Gestion de patrimoine
pour expatriés français
au Portugal
Cabinet spécialisé dans la gestion de patrimoine d'expatrié français au Portugal. Nous commençons par la phrase que la quasi-totalité du corpus francophone n'écrit pas : le régime du résident non habituel est fermé aux nouveaux arrivants, et l'IFICI qui lui succède n'accorde rienaux pensions. Puis nous instruisons la seule question qui décide vraiment : à quelle date êtes-vous devenu résident fiscal du Portugal ?

CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291 — Cabinet capitalistiquement indépendant, rémunération mixte (honoraires + rétrocessions) intégralement déclarée par écrit, accès institutionnel multi-juridiction.
Cette page présente la fiscalité française et la convention fiscale applicables aux Français résidents du Portugal. Hagnéré Patrimoine n'est pas habilité à délivrer un avis de droit portugais : pour les questions de droit local (Code de l'IRS, Estatuto dos Benefícios Fiscais, Code de l'IMT et de l'IMI, Code du timbre, droit des sociétés, droit du travail et sécurité sociale portugais), l'intervention d'un avocat, d'un notaire ou d'un contabilista certificadoétabli au Portugal est requise. Nous organisons cette mise en relation. État du droit arrêté au 29 juillet 2026.
L'IFICI n'est pas un « RNH 2.0 », et il n'accorde rien aux pensions
L'exonération des revenus étrangers ouverte aux bénéficiaires de l'IFICI ne figure pas dans l'Estatuto dos Benefícios Fiscais : elle est à l'article 81.º n.º 4 du Code de l'IRS, dans la rédaction que lui donne l'article 230.º de la Lei n.º 82/2023, et elle vise les catégories A, B, E, F et G. La catégorie H — celle des pensions — n'y figure pas. L'Ofício Circuladon.º 20276/2025 l'écrit à sa question 2, dans les mêmes termes que la foire aux questions de l'administration fiscale portugaise : « isenção de IRS, exceto no caso de rendimentos da categoria H ».
Une pension française perçue par un bénéficiaire de l'IFICI relève donc du barème progressif de l'article 68.º, dont la tranche marginale atteint 48 % au-delà de 86 634 € de revenu imposable, augmenté de la taxa adicional de solidariedade de l'article 68.º-A — 2,5 % de 80 000 € à 250 000 €, puis 5 % au-delà. Elle l'est même à un taux plus élevéque celle d'un résident de droit commun : les revenus étrangers exonérés sont « obrigatoriamente englobados » pour la détermination du taux applicable aux autres revenus. Un bénéficiaire de l'IFICI qui détient des loyers français ou un portefeuille voit ces revenus, pourtant exonérés, relever le taux qui frappe sa pension.
Nous écrivons cette page parce que la promesse inverse continue de circuler, et qu'elle vise exactement le lecteur qui ne peut pas revenir en arrière : celui qui a vendu sa résidence principale, versé un acompte sur un contrato-promessaet prévenu sa caisse complémentaire. Le Portugal reste une excellente destination pour des profils précis, et nous les nommons plus bas. Il a cessé d'être le premier choix qu'il était pour les retraités, et le dire est notre obligation avant d'être notre différenciant.

Les 6 pièges qui coûtent cher aux expatriés français au Portugal
Un régime pris pour un autre, une date de résidence jamais demandée, un acte signé trois mois trop tôt : les dossiers portugais qui tournent mal partagent tous la même structure — une règle vraie, coupée avant la condition qui la rendait applicable. « Au Portugal la retraite est à 0 % » a été vrai de 2009 à 2020. « Le RNH est fermé » est vrai pour les arrivées postérieures au 31 décembre 2024, et faux pour les autres.
Organiser son départ sur la promesse d'un « RNH 2.0 »
Ce régime n'existe pas. L'IFICI accorde deux choses : un taux spécial de 20 % sur les revenus nets des catégories A et B de source portugaise tirés d'une activité éligible, et la méthode de l'exonération sur les revenus étrangers des catégories A, B, E, F et G. Une pension relève de la catégorie H, absente de la liste. Elle est donc imposée au barème progressif, comme celle d'un résident de droit commun — et à un taux plus élevé, puisque les revenus étrangers exonérés sont obligatoirement englobés pour la détermination du taux.
Se dire qu'il est trop tard alors qu'on est encore inscriptible
C'est l'erreur symétrique de la première, et elle coûte aussi cher. Ce qui s'est fermé le 31 mars 2025, c'est la fenêtre d'inscription à effet rétroactif, pas le régime. Un Français devenu résident fiscal portugais en 2023 ou en 2024, remplissant l'une des quatre conditions de fond de l'article 236.º n.º 3 et jamais inscrit, peut encore déposer sa demande. L'administration portugaise décrit elle-même, dans sa doctrine, une demande déposée le 27 août 2027 et acceptée.
Prendre le « 0 % sur la retraite » pour un 0 % sur le foyer
Même sous l'ancien régime, l'exonération n'était jamais sèche : l'article 81.º n.º 7 du CIRS, dans sa rédaction alors en vigueur, visait expressément les n.os 4, 5 et 6, et les revenus exonérés étaient obligatoirement englobés pour déterminer le taux applicable aux autres revenus. Une pension exonérée relevait donc le taux frappant les loyers portugais, les plus-values et les salaires locaux du foyer. Et le 48 % du barème n'est pas un plafond : la taxa adicional de solidariedade ajoute 2,5 % entre 80 000 € et 250 000 €, puis 5 % au-delà.
Confondre le golden visa et la résidence fiscale portugaise
Un titre de séjour autorise à séjourner ; il ne décide pas de l'imposition. La résidence fiscale se détermine séparément, sur le décompte des jours et sur le logement à disposition au sens de l'article 16.º du CIRS, et la plupart des titulaires ne deviennent jamais résidents fiscaux portugais. Deux conséquences : le visa n'ouvre par lui-même aucun régime de faveur, et il ne fait pas tomber la résidence française si les critères de l'article 4 B restent remplis. Les délais réels d'instruction se comptent en années.
Signer l'acte portugais avant d'être résident fiscal
L'article 17.º n.º 10 du Código do IMT, ajouté par le Decreto-Lei n.º 97/2026 du 20 mai 2026, frappe l'acquisition d'un logement par un acquéreur non résident au taux unique de 7,5 %, sans barème progressif, sans exonération et sans réduction : 30 000 € sur un bien à 400 000 €, contre 19 300 € en Tabela III. Trois exceptions existent, dont celle de l'acquéreur qui devient résident dans les deux ans — mais elle suppose une demande dans un délai de six mois que personne ne vous rappellera.
Solder ses enveloppes françaises avant de partir
C'est, en euros, l'une des décisions les plus destructrices du dossier, et elle se prend presque toujours pour de bonnes raisons de simplification. Le transfert du domicile fiscal hors de France n'entraîne pas la clôture du plan d'épargne en actions, à la seule exception des États et territoires non coopératifs — le Portugal n'y figure pas. Ce qui change n'est pas le produit, c'est le corps de règles appliqué : la qualification portugaise d'un revenu ne se déduit pas du nom français de l'enveloppe.
Vous êtes déjà installé au Portugal ?
La première question que nous posons n'est pas « combien gagnez-vous ? » mais « à quelle date êtes-vous devenu résident fiscal du Portugal, et avez-vous déjà déposé une demande d'inscription ? ». Elle vaut, sur certains dossiers, plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Nos 8 expertises pour la gestion de patrimoine d'expatrié au Portugal
de la qualification des revenus au retour en France
Une approche qui couvre tout le cycle : qualification de chaque flux avant tout choix de régime, test d'éligibilité branche par branche, instruction de la fenêtre résiduelle du régime transitoire, résidence fiscale au regard de deux droits internes et d'une convention, patrimoine conservé en France, immobilier portugais, succession, préparation du retour. Deux sujets méritent d'être lus en entier avant toute décision : ce que l'IFICI donne vraiment, et à qui et ce qui reste ouvert à ceux qui se sont installés en 2023 ou 2024.
Hagnéré Patrimoine pour les Français à
Lisbonne, Porto, en Algarve et à Madère
Le premier obstacle d'une installation au Portugal n'est plus l'administration, ni la langue, ni l'impôt : c'est le logement. Au premier trimestre 2026, le prix médian de transaction s'établit à 2 337 €/m² sur 35 953 logements vendus, en hausse de 19,8 % sur un an, pendant que le nombre de transactions recule de 10,5 %. Les vingt-six sous-régions du pays sont en hausse annuelle, sans exception. Voici ce que nous traitons sur chacun de ces terrains, et la phase qui pèse le plus lourd : celle qui précède le départ.
Lisbonne, Cascais et Oeiras
Le marché le plus cher du pays, et un écart qui vise les acheteurs étrangers
Au premier trimestre 2026, la médiane de transaction ressort à 5 292 €/m² à Lisbonne, 5 000 € à Cascais et 4 511 € à Oeiras — chiffres de l'INE construits sur les données de l'administration fiscale, donc des prix payés et non des prix affichés. Le chiffre qu'il ne faut pas édulcorer est ailleurs : sur douze mois glissants à mars 2026, le prix médian payé dans la commune de Lisbonne par les acheteurs à domicile fiscal à l'étranger est de 6 325 €/m², contre 5 000 €/m² pour les acheteurs à domicile fiscal national, soit 26,5 % d'écart. Le loyer médian des nouveaux baux atteint 17,42 €/m² par mois dans la commune.
Porto, Braga et le Nord
Des prix deux fois plus bas, et les hausses annuelles les plus fortes
Braga s'établit à 2 240 €/m² au premier trimestre 2026, en hausse de 25,0 % sur un an ; Guimarães à 2 108 €/m² avec 41,9 % ; Barcelos à 1 770 €/m² avec 28,4 %. Le loyer médian des nouveaux baux est de 10,13 €/m² par mois dans l'aire métropolitaine de Porto, contre 14,38 € en Grande Lisboa. Ce sont les niveaux d'entrée les plus accessibles parmi les zones où existent une offre de soins, des liaisons aériennes et une communauté francophone — et ce sont aussi les marchés où le prix monte le plus vite, ce qui n'est pas la même chose qu'un marché liquide.
Algarve, péninsule de Setúbal et Madère
Là où l'écart entre acheteurs nationaux et étrangers se voit le mieux
L'Algarve affiche 3 352 €/m² en médiane de sous-région, avec 4 003 €/m² pour les acheteurs à domicile fiscal étranger contre 3 214 €/m² pour les acheteurs nationaux ; Loulé ressort à 4 091 €/m² sur douze mois glissants. La péninsule de Setúbal est à 2 996 €/m² et enregistre la deuxième plus forte hausse annuelle du pays, 28,9 %. Funchal est à 3 601 €/m², en hausse de 23,0 %. Madère mérite d'être posée sur la table avant la signature, pas après : son barème régional 2026 applique un différentiel maximal de 30 % aux neuf tranches, ce qui ramène le taux marginal supérieur à 33,60 %.
Depuis la France, avant le départ
La phase où se prennent les décisions qui ne se rattrapent plus
La majeure partie de notre travail se fait avant que vous ne partiez, et quatre échéances ne se corrigent pas : le 15 janvier de l'année suivant la prise de résidence pour une demande d'IFICI, et le 15 mars pour la confirmation que votre employeur doit déposer ; le dépôt d'une demande d'inscription au régime transitoire, dont chaque 1er janvier retranche une année ; les six mois pour demander la restitution de l'écart d'IMT après une acquisition faite avant l'installation ; et l'ordre des opérations sur les enveloppes françaises, qui se construit six mois avant le déménagement, ligne par ligne.
Vous vivez ailleurs au Portugal — Coimbra, Aveiro, Setúbal, Tavira, Lagos, Funchal — ou dans une autre juridiction (Suisse, Espagne, Grèce, Andorre, Émirats, Londres, Singapour) ? Nous accompagnons les expatriés français partout où la coordination entre le droit français et le droit local a une valeur mesurable.
Le régime portugais et le prélèvement français
les règles que nous appliquons
Nos arbitrages s'appuient sur la convention fiscale France-Portugal du 14 janvier 1971, entrée en vigueur le 18 novembre 1972, telle que modifiée par l'avenant du 25 août 2016 et par la convention multilatérale, et — côté portugais — sur le Code de l'IRS, l'Estatuto dos Benefícios Fiscais, le Code de l'IMT et le Code du timbre dans leurs rédactions en vigueur. Ce que la France continue de prélever malgré tout cela est développé dans notre chapitre sur le patrimoine resté en France.
Les postes qui survivent au départ
Trois faits distincts, à manier séparément: le Portugal est membre de l'Union européenne, de l'espace Schengen et de la zone euro, ce qui règle la liberté de circulation et ouvre le sursis d'exit tax de plein droit ; la convention de 1971 ne couvre que les impôts sur le revenu, de sorte qu'aucune règle de répartition ne protège de l'impôt français sur la fortune immobilière ; et il n'existe aucune convention en matière de droits de mutation à titre gratuit. La clause de non-discrimination, l'échange de renseignements et l'assistance au recouvrement de la convention visent en revanche les impôts « de toute nature ou dénomination » : une cotisation d'impôt sur la fortune immobilière impayée est recouvrable au Portugal.
Trois régimes, et un seul concerne un arrivant
Une trajectoire à poser noir sur blanc: le droit portugais a changé trois fois en six ans, et toujours dans le même sens. La Lei n.º 2/2020 a transformé l'exonération des pensions en taux de 10 % ; la Lei n.º 82/2023 a fermé le régime lui-même à compter du 1erjanvier 2024 et créé l'IFICI ; le Decreto-Lei n.º 97/2026 a institué l'IMT à 7,5 % des acquéreurs non résidents. Aucune de ces trois réformes n'a été annoncée un an à l'avance, et la dernière est entrée en vigueur le lendemain de sa publication.
« Regra geral: isenção de IRS, exceto no caso de rendimentos da categoria H. »
Ofício Circulado n.º 20276/2025, question 2— l'administration fiscale portugaise écrit elle-même que l'exonération ouverte aux bénéficiaires de l'IFICI ne couvre pas les pensions. Le dépliant officiel du régime énumère la même liste et s'arrête à la catégorie G. C'est la première chose que nous vérifions sur toute note qu'un client nous apporte, et la seconde l'est plus encore : cette exonération est une exonération avec progressivité, les revenus exonérés étant obligatoirement englobés pour la détermination du taux.
Notre socle documentaire a été soumis à deux passes de contre-vérification adversariale avant écriture : 93 affirmations réfutées et corrigées, 24 omissions matérielles comblées et 22 points de droit laissés ouvertsau 29 juillet 2026, dont dix-sept identifiés comme exigeant l'avis d'un spécialiste nommé. Nous les signalons à l'endroit où ils se posent et les renvoyons à des professionnels agréés sur place, plutôt que de trancher à leur place. Le détail du régime transitoire et de ses quatre portes figure au chapitre du guide consacré au régime transitoire.
Notre réseau d'experts
au Portugal
Un dossier portugais ne se traite pas depuis un seul bureau. Il mobilise cinq métiers distincts sur place, chacun sur un acte précis, et personne ne fait le travail d'un autre. Le point de départ est une limite que nous posons nous-mêmes : Hagnéré Patrimoine n'est pas habilité à délivrer un avis de droit portugais. Cette matière relève d'un professionnel agréé au Portugal, et nous organisons cette mise en relation. Chacun intervient sous sa propre lettre de mission ; le cabinet ne prescrit aucun intervenant et n'en tire aucune rémunération.
Avocats fiscalistes franco-portugais
Ce sont eux qui tranchent ce que nous ne trancherons pas. Vingt-deux points de droit sont restés ouverts dans notre socle, dont sept qualifiés de bloquants. Le premier d'entre eux commande des dizaines de milliers d'euros : à qui le régime transitoire du résident non habituel est-il encore ouvert en 2026 ? Trois lectures documentées coexistent et elles sont incompatibles. L'administration fiscale portugaise admet l'inscription tardive dans sa doctrine ; le tribunal arbitral en matière fiscale juge le délai « meramente procedimental, e não constitutivo » et a annulé des liquidations sur ce fondement ; aucune prise de position de la juridiction administrative suprême n'a été identifiée au 29 juillet 2026. La question leur parvient déjà cadrée côté français, avec l'incidence chiffrée de chaque lecture et les pièces réunies : attestation de résidence fiscale avec historique, date d'inscription au portail des finances, élément d'ancrage daté, déclarations déjà déposées, composition du foyer fiscal.
Contabilistas certificados
Le comptable certifié portugais porte la liquidation locale, et il porte surtout ce que la France ne verra jamais si personne ne le documente : une déclaration d'IRS effectivement déposée et liquidée, sans laquelle plusieurs raisonnements conventionnels tombent d'eux-mêmes — à commencer par celui de l'article 23, qui n'attribue le revenu à l'État de résidence qu'à condition qu'il y soit assujetti à l'impôt. C'est aussi lui qui arbitre entre régime simplifié et comptabilité organisée, choix qui dépend de la structure réelle des charges et non de la simplicité apparente, et qui applique la règle que la plupart des simulations oublient : sous le régime simplifié, les cotisations obligatoires sont déductibles pour leur fraction excédant 10 % des recettes brutes.
Notaires portugais
L'acquisition portugaise suppose un acte devant notaire ou une conservatória, et trois points se vérifient avant l'engagement. Le taux d'IMT applicable, qui n'est pas le même selon que l'acquéreur est ou non résident fiscal au jour de l'acte, et selon que le bien est ou non affecté à l'habitation propre et permanente dans les six mois. Le sort du contrato-promessa suivi de la remise de possession, qui vaut transmission pour l'IMT sauf précisément dans le cas de l'habitation propre et permanente. Et, sur le versant successoral, l'articulation entre le règlement européen n° 650/2012, la réserve héréditaire française et la legítima portugaise : le règlement coordonne la loi applicable, il ne répartit aucun impôt.
Agents et médiateurs immobiliers
Leur valeur n'est pas de trouver un bien, c'est de dire ce qu'un bien vaut réellement là où il est, et ce que la commune y autorise. Deux vérifications ne se délèguent pas au vendeur : le règlement municipal applicable à l'hébergement local, la loi n'habilitant les communes à restreindre la transmissibilité que des numéros d'enregistrement nouveaux, ce qui rend juridiquement discutable — et non tranché à ce jour — l'application de ces restrictions aux numéros antérieurs ; et l'écart entre prix affiché et prix de transaction, que l'institut statistique portugais publie commune par commune. Ne jamais payer une survaleur pour un bien « avec licence » sans audit local.
Conseils en immigration
Un Français entre et séjourne au Portugal sans visa. Ce qui se complique tient à deux choses. D'abord le conjoint ou l'enfant non citoyen de l'Union, qui relève d'un circuit distinct, avec ses pièces propres et parfois un visa selon la nationalité ; et l'enregistrement en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union suppose que le citoyen ait déposé le sien en premier. Ensuite le titre de séjour d'investissement, qui n'a jamais donné la résidence fiscale et n'ouvre par lui-même aucun régime de faveur : c'est un coût réel pour un effet fiscal nul, et les délais réels d'instruction se comptent en années. Le droit portugais des étrangers a été modifié au moins six fois depuis 2023.
Hagnéré Patrimoine, côté français
Nous restons votre interlocuteur unique. Nous posons la question dans les termes du droit français, relisons la réponse à cette aune et arbitrons quand deux avis se contredisent — ce qui arrive souvent sur ce dossier, où deux passes de contre-vérification adversariale se sont elles-mêmes réfutées à cinq reprises. Notre règle de cadrage tient en une ligne : sur un dossier portugais, l'erreur porte presque toujours sur la règle qui entoure le chiffre, pas sur le chiffre. Un taux exact posé sur une condition d'application fausse est une faute de conseil. Le choix de chaque professionnel vous appartient ; la nature de notre rémunération et l'absence de tout lien d'affaires avec ces intervenants vous sont indiquées par écrit avant toute mise en relation.
Tous les dossiers n'ont pas besoin des cinq.
Un retraité qui loue un an avant d'acheter n'a besoin ni d'un notaire ni d'un agent immobilier la première année. Mobiliser un réseau entier là où deux interlocuteurs suffisent est une dépense, pas une sécurité. En revanche, sur un dossier d'installation antérieure à 2025, l'avocat fiscaliste établi au Portugal n'est jamais facultatif : c'est lui qui instruit la recevabilité d'une inscription tardive, et c'est elle qui décide de tout le reste, comme l'établit le chapitre du guide consacré au régime transitoire.
L'angle Hagnéré sur une installation au Portugal
Notre conviction après avoir chiffré ces dossiers des deux côtés : le taux n'est pas le sujet. Ce qui décide, c'est la catégorie de vos revenus, la date à laquelle vous êtes devenu résident, et ce que nous refusons de trancher seuls. Trois piliers, dans cet ordre.
La catégorie avant le taux
La première question n'est pas « combien » mais « quelle catégorie ». L'exonération de l'article 81.º n.º 4 du CIRS vise les catégories A, B, E, F et G ; la catégorie H, celle des pensions, n'y figure pas. Une rente viagère ne se qualifie pas comme une pension, une pension publique ne se qualifie pas comme une pension privée, et une sortie en capital ne se qualifie comme ni l'une ni l'autre. Nous inventorions caisse par caisse et flux par flux avant d'ouvrir la question du régime — parce qu'un régime choisi sur une qualification fausse est un régime perdu.
La date de résidence avant le régime
Deux clients aux revenus identiques, installés à dix-huit mois d'écart, ne relèvent pas du même droit. Une résidence acquise au plus tard le 31 décembre 2024, assortie de l'un des six éléments d'ancrage, ouvre encore le régime transitoire pour sa durée résiduelle ; une résidence acquise à compter du 1er janvier 2025 ne l'ouvre en aucune hypothèse. Sur une pension de 78 000 €, cet écart de calendrier vaut plusieurs dizaines de milliers d'euros par exercice. C'est la première question de notre questionnaire, avant même le montant des revenus.
Ce que nous ne trancherons pas, et à qui nous le confions
Vingt-deux points de droit sont restés ouverts après contre-vérification, dont sept bloquants et dix-sept identifiés comme exigeant un spécialiste nommé. Nous les exposons avec les lectures en présence et l'incidence chiffrée de chacune, puis nous les confions à des avocats fiscalistes et à des comptables certifiés établis au Portugal. Sur ce dossier, la difficulté est aggravée par un fait rarement dit : deux passes de contre-vérification se sont mutuellement réfutées à cinq reprises, et une conclusion présentée comme acquise un jour s'est révélée fausse le lendemain, documents de l'administration portugaise à l'appui.

Une erreur d'ordre, pas une erreur de taux
Aucune de vos enveloppes françaises ne se ferme le jour où vous devenez résident du Portugal. Le transfert du domicile fiscal hors de France n'entraîne pas la clôture du plan d'épargne en actions, à la seule exception des États et territoires non coopératifs — et le Portugal n'y figure pas. Ce qui change, et qui ne se voit sur aucun relevé, c'est le corps de règles appliqué : la qualification portugaise d'un revenu ne se déduit pas du nom français du produit — un plan d'épargne retraite ne devient pas une pension au sens de la convention parce qu'il porte ce nom, et une sortie en rente ne se qualifie pas comme une sortie en capital. Solder avant de partir est l'une des décisions les plus destructrices du dossier, et elle se prend presque toujours pour de bonnes raisons de simplification.
- Le PEA n'est pas clôturé par le départ : l'exception vise les États et territoires non coopératifs, dont le Portugal ne fait pas partie
- La frontière entre l'article 19 (pension au titre d'un emploi antérieur, attribution inconditionnelle) et l'article 23 (rente viagère, attribution sous condition d'assujettissement) passe au milieu des contrats d'épargne retraite
- L'exonération française du Livret A ne se transporte pas automatiquement, et l'administration indique qu'un non-résident ne peut pas détenir un LDDS
- Sauvegarder les historiques et les prix de revient avant le départ coûte une matinée ; les reconstituer après en coûte beaucoup plus
- Comme tout support en unités de compte, une enveloppe d'assurance comporte un risque de perte en capital, supporté par le souscripteur
- Nous ne nommons aucun établissement financier : le choix des supports relève d'une recommandation écrite, remise après étude et non avant
5 profils, 5 stratégies
Couple de retraités arrivé trop tard, couple installé en 2024 et jamais inscrit, chercheuse recrutée par une entreprise éligible, cadre muté sans entreprise qualifiante, et couple sous ancien régime dont la fenêtre se referme : les mêmes textes produisent des résultats opposés selon une date et une activité. Ces cas illustrent, à but pédagogique, les dossiers que nous traitons.
Cas pédagogiques.Les prénoms, montants et stratégies présentés ci-dessous sont des illustrations pédagogiques inspirées des situations que nous accompagnons. Aucun client réel n'y est identifiable. Les chiffres varient selon la situation, l'évolution législative et fiscale, et ne constituent pas un conseil personnalisé.
Michel et Christine, 68 et 66 ans
Retraités, 42 000 € de pensions — départ neutre
Maison de Dordogne vendue 240 000 €, installation près de Tavira en avril 2026
- ·Aucun immeuble ni revenu foncier conservé en France
- ·Résidence fiscale portugaise acquise en 2026 : RNH fermé
- ·Aucune activité éligible : l'IFICI ne leur est pas ouvert
Nous ne leur disons ni de partir ni de rester : nous leur disons que le calcul est neutre, et que la raison qu'on leur avait donnée n'existe plus. L'impôt sur le revenu triple en passant la frontière — 1 606 € en France, 5 041 € au Portugal — mais la France cesse en contrepartie de prélever la CSG, la CRDS et la CASA sur les pensions. Toutes charges réunies, l'écart total revient à environ 1 100 € par an en défaveur du Portugal, et il se referme presque entièrement une fois les déductions à la collecte imputées.
Jean-Marc et Hélène, 67 et 64 ans
Installés en 2024, jamais inscrits — le dossier à rouvrir
96 000 € de pensions cumulées, appartement acquis à Cascais en mars 2024
- ·Contrat de réservation signé le 28 septembre 2023
- ·Résidence fiscale portugaise acquise en septembre 2024
- ·Première déclaration d'IRS déposée au barème de droit commun
Nous leur disons de déposer sans délai, et nous leur disons pourquoi le conseil qu'ils ont reçu était faux. Une inscription obtenue aujourd'hui ouvrirait huit exercices, de 2026 à 2033. Chaque 1er janvier qui passe en retranche un. Nous ne promettons pas le résultat : nous faisons instruire la recevabilité par un avocat établi au Portugal.
Sophia, 38 ans
Docteure recrutée par une entreprise éligible, 120 000 €
Un appartement lyonnais loué nu, 8 000 € de dividendes français, aucune pension
- ·Jamais résidente du Portugal au cours des cinq années précédentes
- ·Relève de l'alínea e) du n.º 1 de l'article 58.º-A de l'EBF
- ·Niveau 8 du cadre européen des certifications
Nous lui disons de partir, et nous lui disons que le régime tient à trois dates et à la diligence d'un tiers. 17,8 % de charge fiscale effective sur le salaire contre 23,4 % en France, et exonération de ses loyers et dividendes français côté portugais. L'écart annuel est de l'ordre de 25 700 €, cotisations comprises, et il court dix ans.
Laurent, 46 ans
Directeur marketing muté à Porto, 150 000 € — départ déconseillé
Master d'école de commerce, dix-huit ans de carrière, filiale portugaise du groupe
- ·Il a lu que le Portugal offrait un régime à 20 % aux cadres qualifiés
- ·Il a raison sur l'existence du régime, il se trompe sur son champ
- ·La filiale distribue des biens de consommation
Nous lui disons que le régime ne s'évalue pas à partir de lui, mais à partir de l'entreprise, et que le résultat de l'erreur est de 14 540 € par an dans le mauvais sens. Ce n'est pas un dossier d'optimisation : c'est un choix de carrière, à assumer et à budgéter comme tel.
Bernard et Anne, résidents de Lagos depuis 2017
RNH génération 1 — la falaise arrive fin 2026
74 000 € de pensions exonérées, un appartement loué 1 100 € par mois
- ·Inscrits comme résidents non habituels dès 2017
- ·Exonération fondée sur l'article 81.º n.º 6 du CIRS, rédaction antérieure à 2020
- ·Ils pensent que ce régime durera
Nous leur disons qu'il durera jusqu'au 31 décembre 2026, et pas un jour de plus. Le statut est accordé pour dix années consécutives comptées depuis l'année d'acquisition de la résidence, non depuis l'inscription. La sortie ne se prépare pas l'année où elle arrive : elle se prépare dix-huit mois avant.
Combien gagne — ou perd —
un expatrié français au Portugal ?
Quatre configurations, chiffrées poste par poste des deux côtés. Deux se terminent par un conseil de rester, et nous les publions parce qu'elles décrivent une proportion réelle de ce que nous voyons : sur les douze dossiers chiffrés de notre guide, quatre concluent que le Portugal est une mauvaise réponse, et un cinquième qu'il est simplement neutre — ce qui, pour un couple qui envisage de vendre sa maison, revient à dire non. L'idée qu'on « paie moins d'impôts au Portugal » est une survivance de la période 2009-2023.
Avertissement.Les chiffres présentés ci-dessous sont des estimations Hagnéré Patrimoine établies à partir d'hypothèses fiscales explicites, à but pédagogique. Ils varient selon votre situation personnelle, l'évolution de la législation française et portugaise, et ne constituent pas un conseil personnalisé en investissement, en fiscalité ni en droit. Une étude écrite et chiffrée vous sera remise lors du bilan patrimonial, sur la base de vos pièces justificatives.
Couple installé en 2024, jamais inscrit au RNH
Hypothèse : 67 et 64 ans. 96 000 € de pensions cumulées — 78 000 € pour lui, ancien directeur commercial, 18 000 € pour elle, ancienne pharmacienne salariée. Contrat de réservation signé sur un appartement à Cascais le 28 septembre 2023, acquisition en mars 2024, résidence fiscale portugaise acquise en septembre 2024. Première déclaration d'IRS déposée au barème de droit commun par leur comptable local. Personne ne leur a jamais parlé du régime transitoire.
Ils relèvent de l'alínea c) de l'article 236.º n.º 3 : résidents fiscaux jusqu'au 31 décembre 2024, et titulaires d'un élément d'ancrage de la subalínea iii) — contrat de réservation sur un immeuble portugais — dont la date butoir est le 10 octobre 2023. Leur contrat du 28 septembre la respecte de douze jours. Ce qu'ils ont manqué, c'est le délai d'inscription du n.º 4. Le n.º 5 règle précisément ce cas : l'inscription tardive produit effet à compter de l'année du dépôt, pour la durée restante. Nous ne promettons pas le résultat — le champ exact du mécanisme reste discuté — mais classer ce dossier sans suite est une perte de chance directe.
Docteure recrutée par une entreprise éligible, 120 000 €
Hypothèse : 38 ans, doctorat en biologie computationnelle, jamais résidente du Portugal. Contrat à 120 000 € bruts auprès d'une startup lisboète certifiée, relevant de l'alínea e) du n.º 1 de l'article 58.º-A de l'EBF. Elle conserve en France un appartement lyonnais loué nu — 14 000 € de revenus fonciers nets — et un compte-titres qui lui verse 8 000 € de dividendes de sociétés françaises.
C'est le profil pour lequel l'IFICI fonctionne, et il fonctionne bien : 17,8 % de charge fiscale effective sur le salaire contre 23,4 % en France, et exonération de ses revenus français des catégories F et G côté portugais. L'écart annuel se décompose en 12 500 € d'impôt et 13 200 € de cotisations salariales. Deux contreparties, à écrire avec le chiffre : une couverture chômage et une acquisition de droits à retraite nettement inférieures au régime français, et une dépendance à la diligence de son employeur, qui doit confirmer les conditions dans son espace du Portal das Finanças au plus tard le 15 mars. Dans son cas, l'englobement n'a aucun effet, parce qu'aucun de ses revenus n'est imposé au barème. Ce serait tout autre chose si elle percevait une pension.
Veuve, 7,2 M€ d'immobilier français — départ déconseillé
Hypothèse : 68 ans, 30 000 € de pension. Un hôtel particulier bordelais qu'elle habite (1,8 M€), la maison familiale du Cap Ferret (2,4 M€, jamais louée) et trois appartements de rapport (3 M€) qui lui procurent 62 000 € de revenus fonciers nets. Elle songe à s'installer à Lisbonne auprès de sa fille, et elle a lu que le Portugal ne connaissait pas d'impôt sur la fortune.
C'est vrai, et c'est sans importance : la seule question qui compte est ce que la France lui fera payer une fois qu'elle n'y sera plus domiciliée. L'impôt sur la fortune immobilière frappe les non-résidents à raison de leurs biens situés en France, au-delà de 1 300 000 € de patrimoine net taxable, et rien ne change de ce côté-là. Ce qui change, ce sont deux atténuations qu'elle perd le jour du départ : l'abattement de 30 % sur la résidence principale, qui ajoute 540 000 € de base imposable, et surtout le plafonnement de l'article 979, dont le texte réserve expressément le bénéfice au redevable ayant son domicile fiscal en France. Le contre-argument le plus solide à l'expatriation d'un client fortement immobilisé en France n'est pas l'impôt sur le revenu : c'est ce plafonnement.
Couple avec trois enfants, 110 000 € — départ déconseillé
Hypothèse : 45 et 42 ans, trois enfants de 14, 11 et 7 ans. Lui, directeur des systèmes d'information d'une entreprise française qui accepte son télétravail permanent depuis Lisbonne, à 110 000 € bruts. Elle, orthophoniste, suspend son activité le temps de l'installation. Le calcul qu'ils avaient fait chez eux portait sur les loyers et sur le prix des courses. Il ne portait pas sur le diviseur familial.
Le Portugal ne connaît pas de quotient familial au sens français. L'article 69.º du CIRS institue un quociente conjugal dont le diviseur est 2, et il l'est toujours : le premier enfant ne le porte pas à 2,5, ni le troisième à 4. Les enfants n'agissent pas sur l'assiette, ils ouvrent droit à des déductions à la collecte forfaitaires — 600 € par dépendant, majorés de 126 € pour un enfant de moins de trois ans ou de 300 € pour le deuxième dépendant et les suivants de moins de six ans, ces deux majorations n'étant pas cumulables pour un même enfant. Soit 1 800 € de crédit d'impôt, contre un avantage de quotient familial français qui, même plafonné, vaut plus de quatre fois davantage. Plus la famille est nombreuse, plus l'argument fiscal joue contre elle.
Chiffrages indicatifs établis au 29 juillet 2026 sur le droit alors en vigueur — CGI et code de la sécurité sociale français, convention du 14 janvier 1971 dans sa version consolidée après l'avenant du 25 août 2016 et la convention multilatérale, Code de l'IRS portugais dans sa rédaction issue de la Lei n.º 73-A/2025, Estatuto dos Benefícios Fiscais, Code de l'IMT dans sa rédaction issue du Decreto-Lei n.º 97/2026. Les résultats réels dépendent de votre situation, de la composition de vos actifs et des textes applicables au jour de l'opération. Une simulation personnalisée est établie lors du bilan patrimonial, pièces justificatives à l'appui. Le détail de ces calculs figure dans notre guide expatrié Portugal, chapitre des douze dossiers chiffrés.
Pour qui le Portugal est
le mauvais choix
Cette page vend un accompagnement, et il serait plus rentable de ne pas écrire cette section. Nous l'écrivons parce que quatre situations conduisent à une réponse négative, qu'elles ne sont pas marginales — elles représentent la majorité des demandes que nous recevons — et qu'un lecteur qui reconnaît la sienne ici a économisé, en cinq minutes, une décision irréversible construite sur un chiffre qui a cessé d'être vrai en 2023.
Vous partez pour l'exonération de votre retraite, et vous arrivez après 2024
Le régime du résident non habituel est fermé à toute personne devenue résidente fiscale du Portugal à compter du 1er janvier 2025, sans exception et quelle que soit la cause d'un retard — l'administration fiscale portugaise l'a jugé y compris lorsque le retard était imputable à ses propres services d'immigration. L'IFICI ne prend pas le relais : la catégorie H est absente de la liste de l'article 81.º n.º 4 du CIRS, et le régime suppose de toute façon l'exercice d'une activité éligible chaque année. Sur une pension de 60 000 €, l'impôt portugais passe de 5 541 € sous l'ancien taux de 10 % à 16 273 € au barème : le taux effectif sur le brut monte de 9,2 % à 27,1 %. À budget de dépenses inchangé, il faut trouver près de 900 € par mois. Ce n'est pas un ajustement de fin de régime, c'est un changement de projet de vie.
Votre patrimoine est fortement immobilisé en France
L'impôt sur la fortune immobilière frappe les non-résidents à raison de leurs seuls biens français, au-delà de 1 300 000 € de patrimoine net taxable : de ce côté-là, rien ne change. Ce qui change, ce sont deux atténuations perdues le jour du départ. L'abattement de 30 % sur la résidence principale cesse de s'appliquer dès lors que le bien n'est plus la résidence principale — 540 000 € de base imposable en plus sur un hôtel particulier à 1,8 M€. Et surtout le plafonnement de l'article 979 du CGI, dont le texte réserve expressément le bénéfice au « redevable ayant son domicile fiscal en France » : c'est lui qui protège les patrimoines fortement immobilisés et faiblement rémunérateurs, et sa perte pèse plus lourd que tout le reste. Sur un patrimoine immobilier français de 7,2 M€, le départ coûte 30 600 € par an, soit 306 000 € sur dix ans, à patrimoine et à revenus inchangés.
Vous avez deux enfants ou plus et des revenus élevés
Le Portugal ne connaît pas de quotient familial au sens français. L'article 69.º du Code de l'IRS institue un quociente conjugal dont le diviseur est 2, et il l'est toujours : le premier enfant ne le porte pas à 2,5, ni le troisième à 4. Les enfants n'agissent pas sur l'assiette, ils ouvrent droit à des déductions à la collecte forfaitaires — 600 € par dépendant, majorés de 126 € ou de 300 € dans des cas précis et non cumulables. Pour un couple avec trois enfants, cela représente 1 800 € de crédit d'impôt, contre un avantage de quotient familial français qui, même plafonné, vaut plus de quatre fois davantage : l'écart d'impôt sur le revenu atteint 16 236 € par an, avant même de compter la scolarité. Le seuil de bascule se situe entre un enfant et deux selon le niveau de revenus. Une famille peut partir pour une école, un cadre de vie ou une opportunité professionnelle : ce sont des raisons suffisantes, ce ne sont simplement pas des raisons fiscales.
Vous êtes cadre supérieur muté, et votre employeur ne qualifie pas
L'IFICI ne s'évalue pas à partir de la personne : il s'évalue à partir de l'entreprise. Un dirigeant, un cadre supérieur ou un directeur général n'y entre que par deux portes — la subalínea i) de l'alínea c) du n.º 1 de l'article 58.º-A, qui suppose une entreprise bénéficiaire du régime portugais d'aide à l'investissement, et l'alínea d), qui suppose une activité reconnue pertinente par l'AICEP ou l'IAPMEI sur des listes de codes publiées par avis. Sous la subalínea c) ii), l'assimilation des mandataires sociaux ne joue pas. Un diplôme, fût-il un master, ne suffit à rien si l'entreprise ne qualifie pas — et le niveau 7 lui-même ne figure que dans la doctrine administrative, la lettre de la Portaria ne visant que le niveau 6. Sans régime, à 150 000 € de salaire, le Portugal coûte 14 540 € de plus par an que la France, avec un taux effectif de 41,6 % et un taux marginal de 50,5 %.
Et pour qui le Portugal reste excellent ? Trois profils, et ils ne sont pas rares.
L'indépendant en prestations intellectuelles d'abord, à clientèle européenne et sans charges lourdes : un taux contributif de 21,4 % assis sur 70 % des recettes de services, soit environ quinze points de recettes brutes, est très inférieur à ce que supporte une profession libérale française au même niveau d'activité — et il n'a besoin ni de l'ancien régime ni de l'IFICI pour cela. Le professionnel hautement qualifié recruté par une entreprise éligible ensuite, pour qui l'IFICI produit un écart réel de plusieurs dizaines de milliers d'euros par an sur dix ans, à trois conditions de calendrier près. Le résident installé en 2023 ou 2024 et jamais inscrit enfin, dont le dossier ne se juge pas sur son revenu mais sur la date à laquelle il est devenu résident. Ces trois profils sont traités un par un dans notre chapitre consacré aux cas où le Portugal n'est plus la bonne réponse, qui dit aussi vers quelles destinations les autres se tournent.
Avec ou sans Hagnéré Patrimoine ?
Sept points de bascule sur un départ vers le Portugal. Même patrimoine, même projet, même famille : seule la préparation change. Six de ces sept lignes se décident avant le transfert de domicile et ne se rattrapent plus après.
Ce que la colonne de droite change : un texte lu plutôt que recopié, une date de résidence vérifiée avant tout calcul, une pension qualifiée caisse par caisse, et une décision de départ prise sur un chiffre, pas sur une brochure — y compris quand ce chiffre dit de rester.

Bilan patrimonial expatriation Portugal
Bilan patrimonial d'1 h offert : situation, urgences et professionnels nécessaires. Il ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale ni une recommandation personnalisée.
Notre méthode
T-12 mois avant départ · T+24 mois avant retour
Une installation au Portugal ne se prépare pas la veille du déménagement, et elle a cette particularité : plusieurs de ses échéances tombent après l'arrivée, sans qu'aucun courrier ne les rappelle. Qualification des revenus, régime applicable, résidence fiscale, pilotage annuel, retour : voici les 5 jalons que nous activons avec vous.
T-12 mois — Qualifier les revenus avant de choisir un régime
La première question n'est pas le taux, c'est la catégorie. L'exonération des revenus étrangers ouverte aux bénéficiaires de l'IFICI figure à l'article 81.º n.º 4 du CIRS et couvre les catégories A, B, E, F et G ; la catégorie H, celle des pensions, n'y figure pas, et l'Ofício Circulado n.º 20276/2025 le confirme dans les mêmes termes que la foire aux questions de l'administration. Nous qualifions donc chaque flux, caisse par caisse : régime de base, complémentaires, pension publique, rente viagère, sortie en capital. Trois articles conventionnels s'y appliquent différemment — l'article 19, qui attribue sans condition ; l'article 20 § 2, que la nationalité portugaise fait basculer ; et l'article 23, qui n'attribue le revenu à l'État de résidence qu'à condition qu'il y soit assujetti à l'impôt.
T-9 mois — IFICI, régime transitoire et scénario de droit commun
L'IFICI de l'article 58.º-A de l'EBF applique un taux de 20 % au seul revenu net portugais des catégories A ou B tiré de l'activité qualifiante, sous condition de cinq années antérieures sans résidence portugaise, d'une branche et d'une activité réellement éligibles, et d'un usage unique. Il est fermé à quiconque a bénéficié de l'ancien régime, et le choix est irréversible dans les deux sens. Nous instruisons en parallèle une fenêtre que la plupart des dossiers ignorent : l'article 236.º n.º 5 de la Lei n.º 82/2023 admet une inscription tardive au régime transitoire, l'administration l'accepte expressément, mais le régime ne produit alors effet qu'à compter de l'année d'inscription et pour la durée restante. Un Français devenu résident portugais en 2024 et jamais inscrit perd une année pleine à chaque 1er janvier. Chaque scénario est chiffré contre son scénario de droit commun.
T-6 mois — Résidence fiscale, exit tax et ordre des opérations
Le Portugal retient plus de 183 jours de présence sur une période de douze mois, mais aussi un logement révélant l'intention de l'occuper comme résidence habituelle : la seconde branche se déclenche plus tôt que la première, et aucune condition de propriété n'est exigée — un bail suffit. Les critères français de l'article 4 B se testent séparément, et si les deux États revendiquent la résidence, la convention les départage dans l'ordre foyer permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité, puis accord amiable. Un numéro d'identification fiscale, un certificat d'enregistrement ou une attestation de résidence est une pièce, jamais un verdict. Côté exit tax, le transfert vers le Portugal ouvre le sursis de plein droit prévu pour l'Union, qui n'est ni une exonération ni un dégrèvement : l'inventaire des titres, des reports et des compléments de prix se fait avant le départ, pas après.
Pendant la résidence au Portugal — Pilotage annuel des deux côtés
Déclarations dans les deux États, et une déclaration portugaise effectivement déposée et liquidée : sans imposition effective, le raisonnement de l'article 23 de la convention se retourne. Les prélèvements sociaux français restent dus sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières de source française, le taux réduit de 7,5 % supposant deux conditions cumulatives dont la seconde échoue pour un retraité couvert par un formulaire délivré par la France. L'impôt sur la fortune immobilière continue de porter sur les biens français, sans l'abattement de 30 % sur l'ancienne résidence principale et surtout sans le plafonnement de l'article 979. Côté portugais, l'IMI et son additionnel suivent la valeur patrimoniale fiscale et non le prix payé. Chaque opération sur une enveloppe française se prépare avant l'ordre, jamais après.
T+24 mois avant retour — Ce qui reste ouvert, et ce qui ne l'est pas
L'article 155 B du CGI est réservé aux personnes appelées de l'étranger à occuper un emploi dans une entreprise établie en France, et le § 80 du BOI-RSA-GEO-40-10-10 écarte celles qui viennent exercer un emploi en France de leur propre initiative : l'entrepreneur qui rentre du Portugal pour créer sa société y est étranger. Ce qui reste ouvert : la limitation d'assiette d'impôt sur la fortune immobilière de l'article 964, qui n'exige aucun appel de l'étranger, et le dégrèvement de l'exit tax, qui joue de plein droit. Le dégrèvement efface l'impôt de départ, il n'efface pas la matière imposable. Deux points se préparent avant le retour et non après : la déclaration des comptes et contrats étrangers, dont les sanctions relèvent de deux articles distincts du CGI, et la reconstitution des prix de revient avant la première cession, distribution ou demande de rachat.
Pour approfondir
Pourquoi nous faire confiance pour votre patrimoine entre la France et le Portugal ?
Notre engagement : dater chaque affirmation, chiffrer avant de recommander, et vous dire quand la réponse est non — avec une méthode écrite, une coordination métier par métier des professionnels habilités sur place et une transparence totale sur les frais.
L'article 155 Bsuppose d'avoir été appelé de l'étranger
La question arrive rarement au moment du départ. Elle arrive cinq ou huit ans plus tard, pour une raison qui n'a souvent rien de fiscal — et, sur ce dossier, très souvent parce que le régime portugais s'éteint. Et la réponse déçoit : l'article 155 B du CGIne récompense pas le fait d'avoir vécu à l'étranger, il vise les personnes appelées de l'étrangerà occuper un emploi dans une entreprise établie en France. Le § 80 du BOI-RSA-GEO-40-10-10 écarte expressément « les personnes venues exercer un emploi en France de leur propre initiative ». L'indépendant installé à Porto qui rentre créer sa société en France est venu de sa propre initiative : il est hors du régime. C'est exactement le profil que ce guide accompagne à l'aller.
- La mobilité intragroupe ouvre le régime ; le recrutement en réponse à une offre depuis Lisbonne, beaucoup plus difficilement
- La limitation d'assiette d'IFI de l'article 964 n'exige aucun appel de l'étranger : elle reste ouverte à tous les profils de retour
- L'année du retour, le nombre de déclarations dépend de la situation antérieure : celui qui n'avait aucun revenu de source française imposable en France n'en dépose qu'une
- Le dégrèvement de l'exit tax efface l'impôt de départ, il n'efface pas la matière imposable : le prix de revient historique subsiste
- Le Portugal assimile la perte de la qualité de résident à une aliénation onéreuse pour les crypto-actifs : c'est un sujet entier, et il n'est pas tranché

Votre référent expatriation
Clément Chatelain
Directeur Groupe Hagnéré Patrimoine
"Sur un dossier portugais, la première question n'est pas le montant de vos revenus : c'est la date à laquelle vous êtes devenu résident fiscal, et la catégorie dont relève chaque flux. Une pension reste au barème, y compris pour un bénéficiaire de l'IFICI. Quand nous reprenons le calcul en partant de là, la conclusion change souvent — et dans une part réelle des dossiers, elle devient un conseil de rester. Nous le disons avant la signature, pas après."
Ce que nos clients disent
Retours publics laissés par nos clients sur Trustpilot, regroupés ici pour vous donner une idée concrète de notre accompagnement. Ils portent sur le cabinet en général et ne constituent ni une promesse de performance ni une garantie de résultat.
Professionnalisme et pédagogie
J'ai été accompagné pour optimiser ma fiscalité et diversifier mes placements. L'équipe a pris le temps de tout m'expliquer simplement, sans jargon, et m'a proposé une stratégie parfaitement adaptée à ma situation. On sent un vrai souci du conseil, pas de la vente à tout prix. Je recommande vivement !
Un accompagnement sur mesure !
Excellente expérience ! Mon conseiller a su analyser l'ensemble de mon patrimoine et me proposer des solutions personnalisées pour préparer ma retraite et réduire mes impôts. Suivi régulier, réactivité et transparence : un service haut de gamme. Je recommande les yeux fermés !!
Pédagogie · 18 termesGlossaire des termes utilisés sur cette page
Glossaire des termes utilisés sur cette page
Questions fréquentes — expatrié au Portugal.
Les questions que nous entendons le plus souvent, avec des réponses qui n'évitent ni les mauvaises nouvelles ni les points que le droit portugais ne tranche pas. Pour aller plus loin, notre guide expatrié Portugal traite le sujet en 34 chapitres.
Catégories
Pas trouvé votre réponse ?
Un conseiller expatriation Portugal vous rappelle sous 24 h.
- Non. Un Français peut entrer au Portugal sans visa puisqu’il est citoyen de l’Union européenne. Si son séjour dépasse trois mois, il doit en principe demander le CRUE auprès de la Câmara Municipal, dans les trente jours qui suivent ces trois premiers mois. La procédure diffère pour un conjoint ou un enfant non citoyen de l’Union : une carte de séjour de membre de famille dans le circuit AIMA, des pièces propres et parfois un visa selon la nationalité peuvent être nécessaires. Le CRUE règle le séjour, pas la résidence fiscale, l’affiliation sociale ou le financement des soins. Préparez donc une fiche par membre du foyer, puis vérifiez séparément séjour, adresse fiscale, sécurité sociale et santé.
Quelle situation vous décrit le mieux ?
Un point de départ ciblé pour aller plus vite. Chaque profil ouvre un échange préparé sur les sujets qui vous concernent en priorité.
Vivez-vous au Portugal ou y partez-vous bientôt ?
Hagnéré Patrimoine est votre cabinet pour la gestion de patrimoine d'expatrié au Portugal : nous partons du texte — l'exonération de l'article 81.º n.º 4 du CIRS couvre les catégories A, B, E, F et G, la catégorie H des pensions n'y figure pas —, puis nous instruisons la question qui décide vraiment, celle de la date à laquelle vous êtes devenu résident fiscal, avant de chiffrer le barème, l'immobilier portugais et ce que vous laissez en France. Le cabinet n'est pas habilité à délivrer un avis de droit portugais : nous coordonnons avocats fiscalistes franco-portugais, contabilistas certificados, notaires, agents immobiliers et conseils en immigration sur place, et nous organisons cette mise en relation. Un bilan patrimonial d'1 h est offert, sans engagement. Il ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale ni une recommandation personnalisée.
Cabinet basé à Chambéry · 7 Rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry · RDV en visio (Paris / Lisbonne) · WhatsApp disponible · +33 3 74 47 20 18 · backoffice@hagnere-patrimoine.fr
Revue éditoriale et patrimoniale par Quentin Hagnéré.
Découvrez nos pages dédiées
Hagnéré Patrimoine est cabinet de conseil en gestion de patrimoine immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 pour les statuts CIF, COA et COBSP. Sa carte professionnelle de transaction immobilière, dite Carte T n° CPI 7301 2024 000 000 014, est délivrée par la CCI de Chambéry. Conformément à nos statuts, nous n'exerçons pas la profession d'avocat au sens de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971.
Certaines prestations citées sur cette page comportent une dimension juridique ou fiscale spécialisée — analyse de résidence et de chronologie France-Portugal, qualification conventionnelle des revenus et des jours travaillés, coordination A1 / S1, examen conditionnel de l'IFICI sans présumer l'éligibilité, qualification portugaise des PEA, PER, assurances-vie, comptes, titres et cryptoactifs, analyse de l'immobilier français et portugais, de l'IFI, de l'IMI et de l'AIMI, étude opérationnelle d'une activité indépendante, d'une Lda ou d'une société française dirigée depuis le Portugal, coordination civile et fiscale d'une donation, d'une succession ou d'un retour en France. Lorsqu’elles sont nécessaires, ces prestations doivent être confiées à des professionnels externes effectivement habilités, notamment avocats fiscalistes français et portugais, notaires, experts-comptables ou contabilistas certificados, spécialistes sociaux, assureurs, banques et intermédiaires externes effectivement habilités pour le service concerné. Selon le dossier et avec l’accord du client, Hagnéré Patrimoine peut aider à les identifier et à coordonner les échanges ; chaque professionnel intervient sous sa propre responsabilité et sa propre lettre de mission. Le cabinet reste dans les limites territoriales et matérielles de ses statuts et habilitations.
Le contenu de la présente page a une visée informative et pédagogique et ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une consultation juridique au sens de l'article 54 de la loi du 31 décembre 1971. Les règles fiscales relatives à la convention fiscale France-Portugal du 14 janvier 1971 modifiée par l'avenant du 25 août 2016 et par les effets applicables de la convention multilatérale, règlements européens de coordination sociale 883/2004 et 987/2009, accord-cadre européen sur le télétravail transfrontalier habituel et règlement (UE) 650/2012 dépendent de votre résidence effective, de la nature de vos revenus, de votre nationalité et de votre situation familiale. Pour une stratégie adaptée à votre situation personnelle, faites valider votre dossier par les professionnels habilités compétents.
Veille réglementaire — Assurance-vie luxembourgeoise (LC CAA 26/1 et 26/2) : le Commissariat aux Assurances du Luxembourg a publié, le 1er février 2026, la Lettre Circulaire 26/1 relative aux règles d’investissement des produits d’assurance-vie liés à des fonds d’investissement. La classification N/A/B/C/D concerne les preneurs et conditionne l’accès à certaines architectures ; elle ne constitue pas une liste de cinq véhicules. La Lettre Circulaire 26/2, publiée le même jour, modifie séparément les règles de dépôt des actifs représentatifs. Pour un contrat existant, un nouveau versement, un avenant ou un dépositaire hors EEE, l’assureur et les professionnels habilités doivent confirmer le cadre applicable, l’éligibilité des supports, les risques, les frais et les règles de commercialisation transfrontalière.
Points de vigilance spécifiques Portugal : (i) le seuil de 183 jours n'est pas le seul critère portugais et ne tranche pas une double résidence : les droits internes sont testés avant les critères successifs de la convention France–Portugal ; (ii) l'ancien régime RNH est fermé au nouvel arrivant ordinaire ; une situation historique exige la preuve de son maintien, tandis que l'IFICI vise des personnes, activités et branches précises — son taux de 20 % n'est ni général ni applicable à tous les revenus ou pensions ; (iii) le seuil social ordinaire d'activité substantielle d'au moins 25 % et l'accord-cadre sur le télétravail, applicable sur demande et sous conditions lorsque le télétravail atteint 25 % mais reste strictement inférieur à 50 %, ne remplacent ni l'analyse fiscale, ni les obligations de droit du travail ou de paie ; (iv) conserver un PEA, un PER, un livret ou une assurance-vie française ne transporte pas automatiquement leur traitement fiscal français au Portugal : qualification, revenus, arbitrages, retraits, décès, déclaration et acceptation du prestataire sont vérifiés actif par actif ; (v) l'IFI français et l'AIMI portugais ont des territorialités et assiettes distinctes : leur coexistence ne crée pas à elle seule un crédit d'impôt automatique ; (vi) une Lda ou une holding ne neutralise ni la direction effective, ni l'établissement stable, la substance, la paie, la TVA, les cotisations, les garanties ou les règles anti-abus ; (vii) il n'existe pas de convention fiscale générale France–Portugal couvrant les successions et donations ; (viii) le règlement (UE) 650/2012 détermine la loi civile applicable à la succession, pas sa fiscalité : testament, régime du couple, donations antérieures, bénéficiaires, assurance-vie et éventuels crédits d'impôt sont coordonnés séparément ; (ix) un retour en France exige une nouvelle analyse de résidence, d'IFI, de prix de revient et de déclarations ; l'article 155 B du CGI est testé séparément sans présumer l'éligibilité ; (x) tout conseil réglementé, toute recommandation ou distribution de produit dépend du pays, du service, du produit, de l'habilitation territoriale et de l'acceptation de l'établissement concerné.

