Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert
Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Quentin Hagnéré accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.
Sommaire
- 1. Pourquoi marier un ETF avec un contrat luxembourgeois ?
- 2. L'architecture ouverte : un univers d'ETF quasi illimité
- 3. Quels ETF loger : actions, obligataires, thématiques ?
- 4. Le nerf de la guerre : l'impact des frais sur 20 ans
- 5. Réplication physique ou synthétique : que choisir ?
- 6. ETF capitalisant ou distribuant en enveloppe ?
- 7. La fiscalité : pourquoi l'enveloppe change tout
- 8. ETF en AVL vs PEA vs compte-titres
- 9. Cas chiffré : Anders, ETF mondiaux en FID
- 10. Construire un portefeuille 100 % ETF
- 11. Les erreurs classiques à éviter
Publié le 1er juin 2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, CGP (ORIAS 23002291 — CIF, COA, COBSP) · Temps de lecture : 13 min
Un fonds actif vous prélève 1,8 % de frais par an. Un ETF qui suit le même marché : 0,20 %. Sur un contrat de 300 000 € gardé vingt ans, ce petit écart se chiffre en centaines de milliers d'euros. Le hic, en France, c'est que votre assurance-vie ne vous laisse souvent qu'une poignée d'ETF, triés par l'assureur. Le Luxembourg fait sauter le verrou. Chez Hagnéré Patrimoine, c'est d'ailleurs le montage que nous retenons pour les portefeuilles indiciels.
En 2024, le marché luxembourgeois a capté 13,8 Md€ de primes françaises (ACA Luxembourg). Une promesse tient ce succès : la plus grande liberté d'investissement du marché. Grâce à son architecture ouverte, un contrat luxembourgeois référence la quasi-totalité des ETF UCITS existants. Pas une petite liste maison : l'univers réel. Et vos trackers dorment dans une enveloppe qui ne prélève rien tant que vous ne rachetez pas.
On verra ensemble quels ETF sont éligibles, pourquoi les frais bas font la décision, comment départager réplication physique et synthétique, pourquoi le capitalisant règne en enveloppe, et où se situe l'ETF logé en assurance-vie face au PEA et au compte-titres. Deux cas chiffrés, Sonia et Anders, mettront tout cela à hauteur d'euros.
À retenir en 30 secondes
- L'univers d'ETF est quasi illimité : l'architecture ouverte luxembourgeoise référence la plupart des ETF UCITS à code ISIN, là où la France en propose quelques dizaines.
- Les frais font toute la différence : 0,05 à 0,50 % pour un ETF, contre 1,5 à 2 % pour un fonds actif. L'écart se chiffre en dizaines de milliers d'euros sur 20 ans.
- L'enveloppe ne taxe rien en cours de vie : dividendes et plus-values de vos ETF s'accumulent sans impôt (CGI 125-0 A) ; au dénouement, les prélèvements sociaux restent à 17,2 %.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les informations sont à jour au 2 juillet 2026, mais la réglementation luxembourgeoise (Commissariat aux Assurances) et la fiscalité française peuvent évoluer. Investir en ETF, comme en toute unité de compte, comporte un risque de perte en capital : la valeur de vos supports fluctue à la hausse comme à la baisse et n'est pas garantie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour une analyse adaptée à votre situation, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé.
1. Pourquoi marier un ETF avec un contrat luxembourgeois ?
Un ETF, ou tracker, est un fonds coté qui réplique un indice — le CAC 40, le MSCI World, un panier d'obligations. En une ligne, vous achetez des centaines d'entreprises ou d'émetteurs, pour des frais minimes. Pas de pari sur le talent d'un gérant : vous prenez le marché tel quel. Difficile de faire plus simple et moins cher.
L'assurance-vie luxembourgeoise, elle, ne choisit rien. C'est une enveloppe: elle héberge vos placements, les protège juridiquement et ne les taxe pas tant que vous n'y touchez pas. Réunir les deux revient donc à glisser un excellent véhicule dans une enveloppe qui le laisse travailler. L'ETF fait le rendement à bas coût. Le contrat luxembourgeois ouvre l'univers d'investissement, met la fiscalité en pause et ajoute la sécurité du triangle luxembourgeois.
Prenons Sonia, 38 ans, médecin libérale à Lyon, célibataire, épargnante rigoureuse. Les fonds actifs de son ancien contrat français lui coûtaient cher, pour battre leur indice une année sur trois. Elle veut désormais un portefeuille 100 % ETF de 300 000 €, diversifié à l'échelle mondiale, dans une enveloppe qui ne la punit pas chaque fois qu'elle rééquilibre. Le contrat luxembourgeois répond point par point. Et le premier point, celui qui fait défaut en France, c'est tout simplement la taille de l'univers d'ETF accessible.
2. L'architecture ouverte : un univers d'ETF quasi illimité
C'est le point qui change tout par rapport à la France. Dans une assurance-vie française, l'assureur arrête une liste fermée d'unités de compte : quelques dizaines d'ETF au mieux, parfois moins de dix. Vous investissez dans son menu, pas dans le marché.
Le contrat luxembourgeois fait l'inverse. Via un fonds interne dédié (FID) ou un fonds d'assurance spécialisé (FAS), vous — ou votre conseiller — référencez la quasi-totalité des ETF UCITS munis d'un code ISIN. Les grands contrats haut de gamme en donnent plusieurs centaines. Le feu vert vient du Code des assurances : une unité de compte doit offrir une protection suffisante de l'épargne (art. L. 131-1), et un ETF UCITS coté et diversifié y répond sans peine.
| Critère | Assurance vie française | Assurance vie luxembourgeoise |
|---|---|---|
| Nombre d'ETF accessibles | Quelques dizaines (liste fermée) | Plusieurs centaines (univers UCITS) |
| Qui choisit la liste | L'assureur | Le souscripteur / son conseiller |
| ETF mondiaux et thématiques | Souvent limités | Largement disponibles |
| Devises d'investissement | Euro principalement | EUR, USD, CHF, GBP |
| Mode de gestion pour ETF | UC classiques | FIC, FID ou FAS |
Résultat : c'est vous qui pilotez l'allocation. Fini les quelques trackers qu'un assureur français a bien voulu inscrire à son menu. Vous montez le portefeuille que vous voulez, avec les ETF que vous jugez pertinents. Encore faut-il savoir lesquels retenir.
Le cadre juridique de l'éligibilité des ETF
- Nature des unités de compte : une UC doit être constituée de valeurs mobilières ou d'actifs offrant une protection suffisante de l'épargne (Code des assurances, art. L. 131-1, R. 131-1 et A. 131-1). Un ETF UCITS coté, diversifié et liquide y répond.
- Cadre luxembourgeois : le contrat relève de la loi luxembourgeoise du 27 juillet 1997 sur le contrat d'assurance et du contrôle du Commissariat aux Assurances (CAA).
- Catégorie de preneur : la Lettre Circulaire CAA 26/1 du 28 janvier 2026 (en vigueur au 1er février 2026) module surtout l'accès aux actifs non cotés, pas aux ETF cotés standard, accessibles à toutes les catégories.
3. Quels ETF loger : actions, obligataires ou thématiques ?
Dans un contrat luxembourgeois, tous les grands compartiments de marché se logent en ETF. Ce qui doit guider votre choix, ce n'est pas la thématique à la mode, mais votre horizon, votre tolérance au risque et l'allocation que vous visez.
| Famille d'ETF | Rôle dans le portefeuille | Profil |
|---|---|---|
| ETF actions mondiales (MSCI World, ACWI) | Moteur de performance long terme | Horizon long, risque assumé |
| ETF actions régionales / pays | Diversification ou conviction géographique | Investisseur averti |
| ETF obligataires | Amortisseur, revenu, décorrélation (voir notre guide obligations) | Recherche de stabilité |
| ETF thématiques / sectoriels | Pari ciblé (technologie, santé, climat) | Part satellite, mesurée |
| ETF smart beta / facteurs | Exposition à des primes de risque | Investisseur expérimenté |
Le bon réflexe tient en une phrase : un cœur solide et peu coûteux (ETF actions mondiales, ETF obligataires), et des ETF thématiques en satellite seulement, pour une part limitée. Le contrat luxembourgeois vous laisse assembler ces briques, et y greffer si vous le voulez un fonds en euros ou des actifs non cotés. La liberté est là ; la discipline, c'est vous qui l'apportez. Reste le paramètre qui, sur vingt ans, tranche le sort de chacune de ces briques : leurs frais.
4. Le nerf de la guerre : l'impact des frais sur 20 ans
S'il ne fallait garder qu'un argument pour les ETF, ce serait celui-là. Les frais sont la seule donnée certaine de votre placement. Le rendement, personne ne vous le promet. Les frais, eux, vous les réglez chaque année, quoi qu'il arrive.
4.1 L'écart de frais entre ETF et fonds actif
| Support | Frais courants (TER) indicatifs |
|---|---|
| ETF actions monde (type MSCI World) | 0,12 % à 0,25 % |
| ETF obligataire | 0,05 % à 0,20 % |
| ETF thématique / sectoriel | 0,30 % à 0,50 % |
| Fonds actions géré activement | 1,50 % à 2,00 % |
4.2 Le cas Sonia — près de 200 000 € d'économie de frais sur 20 ans
Profil : Sonia, 38 ans, médecin libérale, investit 300 000 € dans un contrat luxembourgeois, avec un horizon de vingt ans et une hypothèse de rendement brut de 6 % par an avant frais.
Impact des frais sur le capital final (approche simplifiée)
Capital final ≈ Capital initial × (1 + Rendement brut − Frais annuels) ^ Durée
- Capital initial :300 000 €
- Rendement brut :6 % par an (hypothèse de travail)
- Frais annuels :ETF ≈ 0,20 % vs fonds actif ≈ 1,50 %
- Durée :20 ans
À 6 % brut sur 20 ans, un portefeuille d'ETF à 0,20 % de frais (soit 5,80 % net) vise un capital d'environ 925 000 €, contre environ 725 000 € pour un portefeuille de fonds actifs à 1,50 % (soit 4,50 % net). L'écart de frais de 1,3 % par an, capitalisé sur 20 ans, coûte donc de l'ordre de 200 000 € — près des deux tiers du capital initial partis en frais évitables. Hypothèse pédagogique, hors frais d'enveloppe et hors fiscalité ; le rendement réel n'est pas garanti.
Attention au raccourci : Sonia ne « gagne » pas 200 000 €, elle évite de les perdre en frais inutiles. Même performance de marché, sauf qu'elle la garde au lieu de la reverser à des gérants. Tout cela suppose que les fonds actifs ne battent pas durablement leur indice une fois les frais déduits — c'est ce que montrent la plupart des études de long terme. Et avec des frais d'enveloppe négociés, le contrat luxembourgeois laisse l'essentiel de ce gain intact. Avant de choisir un ETF, un dernier point mérite qu'on s'y arrête : la façon dont il colle réellement à son indice.
Combien vos frais actuels vous coûtent-ils vraiment ?
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5. Réplication physique ou synthétique : que choisir ?
Deux ETF peuvent suivre le même indice par des chemins très différents. Comprendre la mécanique vous évite d'assumer un risque que vous n'aviez pas vu venir.
Un ETF à réplication physique détient vraiment les titres de l'indice : il achète les actions ou les obligations, en totalité ou par échantillon. Un ETF à réplication synthétique, lui, ne les possède pas. Il signe un contrat d'échange (swap) avec une banque, qui s'engage à lui verser la performance de l'indice. Cette formule fait entrer un invité de plus dans l'équation : le risque de contrepartie, c'est-à-dire le risque que la banque partenaire fasse défaut.
Ce risque, la réglementation l'encadre. La directive UCITS plafonne à 10 % de l'actif net l'exposition à une même contrepartie, exige un collatéral et une réinitialisation régulière du swap. Le risque résiduel reste faible. Il n'est pas nul pour autant.
| Critère | ETF physique | ETF synthétique |
|---|---|---|
| Détention des titres | Oui, réelle | Non (swap) |
| Risque de contrepartie | Quasi nul | Encadré (≤ 10 %, collatéral) |
| Suivi de l'indice (tracking) | Très bon | Souvent excellent |
| Marchés difficiles d'accès | Parfois moins efficace | Souvent avantageux |
| Lisibilité pour l'épargnant | Élevée | Plus technique |
En pratique, qui cherche la simplicité penche vers le physique pour son cœur de portefeuille. Le synthétique, lui, garde tout son intérêt sur certains marchés — grands indices américains, matières premières — qu'il suit parfois plus fidèlement. Aucun des deux n'est « mauvais ». Ce qui compte, c'est de savoir ce que vous détenez. La réplication tranchée, il reste un arbitrage sur chaque ligne : que deviennent les dividendes ?
6. ETF capitalisant ou distribuant : lequel en enveloppe ?
Le choix a l'air technique. Dans une assurance-vie, la réponse est pourtant presque toujours la même.
Un ETF distribuant (mention « Dist » ou « D ») vous reverse régulièrement les dividendes des sociétés qu'il détient. Un ETF capitalisant (mention « Acc » ou « C ») les garde et les réinvestit tout seul dans le fonds. En assurance-vie, ni l'un ni l'autre n'est taxé sur ces dividendes en cours de vie. Sauf qu'avec le capitalisant, le réinvestissement se fait en entier et sans que vous y touchiez — pas d'arbitrage à passer, pas de frais au passage.
Pourquoi le capitalisant l'emporte en assurance-vie
- Intérêts composés maximisés : chaque dividende est réinvesti immédiatement et travaille pour vous, sans temps mort.
- Zéro frottement : pas de dividende à réaffecter manuellement, pas d'arbitrage à passer.
- Aucun désavantage fiscal : l'enveloppe ne taxant pas les flux internes, le distribuant n'apporte aucun bénéfice fiscal en compensation.
Sauf besoin précis de revenus versés hors du contrat, le capitalisant s'impose donc par défaut en assurance-vie. Chaque euro de dividende y reste investi, sans que vous ayez à lever le petit doigt. Et si ces dividendes travaillent sans se faire rogner, c'est grâce à la fiscalité très particulière de l'enveloppe — le vrai moteur derrière tout ce qui précède.
7. La fiscalité : pourquoi l'enveloppe change tout
C'est ici que tout se joue. Prenez un ETF, un seul et même. Détenu en direct sur un compte-titres ou logé dans une assurance-vie, il ne sera pas fiscalisé de la même manière — et l'écart est loin d'être anecdotique.
Le déclencheur de l'impôt sur l'assurance-vie, c'est le rachat ou le dénouement, et rien d'autre (CGI, art. 125-0 A). Tant que vous ne retirez pas, les dividendes que touchent vos ETF et les plus-values de vos arbitrages échappent à toute taxe (pour le détail des barèmes, voyez notre guide sur la fiscalité de l'assurance-vie luxembourgeoise). Ils s'empilent dans l'enveloppe, sans impôt sur le revenu ni prélèvement social sur ces flux internes. Un compte-titres fait tout l'inverse : là, chaque dividende et chaque vente passent à la caisse.
Et au rachat ? On n'impose que la part de gains comprise dans le retrait, jamais le capital que vous avez versé. Passé huit ans, un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple marié ou pacsé) efface d'abord une partie de ces gains avant impôt sur le revenu. Et surtout, les prélèvements sociaux restent à 17,2 %. L'assurance-vie garde en effet une exception à la hausse de la CSG qui pousse les autres revenus du capital à 18,6 % en 2026 (LFSS 2026, loi du 30 décembre 2025). Ce carve-out joue pour un contrat français comme pour un contrat luxembourgeois, dès lors que vous êtes résident fiscal français.
Trois effets fiscaux qui font la différence
- Report d'imposition : rien n'est taxé tant que vous ne rachetez pas ; vous choisissez le moment de la fiscalité.
- Arbitrages sans frottement : passer d'un ETF à un autre à l'intérieur du contrat ne déclenche aucun impôt sur la plus-value.
- Transmission privilégiée : hors succession, abattement de 152 500 € par bénéficiaire (990 I) et régime spécifique des primes après 70 ans (757 B).
Pour saisir vraiment l'avantage, comparons l'ETF logé en assurance-vie à ses deux rivaux directs : le PEA et le compte-titres.
8. ETF en assurance-vie luxembourgeoise vs PEA vs compte-titres
Ces trois enveloppes ne se font pas la guerre : elles se complètent. Reste que leurs fiscalités et leurs contraintes n'ont rien à voir. Encore faut-il savoir laquelle répond à quel besoin.
| Critère | AVL | PEA | Compte-titres |
|---|---|---|---|
| Univers d'ETF | Très large (mondial) | ETF éligibles UE seulement | Illimité |
| Plafond de versement | Aucun | 150 000 € | Aucun |
| Impôt en cours de vie | Aucun | Aucun | PFU sur dividendes / PV |
| Fiscalité à la sortie | PS 17,2 % + IR sur gains | PS 18,6 % (après 5 ans) | 31,4 % (12,8 % + 18,6 %) |
| Arbitrages sans impôt | Oui | Oui | Non |
| Transmission | 990 I / 757 B | Succession de droit commun | Succession de droit commun |
Pour beaucoup d'épargnants, l'ordre de marche est simple. On remplit d'abord le PEA (150 000 € de versements, fiscalité douce après cinq ans). On place ensuite le surplus et tout ce que le PEA n'accepte pas — ETF obligataires, actions hors UE, thématiques mondiaux — dans une assurance-vie luxembourgeoise, sans plafond et à 17,2 % de prélèvements sociaux. Le compte-titres, lui, garde son utilité pour la liquidité immédiate et les titres plus exotiques, mais il vous coûte 31,4 % chaque année. Sur un gros portefeuille, un cas chiffré vaut mieux qu'un long discours.
9. Cas chiffré : Anders, ETF mondiaux en FID luxembourgeois
Profil : Anders, 55 ans, suédois installé en France depuis quinze ans, ancien dirigeant ayant cédé sa société. Il dispose de 900 000 € à investir sur un horizon de dix à quinze ans, et souhaite un portefeuille d'ETF actions et obligataires mondiaux, géré dans un fonds interne dédié (FID) luxembourgeois. Il compare deux détentions : le FID et un compte-titres classique.
| Situation | FID assurance vie lux | Compte-titres |
|---|---|---|
| Dividendes réinvestis en cours de vie | Non imposés (125-0 A) | Imposés au PFU chaque année |
| Arbitrage entre ETF | Sans impôt sur la PV | PV taxée à 31,4 % |
| Prélèvements sociaux à la sortie | 17,2 % sur les gains | 18,6 % (compris dans 31,4 %) |
| Transmission au décès | Abattement 152 500 € / bénéficiaire | Succession de droit commun |
| Souplesse multidevise | EUR, USD, CHF, GBP | Selon le teneur de compte |
Anders tranche pour le FID, et on comprend pourquoi. Ses dividendes d'ETF mondiaux se réinvestissent en entier, sans que le fisc en prélève une part chaque année. Il rééquilibre son allocation sans frottement. Et il prépare une transmission bien pensée à ses deux enfants. Le compte-titres, lui, l'aurait ponctionné année après année, sur les dividendes comme sur chaque arbitrage. Reste à voir comment agencer tous ces trackers entre eux, jusqu'à en faire, si l'envie est là, un portefeuille 100 % indiciel. Chaque situation est unique : horizon, besoin de liquidité, objectif de transmission ne pèsent pas pareil d'un profil à l'autre — d'où l'intérêt d'un bilan sur mesure.
10. Construire un portefeuille 100 % ETF dans une AVL
Rien ne vous force à mélanger ETF et fonds actifs. Si la gestion indicielle vous a convaincu, montez une allocation faite uniquement de trackers, calibrée sur votre horizon et votre tolérance au risque.
| Profil | ETF actions | ETF obligataires | Fonds euros / monétaire |
|---|---|---|---|
| Dynamique (horizon long) | 80 % | 15 % | 5 % |
| Équilibré | 55 % | 35 % | 10 % |
| Prudent (horizon court) | 30 % | 50 % | 20 % |
Le vrai levier n'est pas de dénicher l'ETF miracle. C'est de tenir une allocation cible et de la rééquilibrer sans faiblir. Et là, l'assurance-vie luxembourgeoise fait la différence : vous arbitrez entre ETF sans déclencher d'impôt. Chaque année, vous ramenez le portefeuille à sa répartition de départ, en franchise fiscale. Le compte-titres, lui, en est incapable. L'avantage est discret, mais il pèse lourd sur la durée. Pour creuser le sujet, voyez notre guide sur l' allocation d'actifs en AVL. Reste, au moment de bâtir ce portefeuille, à ne pas commettre les quelques faux pas qui grignotent le bénéfice.
11. Les erreurs classiques à éviter
Checklist Hagnéré — 7 erreurs à éviter avec les ETF en AVL
- Regarder le seul TER de l'ETF. Additionnez frais d'ETF et frais d'enveloppe du contrat pour comparer honnêtement au coût d'un portefeuille de fonds actifs.
- Choisir un ETF distribuant sans raison. En enveloppe, le capitalisant maximise les intérêts composés sans aucun désavantage fiscal.
- Ignorer la nature de la réplication. Sachez si votre ETF est physique ou synthétique, et acceptez le risque de contrepartie en connaissance de cause.
- Empiler les ETF thématiques. Ils sont là pour orbiter autour du cœur, pas pour le remplacer. Une petite part suffit largement.
- Négliger le rééquilibrage. L'avantage fiscal de l'arbitrage sans impôt ne sert à rien si vous ne rééquilibrez jamais.
- Confondre absence d'impôt en cours de vie et absence de risque. Un ETF reste une unité de compte : le capital n'est pas garanti.
- Sous-dimensionner le contrat. Un accès riche en ETF via un FID suppose un ticket d'entrée ; en dessous, un contrat en UC classiques reste une bonne porte d'entrée.
Adoptez ces sept réflexes, et l'ETF en assurance-vie luxembourgeoise tient toutes ses promesses : efficace, lisible, et fiscalement bien placé.
Les 3 choses à retenir
- Le meilleur véhicule dans la meilleure enveloppe : des centaines d'ETF UCITS accessibles grâce à l'architecture ouverte, à des frais 5 à 30 fois inférieurs à ceux des fonds actifs.
- L'enveloppe ne taxe rien en cours de vie (CGI 125-0 A) et conserve les prélèvements sociaux à 17,2 % au dénouement. Privilégiez les ETF capitalisants pour composer sans frottement.
- Empilez intelligemment : PEA d'abord, puis assurance-vie luxembourgeoise pour les ETF mondiaux, obligataires et le surplus au-delà de 150 000 €.
Construisez votre portefeuille d'ETF dans la bonne enveloppe
Nous auditons vos frais actuels, définissons une allocation ETF adaptée à votre horizon et sélectionnons le contrat luxembourgeois le plus compétitif pour la loger. Sans engagement ni vente forcée — une analyse chiffrée, pas un argumentaire. Bilan patrimonial offert (cabinet noté 4,7/5 sur Trustpilot, 26 avis), avec accès à notre sélection de contrats luxembourgeois partenaires.
Mentions légales — Hagnéré Patrimoine
Hagnéré Patrimoine — SAS immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, courtier en assurance (COA) et courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP). Siège social : 7 rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry.
Article rédigé selon la législation en vigueur au 2 juillet 2026 (loi de finances 2026, LFSS 2026, Lettre Circulaire CAA 26/1). Article publié le 1er juin 2026. Dernière mise à jour : 2 juillet 2026. Investir en unités de compte comporte un risque de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier.

