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Assurance vie luxembourgeoise au Maroc : le guide fiscal 2026

Marrakech, Agadir, Tanger, Essaouira : le Maroc est l'une des destinations préférées des Français qui s'expatrient ou prennent leur retraite au soleil. Pour l'épargne, la bonne nouvelle est que l'assurance vie luxembourgeoise est portable : grâce à sa neutralité, elle épouse directement la fiscalité marocaine, généralement douce sur les contrats de longue durée et sans prélèvements sociaux. Le vrai sujet n'est donc pas le rachat, mais la succession — et le piège bien français de l'article 990 I.

0 %neutralité luxembourgeoise
IRimpôt sur le revenu marocain
droit de succession généralisé
990 Ile piège du lien français
Hagnéré Patrimoine

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Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.

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Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise

Clément Chatelain accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.

Expert AVLCIFORIAS 23002291

Pour une assurance vie luxembourgeoise détenue par un résident fiscal marocain, c'est la fiscalité marocaine qui s'applique — pas la française. Concrètement : le rachat relève de l'impôt sur le revenu (IR) marocain, avec un régime généralement favorable aux contrats de longue durée et, différence majeure avec la France, aucun prélèvement social de type CSG. Au cabinet Hagnéré Patrimoine, c'est un dossier d'expatriation que nous voyons souvent : le vrai enjeu n'est pas le rachat, mais la succession.

Marrakech, Agadir, Tanger, Essaouira : le Maroc reste l'une des destinations les plus prisées des Français qui s'installent au soleil, souvent à la retraite. Je suis Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (cabinet CIF, ORIAS 23002291), et je constate qu'on se focalise toujours sur la fiscalité du rachat… alors que l'essentiel se joue sur la transmission et la bonne structuration du contrat. Voici le mode d'emploi complet.

La réponse en 40 secondes

Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois est « caméléon » : il prend la fiscalité du Maroc. Là-bas, retenez trois choses. Un : le rachat relève de l'IR marocain, avec un régime favorable de longue durée et pas de CSG. Deux : le Maroc n'a pas de droit de succession généralisé (exonération en ligne directe). Trois : en l'absence de convention successorale FR-Maroc, le 990 I français reste dû si un bénéficiaire ou l'assuré conserve un domicile fiscal français. La parade : souscrire avant le départ et soigner la clause bénéficiaire.

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 du Code monétaire et financier) ni un conseil fiscal. La fiscalité marocaine de l'épargne (conditions de durée et d'âge, abattements, barème de l'IR) évolue d'une loi de finances à l'autre et certaines interactions appellent une analyse au cas par cas. Pour votre situation, sollicitez un bilan et, au Maroc, un conseil local.

Le Maroc en 2026 : la destination retraite favorite des Français

Proximité, climat, art de vivre, coût de la vie : le Maroc concentre tous les atouts qui attirent les Français en quête d'un nouveau chapitre. Marrakech pour son effervescence, Agadir pour son ensoleillement, Tanger et Essaouira pour leur ouverture sur l'Atlantique : chaque ville draine sa communauté d'expatriés et de retraités. Beaucoup arrivent avec une épargne déjà constituée en France et se demandent comment la loger au mieux une fois installés.

La question n'est pas tant « est-ce exonéré ? » que « comment faire voyager mon épargne sans la pénaliser ? ». Et c'est précisément la force de l'assurance vie luxembourgeoise : sa portabilité. Là où un contrat franco-français se pilote mal depuis l'étranger, l'AVL est conçue pour suivre son détenteur d'un pays à l'autre, en épousant à chaque fois la fiscalité locale.

Pourquoi l'assurance vie luxembourgeoise épouse la fiscalité marocaine

Le Luxembourg est fiscalement neutre : il ne prélève aucun impôt à la source sur les produits du contrat. Ce n'est pas un avantage de barème ni une exonération : c'est une simple absence de taxe luxembourgeoise. La conséquence est que c'est la fiscalité du pays de résidence du souscripteur qui s'applique. Pour un résident fiscal marocain, c'est donc la fiscalité marocaine, et elle seule.

C'est ce qu'on appelle le contrat « caméléon » : il prend la couleur fiscale de son environnement. L'assureur luxembourgeois n'est pas collecteur d'un prélèvement français ; vous déclarez et réglez votre impôt là où vous résidez. Le mécanisme est détaillé dans notre page sur la neutralité fiscale du Luxembourg, et le cadre international d'ensemble dans notre guide de la fiscalité internationale de l'AVL.

Sécurité et architecture : l'autre raison de choisir le Luxembourg

Au-delà de la portabilité, l'AVL apporte le super-privilège (l'épargnant est créancier de premier rang en cas de défaillance de l'assureur), une architecture ouverte (multidevises, titres vifs, actifs non cotés) et une gestion sur mesure via un FID (fonds interne dédié). Pour un patrimoine international qui voyage entre la France et le Maroc, c'est un véhicule unique. Voyez notre page FID, FAS, FIC : quel mode de gestion choisir.

Comment le Maroc impose-t-il le rachat de votre contrat ?

Le Maroc impose ses résidents fiscaux sur leur revenu mondial, via l'impôt sur le revenu (IR). Le rachat d'un contrat d'assurance vie ou d'épargne par un résident marocain relève donc de cet IR, selon la nature et la durée du contrat. Le point important : le Maroc réserve un traitement généralement favorable aux contrats de longue durée, avec un mécanisme d'abattement au-delà d'une certaine durée de détention — l'esprit étant proche de la logique des 8 ans en France.

Fiscalité marocaine du rachat (résident marocain) — principes à confirmer au CGI marocain
ÉlémentTraitement au MarocÀ retenir
Base d'impositionImpôt sur le revenu (IR)Le résident marocain est imposé sur son revenu mondial ; le rachat entre dans le champ de l'IR.
Contrats de longue duréeRégime favorable (abattement)Abattement au-delà d'une certaine durée de détention, sous conditions de durée et d'âge à vérifier au cas par cas.
Prélèvements sociauxAucun (pas de CSG)Le Maroc ne connaît pas les 17,2 % de prélèvements sociaux français.

Prudence : les conditions précises se vérifient au cas par cas

Le régime marocain favorable aux contrats d'assurance et d'épargne de longue durée s'accompagne de conditions de durée et d'âge (par exemple, une détention de plusieurs années et un âge minimal à la sortie), ainsi que de modalités d'abattement et d'étalement qui dépendent de la qualification exacte du contrat luxembourgeois au regard du Code général des impôts marocain. Ces paramètres évoluent au gré des lois de finances. Nous présentons ici les principes ; leur application chiffrée à votre contrat doit être validée avec un conseil fiscal marocain.

La grande différence avec la France saute aux yeux : pas de prélèvements sociaux. Là où un résident français supporte 17,2 % de CSG-CRDS sur chaque rachat, le résident marocain n'est concerné que par l'IR marocain. Pour un retraité qui pilote ses rachats au fil de l'eau, l'écart peut être significatif sur la durée.

Que dit la convention fiscale France-Maroc ?

La relation fiscale entre les deux pays est régie par la convention France-Maroc du 29 mai 1970 (impôts sur le revenu), entrée en vigueur le 1ᵉʳ décembre 1971 et complétée par un avenant signé le 18 août 1989. Son objet : éliminer les doubles impositions et organiser l'assistance administrative entre les deux États.

Pour votre contrat luxembourgeois, le principe est clair : le rachat est imposable à l'État de résidence, donc au Maroc pour un résident marocain (le Luxembourg, neutre, ne prélève rien). La convention n'intervient que si des revenus de source française subsistent (un bien locatif en France, des dividendes français…) — ce qui ne concerne pas le contrat en lui-même. La détermination de la résidence fiscale obéit, elle, à des critères conventionnels propres (foyer permanent d'habitation, centre des activités, lieu de séjour), à apprécier précisément lors du départ.

Bien fixer sa résidence fiscale au départ

Le basculement de résident fiscal français à résident fiscal marocain n'est pas qu'une formalité : il conditionne quelle fiscalité s'applique à votre contrat. Tant que vous êtes résident français, c'est la fiscalité française ; une fois résident marocain au sens de la convention de 1970, c'est la fiscalité marocaine. Cette bascule doit être nette, documentée et cohérente avec votre installation réelle au Maroc.

Succession : pas de droit marocain généralisé, mais le piège du 990 I

C'est ici que se joue l'essentiel. Bonne nouvelle d'abord : le Maroc n'applique pas de droit de succession généralisé. La transmission en ligne directe — au profit du conjoint survivant, des ascendants et des descendants — est exonérée ; les héritiers hors ligne directe acquittent des droits d'enregistrement modérés. La dévolution successorale elle-même obéit à des règles propres (droit musulman / Moudawana, sous réserve de la loi applicable selon la nationalité et la confession du défunt), qui relèvent d'un conseil spécialisé.

Le faux ami : l'absence de droit marocain n'efface pas la France

Beaucoup en concluent, à tort, que l'AVL échappe alors à toute fiscalité de transmission. C'est inexact. Il n'existe vraisemblablement pas de convention successorale France-Maroc — à la différence de pays comme la Belgique. En l'absence d'une telle convention, le prélèvement de l'article 990 I du CGI français, une taxe « sui generis », s'applique selon ses propres critères : dès lors qu'un bénéficiaire a son domicile fiscal en France au jour du décès (et l'a eu au moins 6 des 10 années précédentes), ou que l'assuré a son domicile fiscal en France au moment du décès (art. 4 B du CGI), le 990 I est dû — abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Voir notre page dédiée à l'article 990 I.

La vraie parade n'est donc pas « je quitte la France, donc plus de 990 I », mais d'expatrier durablement la chaîne assuré → bénéficiaires. Le 990 I cible deux liens français : celui de l'assuré (domicile en France au décès) et celui du bénéficiaire (domicile en France, et 6 des 10 dernières années). Tant que des enfants bénéficiaires vivent en France, le prélèvement peut s'appliquer même si vous résidez au Maroc depuis longtemps. D'où l'importance de rédiger finement la clause bénéficiaire et d'anticiper la localisation de chacun. Le régime de l'article 757 B (primes versées après 70 ans), lui, est un droit de succession de droit commun : son sort dépendra des règles internes faute de convention dédiée, et mérite un examen au cas par cas.

Faut-il souscrire avant le départ ? La règle d'or du timing

Oui, et c'est le réflexe à ne pas manquer. L'idéal est de souscrire et d'alimenter le contrat luxembourgeois pendant que vous êtes encore résident fiscal français, avant l'installation au Maroc. Trois raisons à cela :

  • L'accès au contrat : les compagnies luxembourgeoises ouvrent plus facilement un dossier à un résident français qu'à un nouveau résident marocain. Souscrire en amont sécurise l'entrée.
  • Le compteur d'ancienneté : démarrer tôt fait courir la durée de détention, utile à la fois pour un éventuel retour en France (les 8 ans) et pour la logique de longue durée côté marocain.
  • La clause bénéficiaire : la poser au calme, en amont, permet de structurer la transmission avant que la situation familiale ne se disperse entre les deux pays.

La portabilité fait ensuite le reste : le contrat vous suit au Maroc sans clôture, ni transfert, ni perte d'antériorité. Vous changez de résidence ; le contrat, lui, ne bouge pas — il se contente d'épouser votre nouvelle fiscalité.

Transparence : le contrat n'est pas confidentiel

Le Maroc s'est engagé dans l'échange automatique d'informations financières (norme CRS de l'OCDE), dont la mise en œuvre s'est faite progressivement. La valeur de rachat du contrat luxembourgeois est donc susceptible d'être communiquée aux administrations concernées. L'AVL n'est pas un outil d'opacité : elle se déclare et se gère au grand jour, ce qui est précisément sa force juridique.

Et si vous rentrez en France ?

La portabilité joue dans les deux sens. Si vous redevenez résident fiscal français, le contrat luxembourgeois reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (article 125-0 A du CGI). Le contrat n'est ni clôturé ni pénalisé par le retour, et l'ancienneté acquise est conservée.

Deux réflexes au retour : déclarer le contrat (formulaire 3916-bis pour les contrats d'assurance vie souscrits à l'étranger) et garder à l'esprit que l'assurance vie est hors du champ de l'exit tax, dans un sens comme dans l'autre. Les modalités du départ et du retour, pays par pays, sont détaillées dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés.

Pour qui l'assurance vie luxembourgeoise au Maroc a-t-elle du sens ?

Pour celles et ceux dont le projet marocain s'inscrit dans la durée et qui veulent un véhicule souple, portable et fiscalement maîtrisé :

L'AVL au Maroc : pour qui ?
ProfilIntérêt de l'AVL au Maroc
Retraité installé à Marrakech / Agadir / TangerIR marocain au rachat, pas de CSG, régime favorable de longue durée
Expatrié de long terme (capital ≥ 250 000 €)Portabilité, architecture ouverte, multidevises (euro / dirham via UC)
Famille à patrimoine internationalUn seul contrat qui suit, et une clause bénéficiaire pilotée pour le 990 I
Va-et-vient France / MarocLe contrat épouse chaque résidence, sans exit tax ni clôture

Le bon réflexe n'est pas de souscrire dans l'urgence du déménagement, mais de structurer en amont : souscrire avant le départ, vérifier l'application du régime marocain de longue durée avec un conseil local, et surtout anticiper la succession via la clause bénéficiaire et le lien français du 990 I. C'est exactement le travail que nous menons au cabinet.

Hagnéré Patrimoine

Préparer votre installation au Maroc

Souscription avant le départ, vérification du régime marocain de longue durée, clause bénéficiaire et succession France/Maroc : nous structurons votre assurance vie luxembourgeoise au bon moment. Ce travail se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée. Premier rendez-vous offert — 45 min : nous recueillons votre situation et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Mentions légales et conformité

Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social au 82 Impasse de Bellevue, 73000 Bassens, immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA). Téléphone : +33 3 74 47 20 18.

Informations à jour au 25 juin 2026 (convention fiscale France-Maroc du 29/05/1970, en vigueur le 01/12/1971, et avenant du 18/08/1989 ; impôt sur le revenu marocain et régime des contrats d'assurance et d'épargne de longue durée selon le Code général des impôts marocain ; CGI français art. 990 I, 757 B, 125-0 A et 4 B). La fiscalité marocaine de l'épargne évolue d'une loi de finances à l'autre, et l'existence d'une convention successorale France-Maroc ainsi que les conditions précises d'abattement appellent une vérification au cas par cas, avec un conseil local. Article publié le 5 juin 2026. Dernière mise à jour : 25 juin 2026.

Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : AVL au Maroc

C'est la fiscalité marocaine qui s'applique, le Luxembourg étant fiscalement neutre. Le Maroc impose ses résidents sur leur revenu mondial via l'impôt sur le revenu (IR). Le rachat du contrat relève de l'IR marocain selon la nature et la durée du contrat ; le Maroc applique un régime généralement favorable aux contrats de longue durée (abattement après une certaine durée, sous conditions de durée et d'âge à vérifier au Code général des impôts marocain). Il n'y a pas de prélèvements sociaux de type CSG au Maroc.

Idéalement avant le départ, en tant que résident fiscal français. Souscrire et alimenter le contrat depuis la France permet d'ouvrir le dossier sans difficulté auprès des compagnies luxembourgeoises, de démarrer le compteur d'ancienneté et de poser une clause bénéficiaire propre. Grâce à sa portabilité, le contrat suit ensuite l'expatrié au Maroc sans perdre son antériorité.

Non. Le Maroc ne connaît pas les prélèvements sociaux de type CSG-CRDS de 17,2 % que la France applique sur les produits d'assurance vie. Pour un résident fiscal marocain qui n'a plus d'affiliation à la sécurité sociale française, le rachat relève du seul impôt sur le revenu marocain. C'est l'une des différences notables avec la fiscalité française.

Le Maroc n'applique pas de droit de succession généralisé : la transmission en ligne directe (conjoint, ascendants, descendants) est exonérée, et les autres héritiers acquittent des droits d'enregistrement modérés. Mais à défaut de convention successorale France-Maroc, le prélèvement de l'article 990 I du CGI français reste dû si un bénéficiaire a son domicile fiscal en France au jour du décès (et au moins 6 des 10 dernières années), ou si vous-même, l'assuré, avez votre domicile fiscal en France au moment du décès. Une analyse au cas par cas est indispensable.

La convention France-Maroc du 29 mai 1970 (impôts sur le revenu), entrée en vigueur le 1er décembre 1971 et complétée par un avenant de 1989, élimine les doubles impositions. Les produits d'un contrat d'assurance vie sont en principe imposables à l'État de résidence, soit le Maroc pour un résident marocain. Le Luxembourg étant neutre, il ne prélève rien à la source. La convention n'intervient que si des revenus de source française subsistent.

Le Maroc s'est engagé dans l'échange automatique d'informations financières (norme CRS de l'OCDE), avec une mise en œuvre progressive. La valeur de rachat du contrat luxembourgeois est donc susceptible d'être transmise aux administrations concernées. Aucune confidentialité fiscale n'est possible : la transparence est la règle.

Pour la portabilité et la sécurité. Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois épouse la fiscalité du pays de résidence sans ajouter de taxe luxembourgeoise, il offre une architecture ouverte (multidevises, titres vifs, non coté) et le super-privilège protège l'épargnant. Il suit l'expatrié au Maroc, puis le ramène en France sans clôture ni pénalité si le projet évolue.

Le contrat reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 ou 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (art. 125-0 A du CGI). Vous devez déclarer le contrat au retour (formulaire 3916-bis). L'assurance vie est hors du champ de l'exit tax, à l'aller comme au retour.