Comment payer moins d'impôts en 2026 : le guide complet

Vous payez des impôts chaque année. Et chaque année, vous vous demandez si vous pourriez légalement en payer moins. La réponse, pour la plupart des profils, est oui. Ce guide vous explique sans jargon les leviers disponibles en 2026 — PER, déficit foncier, Girardin, flat tax, emploi à domicile — avec des calculs réels pour trois profils types.

Déductibles avec le PER
Plafond global des niches
Flat tax ou barème ?
Cas pratiques chiffrés

1. Comprendre son TMI avant d'agir

Avant de choisir le moindre dispositif, posez-vous une seule question : dans quelle tranche d'imposition êtes-vous ? C'est elle qui détermine combien vous économisez réellement pour chaque euro investi dans un PER, un déficit foncier ou un Girardin. Sans cette réponse, vous ne pouvez pas comparer les options. Avec elle, tout devient lisible.

La tranche marginale d'imposition (TMI), c'est le taux appliqué à votre dernier euro de revenu imposable — pas à l'ensemble de vos revenus.

Le barème de l'IR 2026 (revenus 2025)

La loi de finances pour 2026 a revalorisé le barème de +0,9 % pour tenir compte de l'inflation. Les tranches applicables à la déclaration 2026 (revenus 2025) sont les suivantes, pour une part de quotient familial :

Fraction du revenu net imposableTauxImpôt max sur la tranche
Jusqu'à 11 600 €0 %0 €
De 11 600 € à 29 579 €11 %1 978 €
De 29 579 € à 84 577 €30 %16 499 €
De 84 577 € à 181 917 €41 %39 902 €
Au-delà de 181 917 €45 %illimité

Concrètement : un célibataire qui gagne 50 000 € net imposable ne paie pas 30 % sur tout son revenu. Il paie 0 % jusqu'à 11 600 €, puis 11 % de 11 600 € à 29 579 €, puis 30 % uniquement sur le reste. Sa TMI est 30 %, mais son taux moyen réel est bien plus bas.

Ces seuils sont multipliés par le nombre de parts de votre foyer fiscal (quotient familial). Un couple sans enfant dispose de 2 parts ; un couple avec 2 enfants dispose de 3 parts. Chaque demi-part supplémentaire réduit votre impôt, dans la limite d'un avantage plafonné à 1 807 € par demi-part en 2026.

TMI ≠ taux moyen : une distinction fondamentale

Prenons un exemple concret : un salarié célibataire percevant 60 000 € brut annuel. Après l'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (plafonné à 14 298 €), son revenu imposable est de 54 000 €. Son impôt se calcule ainsi :

TrancheBaseTauxImpôt
1re tranche11 600 €0 %0 €
2e tranche17 979 € (29 579 – 11 600)11 %1 978 €
3e tranche24 421 € (54 000 – 29 579)30 %7 326 €
Total54 000 €9 304 €

Sa TMI est de 30 % mais son taux moyen effectif n'est que de 15,5 % (9 304 € / 60 000 €).

Concrètement : si ce salarié verse 10 000 € sur un PER, il économise 10 000 × 30 % = 3 000 € d'impôt — pas 1 550 €. C'est sa TMI, pas son taux moyen, qui mesure le gain réel. Cette distinction change tout dans le choix d'un dispositif.

À retenir : l'économie réelle d'une déduction

Économie d'impôt = Montant déduit × TMI

Un versement PER de 10 000 € économise 1 100 € à la TMI de 11 %, 3 000 € à la TMI de 30 %, 4 100 € à la TMI de 41 % et 4 500 € à la TMI de 45 %. Plus votre TMI est élevée, plus une déduction est efficace.

Calculer sa TMI en pratique

Votre TMI figure sur votre avis d'imposition. Vous pouvez aussi la calculer en divisant votre revenu net imposable par le nombre de parts fiscales (indiqué sur le même avis), puis en localisant ce quotient dans le barème ci-dessus. Pour un couple marié sans enfant (2 parts) avec un revenu imposable commun de 90 000 €, le quotient est de 45 000 € : la TMI applicable est 30 % (entre 29 579 € et 84 577 €).

Vous connaissez maintenant votre point de départ. Passons au premier levier — et le plus puissant : réduire la base sur laquelle votre impôt est calculé.

2. Déductions : réduire son revenu imposable

Imaginez que vous pouvez faire disparaître une partie de votre revenu avant même qu'il soit imposé. C'est exactement ce que font les déductions : elles s'appliquent en amont du calcul, sur la base imposable elle-même. Résultat : moins de revenu imposable, moins d'impôt.

Mieux encore, les déductions échappent au plafond global de 10 000 € qui bloque la plupart des autres dispositifs. Ce sont les leviers les plus puissants pour les TMI de 30 % et au-delà.

Le PER : la déduction prioritaire pour TMI ≥ 30 %

Le Plan d'Épargne Retraite (PER) est aujourd'hui la solution de déduction fiscale la plus efficace pour les contribuables imposés. Les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond annuel indiqué sur votre avis d'imposition :

ProfilPlafond 2026Plancher
Salarié10 % des revenus pro 2025, max 37 680 € (10 % × 8 PASS)4 710 €
TNS / indépendant10 % du bénéfice imposable 2026 + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS4 710 €

Concrètement : vous êtes salarié avec 80 000 € de revenus (TMI 30 %). Vous versez 10 000 € sur votre PER. L'État vous rembourse 3 000 € sur votre déclaration. Vous n'avez pas perdu cet argent — vous l'avez mis de côté pour votre retraite, et l'État en finance 30 % immédiatement.

Point clé souvent ignoré : les plafonds non utilisés des 5 années précédentes s'ajoutent au plafond de l'année en cours (3 ans avant la LF 2026, 5 ans depuis). Ce montant est indiqué sur votre dernier avis d'imposition. Si vous n'avez pas versé sur votre PER depuis 5 ans, votre plafond disponible peut atteindre plus de 150 000 €. Cette règle de report est particulièrement avantageuse lors d'une année à revenus exceptionnels (cession d'entreprise, prime, option, etc.).

Versement PERTMI 11 %TMI 30 %TMI 41 %TMI 45 %
5 000 €550 €1 500 €2 050 €2 250 €
10 000 €1 100 €3 000 €4 100 €4 500 €
20 000 €2 200 €6 000 €8 200 €9 000 €
37 680 €4 145 €11 304 €15 449 €16 956 €

Concrètement : un versement de 37 680 € à la TMI de 41 % génère une économie immédiate de 15 449 €. Soit 41 centimes récupérés pour chaque euro versé. Le PER n'est pas un impôt différé — c'est un prêt sans intérêt que l'État vous accorde sur vos impôts futurs.

Attention à la fiscalité de sortie

Les versements PER déductibles sont fiscalisés à la sortie : le capital est imposé à l'IR (à votre TMI de retraite) et les prélèvements sociaux s'appliquent aux plus-values. La stratégie est rentable lorsque votre TMI active est supérieure à votre TMI prévisionnelle à la retraite. Pour votre situation personnelle, consultez un conseiller en gestion de patrimoine.

Le déficit foncier : 10 700 € déductibles sur le revenu global

Si vous êtes propriétaire-bailleur au régime réel d'imposition (c'est-à-dire que vous déduisez vos charges réelles, par opposition au micro-foncier qui applique un abattement forfaitaire de 30 %), les charges liées à votre bien locatif (travaux, frais de gestion, assurance, taxe foncière, petites réparations) peuvent créer un déficit foncier imputable sur votre revenu global. La règle clé :

ChargeImputable sur le revenu global ?Limite
Travaux, frais de gestion, assurance, taxe foncièreOui (hors intérêts d'emprunt)10 700 €/an
Intérêts d'empruntNon — uniquement sur les revenus fonciersReport sur 10 ans
Déficit excédant 10 700 €NonReport sur revenus fonciers des 10 ans suivants

Exemple chiffré : vous percevez 9 000 € de loyers annuels et engagez 15 000 € de travaux déductibles (hors intérêts). Le déficit hors intérêts est de 6 000 € (9 000 – 15 000 = –6 000 €). Ce montant est imputable sur votre revenu global.

Concrètement : à la TMI de 30 %, l'économie d'IR est de 6 000 × 30 % = 1 800 €. L'État co-finance vos travaux à hauteur de 30 %. Condition : vous devez continuer à louer le bien jusqu'au 31 décembre de la 3e année suivant l'imputation.

Plafond doublé à 21 400 € pour la rénovation énergétique

Depuis la loi de finances pour 2023, le plafond d'imputation sur le revenu global est porté à 21 400 €/an (au lieu de 10 700 €) lorsque le déficit provient de travaux de rénovation énergétique permettant de passer d'une étiquette énergie E, F ou G à au moins C. Ce plafond majoré est applicable jusqu'au 31 décembre 2025 (sous réserve de prorogation dans la LF 2026 — vérifiez auprès de votre conseiller). Consultez notre guide complet du déficit foncier pour les conditions exactes.

Micro-foncier vs régime réel : faites le calcul

Le régime micro-foncier (abattement de 30 %) est automatique si vos loyers annuels n'excèdent pas 15 000 €. Mais dès que vos charges dépassent 30 % des loyers, le régime réel est plus avantageux. Avec des travaux importants, la différence peut atteindre plusieurs milliers d'euros d'impôt économisé chaque année.

Frais réels vs abattement de 10 %

Par défaut, les salariés bénéficient d'un abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (plafonné à 14 298 € en 2026). L'option pour les frais réels est intéressante si vos dépenses professionnelles réelles (trajets domicile-travail, repas, formation, matériel informatique) dépassent ce plafond. Les frais de véhicule sont évaluables au barème kilométrique officiel.

Pensions alimentaires déductibles

Les pensions versées à un enfant majeur dans le besoin sont déductibles dans la limite de 6 794 €/an (2026, si l'enfant n'est pas rattaché au foyer fiscal). Les pensions alimentaires versées à un ex-conjoint en application d'un jugement de divorce sont intégralement déductibles sans plafond.

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Les déductions agissent avant le calcul. Mais il existe un second étage, qui agit directement sur votre facture fiscale finale : les réductions d'impôt.

3. Réductions d'impôt : les dispositifs 2026

Une réduction de 3 000 €, c'est 3 000 € de moins sur votre avis d'imposition. Point. Peu importe votre TMI, peu importe votre revenu. C'est la force des réductions : elles s'appliquent directement sur ce que vous devez payer, pas sur le revenu imposable.

La contrainte ? La plupart sont soumises au plafond global des niches fiscales de 10 000 € par an (art. 200-0 A du Code général des impôts — c'est le texte qui encadre l'ensemble des avantages fiscaux accordés aux particuliers). Mais trois dispositifs y échappent entièrement. Et ce sont les plus puissants.

DispositifTaux / PlafondHors niches 10 000 € ?TMI conseillé
PER (déduction)Jusqu'à 37 680 €/anOui (déduction)≥ 11 %
Déficit foncier (déduction)10 700 €/anOui (déduction)≥ 30 %
Girardin industrielGain net 20–35 % de l'apportOui (plafond 18 000 €)≥ 41 %
Loi Malraux22 % ou 30 %Oui (totalement hors plafond)≥ 30 %
Monuments Historiques100 % des travauxOui (totalement hors plafond)≥ 41 %
Denormandie12 % à 21 %Non (dans 10 000 €)≥ 30 %
Dispositif JeanbrunVariable (voir guide dédié)Non (dans 10 000 €)≥ 30 %
FCPI / FIP25 % (max 3 000 € célib.)Non (dans 10 000 €)≥ 30 %
Dons 66 %66 % (limite 20 % rev. imp.)Non (dans 10 000 €)Tous
Dons 75 %75 % (plafond 1 000 €)Non (dans 10 000 €)Tous
Emploi à domicile (crédit)50 %, max 12 000 €Hors niches (crédit)Tous
Garde d'enfants (crédit)50 %, max 3 500 €/enfantHors niches (crédit)Tous

Concrètement : pour obtenir une réduction d'impôt de 7 650 €, votre apport Girardin est d'environ 5 661 € (taux partenaires T1 2026 à 74 %). Vous versez moins que vous n'économisez — gain net 1 989 €. Et ce dispositif a son propre plafond dérogatoire de 18 000 € — il ne consomme pas vos 10 000 € de niches classiques. PER + Girardin + emploi à domicile peuvent donc se cumuler la même année.

Plafond des niches fiscales : les 3 dispositifs qui y échappent

Le plafond de 10 000 € ne s'applique pas à tout. Trois dispositifs permettent de dépasser cette limite :

  • Girardin industriel : plafonné à 18 000 € spécifiques (art. 200-0 A, 2e plafond)
  • Loi Malraux : entièrement hors plafond des niches
  • Monuments Historiques : entièrement hors plafond des niches

Pour les contribuables à la TMI de 41 % ou 45 %, ces trois dispositifs constituent les leviers de défiscalisation les plus puissants du droit français.

Girardin industriel : la réduction one-shot la plus puissante

Le Girardin industriel est un dispositif unique en France : vous investissez dans l'achat d'équipements industriels dans les DOM-COM, et vous obtenez une réduction d'impôt immédiate supérieure au montant investi. Les taux sont fixés par le BOFiP (BOI-BAREME-000020, juillet 2025) :

Zone géographiqueTaux de réduction
DOM (Martinique, Guadeloupe, Réunion, Mayotte)38,25 % à 45,9 %
Guyane, Mayotte45,9 % (taux majoré)
Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon45,9 % (taux majoré)

Cette réduction est one-shot : elle s'impute intégralement sur l'impôt de l'année du versement. Elle est inscrite dans le plafond spécifique de 18 000 €, pas dans le plafond général de 10 000 €. Attention : les risques de requalification fiscale existent jusqu'à 8 ans après l'opération. Consultez notre guide dédié au Girardin industriel avant d'investir.

Loi Malraux : 22 % à 30 % pour les Sites Patrimoniaux Remarquables

La loi Malraux permet de déduire 30 % (zones PSMV) ou 22 % (zones PVAP) des travaux de restauration immobilière, dans la limite de 400 000 € sur 4 années consécutives. La réduction maximale est donc de 120 000 € sur 4 ans (400 000 × 30 %). Autre avantage décisif : ce dispositif est totalement hors plafond des niches fiscales.

Monuments Historiques : 100 % déductible, sans limite de plafond

La propriété d'un Monument Historique classé ou inscrit permet de déduire 100 % des charges foncières (travaux, frais de gestion) de son revenu global, sans plafond, dès lors que le bien est ouvert au public. C'est le seul dispositif permettant une déduction intégrale et illimitée. Il s'adresse aux contribuables à la TMI de 41 % ou 45 % disposant d'un patrimoine significatif.

Denormandie et Dispositif Jeanbrun : la rénovation en zones tendues

La loi Denormandie offre une réduction de 12 % (6 ans), 18 % (9 ans) ou 21 % (12 ans) sur le coût d'acquisition et de travaux d'un logement ancien situé dans une commune labellisée Action Cœur de Ville, dans la limite de 300 000 €. Le dispositif Jeanbrun, introduit par la loi de finances 2024 comme successeur du Pinel, apporte une réduction variable selon la durée de location et le niveau de performance énergétique du bien (consultez notre guide dédié pour les taux en vigueur). Ces deux dispositifs sont soumis au plafond global des niches de 10 000 €.

Dons aux associations : 66 % ou 75 % de réduction

Les dons à des associations d'intérêt général ouvrent droit à une réduction d'impôt de 66 % des versements (dans la limite de 20 % du revenu imposable). Pour les organismes d'aide alimentaire, d'hébergement d'urgence ou de soins aux personnes en difficulté, le taux est de 75 % dans la limite de 1 000 € (prorogé jusqu'au 31 décembre 2026 par la LF 2025).

Exemple : un don de 1 000 € à une banque alimentaire génère une réduction de 750 € (75 %). La même somme versée à une association culturelle génère une réduction de 660 € (66 %).

FCPI / FIP : 25 % pour financer les PME

Les Fonds Communs de Placement dans l'Innovation (FCPI) et Fonds d'Investissement de Proximité (FIP) permettent une réduction d'impôt de 25 % des versements, dans la limite de 12 000 € par personne (24 000 € pour un couple marié déclarant en commun), soit une réduction maximale de 3 000 € par personne. Ces placements exposent votre capital à un risque de perte. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.

4. Crédits d'impôt remboursables

Saviez-vous que certains dispositifs fiscaux peuvent vous générer un remboursement du Trésor public — même si vous ne payez pas d'impôt du tout ? Ce sont les crédits d'impôt, et ils fonctionnent différemment de tout ce qu'on a vu jusqu'ici.

Un crédit d'impôt n'est pas seulement une réduction : c'est un vrai remboursement. Si son montant dépasse votre impôt, l'administration vous verse la différence. Et ces crédits échappent au plafond des niches fiscales de 10 000 €.

Réduction d'impôt

S'impute sur l'impôt calculé. Si l'impôt est insuffisant, la réduction est perdue (pas de remboursement). Exemples : dons, FCPI, Denormandie.

Crédit d'impôt

Remboursable si l'impôt calculé est inférieur au crédit. L'excédent est versé par le Trésor. Exemples : emploi à domicile, garde d'enfants.

Emploi à domicile : jusqu'à 7 500 € de crédit d'impôt

Le crédit d'impôt pour emploi d'un salarié à domicile (art. 199 sexdecies CGI) représente 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 € par an — soit un crédit maximal de 6 000 €. Ce plafond est majoré de :

  • 3 000 € la première année d'emploi du salarié (plafond porté à 15 000 € → crédit max 7 500 €)
  • 1 500 € par personne à charge (enfant, ascendant) dans le foyer
  • 8 000 € si une personne du foyer est en situation d'invalidité (plafond 20 000 €)

Les activités éligibles couvrent une large gamme : ménage et repassage, garde d'enfants à domicile, jardinage, soutien scolaire, assistance aux personnes âgées ou handicapées.

Concrètement : vous faites appel à une aide ménagère 3 heures par semaine à 15 €/h. Soit 2 340 €/an. L'État vous rembourse 1 170 € — sans condition de TMI, même si vous êtes peu imposé. Et si c'est la première année, le plafond monte à 15 000 €, pour un crédit maximal de 7 500 €.

Garde d'enfants hors domicile : 50 % dans la limite de 3 500 €

Les frais de garde d'un enfant de moins de 6 ans dans une crèche, halte-garderie ou chez une assistante maternelle agréée ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50 % dans la limite de 3 500 € par enfant (1 750 € de crédit maximum par enfant). En garde alternée, le plafond est partagé entre les deux parents (1 750 € chacun).

MaPrimeRénov' : une aide, pas un crédit d'impôt

MaPrimeRénov' est une subvention versée directement par l'ANAH sur votre compte bancaire — ce n'est pas un crédit d'impôt. Elle n'apparaît pas dans votre déclaration de revenus et ne réduit pas votre IR. Ne la confondez pas avec les anciens crédits d'impôt pour la transition énergétique (CITE), supprimés depuis 2021.

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5. Revenus du capital : flat tax ou barème ?

Vous avez des dividendes, des intérêts, des plus-values ? Bonne question : êtes-vous sûr de les déclarer au bon régime ? Ce choix peut vous faire économiser plusieurs centaines — ou plusieurs milliers — d'euros selon votre TMI.

Depuis 2018, l'administration applique par défaut la flat tax (prélèvement forfaitaire unique, PFU) à tous les revenus du capital : un taux global de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Mais vous pouvez opter pour le barème progressif si c'est plus avantageux.

Nouveauté LF 2026 : l'irrévocabilité de l'option barème a été supprimée par la loi de finances pour 2026. Vous pouvez désormais arbitrer chaque année entre PFU et barème, selon l'évolution de votre TMI.

Quand le barème est-il plus avantageux ?

L'option barème progressif offre deux avantages que n'a pas le PFU : l'abattement de 40 % sur les dividendes de sociétés françaises et européennes, et la déductibilité partielle de la CSG (6,8 % déductibles l'année suivante). Ces avantages bénéficient surtout aux contribuables à faible TMI.

TMIDividendes — BarèmeDividendes — PFUIntérêts — BarèmeIntérêts — PFU
11 %~23 % *30 %~27 % *30 %
30 %~33 % *30 %~45 % *30 %
41 %~39 % *30 %~55 % *30 %
45 %~41 % *30 %~59 % *30 %

* Taux effectif approximatif intégrant l'abattement de 40 % (dividendes), la CSG déductible (6,8 %) et les prélèvements sociaux (18,6 % depuis LF 2026). Simulation pour la déclaration 2026.

Concrètement : vous percevez 10 000 € de dividendes d'une société française. Votre TMI est de 11 %. Au PFU, vous payez 3 000 €. Au barème avec abattement de 40 %, vous taxez seulement 6 000 € à 11 % (660 €) + 18,6 % de prélèvements sociaux sur le brut (1 860 €). Total barème : environ 2 520 €. Économie : 480 €. Vérifiez votre TMI avant de signer votre déclaration.

Règle pratique : TMI de rupture

Pour les dividendes : le barème est plus avantageux que la flat tax si votre TMI est inférieure à environ 24 %. Au-delà, préférez le PFU.

Pour les intérêts (sans abattement) : le barème n'est plus avantageux dès que la TMI dépasse environ 14 %.

Attention : l'option barème s'applique à l'ensemble des revenus mobiliers de l'année — vous ne pouvez pas choisir le barème pour les dividendes et le PFU pour les intérêts.

PEA : la meilleure enveloppe fiscale pour les actions

Le Plan d'Épargne en Actions (PEA) est l'enveloppe fiscale la plus efficace pour les investissements en actions sur le long terme. Après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu et soumis uniquement aux prélèvements sociaux de 18,6 % lors des retraits (taux LF 2026 : CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement solidarité 7,5 %). Le plafond de versement est de 150 000 € pour un PEA ordinaire.

Assurance-vie : la fiscalité allégée après 8 ans

L'assurance-vie bénéficie d'une fiscalité progressivement allégée. Après 8 ans de détention, les gains issus des rachats partiels bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple. Au-delà de cet abattement, la fiscalité dépend de la date de versement des primes :

  • Primes versées avant le 27 septembre 2017 : 7,5 % d'IR (+ 18,6 % PS)
  • Primes versées à partir du 27 septembre 2017 : 12,8 % d'IR (PFU, + 18,6 % PS) — soit un total de 31,4 %
En deçà de l'abattement, les gains sont entièrement exonérés d'IR (uniquement 18,6 % de PS).

Flat tax — PFU 30 %

Taux fixe applicable par défaut. Simple, prévisible. Avantageux dès TMI ≥ 30 % pour les dividendes, dès TMI ≥ 14 % pour les intérêts. Pas d'abattement, pas de CSG déductible.

Option barème progressif

Abattement 40 % sur dividendes + CSG 6,8 % déductible l'année suivante. Avantageux si TMI ≤ 24 % (dividendes) ou TMI ≤ 14 % (intérêts). Option annuelle depuis LF 2026.

Taux effectif dividendes barème = (60 % × TMI) + 18,6 % − (6,8 % × TMI)

Vous connaissez maintenant tous les outils disponibles. La vraie question : lesquels activer en premier, dans quel ordre, pour votre situation ? C'est ce que nous allons voir.

6. Stratégies par profil et TMI

La meilleure stratégie fiscale n'est pas celle qui économise le plus en valeur absolue. C'est celle qui est adaptée à votre profil, votre horizon de placement et votre tolérance au risque. Voici les approches recommandées pour quatre profils types. Identifiez le vôtre.

Salarié cadre — TMI 30 %

Priorité 1 — PER : c'est la déduction la plus efficace et la plus sûre. Verser 10 000 € économise 3 000 € d'IR immédiatement.
Priorité 2 — Emploi à domicile : si vous avez des dépenses de garde ou d'entretien, le crédit d'impôt de 50 % est une économie directe et certaine.
Priorité 3 — Dons : si vous avez des causes à soutenir, la réduction de 66 % est l'un des meilleurs rendements fiscaux sur 1 € dépensé.
À envisager : un investissement immobilier en déficit foncier si vous êtes déjà propriétaire et souhaitez rénover.

Votre TMI est de 41 % ou plus ? Les leviers disponibles sont bien plus puissants — et les économies potentielles bien plus importantes.

Dirigeant SAS / SARL — TMI 41 % ou 45 %

Priorité 1 — PER TNS : le plafond est plus élevé qu'un salarié (possibilité de déduire au-delà de 37 680 €). À combiner avec la cotisation Madelin si applicable.
Priorité 2 — Girardin industriel : pour les dirigeants avec une forte TMI, un gain net one-shot de 20 à 35 % sur l'apport, hors plafond niches (plafond dérogatoire 18 000 €), est déterminant. À planifier avant la fin octobre (les enveloppes se remplissent rapidement et la clôture administrative prend du temps avant le 31 décembre).
Priorité 3 — Arbitrage salaire vs dividendes : à la TMI de 45 %, le PFU (31,4 % depuis la LFSS 2026) est toujours plus favorable que le barème. Privilégiez les dividendes pour les revenus de capital. Consultez notre guide rémunération dirigeant 2026 pour les simulations chiffrées par tranche.
À envisager : Malraux ou Monuments Historiques si vous souhaitez investir dans l'immobilier patrimonial avec une réduction hors plafond.

Couple avec revenus fonciers — TMI 30 %

Priorité 1 — Régime réel foncier + déficit : si vous avez des travaux à engager, passez obligatoirement au régime réel. Le déficit foncier (jusqu'à 10 700 €/an) combiné à un PER constitue la stratégie de référence pour ce profil.
Priorité 2 — PER des deux conjoints : les plafonds sont individuels — un couple peut verser le double.
À envisager : nue-propriété de SCPI pour exonérer les loyers de l'IFI et de l'IR pendant la période de démembrement.

Vous investissez en Bourse ou sur des SCPI ? L'enveloppe dans laquelle vous détenez vos actifs fait autant que le choix de l'actif lui-même.

Investisseur — PEA + SCPI + assurance-vie

Priorité 1 — PEA : maximiser les versements (150 000 €) le plus tôt possible. L'horloge fiscale démarre à la date du premier versement : le PEA de 5 ans est votre outil d'exonération d'IR sur les actions.
Priorité 2 — Assurance-vie : ouvrir un contrat rapidement, même avec un versement minimal, pour faire démarrer le délai de 8 ans. Passé ce cap, les rachats partiels bénéficient d'un abattement annuel.
Priorité 3 — SCPI à l'étranger : les SCPI européennes permettent d'échapper aux 18,6 % de prélèvements sociaux français sur les revenus locatifs générés hors de France.

Stratégie optimale : Déductions (PER + déficit) EN PREMIER, puis réductions dans les niches (10 000 €), puis réductions hors niches (Girardin, Malraux), puis crédits d'impôt

7. Cas pratiques chiffrés

Trois situations réelles illustrent comment combiner les dispositifs selon le profil. Ces simulations sont données à titre indicatif et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour votre situation spécifique, consultez un conseiller en gestion de patrimoine.

Cas 1 — Marc, 42 ans, ingénieur, célibataire

Marc a 42 ans. Il est ingénieur chez un équipementier industriel à Lyon. Célibataire, sans enfant, il perçoit 55 000 € brut annuels. Il paie ses impôts sans jamais vraiment chercher à les optimiser. En discutant avec son conseiller, il réalise qu'il pourrait économiser plus de 4 000 € par an avec trois ajustements simples.

ÉtapeMontantDétail
Revenu brut annuel55 000 €
Abattement 10 % frais pro– 5 500 €Dans la limite de 14 298 €
Revenu net imposable49 500 €
TMI30 %Tranche de 29 579 € à 84 577 €
Impôt avant optimisation7 954 €0 + 1 978 + 5 976

Stratégie d'optimisation :

LevierMontantTypeÉconomie réalisée
Versement PER8 000 €Déduction8 000 × 30 % = 2 400 €
Emploi à domicile (ménage)3 600 €/anCrédit 50 %1 800 €
Don association caritative1 000 €Réduction 66 %660 €
TOTAL4 860 €

Résultat : Impôt final = 7 954 – 4 860 = 3 094 € (soit –61 % par rapport à l'impôt sans optimisation). Taux effectif réel : 3 094 / 55 000 = 5,6 %.

Le PER réduit aussi le prélèvement à la source

En déclarant vos versements PER en cours d'année via l'espace personnel impots.gouv.fr, votre taux de prélèvement à la source est recalculé immédiatement. Marc verrait son taux passer d'environ 14,5 % à 10,2 % dès la déclaration de son versement de 8 000 €.

Cas 2 — Isabelle, 51 ans, dirigeante de SAS, TMI 41 %

Isabelle a 51 ans. Elle dirige une SAS dans le secteur des ressources humaines et se verse un revenu imposable de 120 000 €. Son impôt dépasse 33 000 € par an. Elle commence à trouver cette facture excessive — d'autant qu'elle sait que certains de ses homologues paient bien moins. Deux leviers combinés vont lui permettre de réduire son impôt de plus de moitié.

ÉtapeMontantDétail
Revenu net imposable120 000 €Après cotisations et charges
TMI41 %Tranche de 84 577 € à 181 917 €
Impôt avant optimisation33 000 €0 + 1 978 + 16 499 + 14 523

Stratégie d'optimisation :

LevierMontantTypeÉconomie réalisée
Versement PER (TNS)20 000 €Déduction (41 %)8 200 €
Girardin industriel (apport T1)13 320 €Réduction hors plafond 18 000 €Gain net 4 680 €
TOTAL (réduction IR)26 200 €

Résultat : Impôt final = 33 000 – 26 200 = 6 800 € (soit –79 % par rapport à l'impôt sans optimisation). Sur son apport Girardin de 13 320 €, Isabelle économise 18 000 € d'IR — soit un gain net de 4 680 €. Le tout sans toucher au plafond global des niches fiscales de 10 000 €.

Cas 3 — Pierre et Sophie, propriétaires-bailleurs, TMI 30 %

Pierre a 58 ans, médecin libéral. Sophie a 55 ans, professeure en classes préparatoires. Ensemble, ils perçoivent 90 000 € de revenus salariaux. Ils sont également propriétaires d'un appartement à Bordeaux qu'ils louent nu, générant 12 000 € de loyers annuels. Cette année, ils engagent des travaux de rénovation importants. C'est le bon moment pour structurer leur optimisation fiscale.

Revenus salariaux combinés : 90 000 €. Loyers perçus : 12 000 €/an. Emprunts immobiliers : intérêts 2 400 €/an. Travaux de rénovation engagés dans l'année : 18 000 €.

Calcul du déficit foncierMontant
Loyers bruts12 000 €
Charges déductibles hors intérêts (travaux + gestion + assurance)– 18 960 €
Déficit hors intérêts (imputable sur revenu global)– 6 960 €
Intérêts d'emprunt (report sur revenus fonciers 10 ans)– 2 400 €
Économie IR déficit (6 960 × 30 %)2 088 €
Stratégie complémentaireMontantTypeÉconomie
PER couple (6 000 € chacun)12 000 €Déduction 30 %3 600 €
Crédit emploi à domicile4 000 €Crédit 50 %2 000 €
Déficit foncier6 960 €Déduction 30 %2 088 €
TOTAL7 688 €

Résultat : Le couple économise 7 688 € d'impôt sur l'année en combinant trois leviers complémentaires, sans excéder aucun plafond. Les intérêts d'emprunt de 2 400 € restent reportables sur les revenus fonciers des 10 années suivantes, offrant une économie différée supplémentaire.

Hagnère Patrimoine

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Questions frequentes

Questions fréquentes sur la réduction d'impôts en 2026

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