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Expatriation au Portugal : que peut-on vraiment conclure avec 800 000 € en assurance-vie ?

Un cas chiffré, mais sans raccourci : nous publions les hypothèses, isolons le calcul portugais, montrons les couches encore à valider et distinguons le contrat des titres concernés par l'exit tax.

800 k€valeur du contrat étudié
200 k€gain latent de départ
11,2 %illustration conditionnelle
4 couchescalcul à reconstruire
Hagnéré Patrimoine

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Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en fiscalité patrimoniale internationale

Clément Chatelain accompagne expatriés, impatriés, non-résidents et dirigeants mobiles sur leurs arbitrages fiscaux, financiers et successoraux entre la France et l'étranger.

Non-résidentsFiscalité internationaleCIF

Ce que ce cas peut — et ne peut pas — démontrer

Un chiffre peut donner une fausse impression de précision. Écrire « 800 000 € » ne dit encore rien de l'impôt : il faut connaître les primes, le gain contenu dans le retrait, la date exacte du fait générateur, la résidence conventionnelle, la qualification portugaise du contrat, sa source et les opérations antérieures. Le but de ce cas n'est donc pas de promettre un résultat. Il est de montrer comment construire une décision contrôlable.

Nous suivons un couple fictif, Hélène et Marc, qui prépare un départ à Lisbonne. Leur situation est volontairement simple. Dès qu'un fait change — ancienne prime, rachat déjà réalisé, démembrement, nantissement, plusieurs devises, contrat collectif, résidence fiscale discutée — le calcul doit être repris.

La règle de lecture

Hypothèse pédagogique, non liquidation fiscale. Les paramètres sont gelés au 24 juillet 2026. Le résultat portugais ci-dessous n'inclut ni éventuel prélèvement à la source, ni crédit d'impôt, ni frais du contrat, ni effet de marché ou de change. La qualification juridique précède toujours la multiplication.

La photographie patrimoniale retenue

Le contrat est luxembourgeois et a été souscrit depuis la France. Au jour du diagnostic, il vaut 800 000 €. Le cumul des primes retenu pour l'exemple est de 600 000 €, d'où un gain latent de 200 000 €. Le couple envisage un retrait partiel de 80 000 €, mais aucune instruction n'est donnée avant le contrôle des deux résidences et de l'historique contractuel.

Hypothèses gelées du cas — avant toute conclusion fiscale
ÉlémentHypothèse publiéeCe qu'il faut vérifier
Valeur du contrat800 000 € au jour de la photographieRelevé de valorisation, devise et date
Primes retenues600 000 €Dates, origine, éventuels remboursements et primes après 70 ans
Gain latent200 000 €, soit 25 % de la valeurFormule contractuelle et historique des retraits
Retrait illustré80 000 €Besoin réel, frais, valeur au jour du rachat et liquidité
Résidence du casPortugal, supposée établie au fait générateurDroits internes français et portugais, puis convention
Régime portugaisDroit communAucun ancien RNH ou IFICI présumé
Durée favorable testéePlus de huit années entièrement achevéesDate d'effet du contrat et date exacte du retrait
Condition de primesAu moins 35 % dans la première moitiéÉchéancier complet des versements

Pourquoi 25 % de gain dans le retrait ?

La photographie contient 200 000 € de gain pour 800 000 € de valeur, soit 25 %. Pour rendre le raisonnement lisible, nous appliquons cette proportion au retrait illustré. Ce raccourci n'est valable que pour le cas pédagogique : un mouvement de marché, des frais, une nouvelle prime ou un retrait antérieur modifie l'assiette réelle.

Illustration brute sous hypothèses

Ce calcul isole une hypothèse portugaise de droit commun pour un contrat luxembourgeois reconnu comme assurance-vie. Il ne constitue pas une liquidation : résidence, durée exacte, règle des 35 % de primes, frais, retraits antérieurs et qualification du produit doivent être vérifiés.

Au droit commun portugais, si le produit étranger est reconnu comme un contrat d'assurance-vie relevant de la catégorie E et si au moins 35 % des primes ont été versées pendant la première moitié du contrat, quatre cinquièmes du gain restent taxables après les cinq premières années et avant l'achèvement des huit premières années, puis deux cinquièmes après les huit premières années. Avec un taux de référence de 28 %, 22,4 % et 11,2 % sont donc des résultats illustratifs sur le gain, pas des taux autonomes ni une fiscalité finale garantie.

Un retrait de 80 000 € dans la photographie du cas

Part de gain illustree : 80 000 EUR × 25 % = 20 000 EUR
Base portugaise conditionnelle : 20 000 EUR × 40 % = 8 000 EUR
Impot portugais illustratif : 8 000 EUR × 28 % = 2 240 EUR
  • 25 % :proportion de gain figée dans la photographie, à recalculer au retrait
  • 40 % :deux cinquièmes, seulement si durée et condition de primes sont satisfaites
  • 28 % :taux de référence du scénario, avant analyse d'une éventuelle option ou agrégation

2 240 € correspond à 11,2 % du gain illustré de 20 000 €, ou 2,8 % du retrait brut. Ce montant ne constitue pas la charge bilatérale finale.

Résultat du calcul portugais isolé — sans prétendre au net final
ÉtapeCalculStatut
Gain contenu dans le retrait80 000 € × 25 % = 20 000 €Arithmétique confirmée, assiette réelle à recalculer
Fraction de base20 000 € × 40 % = 8 000 €Conditionnelle à la catégorie E, à la durée et aux primes
Impôt portugais isolé8 000 € × 28 % = 2 240 €Illustration, hors couche étrangère et hors frais
Taux économique sur le gain2 240 € ÷ 20 000 € = 11,2 %Résultat illustratif, non taux autonome

Trois scénarios portugais à comparer

L'ancienneté ne suffit pas. La règle favorable suppose aussi la reconnaissance du produit et la condition de primes. Pour éviter de prendre le scénario central pour une certitude, voici le même gain de 20 000 € sous trois jeux d'hypothèses.

Même gain illustré de 20 000 € — droit commun portugais, taux de référence de 28 %
ScénarioPart du gain dans la baseCalcul portugais isoléPoint à prouver
Plus de 8 ans achevés40 %20 000 € × 40 % × 28 % = 2 240 €Catégorie E + condition de primes + durée
Après 5 ans et avant 8 ans achevés80 %20 000 € × 80 % × 28 % = 4 480 €Catégorie E + condition de primes + durée
Réduction de base non acquise100 %20 000 € × 100 % × 28 % = 5 600 €Scénario défavorable à conserver dans la décision

Ce tableau ne compare pas la France et le Portugal

Il compare uniquement trois assiettes portugaises possibles. Une comparaison bilatérale exige encore de traiter la source du paiement, une retenue éventuelle, la convention, le crédit portugais, les frais et les règles de déclaration. Additionner ou soustraire ces couches sans qualification écrite produirait un faux net.

Les quatre couches du calcul final

Le bon réflexe consiste à dessiner le circuit avant de chercher un taux. Le même mot « rachat » peut recouvrir quatre analyses qui ne se remplacent pas.

Du relevé de contrat à la charge réellement supportée
CoucheQuestionPreuve attendue
1. ContratQuelle part du retrait constitue un gain et quels frais sont prélevés ?Conditions, historique des primes et retraits, relevé au fait générateur
2. PortugalLe produit relève-t-il de la catégorie E et quelle fraction entre dans la base ?Qualification portugaise, durée, règle des 35 %, régime réel du foyer
3. Source et conventionUne retenue étrangère existe-t-elle et peut-elle être réduite ou créditée ?État de source, certificat de résidence, article conventionnel et procédure
4. DéclaratifQuels formulaires et justificatifs restent dus dans chaque État ?Chronologie N-1, année du départ, année du retrait et année suivante

Si le contrat était français

Un rachat d'assurance-vie française supporte d'abord, en droit interne français, un prélèvement forfaitaire libératoire sur la part de gain : 12,8 % avant huit ans ou 7,5 % après huit ans, sous réserve des conditions applicables. Le non-résident n'est pas soumis aux prélèvements sociaux français sur ce revenu mobilier. La convention peut ensuite réduire le prélèvement ou ouvrir une procédure de restitution. Le Portugal calcule parallèlement l'impôt selon le CIRS. Les sources officielles consultées ne permettent pas de trancher ici la qualification conventionnelle précise du rachat entre les articles 12 et 23 : le crédit portugais et la charge finale doivent donc être validés avant l'opération.

Le contrat du cas est luxembourgeois. La règle française d'un contrat français ne lui est pas appliquée par analogie. Il faut documenter l'assureur, l'État de source retenu, le circuit de paiement, le statut du souscripteur au jour du retrait et les attestations demandées. Cette vérification est précisément ce qui interdit d'annoncer une charge finale à partir du seul 11,2 %.

Choisir la date du rachat : une comparaison, pas un réflexe

Le calendrier du rachat se choisit après comparaison chiffrée des deux résidences et contrôle de la date effective du transfert. Il n'existe pas de règle générale imposant un rachat avant ou après l'installation. Dans certains dossiers, la liquidité avant le départ prime. Dans d'autres, une durée contractuelle proche, un risque de marché ou une complication déclarative change l'ordre des opérations.

Les dates à placer sur une seule frise
DatePourquoi elle compteDocument
Souscription et prise d'effetPoint de départ de la durée du contratConditions particulières
Chaque primeTest des 35 % dans la première moitiéHistorique assureur et relevés bancaires
Départ matérielIndice factuel, sans trancher seul la résidenceBail, transport, logement et calendrier
Bascule fiscale alléguéeDétermine les droits internes à confronterDossier France, dossier Portugal et convention
Ordre puis valeur du rachatFixe le fait générateur et l'assiette réelleInstruction, confirmation et relevé d'opération

La résidence n'est pas une case à cocher

Le Portugal peut retenir plus de 183 jours ou un logement révélant l'intention de l'occuper comme résidence habituelle. La France applique ses propres critères. En cas de conflit, la convention examine successivement le foyer permanent, le centre des intérêts vitaux, le séjour habituel, la nationalité puis, si nécessaire, l'accord amiable. Un NIF, un bail ou un certificat isolé ne suffit pas.

Assurance-vie et exit tax : il faut dresser deux inventaires

Le contrat d'assurance-vie n'entre pas, en lui-même, dans l'assiette ordinaire de l'article 167 bis. Cette borne ne permet pourtant pas d'écrire « aucune exit tax » à l'échelle du foyer. Hélène et Marc peuvent détenir, à côté du contrat, des actions en direct, une société familiale, des plus-values en report ou un complément de prix.

Inventaire exit tax distinct du contrat
ÉlémentTraitement de travailAction
Contrat d'assurance-vieHors assiette ordinaire de l'article 167 bis en lui-mêmeConserver contrat et qualification ; ne pas étendre la conclusion
Titres détenus en directChamp et seuils à auditerValorisation, pourcentage de participation et historique de résidence
Reports et compléments de prixRègles propres possiblesReprendre les déclarations et actes d'origine
Départ vers le PortugalSursis automatique en principe pour les éléments concernésSuivre déclarations, événements et nouveau transfert éventuel

Sursis ne signifie pas exonération

Le départ vers le Portugal ouvre en principe le sursis automatique de paiement de l'exit tax ; ce sursis n'est pas une exonération. Pour la composante et les titres concernés, un dégrèvement d'office ou une restitution peut intervenir après deux ou cinq ans sous conditions. Une cession, une donation, une annulation, un nouveau transfert de domicile ou une omission déclarative peut modifier le résultat. Les obligations déclaratives doivent être contrôlées séparément.

Ce que protège réellement le cadre luxembourgeois

Le choix du Luxembourg ne doit pas être justifié par un taux portugais : la résidence ne rend pas le contrat automatiquement moins imposé qu'un autre produit reconnu de même nature. Les sujets propres au contrat sont plutôt le dépositaire, les actifs représentatifs, les supports, les devises, les frais, les possibilités de gestion et le traitement d'une liquidation de l'assureur.

Les 800 000 € : droits, risques et limites
PointCe que l'on peut direCe qu'il faut encore mesurer
PrivilègeRang de créance sur les actifs représentatifs en liquidationDroit applicable, procédure et situation réelle de l'assureur
PropriétéLes actifs restent la propriété de l'assureurNature du droit contractuel du souscripteur
Valeur800 000 € exposés aux risques et frais du contrat ; privilège de créance en cas de liquidation, sans garantie de valeur.Marché, crédit, liquidité, change, supports et tarification
RécupérationAucune promesse de récupération intégraleActifs représentatifs disponibles, créances et procédure

La doctrine complète

Le privilège luxembourgeois est un rang de créance sur les actifs représentatifs en cas de liquidation de l'assureur. Ce n'est ni une garantie de l'État, ni une garantie de valeur du contrat, ni une promesse de récupération intégrale. Les actifs restent la propriété de l'assureur et le souscripteur conserve les risques d'investissement, de liquidité et de valorisation prévus par le contrat.

Un contrat luxembourgeois peut néanmoins être étudié pour sa gamme d'actifs, ses devises et son cadre prudentiel. Son intérêt dépend des frais, du besoin de liquidité, du risque, de l'adéquation et des droits de distribution. Avant toute recommandation, il faut vérifier que le produit, l'assureur et la chaîne d'intermédiation peuvent effectivement servir la personne dans son pays de résidence.

Décès : séparer Portugal, France et droit civil

Le capital décès ne se résume pas au barème des transmissions ordinaires portugaises. Les créances provenant d'assurances-vie sont exclues du champ de l'Imposto do Selo portugais par l'article 1, paragraphe 5, du CIS. Cette exclusion ne dispense ni de vérifier la nature du contrat, ni d'analyser les règles françaises, ni de relire la clause bénéficiaire.

Le test français de l'article 990 I

L'article 990 I peut s'appliquer si l'assuré est domicilié en France au jour du décès ou, à défaut, si le bénéficiaire est domicilié en France au jour du décès et l'a été pendant au moins six années au cours des dix années précédentes. Le test est réalisé au décès, bénéficiaire par bénéficiaire. La durée de résidence au Portugal, prise isolément, ne crée aucune exonération.

Les mémos à produire pour la transmission
MémoQuestionsProfession à solliciter selon le besoin
ContratAssuré, souscripteur, bénéficiaire, primes, âge, dénouementAssureur et intermédiaire habilité
Fiscalité portugaiseExclusion CIS de la créance d'assurance-vie et obligations localesFiscaliste portugais
Fiscalité française990 I, 757 B, territorialité, domicile de chaque bénéficiaireFiscaliste français
Droit civilRégime matrimonial, réserve, loi successorale, clause et testamentNotaire ou avocat compétent

Il n'existe pas de convention familiale générale entre la France et le Portugal qui effacerait toutes les doubles charges. Le règlement européen sur les successions organise notamment la loi civile applicable, pas la répartition des impôts. L'article 757 B, les primes versées après 70 ans, la territorialité et les éventuelles donations doivent donc être testés séparément.

Déclarations et pièces à conserver

Le changement de résidence ne permet pas d'affirmer qu'une déclaration française cesse automatiquement. Il faut vérifier, année par année, la résidence retenue, la nature et la localisation du contrat ou du compte, les revenus de source française, les formulaires français encore applicables et les obligations portugaises.

Le dossier documentaire minimal
BlocPièces à conserverUtilité
ContratConditions générales et particulières, avenants, relevésNature du produit, date d'effet, frais et droits
PrimesDates, montants, comptes d'origine, bordereauxGain, règle des 35 %, âge aux versements
RésidenceCalendrier de présence, logements, famille, activité et intérêtsDroits internes puis tie-breaker conventionnel
RachatOrdre, valeur, part de gain, retenues et justificatifsDéclarations, crédit ou demande de restitution
FiscalitéDéclarations et avis France/Portugal des années charnièresCohérence, suivi et contrôle ultérieur

Transparence transfrontière

Un contrat étranger n'est pas un outil d'anonymat. Les obligations de déclaration et les échanges automatiques d'informations doivent être traités selon la résidence, le contrat, l'année et le formulaire applicable. Une absence de revenu ne prouve pas, à elle seule, l'absence de toute information à déclarer.

La grille de décision avant une opération irréversible

Hélène et Marc ne doivent pas partir d'un produit. Ils doivent partir d'une chronologie et de leurs besoins : montant annuel de liquidité, risque acceptable, devise des dépenses, héritiers, patrimoine détenu en direct et possibilité d'un retour en France. La bonne décision peut être un rachat, son report, un montant différent ou l'absence d'opération.

Feu vert uniquement lorsque chaque ligne possède une réponse documentée
QuestionRéponse attendueSi la réponse manque
Où le couple réside-t-il au fait générateur ?Note factuelle France + Portugal + conventionNe pas donner l'ordre de rachat
Quelle est l'assiette réelle du retrait ?Calcul de l'assureur réconcilié avec les primesNe pas utiliser la proportion pédagogique de 25 %
Le contrat relève-t-il de la catégorie E ?Qualification locale documentéeConserver le scénario défavorable
La réduction de base est-elle acquise ?Durée exacte et historique complet des primesNe pas retenir 40 % de base
Une retenue étrangère est-elle opérée ?Circuit de paiement et traitement conventionnelNe pas annoncer de charge finale
Le produit peut-il encore être servi au Portugal ?Validation assureur et chaîne d'habilitationLimiter l'échange à l'information générale
Le foyer détient-il d'autres actifs concernés par l'exit tax ?Inventaire séparé et suivi déclaratifNe pas généraliser le hors-champ du contrat
Le décès a-t-il été simulé bénéficiaire par bénéficiaire ?Mémos portugais, français et civilReprendre clause et chronologie

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Information générale et limites

Ce guide fournit une information générale arrêtée au 24 juillet 2026. Il ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale, ni une mission comptable ou notariale, ni une recommandation personnalisée de placement, d'assurance ou de crédit. Les faits, contrats, textes, formulaires, autorisations et pratiques peuvent différer ou évoluer. Toute décision irréversible doit être validée dans chaque État par le professionnel ou l'autorité compétente.

Hagnéré Patrimoine est une personne morale française immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291. La portée territoriale de ses statuts français se vérifie service par service. Les fonds restent détenus et, le cas échéant, gérés par les établissements habilités désignés au contrat. Tout support en unités de compte comporte notamment un risque de perte en capital.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le cas Portugal à 800 000 €

L'hypothèse gelée au 24 juillet 2026 est la suivante : un contrat luxembourgeois vaut 800 000 €, pour 600 000 € de primes et 200 000 € de gain latent. Aucun retrait antérieur, frais, nouvelle prime, variation de marché ou effet de change n'est intégré. Il s'agit d'une photographie pédagogique, pas d'une valorisation future ni d'une liquidation fiscale.

Si le contrat est reconnu au Portugal comme une assurance-vie relevant de la catégorie E, si plus de huit années sont achevées et si au moins 35 % des primes ont été versées pendant la première moitié du contrat, deux cinquièmes du gain restent dans la base. Avec un taux de référence de 28 %, 40 % × 28 % donne 11,2 % du gain. C'est un résultat économique illustratif, pas un taux légal autonome ni une charge bilatérale garantie.

Le calendrier du rachat se choisit après comparaison chiffrée des deux résidences et contrôle de la date effective du transfert. Il n'existe pas de règle générale imposant un rachat avant ou après l'installation. La durée du contrat, les primes, le régime portugais, la retenue éventuellement opérée à la source, les frais et les besoins de liquidité doivent être comparés avant toute instruction.

Pour un contrat français, le droit interne prévoit sur la part de gain un prélèvement forfaitaire libératoire de 12,8 % avant huit ans ou de 7,5 % après huit ans, sous conditions, sans prélèvements sociaux français sur ce revenu mobilier du non-résident. La convention peut réduire le prélèvement ou ouvrir une restitution, mais la qualification entre ses articles 12 et 23 et le crédit portugais ne sont pas tranchés ici. Pour le contrat luxembourgeois du cas, la source, l'assureur, le circuit de paiement et la procédure doivent être documentés sans transposer automatiquement la règle d'un contrat français.

Non. Le contrat d'assurance-vie n'entre pas, en lui-même, dans l'assiette ordinaire de l'article 167 bis. En revanche, les titres détenus en direct, les participations, les plus-values en report, les compléments de prix et les obligations déclaratives doivent être audités séparément. Le départ vers le Portugal peut ouvrir un sursis automatique sur les éléments concernés ; ce sursis n'est pas une exonération et un dégrèvement éventuel reste conditionnel.

Non. Le privilège luxembourgeois est un rang de créance sur les actifs représentatifs en cas de liquidation de l'assureur. Ce n'est ni une garantie de l'État, ni une garantie de valeur, ni une promesse de récupération intégrale. Les actifs restent la propriété de l'assureur et le souscripteur conserve les risques d'investissement, de liquidité, de change, de valorisation et de frais prévus au contrat.

Les créances provenant d'assurances-vie sont exclues du champ de l'Imposto do Selo portugais par l'article 1, paragraphe 5, du CIS. La couche française se teste séparément. L'article 990 I peut s'appliquer si l'assuré est domicilié en France au décès ou, à défaut, si le bénéficiaire y est domicilié au décès et l'a été pendant au moins six années au cours des dix années précédentes. L'article 757 B, l'âge aux versements, la clause et le droit civil demandent leur propre analyse.

Aucune exonération IFICI n'est retenue dans ce cas. L'IFICI est un régime ciblé dont l'éligibilité dépend notamment de l'activité, de l'entité, de l'inscription et des années antérieures de non-résidence. Même lorsqu'une branche est ouverte, la source et la catégorie du produit doivent être qualifiées. Le cas central reste donc au droit commun portugais jusqu'à preuve contraire.

Pas automatiquement. Il faut vérifier, année par année, la résidence retenue, la période de départ, la nature et la localisation du contrat, les revenus de source française, les formulaires français encore applicables et les obligations portugaises. Le contrat et les flux restent également concernés par les échanges automatiques d'informations lorsqu'ils entrent dans leur champ.

Non. Il peut être étudié pour son cadre prudentiel, ses devises ou sa gamme de supports, mais il faut comparer les frais, les risques, la liquidité, les actifs disponibles, le service après le départ et les droits de distribution. La résidence portugaise ne rend aucun contrat automatiquement supérieur et la disponibilité d'un produit doit être vérifiée avant toute recommandation.