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Comparateur décisionnel chiffréCritère : prix vs produit netSec · intérêts seulsAdossé · relais + amortissableCabinet CIF · COA · COBSP

Crédit relais sec ou adossé : lequel choisir en 2026 ?

Le choix entre un crédit relais sec et un crédit relais adossé ne se devine pas : il se tranche sur un seul critère chiffré, le prix du nouveau bien face au produit net attendu de la vente de l'ancien. Produit net = valeur estimée − capital restant dû − frais. Inférieur ou égal : le relais sec suffit ; supérieur : il faut un relais adossé (relais + prêt amortissable pour le complément). Ce guide est un comparateur décisionnel : un critère, deux scénarios chiffrés côte à côte et un arbre de décision selon votre profil. Le mécanisme détaillé de chaque formule renvoie au guide pilier ; ici, on aide à décider. État des données au 5 juin 2026.

CRITÈRE

prix du nouveau bien vs produit net

PRODUIT NET

valeur − capital restant dû − frais

RELAIS SEC

nouveau bien ≤ produit net

RELAIS ADOSSÉ

nouveau bien > produit net

AVANCE

≈ 70 % de la valeur (plafond 80 %)

TAUX D'EFFORT

35 % HCSF sur l'amortissable

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Faut-il un crédit relais sec ou un crédit relais adossé ? La question revient à chaque projet d'achat-revente, et la réponse tient à une seule comparaison chiffrée : le prix du nouveau bien (frais inclus) face au produit net attendu de la vente de l'ancien. Ce guide n'est pas une description longue de chaque formule — c'est un comparateur décisionnel : un critère, deux scénarios chiffrés côte à côte, un arbre de décision. Le mécanisme général (franchise, durée, calcul des intérêts) est traité dans notre guide complet du crédit relais.

On déroule l'essentiel dans l'ordre où la décision se prend : le seul critère qui tranche, le profil et le calcul du relais sec, puis du relais adossé, le comparatif chiffré côte à côte, l'arbre de décision selon votre profil, et enfin les pièges et le moment où il vaut mieux renoncer aux deux formules. Les stress-tests d'échec de vente sont détaillés dans notre satellite risques du crédit relais ; le cas de la résidence principale, dans crédit relais et résidence principale.

Mis à jour le 5 juin 2026 par Quentin Hagnéré (fondateur ; cabinet CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291), cabinet Hagnéré Patrimoine. Point de méthode : « sec » et « adossé » sont des dénominations de pratique de marché, pas des catégories juridiques ; les chiffres, taux (4 %) et quotités (70 %) sont illustratifs et reproductibles, jamais des conditions garanties. Seuls le plafond d'avance de 80 % (ANIL) et le taux d'effort de 35 % avec exclusion du relais (décision HCSF du 18/12/2023) sont des références ancrées.

L'essentiel en 30 secondes

  • Le critère unique : prix du nouveau bien (frais inclus) vs produit net = valeur estimée − capital restant dû − frais de vente.
  • Nouveau bien ≤ produit net : relais SEC (intérêts seuls, sans prêt amortissable). Nouveau bien > produit net : relais ADOSSÉ (relais + amortissable pour le complément).
  • Charge mensuelle (exemples) : ≈ 567 €/mois en sec contre ≈ 1 330 €/mois en adossé (complément amortissable sur 20 ans) : c'est le point d'attention central.
  • HCSF : taux d'effort 35 % sur l'amortissable ; le relais en est exclu si sa quotité ≤ 80 % (décision du 18/12/2023).
  • Le sec est réputé plus dur à obtenir : constat de pratique de marché 2026, pas une règle permanente.

Avertissement — un comparateur d'aide à la décision, pas une promesse

Cet article est informatif et général : il ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 CMF), ni un conseil en crédit individualisé. Hagnéré Patrimoine est un cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291). Les chiffres présentés sont illustratifs et reproductibles : ni un prix de vente promis, ni des conditions d'octroi garanties. Le choix d'une formule dépend de votre situation, de l'estimation réelle de votre bien et de l'établissement prêteur, et doit être validé avec un professionnel. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

§ 1LE CRITÈRE·4 MIN

Sec ou adossé : quel est le seul critère qui tranche ?

Tout se joue sur une seule comparaison : le prix du nouveau bien (frais d'acquisition inclus) face au produit net que vous attendez de la vente de l'ancien. Le produit net n'est pas le prix affiché de votre bien : c'est ce qu'il vous reste réellement une fois la vente bouclée. La méthode de calcul recommandée — la plus rigoureuse — retranche du prix estimé le capital encore dû sur votre prêt existant et les frais de vente.

Le critère de choix en une formule

Produit net = valeur estimée prudente − capital restant dû − frais de vente

Si prix du nouveau bien ≤ produit net   →   RELAIS SEC
Si prix du nouveau bien >  produit net   →   RELAIS ADOSSÉ
  • Valeur estimée prudente :le prix de vente raisonnablement attendu de l'ancien bien
  • Capital restant dû :ce qu'il reste à rembourser sur le prêt en cours
  • Frais de vente :diagnostics, mainlevée éventuelle, honoraires d'agence, etc.

Méthode de calcul recommandée, non normée par une source primaire. Le produit net est le bon repère : il intègre la dette existante et les frais, contrairement au seul prix affiché.

La règle qui en découle est simple. Si le nouveau bien coûte moins (ou autant) que le produit net, la vente suffira à rembourser le relais : un relais sec, sans prêt amortissable, peut convenir. Si le nouveau bien coûte plus cher que le produit net, la vente ne couvrira pas tout : il faudra un relais adossé, c'est-à-dire un relais complété par un prêt amortissable pour financer la différence. C'est le cas le plus fréquent lorsqu'on monte en gamme.

« Sec » et « adossé » : des mots de marché, pas des catégories juridiques

Précision importante avant d'aller plus loin : « sec » et « adossé » ne sont pas définis par le Code de la consommation. Ce sont des dénominations de pratique de marché pour désigner deux montages. L'ANIL décrit le prêt relais et plafonne l'avance à 80 % de la valeur du bien à vendre, sans trancher formellement cette distinction. Le mécanisme détaillé de chaque formule (franchise, durée, calcul des intérêts) est traité dans notre guide complet du crédit relais ; ici, on se concentre sur le choix.

Le bon réflexe : avant de comparer les formules, posez d'abord le chiffre du produit net. Tant qu'il n'est pas calculé, parler de sec ou d'adossé n'a pas de sens. Ce guide reste une information générale : l'estimation prudente de votre bien et le chiffrage des frais doivent être validés avec un professionnel.

Méthode documentée

Calculer votre produit net avant de choisir une formule

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) reprend l'estimation prudente de votre bien, le capital restant dû et les frais, calcule le produit net et le compare au prix du nouveau bien — pour savoir, chiffres en main, si un relais sec suffit ou si un adossé s'impose. Sans engagement ni promesse de prix de vente.

Produit net calculéComparatif sec / adosséCabinet CIF · COA · COBSP
§ 2RELAIS SEC·4 MIN

Relais sec : pour qui, et que donne le calcul ?

Le relais sec est fait pour qui achète un bien d'un montant égal ou inférieur au produit de sa vente, sans avoir besoin d'un prêt amortissable complémentaire. On souscrit le relais seul : on paie les intérêts (plus l'assurance) pendant le portage, et le capital est remboursé en une fois à la vente de l'ancien bien. Reprenons un scénario illustratif et reproductible.

Scénario A — relais sec (illustratif)

Ancien bien estimé          : 300 000 €
Avance relais (70 % − CRD)  : 170 000 €  (0,70 × 300 000 − 40 000)
Intérêts à 4 % / an         :   6 800 €  →  ≈ 567 €/mois

Nouveau bien 250 000 € : l'avance (170 000) + épargne (80 000) le couvrent
À la vente (produit net 254 000) :
254 000 − 170 000 (relais) = 84 000 € de surplus encaissé
  • Nouveau bien :250 000 € (≤ produit net 254 000 €) → le relais sec suffit
  • Charge pendant le portage :≈ 567 €/mois (intérêts seuls, hors assurance)
  • Épargne à avancer :80 000 € (250 000 − 170 000) pour compléter l'avance en attendant la vente
  • Sort à la vente :le relais est soldé, 84 000 € de surplus restent disponibles

Hypothèses 100 % illustratives : le taux de 4 % est supposé pour le calcul (ce n'est pas un taux du marché) et la quotité de 70 % est un ordre de grandeur de pratique de marché, jamais des conditions garanties. Convention : avance = quotité × valeur − capital restant dû. L'avance (170 000 €) ne couvre pas tout le prix du nouveau bien (250 000 €) : l'épargne comble l'écart de 80 000 € en attendant la vente.

Le mécanisme est léger en trésorerie : pendant le portage, vous ne supportez que les intérêts du relais, ici de l'ordre de 567 €/mois. Comme l'avance (170 000 €) ne couvre pas la totalité du prix, l'épargne comble l'écart de 80 000 € en attendant la vente. À la vente, le relais est soldé et le surplus (84 000 € dans l'exemple) reste disponible. C'est l'hypothèse la plus confortable… quand elle est accessible.

Le relais sec est réputé plus difficile à obtenir (pratique de marché)

Attention : dans la pratique de marché 2026, le relais sec est souvent plus exigeant à décrocher. Son remboursement repose uniquement sur la vente, sans prêt amortissable pour rassurer le prêteur, et l'opération est peu rémunératrice. Conséquence fréquente : un dossier plus solide exigé et une quotité plus prudente. Ce n'est pas une règle permanente, mais un constat conjoncturel à intégrer dans votre arbitrage.

Le point de vigilance : le relais sec suppose une vente quasi certaine à un prix proche de l'estimation. Une décote de 5 à 10 % peut suffire à créer un trou de financement — un risque traité dans notre satellite risques du crédit relais. Ce guide reste une information générale.

Hagnéré Patrimoine

Vérifier si un relais sec est réaliste sur votre dossier

Avant de viser un relais sec, le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP) confronte votre produit net au prix du nouveau bien et évalue la solidité du dossier attendue par les prêteurs — pour ne pas bâtir un plan sur une formule difficile à obtenir. Sans engagement ni promesse de prix de vente.

Produit net confronté au projetRéalisme de l'octroi évaluéCabinet CIF · COA · COBSP
§ 3RELAIS ADOSSÉ·5 MIN

Relais adossé : pour qui, et quel est le double engagement ?

Le relais adossé s'impose quand on monte en gamme : le nouveau bien coûte plus cher que le produit de la vente. On combine alors un relais (pour la fraction couverte par la future vente) et un prêt amortissable (pour le complément). C'est la formule la plus fréquente. Reprenons le même bien à vendre, mais avec un nouveau bien à 380 000 € (au-dessus du produit net d'environ 254 000 €).

Scénario B — relais adossé (illustratif)

Nouveau bien                : 380 000 €
Avance relais (70 % − CRD)  : 170 000 €  (0,70 × 300 000 − 40 000)
Complément amortissable     : 126 000 €  (380 000 − produit net 254 000)

Charge pendant le portage :
Intérêts relais (4 %)       :  ≈ 567 €/mois
+ mensualité amortissable   :  ≈ 764 €/mois  (126 000 € sur 20 ans à 4 %)
= charge totale             :  ≈ 1 330 €/mois
  • Produit net de l'ancien :≈ 254 000 € (300 000 − 40 000 de capital restant dû − 6 000 de frais)
  • Relais :170 000 € (0,70 × 300 000 − 40 000 de capital restant dû)
  • Prêt amortissable :126 000 € pour financer le complément au-dessus du produit net (380 000 − 254 000)
  • Charge totale :≈ 1 330 €/mois (intérêts relais 567 € + mensualité amortissable 764 € sur 20 ans)

Hypothèses 100 % illustratives ; mensualité de l'amortissable calculée sur une durée de 20 ans à 4 %. Convention : complément = prix du nouveau bien − produit net. Le complément amortissable (126 000 €) finance la part du nouveau bien que la vente ne couvrira pas. À la vente, le produit net solde le relais (170 000 €) ; le surplus éventuel peut rembourser par anticipation une partie de l'amortissable, qui se poursuit ensuite.

La différence se voit dans la charge mensuelle : au lieu des seuls intérêts du relais, vous supportez en plus la mensualité du prêt amortissable dès le départ. C'est le marqueur clé de l'adossé : deux lignes de crédit simultanées pendant tout le portage. À la vente, le produit net solde le relais, et un éventuel surplus peut rembourser par anticipation une partie de l'amortissable (les indemnités de remboursement anticipé sont traitées dans le guide pilier : on ne préjuge pas ici de leur absence).

Double engagement : le taux d'effort HCSF de 35 % entre en jeu

Avec un adossé, le prêt amortissable entre pleinement dans le taux d'effort de 35 % du HCSF dès le départ. Bonne nouvelle : le prêt relais en est exclu si sa quotité de financement est ≤ 80 % de la valeur du bien à vendre (décision HCSF du 18/12/2023, art. 4 bis, amendement D-HCSF-2023-6). Mais si l'ancien bien ne se vend pas, le relais bascule en amortissable et se cumule avec l'amortissable existant : la charge double, et le taux d'effort doit être ré-testé.

Ce qui compte vraiment : avec un adossé, on ne valide jamais le montage sans vérifier que l'amortissable reste tenable sous 35 %, y compris dans le scénario où la vente tarde. Le détail du mécanisme (franchise, durée) figure dans notre guide complet du crédit relais. Information générale, pas un conseil sur votre situation.

Méthode documentée

Mesurer le double engagement de l'adossé avant de signer

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) chiffre la charge cumulée relais + amortissable, teste votre taux d'effort sous 35 % — y compris si la vente tarde — et cale le complément amortissable sur votre capacité réelle. Une étude personnalisée, sans engagement ni promesse de prix de vente.

Charge cumulée chiffréeTaux d'effort 35 % testéCabinet CIF · COA · COBSP
§ 4HEAD-TO-HEAD·4 MIN

Sec vs adossé : le comparatif chiffré côte à côte

Mettons les deux scénarios face à face, sur le même bien à vendre (estimé 300 000 €, produit net ≈ 254 000 €, avance relais 170 000 € = 0,70 × 300 000 − 40 000 de capital restant dû). La différence se lit ligne par ligne : c'est le tableau qui transforme une intuition en décision.

Head-to-head sec vs adossé sur deux scénarios illustratifs et reproductibles. Taux de 4 % supposé pour le calcul, quotité de 70 % = pratique de marché ; rien n'est garanti. Vérifié au 5 juin 2026.
CritèreRelais SEC (cas A)Relais ADOSSÉ (cas B)
Prix du nouveau bien vs produit net250 000 € ≤ 254 000 € (couvert par la vente)380 000 € > 254 000 € (vente insuffisante)
Prêt amortissable associéNon (relais seul)Oui, 126 000 € pour le complément
Avance relais (70 % − CRD)170 000 € (épargne avance 80 000 € en plus)170 000 € (mêmes 0,70 × 300 000 − 40 000)
Charge mensuelle pendant le portage≈ 567 €/mois (intérêts seuls)≈ 1 330 €/mois (relais 567 € + amortissable 764 € sur 20 ans)
Sort à la venteRelais soldé, 84 000 € de surplus encaissésRelais soldé, surplus en remboursement anticipé partiel ; crédit poursuivi
Profil typeAchat équivalent ou moins cherMontée en gamme

Le point d'attention central saute aux yeux : la charge mensuelle passe d'environ 567 € en sec à environ 1 330 € en adossé (complément de 126 000 € amorti sur 20 ans), soit un facteur de l'ordre de 2,3 (hors assurances). Cet écart n'est pas anodin : c'est lui qui détermine si le projet tient au regard de votre taux d'endettement. À la vente, les deux scénarios se distinguent aussi : en sec, l'opération est bouclée (surplus encaissé) ; en adossé, le surplus part en remboursement anticipé partiel et le crédit se poursuit sur un capital réduit.

Lire le tableau correctement : des chiffres illustratifs, un raisonnement transposable

Les montants ci-dessus sont illustratifs : ils servent à montrer le raisonnement, pas à prédire vos conditions. Le taux de 4 % est une hypothèse de calcul, pas un taux du marché, et la quotité de 70 % un ordre de grandeur de pratique de marché : jamais des conditions garanties. Le taux dépend de votre profil et de l'établissement prêteur ; il vous est communiqué avec le TAEG avant l'offre. Ce qui est transposable, c'est la méthode : calculer le produit net, le comparer au prix du nouveau bien, puis chiffrer la charge mensuelle de chaque formule et la confronter à votre taux d'effort.

Ce qu'on regarde d'abord : la charge mensuelle de l'adossé, parce qu'elle conditionne l'acceptation du dossier. Un projet séduisant sur le papier peut se heurter au plafond de 35 % : mieux vaut le savoir avant le compromis. Information générale, à valider sur votre situation.

Hagnéré Patrimoine

Comparer sec et adossé chiffrés sur votre projet

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) reprend votre bien à vendre et le bien convoité, calcule le produit net, place les deux formules côte à côte et chiffre la charge mensuelle réelle — pour décider sur un tableau, pas sur une impression. Sans engagement ni promesse de prix de vente.

Head-to-head chiffréCharge mensuelle réelleCabinet CIF · COA · COBSP
§ 5ARBRE DE DÉCISION·5 MIN

Comment décider : l'arbre de décision selon votre profil

Voici l'arbre de décision qui condense tout ce qui précède. Il se déroule en trois questions, dans l'ordre, et chacune renvoie à un profil. L'objectif : passer du chiffre au choix, sans se perdre.

L'arbre de décision en 3 questions

1) Le nouveau bien (frais inclus) est-il ≤ produit net ?
   OUI  → piste RELAIS SEC      |   NON → piste RELAIS ADOSSÉ

2) La banque accepte-t-elle le sec ?
   (octroi réputé plus exigeant en 2026)
   OUI → relais sec confirmé    |   NON → bascule vers adossé

3) L'amortissable est-il tenable sous 35 % ?
   (relais exclu du taux d'effort si quotité ≤ 80 %)
   OUI → relais adossé validé   |   NON → renoncer / alternatives
  • Étape préalable :estimer prudemment le bien, calculer le produit net, tester une vente dégradée à −5/−10 %
  • Produit net ≥ nouveau bien :profil sec : vente quasi sûre, compromis signé, marché liquide, prêt existant presque soldé
  • Produit net < nouveau bien :profil adossé : montée en gamme, capacité d'endettement résiduelle, amortissable tenable sous 35 %

La quotité avancée (50 à 80 %, ≈ 70 % en standard, jusqu'à 80 % avec compromis) est une pratique de marché. Le relais est exclu du taux d'effort si sa quotité de financement est ≤ 80 % (décision HCSF du 18/12/2023, art. 4 bis, amendement D-HCSF-2023-6).

Arbre de décision condensé : condition chiffrée, formule indiquée, profil correspondant. Repères généraux, à chiffrer sur votre dossier. Vérifié au 5 juin 2026.
ConditionFormule indiquéeProfil type
Produit net ≥ prix du nouveau bien + fraisRelais secVente quasi sûre, compromis signé, marché liquide, prêt existant presque soldé
Produit net < prix du nouveau bien + fraisRelais adosséMontée en gamme, capacité d'endettement résiduelle, amortissable tenable sous 35 %
Vente incertaine ou amortissable intenableAucune des deuxEnvisager de vendre avant d'acheter ou une condition suspensive de vente

Le rappel HCSF : 35 % sur l'amortissable, relais exclu sous 80 %

Pour l'adossé, deux repères ancrés à garder en tête : le taux d'effort de 35 % s'applique pleinement au prêt amortissable, mais le prêt relais en est exclu si sa quotité de financement est ≤ 80 % de la valeur du bien à vendre (décision HCSF du 18/12/2023, art. 4 bis, amendement D-HCSF-2023-6). C'est ce qui rend l'adossé tenable : tant que la vente se fait, seul l'amortissable pèse dans le calcul. Le reste — quotité, taux — relève de la pratique de marché.

Le test qui sécurise tout : avant de trancher, simulez une vente dégradée à −5 ou −10 %. Si le produit net recalculé fait basculer le sec en adossé, ou rend l'amortissable trop lourd, vous le saurez avant de vous engager. Pour le cas particulier de la résidence principale, voyez notre satellite crédit relais et résidence principale.

§ 6PIÈGES & LIMITES·5 MIN

Quels pièges, et quand renoncer aux deux formules ?

Chaque formule a ses pièges propres, et il existe des situations où aucune des deux n'est raisonnable. Soyons clairs, sans rien survendre. Côté sec, deux écueils : la surestimation du prix de vente (une décote de 5 à 10 % crée un trou de financement non anticipé) et un octroi plus exigeant. Côté adossé, le double engagement gonfle le taux d'effort ; et en cas de non-vente, le relais peut être prorogé (frais), puis basculer en amortissable qui se cumule avec l'amortissable existant (ré-test du seuil de 35 %), au risque d'une vente précipitée.

Pièges comparés du sec et de l'adossé. Les stress-tests détaillés d'échec de vente sont traités dans le satellite risques du crédit relais. Vérifié au 5 juin 2026.
Pièges du relais SECPièges du relais ADOSSÉ
Avant la venteSurestimation du prix : une décote de 5-10 % crée un trou de financementDouble engagement : la charge cumulée gonfle le taux d'effort dès le départ
OctroiRéputé plus exigeant (peu rémunérateur pour le prêteur)Plus fréquent, mais l'amortissable doit tenir sous 35 %
Si l'ancien bien ne se vend pasLe capital reste dû ; pression pour vendre viteProrogation (frais) puis bascule en amortissable qui se cumule (ré-test 35 %)

Quand renoncer aux deux formules : vente incertaine ou amortissable intenable

Il faut savoir renoncer. Deux signaux d'alerte : une vente incertaine (marché peu liquide, bien atypique, sans compromis) et/ou un amortissable intenable sous le seuil de 35 %. Dans ces cas, deux alternatives plus prudentes : vendre avant d'acheter (on connaît alors le produit net réel), ou insérer une condition suspensive de vente dans le compromis du nouveau bien. Aucune de ces options n'est un échec : ce sont des façons d'éviter le double choc d'une vente qui tarde et d'une charge qui s'accumule.

La règle d'or : on décide sur le produit net et le taux d'effort, pas sur l'espoir

Le bon arbitrage ne repose jamais sur l'espoir d'une vente rapide au meilleur prix. Il s'ancre sur deux chiffres : le produit net (prudemment estimé, testé à la baisse) et la charge mensuelle rapportée à votre taux d'effort. Les stress-tests d'échec de vente sont détaillés dans notre satellite risques du crédit relais ; le mécanisme général de chaque formule, dans le guide complet du crédit relais.

En pratique : le choix sec ou adossé ne se décide pas sur une brochure. On calcule le produit net, on teste une vente dégradée, on chiffre la charge mensuelle et on la confronte au taux d'effort — puis on tranche, ou on renonce. Ce guide est une information générale : il ne remplace pas une étude de votre situation avec un professionnel.

Méthode documentée

Un projet d'achat-revente ? Faites trancher sec ou adossé sur des chiffres

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) calcule votre produit net, teste une vente dégradée, compare sec et adossé sur la charge mensuelle et le taux d'effort, et vous dit s'il vaut mieux une formule, l'autre, ou aucune — sous lettre de mission signée ; premier rendez-vous offert, sans recommandation personnalisée, sansengagement ni promesse de prix de vente.

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AVANT D'ARBITRER SEC OU ADOSSÉ

Calculer le produit net et choisir la bonne formule

Avant d'opter pour un crédit relais sec ou adossé, le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP) calcule le produit net de votre vente, le compare au prix du nouveau bien et chiffre la charge mensuelle et le taux d'effort — pour décider sur des chiffres, pas sur une intuition.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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  • Cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291)

Sur lettre de mission signée

  • Arbitrage sec / adossé chiffré sur votre dossier
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

Arbitrer un crédit relais avec un cabinet qui calcule le produit net et la charge mensuelle réelle, pas qui vend un produit

Pas de produit-maison, pas de biais. On reprend l'estimation prudente de votre bien, le capital restant dû, les frais et le prix du nouveau bien, on calcule le produit net, on compare sec et adossé sur la charge mensuelle et le taux d'effort, et on cale la décision sur votre situation — sans aucune promesse de prix de vente.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • Taxonomie « sec » / « adossé » : pratique de marché

    « Sec » et « adossé » ne sont pas des catégories juridiques définies par le Code de la consommation : ce sont des dénominations de pratique de marché. L'ANIL décrit le prêt relais et plafonne l'avance à 80 % de la valeur du bien à vendre, sans trancher formellement cette distinction. Sources : ANIL, Code de la consommation, service-public, Légifrance.

  • Critère de choix et produit net de la vente

    Le choix se tranche en comparant le prix du nouveau bien (frais inclus) au produit net attendu de la vente de l'ancien. Produit net = valeur estimée prudente de l'ancien − capital restant dû sur le prêt existant − frais de vente. Inférieur ou égal au produit net : relais sec ; supérieur : relais adossé. Méthode de calcul recommandée, non normée par une source primaire. Source : concordance de pratiques de marché, consultées au 5 juin 2026.

  • Quotité d'avance du prêt relais (plafond ANIL 80 %)

    En pratique de marché, le relais avance environ 50 à 80 % de la valeur estimée du bien à vendre, environ 70 % en standard, jusqu'à environ 80 % avec un compromis signé. Le plafond de 80 % est confirmé par l'ANIL. La fourchette est une pratique de marché, non une règle réglementaire. Sources : ANIL, pratique de marché.

  • Relais sec : conditions d'octroi (pratique de marché)

    Le relais sec est souscrit seul, sans prêt amortissable : on paie les intérêts et l'assurance, le capital étant remboursé à la vente. Il est réputé plus difficile à obtenir car peu rémunérateur pour le prêteur et sans prêt long associé : c'est un constat de pratique de marché 2026, non une règle permanente. Source : pratique de marché.

  • Taux d'effort HCSF 35 % et exclusion du relais (décision du 18/12/2023)

    Le taux d'effort est plafonné à 35 % par le HCSF. Le prêt amortissable adossé y entre pleinement dès le départ, mais le prêt relais en est exclu si sa quotité de financement est inférieure ou égale à 80 % de la valeur du bien à vendre. Texte : décision D-HCSF-2021-7 modifiée par la décision du 18/12/2023 (amendement D-HCSF-2023-6, JORFTEXT000048659704), art. 4 bis, en vigueur depuis le 01/01/2024. Si l'ancien bien ne se vend pas, le relais bascule en amortissable et se cumule. Sources : Légifrance, HCSF.

  • Durée du crédit relais et renvoi au guide pilier

    Le crédit relais est un crédit de transition court terme, en général de 12 mois renouvelable une fois, soit 24 mois maximum, identique pour le sec et l'adossé. Le mécanisme détaillé de chaque formule (franchise totale ou partielle, calcul des intérêts, indemnités de remboursement anticipé) est traité dans le guide pilier crédit-relais-guide-complet-2026. Source : pratique de marché ; guide pilier.

  • Statut du cabinet et nature du guide

    Hagnéré Patrimoine est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine : CIF non indépendant au sens de la directive MIF II, COA et COBSP, enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291, adhérent CNCEF Patrimoine. Ce guide est rédigé à titre informatif et général ; il ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 CMF), ni un conseil en crédit individualisé. Les chiffres cités sont illustratifs et reproductibles ; le choix d'une formule et son octroi dépendent de votre situation et de l'établissement prêteur. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF non indépendant au sens MIF II, COA, COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Il ne constitue ni un conseil personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni un conseil en crédit individualisé. Les termes « sec » et « adossé » sont des dénominations de pratique de marché, pas des catégories juridiques ; le « produit net » est une méthode de calcul recommandée, non une formule normée. Les chiffres, taux (4 %) et quotités (70 %) sont illustratifs et reproductibles, jamais des conditions garanties d'octroi ni des prix de vente promis. Seuls le plafond d'avance de 80 % (ANIL) et le seuil HCSF de 35 % avec exclusion du relais sous 80 % (décision du 18/12/2023) sont des références ancrées. Le choix d'une formule dépend de votre situation et de l'établissement prêteur, et doit être validé avec un professionnel. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. État des données au 5 juin 2026.

Foire aux questions

Tout sur le crédit relais sec ou adossé critère, produit net, charge mensuelle et taux d'effort.

Le critère qui tranche, le calcul du produit net, la charge mensuelle comparée, le rôle du taux d'effort de 35 % et le moment où il vaut mieux renoncer : les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

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  • On compare le prix du nouveau bien (frais inclus) au produit net attendu de la vente de l'ancien. Inférieur ou égal au produit net : relais sec ; supérieur : relais adossé. Précision importante : « sec » et « adossé » sont des dénominations de pratique de marché, pas des catégories juridiques du Code de la consommation.