Réduisez votre pression fiscale avec un expert patrimonial
IR, plus-values, flat tax, prélèvements sociaux, CEHR ou CDHR : nous modélisons les bons arbitrages avant que l'impôt ne tombe.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en fiscalité patrimoniale
Quentin Hagnéré accompagne les foyers fiscalisés, dirigeants et investisseurs sur les arbitrages IR, plus-values, flat tax, prélèvements sociaux et stratégies d'optimisation avant déclaration.
Sommaire
- 1. Barème kilométrique 2026 : combien pouvez-vous déduire ?
- 2. Qu'est-ce que le barème kilométrique et que couvre-t-il ?
- 3. Barème voiture 2026 : le tableau officiel par CV
- 4. Deux-roues et cyclomoteurs : quels barèmes en 2026 ?
- 5. La majoration de 20 % pour véhicules électriques
- 6. Comment calculer votre déduction en 4 étapes ?
- 7. Frais réels ou abattement de 10 % : que choisir ?
- 8. Qui a intérêt à opter pour les frais réels ?
- 9. Les erreurs classiques à éviter
- FAQ — 10 questions de cabinet
- Les 3 choses à retenir
À retenir en 30 secondes
- Le barème kilométrique 2026 n'a pas changé : mêmes coefficients que 2023 (arrêté du 27 mars 2023), pour la voiture selon la puissance (CV) et la distance annuelle, ainsi que pour les deux-roues et cyclomoteurs.
- Majoration de +20 % pour les véhicules 100 % électriques ; puissance plafonnée à 7 CV ; trajet domicile-travail retenu jusqu'à 40 km par trajet.
- Le vrai arbitrage : opter pour les frais réels (barème compris) n'a d'intérêt que s'ils dépassent l'abattement forfaitaire de 10 % appliqué par défaut. Ce sont surtout les gros rouleurs qui y gagnent.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La fiscalité mentionnée dépend de votre situation individuelle et la législation peut évoluer (arrêtés annuels, loi de finances, doctrine BOFiP).
Les calculs présentés s'appuient sur le barème forfaitaire de l'arrêté du 27 mars 2023, en vigueur pour la déclaration 2026 (revenus 2025) et non revalorisé, dans l'état du droit au 8 juillet 2026 — sous réserve de l'arrêté annuel qui entérine formellement le barème lors de la campagne déclarative. Ils sont fournis à titre pédagogique : pour une projection adaptée à votre cas, un bilan personnalisé chez Hagnéré Patrimoine est recommandé.
Mis à jour le 8 juillet 2026 — Références légales et doctrinales mobilisées
Guide rédigé dans l'état du droit au 8 juillet 2026, sur la base du barème forfaitaire reconduit pour la déclaration 2026.
- Code général des impôts : art. 83-3° (déduction des frais réels et professionnels des salariés, option pour les frais réels) ; art. 93-1 (frais de véhicule en bénéfices non commerciaux).
- Barème forfaitaire : arrêté du 27 mars 2023 fixant le barème kilométrique (Journal officiel du 7 avril 2023), reconduit pour 2026 sans revalorisation.
- Doctrine administrative : BOFiP BOI-RSA-BASE-30-50-30-20 (évaluation forfaitaire des frais de déplacement, règle des 40 km, plafond 7 CV, majoration électrique).
- Sources officielles : service-public.gouv.fr (frais professionnels, barèmes 2026) ; economie.gouv.fr / DGFiP ; impots.gouv.fr (déduction forfaitaire de 10 %). Abattement 10 % revenus 2025 : plafond 14 555 €, plancher 509 €.
1. Barème kilométrique 2026 : combien pouvez-vous déduire ?
La réponse tient en une formule : déduction = distance parcourue × un coefficient qui dépend de la puissance de votre véhicule, avec parfois une constante à ajouter. C'est le principe du barème kilométrique, l'outil que l'administration met à disposition pour évaluer forfaitairement vos frais de déplacement professionnels sans conserver toutes vos factures de carburant et d'entretien.
La nouvelle de l'année : le barème n'a pas été revalorisé pour 2026. Les montants sont ceux de l'arrêté du 27 mars 2023, reconduits à l'identique. Concrètement, pour une voiture de 5 CV — la puissance administrative la plus courante — voici ce que donne le barème selon votre kilométrage.
| Distance annuelle | Formule | Déduction |
|---|---|---|
| 5 000 km | 5 000 × 0,636 | 3 180 € |
| 12 000 km | (12 000 × 0,357) + 1 395 | 5 679 € |
| 25 000 km | 25 000 × 0,427 | 10 675 € |
Sur ce montant, la TMI (Tranche Marginale d'Imposition, votre taux d'impôt le plus élevé) mesure votre gain réel : à la TMI de 30 %, une déduction de 5 679 € vous fait économiser 5 679 × 30 % ≈ 1 700 € d'impôt. Mais attention : cette déduction ne s'ajoute pas à l'abattement automatique de 10 % — elle le remplace. Tout l'enjeu est là, et nous y venons.
Avant de calculer, un mot sur ce que ce barème recouvre exactement — car il inclut déjà plus de postes qu'on ne le croit.
2. Qu'est-ce que le barème kilométrique et que couvre-t-il ?
Le barème kilométrique est un forfait fixé chaque année par arrêté ministériel, prévu pour les salariés qui optent pour les frais réels (la déduction de leurs dépenses professionnelles justifiées, au lieu de l'abattement forfaitaire de 10 %) au titre de l'article 83-3° du Code général des impôts. Il évite d'avoir à additionner chaque plein d'essence : vous appliquez un tarif au kilomètre, et l'affaire est réglée.
Ce tarif n'est pas qu'un prix du carburant. Il intègre l'ensemble des coûts d'usage d'un véhicule. Savoir ce qu'il contient, c'est éviter de déduire deux fois la même dépense.
| Déjà compris dans le barème | À ajouter sur justificatifs |
|---|---|
| Dépréciation du véhicule | Frais de péage |
| Réparations et entretien | Frais de stationnement / parking |
| Pneumatiques | Intérêts d'emprunt (achat du véhicule) |
| Carburant | — au prorata de l'usage professionnel — |
| Primes d'assurance |
Autrement dit : recompter le carburant ou l'assurance en plus du barème est une erreur classique de double emploi. En revanche, un télépéage et un abonnement de parking près du bureau s'ajoutent légitimement, sur factures.
Qui peut l'utiliser ? Les salariés, bien sûr, mais aussi les professions libérales relevant des BNC (Bénéfices Non Commerciaux, la catégorie fiscale des professionnels libéraux) au régime réel, à condition d'être propriétaires du véhicule. Une condition commune s'impose : le véhicule doit vous appartenir, ou appartenir à votre foyer fiscal. Voyons maintenant le cœur du sujet — les tableaux.
3. Barème voiture 2026 : le tableau officiel par CV
Voici le tableau de référence. Deux données suffisent : la puissance administrative de votre voiture (en chevaux fiscaux, indiquée en case P.6 de la carte grise) et votre distance professionnelle annuelle. Dans les formules ci-dessous, d désigne cette distance en kilomètres.
| Puissance | Jusqu'à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
La constante de la tranche médiane (5 001 à 20 000 km) n'est pas un cadeau anodin : elle sert à raccorder les tranches. Pour 20 000 km pile en 5 CV, la formule médiane donne (20 000 × 0,357) + 1 395 = 8 535 €, contre 8 540 € par la tranche haute — la constante lisse le passage d'une tranche à l'autre et évite les effets de seuil brutaux.
Le plafond des 7 CV : la ligne à ne pas dépasser
Depuis 2013, la puissance retenue est plafonnée à 7 CV. Une berline de 10 CV ou un SUV de 13 CV se calculent donc avec la ligne « 7 CV et plus » — pas avec un coefficient supérieur, qui n'existe plus. Espérer une déduction plus grosse parce que la voiture est puissante est une illusion : le barème est bloqué au niveau 7 CV.
Vous roulez à moto ou en scooter ? Le principe est le même, mais les chiffres — et surtout les tranches de distance — changent.
4. Deux-roues et cyclomoteurs : quels barèmes en 2026 ?
Les deux-roues disposent de leurs propres barèmes, avec des tranches de distance différentes de celles des voitures : ici les seuils sont 3 000 et 6 000 km, pas 5 000 et 20 000. La ligne de partage tient à la cylindrée : au-dessus de 50 cm³, on parle de motocyclette ; à 50 cm³ ou moins, de cyclomoteur (scooter, mobylette).
| Puissance | Jusqu'à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| 1 ou 2 CV | d × 0,395 | (d × 0,099) + 891 | d × 0,248 |
| 3, 4 ou 5 CV | d × 0,468 | (d × 0,082) + 1 158 | d × 0,275 |
| Plus de 5 CV | d × 0,606 | (d × 0,079) + 1 583 | d × 0,343 |
| Type | Jusqu'à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| Cyclomoteur / scooter ≤ 50 cm³ | d × 0,315 | (d × 0,079) + 711 | d × 0,198 |
Un exemple parlant : un scooter 50 cm³ utilisé pour 5 000 km de trajets professionnels ouvre une déduction de (5 000 × 0,079) + 711 = 1 106 €. Modeste, mais réel — et souvent oublié par les citadins qui roulent en deux-roues pour éviter les embouteillages.
Reste la question qui intéresse tous ceux qui roulent en électrique : la fameuse majoration.
5. La majoration de 20 % pour véhicules électriques
Rouler à l'électrique rapporte 20 % de déduction en plus. Le principe est simple : vous calculez d'abord le montant standard avec le barème, puis vous le multipliez par 1,20. Cette majoration s'applique aux voitures comme aux deux-roues, dès lors qu'ils sont 100 % électriques.
Attention : la majoration ne concerne que le tout-électrique
Sont exclus de la majoration : les hybrides simples, les hybrides rechargeables (PHEV) et les véhicules à hydrogène. Seuls les véhicules entièrement électriques à batterie en bénéficient. Confondre son hybride rechargeable avec un « électrique » et appliquer le +20 % est une erreur qui se répare mal en cas de contrôle.
Prenons Karim, notre premier cas. Commercial salarié à Lyon, il roule en voiture électrique de 5 CV et parcourt beaucoup : 26 000 km par an, en cumulant son trajet domicile-travail (32 km aller, sous le plafond des 40 km) et ses tournées clients. Il est dans la tranche haute, au-delà de 20 000 km.
Cas n° 1 — Karim, 41 ans, commercial salarié à Lyon, voiture électrique 5 CV, TMI 30 %
Distance professionnelle annuelle ......... 26 000 km Tranche > 20 000 km, 5 CV : d x 0,427 26 000 x 0,427 ......................... 11 102 EUR Majoration electrique +20 % (x 1,20) 11 102 x 1,20 ......................... 13 322,40 EUR Comparaison avec l'abattement forfaitaire : Salaire net imposable ................. 45 000 EUR Abattement 10 % (par defaut) .......... 4 500 EUR Frais reels (bareme) 13 322 EUR > forfait 4 500 EUR Base deductible supplementaire ........ 8 822 EUR Economie d'IR a la TMI 30 % .......... ~2 647 EUR
La majoration électrique fait passer la déduction de Karim de 11 102 € à 13 322 €, soit 2 220 € de base en plus. Surtout, comme ses frais réels écrasent son abattement de 10 %, opter pour les frais réels lui fait gagner près de 2 650 € d'impôt sur cette seule ligne.
Maintenant que le principe est posé, formalisons la méthode de calcul, étape par étape — c'est là que se logent les subtilités qui font gagner (ou perdre) des centaines d'euros.
Frais réels, PER, foncier : combien pouvez-vous vraiment déduire en 2026 ?
Barème kilométrique, abattement de 10 %, PER, charges déductibles : un CGP Hagnéré Patrimoine calcule votre déduction réelle, arbitre frais réels vs forfait et sécurise vos cases déclaratives. Bilan personnalisé et simulateur d'impôt offerts, 30 minutes, sans engagement.
6. Comment calculer votre déduction en 4 étapes ?
Une déduction kilométrique juste se construit dans l'ordre. Voici la méthode que nous appliquons en cabinet, avec les deux règles qui piègent le plus de contribuables : le plafond des 7 CV (déjà vu) et la limite des 40 km.
| Étape | Ce que vous faites | Le piège à éviter |
|---|---|---|
| 1. Puissance | Relever les CV (case P.6 de la carte grise) | Au-delà de 7 CV, rester sur la ligne 7 CV |
| 2. Distance | Totaliser les km professionnels de l'année | Plafonner le domicile-travail à 40 km/trajet |
| 3. Formule | Appliquer d × coefficient (+ constante) | Choisir la bonne colonne de distance |
| 4. Électrique | Multiplier par 1,20 si 100 % électrique | Ne pas majorer un hybride |
L'étape 2 mérite un arrêt. Le trajet domicile-travail est déductible, mais dans une limite : si vous habitez à 40 km ou moins de votre lieu de travail, vous comptez toute la distance. Au-delà de 40 km par trajet, seuls 40 km sont en principe retenus — sauf circonstances particulières justifiées (pas de transport en commun, horaires décalés, raisons de santé, lieu de travail du conjoint…). On retient généralement un aller-retour par jour ; en réclamer deux exige une justification solide.
La règle des 40 km en pratique — voiture 5 CV, domicile à 60 km
Sans plafond : 60 km x 2 x 220 jours ..... 26 400 km Avec plafond : 40 km x 2 x 220 jours ..... 17 600 km (au-dela de 40 km/trajet, non retenu sauf justification particuliere) Deduction 5 CV sur 26 400 km ............ 11 273 EUR Deduction 5 CV sur 17 600 km .............. 7 678 EUR Ecart de deduction plafonnee ............. 3 595 EUR
Habiter loin ne se traduit pas mécaniquement en déduction proportionnelle : au-delà de 40 km par trajet, il faut une raison valable pour dépasser le plafond. Sans justification, la distance retenue est bridée — ici, 3 595 € de base déductible en moins.
Vous savez désormais calculer. Mais un calcul juste ne suffit pas : encore faut-il que l'option frais réels soit gagnante pour vous. C'est l'arbitrage décisif.
7. Frais réels ou abattement de 10 % : que choisir ?
Voici l'erreur qui coûte le plus cher : croire que le barème kilométrique se déduit « en plus ». Faux. Par défaut, l'administration applique déjà un abattement forfaitaire de 10 % sur vos salaires (plafonné à 14 555 €, plancher 509 € pour les revenus 2025), censé couvrir vos frais professionnels. Opter pour les frais réels, c'est renoncer à ce forfait pour lui substituer vos dépenses réelles.
La règle de décision est donc binaire : vous ne gagnez que si vos frais réels dépassent votre abattement de 10 %. Ce n'est pas un cumul, c'est un choix. Le tableau suivant montre à partir de quel niveau de frais l'option devient gagnante selon le salaire.
| Salaire net imposable | Abattement 10 % (par défaut) | Frais réels gagnants au-delà de |
|---|---|---|
| 24 000 € | 2 400 € | 2 400 € |
| 35 000 € | 3 500 € | 3 500 € |
| 45 000 € | 4 500 € | 4 500 € |
| 80 000 € | 8 000 € | 8 000 € |
La logique saute aux yeux : plus votre salaire est élevé, plus votre abattement de 10 % est haut, et plus vos frais réels doivent être importants pour valoir le coup. C'est pourquoi le barème kilométrique parle surtout aux gros rouleurs et à ceux qui habitent loin. Et une fois l'option prise, une règle est impérative : réintégrer dans votre revenu imposable les indemnités kilométriques ou remboursements de frais que votre employeur vous verse — sans quoi vous déduiriez des frais déjà compensés.
Frais réels : ce n'est pas qu'une question de voiture
Si vous optez pour les frais réels, le barème kilométrique n'est qu'un poste parmi d'autres. Vous pouvez y ajouter les frais de repas (différence entre le prix du repas et l'avantage employeur), les frais de double résidence, de formation ou de documentation professionnelle. Autant de dépenses détaillées dans notre guide des charges déductibles 2026.
Reste à savoir dans quel camp vous vous situez. Trois profils, trois réponses différentes.
8. Qui a intérêt à opter pour les frais réels ?
Karim, gros rouleur, y gagnait largement (près de 2 650 € d'impôt). Voyons deux profils opposés : une profession libérale au réel, pour qui le barème est un outil de simplification, et une jeune active petit rouleur, pour qui l'option est bien plus marginale.
Cas n° 2 — Sandrine, 47 ans, avocate à Bordeaux (BNC au réel), voiture thermique 6 CV, TMI 41 %
Profession liberale (benefices non commerciaux), regime de la declaration controlee. Distance professionnelle annuelle ......... 14 000 km Tranche 5 001 - 20 000 km, 6 CV : (d x 0,374) + 1 457 (14 000 x 0,374) + 1 457 ............... 6 693 EUR Vehicule thermique -> pas de majoration. Frais de vehicule deduits du benefice ..... 6 693 EUR Economie d'IR a la TMI 41 % ............. ~2 744 EUR
En profession libérale, le barème kilométrique est une option annuelle qui remplace le suivi détaillé (carburant, entretien, assurance, amortissement). Sandrine déduit 6 693 € de son bénéfice sans conserver chaque facture — un gain de temps autant qu'un gain fiscal.
À l'opposé, Léa débute dans la vie active. Petit trajet, petite voiture, petite TMI : l'arbitrage est serré.
Cas n° 3 — Léa, 26 ans, jeune active à Nantes, voiture thermique 4 CV, TMI 11 %
Trajet domicile-travail : 11 km aller 11 km x 2 x 220 jours .................. 4 840 km Tranche <= 5 000 km, 4 CV : d x 0,606 4 840 x 0,606 ......................... 2 933 EUR Comparaison avec l'abattement forfaitaire : Salaire net imposable ................. 24 000 EUR Abattement 10 % (par defaut) .......... 2 400 EUR Frais reels 2 933 EUR > forfait 2 400 EUR Base deductible supplementaire .......... 533 EUR Economie d'IR a la TMI 11 % ............. ~59 EUR
Pour Léa, l'option frais réels ne rapporte que 59 € : le barème dépasse à peine son abattement de 10 %. L'option ne devient vraiment intéressante que si elle ajoute des péages, du stationnement ou d'autres frais justifiés. Pour un petit rouleur, le forfait de 10 % est souvent le meilleur choix.
La morale des trois cas : le barème kilométrique récompense la distance et la TMI élevée. Karim (grand rouleur), Sandrine (TMI 41 % au réel) y gagnent nettement ; Léa (petit rouleur, TMI 11 %) doit calculer finement avant de renoncer au forfait. Un doute sur votre situation ? Un calcul de votre TMI 2026 est le point de départ.
9. Les erreurs classiques à éviter
Vous connaissez les règles ; reste à ne pas trébucher sur les pièges qui coûtent le plus en cabinet. Cinq erreurs reviennent systématiquement sur ce barème.
Les 5 pièges du barème kilométrique
- Oublier la majoration électrique. Un véhicule 100 % électrique donne droit à +20 % : ne pas l'appliquer, c'est laisser un cinquième de la déduction sur la table.
- Vouloir dépasser 7 CV. Au-delà de 7 CV, le barème est plafonné : une grosse cylindrée n'ouvre aucun coefficient supplémentaire.
- Mal compter les km domicile-travail. Au-delà de 40 km par trajet, la distance est bridée sans justification ; et on retient un aller-retour par jour, pas deux.
- Cumuler barème et abattement de 10 %. C'est l'un ou l'autre. Les frais réels remplacent le forfait, ils ne s'y ajoutent jamais.
- Recompter le carburant, l'entretien ou l'assurance, déjà inclus dans le barème ; ou oublier de réintégrer les remboursements de l'employeur dans le revenu imposable.
Chacune de ces erreurs se répare mal après coup : soit vous perdez une déduction, soit vous vous exposez à un rappel. Conservez agenda, factures de péage et justificatifs de trajets : en frais réels, la charge de la preuve vous incombe.
Les 3 choses à retenir
Synthèse en 3 points
- Le barème 2026 est inchangé. Mêmes coefficients qu'en 2023 (arrêté du 27 mars 2023) : déduction = distance × coefficient selon la puissance, plafonnée à 7 CV, majorée de 20 % pour l'électrique.
- Le barème remplace le forfait, il ne s'y ajoute pas. Opter pour les frais réels n'a d'intérêt que si vos dépenses dépassent l'abattement de 10 % appliqué par défaut : c'est le calcul décisif.
- Distance et TMI font le gain. Les gros rouleurs et les TMI élevées y gagnent nettement ; les petits rouleurs doivent comparer finement avant de renoncer au forfait — et penser à ajouter péages et stationnement.
Optimisez vos impôts 2026 — bilan et simulateur offerts
Frais réels, PER, charges déductibles, immobilier : un CGP Hagnéré Patrimoine, membre CNCEF Patrimoine, chiffre votre situation réelle, arbitre frais réels vs forfait et sécurise chaque case déclarative. 30 minutes, sans engagement.
Mentions légales — Hagnéré Patrimoine
Hagnéré Patrimoine — SAS, siège social 7 rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry (tél. 03 74 47 20 18). Immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP) et courtier d'assurance (COA). Conseiller : Quentin Hagnéré.
Barème kilométrique : article 83-3° du CGI et arrêté du 27 mars 2023 (Journal officiel du 7 avril 2023), reconduit pour la déclaration 2026 (revenus 2025) sans revalorisation — sous réserve de l'arrêté annuel entérinant le barème lors de la campagne déclarative. Dernière mise à jour : 8 juillet 2026.

