident français : on prend date (antériorité de 8 ans) et le parcours KYC est plus simple.

Les Émirats appliquent l'échange automatique d'informations (norme CRS) depuis 2018 : la valeur de rachat de votre contrat luxembourgeois est transmise à la France. Aucune opacité n'est possible. Si vous redevenez résident fiscal français, vous déclarez le contrat via le formulaire 3916-bis et il reprend le régime de l'article 125-0 A du CGI (PFU, abattement de 4 600 / 9 200 €, 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 %).