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Assurance vie luxembourgeoise en Belgique : le guide fiscal 2026

La Belgique attire toujours autant de Français — proximité, langue, fiscalité de la transmission réputée douce. Mais sur l'assurance vie, le pays n'est pas le paradis qu'on imagine : il existe une taxe de 2 % à l'entrée, un précompte de 30 % en branche 21 et, depuis le 1er janvier 2026, une taxe de 10 % sur les plus-values d'actifs financiers. La bonne nouvelle ? La branche 23 — exonérée de précompte mobilier et hors du champ de la taxe Reynders — et la convention successorale de 1959 changent la donne. Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois épouse cette fiscalité belge — à condition d'en connaître les taxes et un piège : le FAS y est interdit.

2 %la taxe sur les primes
0 %branche 23 : le précompte mobilier
10 %la taxe sur les plus-values
1959la convention successorale
Hagnéré Patrimoine

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Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise

Clément Chatelain accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.

Expert AVLCIFORIAS 23002291

Pour un assurance vie luxembourgeoise détenue par un résident belge, c'est la fiscalité belge qui s'applique — pas la française. Concrètement : une taxe de 2 % sur chaque prime, un précompte mobilier de 30 % en branche 21 (rachat avant 8 ans) — mais un gain exonéré de précompte en branche 23, hors du champ de la taxe Reynders, sous réserve, depuis 2026, de la taxe de 10 % sur les plus-values. Au cabinet Hagnéré Patrimoine, c'est l'un des dossiers d'expatriation que nous traitons le plus souvent. Ce guide en donne le mode d'emploi complet.

La Belgique a longtemps eu une réputation de terre d'accueil fiscale pour les Français. Sur la transmission, elle reste douce ; sur l'épargne, elle l'est moins qu'on ne le croit. Je suis Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (CIF, ORIAS 23002291), et je vois passer beaucoup de contrats mal calibrés au moment du départ. Voici ce qui se passe vraiment pour une assurance vie luxembourgeoise quand on devient résident belge.

La réponse en 40 secondes

Grâce à sa neutralité, le contrat luxembourgeois est « caméléon » : il prend la fiscalité de la Belgique. Là-bas, retenez quatre choses. Un : une taxe de 2 % sur chaque prime (à éviter en souscrivant avant le départ, en résident français). Deux : en branche 23, le gain est exonéré de précompte mobilier et le contrat échappe à la taxe Reynders. Trois : depuis 2026, une taxe de 10 % frappe les plus-values d'actifs financiers au-delà de 10 000 € par an. Quatre : le FAS est interdit au résident belge (on utilise un FID). Côté succession, une convention de 1959 existe — mais elle ne neutralise pas le 990 I.

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 du Code monétaire et financier) ni un conseil fiscal. La fiscalité belge de l'épargne évolue (réforme des plus-values, droits de succession régionaux) et certaines interactions appellent une analyse au cas par cas. Pour votre situation, sollicitez un bilan et, en Belgique, un conseil local.

La Belgique en 2026 : une destination clé, mais pas le paradis de l'assurance vie qu'on croit

La Belgique reste l'une des premières destinations des Français qui s'expatrient : frontière commune, langue partagée, et surtout pas d'impôt sur la fortune et une transmission longtemps réputée plus douce qu'en France. Beaucoup en déduisent, à tort, que l'assurance vie y serait « tranquille ».

La réalité est plus nuancée. La Belgique a longtemps épargné les plus-values mobilières privées réalisées dans le cadre d'une gestion normale du patrimoine ; ce n'est plus vrai depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, date à laquelle une taxe de 10 % les frappe au-delà d'un abattement annuel de 10 000 €. Elle a par ailleurs bâti, au fil des années, une série de taxes propres à l'assurance : taxe sur les primes, précompte mobilier. Pour un Français qui s'installe à Bruxelles ou en Wallonie, la question n'est donc pas « est-ce exonéré ? » mais « comment loger mon épargne de la façon la plus efficace ? ». Et là, l'assurance vie luxembourgeoise a une carte maîtresse : sa portabilité.

La taxe de 2 % sur les primes : la règle d'or du timing

C'est le premier réflexe à avoir, et celui que la plupart des guides oublient. La Belgique applique une taxe de 2 % sur chaque prime d'assurance vie, due dès lors que le preneur est résident fiscal belge au moment du versement — quel que soit le pays de l'assureur. Un contrat luxembourgeois alimenté par un résident belge y est donc pleinement soumis.

Or la France ne connaît pas cette taxe d'entrée. La conséquence est limpide : souscrire et alimenter le contrat luxembourgeois en tant que résident fiscal français, avant le départ, permet d'échapper aux 2 %. C'est une simple question de calendrier — mais elle change tout.

Taxe de 2 % sur les primes : l'effet du timing
Montant verséSi souscrit résident belge (2 %)Si souscrit résident français avant le départ
250 000 €5 000 € de taxe0 €
500 000 €10 000 € de taxe0 €
1 000 000 €20 000 € de taxe0 €

Concrètement : si votre projet belge se précise, le pire moment pour ouvrir votre contrat luxembourgeois est… une fois installé. Le bon moment, c'est avant, en profitant de votre statut de résident français — qui n'a, lui, aucune taxe d'entrée. La portabilité du contrat fera le reste : il vous suivra en Belgique sans rien perdre de son antériorité.

Branche 21, branche 23, taxe Reynders : où frappe vraiment l'impôt ?

En Belgique, la fiscalité du contrat dépend de sa nature. On distingue la branche 21 (capital ou rendement garanti, l'équivalent du fonds en euros) et la branche 23 (unités de compte, sans garantie, l'équivalent des UC). Le traitement du gain n'est pas le même.

Fiscalité belge du gain selon la nature du contrat (résident belge)
NaturePrécompte mobilier sur le gainDétail
Branche 21 (garanti)30 % si rachat avant 8 ansBase sur un rendement fictif de 4,75 %/an. Exonéré de précompte si rachat après 8 ans (ou couverture décès ≥ 130 % des primes) — la taxe sur les plus-values de 10 % peut alors prendre le relais depuis 2026.
Branche 23 (UC, sans rendement garanti)0 % précompteExonéré de précompte, sans condition de durée (sauf rendement garanti). Nouvelle taxe plus-values de 10 % au rachat depuis 2026, au-delà de 10 000 €/an.
Composante obligataire (branche 23)0 % (hors taxe Reynders)La taxe Reynders (art. 19bis CIR 92) ne vise que les parts de fonds détenues en direct, pas le contrat d'assurance.

Le vrai arbitrage : l'enveloppe, pas seulement l'allocation

On résume souvent la Belgique à « branche 21 taxée, branche 23 exonérée ». C'est trop simple, mais l'enveloppe protège plus qu'on ne le croit. Détenues en direct, des parts de fonds investis à plus de 10 % en créances subissent la taxe Reynders : 30 % de précompte mobilier sur la part obligataire de la plus-value (art. 19bis du CIR 92). Logés dans un contrat de branche 23, les mêmes fonds y échappent, parce que le contrat d'assurance n'est pas une part d'organisme de placement collectif. Ce qui reste à calibrer, depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, c'est la taxe de 10 % sur les plus-values d'actifs financiers, due au rachat au-delà de 10 000 € par an : échelonner les rachats permet d'utiliser l'abattement chaque année.

Deux prélèvements complètent le tableau, mais sans peser directement sur le gain de votre contrat. La taxe annuelle sur les comptes-titres (0,30 % au-delà d'1 M€, taux doublé en 2026) vise en principe les comptes-titres détenus par la compagnie ; sa répercussion éventuelle se vérifie assureur par assureur. Surtout, la nouvelle taxe sur les plus-values d'actifs financiers, adoptée le 3 avril 2026 (publiée au Moniteur belge le 21 avril 2026) et applicable rétroactivement au 1ᵉʳ janvier 2026, frappe les gains à hauteur de 10 % au-delà d'un abattement annuel de 10 000 € (la valeur de référence étant figée au 31 décembre 2025). Les contrats de branche 23 y sont en principe soumis au rachat : la « gratuité » de la branche 23 ne vaut donc plus que pour le précompte mobilier, pas pour cette nouvelle taxe. Son articulation fine (abattement, étalement, valeur de référence) appelle un audit avec un conseil belge.

Faut-il une assurance vie luxembourgeoise plutôt que française ? Et pourquoi le FAS est interdit

Oui, pour l'expatriation, le Luxembourg garde l'avantage. Grâce à sa neutralité fiscale, le contrat luxembourgeois est portable : il n'ajoute aucune taxe luxembourgeoise et épouse directement la fiscalité belge. L'assureur luxembourgeois n'est pas collecteur d'un prélèvement français ; vous déclarez votre contrat en Belgique. Une assurance vie française, elle, reste pensée pour un résident français et se pilote moins bien depuis l'étranger.

Le piège contre-intuitif : le FAS est fermé au résident belge

Le discours marketing vante la « gestion libre totale » de l'AVL via le FAS (fonds d'assurance spécialisé). Ce levier est fermé au résident belge. L'administration belge refuse la qualification d'assurance vie lorsque le souscripteur exerce un pouvoir de gestion trop important sur les actifs sous-jacents : un FAS ferait courir un risque de requalification en compte-titres (perte des avantages des branches 21/23). La bonne structure pour un résident belge, c'est le FID (fonds interne dédié), géré par un gestionnaire mandaté, ou le FIC collectif. Pour comprendre la différence, voyez notre page FID, FAS, FIC : quel mode de gestion choisir.

Le mécanisme de neutralité — pourquoi le contrat « n'ajoute rien » et se contente d'épouser le pays de résidence — est détaillé dans notre page sur la neutralité fiscale du Luxembourg, et le cadre international d'ensemble dans notre guide de la fiscalité internationale de l'AVL.

Que dit la convention fiscale France-Belgique ?

La convention applicable en 2026 reste celle du 10 mars 1964 (impôts sur le revenu). Une nouvelle convention a été signée le 9 novembre 2021, mais elle n'est pas encore en vigueur faute de ratification complète : c'est toujours le texte de 1964 qui régit les relations fiscales.

Pour votre contrat luxembourgeois, le point essentiel est ailleurs : le rachat d'une AVL par un résident belge est imposable à la résidence, donc en Belgique (le Luxembourg étant neutre, il ne prélève rien). La convention France-Belgique n'intervient que si des revenus de source française subsistent (un bien locatif, des dividendes français…) — ce qui ne concerne pas le contrat lui-même. Pour le détail de cette convention (frontaliers, dividendes, succession), voyez notre guide convention fiscale France-Belgique 2026.

Succession : la convention de 1959 et le piège du 990 I

C'est ici que la Belgique se distingue du Portugal. À la différence de ce dernier, il existe une convention France-Belgique du 20 janvier 1959 en matière de successions. Son article 8 attribue la taxation des valeurs mobilières et biens incorporels — dont une assurance vie — à l'État du domicile du défunt. Pour un défunt résident belge, son patrimoine mobilier relève donc, en principe, des droits de succession belges.

Le faux ami : la convention de 1959 ne neutralise pas le 990 I

Beaucoup en concluent, à tort, que l'AVL échappe alors totalement à la France. C'est inexact. Le prélèvement de l'article 990 I du CGI est une taxe « sui generis », et non un droit de succession. Il n'entre donc pas dans le champ de la convention de 1959 et ne bénéficie pas de son mécanisme d'élimination. Il s'applique selon ses propres critères : dès lors qu'un bénéficiaire a son domicile fiscal en France au jour du décès (et l'a eu au moins 6 des 10 années précédentes), ou que l'assuré ait son domicile fiscal en France au moment du décès (art. 4 B du CGI), le 990 I est dû — abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Le régime de l'article 757 B (primes versées après 70 ans), lui, est un droit de succession de droit commun : relevant de la convention de 1959, il serait neutralisé pour un défunt domicilié en Belgique. Voir notre page sur l'article 990 I.

La vraie parade n'est donc pas « la convention 1959 efface la France », mais d'expatrier durablement la chaîne assuré → bénéficiaires : quand ni l'assuré ni les bénéficiaires n'ont plus de rattachement fiscal français suffisant (famille installée en Belgique depuis plus de 6 ans), le 990 I devient sans objet, et l'AVL relève alors du seul régime successoral belge.

Côté belge, justement, les droits de succession sont régionaux. En ligne directe, le barème va d'environ 3 à 27 % en Flandre et de 3 à 30 % en Wallonie et à Bruxelles. Le capital décès d'une assurance vie y est taxé via l'article 8 du Code des droits de succession (mécanisme de la stipulation pour autrui), avec des positions régionales différentes, notamment lorsqu'une donation préalable du contrat a eu lieu.

Et si vous rentrez en France ?

La portabilité joue dans les deux sens. Si vous redevenez résident fiscal français, le contrat luxembourgeois reprend simplement la fiscalité française : prélèvement forfaitaire unique, abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit de 7,5 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % (article 125-0 A du CGI). Le contrat n'est ni clôturé ni pénalisé par le retour.

L'assurance vie est en outre hors du champ de l'exit tax, dans un sens comme dans l'autre. Les modalités du départ et du retour, pays par pays, sont détaillées dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et expatriés.

Pour qui l'assurance vie luxembourgeoise en Belgique a-t-elle du sens ?

Pour celles et ceux dont le projet belge s'inscrit dans la durée et qui veulent un véhicule souple, portable et fiscalement maîtrisé :

L'AVL en Belgique : pour qui ?
ProfilIntérêt de l'AVL en Belgique
Expatrié de long terme (capital ≥ 250 000 €)Portabilité + branche 23 (gain actions exonéré de précompte)
Famille à patrimoine internationalMultidevises, architecture ouverte, un seul contrat qui suit
Couple souscrivant avant le départÉvite la taxe de 2 % sur les primes (souscription en résident français)
Va-et-vient France / BelgiqueLe contrat épouse chaque résidence, sans exit tax ni clôture

Le bon réflexe n'est pas de souscrire dans l'urgence du déménagement, mais de structurer en amont : souscrire avant le départ (la taxe de 2 %), échelonner les rachats (la taxe de 10 % sur les plus-values), choisir un FID plutôt qu'un FAS, et anticiper la succession (le lien français du 990 I). C'est exactement le travail que nous menons au cabinet.

Hagnéré Patrimoine

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Souscription avant le départ, calibrage de la branche 23 et du rythme des rachats face à la taxe de 10 % sur les plus-values, choix FID, succession France/Belgique : nous structurons votre assurance vie luxembourgeoise au bon moment. Ce travail se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée. Premier rendez-vous offert — 45 min : nous recueillons votre situation et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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Mentions légales et conformité

Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Bassens (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA).

Informations à jour au 25 juin 2026 (taxe sur les primes d'assurance 2 % ; précompte mobilier CIR 92 art. 17, 19 et 19bis ; branches 21 et 23 ; convention France-Belgique du 10/03/1964 ; convention successorale franco-belge du 20/01/1959, art. 8 ; CGI art. 990 I, 757 B, 125-0 A). La fiscalité belge de l'épargne évolue (réforme des plus-values, droits de succession régionaux) ; certaines interactions appellent une analyse au cas par cas, avec un conseil local. Dernière mise à jour : 25 juin 2026.

Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : AVL en Belgique

Oui sur certains points. La Belgique applique une taxe de 2 % sur chaque prime et un précompte mobilier de 30 % en branche 21 (rachat avant 8 ans, base sur un rendement fictif de 4,75 %). En branche 23 (unités de compte sans rendement garanti), le gain est exonéré de précompte mobilier, sans condition de durée, et le contrat échappe à la taxe Reynders ; depuis le 1er janvier 2026, il relève en revanche de la taxe de 10 % sur les plus-values d'actifs financiers, au-delà d'un abattement annuel de 10 000 €. C'est la fiscalité belge qui s'applique, le Luxembourg étant neutre.

Avant, en tant que résident fiscal français. La France n'applique pas la taxe de 2 % sur les primes d'assurance, alors que la Belgique la prélève sur chaque versement d'un résident belge. Sur 500 000 € versés, l'économie est de 10 000 €. Anticiper la souscription avant le départ est la première règle de timing.

Oui pour le précompte mobilier : en branche 23 sans rendement garanti, le gain est exonéré de précompte sans condition de durée, et le contrat échappe aussi à la taxe Reynders, qui ne frappe que les parts de fonds détenues en direct. Mais l'exonération n'est plus totale : depuis le 1er janvier 2026, la taxe belge sur les plus-values de 10 % s'applique au rachat, au-delà de 10 000 € de plus-values par an, la valeur du contrat au 31 décembre 2025 servant de valeur de référence.

C'est un précompte mobilier de 30 % (article 19bis du CIR 92) sur la fraction obligataire de la plus-value réalisée lors de la cession de parts d'un fonds investi à plus de 10 % en créances. Elle vise les parts de fonds détenues en direct : un contrat d'assurance vie de branche 23 n'en est pas une et n'y est donc pas soumis. Loger ses fonds obligataires dans le contrat luxembourgeois plutôt que sur un compte-titres neutralise cette taxe.

Non. La Belgique refuse la qualification d'assurance vie lorsque le souscripteur exerce un pouvoir de gestion trop important sur les actifs : le FAS (fonds d'assurance spécialisé) est en pratique fermé au résident belge. On utilise alors un FID (fonds interne dédié), géré par un gestionnaire mandaté, qui préserve la nature assurantielle du contrat.

La convention successorale France-Belgique du 20 janvier 1959 (article 8) attribue la taxation des biens mobiliers à l'État du domicile du défunt, soit la Belgique si vous y résidez. Mais le prélèvement de l'article 990 I du CGI est une taxe sui generis, hors du champ de cette convention : il reste dû en France si un bénéficiaire a son domicile fiscal en France (au moins 6 des 10 dernières années) ou si vous-même, l'assuré, avez votre domicile fiscal en France au moment du décès.

Les droits de succession belges sont régionaux. En ligne directe, le barème va d'environ 3 à 27 % en Flandre et de 3 à 30 % en Wallonie et à Bruxelles. Le capital décès d'une assurance vie est taxé via l'article 8 du Code des droits de succession (stipulation pour autrui), avec des règles régionales différentes notamment en cas de donation préalable du contrat.

Oui. Vous devez déclarer l'existence du contrat d'assurance vie étranger dans votre déclaration à l'impôt des personnes physiques, et la valeur de rachat est transmise automatiquement à la Belgique via l'échange automatique d'informations (norme CRS, Luxembourg vers Belgique). Aucune confidentialité fiscale n'est possible.