Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert
Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Quentin Hagnéré accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.
Sommaire
- 1. L'Aliyah : un changement de fiscalité radical
- 2. L'exonération de 10 ans des olim : l'atout maître
- 3. Et après 10 ans ? Comment est imposé le rachat ?
- 4. Faut-il déclarer le contrat en Israël ?
- 5. Que dit la convention France-Israël ?
- 6. Succession : zéro impôt israélien, mais le piège du 990 I
- 7. Et si vous rentrez en France ?
- 8. Pour qui l'AVL en Israël a-t-elle du sens ?
- FAQ — 8 questions essentielles
Pour une assurance vie luxembourgeoise détenue par un Français devenu résident fiscal israélien après son Aliyah, l'événement décisif est le statut d'ole hadash(nouvel immigrant) : il ouvre une exonération de dix ans sur les revenus et gains de source étrangère— et le rachat d'une AVL en fait partie. Au cabinet Hagnéré Patrimoine, c'est l'une des situations d'expatriation les plus favorables que nous rencontrons. Ce guide en donne le mode d'emploi.
Israël combine deux avantages rares : une fenêtre d'exonérationlongue pour les nouveaux arrivants et l'absence totale d'impôt successoral depuis 1981. Je suis Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine (CIF, ORIAS 23002291), et je vois beaucoup de candidats à l'Aliyah sous-exploiter ces leviers — ou, à l'inverse, croire à tort qu'ils effacent tout lien avec la France. Voici ce qui se passe vraiment pour une assurance vie luxembourgeoise quand on s'installe en Israël.
La réponse en 40 secondes
Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois est « caméléon » : il prend la fiscalité d'Israël. Là-bas, retenez quatre choses. Un : l'ole hadash est exonéré dix anssur ses revenus de source étrangère — le rachat de l'AVL est en principe exonéré sur cette période. Deux : au-delà, le gain est imposé au taux des revenus du capital (~25 %), sans prélèvement social français. Trois : Israël n'a aucun impôt successoral (aboli en 1981). Quatre : faute de convention successorale, le 990 I reste dû si un bénéficiaire — ou l'assuré — garde un domicile fiscal français.
Avertissement
L'Aliyah en 2026 : un changement de fiscalité radical pour votre épargne
Faire son Aliyah, ce n'est pas seulement changer de pays : c'est changer de résidence fiscale. Dès lors que vous devenez résident fiscal d'Israël, votre épargne financière cesse, en principe, de relever de la fiscalité française des rachats — le contrat luxembourgeois, fiscalement neutre, épouse désormais le régime israélien.
Or ce régime réserve aux nouveaux arrivants un traitement parmi les plus favorables au monde. Le législateur israélien a voulu encourager l'immigration (et le retour des Israéliens de la diaspora) en accordant une exonération de dix anssur tout ce qui provient de l'étranger. Pour un Français qui arrive avec un patrimoine financier déjà constitué — typiquement, une assurance vie luxembourgeoise —, la question n'est donc pas « combien vais-je payer ? » mais « comment exploiter au mieux cette fenêtre de dix ans ? ». Et là, la portabilité de l'AVL devient une carte maîtresse.
L'exonération de 10 ans des olim : l'atout maître de l'Aliyah
C'est le cœur du sujet. Le nouvel immigrant (ole hadash) et le résident de retour de longue durée(toshav hozer vatik, après dix ans passés hors d'Israël) bénéficient, au titre de la réforme de 2008, d'une exonération de dix ans sur leurs revenus et gains en capital de source étrangère : dividendes, intérêts, loyers étrangers, plus-values de cession d'actifs situés hors d'Israël.
Le rachat d'une assurance vie luxembourgeoise est, par nature, un revenu de source étrangère. Il entre donc, en principe, dans le champ de cette exonération : pendant dix ans, un rachat opéré par un ole hadash est, en pratique, exonéré d'impôt israélien. C'est l'argument central de ce guide — et un avantage qu'aucune assurance vie française ne permet d'exploiter aussi simplement, grâce à la portabilité luxembourgeoise.
La fenêtre de dix ans : le bon réflexe
Et après 10 ans ? Comment est imposé le rachat ?
L'exonération n'est pas éternelle. À l'expiration de la période de dix ans, vous redevenez un résident fiscal israélien « de droit commun » : le gain réalisé lors d'un rachat de votre assurance vie luxembourgeoise devient imposable en Israël, au taux des revenus du capital.
| Période | Impôt israélien sur le gain | Prélèvement social français |
|---|---|---|
| Pendant les 10 ans (ole hadash) | 0 % (exonéré) | 0 % |
| Au-delà de 10 ans | ~25 % (revenus du capital) | 0 % |
Le taux d'imposition des revenus du capital en Israël est de l'ordre de 25 % (porté à 30 % pour un actionnaire détenant plus de 10 % d'une société). Une surtaxe complémentairesur les hauts revenus du capital peut s'ajouter au-delà d'un seuil annuel. Surtout, retenez ce point : aucun prélèvement social français de 17,2 %ne s'applique tant que vous êtes résident fiscal d'Israël — un écart considérable avec un résident de France.
La stratégie : concentrer les rachats dans la décennie exonérée
Faut-il déclarer le contrat luxembourgeois en Israël ?
Longtemps, l'exonération de dix ans s'accompagnait d'une dispense de déclaration : l'ole hadash n'avait ni impôt à payer, ni revenus ou avoirs étrangers à déclarer pendant la décennie. Ce volet a changé.
Pour les personnes devenues résidentes fiscales d'Israël à compter du 1ᵉʳ janvier 2026, la dispense de déclaration est supprimée : l'exonération d'impôt demeure, mais les revenus et avoirs de source étrangère doivent désormais être déclarésà l'administration fiscale israélienne (Rashut HaMisim). C'est une nuance importante de calendrier : l'avantage économique (zéro impôt) subsiste, seule l'obligation formelle de transparence est renforcée.
Aucune confidentialité fiscale : le CRS s'applique
Que dit la convention fiscale France-Israël ?
La convention applicable est celle du 31 juillet 1995 (signée à Jérusalem, en vigueur depuis le 18 juillet 1996). Elle vise les impôts sur le revenu et sur la fortune. Pour votre contrat, le point essentiel est simple : le rachat d'une AVL par un résident d'Israël est imposable à l'État de résidence, donc en Israël(où il bénéficie, le cas échéant, de l'exonération des olim). Le Luxembourg, neutre, ne prélève rien à la source.
Cette convention couvre le revenu et la fortune, mais pas les successions : il n'existe aucune convention successoraleentre la France et Israël — un point décisif que nous détaillons ci-dessous. Le cadre international d'ensemble (résidence, conventions, exit tax) est expliqué dans notre guide de la fiscalité internationale de l'AVL, et le détail pays par pays dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés.
Succession : zéro impôt israélien, mais le piège du 990 I
Voici la deuxième bonne nouvelle israélienne — et son revers. Israël n'applique aucun impôt sur les successions ni droit de succession : ce régime a été aboli le 1ᵉʳ avril 1981et n'a jamais été rétabli. Le capital décès d'une assurance vie transmis à un bénéficiaire résident d'Israëln'y supporte donc, en principe, aucune taxation successorale.
Le faux ami : l'exonération israélienne ne neutralise pas le 990 I
La vraie paraden'est donc pas « l'Aliyah efface la France », mais d'expatrier durablement la chaîne assuré → bénéficiaires : quand ni l'assuré ni les bénéficiaires n'ont plus de rattachement fiscal français suffisant (famille installée en Israël depuis plus de six ans), le 990 I devient sans objet. À l'inverse, si un enfant bénéficiaire est resté étudier ou travailler en France, le 990 I peut s'appliquer malgrél'absence totale d'impôt israélien : c'est précisément le point qu'il faut auditer avant de figer une clause bénéficiaire.
Et si vous rentrez en France ?
La portabilité joue dans les deux sens. Si vous redevenez résident fiscal français, le contrat luxembourgeois reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (article 125-0 A du CGI). Le contrat n'est ni clôturé ni pénalisé par le retour, et vous le déclarez de nouveau via le formulaire 3916-bis.
L'assurance vie est en outre hors du champ de l'exit tax, dans un sens comme dans l'autre : ni le départ vers Israël ni le retour en France ne déclenchent d'imposition latente sur le contrat. Les modalités du départ et du retour, pays par pays, sont détaillées dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés, et le mécanisme de neutralité dans notre page sur la neutralité fiscale du Luxembourg.
Pour qui l'assurance vie luxembourgeoise en Israël a-t-elle du sens ?
Pour celles et ceux dont le projet d'Aliyah s'inscrit dans la durée et qui veulent un véhicule souple, portable et fiscalement maîtriséde part et d'autre de la Méditerranée :
| Profil | Intérêt de l'AVL en Israël |
|---|---|
| Olé hadash avec capital constitué (≥ 250 000 €) | Rachats exonérés d'impôt israélien pendant 10 ans (revenu de source étrangère) |
| Famille à patrimoine franco-israélien | Multidevises (EUR / ILS / USD), architecture ouverte, un seul contrat qui suit |
| Candidat à l'Aliyah préparant son départ | Souscrire avant le départ, puis exploiter la fenêtre d'exonération une fois résident |
| Va-et-vient France / Israël | Le contrat épouse chaque résidence, sans exit tax ni clôture |
Le bon réflexe n'est pas de réagir dans l'urgence du départ, mais de structurer en amont : conserver (ou souscrire) le contrat luxembourgeois, cartographier la fenêtre des dix ans pour y séquencer les rachats utiles, et surtout auditer la chaîne assuré → bénéficiaires au regard du 990 I. C'est exactement le travail que nous menons au cabinet.
Préparer votre Aliyah en Israël
Exploitation de la fenêtre d'exonération de 10 ans, séquençage des rachats, succession France/Israël et 990 I : nous structurons votre assurance vie luxembourgeoise au bon moment. Bilan offert en 30 minutes.
Mentions légales et conformité
Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Chambéry (73000), 7 Rue Ernest Filliard, immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA). Téléphone : 03 74 47 20 18.
Informations à jour au 5 juin 2026 (exonération de dix ans des olim et résidents de retour ; suppression de la dispense de déclaration pour les résidents à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 ; absence d'impôt successoral israélien depuis le 1ᵉʳ avril 1981 ; convention fiscale France-Israël du 31/07/1995 ; absence de convention successorale France-Israël ; CGI art. 990 I, 757 B, 125-0 A, 4 B ; norme CRS). La fiscalité israélienne des olim évolue et l'application de l'exonération à un contrat précis appelle une analyse au cas par cas, avec un conseil fiscal local. Dernière mise à jour : 5 juin 2026.
Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

