Gestion de patrimoine
pour expatriés français
en Italie
Cabinet spécialisé dans la gestion de patrimoine d'expatrié français en Italie. Nous commençons par la distinction que presque toutes les pages françaises manquent : l'Italie offre deuxrégimes de faveur que tout le monde confond. Le forfait des nouveaux résidents remplace l'impôt sur les revenus étrangers par une somme fixe ; le régime des impatriés exonère une fraction du revenu produit en Italie. Ils ne visent pas le même client, et ils ne se cumulent pas.

CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291 — Cabinet capitalistiquement indépendant, rémunération mixte (honoraires + rétrocessions) intégralement déclarée par écrit, accès institutionnel multi-juridiction.
Cette page présente la fiscalité française et les conventions fiscales applicables aux Français résidents d'Italie. Hagnéré Patrimoine n'a pas de bureau en Italie, n'y est pas agréé et n'est pas habilité à délivrer un avis de droit italien : pour les questions de droit local (TUIR et nouveau testo unico, testo unico des successions et donations, IMU, cedolare secca, droit des sociétés, droit du travail et sécurité sociale italiens), l'intervention d'un avocat, d'un notaire ou d'un dottore commercialistaétabli en Italie est requise. Nous accompagnons depuis la France et organisons cette mise en relation. État du droit arrêté au 30 juillet 2026.
Deux régimes, pas un — et le prix du premier a triplé en dix-huit mois
Deux dossiers, le même projet, dix-neuf jours d'écart. Le premier client a fait inscrire sa demeure habituelle sur les registres d'une commune de Toscane le 19 décembre 2025. Le second, qui tenait à passer les fêtes en France, a fait la même démarche le 7 janvier 2026. Le premier paiera 200 000 € par an. Le second paiera 300 000 € par an. Sur les quinze années que dure l'option, l'écart atteint 1,5 million d'euros, et aucun montage ne le rattrape.
Le second avait bâti son plan sur un chiffre lu en ligne : 100 000 €. C'est le montant d'origine, celui de 2017, et c'est encore aujourd'hui le plus cité du corpus francophone. Il a triplé en dix-huit mois. Une page rédigée en 2023 n'est pas « un peu datée » : elle annonce un prix trois fois inférieur au prix réel. Et la source la plus autorisée n'aide pas — la fiche « Che cos'è » du site de l'Agenzia delle Entrate annonce 300 000 € dans son bandeau et écrit 200 000 € dans son corps de texte, deux paragraphes plus bas.
La seconde confusion est plus insidieuse, parce qu'elle porte sur l'objet lui-même. L'Italie n'a pas un régime d'expatriation, elle en a quatre, et les deux principaux ne visent pas la même clientèle. Le forfait des neo residentide l'article 24-bis du TUIR frappe les revenus de source étrangère, de toute nature, par un impôt substitutif d'un montant fixe. Le régime des travailleurs impatriés de l'article 5 du D.Lgs. 209/2023 fait concourir à la base imposable 50 % des revenus de travail produits en Italie, dans la limite de 600 000 € par an. Le premier ne dit rien du revenu italien, imposé au barème ordinaire ; le second ne dit rien du revenu étranger, imposé au barème ordinaire. Ils ne se recouvrent en aucun point, et « 300 000 € » ne se compare pas à « 50 % ».
Quant au cumul, le corpus l'affirme tantôt licite, tantôt prohibé, et les deux sont faux en généralité. Pour un transfert de résidence fiscale jusqu'à la période d'imposition 2026 incluse, aucun texte ne l'interdit. À compter de la période d'imposition 2027, il est expressément prohibé par l'article 2 du D.L. 27 marzo 2026, n. 38, converti par la L. 22 maggio 2026, n. 88 : « Le disposizioni del presente articolo si applicano nei confronti dei soggetti che trasferiscono la residenza fiscale in Italia a decorrere dal periodo d'imposta 2027. » On ne comble que ce qui est ouvert : l'existence même de ce décret démontre que le cumul était licite avant lui.
Et il y a plus lourd encore. Le code fiscal italien lui-même, le TUIR, disparaît : l'article 376, comma 1, lettre e), du D.Lgs. 19 giugno 2026, n. 117, abroge ses articles 1 à 191 au 1er janvier 2027. Le fond est très largement repris, la numérotation change, et le montant du forfait monte d'un cran dans le texte de remplacement. Nous écrivons cette page parce que la quasi-totalité du corpus francophone ignore ces trois faits, et parce qu'ils visent exactement le lecteur qui ne peut pas revenir en arrière : celui qui a signé un compromis, prévenu ses caisses et fixé une date de déménagement.

Les 6 pièges qui coûtent cher aux expatriés français en Italie
Un montant périmé, deux régimes fondus en un, une date d'arrivée choisie sur le calendrier scolaire : les dossiers italiens qui tournent mal partagent tous la même structure — une règle qui a été vraie, et que trois lois de finances ont modifiée sans que le corpus francophone suive. Aucune de ces six erreurs ne relève de l'invention. Toutes ont été exactes, parfois pendant des années.
Budgéter le forfait à 100 000 €, chiffre lu en ligne
C'est l'affirmation la plus répandue du corpus francophone sur l'Italie, et elle annonce un prix trois fois inférieur au prix réel. Le forfait est de 300 000 € par an pour les transferts de résidence civile intervenus à compter du 1er janvier 2026, de 200 000 € du 11 août 2024 au 31 décembre 2025, de 100 000 € auparavant. Le montant familial, lui, est resté à 25 000 € jusqu'au 31 décembre 2025 : écrire « 50 000 € depuis 2024 » se trompe de deux ans. La fiche « Che cos'è » de l'Agenzia delle Entrate porte elle-même deux montants incompatibles dans la même page.
Fondre le forfait et le régime des impatriés en un seul dispositif
L'erreur ne prend jamais la forme d'une affirmation explicite. Elle se manifeste par des glissements : « le régime forfaitaire italien pour les impatriés », « une flat tax pour les nouveaux résidents, avec 50 % d'exonération sur les salaires », « il faut avoir été non-résident pendant neuf ans » appliqué à un régime qui en exige trois. Les deux assiettes sont opposées : revenus de source étrangère d'un côté, revenus de travail produits en Italie de l'autre. Ils ne se recouvrent en aucun point, et un régime choisi sur cette confusion est un régime perdu.
Étendre à l'impatrié la dispense déclarative du forfaitaire
« Les nouveaux résidents sont exonérés d'IVIE, d'IVAFE et de déclaration des comptes étrangers » est exact, et c'est une règle propre au seul forfait. Elle figure au comma 153 de la L. 232/2016, qui vise l'option de l'article 24-bis et l'étend aux membres de la famille couverts par elle. L'article 5 du D.Lgs. 209/2023 ne comporte rien d'équivalent : l'impatrié paie l'IVIE à 1,06 % sur son immeuble français, l'IVAFE à 2 pour mille sur son compte-titres et son assurance-vie, et dépose son quadro RW chaque année.
Croire qu'arriver « après le 1er juillet » met à l'abri
Deux erreurs superposées. Le seuil de l'article 2 du TUIR est de 183 jours, 184 en année bissextile, et non « plus de 183 jours ». Et du 1er juillet au 31 décembre il y a 184 jours : une arrivée le 2 juillet laisse exactement 183 jours et emporte la résidence italienne pour l'année entière. Le pivot est le 3 juillet au plus tôt en année ordinaire, les fractions de journée comptant chacune pour un jour entier. L'illustration officielle de la circolare 20/E est un vol atterrissant à 23 h 00 le 1er juillet et un vol repartant à 01 h 00 le 31 décembre.
Opter pour la cedolare secca sans la lettre recommandée
C'est la formalité la plus ignorée du dossier locatif italien, et elle est sanctionnée par la perte pure et simple de l'option. Le bailleur qui opte pour le taux de 21 % doit avoir préalablement notifié au locataire, par lettre recommandée, sa renonciation à demander l'actualisation du loyer, indexation ISTAT comprise. Le texte se déclare inderogabile. À défaut, l'option est sans effet et les loyers retombent au barème de l'IRPEF, augmenté des deux addizionali, sur toute la durée du bail.
Comparer le barème italien sans ses deux étages locaux
« Le taux maximal italien est de 43 % au-delà de 50 000 € : c'est déjà mieux que la France. » Le barème est exact — 23 % jusqu'à 28 000 €, 33 % de 28 000 à 50 000 €, 43 % au-delà, la deuxième tranche ayant été ramenée de 35 à 33 % au 1er janvier 2026 —, la conclusion ne l'est pas. L'addizionale regionale part de 1,23 % et peut être majorée de 2,1 points ; l'addizionale comunale plafonne à 0,8 %, 0,9 % à Rome. Le taux marginal réel se situe entre 44,23 % et 47,23 %, et l'Italie taxe le premier euro à 23 %, sans quotient familial.
Vous êtes déjà installé en Italie ?
La première question que nous posons n'est pas « combien gagnez-vous ? » mais « à quelle date avez-vous transféré votre demeure habituelle, et à quelle date êtes-vous devenu résident fiscal ? ». Ce sont deux dates différentes, elles produisent deux effets différents, et elles se documentent le jour où elles se produisent.
Nos 8 expertises pour la gestion de patrimoine d'expatrié en Italie
du triage des quatre régimes au retour en France
Une approche qui couvre tout le cycle : triage des quatre régimes contre le droit commun, qualification de chaque flux avant tout choix, audit de résidence fiscale au regard de deux droits internes et de deux conventions, patrimoine conservé en France, immobilier italien, succession, bascule du 1erjanvier 2027, préparation du retour. Deux sujets méritent d'être lus en entier avant toute décision : ce que le forfait donne vraiment, et à partir de quel patrimoine et ce que le régime des impatriés est devenu depuis 2024.
Hagnéré Patrimoine pour les Français à
Milan, Rome, en Toscane et dans le Mezzogiorno
Le prix moyen national relevé en juin 2026 s'établit à 1 903 €/m², et le loyer moyen demandé à 15,4 €/m² par mois. Ces deux chiffres ne veulent presque rien dire pris seuls : entre le chef-lieu le plus cher et le moins cher, le rapport est de 5 165 à 655 €/m². La province compte souvent autant que la région, et l'écart interne au Sud vaut celui entre le Nord et le Sud. Voici ce que nous traitons sur chacun de ces terrains, et la phase qui pèse le plus lourd : celle qui précède le départ.
Milan et la Lombardie
Le marché le plus cher du pays, et la cible naturelle du régime des impatriés
Milan est le chef-lieu le plus cher relevé en juin 2026, à 5 165 €/m² à la vente et 23,3 €/m² par mois à la location : un appartement de 120 m² représente de l'ordre de 33 500 € de loyer annuel, et le second poste après le logement, la scolarité internationale, se chiffre par enfant et se demande directement aux établissements. La Lombardie ressort à 2 414 €/m², en hausse de 1,5 % sur le trimestre. C'est le terrain naturel du régime des impatriés, et c'est aussi celui où l'écart de coût de la vie avec Lyon ou Paris absorbe une fraction substantielle du gain fiscal. Un dossier milanais se calcule sur le foyer, pas sur une fiche de paie.
Rome, la Toscane et le Centre
Là où le forfait s'installe, et là où l'addizionale comunale est la plus haute
La Toscane est relevée à 2 464 €/m² en juin 2026 par un panel et à 2 652 €/m² par un autre : l'écart entre deux sources sur la même région vaut 7,6 %, et il interdit de traiter un prix de portail comme une donnée. Le Trentin-Haut-Adige porte le prix régional le plus élevé, 3 281 €/m², et la province de Bolzano est la plus chère du pays à 4 610 €/m². Rome applique le seul taux d'addizionale comunale à 0,9 %, contre un plafond de 0,8 % ailleurs. C'est en Toscane que s'installent la plupart des optants au forfait que nous accompagnons, et la villa qu'ils y achètent sort de l'IVIE pour entrer dans l'IMU communale, dont le taux se relève sur le prospetto publié au Portale del federalismo fiscale.
Le Mezzogiorno et les îles
Le régime à 7 %, un seuil de population, et des écarts de prix de un à trois
Le régime de l'article 24-ter suppose une commune de 30 000 habitants au plus en Sicile, Calabre, Sardaigne, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise ou Pouilles, ou l'une des communes des cratères sismiques de 2009 et 2016. Le seuil de 20 000 habitants qui circule est celui d'origine, posé en 2019. Les prix : Molise 900 €/m², région la moins chère d'Italie, Calabre 922 €/m², province de Bari 1 808 €/m² contre 1 037 €/m² dans celle de Tarente, province de Palerme 1 321 €/m² contre 629 €/m² dans celle de Caltanissetta. Entre Bari et Caltanissetta, le rapport atteint 2,9 à l'intérieur du même Mezzogiorno : la province compte autant que la région, et sur une commune donnée c'est la fourchette OMI de la zone qu'il faut relever, jamais une moyenne régionale.
Depuis la France, avant le départ
La phase où se prennent les décisions qui ne se rattrapent plus
L'essentiel de notre travail se fait avant le déménagement, et cinq échéances ne se corrigent pas. La date de transfert de la résidence civile, qui fige le montant du forfait pour quinze ans et se documente le jour où elle se produit — bail ou acte, contrats de fourniture d'énergie, inscription anagraphique, mouvements bancaires, billets. Le 3 juillet, pivot de la résidence fiscale en année ordinaire, sans split year pour rattraper. La déclaration anagraphique dans les vingt jours et l'inscription consulaire dans les quatre-vingt-dix, l'omission de l'une ou de l'autre étant sanctionnée de 200 à 1 000 € par année. Le perfectionnement de l'option, que le seul paiement du forfait ne suffit pas à opérer. Et l'ordre des opérations sur les enveloppes françaises.
Vous vivez ailleurs en Italie — Turin, Bologne, Florence, Naples, Palerme, Bari, le Val d'Aoste — ou dans une autre juridiction (Suisse, Espagne, Portugal, Grèce, Monaco, Londres, Singapour) ? Nous accompagnons les expatriés français partout où la coordination entre le droit français et le droit local a une valeur mesurable.
Les régimes italiens et le prélèvement français
les règles que nous appliquons
Nos arbitrages s'appuient sur deux conventions distinctes — la convention fiscale France-Italie du 5 octobre 1989 pour les revenus, et celle du 20 décembre 1990 pour les successions et les donations, en vigueur depuis le 1eravril 1995 — et, côté italien, sur le TUIR, l'article 5 du D.Lgs. 209/2023, le testo unico des successions et le nouveau texte unique des impôts sur les revenus dans leurs rédactions en vigueur. Ce que la France continue de prélever malgré tout cela est développé dans notre chapitre sur le patrimoine resté en France.
Les postes qui survivent au départ
Trois faits distincts, à manier séparément: l'Italie est membre de l'Union européenne, de l'espace Schengen et de la zone euro, ce qui règle la liberté de circulation et ouvre le sursis d'exit tax de plein droit ; la convention de 1989 ne couvre que les impôts sur le revenu, de sorte qu'aucune règle de répartition ne protège de l'impôt français sur la fortune immobilière ; et il existe, en matière successorale, une convention distincte, celle du 20 décembre 1990, dont la procédure amiable se compte en trois ans quand celle de la convention sur le revenu se compte en six mois. Cette convention comporte des stipulations d'assistance au recouvrement : la distance géographique ne protège de rien.
Quatre régimes, et le droit commun qui gagne souvent
Une cadence normative exceptionnelle: trois montants de forfait en dix-huit mois, deux régimes d'impatriés successifs, et quatre testi uniciqui entrent en application le même jour. Le D.L. 113/2024 a porté le forfait à 200 000 € pour les transferts postérieurs au 10 août 2024 ; la L. 199/2025 l'a porté à 300 000 € au 1erjanvier 2026 et a doublé le montant familial ; le D.L. 38/2026 interdit le cumul à compter de la période d'imposition 2027 ; et le D.Lgs. 117/2026 abroge le TUIR à la même date. Une réforme annoncée n'est pas une réforme votée, et une réforme votée n'est pas une réforme applicable : nous distinguons partout la publication, l'entrée en vigueur du véhicule et l'application de la règle.
« Le maintien du montant d'entrée au-delà du 1erjanvier 2027 est la lecture attendue, mais aucun texte ne l'écrit. Les deux clauses transitoires qui figent ce montant ne sont pas abrogées, mais elles sont adossées à un article du TUIR abrogé à cette date, tandis que le nouveau texte unique ne reprend aucune clause de sauvegarde. »
C'est le point ouvert le plus lourd de tout le dossier italien, et c'est celui où la tentation de conclure est la plus forte. Les deux clauses de non-rétroactivité — l'article 2, comma 2, du D.L. 113/2024 et l'article 1, comma 26, de la L. 199/2025 — survivent bien au 1erjanvier 2027 : elles ne figurent dans aucune des lettres d'abrogation de l'article 376 du D.Lgs. 117/2026. Mais elles modifient, à la lettre, « l'articolo 24-bis, comma 2, del testo unico delle imposte sui redditi » — un article abrogé le jour même. Et l'article 246, comma 2, du nouveau texte unique énonce sèchement 300 000 € et 50 000 €. Reste la clause de renvoi automatique de l'article 376, comma 2 : suffit-elle à sauver les deux clauses transitoires ? Nous ne le savons pas, et nous ne tranchons pas.
L'enjeu atteint 200 000 € par anpour un optant de la première cohorte, sur les années restantes d'une option de quinze ans. Ce qui trancherait : un decreto legislativo correttivo, ou la première circolare d'application du texte unique. Tant qu'aucun des deux n'est publié, un optant existant doit budgéter le scénario défavorable sans le tenir pour acquis, et un candidat au régime doit intégrer cette incertitude dans son calendrier d'installation. Le détail figure au chapitre du guide consacré au forfait des nouveaux résidents.
4 %au-delà d'un million d'euros, par bénéficiaire
Personne ne s'installe en Italie pour ses droits de succession. On part pour le forfait, pour Milan, pour la lumière des Pouilles, pour une école ou pour un poste. La succession arrive en fin de rendez-vous, sur le ton de l'anecdote. Voici l'anecdote : un patrimoine net de 3 000 000 € transmis à un enfant unique coûte 1 067 394 € de droits en France et 80 000 €en Italie. Sur 10 M€ transmis dans les mêmes conditions, l'écart atteint 3 857 394 €. C'est, pour un patrimoine important, un argument qui pèse plus lourd que le forfait lui-même.
- 4 % pour le conjoint et les parents en ligne directe au-delà de 1 000 000 € par bénéficiaire, 6 % au-delà de 100 000 € entre frères et sœurs, 6 % jusqu'au quatrième degré sans franchise, 8 % pour toute autre personne
- La franchise s'apprécie par bénéficiaire et non par succession, et elle n'est subordonnée ni à la nationalité ni au domicile de celui-ci
- Franchise portée à 1 500 000 € pour un bénéficiaire handicapé au sens de l'article 3, comma 3, de la loi n° 104/1992
- Le coacervo successoral — le rappel des donations antérieures pour la détermination du taux — a été supprimé par la réforme applicable aux successions ouvertes depuis le 1er janvier 2025
- L'optant au forfait voit son assiette successorale italienne limitée aux biens et droits existant en Italie, par le comma 158 de la L. 232/2016
Rédaction issue du D.Lgs. 18 settembre 2024, n. 139, applicable aux successions ouvertes à compter du 1erjanvier 2025. Les taux et franchises n'ont pas changé à cette occasion ; ils ont été rapatriés dans le corps du testo unico. Toute page qui cite encore le décret-loi de 2006 décrit un état du droit périmé : le fond est le même, la référence est fausse. À comparer avec la France : 45 % en ligne directe après un abattement de 100 000 €, 55 % pour un neveu après 7 967 €.
Deux barèmes ne font pas un dossier
Les deux nombres ci-dessus comparent deux barèmes appliqués au même patrimoine, comme si l'intégralité de ce patrimoine était imposable dans l'État considéré. Dans un dossier franco-italien réel, ce n'est presque jamais le cas : la convention du 20 décembre 1990 réattribue à la France une part souvent majoritaire de la matière imposable, et l'écart fond. Sur un patrimoine de 1 950 000 € partagé entre deux enfants, la comparaison brute des barèmes afficherait 410 924 € d'écart quand le gain réel du domicile italien, convention appliquée, revient à 242 340 €. C'est encore considérable, et ce n'est pas le même chiffre.
Là où l'Italie coûte plus cher
Elle est plus chère, toujours, pour la transmission entre époux : la France exonère totalement le conjoint survivant, l'Italie ne le fait pas. Elle est plus chère, souvent, sur un patrimoine immobilier modeste transmis sous les franchises : les imposte ipotecaria e catastale représentent 3 % de la valeur cadastrale — 2 % et 1 %, minimum 200 € chacune, ramenées à 200 € fixes en prima casa —, là où la France, sous l'abattement de 100 000 €, ne perçoit que la contribution de sécurité immobilière au taux de 0,10 % et un droit fixe de 125 €.
Ce que nous ne chiffrons pas seuls
Le règlement (UE) n° 650/2012 règle la loi civile applicable à la succession et la compétence des juridictions, non la fiscalité : les deux questions se traitent séparément. La réserve héréditaire n'est pas la même des deux côtés — les ascendants sont réservataires en Italie et ne le sont plus en France, ce qui peut inverser la conclusion d'un dossier sans enfant. Et les donations consenties à l'étranger au profit d'un résident d'Italie doivent y être enregistrées. Nous ne chiffrons aucun cas concret de succession franco-italienne sans notaires des deux pays.
Notre réseau d'experts
en Italie
Un dossier italien ne se traite pas depuis un seul bureau. Il mobilise cinq métiers distincts sur place, chacun sur un acte précis, et personne ne fait le travail d'un autre. Le point de départ est une limite que nous posons nous-mêmes : Hagnéré Patrimoine n'a pas de bureau en Italie, n'y est pas agréé et n'est pas habilité à délivrer un avis de droit italien. Nous accompagnons depuis la France, et nous organisons la mise en relation. Chacun intervient sous sa propre lettre de mission ; le cabinet ne prescrit aucun intervenant et n'en tire aucune rémunération.
Avocats fiscalistes franco-italiens
Ce sont eux qui tranchent ce que nous ne trancherons pas. Douze points de droit sont restés bloquants dans notre socle documentaire, et le premier commande le chiffre central du dossier : le sort des cohortes à 100 000 € et à 200 000 € après le 1er janvier 2027. Les clauses transitoires qui figent le montant d'entrée survivent à l'abrogation, mais elles modifient un article abrogé le jour même, et le nouveau texte unique ne reprend aucune clause de sauvegarde. La question leur parvient déjà cadrée, avec l'incidence chiffrée de chaque lecture et les pièces réunies : attestation anagraphique portant la date exacte du transfert de résidence civile, copie de l'interpello et de la réponse, déclarations et justificatifs de versement du forfait depuis l'entrée dans le régime. Deux autres questions leur reviennent systématiquement : la qualité de résident conventionnel de l'optant, et la portée du point 15 du Protocole de 1989.
Dottori commercialisti
Le commercialista porte la liquidation locale, et il porte surtout trois choses que la France ne verra jamais si personne ne les documente. Le perfectionnement de l'option pour le forfait, que le seul paiement n'opère pas : à défaut, la remissione in bonis coûte 250 € et se ferme avec la déclaration de l'exercice suivant. Le quadro CE du Fascicolo 3, sans lequel le crédit d'impôt de l'article 165 du TUIR se perd à peine de déchéance. Et le quadro RW, dont l'omission est punie de 3 à 15 % des montants non déclarés, 6 à 30 % pour un État à fiscalité privilégiée — mais 258 € seulement si la déclaration est déposée dans les quatre-vingt-dix jours du terme. C'est lui, enfin, qui arbitre entre régime réel et regime forfetario, où le coefficient de rentabilité dépend du code ATECO choisi à l'immatriculation.
Notaires italiens
L'acquisition italienne suppose un acte notarié, et trois points se vérifient avant l'engagement. Le régime prima casa, dont les trois délais ne se confondent pas : dix-huit mois pour transférer sa résidence dans la commune, deux ans depuis le 1er janvier 2025 pour céder un logement précédemment acquis sous le même avantage, cinq ans pendant lesquels une revente sans rachat emporte déchéance. Le mécanisme du prezzo-valore, qui assoit les droits sur la valeur cadastrale revalorisée plutôt que sur le prix, lorsqu'il est disponible. Et, sur le versant successoral, l'articulation entre le règlement européen n° 650/2012, la réserve héréditaire française et la legittima italienne, où les ascendants sont réservataires : le règlement coordonne la loi applicable, il ne répartit aucun impôt.
Agents immobiliers et geometri
Leur valeur n'est pas de trouver un bien, c'est de dire ce qu'un bien vaut réellement là où il est, et ce que la commune y autorise. Trois vérifications ne se délèguent pas au vendeur : la fourchette OMI de la zone, seule référence utilisable sur une commune donnée, quand les moyennes régionales varient de 7,6 % d'un panel à l'autre ; le taux d'IMU applicable, qui peut atteindre 1,14 % dans les communes ayant maintenu la majoration héritée de la TASI et qui se relève sur le prospetto publié au Portale del federalismo fiscale, celui du 28 octobre servant de base au solde de décembre ; et le seuil des deux logements, abaissé de quatre à deux au 1er janvier 2026, au-delà duquel la location courte est présumée exercée sous forme d'entreprise — le décompte incluant la sous-location et le comodato.
Conseils en immigration et en droit social
Un Français entre et séjourne en Italie sans visa, et le séjour de moins de trois mois ne suppose aucune formalité. Ce qui se complique tient à l'enchaînement : le codice fiscale, préalable à presque tout, se demande au moyen du modèle AA4/8 auprès d'un bureau territorial de l'Agenzia delle Entrate, sur rendez-vous, la présence physique au guichet étant obligatoire pour une première attribution à un citoyen de l'Union — le consulat ne le délivre pas avant le départ. Vient ensuite l'inscription à l'anagrafe, sous condition de ressources appréciées globalement, puis la carte sanitaire, puis l'option fiscale. Pour un conjoint non citoyen de l'Union, le circuit est distinct. Et un salarié qui travaille durablement depuis l'Italie peut y faire naître un établissement stable de son employeur.
Hagnéré Patrimoine, côté français
Nous restons votre interlocuteur unique, depuis la France. Nous posons la question dans les termes du droit français, relisons la réponse à cette aune et arbitrons quand deux avis se contredisent — ce qui arrive sur ce dossier, où le socle documentaire a été soumis à huit contre-vérifications avant écriture. Notre règle de cadrage tient en une ligne : sur un dossier italien, l'erreur la plus coûteuse ne vient presque jamais d'un mauvais calcul, elle vient d'une date. La date de transfert de la résidence civile, qui fige le montant du forfait pour quinze ans. Celle d'acquisition de la résidence fiscale, qui se joue au jour près. Le choix de chaque professionnel vous appartient ; la nature de notre rémunération et l'absence de tout lien d'affaires avec ces intervenants vous sont indiquées par écrit avant toute mise en relation.
Tous les dossiers n'ont pas besoin des cinq.
Un retraité qui loue un an avant d'acheter n'a besoin ni d'un notaire ni d'un agent immobilier la première année. Mobiliser un réseau entier là où deux interlocuteurs suffisent est une dépense, pas une sécurité. En revanche, sur un dossier d'option pour le forfait, l'avocat fiscaliste établi en Italie n'est jamais facultatif : l'interpello préalable est une faculté de l'article 24-bis, comma 3, dont l'enjeu chiffré le rend indispensable — étant entendu qu'il ne sécurise ni les conditions d'accès au régime, ni la résidence fiscale elle-même, comme l'établit le chapitre du guide consacré au forfait.
L'angle Hagnéré sur une installation en Italie
Notre conviction après avoir chiffré ces dossiers des deux côtés : le taux n'est pas le sujet. Ce qui décide, c'est la nature de vos revenus, la date à laquelle vous avez déménagé, et ce que nous refusons de trancher seuls. Trois piliers, dans cet ordre.
Le droit commun d'abord, le régime ensuite
Le régime se choisit après avoir calculé le droit commun, jamais avant. Dans huit dossiers sur douze de notre guide, le droit commun italien est la référence contre laquelle tout se mesure, et dans deux d'entre eux il gagne. Un client aisé se croit dans la cible du forfait alors qu'il en est à six fois le seuil d'entrée : il faut de 683 544 à 967 742 € de revenus étrangers, selon leur nature, pour que 300 000 € par an deviennent rationnels. Ce n'est pas le montant du revenu qui commande, c'est sa nature — des loyers étrangers imposés au barème atteignent le point mort bien plus tôt que des dividendes à 26 %.
Deux dates, et elles ne sont pas définies par le même texte
La date de transfert de la résidence civile au sens de l'article 43 du code civil italien fige le montant du forfait pour quinze ans : douze jours d'écart valent 1 875 000 € sur un dossier que nous avons traité. La date d'acquisition de la résidence fiscale au sens de l'article 2 du TUIR se joue au jour près, fractions de journée comprises, et sans split year avec la France pour la rattraper. Ce sont deux dates différentes, elles produisent deux effets différents, et elles se documentent le jour où elles se produisent — bail ou acte, contrats de fourniture d'énergie, inscription anagraphique, mouvements bancaires, billets.
Ce que nous ne trancherons pas, et à qui nous le confions
Douze points de droit sont restés bloquants après contre-vérification, et six d'entre eux portent sur des montants significatifs. Le sort des cohortes anciennes du forfait après le 1er janvier 2027. La qualité de résident conventionnel de l'optant. La portée du point 15 du Protocole de 1989. Le taux applicable aux plus-values sur participations qualifiées hors forfait, dont le texte de rang législatif énonce toujours 12,50 % là où l'administration pratique 26 %. Le taux de prélèvements sociaux sur les loyers meublés français. Et l'imputabilité en Italie du prélèvement de solidarité. Nous les exposons avec les lectures en présence, et nous les confions à des professionnels agréés sur place.

L'enveloppe reste, le corps de règles change
Le départ vers l'Italie ne ferme pas automatiquement le plan d'épargne en actions côté français, sous réserve que l'établissement teneur accepte la nouvelle résidence : l'Italie n'étant pas un État non coopératif, la clôture n'est pas de droit. Mais l'enveloppe française ne s'exporte pas. L'Italie n'est tenue par aucune stipulation conventionnelle de reprendre l'exonération française : le régime fiscal du PEA n'est pas un attribut du titre, c'est une faveur de droit interne français. Quatre questions se posent alors, et aucune ne se règle par principe — la qualification italienne du plan, le moment de réalisation du revenu, le coût fiscal des titres retenu par l'Italie, et le suivi déclaratif.
- Un contrat d'assurance-vie français est soumis à l'IVAFE par principe, non par exception : trois cas, dont un seul décrit la situation ordinaire d'un contrat conservé tel quel
- Confier les titres ou le contrat en administration à un intermédiaire résident fait basculer le traitement, avec des effets sur l'IVAFE et sur le quadro RW : c'est un levier de structuration, à chiffrer contre le coût du mandat
- L'effet de ce mandat sur la dispense de quadro RW n'est établi que pour les polices d'assurance ; il ne l'est pas pour un portefeuille de titres
- La déductibilité des versements sur un PER français n'est pas acquise en Italie : le point 16 du Protocole de 1989 suppose l'acceptation de l'institution par les autorités compétentes de l'État de résidence, et nos vérifications n'établissent pas cet agrément
- L'optant au forfait n'est concerné ni par le quadro RW ni par l'IVAFE pour toute la durée de son option ; l'impatrié, le chercheur et le retraité du Mezzogiorno le sont intégralement
- Comme tout support en unités de compte, une enveloppe d'assurance comporte un risque de perte en capital, supporté par le souscripteur
- Nous ne nommons aucun établissement financier : le choix des supports relève d'une recommandation écrite, remise après étude et non avant
5 profils, 5 stratégies
Un couple de retraités modestes, une veuve à 118 000 €, un directeur industriel muté à Milan, une chercheuse qui regardait le mauvais régime et une famille à 48 M€ : les mêmes textes produisent des résultats opposés selon la nature des revenus et selon deux dates. Ces cas illustrent, à but pédagogique, les dossiers que nous traitons.
Cas pédagogiques.Les prénoms, montants et stratégies présentés ci-dessous sont des illustrations pédagogiques inspirées des situations que nous accompagnons. Aucun client réel n'y est identifiable. Les chiffres varient selon la situation, l'évolution législative et fiscale, et ne constituent pas un conseil personnalisé.
Danièle et Bernard, 66 et 68 ans
34 000 € de pensions, cap sur le Salento — départ neutre
Locataires à Angers, une maison à 120 000 € achetée comptant dans une commune de 11 000 habitants
- ·Régime général et Agirc-Arrco pour l'essentiel de leurs pensions
- ·Commune éligible au régime des retraités du Mezzogiorno
- ·Ils ont lu partout que l'Italie taxe les retraités étrangers à 7 %
Nous ne leur disons ni de partir ni de rester : nous leur disons que le 7 % ne finance pas ce déménagement. Le régime de l'article 24-ter leur fait gagner de 2 221 à 4 705 € par an contre le droit commun italien ; contre la France, le déménagement leur coûte jusqu'à 1 322 € par an ou leur en fait gagner 310. À 34 000 € pour deux personnes, la France est déjà un pays à faible fiscalité, et le régime italien ne fait que réparer un handicap qu'ils se créeraient en partant.
Hélène, 71 ans
118 000 € de revenus, veuve — le forfait est hors sujet
Un portefeuille de 1 400 000 € et 600 000 € d'assurance-vie conservés en France, une commune des Abruzzes en projet
- ·22 000 € de régime général, 38 000 € d'Agirc-Arrco, 18 000 € de rente d'entreprise
- ·40 000 € de revenus financiers de source étrangère
- ·Elle est arrivée avec une simulation bâtie sur le forfait
Nous lui disons que le forfait lui coûterait 262 995 € de trop, et pourquoi. Il faudrait de 683 544 à 967 742 € de revenus étrangers, selon leur nature, pour que 300 000 € par an deviennent rationnels. Le bon régime est celui de l'article 24-ter, qui lui fait gagner de 24 745 à 29 463 € par an contre le droit commun italien. Deux points restent à faire trancher avant l'option, et nous ne les tranchons pas.
Sébastien, 41 ans
Directeur industriel à Milan, 240 000 € — le régime des impatriés
Deux enfants de 7 et 12 ans, un appartement lyonnais loué nu 18 000 € par an
- ·Jamais résident d'Italie, jamais salarié de ce groupe, non muté par son employeur actuel
- ·Trois périodes de non-résidence exigées, et non six ou sept
- ·Quote-part imposable de 40 % en présence d'un enfant mineur
Nous lui disons de partir, et nous lui disons que trois choses se négocient avant la signature du contrat, pas après. De 55 706 à 57 056 € de gain net par an pendant cinq périodes, coût de la vie milanais non compris. L'engagement de résidence de quatre ans est la clause la plus lourde du dossier, et elle n'a rien de fiscal.
Claire, 36 ans
Chercheuse à Bologne, 54 000 € — le régime qu'elle n'avait pas regardé
Doctorat en neurosciences, quatre années de post-doctorat à l'étranger, une offre de ricercatrice
- ·Elle est venue avec une simulation faite sur le régime des impatriés
- ·C'est le mauvais régime, et l'écart est considérable
- ·Célibataire, 60 000 € d'épargne bancaire, pas d'immobilier
Nous lui disons de regarder l'article 44 du D.L. 78/2010, que sa simulation ignorait. Il exclut 90 % des émoluments au lieu de 50 %, dure six périodes au lieu de cinq, n'exige que deux années d'activité documentée à l'étranger et ne comporte aucun plafond de revenu à son comma 1. Sur 110 000 € de rémunération, l'écart annuel entre les deux régimes est de l'ordre de 14 000 €.
La famille V., 58 ans
48,4 M€ de patrimoine — le forfait, et six réserves
Demeure habituelle transférée en Toscane le 12 janvier 2026, douze jours après la bascule de cohorte
- ·1 616 000 € de revenus annuels, essentiellement de source étrangère
- ·42,4 M€ d'actifs financiers détenus hors d'Italie
- ·4 M€ d'immobilier français, une villa toscane de 2 M€
Nous leur disons que le forfait gagne — 172 640 € par an, 2 589 600 € sur quinze périodes — et qu'il gagne uniquement parce que l'encours dépasse très nettement le point mort. Nous leur disons aussi ce que douze jours ont coûté, et les six réserves qui encadrent l'option. Trois d'entre elles ne sont pas tranchées par le droit.
Combien gagne — ou perd —
un expatrié français en Italie ?
Quatre configurations, chiffrées poste par poste des deux côtés. Deux se terminent par un conseil qui n'est pas celui qu'on attendait — le forfait écarté pour une veuve à 118 000 €, le déménagement déconseillé sur le terrain fiscal pour un couple à 34 000 € — et nous les publions parce qu'elles décrivent une proportion réelle de ce que nous voyons : sur les douze dossiers chiffrés de notre guide, quatre concluent que l'Italie est une mauvaise réponse. Dans les quatre, la cause n'est jamais le taux italien.
Avertissement.Les chiffres présentés ci-dessous sont des estimations Hagnéré Patrimoine établies à partir d'hypothèses fiscales explicites, à but pédagogique. Ils varient selon votre situation personnelle, l'évolution de la législation française et italienne, et ne constituent pas un conseil personnalisé en investissement, en fiscalité ni en droit. Une étude écrite et chiffrée vous sera remise lors du bilan patrimonial, sur la base de vos pièces justificatives.
Famille V., 48,4 M€ de patrimoine — le forfait, et il gagne
Hypothèse : 58 ans. Groupe cédé en 2019. 38 M€ de portefeuille financier détenu hors d'Italie, 2,4 M€ détenus en propre par Madame, 4 M€ d'immobilier français dont l'ancienne résidence principale acquise 2,8 M€, 2 M€ de contrats d'assurance-vie de droit étranger, une villa toscane de 2 M€ acquise en 2025. Revenus annuels : 1 520 000 € pour lui, 96 000 € pour elle, essentiellement dividendes, intérêts et plus-values de source étrangère. Demeure habituelle transférée en Toscane le 12 janvier 2026.
Le droit commun italien leur coûterait 522 640 € : 26 % sur les revenus financiers, 84 800 € d'IVAFE sur 42,4 M€ d'actifs détenus hors d'Italie, 29 680 € d'IVIE sur le coût d'acquisition de l'immobilier français, sous déduction de la taxe foncière imputable. Le forfait ramène l'addition à 350 000 €, extension de Madame comprise, et efface l'IVIE, l'IVAFE et le quadro RW par l'effet du comma 153. Douze jours plus tôt, ils relevaient de la cohorte à 200 000 € et 25 000 € : 125 000 € de moins par an pendant quinze ans, soit 1 875 000 €. La date d'emménagement effectif se documente le jour où elle se produit, pas trois ans plus tard devant un contrôleur.
Directeur industriel à Milan, 240 000 € et deux enfants mineurs
Hypothèse : 41 ans. Un groupe industriel italien lui confie sa division européenne à Milan : 200 000 € de fixe et 40 000 € de bonus cible. Jamais résident d'Italie, jamais salarié de ce groupe, non muté par son employeur actuel — les trois éléments qui ouvrent la condition de non-résidence la plus courte, trois périodes et non six ou sept. Sa femme, juriste, obtient un poste à Milan. Deux enfants de 7 et 12 ans. Ils conservent leur appartement lyonnais, acquis 430 000 € et loué nu 18 000 € par an, une assurance-vie de 340 000 €, un PEA de 180 000 € et un compte-titres de 90 000 €.
La quote-part imposable tombe à 40 % en présence d'un enfant mineur : 96 000 € de base au lieu de 240 000 €, soit 64 843 € de gain annuel avant tout le reste. Le reste pèse 6 378 € — IVIE nette, IVAFE et honoraires de commercialista —, l'impatrié n'étant dispensé de rien. Le taux réduit de 7,5 % de prélèvements sociaux sur le loyer lyonnais lui est en revanche ouvert, ses deux conditions étant remplies, ce qui vaut 1 746 €. Et le loyer français entre au barème italien, sous crédit d'impôt. Deux contreparties, à écrire avec le chiffre : l'engagement de résidence de quatre ans, dont la rupture entraîne le recupero des avantages « con applicazione dei relativi interessi », et le loyer milanais, le plus élevé d'Italie à 23,3 €/m² par mois.
Veuve, 118 000 € de revenus — le forfait est hors sujet
Hypothèse : 71 ans, ancienne dirigeante de PME. 22 000 € de régime général, 38 000 € d'Agirc-Arrco, 18 000 € d'une retraite supplémentaire d'entreprise servie en rente, 40 000 € de revenus financiers produits par un portefeuille de 1 400 000 € investi hors de France mais conservé chez un teneur de compte français. 600 000 € d'assurance-vie sur lesquels elle ne prélève rien. Maison vendue, locataire. Elle envisage une commune éligible des Abruzzes, et elle est arrivée avec une simulation bâtie sur le forfait.
Il lui faudrait de 683 000 à 968 000 € de revenus étrangers, selon leur nature, pour que 300 000 € par an deviennent rationnels : elle en a 118 000. Le bon régime est celui de l'article 24-ter, 7 % sur l'ensemble des revenus de source étrangère pendant neuf périodes, qui lui fait gagner de 24 745 à 29 463 € par an contre le droit commun italien. Notez l'écart entre les deux points morts : ce n'est pas le montant du revenu qui commande, c'est sa nature. Deux réserves demeurent : l'IVAFE reste due sous l'article 24-ter, 4 000 € par an sur ses deux enveloppes, et l'imputation de la retenue française sur l'imposition substitutive n'est tranchée par aucune source consultée.
Couple de retraités, 34 000 € de pensions — départ non fiscal
Hypothèse : 68 et 66 ans, ancien technicien de maintenance et ancienne assistante de direction. 11 400 € de régime général et 7 600 € d'Agirc-Arrco pour lui, 9 600 € et 5 400 € pour elle. Locataires à Angers, 90 000 € d'assurance-vie, 40 000 € sur des livrets. Ils ont visité une commune de 11 000 habitants du Salento, où ils achèteraient comptant une maison à 120 000 €, et ils ont lu partout que l'Italie taxe les retraités étrangers à 7 %.
Le régime des retraités du Mezzogiorno existe, leur commune est éligible sur le critère de population, et il leur fait gagner de 2 221 à 4 705 € par an contre le droit commun italien. Contre la France, il ne fait presque rien : selon le taux de CSG qui est aujourd'hui le leur, le déménagement leur coûte jusqu'à 1 322 € par an ou leur en fait gagner 310. La raison tient en une phrase : l'Italie taxe le premier euro à 23 %, sans quotient familial, quand la France exonère les 11 600 premiers euros par part et applique une décote. À 34 000 € pour deux, la France est déjà un pays à faible fiscalité. S'ils partent, qu'ils partent pour la lumière et pour le prix du logement, pas pour le 7 %.
Chiffrages indicatifs établis au 30 juillet 2026 sur le droit alors en vigueur — CGI et code de la sécurité sociale français, convention du 5 octobre 1989 pour les revenus et convention du 20 décembre 1990 pour les successions et donations, TUIR dans sa rédaction issue de la L. 30 dicembre 2025, n. 199, article 5 du D.Lgs. 209/2023, testo unico des successions dans sa rédaction issue du D.Lgs. 139/2024. Le droit italien décrit ici expire le 31 décembre 2026 : quatre testi unici de recodification entrent en application le 1erjanvier 2027. Les résultats réels dépendent de votre situation, de la composition de vos actifs et des textes applicables au jour de l'opération. Une simulation personnalisée est établie lors du bilan patrimonial, pièces justificatives à l'appui. Le détail de ces calculs figure dans notre guide expatrié Italie, chapitre des douze dossiers chiffrés.
Pour qui l'Italie est
le mauvais choix
Cette page vend un accompagnement, et il serait plus rentable de ne pas écrire cette section. Nous l'écrivons parce que quatre situations conduisent à une réponse négative, qu'elles ne sont pas marginales, et qu'un lecteur qui reconnaît la sienne ici a économisé, en cinq minutes, une décision irréversible construite sur un prix qui a triplé pendant qu'il lisait.
Vous visez le forfait avec un patrimoine de dix à vingt millions
Le forfait ne devient rentable qu'à partir d'un ordre de grandeur de patrimoine, pas d'une catégorie de client. Sur un portefeuille servant 4 % et composé de revenus taxés à 26 %, il faut de l'ordre de 24 M€ pour qu'un optant seul y trouve son compte, et de l'ordre de 28 M€ lorsque l'extension familiale porte la note à 350 000 €. Le contre-exemple se chiffre : une famille disposant de 15 M€ d'actifs financiers et de 600 000 € de revenus paierait 186 000 € au droit commun italien — 26 % sur les revenus plus 2 pour mille d'IVAFE — contre 350 000 € sous le forfait, soit 164 000 € de surcoût annuel. Nous voyons régulièrement des dossiers de dix à vingt millions pour lesquels le forfait est présenté comme l'évidence, et pour lesquels il est une erreur.
Vos revenus sont moyens et votre foyer compte plusieurs parts
L'Italie taxe le premier euro à 23 %, sans quotient familial et sans décote, quand la France exonère les 11 600 premiers euros par part et applique une décote. À cela s'ajoutent deux étages que le barème publié ne montre pas : l'addizionale regionale, de 1,23 % à 3,33 %, et l'addizionale comunale, plafonnée à 0,8 % et portée à 0,9 % à Rome. Le taux marginal réel d'un résident sans régime de faveur se situe entre 44,23 % et 47,23 %, et il rejoint puis dépasse le taux marginal français dès que les addizionali cumulées atteignent deux points. Sur 34 000 € de pensions pour deux personnes, un couple que nous avons chiffré perdrait jusqu'à 1 322 € par an en partant — régime à 7 % compris.
Vous vous installez en Italie pour continuer à travailler en France
Le régime des impatriés ne couvre que le travail exécuté sur le sol italien. La rémunération d'un résident fiscal italien qui travaille physiquement en France est un revenu produit à l'étranger, inéligible : l'Agenzia l'a écrit dans sa Risposta n. 66/2025, page 9, en visant « la cd. ''lettura a specchio'' dei criteri di collegamento enunciati dall'articolo 23 del TUIR ». Le cadre du frontalier franco-italien est ailleurs, à l'article 15 § 4 de la convention de 1989 et au point 9 de son protocole, qui visent six départements français et quatre régions italiennes sous condition de retour quotidien : le télétravail permanent n'y satisfait pas. Et les seuils de 25 % et 50 % qui circulent relèvent de la coordination sociale, pas de la répartition du droit d'imposer.
Vous transmettez un patrimoine immobilier modeste, sous les franchises
C'est la correction que le discours sur les 4 % oublie systématiquement. Une succession comportant un immeuble italien supporte des imposte ipotecaria e catastale de 2 % et 1 %, soit 3 % de la valeur cadastrale, avec un minimum de 200 € chacune — ramenées à 200 € fixes en prima casa. La France, sous l'abattement de 100 000 € par enfant, ne perçoit dans la même hypothèse que la contribution de sécurité immobilière au taux de 0,10 % et un droit fixe de 125 €. Et l'Italie est plus chère, toujours, pour la transmission entre époux : la France exonère totalement le conjoint survivant, l'Italie ne le fait pas. Un argument successoral se chiffre patrimoine par patrimoine, jamais par un taux.
Et pour qui l'Italie reste excellente ? Quatre profils, et ils ne sont pas rares.
Le patrimoine international de plus de vingt-cinq millions d'abord, pour qui le forfait efface l'impôt sur les revenus étrangers, le quadro RW, l'IVIE et l'IVAFE, et réduit l'assiette successorale italienne aux biens existant en Italie. Le salarié ou l'indépendant hautement qualifié qui vient réellement travailler en Italie, pour qui la quote-part de 50 % — 40 % avec un enfant mineur — produit un écart de plusieurs dizaines de milliers d'euros par an pendant cinq périodes. L'universitaire et le chercheurensuite, à qui l'article 44 du D.L. 78/2010 offre 90 % d'exclusion pendant six périodes, sans plafond de revenu à son comma 1 : quarante points de plus que le régime des impatriés, sur une durée plus longue. Et le retraité disposant de revenus étrangers substantiels qui accepte la contrainte géographique de l'article 24-ter. Ces profils sont traités un par un dans notre chapitre consacré aux cas où l'Italie n'est pas la bonne réponse, qui dit aussi vers quelles destinations les autres se tournent.
Ce que le triplement du forfait a déplacé
et vers où partent ceux que l'Italie ne sert plus
L'Italie n'a pas changé : son prix a triplé en dix-huit mois, et un prix qui triple déplace une frontière. Des profils entiers pour lesquels elle était la meilleure réponse d'Europe en 2023 sont aujourd'hui mieux servis ailleurs. Le hasard veut que la Grèce facture exactement 100 000 € — le prix que l'Italie demandait jusqu'à l'été 2024 : le concurrent le plus direct s'est retrouvé, sans rien faire, trois fois moins cher que l'original. Nous comparons des situations, pas des pays, et huit lignes sur une destination ne remplacent jamais le guide de cette destination.
Grèce
Le seul pays qui attaque l'Italie sur son propre terrain : l'article 5Α du code grec des impôts sur le revenu prévoit un impôt forfaitaire de 100 000 € par exercice, quel que soit le montant du revenu de source étrangère, dont le paiement épuise toute obligation fiscale sur ces mêmes revenus. Quinze exercices, comme en Italie ; extension familiale à 20 000 € par personne, contre 50 000 € en Italie. Le point où l'Italie reprend l'avantage est la transmission : 1 000 000 € d'abattement en ligne directe puis 4 % côté italien, contre un plafond de 10 % après 150 000 € d'abattement seulement côté grec.
Portugal
Le régime du résident non habituel est fermé aux nouveaux arrivants, et l'incitation qui lui a succédé n'exonère pas les pensions. La durée maximale y est de dix ans, là où l'Italie, la Grèce et Chypre tiennent quinze ans et plus. Pour un retraité, la comparaison ne se fait donc plus entre deux régimes de faveur mais entre deux droits communs — et elle se fait sur le barème, sur le quotient familial et sur ce que la France continue de prélever.
Espagne
Le régime spécial espagnol dure six ans : il suffit pour une mission, pas pour une installation. Sous six ans, il rivalise avec le régime italien des impatriés et ses cinq périodes ; au-delà de dix ans, il sort du jeu. L'arbitrage se fait sur la durée réelle du projet, et cette durée est le paramètre que les clients estiment le plus mal.
Suisse
L'imposition d'après la dépense suppose l'absence d'activité lucrative en Suisse : c'est une condition d'accès de l'article 14, alinéa 1, lettre c, de la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct, et elle élimine d'emblée quiconque compte travailler sur place. Le régime n'a pas de terme, ce qui le distingue de tous les autres. Hors Union européenne : le sursis d'exit tax n'y est pas de plein droit, et cette question se fait trancher par écrit avant la date de départ.
Monaco
L'article 7 de la convention franco-monégasque de 1963 laisse le ressortissant français installé à Monaco imposable en France comme s'il n'était jamais parti, sauf cas historiques et naissance sur place. S'y ajoute une conséquence que les comparatifs de taux ne montrent jamais : la protection sociale monégasque ne relève pas du règlement (CE) n° 883/2004, de sorte qu'un résident affilié sur place supporte 17,2 % de prélèvements sociaux sur ses revenus fonciers français, contre 7,5 % pour un résident d'Italie affilié à l'INPS.
Andorre
Droit commun sans terme, mais hors Union européenne : quota d'immigration, sursis d'exit tax non acquis de plein droit, et coordination de sécurité sociale hors du champ du règlement européen. Comme pour Monaco, la conséquence porte sur ce qui reste en France : 17,2 % au lieu de 7,5 % sur les revenus fonciers français, soit 9 700 € par an sur 100 000 € de loyers, et 145 500 € sur quinze ans. Les destinations réputées « zéro impôt » sont celles qui coûtent le plus cher sur l'immobilier français conservé.
- Êtes-vous de nationalité française ? Si oui, Monaco sort, sauf cas historiques et naissance sur place
- Vos revenus sont-ils de source étrangère ou du pays d'accueil ? Un forfait ne couvre que l'étranger
- Comptez-vous exercer une activité rémunérée sur place ? Si oui, le forfait suisse sort
- Quelle est la part de revenus financiers dans votre revenu ? Elle déplace la hiérarchie plus que le taux nominal
- Que gardez-vous en France, et sous quelle forme ? La destination change le taux des prélèvements sociaux de 9,7 points
- À quel horizon la transmission se pose-t-elle ? Si elle est proche, l'Italie remonte
- Acceptez-vous de sortir de l'Union européenne ? Si non, Suisse, Monaco et Andorre sortent
- Sur combien d'années raisonnez-vous ? Sous six ans, un régime de salarié suffit ; au-delà de dix, la durée départage tout
Le régime non-dom a été aboli le 6 avril 2025. Le dispositif qui lui a succédé exonère les revenus et gains étrangers pendant quatre années seulement, et suppose dix années de non-résidence britannique préalable. Quatre ans contre quinze en Italie, hors Union européenne, avec un impôt successoral désormais adossé à une notion de résidence de longue durée appréciée sur dix années dans une fenêtre de vingt. Ce n'est plus le même produit, et ce n'est plus le même dossier.
Une neuvième question mériterait de figurer dans la liste, et nous ne savons pas la poser sous forme de critère : voulez-vous vivre dans ce pays ? Nous avons vu des dossiers fiscalement irréprochables se défaire en dix-huit mois parce que le conjoint ne supportait pas l'endroit, parce que les enfants n'y avaient pas d'école, parce que le retour hebdomadaire prenait six heures porte à porte. Une économie annuelle ne survit pas à un déménagement de retour en année deux, ni au coût fiscal de ce retour.
Le chapitre complet, huit destinations comparéesAvec ou sans Hagnéré Patrimoine ?
Sept points de bascule sur un départ vers l'Italie. Même patrimoine, même projet, même famille : seule la préparation change. Six de ces sept lignes se décident avant le transfert de domicile et ne se rattrapent plus après.
Ce que la colonne de droite change : un texte lu plutôt que recopié, deux dates vérifiées avant tout calcul, quatre régimes testés contre le droit commun, et une décision de départ prise sur un chiffre, pas sur une brochure — y compris quand ce chiffre dit de rester.

Bilan patrimonial expatriation Italie
Bilan patrimonial d'1 h offert : situation, urgences et professionnels nécessaires. Il ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale ni une recommandation personnalisée.
Notre méthode
T-12 mois avant départ · T+24 mois avant retour
Une installation en Italie ne se prépare pas la veille du déménagement, et elle a cette particularité : les erreurs les plus coûteuses ne viennent pas d'un mauvais calcul, elles viennent d'une date — et aucune de ces échéances ne vous sera rappelée. Nature des revenus, régime applicable, résidence fiscale, pilotage annuel, retour : voici les 5 jalons que nous activons avec vous.
T-12 mois — Qualifier les revenus avant de choisir un régime
La première question n'est pas le taux, c'est la nature et la source du revenu. Le forfait de l'article 24-bis ne couvre que les revenus de source étrangère ; le régime des impatriés de l'article 5 du D.Lgs. 209/2023 ne couvre que les revenus de travail produits en Italie, la lecture dite a specchio des critères de l'article 23 du TUIR excluant le travail exécuté physiquement en France. Nous qualifions donc chaque flux, caisse par caisse et ligne par ligne. Pour les pensions, trois catégories conventionnelles se distinguent : l'article 18 § 2 pour les régimes de sécurité sociale, dont l'échange de lettres du 20 décembre 2000 fixe la liste et dont la rédaction n'est pas exclusive ; l'article 19 § 2 pour les pensions publiques ; l'article 18 § 1, exclusif au profit de l'État de résidence, pour les pensions privées et les rentes de contrats à adhésion facultative.
T-9 mois — Les quatre régimes testés contre le droit commun
Le régime se choisit après avoir calculé le droit commun, jamais avant. Nous chiffrons les quatre : forfait de l'article 24-bis, impatriés de l'article 5, enseignants-chercheurs de l'article 44 du D.L. 78/2010, retraités du Mezzogiorno de l'article 24-ter — puis le droit commun italien, qui gagne dans deux dossiers sur douze de notre guide. Le point mort du forfait varie de 683 544 à 967 742 € de revenus étrangers selon leur nature. Le non-cumul, lui, n'a ni la même source ni la même date : forfait et enseignants-chercheurs sont exclusifs depuis 2017, forfait et impatriés seulement pour les transferts de résidence fiscale intervenant à compter de la période d'imposition 2027. Un seul séquençage reste praticable — impatriés la première année, puis forfait à compter de la deuxième —, parce que la condition de neuf années sur dix tolère exactement une année de résidence italienne.
T-6 mois — Les deux dates, l'exit tax et l'ordre des opérations
La date de transfert de la résidence civile au sens de l'article 43 du code civil italien fige le montant du forfait pour quinze ans, et elle se documente le jour où elle se produit. La date d'acquisition de la résidence fiscale au sens de l'article 2 du TUIR se joue au jour près : 183 jours, 184 en année bissextile, fractions de journée comprises, pivot au 3 juillet au plus tôt en année ordinaire, sans split year avec la France. Si les deux États revendiquent la résidence, la convention de 1989 les départage dans l'ordre foyer d'habitation permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord amiable — dont le délai est de six mois, et non des trois ans du modèle OCDE. Côté exit tax, le transfert vers l'Italie ouvre le sursis de plein droit : l'inventaire des titres, des reports et des compléments de prix se fait avant le départ.
Pendant la résidence en Italie — Pilotage annuel des deux côtés
Déclarations dans les deux États, et trois formalités italiennes dont l'omission coûte plus que l'impôt. Le perfectionnement de l'option, que le seul paiement du forfait n'opère pas, la remissione in bonis coûtant 250 € et se fermant avec la déclaration de l'exercice suivant. Le quadro CE du Fascicolo 3, sans lequel le crédit d'impôt de l'article 165 du TUIR se perd à peine de déchéance. Le quadro RW, dont l'omission est punie de 3 à 15 % des montants non déclarés — mais de 258 € seulement si la déclaration est déposée dans les quatre-vingt-dix jours du terme. Côté français, les prélèvements sociaux restent dus sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières de source française, l'impôt sur la fortune immobilière continue de porter sur les biens français, et le taux réduit de 7,5 % suppose deux conditions cumulatives dont la seconde échoue pour un titulaire de formulaire S1.
T+24 mois avant retour — Ce qui reste ouvert, et ce qui ne l'est pas
L'article 155 B du CGI vise « les salariés et les personnes mentionnées aux 1°, 2° et 3° du b de l'article 80 ter appelés de l'étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France pendant une période limitée » : la condition qui élimine la majorité des retours est celle des cinq années civiles de non-domiciliation antérieure, et celle qui les élimine ensuite est l'appel de l'étranger — créer sa propre activité indépendante n'entre pas dans le champ. Reste l'article 964 du CGI, qui limite pendant cinq ans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière aux seuls biens français, sans condition d'activité ni de recrutement : c'est souvent le seul dispositif disponible pour un retraité ou un entrepreneur, et il est presque toujours oublié. S'y ajoutent le dégrèvement de l'exit tax, la reconstitution des prix de revient et la déclaration des comptes et contrats italiens.
Pour approfondir
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Notre engagement : dater chaque affirmation, chiffrer avant de recommander, et vous dire quand la réponse est non — avec une méthode écrite, une coordination métier par métier des professionnels habilités sur place et une transparence totale sur les frais.
L'article 155 Bsuppose d'avoir été appelé de l'étranger
La question arrive rarement au moment du départ. Elle arrive cinq ou huit ans plus tard, pour une raison qui n'a souvent rien de fiscal. Et la réponse déçoit : le texte vise « les salariés et les personnes mentionnées aux 1°, 2° et 3° du b de l'article 80 ter appelés de l'étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France pendant une période limitée ». Deux voies seulement : détachement ou mobilité intragroupe depuis une entreprise étrangère, ou recrutement direct à l'étranger par une entreprise établie en France. Créer sa propre activité indépendante n'entre pas dans le champ, et signer son contrat français après avoir déjà emménagé ferme la porte.
- La condition qui élimine la majorité des retours est celle des cinq années civiles de non-domiciliation antérieure : un séjour italien de quatre ans, ou de cinq ans à cheval sur six années civiles, ne suffit pas
- L'article 964 du CGI limite l'IFI aux seuls biens français pendant cinq ans, sans condition d'activité ni de recrutement : c'est souvent le seul dispositif disponible pour un retraité ou un entrepreneur, et il est presque toujours oublié
- Il n'y a pas de split year entre la France et l'Italie : l'année du retour est italienne ou française pour son entier, et la date de départ se choisit en conséquence
- Les options italiennes en cours cessent, avec parfois des conséquences rétroactives lorsqu'un engagement de durée n'a pas été tenu — l'engagement de quatre ans du régime des impatriés en premier lieu
- La déclaration italienne de l'année du départ reste due, quadro CE compris pour le crédit d'impôt français correspondant
- Conservez les prix de revient, les relevés annuels, les déclarations italiennes déposées et les justificatifs d'impôts payés : il n'existe pas de réévaluation générale automatique à la frontière

Votre référent expatriation
Clément Chatelain
Directeur Groupe Hagnéré Patrimoine
"Sur un dossier italien, la première question n'est pas le montant de vos revenus : c'est leur nature, et les deux dates de votre déménagement. Le forfait et le régime des impatriés ne visent pas le même client et ne s'additionnent pas. Quand nous reprenons le calcul en partant de là, la conclusion change souvent — et dans une part réelle des dossiers, ce n'est pas le régime que le client avait identifié. Nous le disons avant la signature, pas après."
Ce que nos clients disent
Retours publics laissés par nos clients sur Trustpilot, regroupés ici pour vous donner une idée concrète de notre accompagnement. Ils portent sur le cabinet en général et ne constituent ni une promesse de performance ni une garantie de résultat.
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Pédagogie · 18 termesGlossaire des termes utilisés sur cette page
Glossaire des termes utilisés sur cette page
Questions fréquentes — expatrié en Italie.
Les questions que nous entendons le plus souvent, avec des réponses qui n'évitent ni les mauvaises nouvelles ni les points que le droit italien ne tranche pas. Pour aller plus loin, notre guide expatrié Italie traite le sujet en 34 chapitres.
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- Non. Un citoyen français bénéficie de la libre circulation dans l’Union européenne : ni visa, ni permis de travail. Le séjour de moins de trois mois est libre (D.Lgs. 6 febbraio 2007, n. 30, article 6, comma 1). Au-delà, il faut relever de l’une des voies de l’article 7, comma 1, du même décret : travail salarié, activité indépendante, études, ou ressources suffisantes assorties d’une couverture maladie pour un inactif. Ces ressources ne s’apprécient pas comme un seuil rigide : le comma 3-bis de l’article 9 impose une appréciation globale de la situation, coût du logement compris, et les revenus des membres du foyer vivant sous le même toit s’additionnent. Pour un couple pacsé, il n’existe pas de droit de séjour dérivé automatique, mais un régime d’entrée et de séjour facilités au titre de l’article 3, comma 2, lettre b), du D.Lgs. 30/2007, assorti d’un examen approfondi de la situation personnelle et d’une obligation de motiver un refus. L’inscription à l’anagrafe de la commune, l’obtention du codice fiscale, l’affiliation à l’azienda sanitaria locale et les démarches professionnelles répondent à des objets différents ; aucun de ces documents ne tranche seul la résidence fiscale, qui obéit à l’article 2 du TUIR — article 2 du nouveau texte unique issu du D.Lgs. 19 giugno 2026, n. 117, à compter du 1er janvier 2027. Deux conséquences pratiques. L’inscription à l’anagrafe fait naître une présomption de résidence fiscale, devenue simple depuis le 1er janvier 2024 : elle se combat, mais elle se combat par la preuve. Et la date d’inscription rattache l’année entière aux addizionali régionale et communale de la commune d’arrivée : sur un revenu global de 90 000 €, quinze jours de décalage administratif entre décembre et janvier valent jusqu’à 2 162 €.
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Hagnéré Patrimoine est votre cabinet pour la gestion de patrimoine d'expatrié en Italie : nous partons de la distinction que presque toutes les pages françaises manquent — le forfait des nouveaux résidents frappe les revenus de source étrangère, le régime des impatriés exonère une fraction du revenu produit en Italie, ils ne visent pas le même client et ne se cumulent pas —, puis nous testons les quatre régimes italiens contre le droit commun, nous chiffrons la succession avant le forfait, et nous portons la bascule du 1er janvier 2027 sans la dépasser. Le cabinet n'a pas de bureau en Italie et n'y est pas agréé : nous accompagnons depuis la France et coordonnons avocats fiscalistes franco-italiens, dottori commercialisti, notaires, agents immobiliers et conseils en immigration sur place. Un bilan patrimonial d'1 h est offert, sans engagement. Il ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale ni une recommandation personnalisée.
Cabinet basé à Chambéry · 7 Rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry · RDV en visio (Paris / Rome) · WhatsApp disponible · +33 3 74 47 20 18 · backoffice@hagnere-patrimoine.fr
Revue éditoriale et patrimoniale par Quentin Hagnéré.
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Hagnéré Patrimoine est cabinet de conseil en gestion de patrimoine immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 pour les statuts CIF, COA et COBSP. Sa carte professionnelle de transaction immobilière, dite Carte T n° CPI 7301 2024 000 000 014, est délivrée par la CCI de Chambéry. Conformément à nos statuts, nous n'exerçons pas la profession d'avocat au sens de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971.
Certaines prestations citées sur cette page comportent une dimension juridique ou fiscale spécialisée — audit de résidence et de chronologie France-Italie, analyse conventionnelle des rémunérations et jours de télétravail, comparaison documentée du régime ordinaire, des impatriés, des articles 24-bis et 24-ter ou du forfettario, qualification italienne des PEA, PER, assurances-vie, comptes, fonds et cryptoactifs, obligations du quadro RW et analyse IVAFE / IVIE, structuration opérationnelle d'une Srl ou d'une société française dirigée depuis l'Italie, coordination civile et fiscale d'une donation, d'une succession ou d'un retour en France. Lorsqu’elles sont nécessaires, ces prestations doivent être confiées à des professionnels externes effectivement habilités, notamment avocats fiscalistes français et italiens, commercialisti, notaires ou notai, experts-comptables et spécialistes sociaux externes habilités, sélectionnés selon le dossier et intervenant sous leur propre responsabilité. Selon le dossier et avec l’accord du client, Hagnéré Patrimoine peut aider à les identifier et à coordonner les échanges ; chaque professionnel intervient sous sa propre responsabilité et sa propre lettre de mission. Le cabinet reste dans les limites territoriales et matérielles de ses statuts et habilitations.
Le contenu de la présente page a une visée informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une consultation juridique au sens de l'article 54 de la loi du 31 décembre 1971. Les règles fiscales relatives à la convention fiscale France-Italie du 5 octobre 1989, convention franco-italienne du 20 décembre 1990 sur les successions et donations, règlement (UE) 650/2012 et règlements européens de coordination sociale 883/2004 et 987/2009 dépendent de votre résidence effective, de la nature de vos revenus, de votre nationalité et de votre situation familiale. Pour une stratégie adaptée à votre situation personnelle, faites valider votre dossier par les professionnels habilités compétents.
Veille réglementaire — Assurance-vie luxembourgeoise (LC CAA 26/1 et 26/2) : le Commissariat aux Assurances du Luxembourg a publié, le 1er février 2026, la Lettre Circulaire 26/1 relative aux règles d’investissement des produits d’assurance-vie liés à des fonds d’investissement. La classification N/A/B/C/D concerne les preneurs et conditionne l’accès à certaines architectures ; elle ne constitue pas une liste de cinq véhicules. La Lettre Circulaire 26/2, publiée le même jour, modifie séparément les règles de dépôt des actifs représentatifs. Pour un contrat existant, un nouveau versement, un avenant ou un dépositaire hors EEE, l’assureur et les professionnels habilités doivent confirmer le cadre applicable, l’éligibilité des supports, les risques, les frais et les règles de commercialisation transfrontalière.
Points de vigilance spécifiques Italie : (i) l'inscription à l'anagrafe, le nombre de jours, la disponibilité d'un logement et les relations personnelles et familiales sont des éléments distincts ; en cas de double résidence, les critères de la convention fiscale doivent être appliqués dans leur ordre et documentés ; (ii) les régimes des impatriés, des nouveaux résidents de l'article 24-bis, de certains retraités de l'article 24-ter et le forfettarion'ont ni la même assiette ni les mêmes conditions : le taux facial ne suffit pas et leur cumul ne se présume pas ; pour un transfert de résidence civile à compter du 1erjanvier 2026, le forfait 24-bis est de 300 000 € pour le titulaire et 50 000 € par membre admis, sous réserve notamment de l'éligibilité et de la procédure applicable ; (iii) un PEA, un PER, un Livret A, une assurance-vie ou un contrat luxembourgeois conservé après le départ ne reprend pas automatiquement son traitement français en Italie : revenus, retraits, décès, cadre RW, IVAFE et IVIE sont vérifiés séparément, contrat par contrat ; (iv) l'Italie étant membre de l'Union européenne, le départ de France peut ouvrir le sursis de paiement de l'exit tax de l'article 167 bis CGI, sans supprimer les déclarations de départ et de suivi ; la fiscalité des jours travaillés et la sécurité sociale, notamment les certificats A1 ou S1, restent deux analyses différentes ; (v) piloter une SAS française depuis Milan, Rome ou Turin peut soulever des questions de direction effective, d'établissement stable, de paie et de TVA ; créer une Srl n'efface pas les faits ni les obligations françaises ; (vi) la convention du 20 décembre 1990 répartit la fiscalité des successions et donations, tandis que le règlement (UE) 650/2012 traite de la loi civile applicable : testament, régime matrimonial, donations antérieures, bénéficiaires et assurance-vie doivent être coordonnés sans promettre de neutralisation automatique.

