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Commandement : 6 semaines ou 2 moisTrêve hivernale 1er nov. → 31 marsGLI · Visale · cautionSources Légifrance · CPCE · service-publicConforme CGP · CIF · COA · COBSP

Loyers impayés : la procédure 2026 (et comment les éviter)

Un loyer qui ne tombe pas, et tout un calendrier juridique se met en marche. Ce guide pratique pour bailleur déroule, dans l'ordre, les réflexes amiables (relance, mise en demeure, échéancier), la procédure étape par étape — commandement de payer par commissaire de justice (6 semaines pour les baux conclus depuis le 29 juillet 2023, mais 2 mois pour les baux antérieurs), assignation notifiée au préfet, juge des contentieux de la protection, commandement de quitter les lieux, expulsion — puis la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars), les garanties pour se protéger en amont (GLI, Visale, caution), les dispositifs sociaux (CAF/MSA, FSL, CCAPEX) et la fiscalité de l'impayé. Le ton se veut factuel et non stigmatisant : derrière un impayé, il y a souvent une situation humaine difficile. Contenu informatif général, jamais un conseil juridique individualisé. État des données au 4 juin 2026.

BILAN PATRIMONIAL

Réduire le risque d'impayé dès la mise en location garanties, fiscalité et trésorerie de bailleur passées en revue

Hagnéré Patrimoine est un cabinet de conseil (CIF · COA · COBSP) : il ne vend ni ne gère de bien immobilier. En bilan patrimonial, on vérifie la cohérence de vos garanties (GLI, Visale, caution), le traitement fiscal des loyers impayés et votre trésorerie de précaution ; aucune absence d'impayé n'est garantie.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Garanties locatives passées en revue
  • Fiscalité des impayés vérifiée
  • Trésorerie de précaution calibrée
  • Aucune absence d'impayé garantie

COMMANDEMENT (BAIL ≥ 29/07/2023)

6 semaines pour payer

COMMANDEMENT (BAIL ANTÉRIEUR)

2 mois (avis Cass. 13/06/2024)

NOTIFICATION AU PRÉFET

≥ 6 semaines avant l'audience

DÉLAIS DE PAIEMENT (JUGE)

jusqu'à 3 ans (art. 24 V)

TRÊVE HIVERNALE

1er novembre → 31 mars

EXPULSION APRÈS COMMANDEMENT

au plus tôt 2 mois (L. 412-1 CPCE)

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Un loyer qui ne tombe pas, et c'est tout un calendrier juridique qui se met en marche. Derrière chaque situation d'impayé, il y a souvent une difficulté passagère — perte d'emploi, accident de la vie — et la première bonne décision n'est presque jamais le contentieux, mais le dialogue : relance, mise en demeure, échéancier. Quand l'amiable échoue, la loi encadre une procédure précise, dont les délais dépendent étroitement de la date de signature du bail.

On déroule ci-dessous, dans l'ordre où les questions reviennent en rendez-vous : les réflexes amiables à adopter sans attendre, la procédure étape par étape (commandement de payer, assignation, juge, expulsion), la trêve hivernale, les garanties pour se protéger en amont (GLI, Visale, caution), les dispositifs sociaux (CAF/MSA, FSL, CCAPEX) et la fiscalité de l'impayé. Pour bien choisir une garantie en amont, voyez aussi notre guide GLI ou caution : la garantie loyers impayés en 2026.

Mis à jour le 4 juin 2026 par Quentin Hagnéré (fondateur ; cabinet CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291), cabinet Hagnéré Patrimoine. Les règles ont été vérifiées au 4 juin 2026 sur les sources officielles (Légifrance/loi 89-462 et CPCE, service-public, BOFiP). Point de vigilance : le délai du commandement de payer n'est pas universel — il est de 6 semaines pour les baux conclus depuis le 29 juillet 2023, mais reste de 2 mois pour les baux antérieurs (avis Cour de cassation du 13 juin 2024).

L'essentiel en 30 secondes

  • L'amiable d'abord : relance, mise en demeure par lettre recommandée AR, échéancier, et information du garant — avant tout contentieux.
  • Commandement de payer : 6 semaines (baux depuis le 29/07/2023) ou 2 mois (baux antérieurs), par commissaire de justice.
  • Procédure : assignation notifiée au préfet (≥ 6 semaines avant l'audience) → juge des contentieux de la protection → commandement de quitter les lieux → expulsion (≥ 2 mois).
  • Délais possibles : le juge peut accorder jusqu'à 3 ans de délais de paiement (art. 24 V) ; trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars.
  • Prévention : sélection du dossier, GLI (non cumulable avec une caution sauf étudiant/apprenti, art. 22-1) ou Visale (gratuite).

Avertissement — un guide informatif, pas un conseil juridique individualisé

Cet article est informatif et ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 CMF), ni un conseil juridique individualisé : la conduite d'une procédure dépend de votre situation. Hagnéré Patrimoine est un cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291). Pour tout cas concret, consultez un commissaire de justice, un avocat ou l'ADIL/ANIL (conseil gratuit). Les règles citées (délais de 6 semaines ou 2 mois, trêve hivernale, cumul GLI/caution) sont à vérifier au cas par cas sur les sources officielles. Les missions et honoraires dépendent du contrat applicable. Toute hypothèse de rendement doit être recalculée sur le coût total et ne constitue pas une garantie. Tout investissement immobilier comporte un risque de perte en capital.

§ 1RÉFLEXES AMIABLES·4 MIN

Premier impayé : quels réflexes adopter sans attendre ?

Le premier réflexe est d'agir vite, mais sans brutaliser. Dès le premier loyer manquant, une relance amiable (appel, courriel) permet souvent de débloquer un simple oubli ou un décalage de trésorerie. Si l'impayé persiste, le bailleur adresse au locataire une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, rappelant les montants exacts dus (loyers et charges) et un délai de régularisation (service-public.gouv.fr). C'est un acte écrit, daté, qui établit la bonne foi du bailleur et fait courir les choses proprement.

Avant de penser « procédure », il faut penser « solution ». Un échéancier ou un protocole d'accord d'étalement de la dette est très souvent préférable à un contentieux long et coûteux : il préserve la relation, maintient le locataire dans les lieux et évite des mois de procédure. Beaucoup de locataires en difficulté régularisent dès lors qu'un plan réaliste leur est proposé. Le ton doit rester factuel et non stigmatisant : l'objectif est de récupérer les loyers, pas de juger une personne.

S'il existe un garant, il faut l'informer simultanément. La distinction est capitale : une caution solidaire peut être actionnée dès le premier impayé, sans avoir à poursuivre d'abord le locataire (pas de bénéfice de discussion) ; une caution simple, au contraire, suppose d'avoir d'abord agi contre le locataire avant de se retourner vers le garant (bénéfice de discussion, art. 2305 et 2305-1 du Code civil). Pour le cas concret, mieux vaut s'appuyer sur un commissaire de justice, un avocat ou l'ADIL/ANIL.

Caution solidaire ou caution simple : la nuance qui change tout

La caution solidaire est la plus protectrice pour le bailleur : actionnable dès le premier impayé, sans avoir à poursuivre le locataire au préalable. La caution simple impose au contraire de poursuivre d'abord le locataire (bénéfice de discussion, art. 2305 et 2305-1 du Code civil). Vérifiez la mention exacte de l'acte de cautionnement : c'est elle qui détermine si vous pouvez réclamer immédiatement au garant. Bonne pratique : informer le garant en même temps que la mise en demeure adressée au locataire.

Privilégier l'amiable : un échéancier vaut souvent mieux qu'un procès

Une procédure d'expulsion s'étale sur de longs mois et ne garantit pas le recouvrement de la dette. Un protocole d'étalement réaliste, signé tôt, permet souvent de régulariser sans rompre le bail. Pensez aussi à signaler l'impayé à la CAF ou à la MSA si l'aide au logement est versée en tiers payant : cela peut maintenir l'APL et déclencher un plan d'apurement (voir la section dédiée aux dispositifs sociaux). L'ADIL/ANIL conseille gratuitement, côté bailleur comme côté locataire.

Hagnéré Patrimoine

Faire le point sur votre situation de bailleur avant d'agir

Avant d'engager des frais de procédure, un conseiller en gestion de patrimoine (cabinet CIF · COA · COBSP) fait le point sur vos garanties, la fiscalité de l'impayé et les dispositifs amiables et sociaux à mobiliser — et vous oriente vers le bon professionnel pour le contentieux. Une analyse patrimoniale, pas un conseil juridique individualisé.

Garanties passées en revueDispositifs sociaux identifiésCabinet CIF · COA · COBSP
§ 2LA PROCÉDURE·6 MIN

Quelle est la procédure d'expulsion étape par étape en 2026 ?

Si l'amiable échoue, la procédure s'ouvre par un commandement de payer visant la clause résolutoire, délivré par un commissaire de justice (anciennement huissier). Cette clause est obligatoire dans tout bail conclu depuis la loi 2023-668 du 27 juillet 2023 (art. 24 I de la loi 89-462) — une raison de plus de soigner la rédaction du bail de location meublée dès le départ. Le commandement doit comporter, à peine de nullité, le décompte de la dette, le délai pour payer et la mention des recours possibles (saisine du juge, du FSL, d'une association).

C'est ici que se joue le piège le plus coûteux. Le délai accordé pour payer est de 6 semaines pour les baux conclus à partir du 29 juillet 2023, mais reste de 2 mois pour les baux conclus avant cette date : la réforme n'est pas rétroactive (avis de la Cour de cassation du 13 juin 2024 n° 15007). En 2026, beaucoup de baux antérieurs restent en cours : indiquer 6 semaines sur l'un d'eux exposerait à la nullité du commandement.

À défaut de paiement, le bailleur assigne le locataire devant le juge des contentieux de la protection. L'assignation doit être notifiée au préfet au moins 6 semaines avant l'audience, à peine d'irrecevabilité (art. 24 III). Le juge constate la résiliation du bail ; il peut aussi accorder au locataire des délais de paiement de la dette jusqu'à 3 ans (art. 24 V), pendant lesquels la clause résolutoire est suspendue tant que l'échéancier est respecté.

Vient ensuite l'exécution. Un commandement de quitter les lieux est délivré ; l'expulsion ne peut intervenir qu'à l'expiration d'un délai de 2 mois (art. L. 412-1 CPCE). Le juge de l'exécution peut encore accorder des délais de grâce d'exécution de 1 mois à 1 an (art. L. 412-4 CPCE, fourchette réduite de « 3 mois à 3 ans » par la loi 2023-668). À défaut de départ volontaire, le commissaire de justice requiert le concours de la force publique.

La procédure étape par étape en 2026. Sources : loi 89-462 (art. 24), CPCE, avis Cour de cassation 13/06/2024 n° 15007. Vérifié au 4 juin 2026.
ÉtapeDélai / conditionRéférence
Commandement de payer (clause résolutoire)6 semaines (bail depuis le 29/07/2023) ou 2 mois (bail antérieur)Art. 24 I loi 89-462 ; avis Cass. 13/06/2024
Assignation notifiée au préfetAu moins 6 semaines avant l'audienceArt. 24 III loi 89-462
Jugement (juge des contentieux de la protection)Constate la résiliation ; délais de paiement jusqu'à 3 ansArt. 24 V loi 89-462
Commandement de quitter les lieuxExpulsion au plus tôt 2 mois aprèsArt. L. 412-1 CPCE
Délais de grâce d'exécutionDe 1 mois à 1 anArt. L. 412-4 CPCE (réduit par loi 2023-668)
Concours de la force publiqueSilence du préfet 2 mois = refus → indemnisation ÉtatArt. L. 153-1 CPCE (jurisprudence Couiteas)

Le piège n°1 : 6 semaines ou 2 mois selon la date du bail

Ne présentez jamais le délai de 6 semaines comme universel. Il ne vaut que pour les baux conclus à partir du 29 juillet 2023. Pour un bail antérieur — encore très fréquent en 2026 — le délai reste de 2 mois, conformément à l'avis de la Cour de cassation du 13 juin 2024 (la loi 2023-668 n'étant pas rétroactive). Indiquer 6 semaines sur un bail antérieur exposerait à la nullité du commandement et ferait perdre un temps précieux. Vérifiez toujours la date de signature avant de faire délivrer l'acte.

Sans clause résolutoire : la résiliation judiciaire

Les baux anciens dépourvus de clause résolutoire relèvent de la résiliation judiciaire : le bailleur demande au juge de prononcer lui-même la résiliation du bail, sans le levier automatique du commandement. La voie est généralement plus longue et laisse plus de marge d'appréciation au juge. Depuis la loi 2023-668, la clause résolutoire est obligatoire dans les baux récents, ce qui sécurise la procédure pour les nouveaux contrats.

§ 3TRÊVE HIVERNALE·4 MIN

Comment fonctionne la trêve hivernale et ses exceptions ?

Du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante (du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026 pour l'hiver en cours), il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée (art. L. 412-6 CPCE). Concrètement, une expulsion qui n'a pas été menée à son terme avant le 1er novembre est suspendue jusqu'à la fin de la trêve.

Un point essentiel, souvent mal compris : la trêve suspend seulement l'exécution. Elle ne purge pas la dette et n'annule pas le jugement ; les loyers ou indemnités d'occupation continuent de courir pendant toute la période. Autrement dit, la procédure n'est pas perdue : elle reprend simplement son cours au 1er avril.

La trêve connaît des exceptions, pour lesquelles le juge peut supprimer le sursis : le relogement assuré dans des conditions suffisantes, l'arrêté de péril (immeuble menaçant ruine) et les personnes entrées par voie de fait (squat). À défaut de départ volontaire et hors trêve, le commissaire de justice requiert le concours de la force publique auprès du préfet ; le silence gardé pendant 2 mois vaut refus et ouvre droit à indemnisation de l'État au titre de la responsabilité de l'État pour refus de concours (art. L. 153-1 CPCE, jurisprudence Couiteas).

La trêve hivernale et ses exceptions. Sources : art. L. 412-6 et L. 153-1 CPCE. Vérifié au 4 juin 2026.
AspectRèglePrécision
PériodeDu 1er novembre au 31 mars1er novembre 2025 → 31 mars 2026 (hiver en cours)
EffetSursis aux expulsions non exécutéesSuspend l'exécution, ne purge ni la dette ni le jugement
Loyers / indemnitésContinuent de courirLa dette s'accroît pendant la trêve
ExceptionsRelogement suffisant, arrêté de péril, squatLe juge peut supprimer le sursis
Force publiqueSilence du préfet 2 mois = refusOuvre droit à indemnisation de l'État

La trêve suspend l'exécution, elle n'efface rien

Erreur fréquente : croire que la trêve hivernale annule la procédure ou la dette. Non : elle suspend seulement l'exécution des expulsions non menées à terme entre le 1er novembre et le 31 mars. Le jugement reste valable, les loyers et indemnités d'occupation continuent de courir, et l'expulsion reprend son cours dès le 1er avril. Le squat (entrée par voie de fait), le relogement assuré et l'arrêté de péril font exception.

§ 4SE PROTÉGER·5 MIN

Comment se protéger en amont (sélection, GLI, Visale, caution) ?

La meilleure procédure est celle qu'on n'a jamais à engager. Tout commence par une sélection rigoureuse du dossier. Seules les pièces de la liste limitative (décret 2015-1437) sont exigibles : les pièces interdites (relevé bancaire, carte Vitale, casier judiciaire, photo hors pièce d'identité, cosignature d'un ascendant ou descendant) exposent le bailleur à une amende du préfet jusqu'à 3 000 € (personne physique) ou 15 000 € (personne morale, art. 22-2 loi 89-462). L'outil public DossierFacile fournit un dossier conforme et vérifié. Pour aller plus loin, voyez notre guide sélectionner le bon locataire en 2026.

Restent les garanties. La GLI (garantie loyers impayés) est une assurance privée qui couvre les impayés moyennant une prime indicative de l'ordre de 2 % à 5 % du loyer charges comprises (fourchette de marché, sans plafond légal, à vérifier devis par devis). Point capital : elle n'est PAS cumulable avec une caution personne physique, à peine de nullité, sauf locataire étudiant ou apprenti (art. 22-1 loi 89-462). À l'inverse, Visale (Action Logement) est une caution publique et gratuite, dont les conditions ont évolué au 6 janvier 2026, qui couvre jusqu'à 36 mensualités d'impayés dans le parc privé, les impayés devant survenir au cours des 3 premières années du bail (conditions Action Logement, à vérifier).

La caution solidaire (acte de cautionnement, art. 22-1, mention manuscrite allégée depuis 2022) reste une protection classique, à condition de respecter la règle de non-cumul ci-dessus. Le dépôt de garantie, enfin, est plafonné à 1 mois de loyer hors charges en location nue (art. 22) et 2 mois en meublé (art. 25-6) : il couvre les dégradations et les impayés résiduels, mais ne remplace ni une assurance ni une caution.

Les protections du bailleur en amont. Sources : loi 89-462 (art. 22, 22-1, 22-2, 25-6), décret 2015-1437, Action Logement (Visale). Ordres de grandeur GLI à vérifier. Vérifié au 4 juin 2026.
ProtectionNaturePoints clés
Sélection du dossierListe limitative (décret 2015-1437)Pièces interdites : amende préfet 3 000 € / 15 000 € (art. 22-2)
GLIAssurance privée payante du bailleurPrime de l'ordre de 2 % à 5 % du loyer CC ; NON cumulable avec caution sauf étudiant/apprenti
VisaleCaution publique et gratuite (Action Logement)Jusqu'à 36 mensualités dans le parc privé ; conditions au 06/01/2026
Caution solidaireActe de cautionnement (art. 22-1)Actionnable dès le 1er impayé ; non-cumul avec GLI (sauf étudiant/apprenti)
Dépôt de garantie1 mois nu (art. 22) / 2 mois meublé (art. 25-6)Couvre dégradations et impayés résiduels

GLI et caution : un cumul nul, sauf étudiant ou apprenti

C'est une règle souvent ignorée : une GLI (ou toute assurance équivalente) n'est pas cumulable avec une caution personne physique, à peine de nullité de l'engagement de caution (art. 22-1 loi 89-462). La seule exception vise le locataire étudiant ou apprenti, pour qui le cumul reste autorisé. Avant d'exiger un garant en plus d'une assurance, vérifiez donc le statut du locataire : à défaut, c'est la caution qui tombe — et vous perdez la garantie sur laquelle vous comptiez.

§ 5DISPOSITIFS SOCIAUX·4 MIN

Quels dispositifs sociaux mobiliser (CAF, FSL, CCAPEX, surendettement) ?

Un impayé n'est pas qu'une affaire de procédure : c'est aussi une situation sociale, et plusieurs dispositifs publics peuvent aider à la résoudre sans en arriver à l'expulsion. Si le bailleur perçoit l'aide au logement en tiers payant, il doit signaler l'impayé à la CAF ou à la MSA dans un délai de 2 mois. Un plan d'apurement doit alors être établi sous 6 mois ; à défaut, le FSL est saisi (service-public F32037, à jour au 1er janvier 2026). Ce signalement permet souvent de maintenir l'APL et donc une partie du loyer.

Plusieurs acteurs interviennent ensuite. La CCAPEX (commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives) coordonne les acteurs de la prévention. Le FSL (fonds de solidarité pour le logement, issu de la loi Besson 90-449) peut aider à apurer la dette sous conditions de ressources. Enfin, le locataire surendetté peut saisir la commission de surendettement. Ces voies amiables et sociales sont à privilégier avant le contentieux ; l'ADIL/ANIL conseille gratuitement.

Un point d'attention : si le locataire dépose un dossier de surendettement et obtient l'effacement de sa dette locative, cela n'empêche pas l'expulsion lorsque la clause résolutoire était déjà acquise — le bailleur perd néanmoins la créance effacée. À noter aussi, comme évolution à venir et non comme droit applicable en 2026 : une nouvelle définition de l'impayé (dette supérieure à 450 € ou 3 mois de défaut, décrets n° 2026-83 et 2026-84, à confirmer sur le texte définitif) ne s'appliquerait qu'aux impayés signalés à compter du 1er janvier 2027.

Les dispositifs sociaux mobilisables. Sources : service-public F32037, loi Besson 90-449, décrets n° 2026-83 et 2026-84 (réforme du signalement à compter du 01/01/2027, à confirmer sur le texte définitif). Vérifié au 4 juin 2026.
DispositifRôleRepère
Signalement CAF / MSAObligatoire en tiers payant, sous 2 moisPlan d'apurement sous 6 mois, sinon FSL (service-public F32037)
FSL (loi Besson 90-449)Aide à l'apurement de la detteSous conditions de ressources
CCAPEXCoordonne la prévention des expulsionsMobilise les acteurs locaux
Commission de surendettementPeut effacer la dette locativeN'empêche pas l'expulsion si clause résolutoire acquise
ADIL / ANILConseil gratuit (bailleur et locataire)Information juridique et sociale

Signaler à la CAF/MSA : un réflexe à ne pas oublier

Si l'APL est versée en tiers payant (directement au bailleur), l'impayé doit être signalé à la CAF ou à la MSA sous 2 mois. Ce signalement n'est pas une formalité : il peut maintenir l'aide au logement et déclencher un plan d'apurement qui aide réellement un locataire en difficulté à se remettre à flot. C'est souvent la voie la plus efficace — et la plus humaine — pour récupérer une partie du loyer sans rompre le bail.

Réforme 2027 : une évolution à venir, pas le droit applicable en 2026

Les décrets n° 2026-83 et 2026-84 redéfiniraient l'impayé (dette supérieure à 450 € ou 3 mois de défaut), mais cette définition ne s'appliquerait qu'aux impayés signalés à compter du 1er janvier 2027 (réforme à confirmer sur le texte définitif). En 2026, l'impayé déclenchant le signalement reste caractérisé dès que la dette est au moins égale à 2 fois le montant mensuel brut du loyer et des charges (2 termes impayés, service-public F32037). Ne confondez pas le droit en vigueur et la réforme à venir : pour un cas concret cette année, c'est le régime 2026 qui s'applique.

§ 6FISCALITÉ·4 MIN

Comment déclarer un loyer impayé et quels frais sont déductibles ?

Un loyer impayé a aussi une traduction fiscale, et elle n'est pas intuitive. En location nue au régime réel (revenus fonciers), on ne déclare que les loyers effectivement encaissés : les loyers impayés du fait de la carence du locataire sont exclus des recettes, à condition d'avoir entrepris les démarches de recouvrement (BOFiP BOI-RFPI-BASE-10-10 §140). Ils redeviennent imposables l'année de leur recouvrement éventuel. Autrement dit, vous n'êtes pas imposé sur un loyer que vous n'avez pas perçu, dès lors que vous agissez pour le recouvrer. Pour le détail des lignes à servir, voyez notre guide déclarer ses revenus fonciers et remplir le 2044 en 2026.

Bonne nouvelle côté charges : les frais de procédure (commissaire de justice, avocat) et les frais de relance, ainsi que la prime de GLI, sont déductibles des revenus fonciers au réel, en sus du forfait de 20 € par local (art. 31 CGI). Ces dépenses, engagées pour préserver le revenu, viennent donc en déduction de l'assiette imposable.

Deux nuances à connaître. En location meublée au réel (BIC), la logique diffère : on raisonne en créances acquises avec possibilité de provision pour créances douteuses (art. 39-1-5° CGI) — un point technique à faire valider par un expert-comptable. Enfin, l'indemnité versée par l'assureur GLI est imposable l'année de sa perception, et l'indemnité d'occupation (due après résiliation) est imposable pour sa part représentative du loyer, la part de dommages-intérêts ne l'étant pas (BOFiP BOI-RFPI-BASE-10-20).

Le traitement fiscal de l'impayé en location nue au réel. Sources : art. 31 CGI, BOFiP BOI-RFPI-BASE-10-10 et 10-20. Meublé (BIC) : régime distinct. Vérifié au 4 juin 2026.
ÉlémentTraitement fiscal (location nue au réel)Référence
Loyer impayé (carence du locataire)Exclu des recettes si recouvrement engagéBOFiP BOI-RFPI-BASE-10-10 §140
Loyer recouvré ultérieurementImposable l'année du recouvrementBOFiP BOI-RFPI-BASE-10-10
Frais de procédure et prime de GLIDéductibles des revenus fonciersArt. 31 CGI
Indemnité versée par l'assureur GLIImposable l'année de perceptionBOFiP BOI-RFPI-BASE-10-20
Indemnité d'occupationImposable pour sa part de loyerBOFiP BOI-RFPI-BASE-10-20

Loyers impayés : ne pas se déclarer imposé sur ce qu'on n'a pas perçu

En location nue au réel, on déclare les loyers encaissés, pas les loyers dus. Les impayés liés à la carence du locataire sont exclus des recettes à condition d'avoir engagé le recouvrement (BOFiP §140) — d'où l'importance de la mise en demeure et des actes du commissaire de justice, qui matérialisent ces démarches. C'est un point technique : faites-le valider avec un professionnel, d'autant qu'en meublé (BIC) la logique des créances acquises est différente.

Hagnéré Patrimoine

Faire chiffrer l'impact fiscal de votre impayé

Déclaration des loyers impayés, déduction des frais de procédure, sort de l'indemnité d'occupation, régime du meublé : un conseiller en gestion de patrimoine (cabinet CIF · COA · COBSP) fait le point avec vous et vous oriente vers le bon professionnel (expert-comptable, commissaire de justice, avocat) — sans promesse de rendement.

Loyers impayés et recettesFrais déductibles passés en revueCabinet CIF · COA · COBSP
§ 7ERREURS À ÉVITER·5 MIN

Quelles erreurs de procédure éviter absolument ?

La procédure de recouvrement ne pardonne pas l'approximation : une seule erreur de délai ou d'acte peut faire repartir le compteur à zéro. Voici les fautes qui coûtent le plus cher.

L'erreur la plus grave est d'indiquer un délai de 6 semaines sur un bail conclu avant le 29 juillet 2023, alors que l'avis de la Cour de cassation du 13 juin 2024 impose le délai de 2 mois : cela expose à la nullité du commandement de payer. Vient ensuite la confusion des trois délais, qu'il ne faut jamais mélanger : le commandement de payer (6 semaines ou 2 mois), le commandement de quitter les lieux (2 mois, art. L. 412-1 CPCE) et les délais de grâce d'exécution (1 mois à 1 an, art. L. 412-4 CPCE).

Autre faute classique : oublier la notification au préfet avant l'audience, ce qui rend l'assignation irrecevable (art. 24 III). Enfin, ne confondez jamais l'impayé d'un locataire en titre et le squat (entrée par voie de fait), qui relève d'une procédure pénale distincte, aggravée par la loi 2023-668 (3 ans / 45 000 €, art. 226-4 du Code pénal ; 2 ans / 30 000 € pour un local autre que le domicile, art. 315-1). Pour tout cas concret, consultez un commissaire de justice, un avocat ou l'ADIL/ANIL.

Les erreurs de procédure à éviter. Sources : loi 89-462 (art. 24), CPCE, avis Cass. 13/06/2024, Code pénal. Vérifié au 4 juin 2026.
ErreurLa règle correcteSource
Indiquer 6 semaines sur un bail antérieur au 29/07/20232 mois pour les baux antérieurs (loi non rétroactive)Avis Cass. 13/06/2024 n° 15007
Confondre les trois délaisCommandement de payer ≠ quitter les lieux ≠ grâce d'exécutionArt. 24 loi 89-462 ; L. 412-1 et L. 412-4 CPCE
Oublier la notification au préfet≥ 6 semaines avant l'audience, à peine d'irrecevabilitéArt. 24 III loi 89-462
Croire que la trêve annule la procédureElle suspend l'exécution, sans purger la detteArt. L. 412-6 CPCE
Traiter un squat comme un impayé classiqueProcédure pénale distincte (3 ans / 45 000 €)Art. 226-4 et 315-1 C. pénal ; loi 2023-668
Rendement présenté comme certainInformation trompeuseHypothèses et contrat à vérifier

Le piège récurrent : trois délais distincts à ne jamais mélanger

Gardez les trois délais bien séparés : le commandement de payer ouvre 6 semaines (bail depuis le 29/07/2023) ou 2 mois (bail antérieur) pour régulariser ; le commandement de quitter les lieux impose ensuite un délai de 2 mois avant toute expulsion (art. L. 412-1 CPCE) ; et le juge de l'exécution peut accorder des délais de grâce de 1 mois à 1 an (art. L. 412-4 CPCE). Les mélanger, c'est risquer la nullité ou l'irrecevabilité — et repartir de zéro.

Enfin, aucun rendement locatif n'est garanti : toute hypothèse de rendement doit être recalculée sur le coût total, impayés et vacance compris. Hagnéré Patrimoine est le cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291) qui assure le conseil patrimonial ; il ne vend ni ne gère de bien.

Hagnéré Patrimoine

Sécuriser votre procédure et votre stratégie de bailleur

Avant d'agir, un conseiller en gestion de patrimoine (cabinet CIF · COA · COBSP) fait le point sur vos garanties, la fiscalité de l'impayé et les dispositifs sociaux, et vous oriente vers le bon professionnel (commissaire de justice, avocat, ADIL) pour le contentieux — pour décider sur des faits, sans promesse de rendement.

Situation passée en revueOrientation vers le bon professionnelCabinet CIF · COA · COBSP
§ 8FAQ·5 MIN

FAQ : loyers impayés et procédure 2026

Les questions que les bailleurs nous posent le plus souvent en rendez-vous, classées par thème : le délai du commandement de payer selon la date du bail, la durée réelle d'une procédure, le fonctionnement de la trêve hivernale, le choix entre GLI et Visale, le cumul caution/assurance, la déclaration fiscale des impayés, la mise en jeu du garant et le rôle des dispositifs sociaux. Le détail complet figure dans la foire aux questions ci-dessous. Chaque réponse renvoie aux sources institutionnelles (Légifrance, service-public, ANIL, Action Logement) et, pour tout cas concret, au conseil d'un professionnel.

À retenir avant de lire la FAQ

  • Délai du commandement : 6 semaines (bail depuis le 29/07/2023) ou 2 mois (bail antérieur, avis Cass. 13/06/2024).
  • Trêve hivernale : du 1er novembre au 31 mars ; suspend l'exécution, ne purge pas la dette.
  • GLI et caution : non cumulables sauf locataire étudiant ou apprenti (art. 22-1).
  • Fiscalité : les loyers impayés sont exclus des recettes si le recouvrement est engagé ; frais de procédure déductibles.
  • Toujours : privilégier l'amiable et les dispositifs sociaux, et consulter un professionnel pour le cas concret.

Pour aller plus loin, voyez nos guides sélectionner le bon locataire en 2026, GLI ou caution : la garantie loyers impayés, réduire la vacance locative, loi de finances 2026 pour l'investisseur locatif et déclarer ses revenus fonciers en 2026.

FACE À UN IMPAYÉ

Faire le point sur votre situation de bailleur

Avant d'engager une procédure, le cabinet (CIF · COA · COBSP) fait le point sur votre situation : garanties en place, fiscalité de l'impayé, dispositifs sociaux mobilisables — et vous oriente vers le bon professionnel (commissaire de justice, avocat, ADIL) pour le contentieux. Une analyse patrimoniale, pas un conseil juridique individualisé.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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Sécuriser son patrimoine locatif avec un CGP non détenu par une banque ni par un assureur, qui regarde votre situation, pas qui vend un produit

Pas de produit-maison, pas de biais. On reprend votre bail, vos garanties, la nature de l'impayé et votre fiscalité, on identifie les dispositifs amiables et sociaux à mobiliser et le bon professionnel pour le contentieux — sans promesse de rendement.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

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Sources et références légales

  • Clause résolutoire et commandement de payer (loi 89-462, loi 2023-668)

    La clause résolutoire est obligatoire dans tout bail d'habitation conclu depuis la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 (art. 24 I de la loi 89-462), entrée en vigueur le 29 juillet 2023. Sa mise en œuvre passe par un commandement de payer visant cette clause, délivré par un commissaire de justice (anciennement huissier). Source : Légifrance, loi 89-462, art. 24.

  • Délai du commandement : 6 semaines ou 2 mois selon la date du bail

    Le délai accordé au locataire pour payer est de 6 semaines pour les baux conclus à partir du 29 juillet 2023 (art. 24 I loi 89-462, rédaction loi 2023-668). Il reste de 2 mois pour les baux conclus AVANT cette date, la réforme n'étant pas rétroactive (avis de la Cour de cassation du 13 juin 2024 n° 15007 ; art. 2 du Code civil). Ne jamais présenter le délai de 6 semaines comme universel.

  • Assignation, juge et délais de paiement (art. 24 III et V loi 89-462)

    L'assignation devant le juge des contentieux de la protection doit être notifiée au préfet au moins 6 semaines avant l'audience, à peine d'irrecevabilité (art. 24 III). Le juge peut accorder des délais de paiement de la dette jusqu'à 3 ans / 36 mois (art. 24 V), délai NON réduit par la loi 2023-668. Les délais de grâce d'exécution de l'expulsion sont de 1 mois à 1 an (art. L. 412-4 CPCE).

  • Commandement de quitter les lieux et concours de la force publique (CPCE)

    L'expulsion ne peut intervenir qu'à l'expiration d'un délai de 2 mois suivant le commandement de quitter les lieux (art. L. 412-1 CPCE). À défaut de départ volontaire, le commissaire de justice requiert le concours de la force publique auprès du préfet ; le silence gardé pendant 2 mois vaut refus et ouvre droit à indemnisation de l'État au titre de la responsabilité de l'État pour refus de concours (art. L. 153-1 CPCE, jurisprudence Couiteas).

  • Trêve hivernale (art. L. 412-6 CPCE)

    Du 1er novembre au 31 mars (du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026 pour l'hiver en cours), il est sursis à toute mesure d'expulsion non exécutée (art. L. 412-6 CPCE). La trêve suspend l'exécution sans purger la dette ni annuler le jugement. Exceptions : relogement assuré dans des conditions suffisantes, arrêté de péril, personnes entrées par voie de fait (squat).

  • Squat — procédure pénale distincte (loi 2023-668)

    Le squat relève d'une procédure pénale distincte de l'impayé d'un locataire en titre. La violation de domicile a été aggravée à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende (art. 226-4 du Code pénal) ; le squat d'un local autre que le domicile est puni de 2 ans et 30 000 € (art. 315-1 du Code pénal). Source : loi 2023-668 du 27/07/2023.

  • GLI, Visale et caution (art. 22-1 loi 89-462)

    La garantie loyers impayés (GLI) est une assurance privée du bailleur (prime de l'ordre de 2 % à 5 % du loyer charges comprises, fourchette de marché à vérifier devis par devis). Elle n'est PAS cumulable avec une caution personne physique, à peine de nullité, sauf locataire étudiant ou apprenti (art. 22-1 loi 89-462). Visale (Action Logement) est une caution publique et gratuite couvrant jusqu'à 36 mensualités dans le parc privé (Service-Public F33453).

  • Dossier locataire et dépôt de garantie (art. 22 et 22-2 loi 89-462)

    Seules les pièces de la liste limitative du décret 2015-1437 sont exigibles ; les pièces interdites exposent à une amende du préfet jusqu'à 3 000 € (personne physique) ou 15 000 € (personne morale, art. 22-2 loi 89-462). Le dépôt de garantie est plafonné à 1 mois de loyer hors charges en location nue (art. 22) et 2 mois en meublé (art. 25-6). DossierFacile fournit un dossier conforme.

  • Dispositifs sociaux — CAF/MSA, FSL, CCAPEX, surendettement

    Le bailleur percevant l'aide au logement en tiers payant signale l'impayé à la CAF/MSA sous 2 mois ; un plan d'apurement est établi sous 6 mois, à défaut le FSL est saisi (service-public F32037). En 2026, l'impayé est caractérisé dès que la dette est au moins égale à 2 fois le montant mensuel brut du loyer et des charges (2 termes impayés, service-public F32037). Une nouvelle définition de l'impayé (dette supérieure à 450 € OU 3 mois) ne s'appliquerait aux signalements qu'à compter du 1er janvier 2027 (décrets n° 2026-83 et 2026-84, à confirmer sur le texte définitif). L'effacement de la dette par la commission de surendettement n'empêche pas l'expulsion si la clause résolutoire était déjà acquise.

  • Fiscalité de l'impayé (art. 31 CGI ; BOFiP)

    En location nue au régime réel, les loyers impayés du fait de la carence du locataire sont exclus des recettes si les démarches de recouvrement ont été entreprises (BOFiP BOI-RFPI-BASE-10-10 §140) ; ils deviennent imposables l'année de leur recouvrement. Les frais de procédure (commissaire de justice, avocat) et la prime de GLI sont déductibles au réel (art. 31 CGI). L'indemnité d'occupation est imposable pour sa part représentative du loyer.

  • Rendement, honoraires et contrat

    Aucun investissement immobilier ne garantit un rendement, et ce guide ne promet rien. Les missions et honoraires dépendent du contrat applicable. Toute hypothèse de rendement doit être recalculée sur le coût total et ne constitue pas une garantie. L'analyse patrimoniale relève du cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291), qui ne vend ni ne gère de bien immobilier. Tout investissement immobilier comporte un risque de perte en capital.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil juridique personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni un conseil juridique ou fiscal individualisé : la conduite d'une procédure dépend de votre situation et doit être validée avec un commissaire de justice, un avocat ou l'ADIL/ANIL. Les règles citées (délais de 6 semaines ou 2 mois, notification au préfet, délais de paiement jusqu'à 3 ans, trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars, art. 22-1 sur le cumul GLI/caution) sont à vérifier au cas par cas sur les sources officielles (Légifrance/loi 89-462, CPCE, service-public, BOFiP, ANIL). Les missions et honoraires dépendent du contrat applicable. Toute hypothèse de rendement doit être recalculée sur le coût total et ne constitue pas une garantie. Tout investissement immobilier comporte un risque de perte en capital. État des données au 4 juin 2026.

Foire aux questions

Tout sur les loyers impayés délais, garanties, fiscalité et dispositifs sociaux.

Quel délai pour le commandement de payer selon la date du bail, combien de temps dure réellement une procédure, comment fonctionne la trêve hivernale, faut-il choisir la GLI ou Visale, peut-on cumuler assurance et garant, comment déclarer un impayé et quels dispositifs sociaux mobiliser : les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

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Prendre rendez-vous
  • Il dépend de la date du bail. Pour les baux conclus à partir du 29 juillet 2023, le délai est de 6 semaines (art. 24 I de la loi 89-462, rédaction issue de la loi 2023-668). Pour les baux antérieurs, le délai reste de 2 mois, selon l'avis de la Cour de cassation du 13 juin 2024 (la réforme n'est pas rétroactive). La date de signature du bail est donc déterminante avant de faire délivrer le commandement par un commissaire de justice.