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Expérimentation jusqu'au 25/11/2026Loyer majoré +20 % = plafond bailleur~9 territoires · ~65-70 communesRaisonner rendement réel, pas brutConforme CGP · CIF · COA · COBSP

Encadrement des loyers 2026 : villes concernées et impact rentabilité

L'encadrement du niveau des loyers plafonne, dans une dizaine de grandes agglomérations tendues, le loyer de base à +20 % d'un loyer de référence fixé chaque année par arrêté préfectoral. C'est une expérimentation issue de la loi ÉLAN, prolongée par la loi 3DS jusqu'au 25 novembre 2026 — et son avenir reste incertain. Ce guide pose le dispositif au sens strict, le distingue du plafonnement de l'évolution en zone tendue et de l'IRL, liste les villes concernées avec leurs dates d'entrée en vigueur, explique comment lire un loyer de référence majoré et son complément, puis chiffre l'impact réel sur la rentabilité — pour raisonner rendement réel, pas seulement brut. État du droit au 4 juin 2026.

BILAN PATRIMONIAL

Zone encadrée ou ville moyenne : comparer le rendement réel loyer plafonné, prix d'achat, charges et fiscalité sur vos chiffres

Hagnéré Patrimoine est un cabinet de conseil (CIF · COA · COBSP) : il ne vend ni ne fournit de bien immobilier. En bilan patrimonial, on vérifie le dispositif applicable à la commune visée, on chiffre le rendement net réel après charges et fiscalité, et on replace le projet dans votre allocation ; aucun rendement n'est garanti.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Dispositif applicable vérifié par commune
  • Aucun rendement ni loyer garanti

Sur lettre de mission signée

  • Rendement net réel chiffré
  • Fiscalité et financement analysés

BASE LÉGALE

art. 140 loi ÉLAN

ÉCHÉANCE

25 novembre 2026 (incertaine)

PLAFOND BAILLEUR

loyer majoré +20 %

PÉRIMÈTRE 2026

~9 territoires · ~65-70 communes

FIL ROUGE

~5,1 % bridé vs ~6,7 % libre

AMENDE MAXIMALE

5 000 € (15 000 € personne morale)

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Depuis quelques années, un mot revient dans chaque projet locatif en grande ville : encadrement des loyers. Derrière l'expression se cache un dispositif précis — l'encadrement du niveau des loyers — souvent confondu avec deux autres mécanismes voisins. En 2026, il plafonne le loyer de base dans une dizaine de grandes agglomérations tendues, à +20 % d'un loyer de référence fixé chaque année par arrêté préfectoral.

Un point souvent oublié : c'est une expérimentation issue de la loi ÉLAN, prolongée par la loi 3DS jusqu'au 25 novembre 2026 — et son avenir reste incertain. Ce guide pose le dispositif au sens strict, le distingue de ses cousins, liste les villes concernées avec leurs dates d'entrée en vigueur, explique comment lire un loyer de référence majoré et son complément, puis chiffre l'impact réel sur la rentabilité.

Mis à jour le 4 juin 2026 par Quentin Hagnéré (fondateur ; cabinet CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291), cabinet Hagnéré Patrimoine — dispositif et calendrier vérifiés au droit en vigueur début 2026 (art. 140 loi n° 2018-1021 du 23/11/2018 ; loi n° 2022-217 du 21/02/2022 ; décret n° 2013-392 du 10/05/2013 ; décret n° 2023-822 du 25/08/2023 ; arrêtés préfectoraux). L'encadrement du niveau est une expérimentation dont l'avenir après le 25/11/2026 est incertain. Les loyers de référence et les calculs du fil rouge sont des ordres de grandeur pédagogiques, non contractuels — vérifiez toujours l'arrêté préfectoral en vigueur pour la commune visée.

📋 L'essentiel en 30 secondes

  • Le dispositif plafonne le loyer de base à +20 % d'un loyer de référence préfectoral (art. 140 loi ÉLAN, prolongée par la loi 3DS). C'est une expérimentation — échéance 25/11/2026, avenir incertain.
  • Trois dispositifs à ne pas confondre : l'encadrement du niveau (le sujet), le plafonnement de l'évolution en zone tendue (~3 690 communes) et l'IRL (INSEE, partout).
  • Villes concernées : Paris, Lille, Plaine Commune, Lyon, Est Ensemble, Montpellier, Bordeaux, Pays Basque, Grenoble — soit ~9 territoires et environ 65-70 communes, liste évolutive. Marseille et Annemasse : candidates / en projet, pas encore en vigueur.
  • Impact rentabilité : en métropole encadrée, un studio type ressort autour de 5,1 % brut bridé à ~3,3 % réel, contre ~6,7 % brut et ~4,5 % réel en ville moyenne non encadrée (ordres de grandeur pédagogiques).
  • Sanctions : mise en demeure du préfet, remboursement du trop-perçu, puis amende jusqu'à 5 000 € (personne physique) / 15 000 € (personne morale).

Avertissement — état du droit au 4 juin 2026

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé (art. L. 533-13 CMF). Hagnéré Patrimoine est un cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291). Les références citées (art. 140 loi n° 2018-1021 ; loi n° 2022-217 ; décrets n° 2013-392 et n° 2023-822 ; arrêtés préfectoraux) sont l'état du droit au 4 juin 2026, à confronter aux sources officielles (Légifrance, service-public, ANIL, écologie.gouv.fr, DRIHL et préfectures). L'encadrement du niveau est une expérimentation dont l'avenir après le 25/11/2026 n'est pas tranché : une pérennisation a été votée en 1ré lecture à l'Assemblée le 11/12/2025 mais n'est pas promulguée. Les valeurs de loyers de référence et les calculs du fil rouge sont des ordres de grandeur pédagogiques, non contractuels : vérifiez toujours l'arrêté préfectoral en vigueur pour la commune visée. Les missions et honoraires dépendent du contrat applicable. Toute hypothèse de rendement doit être recalculée sur le coût total et ne constitue pas une garantie. Tout investissement immobilier comporte un risque de perte en capital.

§ 1DÉFINITION 2026·5 MIN

L'encadrement des loyers, c'est quoi exactement en 2026 ?

Le terme exact d'abord : tout le malentendu vient de là. Ce que l'on appelle ici « encadrement des loyers » désigne précisément l'encadrement du NIVEAU des loyers : un dispositif qui plafonne le montant du loyer de base à la mise en location ou au renouvellement. Il s'agit d'une expérimentation instaurée par l'art. 140 de la loi n° 2018-1021 du 23/11/2018 (loi ÉLAN), d'une durée initiale de 5 ans, prolongée de 3 ans par la loi n° 2022-217 du 21/02/2022 (loi 3DS) — soit 8 ans au total, avec une échéance fixée au 25 novembre 2026.

Le dispositif n'est pas automatique : il repose sur la candidature volontaire (opt-in) des EPCI compétents en habitat, de la Ville de Paris, des EPT du Grand Paris, de la Métropole de Lyon et de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence. La candidature doit remplir quatre conditions cumulatives : un écart important entre les loyers du parc privé et du parc social, un niveau de loyer médian élevé, un faible taux de logements commencés et des perspectives limitées de production de logements. C'est pourquoi seule une dizaine de territoires l'applique.

La mécanique est annuelle. Chaque année, le préfet fixe par arrêté, par catégorie de logement (type, époque de construction, meublé ou nu) et par secteur géographique, trois loyers exprimés en €/m²/mois : le loyer de référence (la médiane observée par l'observatoire local), le loyer de référence majoré égal à +20 % — qui constitue le plafond du loyer de base — et le loyer de référence minoré égal à -30 %, qui ouvre au bailleur une action en réévaluation si le loyer est anormalement bas. À retenir : le majoré +20 % est le plafond du bailleur ; le minoré -30 % ne joue qu'à la baisse, du côté du locataire. Retenez ça : majoré = plafond bailleur, minoré = côté locataire. Le reste n'est que détail.

Les trois loyers de référence : référence, majoré, minoré

Loyer de référence MAJORÉ = loyer de référence x 1,20  (= plafond du bailleur)

Loyer de référence MINORÉ = loyer de référence x 0,70  (action en réévaluation)

Plafond mensuel du loyer de base = loyer de référence majoré x surface habitable
  • Loyer de référence :Médiane observée par l'observatoire local, en €/m²/mois, fixée par arrêté préfectoral annuel
  • Majoré (+20 %) :Plafond du loyer de base à la mise en location et au renouvellement
  • Minoré (-30 %) :Seuil ouvrant au bailleur une action en réévaluation si le loyer est trop bas

Ne jamais inverser : le majoré (+20 %) est le plafond du bailleur, le minoré (-30 %) ne joue qu'à la baisse. Les valeurs exactes par catégorie et par secteur figurent dans l'arrêté préfectoral en vigueur. Ordres de grandeur pédagogiques, non contractuels.

Statut juridique : une expérimentation jusqu'au 25/11/2026, avenir incertain

L'encadrement du niveau reste une expérimentation en 2026. Une proposition de loi de pérennisation a été adoptée en 1ré lecture à l'Assemblée nationale le 11/12/2025, mais elle n'a pas été examinée par le Sénat ni promulguée. Un rapport d'évaluation est attendu avant le terme. À ce jour, rien n'est acquis sur le devenir du dispositif après le 25 novembre 2026 : traitez cette échéance comme une incertitude réglementaire et vérifiez l'état du droit avant tout engagement. Sources : Légifrance, service-public, ecologie.gouv.fr.

Sur le terrain : en rendez-vous, j'entends tout et son contraire — « c'est gravé dans le marbre » ou « c'est déjà mort ». Ni l'un ni l'autre : c'est une expérimentation reconduite, avec une échéance proche et un avenir non tranché. Raisonner sur cette base évite deux erreurs symétriques — surinvestir en pariant sur une suppression imminente, ou renoncer en croyant le plafond définitif partout.

§ 2TROIS DISPOSITIFS·5 MIN

Niveau, évolution, IRL : comment ne pas les confondre ?

C'est l'erreur la plus fréquente, y compris dans la presse : confondre trois dispositifs distincts qui portent tous sur les loyers mais ne font pas la même chose. Tant qu'on n'a pas trié ces trois-là, on ne sait même pas quel plafond — s'il y en a un — s'applique à son propre appartement.

Dispositif 1 — l'encadrement du NIVEAU (le cœur de ce guide). C'est l'expérimentation de la loi ÉLAN : le préfet fixe par arrêté un loyer de référence et un majoré, et le loyer de base ne peut excéder ce majoré (+20 % de la médiane). Il ne concerne qu'une dizaine de territoires opt-in. C'est un plafond de niveau, applicable dès la mise en location.

Tout autre chose, le dispositif 2 — le plafonnement de l'ÉVOLUTION en zone tendue. Mécanisme pérenne et totalement distinct, issu du décret n° 2013-392 du 10/05/2013 (périmètre actualisé par le décret n° 2023-822 du 25/08/2023), complété par un décret annuel. Il concerne un périmètre très large — de l'ordre de 3 690 communes en zone tendue — et plafonne la réévaluation du loyer à la relocation ou au renouvellement, pas son niveau. Une commune peut relever de ce plafonnement de l'évolution sans être sous encadrement du niveau.

Enfin, à ne pas oublier, le dispositif 3 — l'IRL (indice de référence des loyers, publié par l'INSEE chaque trimestre). Il plafonne la révision annuelle du loyer en cours de bail (via la clause d'indexation), partout en France, indépendamment de la zone tendue et de l'encadrement du niveau : voir notre guide pour réviser et indexer son loyer avec l'IRL en 2026. Un même logement peut relever des trois dispositifs à la fois.

Trois dispositifs distincts à ne jamais confondre. Le présent guide traite du dispositif 1 (encadrement du niveau, loi ÉLAN). État du droit au 4 juin 2026.
DispositifBase légaleCe qu'il plafonnePérimètre
1. Encadrement du NIVEAUArt. 140 loi ÉLAN (expérimentation)Le loyer de base à la mise en location / renouvellement (majoré +20 %)~9 territoires opt-in (~65-70 communes)
2. Plafonnement de l'ÉVOLUTIONDécret 2013-392 (actualisé 2023-822)La réévaluation du loyer à la relocation / renouvellementZone tendue, ~3 690 communes
3. IRLIndice INSEE trimestrielLa révision annuelle du loyer en cours de bailToute la France

Le présent guide traite du DISPOSITIF 1 (encadrement du niveau)

Quand on lit qu'une commune « rejoint l'encadrement » via un décret d'évolution, ce n'est pas l'encadrement du niveau de la loi ÉLAN : ce sont deux dispositifs différents. Tant qu'aucun arrêté préfectoral d'encadrement du niveau n'est pris, le loyer de base n'est pas plafonné à +20 % de la médiane ; seule la réévaluation peut l'être au titre du dispositif 2. Vérifiez toujours quel dispositif s'applique à votre commune avant de fixer un loyer.

§ 3VILLES CONCERNÉES·6 MIN

Quelles villes sont concernées par l'encadrement du niveau en 2026 ?

La question que tout investisseur pose en premier : ma ville est-elle dedans ? Voici les territoires où l'encadrement du niveau s'applique en 2026, avec leurs dates d'entrée en vigueur. Au total, de l'ordre de 9 territoires et environ 65 à 70 communes : le décompte exact varie selon la façon de compter les EPT franciliens, et la liste évolue par arrêtés préfectoraux. Mieux vaut donc raisonner par territoire que figer un chiffre.

Territoires sous encadrement du niveau des loyers en 2026 et leurs dates d'entrée en vigueur. De l'ordre de 9 territoires et environ 65-70 communes, liste évoluant par arrêtés préfectoraux. État du droit au 4 juin 2026.
TerritoireNombre de communesEntrée en vigueur
Paris1 (Paris)01/07/2019
Lille (avec Hellemmes et Lomme)1 commune + 2 communes associées01/03/2020
EPT Plaine Commune (Grand Paris)9 communes01/06/2021
Lyon et Villeurbanne2 communes01/11/2021
EPT Est Ensemble (Grand Paris)9 communes01/12/2021
Montpellier1 (Montpellier)01/07/2022
Bordeaux1 (Bordeaux)15/07/2022
Communauté d'agglomération Pays Basque24 communes (3 zones)25/11/2024
Grenoble-Alpes Métropolepérimètre métropolitain20/01/2025

Trois pièges de date à connaître avant de citer la liste de mémoire. À Lille, l'encadrement vise la commune ainsi que Hellemmes et Lomme, depuis le 01/03/2020 (et non 2019). Les EPT Plaine Commune et Est Ensemble regroupent chacun 9 communes de la métropole du Grand Paris. La Communauté d'agglomération Pays Basque couvre 24 communes réparties en 3 zones depuis le 25/11/2024. Grenoble-Alpes Métropole applique l'encadrement depuis le 20/01/2025 (et non 2023). Les montants applicables découlent du dernier arrêté annuel de chaque territoire, susceptible d'être réactualisé en cours d'année.

Sur le terrain : la confusion sur les dates est constante. J'ai vu un propriétaire lillois persuadé d'être encadré « depuis 2019 comme Paris » — non, Lille c'est le 01/03/2020, avec Hellemmes et Lomme. À Grenoble, c'est encore plus récent : 20/01/2025. Citer le mauvais arrêté, c'est appliquer le mauvais barème, donc soit perdre du loyer, soit s'exposer à la régularisation.

Annoncées mais non en vigueur : Marseille et Annemasse

Marseille (candidate) et Annemasse Agglo (déploiement annoncé) ne disposent d'aucun arrêté d'encadrement du NIVEAU en vigueur à la date de rédaction : leur statut est celui de candidature ou de projet. Attention à une confusion fréquente : un décret de plafonnement de l'évolution en zone tendue qui aurait pu concerner certaines communes n'est pas l'encadrement du niveau de la loi ELAN. Tant qu'aucun arrêté préfectoral de niveau n'est pris, le loyer de base n'y est pas plafonné à +20 % de la médiane.

Toujours vérifier l'arrêté préfectoral en vigueur

Avant chaque mise en location, vérifiez l'arrêté préfectoral en vigueur pour la commune visée et la valeur exacte du loyer de référence majoré, qui varie par secteur et par catégorie. Les sources officielles sont la préfecture et la DRIHL du territoire, le portail encadrementdesloyers.gouv.fr et l'ANIL. Les périmètres et montants évoluent : ne vous fiez pas à une liste figée.

Hagnéré Patrimoine

Savoir si votre projet tombe sous l'encadrement — et ce que ça change

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Dispositif applicable par communeRendement net réel par zoneCabinet CIF · COA · COBSP
§ 4LOYER MAJORÉ·5 MIN

Comment lire un loyer de référence majoré et calculer son plafond ?

Une fois la commune identifiée comme encadrée, le calcul du loyer maximum se fait pas à pas. On identifie d'abord le secteur géographique, puis la catégorie du logement : nombre de pièces, époque de construction, meublé ou nu. On lit ensuite, dans l'arrêté préfectoral, le loyer de référence majoré correspondant, exprimé en €/m²/mois. Le plafond mensuel du loyer de base est ce majoré multiplié par la surface habitable.

Calculer le plafond légal du loyer de base

Loyer de base maximal = loyer de référence majoré (€/m²) x surface habitable (m²)

Exemple : 30 €/m² x 30 m² = 900 €/mois

(le minoré -30 % n'intervient pas ici : il sert au locataire, pas au plafond bailleur)
  • Loyer de référence majoré :Lu dans l'arrêté préfectoral pour le secteur et la catégorie du logement, en €/m²/mois
  • Surface habitable :Surface au sens du bail, en m²
  • Complément de loyer :Possible au-dessus du plafond sous conditions strictes (voir section suivante)

Le plafond du loyer de base = loyer majoré x surface. La valeur exacte par adresse se vérifie sur le simulateur officiel : elle varie d'un secteur et d'une catégorie à l'autre. Ordres de grandeur pédagogiques, non contractuels.

Un repère d'ordre de grandeur pour Paris sur la période 2025-2026 (arrêté applicable du 01/07/2025 au 30/06/2026) : le loyer de référence médian tous logements ressort autour de 26,60 €/m²/mois ; après majoration de +20 %, et selon l'époque et le secteur, le majoré des studios et T1 atteint de l'ordre de 30 à 36 €/m²/mois. Ces chiffres sont des ordres de grandeur : la valeur exacte par adresse se vérifie sur le simulateur officiel et dépend du secteur précis.

Exemple d'ordre de grandeur pour Paris (arrêté applicable 01/07/2025-30/06/2026), tous logements puis studios/T1. Valeurs exactes par adresse via le simulateur officiel. Ordres de grandeur pédagogiques, non contractuels.
Type de loyer (exemple Paris, ordre de grandeur)Niveau €/m²/moisRôle
Loyer de référence (médiane)~26,60 €/m²Référence centrale, fixée par arrêté
Loyer de référence majoré (+20 %)~30 à 36 €/m² (studios/T1)Plafond du loyer de base (bailleur)
Loyer de référence minoré (-30 %)en dessous de la référenceSeuil de réévaluation (locataire / bailleur)

Toujours vérifier la valeur exacte par adresse

Le loyer de référence majoré varie par secteur et par catégorie au sein d'une même commune. Ne vous fiez jamais à une moyenne : utilisez le simulateur officiel du territoire et l'arrêté préfectoral en vigueur pour obtenir la valeur exacte applicable à l'adresse précise. Le bail doit par ailleurs mentionner le loyer de référence et le majoré ; à défaut, le locataire peut agir.

§ 5COMPLÉMENT DE LOYER·5 MIN

Le complément de loyer : quelles marges, quelles limites ?

Au-dessus du plafond majoré calculé à la section précédente, un seul levier légal existe : le complément de loyer. Mais il est strictement encadré et juridiquement précaire. Il suppose deux conditions cumulatives : (1) le loyer de base doit déjà être fixé au niveau du majoré ; (2) le logement doit présenter des caractéristiques de localisation ou de confort déterminantes, non prises en compte par le majoré et non récupérables en charges (par exemple une vue exceptionnelle sur un monument). Une cuisine équipée ou un parquet récent ? Cela ne suffira pas : c'est du confort attendu, pas exceptionnel.

Surtout, le complément est interdit, pour les baux signés depuis le 18/08/2022, dès lors que le logement présente au moins une de neuf caractéristiques disqualifiantes. C'est cohérent avec le durcissement des normes énergétiques (interdiction de louer les logements classés G depuis le 01/01/2025).

Le complément de loyer est interdit (baux signés depuis le 18/08/2022) si le logement présente au moins l'un de ces 9 défauts. Liste issue de la réglementation. État du droit au 4 juin 2026.
Les 9 défauts qui interdisent le complément de loyerCatégorie
WC situés sur le palier (hors du logement)Confort
Traces d'humidité sur certains mursSalubrité
Diagnostic de performance énergétique classé F ou GÉnergie
Fenêtres laissant anormalement passer l'airIsolation
Vis-à-vis à moins de 10 mLocalisation
Infiltrations ou inondations en provenance de l'extérieurSalubrité
Problèmes d'évacuation d'eau récentsPlomberie
Installation électrique dégradéeSécurité
Mauvaise exposition de la pièce principaleConfort

Sur le terrain : le complément de loyer est le piège n° 1 des annonces en zone tendue. Un bailleur parisien voulait facturer +180 € pour « vue dégagée » sur un logement classé F — interdit net depuis le 18/08/2022, peu importe la vue. Le locataire a contesté en conciliation dans les 3 mois ; le complément est tombé, rétroactivement.

Le complément de loyer est juridiquement précaire

Même justifié, le complément est contestable. Le locataire peut le contester devant la commission départementale de conciliation (gratuite) dans les 3 mois de la signature du bail ; un avis est rendu sous environ 2 mois ; à défaut de conciliation, le juge des contentieux de la protection peut être saisi. La décision est rétroactive à la date d'effet du bail, et la charge de la preuve du caractère exceptionnel du logement pèse sur le bailleur. Autrement dit, un complément mal justifié peut être supprimé avec remboursement.

Conseil pratique : ne misez pas votre rentabilité sur un complément de loyer. Considérez-le comme un bonus incertain, jamais comme la base du calcul. Si l'équilibre de l'opération ne tient qu'avec un complément, c'est que le bien est probablement trop cher pour la zone — mieux vaut alors revoir le prix d'achat ou changer de zone.

§ 6IMPACT RENTABILITÉ·6 MIN

Quel est l'impact réel de l'encadrement sur votre rentabilité ?

Assez de principes : posons des euros sur la table avec un fil rouge chiffré. Toutes les valeurs qui suivent sont des hypothèses non contractuelles, en ordres de grandeur, pour illustrer le mécanisme — votre cas réel se chiffre au cas par cas. En zone encadrée, deux forces tirent le rendement vers le bas en même temps : le plafond rabote le loyer, et le prix au m² est déjà au plafond, lui aussi.

Scénario 1 — studio 30 m² en métropole encadrée. Loyer de référence majoré de l'ordre de 30 €/m² → plafond de 900 €/mois (10 800 €/an). Prix de l'ordre de 7 000 €/m² → 210 000 €. Rendement brut au plafond ≈ 5,1 %. Le plafond mord : si le marché libre permettait ~35 €/m² (1 050 €), le bailleur renonce à 150 €/mois (1 800 €/an de loyer interdit). Après charges non récupérables (~32 %) et frais d'acte (~7,5 %), rendement réel ≈ 3,3 %.

Scénario 2 — même studio 30 m² en ville moyenne libre (Grand Est, Franche-Comté…). Changeons de décor. Prix de l'ordre de 2 500 €/m² → 75 000 €. Loyer libre de l'ordre de 420 €/mois (14 €/m²) → 5 040 €/an. Rendement brut ≈ 6,7 %, et après charges (~28 %) et frais d'acte (~8 %), réel ≈ 4,5 %.

Le rendement brut, puis le rendement réel : la seule comparaison qui compte

Rendement brut = loyer annuel / prix d'acquisition x 100

Métropole encadrée : 10 800 / 210 000 x 100 = 5,1 % brut (~3,3 % réel)

Ville moyenne libre : 5 040 / 75 000 x 100 = 6,7 % brut (~4,5 % réel)
  • Loyer annuel :En zone encadrée, plafonné au majoré x surface ; en zone libre, fixé par le marché
  • Prix d'acquisition :Structurellement plus élevé en métropole tendue qu'en ville moyenne
  • Rendement réel :Brut diminué des charges non récupérables et des frais d'acte

Le plafond comprime le loyer là où le prix au m² est déjà élevé : double effet sur le rendement. En zone libre, le ratio loyer/prix est plus favorable. Hypothèses pédagogiques non contractuelles, ordres de grandeur.

Comparatif fil rouge studio 30 m² : métropole encadrée vs ville moyenne non encadrée. Hypothèses pédagogiques non contractuelles, ordres de grandeur. État du droit au 4 juin 2026.
Critère (fil rouge, ordres de grandeur)Métropole encadréeVille moyenne non encadrée
Surface30 m²30 m²
Prix au m²~7 000 €/m²~2 500 €/m²
Prix d'acquisition~210 000 €~75 000 €
Loyer mensuel900 € (plafonné)420 € (libre)
Rendement brut≈ 5,1 %≈ 6,7 %
Rendement réel≈ 3,3 %≈ 4,5 %

La double peine : plus cher à l'achat, et le plafond comprime le loyer

Sur ce fil rouge, la métropole encadrée coûte ~2,8× plus cher à l'achat (210 000 € vs 75 000 €) mais ne rapporte que ~2,1× plus de loyer (900 € vs 420 €), parce que le plafond comprime le loyer : d'où 5,1 % vs 6,7 % brut (-1,6 pt) et 3,3 % vs 4,5 % réel (-1,2 pt). Pour générer le même loyer annuel de 5 040 €, il faut mobiliser de l'ordre de 98 000 € de capital en métropole encadrée contre 75 000 € en ville moyenne. La leçon : raisonner en réel, jamais en brut affiché — le plafond, le prix au m² élevé et les charges érodent le rendement à ~3-4 % en métropole encadrée. Hypothèses pédagogiques non contractuelles.

Sur le terrain : je compare souvent deux dossiers côte à côte. Le studio parisien à 210 000 € qui plafonne à 900 € fait rêver à l'apéro ; le studio en ville moyenne à 75 000 € loué 420 € fait moins joli sur la photo — mais c'est lui qui rapporte, en proportion du capital. Beaucoup d'acheteurs comparent deux biens sur leur seul loyer mensuel, sans rapporter ce loyer au capital engagé. Or c'est le ratio loyer/prix, net de charges, qui crée la richesse. Un loyer de 900 € qui « coûte » 210 000 € rapporte moins, en proportion, qu'un loyer de 420 € qui « coûte » 75 000 €. C'est exactement ce que la section suivante traduit en stratégie de localisation.

§ 7OÙ INVESTIR·5 MIN

Métropole encadrée ou ville moyenne libre : où trouver le meilleur rendement ?

Mettons une chose au clair tout de suite, parce qu'elle est non négociable : aucune ville, aucune métropole, aucun élu n'est ici en cause. Le raisonnement est purement factuel et repose sur un seul indicateur, le ratio loyer/prix. L'encadrement du niveau plafonne le loyer de base à +20 % de la médiane dans une dizaine de grandes agglomérations tendues, ce qui réduit mécaniquement le rendement brut atteignable sur ces marchés déjà chers.

À l'inverse, les villes moyennes hors expérimentation — notamment dans le Grand Est et en Franche-Comté — ne sont pas soumises à l'encadrement du niveau. Le prix d'acquisition y est structurellement plus bas, si bien que le ratio loyer/prix y est plus favorable. C'est ce différentiel, et non une critique des métropoles, qui explique qu'un objectif de rendement élevé s'atteint plus aisément hors périmètre encadré.

Le pivot : un prix d'acquisition plus bas hors zone encadrée = un meilleur ratio loyer/prix

En zone encadrée, le plafond + le prix au m² élevé compriment le rendement. En ville moyenne non encadrée, le loyer reste libre et le prix d'achat est plus bas : à loyer comparable, le capital engagé est moindre et le rendement réel supérieur. C'est un constat de marché, pas un jugement : on raisonne sur des chiffres, en respectant strictement le cadre légal de chaque zone. Pour creuser, voyez nos guides Où investir à 8 % de rendement et Investir en province quand on habite Paris.

Ce constat de marché ne vaut pas recommandation d'achat : une ville moyenne peut aussi souffrir de vacance, d'une revente plus lente ou de travaux sous-estimés. Un rendement brut affiché n'est jamais un « rendement garanti ». Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291), ne vend ni ne fournit de bien : il vous aide à comparer, sur vos chiffres, le rendement net réel, la fiscalité et le financement de chaque option.

Rendement : les vérifications indispensables

Un objectif de rendement brut n'est pas un rendement garanti ni une promesse faite au lecteur. Toute hypothèse de rendement doit être recalculée sur le coût total (prix, frais d'acte, travaux, charges non récupérables, vacance, fiscalité) et ne constitue pas une garantie. Tout investissement immobilier comporte un risque de perte en capital.

§ 8STRATÉGIES LICITES·5 MIN

Quelles stratégies licites optimisent le rendement en zone encadrée ?

Votre projet est dans une zone encadrée ? Trois leviers restent parfaitement légaux, et aucun ne consiste à tricher : le dispositif les prévoit lui-même. À condition de ne jamais franchir le plafond.

Premier levier, le meublé. L'encadrement s'applique aussi au meublé, mais les loyers de référence meublé correspondent aux loyers du vide majorés d'une majoration unitaire par m² fixée chaque année par l'arrêté (elle reflète l'écart vide/meublé constaté sur le marché). Le plafond meublé est donc supérieur au plafond vide, à surface et secteur égaux. C'est une stratégie licite, pas un contournement.

Les petites surfaces, ensuite. Les plafonds étant exprimés en €/m² par catégorie, le loyer de référence majoré par m² est mécaniquement plus élevé sur les T1 et T2 que sur les grandes surfaces. À budget égal, les petites typologies offrent donc un meilleur rendement au plafond.

Et la colocation, qui ne joue pas sur le plafond mais sur l'occupation. La somme des loyers de tous les colocataires ne peut excéder le loyer applicable au logement (pas de cumul au-delà du plafond), mais la colocation sécurise le taux d'occupation et réduit la vacance. Voir nos guides colocation en LMNP et Réduire la vacance locative.

Trois leviers licites pour optimiser le rendement à l'intérieur du cadre encadré, sans dépasser le plafond. État du droit au 4 juin 2026.
Levier liciteMécanismeLimite légale
Le meubléLoyers de référence meublé = vide + majoration unitaire par m² (arrêté)Le plafond meublé reste un plafond : ne pas le dépasser
Les petites surfacesMajoré par m² plus élevé sur T1/T2 que sur grandes surfacesLe loyer reste plafonné au majoré x surface
La colocationSécurise le taux d'occupation, réduit la vacanceLa somme des loyers ne peut excéder le loyer applicable au logement

Sur le terrain : un investisseur en zone encadrée croit souvent qu'il n'a plus aucune marge. Faux. Passer un T1 du vide au meublé, c'est récupérer la majoration unitaire par m² prévue par l'arrêté — légal, inscrit dans le dispositif. Ce n'est pas contourner le plafond, c'est lire l'arrêté jusqu'au bout.

Aucun de ces leviers ne permet de dépasser le plafond

Le meublé, les petites surfaces et la colocation optimisent à l'intérieur du cadre : ils ne donnent jamais le droit de fixer un loyer au-delà du loyer de référence majoré applicable (ni de cumuler des loyers de colocataires au-delà du plafond du logement). Tout dépassement non couvert par un complément de loyer valable expose aux sanctions détaillées à la section suivante. Optimiser dans le cadre, parfait. Le forcer, c'est l'amende assurée.

§ 9ERREURS & SANCTIONS·5 MIN

Quelles erreurs et sanctions faut-il absolument éviter ?

Reste le volet qui fait mal au portefeuille quand on l'ignore : les sanctions. Fixer un loyer au-delà du plafond expose à un régime propre à l'art. 140 de la loi ÉLAN. Le préfet n'attend pas. Il met en demeure le bailleur de mettre le loyer en conformité et de rembourser le trop-perçu (observations du bailleur sous 1 mois, mise en conformité sous 2 mois). À défaut, vient la facture : une amende administrative peut atteindre 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale, avec un titre de recouvrement émis dans les 2 ans. Le locataire conserve par ailleurs une action directe en diminution de loyer et en remboursement devant le juge.

Régime de sanctions du dépassement de loyer encadré (art. 140 loi ÉLAN). État du droit au 4 juin 2026.
ÉtapeDélaiConséquence / montant
Mise en demeure du préfetObservations du bailleur sous 1 moisDemande de mise en conformité du loyer
Mise en conformité + remboursementSous 2 moisRégularisation du loyer + remboursement du trop-perçu
Amende administrative (à défaut)Titre de recouvrement sous 2 ansJusqu'à 5 000 € (personne physique) / 15 000 € (personne morale)
Action directe du locataireÀ tout moment, devant le jugeDiminution de loyer + remboursement des sommes versées en trop

Les 5 erreurs à ne pas commettre

  • Confondre les 3 dispositifs (niveau / évolution / IRL) et croire son loyer plafonné — ou libre — à tort.
  • Vous appliquez un complément de loyer sur un logement classé F ? Il tombe — c'est interdit depuis le 18/08/2022, comme pour tout logement DPE F ou G ou présentant l'un des 9 défauts.
  • Inverser majoré et minoré : le majoré (+20 %) est le plafond bailleur, le minoré (-30 %) ne joue qu'à la baisse.
  • Croire l'expérimentation pérenne alors qu'elle expire le 25/11/2026 (pérennisation votée à l'Assemblée le 11/12/2025, mais non promulguée).
  • Raisonner uniquement en brut : en zone encadrée, c'est le rendement réel qui décide.

Échéance 25/11/2026 — avenir incertain, vérifier l'arrêté à jour

L'encadrement du niveau est une expérimentation dont l'avenir après le 25 novembre 2026 n'est pas tranché. Avant chaque mise en location, vérifiez l'arrêté préfectoral en vigueur pour la commune visée (préfecture, DRIHL, ANIL) et la valeur exacte du loyer de référence majoré applicable à l'adresse. Les périmètres et montants évoluent : ne vous fiez jamais à une liste ou un montant figés.

Hagnéré Patrimoine

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Dispositif applicable par communeRendement net réel chiffréCabinet CIF · COA · COBSP

Les hypothèses de coût, de loyer et de rendement doivent être vérifiées et ne sont pas garanties. L'arbitrage patrimonial et la vérification du cadre légal relèvent du cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP). Pour aller plus loin, voyez aussi nos guides Calculer la rentabilité avant d'acheter, immeuble de rapport 2026 et gestion locative déléguée ou autogestion.

AVANT D'INVESTIR EN ZONE TENDUE

Vérifier l'impact de l'encadrement sur votre projet

Avant d'acheter dans une métropole encadrée ou une ville moyenne libre, le cabinet (CIF · COA · COBSP) relie le plafond de loyer applicable à votre rendement net réel, à votre fiscalité et à votre horizon — pour décider sur des chiffres, pas sur le seul rendement brut affiché.

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Sources et références légales

  • Encadrement du niveau — expérimentation art. 140 loi ÉLAN, échéance 25/11/2026

    L'encadrement du NIVEAU des loyers est une expérimentation de l'art. 140 de la loi n° 2018-1021 du 23/11/2018 (loi ÉLAN), d'une durée initiale de 5 ans prolongée de 3 ans par la loi n° 2022-217 du 21/02/2022 (loi 3DS), soit 8 ans, avec une échéance au 25/11/2026. Le dispositif repose sur la candidature volontaire des EPCI compétents en habitat, de la Ville de Paris, des EPT du Grand Paris, de la Métropole de Lyon et de la Métropole Aix-Marseille-Provence, sous 4 conditions cumulatives. Statut à mi-2026 : il reste une expérimentation ; une proposition de loi de pérennisation a été adoptée en 1ré lecture à l'Assemblée nationale le 11/12/2025 mais n'est pas promulguée (Sénat non saisi). Sources : Légifrance, service-public, écologie.gouv.fr.

  • Mécanique — loyer de référence, majoré +20 % (plafond), minoré -30 %

    Le préfet fixe chaque année par arrêté, par catégorie de logement (type, époque de construction, meublé ou nu) et par secteur géographique, trois loyers exprimés en €/m²/mois : le loyer de référence (médiane de l'observatoire local), le loyer de référence MAJORÉ égal à +20 % (qui constitue le plafond du loyer de base à la mise en location et au renouvellement) et le loyer de référence MINORÉ égal à -30 % (qui ouvre au bailleur une action en réévaluation si le loyer est anormalement bas). Le plafond mensuel du loyer de base est le loyer majoré multiplié par la surface habitable. Sources : service-public, ANIL, arrêtés préfectoraux.

  • Trois dispositifs distincts — niveau, évolution, IRL

    Il faut distinguer trois dispositifs. (1) L'encadrement du NIVEAU (loi ÉLAN), objet de ce guide, plafonne le loyer de base dans une dizaine de territoires opt-in. (2) Le plafonnement de l'ÉVOLUTION du loyer en zone tendue est un mécanisme distinct et pérenne, issu du décret n° 2013-392 du 10/05/2013 (périmètre actualisé par le décret n° 2023-822 du 25/08/2023), qui concerne de l'ordre de 3 690 communes et plafonne la réévaluation, pas le niveau. (3) L'IRL (indice de référence des loyers, INSEE, trimestriel) plafonne la révision annuelle du loyer en cours de bail, partout en France. Un même logement peut relever des trois.

  • Villes concernées par l'encadrement du niveau en 2026

    Dates d'entrée en vigueur de l'encadrement du niveau : Paris 01/07/2019 ; Lille avec Hellemmes et Lomme 01/03/2020 ; EPT Plaine Commune (9 communes) 01/06/2021 ; Lyon et Villeurbanne 01/11/2021 ; EPT Est Ensemble (9 communes) 01/12/2021 ; Montpellier 01/07/2022 ; Bordeaux 15/07/2022 ; Communauté d'agglomération Pays Basque (24 communes en 3 zones) 25/11/2024 ; Grenoble-Alpes Métropole 20/01/2025. Soit de l'ordre de 9 territoires et environ 65 à 70 communes, liste évoluant par arrêtés préfectoraux. Marseille (candidate) et Annemasse Agglo (déploiement annoncé) ne disposent d'aucun arrêté d'encadrement du niveau en vigueur à la date de rédaction. Sources : préfectures, DRIHL, écologie.gouv.fr, ANIL.

  • Complément de loyer — 2 conditions cumulatives, interdit si l'un des 9 défauts

    Le complément de loyer permet de dépasser le majoré sous deux conditions cumulatives : le loyer de base doit déjà être fixé au niveau du majoré, et le logement doit présenter des caractéristiques de localisation ou de confort déterminantes, non prises en compte par le majoré et non récupérables en charges. Il est interdit, pour les baux signés depuis le 18/08/2022, si le logement présente l'un des 9 défauts (DPE F ou G, vis-à-vis à moins de 10 m, traces d'humidité, WC sur le palier, fenêtres laissant anormalement passer l'air, etc.). Il est contestable devant la commission départementale de conciliation dans les 3 mois, la charge de la preuve pesant sur le bailleur. Sources : service-public, ANIL.

  • Sanctions du dépassement — régime de l'art. 140

    En cas de loyer fixé au-delà du plafond, le préfet met en demeure le bailleur de mettre le loyer en conformité et de rembourser le trop-perçu (observations du bailleur sous 1 mois, mise en conformité sous 2 mois). À défaut, une amende administrative peut atteindre 5 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale, avec un titre de recouvrement émis dans les 2 ans. Le locataire conserve par ailleurs une action directe en diminution de loyer et en remboursement devant le juge. Régime propre à l'art. 140 de la loi ÉLAN. Sources : Légifrance, service-public.

  • Avenir post-25/11/2026 — incertitude réglementaire

    L'expérimentation expire le 25 novembre 2026. Une proposition de loi de pérennisation a été adoptée en 1ré lecture à l'Assemblée nationale le 11/12/2025, mais elle n'a pas encore été examinée par le Sénat ni promulguée. Un rapport d'évaluation est attendu avant le terme. À ce jour, rien n'est acquis sur le devenir du dispositif après novembre 2026 : présentez cette échéance pour ce qu'elle est, une incertitude réglementaire, jamais un acquis, et vérifiez l'état du droit avant tout engagement.

  • Impact rentabilité et fil rouge — calculs pédagogiques

    Comparatif (hypothèses pédagogiques non contractuelles, ordres de grandeur). Scénario 1, studio 30 m² en métropole encadrée : loyer de référence majoré de l'ordre de 30 €/m² soit un plafond de 900 €/mois (10 800 €/an), prix de l'ordre de 7 000 €/m² soit 210 000 €, rendement brut au plafond environ 5,1 %, et environ 3,3 % réel après charges non récupérables (≈ 32 %) et frais d'acte (≈ 7,5 %). Scénario 2, même studio 30 m² en ville moyenne non encadrée : prix de l'ordre de 2 500 €/m² soit 75 000 €, loyer libre de l'ordre de 420 €/mois (14 €/m²) soit 5 040 €/an, brut environ 6,7 % et environ 4,5 % réel. Le loyer de référence parisien médian ressort autour de 26,60 €/m²/mois (arrêté applicable 01/07/2025-30/06/2026). Ordres de grandeur, valeurs exactes par adresse via le simulateur officiel.

  • Rendement, honoraires et contrat

    Aucun investissement immobilier ne garantit un rendement, et ce guide ne promet rien. Les missions et honoraires dépendent du contrat applicable. Toute hypothèse de rendement doit être recalculée sur le coût total et ne constitue pas une garantie. L'analyse patrimoniale relève du cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291), qui ne vend ni ne fournit de bien immobilier. Tout investissement immobilier comporte un risque de perte en capital.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les références citées (art. 140 loi n° 2018-1021 du 23/11/2018 ; loi n° 2022-217 du 21/02/2022 ; décret n° 2013-392 du 10/05/2013 ; décret n° 2023-822 du 25/08/2023) sont l'état du droit au 4 juin 2026, à confronter aux sources officielles (Légifrance, service-public, ANIL, écologie.gouv.fr, arrêtés préfectoraux et DRIHL). L'encadrement du niveau est une expérimentation dont l'avenir après le 25/11/2026 est incertain : vérifiez toujours l'arrêté préfectoral en vigueur pour la commune visée. Les calculs du fil rouge sont pédagogiques, en ordres de grandeur et non contractuels. Tout investissement immobilier comporte un risque de perte en capital. Avant tout engagement, faites valider votre projet par un professionnel.

Foire aux questions

Tout sur l'encadrement des loyers villes, calcul, complément, sanctions et rentabilité.

Qu'est-ce que l'encadrement du niveau, quelles villes sont concernées, comment calculer le loyer maximum, peut-on appliquer un complément, quel impact sur la rentabilité, le dispositif continuera-t-il après 2026 : les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

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Prendre rendez-vous
  • C'est l'encadrement du NIVEAU des loyers : une expérimentation de l'art. 140 de la loi ELAN (loi n° 2018-1021 du 23/11/2018), prolongée par la loi 3DS (loi n° 2022-217 du 21/02/2022) jusqu'au 25 novembre 2026. Dans les territoires volontaires, le préfet fixe chaque année par arrêté un loyer de référence, un loyer majoré (+20 %, qui est le plafond) et un loyer minoré (-30 %), exprimés en €/m²/mois par catégorie de logement et par secteur. Il ne faut pas le confondre avec le plafonnement de l'évolution des loyers en zone tendue ni avec l'indexation IRL.