Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert
Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Quentin Hagnéré accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.
Sommaire
- 1. L'île Maurice en 2026 : la destination phare des expatriés
- 2. Le remittance basis : imposé seulement si rapatrié
- 3. 0 % plus-values, 0 succession : une fiscalité douce
- 4. Pourquoi une AVL plutôt qu'une AV française ?
- 5. Que dit la convention fiscale France-Maurice ?
- 6. Succession : le vrai sujet et le piège du 990 I
- 7. Et si vous rentrez en France ?
- 8. Pour qui l'AVL à l'île Maurice a-t-elle du sens ?
- FAQ — 8 questions essentielles
Pour une assurance vie luxembourgeoise détenue par un résident fiscal mauricien, deux règles font toute la différence. Un : l'île Maurice n'impose le revenu de source étrangère que s'il est rapatrié à Maurice (le remittance basis) ; un rachat d'AVL conservé à l'étranger n'y est pas imposé. Deux : Maurice ne connaît ni impôt sur les plus-values, ni impôt sur les successions. Au cabinet Hagnéré Patrimoine, c'est un dossier d'expatriation que nous voyons passer de plus en plus souvent. Voici le mode d'emploi complet.
L'île Maurice attire par son climat, son cadre de vie et une fiscalité réputée parmi les plus douces. Mais la douceur locale ne fait pas tout disparaître : le vrai sujet d'une assurance vie, c'est la transmission, et là, un lien français peut suffire à réveiller le 990 I. Je suis Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine (CIF, ORIAS 23002291), et voici ce qui se passe vraiment pour une AVL quand on devient résident mauricien.
La réponse en 40 secondes
Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois est « caméléon » : il prend la fiscalité de l'île Maurice. Là-bas, retenez quatre choses. Un : le remittance basis— votre rachat d'AVL n'est imposé que si vous le rapatriezà Maurice. Deux : 0 % d'impôt sur les plus-values et 0 droit de successionà Maurice. Trois : une convention de revenu de 1980évite la double imposition (mais aucune convention successorale). Quatre : le 990 Ireste dû en France si un bénéficiaire ou l'assuré garde un domicile fiscal français.
Avertissement
L'île Maurice en 2026 : la destination phare des expatriés français
L'île Maurice s'est imposée comme l'une des premières destinations d'expatriation des Français, et tout particulièrement des retraités. Plusieurs statuts de résidence facilitent l'installation : le Retirement Permit(permis de retraite, sur justification de revenus), l'Occupation Permit (investisseur, professionnel, indépendant) et le Premium Visa pour les séjours longue durée. Acheter un bien dans un programme immobilier agréé (PDS) ouvre aussi un droit au séjour.
L'attrait fiscal est réel : pas d'impôt sur la fortune, pas d'impôt sur les plus-values, une imposition du revenu progressive et plafonnée à un taux bien inférieurau barème français. Pour un Français qui détient une assurance vie luxembourgeoise, la question n'est donc pas « vais-je être lourdement taxé ? » — la fiscalité locale est douce — mais « comment articuler mon contrat avec le remittance basis et préserver la transmission ? ». Et là, l'AVL a une carte maîtresse : sa portabilité.
Le remittance basis : votre rachat n'est imposé que s'il est rapatrié
C'est la spécificité mauricienne qu'il faut comprendre avant tout. À l'île Maurice, un résident fiscal est imposé sur ses revenus de source mauricienne, mais ses revenus de source étrangère ne sont imposés que dans la mesure où ils sont rapatriés (remitted) à Maurice. C'est le principe du remittance basis, consacré par la doctrine de la Mauritius Revenue Authority et par la jurisprudence (affaire Dilloo).
Conséquence directe pour votre AVL : le produit d'un rachat est un revenu de source étrangère. Tant qu'il reste sur un compte hors de Maurice, il n'est pas imposé localement. Ce n'est que lorsqu'il est rapatrié à Maurice qu'il devient imposable — et seulement l'année du rapatriement.
| Situation du produit du rachat | Imposition à l'île Maurice |
|---|---|
| Conservé sur un compte hors de Maurice | Non imposé localement |
| Rapatrié sur un compte mauricien | Imposable l'année du rapatriement |
| Réinvesti dans le contrat luxembourgeois | Pas de rapatriement, pas d'imposition locale |
Ce que le remittance basis n'est pas
0 % sur les plus-values, 0 droit de succession : une fiscalité parmi les plus douces
Au-delà du remittance basis, l'île Maurice cumule plusieurs absences d'impôtqui en font une terre d'accueil patrimoniale. Maurice ne connaît pas d'impôt sur les plus-values(no capital gains tax) : les gains réalisés à l'intérieur du contrat luxembourgeois ne sont frappés d'aucun impôt mauricien à ce titre. Le pays ne lève pas non plus d'impôt sur la fortune, ni de prélèvements sociaux de type CSGsur l'épargne (la contribution sociale mauricienne vise les revenus d'activité, pas le rachat d'un contrat).
| Élément | Traitement à l'île Maurice |
|---|---|
| Plus-values du contrat | 0 % (pas d'impôt sur les plus-values) |
| Rachat (produit de source étrangère) | Imposé au barème IR seulement si rapatrié à Maurice |
| Impôt sur la fortune | Néant |
| Succession / donation | Néant à Maurice (mais 990 I possible en France) |
Quand un rachat est rapatrié, il s'ajoute au revenu imposable et relève du barème progressif de l'impôt sur le revenu mauricien, qui démarre à 0 % sur une première tranche et reste, en haut de barème, nettement inférieuraux taux français. Le détail des tranches évolue à chaque loi de finances mauricienne : il doit être vérifié l'année du rapatriement avec un conseil local. L'ordre de grandeur, lui, ne change pas : la pression fiscale locale sur le rachat d'une AVL est faible, et nulle tant qu'il n'est pas rapatrié.
Côté succession, le constat est encore plus net : l'île Maurice ne connaît ni droits de succession, ni droits de donation, ni droits de mutation à titre gratuit. Localement, la transmission de votre contrat ne déclenche donc aucune taxation. Tout l'enjeu se déplace alors vers la France — et c'est l'objet de la sixième partie de ce guide.
Pourquoi une assurance vie luxembourgeoise plutôt que française ?
Pour l'expatriation, le Luxembourg garde l'avantage. Grâce à sa neutralité fiscale, le contrat luxembourgeois est portable : il n'ajoute aucune taxe luxembourgeoise et épouse directementla fiscalité du pays de résidence — ici, l'île Maurice et son remittance basis. L'assureur luxembourgeois n'est pas collecteur d'un prélèvement français : une fois résident mauricien, vous relevez du cadre local.
S'ajoutent les atouts structurels propres au Luxembourg : multidevises(utile quand on vit en roupie mauricienne mais qu'on raisonne en euro ou en dollar), architecture ouverte et super-privilège protégeant l'épargnant. Une assurance vie française, elle, reste pensée pour un résident français et se pilote moins bien à 10 000 kilomètres. Le mécanisme de neutralité — pourquoi le contrat « n'ajoute rien » et se contente d'épouser le pays de résidence — est détaillé dans notre page sur la neutralité fiscale du Luxembourg, et le cadre international d'ensemble dans notre guide de la fiscalité internationale de l'AVL.
Le mode de gestion(FID, FAS ou FIC) se calibre selon votre profil et le montant investi : voyez notre page FID, FAS, FIC : quel mode de gestion choisir.
Que dit la convention fiscale France-Maurice ?
Bonne nouvelle : il existeune convention fiscale entre la France et l'île Maurice. Elle a été signée le 11 décembre 1980, est entrée en vigueur le 17 septembre 1982, a été modifiée par un avenant du 23 juin 2011 (clause anti-abus) et intégrée à l'instrument multilatéral OCDE (BEPS). Elle tend à éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortuneet organise la répartition de l'imposition entre les deux États.
Pour votre contrat luxembourgeois, l'essentiel tient en une idée : le rachat d'une AVL par un résident mauricien relève de la fiscalité mauricienne(le Luxembourg étant neutre, il ne prélève rien), sous réserve du remittance basis. La convention n'intervient que si des revenus de source française subsistent (un bien locatif en France, des dividendes français…) — ce qui ne concerne pas le contrat lui-même.
Le point qui change tout : pas de convention successorale
Succession : le vrai sujet, et le piège du 990 I
C'est ici que se joue l'essentiel. À Maurice, la transmission de votre AVL ne déclenche aucune taxe locale. Mais comme il n'existe aucune convention successoraleFrance-Maurice, rien ne neutralise les règles françaises. Or l'assurance vie obéit, côté France, à un prélèvement bien particulier.
Le 990 I : une taxe sui generis, dûe si un lien français demeure
La vraie paraden'est donc pas « l'île Maurice efface la France », mais d'expatrier durablement la chaîne assuré → bénéficiaires. Tant qu'un bénéficiaire conserve son domicile fiscal en France (la règle des 6 ans sur 10 visant le bénéficiaire), ou tant que vous-même, l'assuré, gardez un domicile fiscal françaisau sens de l'article 4 B, le 990 I reste dû. Lorsque ni l'assuré ni les bénéficiaires n'ont plus de rattachement fiscal français suffisant, le 990 I devient sans objet — et l'AVL se transmet alors en franchise, l'île Maurice ne prélevant rien.
Et si vous rentrez en France ?
La portabilité joue dans les deux sens. Si vous redevenez résident fiscal français, le contrat luxembourgeois reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (article 125-0 A du CGI). Le contrat n'est ni clôturé ni pénalisé par le retour, et conserve son antériorité fiscale.
L'assurance vie est en outre hors du champ de l'exit tax, dans un sens comme dans l'autre. À noter : il faudra veiller, au retour, à la déclaration du contrat(formulaire 3916-bis) et à la reprise du régime du 125-0 A. Les modalités du départ et du retour, pays par pays, sont détaillées dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés.
Pour qui l'assurance vie luxembourgeoise à l'île Maurice a-t-elle du sens ?
Pour celles et ceux dont le projet mauricien s'inscrit dans la durée et qui veulent un véhicule souple, portable et fiscalement maîtrisé :
| Profil | Intérêt de l'AVL à l'île Maurice |
|---|---|
| Retraité installé à Maurice (Retirement Permit) | Rachats pilotés via le remittance basis + 0 % plus-values |
| Famille à patrimoine international | Multidevises, architecture ouverte, un seul contrat qui suit |
| Investisseur / dirigeant (Occupation Permit) | Souplesse de gestion, fiscalité locale douce sur le contrat |
| Va-et-vient France / Maurice | Le contrat épouse chaque résidence, sans exit tax ni clôture |
Le bon réflexe n'est pas de souscrire dans l'urgence du déménagement, mais de structurer en amont : comprendre le remittance basis et piloter ses rapatriements, calibrer l'allocation et le mode de gestion, et surtout anticiper la succession(le lien français du 990 I). C'est exactement le travail que nous menons au cabinet.
Préparer votre installation à l'île Maurice
Remittance basis et pilotage des rapatriements, choix du mode de gestion, succession France/Maurice et 990 I : nous structurons votre assurance vie luxembourgeoise au bon moment. Bilan offert en 30 minutes.
Mentions légales et conformité
Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Chambéry (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA).
Informations à jour au 5 juin 2026 (île Maurice : remittance basis, absence d'impôt sur les plus-values, les successions, les donations et la fortune ; barème de l'impôt sur le revenu mauricien évolutif ; convention fiscale France-Maurice du 11/12/1980, en vigueur depuis le 17/09/1982, avenant du 23/06/2011 ; absence de convention successorale France-Maurice ; CGI art. 990 I, 757 B, 125-0 A ; échange automatique CRS). La fiscalité mauricienne évolue à chaque loi de finances ; certaines interactions appellent une analyse au cas par cas, avec un conseil local. Dernière mise à jour : 5 juin 2026.
Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

