TMI 2026 : comprendre et calculer votre taux marginal d'imposition

Votre TMI (Taux Marginal d'Imposition) est probablement le chiffre le plus important de votre vie fiscale. Il conditionne chaque arbitrage : PER ou assurance-vie, flat tax ou barème, louer nu ou meublé. Ce guide vous explique, sans jargon, comment la calculer, ce qu'elle change vraiment, et comment la baisser.

5 tranches 2026
Taux du dernier euro
Plafond QF
Pratiques chiffrés

1. Pourquoi votre TMI est le chiffre le plus important de votre fiscalité

Véronique, 48 ans, cadre RH à Lyon, vient de recevoir une proposition de promotion. Son salaire passerait de 42 000 € à 48 000 € bruts annuels. Elle hésite. Pas parce qu'elle n'en a pas envie — mais parce que son collègue lui a glissé, à la machine à café : « Fais gaffe, tu vas changer de tranche, tu vas gagner moins ».

Véronique rentre chez elle, tourne la phrase dans sa tête, et finit par refuser l'augmentation. Elle vient de perdre, sur 20 ans, l'équivalent d'un studio parisien. Tout ça à cause d'une légende urbaine sur la fiscalité.

La TMI — le Taux Marginal d'Imposition — est au cœur de ce malentendu. Mal comprise, elle paralyse des décisions patrimoniales. Bien comprise, elle devient votre boussole : c'est elle qui vous dit si un PER est rentable, si la flat tax bat le barème, si louer meublé ou nu est plus intelligent. Elle arbitre, en silence, chacun de vos euros d'épargne.

Ce guide vous explique, concrètement, ce qu'est votre TMI, comment la calculer en cinq minutes, et surtout ce qu'elle change dans votre vie financière. Vous ne refuserez plus jamais une prime par peur d'une tranche.

L'essentiel à retenir

  • La TMI est le taux appliqué à votre dernier euro gagné, pas à tout votre revenu.
  • Le barème IR 2026 compte 5 tranches : 0, 11, 30, 41 et 45 %.
  • Le quotient familial (parts) fait baisser votre TMI en divisant le revenu.
  • Chaque euro versé sur un PER vous économise votre TMI en impôt.
  • Le « saut de tranche » qui ferait perdre de l'argent n'existe pas.
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2. Qu'est-ce que la TMI ? (définition sans jargon)

La TMI (Taux Marginal d'Imposition) est le taux d'impôt qui s'applique à la dernière tranche de votre revenu. Autrement dit, à chaque euro supplémentaire que vous gagnerez cette année — prime, heure supplémentaire, loyer, dividende.

Ce n'est pas le taux qui s'applique à tout votre revenu. C'est une erreur de débutant que même des cadres expérimentés commettent. Votre impôt est calculé tranche par tranche : chaque fraction de revenu est taxée à son propre taux. Votre TMI est simplement le taux de la dernière tranche atteinte.

Pour bien saisir la différence, il faut comparer deux notions jumelles : la TMI et le taux moyen d'imposition. L'une dit « combien me coûte le prochain euro gagné », l'autre dit « combien me coûte, en moyenne, chaque euro déjà gagné ».

L'image qui clarifie tout : les verres empilés

Imaginez votre revenu comme un flux d'eau qui remplit cinq verres empilés. Le premier verre (jusqu'à 11 600 €) est gratuit : 0 %. Quand il déborde, l'eau remplit le deuxième verre, taxé à 11 %. Puis le troisième, à 30 %. Et ainsi de suite. Votre TMI, c'est simplement le taux du dernier verre dans lequel votre revenu coule. Le reste, déjà versé dans les verres précédents, garde son prix d'entrée. Aucun euro n'est « rétroactivement » taxé au taux du verre supérieur — c'est la règle d'or du barème progressif français.

TMI vs taux moyen : le vrai et le faux taux d'imposition

CritèreTMI (Taux Marginal)Taux Moyen
À quoi ça sertMesurer l'impact d'un euro en plus ou en moinsMesurer votre effort fiscal global
FormuleTaux de la dernière tranche atteinteImpôt total ÷ revenu imposable
Exemple (célib. 50 000 €)30 %≈ 15 %
Utile pourPER, flat tax, déficit foncier, primeComparaison inter-foyers, négociation salariale
Affiché sur avis d'impôtOuiOui

Concrètement : Véronique, célibataire à 42 000 € de revenu imposable, a une TMI de 30 %. Mais son taux moyen, lui, est de 10,6 %. Autrement dit, si on lui demande « quel pourcentage de ton salaire part en impôts ? », la bonne réponse est 10,6 %, pas 30 %. Le 30 % ne concerne que les euros suivants qu'elle gagnera.

Où trouver sa TMI sur l'avis d'imposition

Votre TMI figure noir sur blanc sur votre avis d'imposition. Il faut chercher dans le cadre « Informations » ou « Vos références complémentaires » (le libellé varie selon la version de l'avis), à la ligne « Taux marginal d'imposition ». Juste à côté apparaissent le taux moyen et le revenu fiscal de référence (RFR).

Si la mention n'apparaît pas (anciens avis, ou foyer non imposable), vous pouvez la reconstituer en trois clics : prenez votre revenu imposable, divisez par votre nombre de parts fiscales, et regardez dans quelle tranche du barème tombe le résultat. Nous vous montrons la méthode complète en section 4.

Le Revenu Fiscal de Référence (RFR) est un agrégat plus large que le RNI : il inclut des revenus exonérés ou taxés à taux forfaitaire (dividendes à la flat tax, plus-values mobilières, revenus exonérés à l'étranger, abondements PEE, etc.) qu'on réintègre pour mesurer la capacité contributive réelle du foyer (art. 1417 CGI). Il déclenche la CEHR, la CDHR, module la CSG des retraités et conditionne de nombreuses aides sociales.

Ne confondez pas TMI et taux de prélèvement à la source

Le taux de prélèvement à la source (PAS) affiché sur votre bulletin de paie n'est PAS votre TMI. C'est un taux moyen personnalisé calculé par la DGFiP à partir de votre dernier avis d'imposition (art. 204 H CGI). Trois options existent : taux personnalisé (couple = même taux), taux individualisé (réparti par revenus respectifs), taux neutre (grille DGFiP sans information à l'employeur). Aucun de ces trois n'est votre TMI. Exemple : Véronique, TMI 30 %, a un taux PAS d'environ 10,6 % — son taux moyen.

3. Le barème IR 2026 (LF 2026, revenus 2025)

Le barème de l'impôt sur le revenu 2026 est fixé par l'article 197 du Code général des impôts — le texte qui définit les 5 tranches et leurs taux. Il s'applique aux revenus perçus en 2025 et déclarés au printemps 2026. Il a été revalorisé de +0,9 % par la Loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 4), pour tenir compte de l'inflation.

TrancheDeÀTaux (TMI)
10 €11 600 €0 %
211 601 €29 579 €11 %
329 580 €84 577 €30 %
484 578 €181 917 €41 %
5181 918 €et au-delà45 %

Concrètement : ces seuils s'appliquent par part fiscale, pas par foyer. Pour connaître votre TMI, vous devez donc diviser votre revenu net imposable par votre nombre de parts, et comparer le résultat à ce tableau. Nous détaillons la méthode dans la section suivante.

Le « gel rampant » du barème 2026

Le barème 2026 est revalorisé de +0,9 %, exactement le rythme de l'inflation moyenne annuelle INSEE 2025. Sur le papier, parité parfaite. Mais l'inflation sous-jacente (hors énergie/alimentation volatiles) ressort à +1,2 %, et le glissement annuel a culminé à +1,2 % en septembre 2025. Pour les ménages dont les salaires suivent l'inflation sous-jacente — ou progressent plus vite — une fraction du revenu bascule mécaniquement dans la tranche supérieure. Les fiscalistes appellent ce phénomène le « gel rampant » : votre barème ne monte pas tout à fait au rythme de votre vie réelle.

Pour le détail complet du barème, des formules de calcul rapide (« formule slab », c'est-à-dire un calcul direct par tranche) et des 5 cas pratiques, consultez notre guide dédié Barème IR 2026.

4. Comment calculer sa TMI étape par étape

Calculer sa TMI tient en quatre étapes. Pas besoin de logiciel, une feuille de papier suffit. Nous allons dérouler le raisonnement sur un cas réel, celui de Véronique, que vous avez déjà croisée en introduction.

Trois sigles reviennent dans tout calcul d'impôt : le RNG (Revenu Net Global, la somme de vos revenus avant abattements), le RNI (Revenu Net Imposable, ce qui reste après les abattements et charges déductibles) et le QF (Quotient Familial, le RNI divisé par votre nombre de parts). Une fois ces trois étages posés, la TMI se lit dans le barème.

ÉTAPE 1  →  Revenu Net Global (RNG)
              = Somme de tous les revenus bruts 2025
              (salaires, pensions, fonciers, BIC, BNC, etc.)

ÉTAPE 2  →  Revenu Net Imposable (RNI)
              = RNG − abattements (10 % salariés, charges déductibles PER,
                                  pension alimentaire, etc.)

ÉTAPE 3  →  Quotient Familial (QF)
              = RNI ÷ nombre de parts fiscales du foyer

ÉTAPE 4  →  Lecture du barème
              TMI = taux de la tranche dans laquelle tombe le QF

Cas pratique n° 1 — Véronique, cadre RH, célibataire, 42 000 €

Véronique, 48 ans, vit seule dans un T3 qu'elle loue à Villeurbanne. Elle gagne 42 000 € bruts annuels dans son poste de cadre RH, pas d'enfant, pas d'autre revenu. Voilà comment se calcule sa TMI pas à pas.

ÉtapeCalculRésultat
1 — RNGSalaire brut imposable 202542 000 €
2 — RNI42 000 € − abattement 10 % (4 200 €)37 800 €
3 — QF37 800 € ÷ 1 part37 800 €
4 — Barème37 800 € tombe dans la tranche 30 % (29 580–84 577 €)TMI = 30 %
Impôt brut(11 600 × 0 %) + (29 579 − 11 600) × 11 % + (37 800 − 29 579) × 30 %≈ 4 444 €
Taux moyen4 444 ÷ 42 000≈ 10,6 %

Concrètement : Véronique a une TMI de 30 %, mais elle ne paie que 10,6 % de ses revenus en impôt. Sur 42 000 € gagnés, seuls 4 444 € partent en IR. C'est toute la différence entre la tranche… et le taux réel.

Maintenant, imaginez qu'elle accepte la promotion à 48 000 €. Son RNI passe à 43 200 €. Sur les 5 400 € supplémentaires par rapport à son RNI d'origine, seuls les euros au-dessus du seuil de 29 579 € sont taxés à 30 %. Elle paierait environ 1 620 € d'impôt en plus — pour 5 400 € gagnés en plus. Net dans sa poche : +3 780 €. Refuser cette augmentation aurait été une erreur à 3 780 € par an, renouvelée chaque année.

Le raccourci du CGP : la formule « slab » (calcul rapide par tranche)

Pour calculer rapidement votre impôt par part, une formule unique suffit selon la tranche :

  • Tranche 11 % : Impôt = (R × 0,11) − 1 276 €
  • Tranche 30 % : Impôt = (R × 0,30) − 6 896 €
  • Tranche 41 % : Impôt = (R × 0,41) − 16 200 €
  • Tranche 45 % : Impôt = (R × 0,45) − 23 477 €

Où R = revenu net imposable par part. Multipliez ensuite par le nombre de parts pour obtenir l'impôt du foyer.

5. Le quotient familial et son plafonnement

Le quotient familial est l'un des piliers du système fiscal français — et l'un des plus mal compris. Son principe est simple : plutôt que de taxer un foyer comme une seule personne, on divise son revenu par un nombre de parts (articles 193, 194 et 195 du CGI). Plus le foyer a de parts, plus la TMI baisse.

C'est un avantage considérable pour les familles, mais il est plafonné depuis 1982 pour éviter qu'il ne profite trop aux hauts revenus. Voyons d'abord comment se comptent les parts, puis nous verrons le plafond 2026.

Le nombre de parts selon votre situation

Situation familialeNombre de partsCas particulier
Célibataire sans enfant1 part
Marié ou pacsé sans enfant2 partsImposition commune obligatoire
Couple + 1 enfant2,5 parts0,5 part pour le 1er enfant
Couple + 2 enfants3 parts0,5 + 0,5
Couple + 3 enfants4 parts0,5 + 0,5 + 1 (part entière à partir du 3e)
Célibataire parent isolé + 1 enfant2 partsCase T sur la déclaration (+ 0,5 part)
Célibataire + garde alternée 1 enfant1,25 part¼ de part par parent
Veuf avec enfant à charge2,5 partsDemi-part supplémentaire

La « case T », c'est la case à cocher sur votre déclaration 2042 si vous élevez seul(e) un enfant. Elle vous donne une demi-part supplémentaire. En garde alternée, cette demi-part est partagée entre les deux parents — d'où le quart de part (0,25) pour chacun.

Parts fiscales — rappel complet (art. 194, 195 CGI)

  • Célibataire : 1 part
  • Marié(e) ou pacsé(e) : 2 parts
  • 1er et 2e enfant : +0,5 part chacun
  • 3e enfant et au-delà : +1 part chacun
  • Garde alternée : la demi-part est divisée par 2 (= 0,25 par parent), art. 194 I al. 4 CGI
  • Parent isolé (case T) : +0,5 part sur la 1re personne à charge
  • Demi-part invalidité, ancien combattant, veuf de guerre (cases P, G, W, S) : +0,5 part

Concrètement : un couple avec 2 enfants à charge compte 3 parts. S'il gagne 90 000 € imposables, chaque part équivaut à 30 000 € — juste dans la tranche 30 %. Mais le même revenu de 90 000 € pour un célibataire (1 part) le placerait directement en tranche 41 %. Le QF peut donc faire baisser la TMI de deux tranches d'un coup.

Le plafonnement : pourquoi le QF n'est pas illimité

Le législateur a plafonné l'avantage fiscal lié aux enfants. En 2026, chaque demi-part supplémentaire liée à une personne à charge ne peut pas réduire l'impôt de plus de 1 807 € (plafond général de l'article 197 I-2 CGI). Au-delà, l'administration applique ce plafond et votre TMI remonte.

Type de demi-partPlafond 2026
Demi-part générale (enfant à charge)1 807 €
Parent isolé — 1re part (case T)4 262 € (LF 2026)
Veuf(ve) avec au moins une personne à chargePlafond global 5 625 € (part entière conservée du conjoint décédé, art. 195 I d bis CGI) ; 2 011 € par demi-part supplémentaire au-delà
Demi-part invalidité / ancien combattant (cases P, G, S, W)1 807 € (plafond général) + 1 801 € (réduction complémentaire) = 3 608 € au total
Enfant élevé seul pendant au moins 5 ans (case L)1 079 €

Cas pratique n° 2 — Thomas et Claire, mariés, 2 enfants, 85 000 € cumulés

Thomas, 42 ans, DRH, gagne 55 000 € par an. Claire, 40 ans, enseignante, gagne 30 000 €. Ils sont mariés, ont deux enfants — Léa, 10 ans, et Hugo, 7 ans — et habitent Nantes. Cumulé, le foyer fait 85 000 €. Regardons leur TMI selon deux scénarios.

Scénario A — Mariés (3 parts)

RNI cumulé : 76 500 €. QF : 76 500 ÷ 3 = 25 500 € par part. Tranche 11 %. Impôt brut avant plafonnement ≈ 4 587 €. Comparé à l'impôt théorique du couple si l'on annulait le bénéfice des enfants (≈ 9 158 €), gain théorique des enfants = 4 571 € — supérieur au plafond 2 × 1 807 = 3 614 €. Plafonnement appliqué : impôt final ≈ 5 544 €.

Scénario B — Concubinage (1 + 1 parts)

Thomas : RNI 49 500 € ÷ 1 part → 49 500 × 0,30 − 6 896 = 7 954 €. Claire : RNI 27 000 € ÷ 1 part → 27 000 × 0,11 − 1 276 = 1 694 € brut, sous le seuil de décote 1 982 € → décote = 897 − 0,4525 × 1 694 = 131 € → IR final = 1 563 €. Impôt cumulé : 7 954 + 1 563 = 9 517 €. Surcoût concubinage : +3 973 €/an.

Concrètement : tant que votre RNI par part reste sous 29 580 € (tranche à 11 %), le plafonnement du quotient familial ne se déclenche quasiment jamais. Au-delà, il mord très vite — d'où l'intérêt de lisser vos revenus dans le temps ou d'activer un PER pour faire baisser le RNI.

Concrètement : Thomas et Claire économisent environ 3 973 € d'impôt chaque année simplement parce qu'ils sont mariés et non en concubinage. Sur 20 ans, cela représente près de 80 000 €. Le mariage n'est pas qu'une question de cœur : c'est l'un des outils d'optimisation patrimoniale les plus accessibles du droit français.

Concubinage : un enfant = un seul parent rattaché

En concubinage, un enfant ne peut être rattaché qu'à UN seul parent (art. 194 CGI), contrairement au mariage ou au PACS où la demi-part est partagée dans le foyer commun. L'optimisation possible : rattacher les enfants au parent qui a la TMI la plus haute, pour maximiser l'effet du QF. Mais cette stratégie reste presque toujours moins favorable que le mariage ou le PACS — comme le montre le scénario B ci-dessus.

Enfant majeur : rattachement ou pension alimentaire ?

Vous pouvez rattacher fiscalement votre enfant majeur s'il a moins de 21 ans au 1er janvier de l'année d'imposition, ou moins de 25 ans s'il poursuit ses études (art. 196 B CGI). Le rattachement vous donne +0,5 part (ou +1 à partir du 3e enfant). Alternative : déduire une pension alimentaire, dans la limite du plafond de 6 855 € en 2026 (LF 2026, art. 156 II-2° CGI). Le bon choix dépend de votre TMI et du montant réellement versé — à simuler au cas par cas.

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6. TMI et situations de vie

Votre TMI n'est pas figée. Elle bouge au rythme de votre vie : un mariage, une naissance, un divorce, un départ à la retraite, une création d'entreprise. Anticiper ces bascules, c'est lisser la pression fiscale — et éviter les mauvaises surprises.

L'année du mariage, du PACS ou du divorce

Depuis 2011, l'année du mariage ou du PACS impose une déclaration commune pour l'année entière. Impossible de déclarer séparément sur la période précédant l'union, sauf option expresse. L'année du divorce ou de la séparation, en revanche, chacun déclare ses revenus personnels pour la totalité de l'année. Le changement de TMI peut être brutal, dans les deux sens.

Option déclaration séparée l'année du mariage ou du PACS

Par défaut, depuis 2011, la déclaration est commune pour l'année entière d'union. Mais les couples conservent une option expresse pour déclarer séparément leurs revenus propres (art. 6, 5 CGI). Cette option est souvent gagnante quand l'un des conjoints perçoit une prime ou une indemnité exceptionnelle l'année du mariage — indemnité de licenciement, stock-options, rupture conventionnelle. Dans ce cas, déclarer séparément évite de « diluer » une TMI basse dans un foyer à forte TMI. À simuler au cas par cas avant le 31 mai de l'année N+1.

Une naissance dans l'année

Un enfant né le 31 décembre compte pour une demi-part sur l'année entière. Le législateur considère que l'accueil d'un enfant modifie immédiatement la capacité contributive du foyer. C'est la seule bonne nouvelle fiscale qu'on peut recevoir le soir du réveillon.

Le passage à la retraite

La retraite fait généralement baisser la TMI — les pensions sont inférieures aux salaires en moyenne. Un salarié à 70 000 € de revenus (TMI 30 %) qui part à la retraite avec 40 000 € de pensions bascule souvent en TMI 11 %. C'est précisément pour ce motif que le PER fonctionne si bien : on déduit à TMI élevée pendant l'activité, on rachète à TMI basse une fois retraité.

Attention : les pensions subissent la CSG-CRDS — 0 % / 3,8 % / 6,6 % / 8,3 % selon le RFR N-2 (RFR 2024 pour pensions 2026), + CRDS 0,5 % + CASA 0,3 %, soit jusqu'à 9,1 % au total. Pour 1 part : exonération si RFR ≤ 13 048 € ; taux plein 8,3 % au-delà de 26 472 €. Pour 2 parts : exonération ≤ 20 016 € ; taux plein ≥ 40 604 €. Elles bénéficient aussi d'un abattement 10 % plafonné à 4 439 € par foyer (LF 2026) — bien plus serré que le plafond salarié.

Les travailleurs non salariés (TNS)

Pour un médecin, un architecte, un commerçant ou un artisan, la TMI s'applique sur le bénéfice imposable — BIC (bénéfices industriels et commerciaux, par ex. location meublée), BNC (bénéfices non commerciaux, par ex. professions libérales), BA (bénéfices agricoles) — après déduction des charges professionnelles et cotisations obligatoires. Pas d'abattement 10 % en régime réel. La TMI des TNS atteint donc rapidement 41 ou 45 % — ce qui en fait la cible prioritaire du PER et de l'immobilier locatif amortissable.

L'année du divorce ou de la séparation : 3 situations déclenchent l'imposition séparée

L'article 6, 4 du CGI définit précisément quand les époux doivent déclarer séparément pour l'année entière — sans attendre le jugement définitif :

  • Époux mariés en séparation de biens ne vivant plus sous le même toit
  • Époux en instance de divorce autorisés à avoir des résidences séparées (ordonnance sur mesures provisoires du JAF)
  • Abandon du domicile conjugal par l'un des époux, chacun disposant de revenus distincts

Dans ces 3 cas, l'imposition séparée s'applique rétroactivement à l'année entière. La date-clé n'est pas le jugement de divorce mais la rupture effective du foyer. Les PACS dissous suivent la même règle.

L'année du décès du conjoint

L'année du décès, le conjoint survivant dépose deux déclarations : une commune du 1er janvier à la date du décès, une personnelle de cette date au 31 décembre. Le survivant conserve le nombre de parts d'un couple (art. 194 II CGI) pour la totalité de l'année — y compris les demi-parts additionnelles du défunt (invalidité, ancien combattant). Le veuf/veuve avec enfants à charge continue de bénéficier du quotient « marié » (2 parts + majorations) tant qu'il n'est pas remarié, pacsé ou en concubinage.

Impatriés (art. 155 B CGI) : un régime qui fait chuter votre TMI pendant 8 ans

Vous arrivez en France après au moins 5 années de résidence fiscale à l'étranger ? Le régime impatrié s'applique jusqu'au 31 décembre de la 8ᵉ année suivant votre prise de fonction. Trois exonérations majeures : prime d'impatriation (réelle ou forfait 30 % de la rémunération nette), fraction du salaire correspondant aux jours travaillés à l'étranger, 50 % des revenus passifs étrangers (dividendes, intérêts, plus-values mobilières). Concrètement, un cadre dirigeant à 250 000 €/an peut ainsi voir sa TMI effective passer de 45 % à moins de 30 %. C'est l'un des régimes les plus puissants du CGI — et l'un des plus mal exploités.

Frontaliers Suisse, Luxembourg, Belgique : une TMI à lire en double

Si vous travaillez à Genève et résidez en Haute-Savoie, vos salaires sont imposés en Suisse puis déclarés en France via la case 1AF, qui ouvre droit à un crédit d'impôt égal à l'IR français (convention franco-suisse, cantons hors Genève). Conséquence : vos salaires suisses n'alourdissent pas votre ardoise française nette, mais ils comptent pour déterminer votre TMI appliquée à vos autres revenus (fonciers, dividendes, BIC). Concrètement, un frontalier à 90 000 CHF a une TMI française de 30 %, qui frappera 100 % de ses revenus locatifs français. Luxembourg et Belgique : mécanisme similaire, convention à lire au cas par cas.

7. TMI selon le type de revenus

Tous les revenus ne sont pas logés à la même enseigne. Certains entrent directement dans le calcul de la TMI, d'autres sont taxés à part, à taux fixe. Voici le tableau de synthèse à retenir — c'est lui qui vous dira, pour chaque euro reçu, comment il sera taxé.

Type de revenuSoumis à TMI ?Traitement fiscal
SalaireOuiAbattement 10 % (plafond ≈ 14 555 €) puis barème
Pension de retraiteOuiAbattement 10 % (plafond ≈ 4 439 €/foyer) puis barème
Revenu foncier (location nue)OuiBarème + PS 17,2 % (micro ou réel) — taux préservé LFSS 2026 (Loi de Financement de la Sécurité Sociale)
LMNP (location meublée)OuiBarème BIC + PS 18,6 % (LFSS 2026), amortissement en réel
BIC / BNC / BA (TNS)OuiBarème sur le bénéfice imposable
DividendesOptionFlat tax 31,4 % par défaut (12,8 % IR + 18,6 % PS LFSS 2026), barème sur option (abattement 40 %)
Plus-values mobilièresOptionFlat tax 31,4 % par défaut (12,8 % IR + 18,6 % PS LFSS 2026), barème sur option
Rachat AV (avant 8 ans)OptionFlat tax 30 % ou barème + PS 17,2 % (AV exclue de la hausse LFSS 2026)
Rachat AV (après 8 ans)OptionTaux réduit 24,7 % (7,5 % IR + 17,2 % PS) ou barème, abattement 4 600/9 200 €
Rente viagère à titre onéreux (RVTO)OuiFraction imposable selon âge à la liquidation : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50-59, 40 % de 60-69, 30 % à partir de 70 ans (art. 158-6 CGI)
Rente PER (versements déduits)OuiImposée comme pension de retraite : barème + abattement 10 % (art. 79 et 158-5 CGI)
Intérêts livret A, LDDSNonExonéré d'IR et de PS
PEA après 5 ansNonExonéré d'IR, PS 18,6 % (LFSS 2026, applicable depuis le 01/01/2026 y compris aux gains antérieurs)

Concrètement : votre TMI détermine la rentabilité réelle de chaque type d'investissement. Un dividende à 10 000 € « brut » devient 6 860 € net en flat tax (12,8 % IR + 18,6 % PS depuis la LFSS 2026), mais à peine 5 310 € net si vous êtes à TMI 41 % et que vous avez opté pour le barème. Le choix PFU vs barème se joue à quelques pourcents de TMI près — nous y revenons en détail dans notre guide Flat tax ou barème 2026.

Point de droit essentiel : l'option barème est globale et irrévocable

Si vous renoncez au PFU pour opter pour le barème progressif, cette option s'applique à tous vos revenus de capitaux mobiliers de l'année (dividendes, intérêts, plus-values mobilières, certains rachats d'assurance-vie) — et elle est irrévocable une fois votre déclaration validée (art. 200 A, 2 CGI). Impossible d'opter pour le barème sur vos dividendes et de garder le PFU sur vos plus-values. C'est la raison n° 1 pour laquelle le PFU reste gagnant dès que l'on mélange plusieurs types de revenus capitaux.

Dividendes en SARL : la règle des 10 %

Si vous vous versez des dividendes en tant que gérant majoritaire de SARL, une règle spécifique s'applique. La fraction qui dépasse 10 % du capital social + primes d'émission + compte courant d'associé est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales TNS (environ 45 %), en plus de l'IR. Concrètement, un dividende confortable peut devenir un « salaire fiscal et social » si on dépasse ce seuil. Avant de voter une distribution, vérifiez toujours votre capital de référence — parfois mieux vaut incorporer des réserves au capital pour relever le plafond, ou lisser les distributions sur plusieurs exercices.

Plus-values de titres acquis avant le 1er janvier 2018 : l'option barème redevient attractive

Pour ces titres « historiques », l'option barème ouvre droit aux abattements pour durée de détention : 50 % entre 2 et 8 ans de détention, 65 % au-delà de 8 ans (art. 150-0 D, 1 ter CGI), voire 85 % pour les titres de PME souscrites à l'origine (régime renforcé). Concrètement, sur 100 000 € de plus-value détenue 10 ans à TMI 30 % : barème avec abattement 65 % = 35 000 × 30 % + 18,6 % PS sur 100 000 = 29 100 €, contre 31 400 € en flat tax. Ces abattements ont disparu pour les titres acquis à partir de 2018 — le PFU est alors quasi-systématiquement gagnant.

Concrètement : si vous détenez depuis plus de 8 ans des titres achetés avant 2018, l'option barème peut vous faire économiser plusieurs milliers d'euros par rapport à la flat tax, pour 100 000 € de plus-value. Pour les titres achetés après 2018, ce bonus a disparu : la flat tax gagne presque toujours.

Stock-options, BSPCE, actions gratuites : un régime à deux étages

Le gain d'acquisition (valeur de l'action à la levée moins prix d'exercice) est imposé au barème progressif à votre TMI, avec un abattement de 50 % jusqu'à 300 000 € pour les actions gratuites attribuées depuis 2018. Au-delà, TMI pleine + prélèvements sociaux. La plus-value de cession (prix de vente moins valeur à la levée) suit le PFU 31,4 %. Concrètement, un cadre à TMI 41 % qui lève 100 000 € d'AGA sous plafond paie 41 % × 50 000 € + PS sur 100 000 €. Les BSPCE de start-up de moins de 15 ans peuvent bénéficier du taux forfaitaire 12,8 % si vous détenez les titres depuis +3 ans. Choisir la bonne enveloppe : 15 à 20 points d'écart.

L'épargne salariale (PEE, PERECO, intéressement, participation) : le levier oublié

L'intéressement et la participation versés sur un PEE ou PERECO sont exonérés d'IR à l'entrée (plafond 35 325 € en 2026, soit 75 % du PASS). Ni dans le RNI, ni dans la TMI. À la sortie, seuls les prélèvements sociaux (18,6 % depuis LFSS 2026) s'appliquent sur les plus-values. Concrètement, un salarié à TMI 41 % qui reçoit 5 000 € d'intéressement économise 2 050 € d'IR en les versant sur son PEE, là où une perception directe l'aurait fait passer à 2 950 € net. L'abondement employeur — jusqu'à 3× votre versement, plafonné à 3 768 € en 2026 — est aussi exonéré. Souvent le premier arbitrage à faire avant même d'ouvrir un PER.

8. Le mythe du saut de tranche (démontage en règle)

C'est la croyance fiscale la plus tenace de France. « Si je dépasse 30 000 €, je vais passer à 30 %, donc je vais perdre de l'argent ». Cette phrase a coûté des millions d'euros aux salariés qui ont refusé des augmentations, des primes ou des heures supplémentaires. Elle est totalement fausse.

Le barème IR est progressif par tranche. Cela veut dire que seule la fraction de revenu qui dépasse un seuil est taxée au taux supérieur. Pas l'intégralité. Jamais.

La règle à retenir en une ligne : quel que soit votre niveau de revenu, chaque euro supplémentaire gagné vous laisse au minimum 0,55 € net dans la poche. À la TMI maximale de 45 %, 1 € de plus = 0,55 € net. À TMI 41 %, 0,59 €. À TMI 30 %, 0,70 €. À TMI 11 %, 0,89 €. Et sous le seuil de 11 600 €, 1 € brut = 1 € net. Aucun scénario ne fait passer ce chiffre sous zéro. C'est mathématiquement impossible avec un barème progressif par tranches.

Revenu par partImpôt dûRevenu net après impôtGain après impôt vs +1 € avant
29 579 €1 978 €27 601 €
29 580 €1 978 € + 0,30 €27 601,70 €+0,70 €
29 585 €1 979,80 €27 605,20 €+3,50 €
29 600 €1 984,30 €27 615,70 €+14,00 €
30 000 €2 104,30 €27 895,70 €+294,00 €

Concrètement : passer de 29 579 € à 30 000 € par part rapporte 421 € de revenu supplémentaire mais coûte 126,30 € d'impôt en plus (les 421 € sont taxés à 30 %). Net dans la poche : +294 €. Vous ne perdez jamais d'argent en dépassant un seuil. Vous gagnez simplement un peu moins vite.

Le cas de la prime de 5 000 € : TMI 30 vs TMI 41

Imaginons qu'on vous annonce une prime de 5 000 € bruts en fin d'année. Selon votre TMI actuelle, voici ce qu'il vous reste après impôt.

Votre TMIImpôt sur la primeNet dans votre poche
0 %0 €5 000 €
11 %550 €4 450 €
30 %1 500 €3 500 €
41 %2 050 €2 950 €
45 %2 250 €2 750 €

Concrètement : même à la TMI maximale de 45 %, vous encaissez 2 750 € nets sur 5 000 € bruts. Zéro scénario ne vous fait perdre d'argent. La prime peut cependant faire chevaucher deux tranches : si vos 5 000 € font basculer votre TMI de 30 à 41 %, une partie sera à 30 %, l'autre à 41 %. Mais le total reste toujours positif. Acceptez toujours la prime.

Le système du quotient pour revenus exceptionnels (art. 163-0 A CGI)

Quand vous percevez un revenu exceptionnel — indemnité de licenciement, rappel de salaire, prime de résultat pluriannuelle — supérieur à la moyenne de vos revenus nets des trois dernières années, vous pouvez demander l'application du système du quotient. Concrètement : on calcule l'impôt sur votre revenu courant, puis sur votre revenu courant + ¼ du revenu exceptionnel, et on multiplie la différence par 4. L'objectif : éviter qu'un revenu ponctuel fasse exploser votre TMI et soit taxé à 41 ou 45 %. La demande se fait dans la déclaration 2042.

Cas : indemnite de licenciement exceptionnelle de 80 000 EUR
─────────────────────────────────────────────────────────────────
  Revenu normal annuel (1 part) ..................   45 000 EUR
  Indemnite exceptionnelle .......................   80 000 EUR

  SANS quotient (imposition en une fois)
  ──────────────────────────────────────
    Revenu total : 125 000 EUR -> TMI 41 %
    IR total ≈ 34 050 EUR

  AVEC quotient (art. 163-0 A CGI)
  ──────────────────────────────────
    Etape 1 : impot sur 45 000 EUR seul ............    6 031 EUR
    Etape 2 : impot sur 45 000 + 20 000 (80k/4) ....   11 981 EUR
    Etape 3 : supplement x 4 = (11 981 - 6 031) x 4    23 800 EUR
    IR total avec quotient .........................   29 831 EUR

  ECONOMIE D'IMPOT ...............................    4 219 EUR

Les vrais effets de seuil ne sont pas fiscaux, ils sont sociaux

L'impôt progressif ne vous fait jamais « perdre de l'argent ». Mais certains dispositifs sociaux, eux, fonctionnent par tout-ou-rien : prime d'activité (seuil CAF — Caisse d'Allocations Familiales), APL (Aide Personnalisée au Logement, barème dégressif puis coupure), bourses scolaires et universitaires (tranches de quotient familial), exonération de taxe d'habitation sur résidences secondaires dans certaines communes. Une prime de fin d'année peut faire basculer un foyer modeste au-dessus d'un seuil CAF et lui coûter plusieurs centaines d'euros d'aides. Le réflexe CGP : avant d'accepter ou de refuser un complément de revenu, simuler à la fois l'IR (qui est toujours favorable) ET les aides sociales associées.

Un saut de tranche ne fait jamais perdre un euro d'impôt. Mais un saut au-dessus d'un seuil CAF, d'un plafond de bourse ou d'une exonération de taxe d'habitation peut coûter cher. C'est précisément cette lecture croisée IR + prestations + patrimoine que nous menons en bilan, sans frais ni engagement.

9. Impact d'un investissement sur la TMI

Un investissement ne fait pas que générer du rendement : il peut aussi faire baisser votre TMI, en réduisant votre revenu imposable. C'est le mécanisme au cœur du PER, du déficit foncier ou de la pension alimentaire déductible. Plus votre TMI est élevée, plus l'effet est puissant.

Le PER : le levier fiscal le plus direct

Les versements sur un Plan Épargne Retraite (PER) sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond individuel. Chaque euro versé fait baisser votre RNI d'un euro, et donc votre impôt de votre TMI en pourcentage. En 2026, le plafond salarié est de 37 680 € (soit 10 % de 8 PASS — Plafond Annuel de la Sécurité Sociale —, donc 8 × 47 100 € en 2025) et celui des TNS monte jusqu'à 88 911 €.

Votre TMIVersement PERÉconomie d'impôtCoût réel du versement
11 %10 000 €1 100 €8 900 €
30 %10 000 €3 000 €7 000 €
41 %10 000 €4 100 €5 900 €
45 %10 000 €4 500 €5 500 €

Concrètement : à TMI 45 %, épargner 10 000 € sur un PER ne vous « coûte » en trésorerie que 5 500 €. L'État finance la différence par la réduction d'impôt. C'est pourquoi le PER est prioritairement conseillé à partir de TMI 30 % — en dessous, l'effet de levier devient moins intéressant. Pour approfondir, consultez notre guide Déduction PER selon votre TMI.

Le déficit foncier et les dispositifs spécifiques

Le déficit foncier s'impute sur le revenu global à hauteur de 10 700 € par an (21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique éligibles jusqu'en 2025-2027). L'effet est immédiat : 10 700 € de déficit à TMI 41 % = 4 387 € d'économie d'impôt + 1 840 € de PS évités = 6 227 € de fiscalité évitée.

D'autres dispositifs (Girardin industriel, Malraux, Monuments Historiques) fonctionnent non pas par déduction du revenu mais par réduction directe d'impôt, sans dépendre de la TMI. Ils sont plafonnés par le plafonnement global des niches fiscales à 10 000 € par an (sauf Outre-mer, Malraux et MH).

Cas pratique n° 3 — Julien, chirurgien libéral, 180 000 € BNC

Julien, 52 ans, chirurgien orthopédiste, exerce en libéral à Montpellier. Il déclare 180 000 € de BNC, vit seul avec son fils de 15 ans en garde alternée. Après application du quotient familial (sa garde alternée lui donne un quart de part, plafonné à 904 €), sa TMI atterrit à 41 %. Il se demande comment absorber cette fiscalité.

Situation fiscale de Julien avant optimisation
─────────────────────────────────────────────
  Bénéfice BNC imposable  ...................  180 000 €
  Parts fiscales (1 + 0,25 garde alternée)  .   1,25 part
  Revenu par part ...........................  144 000 €
  Tranche atteinte ..........................  41 %

  Calcul de l'IR avec QF (1,25 part) :
    Impôt par part : 144 000 × 0,41 − 16 200 ...  42 840 €
    × 1,25 part .................................  53 550 €

  Calcul de l'IR sans enfant (1 part, 180 000 €) :
    180 000 × 0,41 − 16 200 ...................  57 600 €

  Gain théorique de la 0,25 part .............    4 050 €
  Plafond avantage 0,25 part (½ × 1 807 €) ..      904 €
  → Plafonnement déclenché : IR retenu = 57 600 − 904

  Impôt brut (plafonnement QF appliqué) .....  ≈ 56 696 €
  TMI EFFECTIVE  ............................  41 %

Stratégie patrimoniale Hagnéré Patrimoine
─────────────────────────────────────────────
  1) Versement PER TNS ......................   18 000 €
     → Économie d'impôt à TMI 41 % .........    7 380 €
     (plafond TNS 2026 utilisé à 20 %)
     → Impôt après PER : 56 696 − 7 380 ....  ≈ 49 316 €

  2) Souscription GFF ........................   10 000 €
     → Effet : diversification + exo IFI
     → Dividende forestier ≈ 2 à 3 % brut

  3) Reste disponible .......................   ≈ 30 000 €
     → PEA pour plus-values 5 ans exo IR
     → Assurance-vie haut de gamme

Concrètement : à TMI 41 %, chaque euro versé sur le PER « coûte » seulement 0,59 € à Julien — l'État rembourse le reste. C'est le meilleur taux de change fiscal qui existe dans le droit français. Les 18 000 € versés sur le PER font passer son impôt de 56 696 € à environ 49 316 €. Soit 7 380 € d'économie immédiate. Julien réinvestit cette somme dans son propre avenir plutôt que de la laisser à Bercy. Les performances passées des supports ne garantissent pas l'avenir, mais le levier fiscal, lui, est certain.

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10. TMI, décote, CEHR et CDHR 2026 : les 3 mécanismes qui modifient le taux « réel »

Votre TMI telle que lue dans le barème est théorique. Trois dispositifs viennent corriger le résultat — à la baisse pour les revenus modestes, à la hausse pour les très hauts revenus. Voici de quoi il retourne concrètement.

La décote : un coup de pouce à l'entrée du barème

La décote (art. 197 I-4 CGI) allège l'impôt des foyers modestes à l'entrée du barème. Elle s'applique automatiquement si votre impôt brut est inférieur à 1 982 € (célibataire) ou 3 277 € (couple).

Décote 2026
─────────────────────────
Décote = Plafond − 45,25 % × Impôt brut

  • Plafond célibataire : 897 €
  • Plafond couple      : 1 483 €

La décote vient en déduction de l'impôt brut,
après application du plafonnement du quotient familial,
avant imputation des réductions et crédits d'impôt
(BOI-IR-LIQ-20-20-30).

La CEHR : Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus

La CEHR (art. 223 sexies CGI) s'ajoute à votre impôt sur le revenu classique lorsque le revenu fiscal de référence (RFR) dépasse certains seuils. Elle existe depuis 2011 et ses seuils n'ont jamais été indexés — ce qui en fait, mécaniquement, un impôt qui touche chaque année plus de foyers.

SituationTranche 3 %Tranche 4 %
CélibataireRFR entre 250 000 € et 500 000 €RFR supérieur à 500 000 €
Couple (imposition commune)RFR entre 500 000 € et 1 000 000 €RFR supérieur à 1 000 000 €

La CDHR : la nouveauté 2025-2026 pour les très hauts revenus

La CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus) a été instituée par l'article 10 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025, puis reconduite par l'article 2 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 pour les revenus 2026 — et tant que le déficit public reste supérieur à 3 % du PIB. Elle garantit un taux d'imposition minimum de 20 % d'un RFR dit « retraité » (certains revenus exonérés sont réintégrés, les plus-values mobilières sont retenues avant abattements pour durée de détention, les revenus exceptionnels ne sont comptés que pour un quart) pour les foyers dont le RFR dépasse 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple).

Concrètement : un couple à 800 000 € de RFR qui, grâce à des plus-values en report ou à des dispositifs Outre-mer, tomberait à 15 % d'imposition effective, se voit appliquer la CDHR pour combler la différence jusqu'à 20 %. L'effet est une TMI « plancher » qui limite fortement l'intérêt des dispositifs agressifs pour les très hauts patrimoines.

Une décote amortit le « choc CDHR » aux franchissements de seuil. Pour éviter un effet de seuil brutal à 250 001 € / 500 001 €, la CDHR est minorée par une décote linéaire jusqu'à 330 000 € (célibataire) et 660 000 € (couple). Au-delà, CDHR à taux plein.

Acompte spontané du 1er au 15 décembre. Les contribuables assujettis à la CDHR doivent verser un acompte égal à 95 % du montant estimé entre le 1er et le 15 décembre de l'année d'imposition. En cas d'omission ou de sous-évaluation significative, majoration de 20 %. Le solde est régularisé au printemps N+1 avec la déclaration des revenus.

LFSS 2026 : la nouvelle dualité des prélèvements sociaux (17,2 % vs 18,6 %)

La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 a créé une nouvelle contribution financière pour l'autonomie de 1,4 point (art. L136-8, IV CSS), portant la CSG sur certains revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Résultat : les prélèvements sociaux sont désormais à deux vitesses.

  • Restent à 17,2 % (immobilier & assurance) : revenus fonciers nus, plus-values immobilières des particuliers, rachats assurance-vie et contrats de capitalisation, CEL/PEL sous conditions.
  • Passent à 18,6 % (placements financiers & mobiliers) : dividendes, intérêts, plus-values mobilières, LMNP, PEA, épargne salariale, crypto-actifs, PER sur gains.

Application : revenus du patrimoine 2025 (déclaration 2026) et produits de placement à compter du 1er janvier 2026.

Pour qui ces mécanismes comptent-ils vraiment ?

  • Décote : foyers à TMI 0 ou 11 %, sortie du barème facilitée.
  • CEHR : RFR supérieur à 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple).
  • CDHR : mêmes seuils, mais impôt effectif inférieur à 20 %.

Ces dispositifs ne concernent pas la grande majorité des foyers (94 % sont en TMI 0, 11 ou 30 %), mais ils transforment radicalement la fiscalité des très hauts patrimoines.

11. Les 12 stratégies pour baisser sa TMI légalement en 2026

Baisser sa TMI n'est pas du gré-à-gré, ni de l'évasion fiscale. C'est l'utilisation, dans l'ordre prévu par la loi, des dispositifs que l'État lui-même a mis à disposition des contribuables. Voici les douze leviers que nous activons chez Hagnéré Patrimoine, classés du plus direct au plus technique.

Nous activons rarement une stratégie isolée. L'approche patrimoniale efficace combine 3 à 5 leviers selon votre TMI, votre horizon et vos projets. C'est ce travail d'assemblage — chiffré, documenté, révisé chaque année — que nous menons avec nos clients en architecture ouverte et avec des frais parmi les plus compétitifs du marché.

LevierTMI 11 %TMI 30 %TMI 41 %TMI 45 %
PER 10 000 €1 100 €3 000 €4 100 €4 500 €
Déficit foncier 10 700 €1 177 € + 1 840 € PS3 210 € + 1 840 € PS4 387 € + 1 840 € PS4 815 € + 1 840 € PS
Pension alim. 6 855 €754 €2 057 €2 811 €3 085 €
Don Coluche 2 000 €1 500 € (crédit fixe)1 500 €1 500 €1 500 €
Emploi domicile 12 000 €6 000 € (crédit fixe)6 000 €6 000 €6 000 €
IR-PME 10 000 €1 800 € (fixe)1 800 €1 800 €1 800 €
Malraux 100 000 € travaux22 000 à 30 000 € (fixe)idemidemidem

Lecture essentielle : les dispositifs « par déduction du revenu » (PER, déficit foncier, pension alimentaire) rapportent proportionnellement à votre TMI — les plus puissants en TMI 41 et 45 %. À l'inverse, les crédits et réductions à taux fixe (dons, emploi à domicile, IR-PME) rapportent le même montant quelle que soit votre TMI — relativement plus intéressants pour les TMI 11 et 30 %. Le bon cocktail dépend de votre tranche.

1. Le PER — réduire son revenu imposable

Plafond 2026 : 37 680 € (salariés) ou 88 911 € (TNS). Chaque euro versé fait baisser le RNI d'un euro. À TMI 41 %, un versement de 20 000 € économise 8 200 € d'impôt immédiatement. C'est le levier de base de toute stratégie d'optimisation.

2. Le déficit foncier — absorber les travaux

Jusqu'à 10 700 € imputables par an sur le revenu global (21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique dans l'ancien, dispositif dit « déficit foncier majoré », jusqu'en 2027 sous conditions). Au-delà, le déficit est reportable 10 ans sur les revenus fonciers futurs.

3. Le LMNP au régime réel — la fiscalité quasi-nulle sur les loyers

La location meublée non professionnelle en régime réel permet, via l'amortissement du bien et du mobilier, de neutraliser tout ou partie de la fiscalité des loyers pendant 15 à 20 ans. Pour un propriétaire à TMI 41 %, c'est une différence énorme par rapport à la location nue.

4. Le quotient familial optimisé

Rattachement d'un enfant majeur jusqu'à 25 ans s'il est étudiant, pension alimentaire déductible (plafonnée à 6 855 € en 2026, LF 2026, art. 156 II-2° CGI), case T pour parent isolé : autant de leviers qui ajoutent des parts ou réduisent le revenu imposable.

5. Le système du quotient sur revenus exceptionnels

L'article 163-0 A CGI permet d'étaler fiscalement un revenu exceptionnel (indemnité de départ, prime pluriannuelle, plus-value de cession) pour éviter un saut brutal de TMI. Le revenu exceptionnel est divisé par 4, le supplément d'impôt correspondant est multiplié par 4. Résultat : la TMI appliquée reste celle du revenu normal.

6. Les dons aux œuvres : la loi Coluche doublée en 2026

L'article 200 du CGI offre deux taux de réduction d'impôt. 66 % du don pour les associations d'intérêt général classiques (plafond 20 % du revenu imposable). 75 % pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté — le fameux dispositif « Coluche ». La LF 2026 (art. 28) a relevé le plafond Coluche de 1 000 € à 2 000 € pour les versements depuis le 14 octobre 2025. Concrètement, un don de 2 000 € aux Restos du Cœur ouvre droit à 1 500 € de réduction d'impôt — coût net : 500 €.

7. L'emploi à domicile : crédit d'impôt 50 %

L'article 199 sexdecies CGI prévoit un crédit d'impôt de 50 % sur les dépenses de services à la personne (ménage, garde d'enfants, soutien scolaire, jardinage). Plafond de base : 12 000 € de dépenses/an (6 000 € restitués). Majoration de +1 500 € par enfant à charge, par membre du foyer de plus de 65 ans, dans la limite de 15 000 €. Première année d'emploi : plafond 15 000 €. Avantage clé : c'est un crédit d'impôt — restitué même si vous n'êtes pas imposable.

8. L'IR-PME (Madelin) : investir dans l'économie réelle

L'article 199 terdecies-0 A CGI accorde une réduction d'impôt de 18 % pour la souscription au capital de PME non cotées (taux majoré à 25 % pour les ESUS jusqu'au 30 septembre 2026). Plafond des versements : 50 000 € (célibataire) ou 100 000 € (couple). Inclus dans le plafond global des niches à 10 000 €. Conservation obligatoire : 5 ans. Risque réel de perte en capital : ce n'est pas un cadeau fiscal mais un investissement à part entière.

9. Le choix des frais réels plutôt que l'abattement 10 %

Les salariés ont le choix entre l'abattement forfaitaire 10 % (plafond 14 555 € en 2026) et la déduction de leurs frais professionnels réels (trajets domicile-travail au barème kilométrique, repas, formation, vêtements pro). Pour un salarié parcourant 80 km aller-retour/jour sur 220 jours = 17 600 km × ~0,485 €/km = environ 8 540 € — déjà supérieur à l'abattement 10 % d'un salaire de 45 000 €. C'est un levier gratuit, immédiat, sous-utilisé. À recalculer chaque année.

10. La donation temporaire d'usufruit (DTU) : sortir un revenu de votre TMI

Sur 5 à 10 ans, vous cédez l'usufruit d'un bien locatif à votre enfant majeur étudiant. Triple effet : les loyers sortent de votre revenu imposable (et de votre TMI), le bien sort de votre base IFI, vous financez les études de votre enfant sans pension imposable. Valorisation fiscale : 23 % par tranche de 10 ans (art. 669 CGI). Concrètement, un parent à TMI 41 % avec 12 000 € de loyers annuels économise 4 920 € d'IR + 2 064 € de PS = 6 984 € par an. La DTU doit répondre à un besoin réel de l'usufruitier — sinon risque d'abus de droit (art. L64 LPF). Acte notarié obligatoire.

11. L'apport-cession (art. 150-0 B ter CGI) : pour les dirigeants qui cèdent

Avant de vendre votre société, vous apportez vos titres à une holding patrimoniale que vous contrôlez. La plus-value est placée en report d'imposition. La holding revend à l'acquéreur final sans fiscalité immédiate (régime titres de participation), à condition de réinvestir 60 % du produit de cession (quota relevé à 70 % par certaines LF récentes — vérifier loi en vigueur) dans une activité éligible sous 2 ans, pour 5 ans. Levier patrimonial puissant pour une cession > 1 M€. À ne pas activer sans avocat fiscaliste.

12. Les dispositifs « hors plafond » : Malraux, Monuments Historiques

Trois dispositifs échappent au plafonnement global de 10 000 € : Malraux (réduction 22 ou 30 % du montant des travaux, plafond 400 000 € sur 4 ans), Monuments Historiques (déduction sans plafond des travaux), Girardin industriel (one-shot, plafond cumulé 18 000 € avec Outre-mer/Sofica). Ce sont les leviers lourds des TMI 41 et 45 % — à manier avec un conseiller, car la qualité du monteur et la fiabilité du projet sous-jacent comptent davantage que le gain fiscal brut.

Aucun de ces dispositifs n'est universel. Le PER n'a pas de sens sous TMI 30 %, le déficit foncier demande un bien à rénover, le quotient exige un revenu vraiment exceptionnel. Le bilan patrimonial Hagnéré consiste à trier, chiffrer et ordonner ces leviers dans votre calendrier fiscal — pour que chaque euro déduit travaille pour vous, et non contre.

La logique d'assemblage Hagnéré Patrimoine

Aucun levier pris isolément ne suffit. Nos conseillers construisent des combinaisons : PER + LMNP + déficit foncier pour un cadre à TMI 41 %, PER TNS + GFF + assurance-vie luxembourgeoise pour un libéral à TMI 45 %. Chaque stratégie est chiffrée, documentée, et révisée chaque année au moment de la déclaration. Nos frais figurent parmi les plus compétitifs du marché, et nous travaillons en architecture ouverte avec les meilleurs partenaires de la place.

Hagnère Patrimoine

Construire votre stratégie TMI 2026

PER, LMNP, déficit foncier, quotient : les leviers sont nombreux, mais leur assemblage demande un regard expert. Prenez rendez-vous avec un conseiller Hagnéré Patrimoine pour chiffrer votre économie d'impôt atteignable.

GratuitSans engagementConseiller certifié

Sources et références

  • Code général des impôts, article 197 — barème IR, décote, plafonnement du quotient familial.
  • Code général des impôts, articles 193, 194, 195 — règles du quotient familial et demi-parts.
  • Code général des impôts, article 196 B — rattachement des enfants majeurs et pension alimentaire.
  • BOI-IR-LIQ-20-20-20 — Plafonnement des effets du quotient familial.
  • Code général des impôts, article 200 A — prélèvement forfaitaire unique (flat tax) et option barème.
  • Code général des impôts, article 223 sexies — Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus.
  • Code général des impôts, article 224 — Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus (CDHR).
  • Code général des impôts, article 163-0 A — système du quotient pour revenus exceptionnels.
  • Code général des impôts, article 158 — fraction imposable des rentes viagères à titre onéreux.
  • Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 4 — indexation du barème +0,9 %.
  • BOFiP ACTU-2026-00022 — Indexation du barème IR par la LF 2026.
  • BOI-IR-LIQ-20-10 — Barème de l'impôt sur le revenu (mise à jour 07/04/2026).
  • BOI-IR-LIQ-20-20-30 — Décote de l'impôt sur le revenu.
  • Simulateur officiel IR 2026 — impots.gouv.fr.
  • Répartition des foyers par TMI — DGFiP, publication statistique 2024.

Avertissement : Ce guide est rédigé à titre purement informatif et éducatif. Il ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou financier personnalisé. La fiscalité évolue régulièrement et les situations individuelles sont différentes. Avant toute décision patrimoniale, consultez un professionnel qualifié (CGP, notaire, avocat fiscaliste). Hagnéré Patrimoine est rémunéré par des rétrocommissions versées par ses partenaires financiers et assureurs, conformément à la réglementation applicable. Les performances passées des supports d'investissement ne préjugent pas des performances futures.

Questions frequentes

Questions fréquentes sur la TMI 2026

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