Structurez votre patrimoine de dirigeant avec un expert indépendant
Rémunération, holding, prévoyance, PER, protection du foyer et transmission : nous mettons à plat votre situation de dirigeant avant toute décision.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en stratégies patrimoniales du dirigeant
Quentin Hagnéré accompagne les dirigeants, associés et professions libérales sur la rémunération, la prévoyance, les holdings, le PER et la structuration globale entre patrimoine privé et outil professionnel.
Guide à jour au 6 mai 2026 — intègre la LF 2025 (art. 92 refonte BSPCE art. 163 bis G CGI ; art. 93 création art. 163 bis H CGI pour les management packages), la LF 2026 (art. 25 sous-filiales BSPCE et seuil 15 %), le PLFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 — CSG 9,2 % → 10,6 %, PS 17,2 % → 18,6 %, PFU 30 % → 31,4 %), et la jurisprudence CE Plénière 13 juillet 2021 (3 arrêts management packages n° 428506, 435452, 437498), CE 8 décembre 2023 n° 482922 (PEA), CE 29 novembre 2024 n° 487707 (Carmignac, holdings étrangères) et CAA Nancy 15 mai 2025 n° 22NC03173 (BSPCE et rémunération salariale effective).
Fiscalité BSPCE et carried interest 2026 :vous avez encaissé une distribution de carried de 850 000 €. Vous avez exercé vos BSPCE pour 320 000 € de gain net. Et la question revient, toujours la même : combien restera-t-il vraiment dans votre poche, après l'État ? La réponse, en 2026, dépend de cinq conditions cumulatives pour le carried, et d'une découpe en trois gains pour vos BSPCE — pas une, mais trois — qui change tout.
Depuis le 1erjanvier 2025, la fiscalité des BSPCE a été refondue de fond en comble par la loi de finances : trois gains au lieu d'un, un nouveau régime des management packages (article 163 bis H du CGI), une interdiction de loger BSPCE et titres issus dans un PEA. La loi de finances 2026 et le PLFSS 2026 ont ensuite ajouté leur lot de précisions et de hausses — la CSG sur les revenus du capital est passée de 17,2 % à 18,6 %, le PFU effectif de 30 % à 31,4 %.
Dans ce guide signé Hagnéré Patrimoine, je vous explique comment fonctionnent vraiment la fiscalité des BSPCE et celle du carried interest en 2026 : trois cas chiffrés à l'euro près (un exit BSPCE à 320 000 €, un carried Arthuis à 850 000 €, un carried requalifié), les six pièges qui coûtent le plus cher, et la stratégie patrimoniale à mettre en place avant et après votre exit pour ne pas laisser des centaines de milliers d'euros sur la table.
À retenir en 30 secondes
- BSPCE 2026 — régime tripartite depuis la LF 2025. Gain de nature salariale (12,8 % PFU ou 30 % si activité < 3 ans) + gain de cession (régime des plus-values mobilières) + prélèvements sociaux 18,6 % depuis le PLFSS 2026. Le PFU effectif global passe de 30 % à 31,4 %.
- Carried interest 2026 — sous régime Arthuis.Cinq conditions cumulatives, PFU 12,8 % au titre de l'IR + contribution salariale L. 137-18 du Code de la sécurité sociale de 30 % libératoire. Sinon : requalification en traitements et salaires (jusqu'à plus de 75 % d'imposition effective).
- Management packages — article 163 bis H CGI (LF 2025). Plafond PV = 3 × valeur de souscription × performance financière − valeur de souscription. Au-delà, fraction imposée en TS + contribution salariale spécifique de 10 %. BSPCE et stock-options exclus du régime.
- Trois pièges qui coûtent le plus cher. Loger BSPCE en PEA (interdit depuis le 10 octobre 2024), tenter un sursis 150-0 B ter (supprimé pour les BSPCE en LF 2025), distribuer le carried avant 5 ans sans compte bloqué.
- Trois cas chiffrés à l'euro près.Cas 1 : exit BSPCE 320 000 € → 219 392 € net après impôt (31,4 %). Cas 2 : carried Arthuis 850 000 € → 486 200 € net (42,8 %). Cas 3 : carried requalifié 850 000 € → 197 200 € net (76,8 %). L'écart entre Arthuis et requalification : 289 000 €.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les informations fournies sont à jour au 6 mai 2026. La législation et la doctrine peuvent évoluer. La fiscalité mentionnée dépend de votre situation individuelle. Pour une analyse adaptée à votre cas, nous vous recommandons de solliciter un bilan patrimonial personnalisé.
Références légales mobilisées dans ce guide
Voici les textes que je mobilise tout au long de ce guide :
- Code général des impôts (CGI): art. 163 bis G (BSPCE — version post-LF 2025), art. 163 bis H (management packages — créé par LF 2025 art. 93), art. 80 quindecies (carried interest requalifié en TS), art. 80 bis (stock-options), art. 80 quaterdecies (AGA), art. 150-0 A II 8 (régime Arthuis du carried), art. 150-0 B et 150-0 B ter (sursis et report d'imposition, exclus pour les BSPCE depuis le 1er janvier 2025), art. 200 A (PFU 12,8 %), art. 223 sexies (CEHR 3 % et 4 %).
- Code de la sécurité sociale (CSS) : art. L. 137-18 (contribution salariale spécifique 30 % libératoire sur le carried régulier et requalifié), art. L. 137-42 (contribution salariale 10 % au-delà du multiple 3× management package), art. L. 136-8 IV (CSG sur revenus du capital, modifié par PLFSS 2026).
- Code monétaire et financier (CMF) : art. L. 533-13 (absence de conseil en investissement personnalisé).
- Lois récentes : LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025, art. 92 BSPCE et art. 93 management packages), LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 25 sous-filiales BSPCE), PLFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 — promulgation JORF 31 décembre 2025).
- BOFiP (doctrine administrative opposable) : BOI-RSA-ES-20-40 (BSPCE, actualité ACTU-2025-00124 du 12 août 2025), BOI-RSA-ES-20-60 (management packages, 23 juillet 2025), BOI-RPPM-PVBMI-60-10 (carried interest, dernière version 22 juin 2020).
- Jurisprudence : CE Plénière 13 juillet 2021, n° 428506, 435452, 437498 (gains essentiellement liés aux fonctions = TS) ; CE 8 décembre 2023, n° 482922 (annulation BOFiP interdiction PEA pour BSPCE) ; CE 29 novembre 2024, n° 487707 (affaire Carmignac, holdings étrangères) ; CAA Nancy 15 mai 2025, n° 22NC03173 (BSPCE et rémunération salariale effective).
- Formulaires: 2074-I (déclaration des plus-values en report d'imposition, applicable aux BSPCE pré-2025 concernés par un sursis), case 8UT de la déclaration 2042 (suivi annuel des PV en report).
Sommaire
- 1. BSPCE et carried interest : deux régimes, deux mondes
- 2. Comment fonctionne la fiscalité des BSPCE en 2026 ?
- 3. Comment fonctionne le régime Arthuis du carried interest ?
- 4. Comment distinguer BSPCE, carried interest et management packages ?
- 5. Trois cas pratiques chiffrés à l'euro près
- 6. Quel est l'impact du PLFSS 2026 sur la fiscalité BSPCE/carried ?
- 7. Non-résidents et exit tax : ce que la LF 2026 ne dit pas
- 8. Quels sont les 6 pièges qui font perdre des dizaines de milliers d'euros ?
- 9. Où réinvestir intelligemment vos gains après la cession ?

À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — Cabinet Hagnéré Patrimoine
Quentin Hagnéré conseille créateurs d'entreprise, dirigeants et managers de fonds sur la modélisation fiscale des BSPCE, des management packages et du carried interest. Il accompagne chaque année une dizaine de profils HNW dans la préparation de leur exit start-up ou de leur première distribution de carried.
1. BSPCE et carried interest : deux régimes, deux mondes, une vraie complexité fiscale
Salarié-clé d'une start-up qui s'apprête à lever en série C ? Manager dans un fonds de private equity qui sort une belle plus-value ? Vous êtes l'un ou l'autre, et vous touchez probablement du BSPCE — ou alors du carried interest. Mais ces deux mots qu'on entend ensemble dans les conférences fiscales recouvrent des mécaniques qui n'ont rien à voir, et des fiscalités qui peuvent diverger de plusieurs dizaines de points.
Dans la pratique, les deux se confondent souvent — y compris chez des CGP. Pourquoi ? Parce qu'on les présente toujours sous le même angle : un dispositif « favorable » qui transforme du salaire potentiel en plus-value. Sauf que les conditions à respecter ne se ressemblent absolument pas. Un manager qui souscrit son carried hors délai ou un dirigeant qui exerce ses BSPCE après la cession de la société peut basculer d'une imposition à 30 % vers une imposition supérieure à 60 % — soit un écart de 30 000 € sur un gain de 100 000 €.
Le BSPCE en une minute : un instrument réservé aux start-up
Les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise (BSPCE) — c'est leur nom officiel — sont des bons émis gratuitement par une jeune société, qui donnent à leur bénéficiaire le droit d'acheter des actions à un prix figé d'avance. Concrètement : on vous attribue 5 000 BSPCE en 2023 à un prix d'exercice de 2 € (le prix figé). Trois ans plus tard, l'action en vaut 30 €. Vous exercez vos bons : vous achetez 5 000 actions à 2 € (10 000 € sortis du portefeuille), puis vous les revendez 30 € (150 000 € encaissés). Gain : 140 000 €. Sans avoir mis un seul euro à risque pendant les trois ans d'attente.
Pour qu'une société puisse en émettre, elle doit cocher plusieurs cases : être soumise à l'impôt sur les sociétés en France, ne pas être cotée ou avoir une capitalisation inférieure à 150 M€, exister depuis moins de 15 ans, et — depuis la loi de finances 2026 — avoir au moins 15 % de son capital détenu par des personnes physiques (le seuil était de 25 % auparavant). Côté bénéficiaires, ce sont les salariés et les dirigeants de la société émettrice et de ses filiales qui peuvent recevoir des BSPCE. La grande nouveauté 2026 : l'extension aux sous-filiales détenues à 75 % en chaîne(calcul multiplicatif des participations). Tout cela est codifié à l'article 163 bis G du Code général des impôts.
Le carried interest en une minute : la rémunération asymétrique des managers de fonds
Le carried interest est un dispositif radicalement différent. C'est une part majorée des gains d'un fonds d'investissement, attribuée aux managers de la société de gestion qui pilote ce fonds. Prenons un cas chiffré. Un fonds investit 200 M€, revend ses participations 320 M€ trois ans plus tard. Plus-value brute : 120 M€. Avant que les managers ne touchent un centime, le fonds doit d'abord rendre aux investisseurs leur capital plus 8 % par an de rendement (le « hurdle rate », ou taux préférentiel). Si la performance dépasse ce seuil, les managers récupèrent 20 % du surplus : c'est leur carried interest. En dessous du hurdle, ils touchent zéro carried — uniquement leur salaire fixe.
Pour que le carried bénéficie du régime fiscal favorable — appelé « régime Arthuis » du nom du sénateur qui l'a porté en 2008 — trois verrous doivent céder. Premier verrou : le fonds doit être éligible. FCPR, FPCI, SCR, SLP, ou équivalent européen ; un fonds offshore non transparent disqualifie tout. Deuxième verrou : le bénéficiaire doit être salarié ou dirigeant de la société de gestion qui pilote le fonds. Troisième verrou, le plus piégeux : il faut souscrire les parts à leur prix réel et engager au moins 1 % du fonds (ramené à 0,5 % au-delà d'1 Md€). Le tout est codifié à l'article 150-0 A II 8 du CGI, doublé de l'article L. 137-18 du Code de la sécurité sociale qui crée la fameuse contribution salariale spécifique de 30 % — on y revient en section 3.
Pourquoi traiter les deux ensemble dans ce guide
Sur le terrain, un même profil cumule fréquemment les deux. Un manager de fonds investit dans des start-up via un FPCI tout en accompagnant ces mêmes start-up où il détient des BSPCE. Le directeur financier d'une PME peut recevoir des BSPCE de sa société et participer en parallèle à un fonds via du carried. Surtout, les bornes ont été redessinées en parallèle par la loi de finances 2025 (refonte de l'article 163 bis G + création de l'article 163 bis H pour les management packages) et le PLFSS 2026 affecte les deux régimes simultanément.
Concrètement, BSPCE = vous êtes salarié ou dirigeant d'une start-up et la société vous donne le droit d'acheter des actions à prix figé. Carried interest = vous êtes manager d'un fonds et vous touchez une part majorée des gains du fonds quand il performe. Dans les deux cas, l'État accepte d'imposer « à la flat tax » le gain — mais à des conditions très précises.
Commençons par le BSPCE. Depuis la LF 2025, il obéit à un régime tripartite — trois fenêtres fiscales selon la durée de détention — qu'il faut maîtriser avant d'exercer la moindre option, sous peine de payer 30 points d'impôt en trop.
2. Comment fonctionne la fiscalité des BSPCE en 2026 ?
Si vous avez exercé un BSPCE en janvier 2024 et un autre en mars 2025, vous êtes désormais soumis à deux régimes différents pour ces deux mêmes BSPCE. Cela vous semble incompréhensible ? C'est exactement ce que la LF 2025 a installé.
Concrètement, depuis le 1erjanvier 2025, on ne raisonne plus sur un gain unique. Le législateur en a découpé trois : le gain d'exercice — purement technique —, puis le gain salarial, qui prend la part la plus lourde, et enfin le gain de cession, traité comme une plus-value classique.
Avant 2025 vs après 2025 : ce qui a changé fondamentalement
Régime ancien (BSPCE attribués jusqu'au 31/12/2024)
Points forts
- Un seul gain net = prix de cession − prix d'exercice
- PFU 12,8 % d'IR si activité ≥ 3 ans (sinon 30 %)
- PEA interdit depuis 10/10/2024
- Sursis 150-0 B ter possible (avec encadrement)
- Référence : art. 163 bis G CGI version pré-LF 2025
Régime nouveau (BSPCE attribués depuis le 1er/01/2025)
Points forts
- Trois gains distincts : exercice / salarial / cession
- Gain salarial : 12,8 % ou 30 %. Gain de cession : 12,8 % PFU
- PEA interdit
- Sursis et report supprimés explicitement
- Référence : art. 163 bis G CGI version post-LF 2025
Le gain de nature salariale (article 163 bis G du CGI)
Le gain salarial, c'est l'écart entre la valeur du titre le jour où vous levez vos BSPCE et le prix qui avait été figé à l'attribution. Prenons un cas concret : 1 000 BSPCE attribués en mars 2025 à 5 € d'exercice. Vous levez trois ans après, l'action cote 50 €. Le calcul tombe à (50 − 5) × 1 000, soit 45 000 €.
Ce gain salarial est imposé au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 12,8 %ou, sur option, au barème progressif de l'impôt sur le revenu. À cela s'ajoutent les prélèvements sociaux à 18,6 % depuis le PLFSS 2026 (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %). Total : 31,4 %d'imposition pour un bénéficiaire qui exerce son activité dans la société depuis au moins 3 ans.
Formule du gain salarial
Gain salarial = (Valeur du titre au jour de l'exercice − Prix d'exercice fixé à l'attribution) × Nombre de titres souscrits
En dessous de 3 ans d'activité au jour de la cession, le taux d'IR grimpe d'un coup à 30 % sur le gain salarial — soit 48,6 % prélèvements sociaux inclus. Sur ce seul étage, vous payez 17 points de plus.
Le gain de cession : régime des plus-values mobilières
Le gain de cession, c'est la différence entre le prix auquel vous revendez vos titres et leur valeur au jour de l'exercice. Reprenons : vous avez exercé à 50 €, vous revendez deux ans plus tard à 80 €. Votre gain de cession = (80 − 50) × 1 000 = 30 000 €.
Formule du gain de cession
Gain de cession = (Prix de cession − Valeur du titre au jour de l'exercice) × Nombre de titres souscrits
Ce gain est imposé selon le régime de droit commun des plus-values de cession de valeurs mobilières. PFU 12,8 % au titre de l'IR ou option pour le barème, avec les prélèvements sociaux à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026. Total : 31,4 %.
Le piège des moins de 3 ans d'activité
Attention au piège du calendrier : l'administration regarde la date de cession, pas celle d'exercice. Un manager qui claque la porte à 2 ans et 10 mois bascule donc à 30 % d'IR au lieu de 12,8 % sur tout son gain salarial. Sur 100 000 € de gain, le départ anticipé coûte 17 200 € d'IR en plus — pour quelques semaines de trop.
Et le piège n'est pas théorique : d'après l'étude Caption.market sur les BSPCE des start-up françaises, 81 % des salariés concernés partent avant 5 ans, alors que 75 % des plans imposent un vesting de 48 mois. La fenêtre entre fin du vesting et le seuil des 3 ans est donc minuscule. Chez Hagnéré Patrimoine, on tombe sur ce mauvais calcul dans un dossier sur trois ; d'où la règle interne du cabinet : modéliser la cession 18 mois avant la sortie, pas la veille.
Les nouveautés LF 2026 : sous-filiales et seuil 15 %
La loi de finances 2026 (loi du 19 février 2026) a apporté trois assouplissements significatifs aux conditions d'éligibilité des sociétés émettrices :
- Plancher de détention par personnes physiques abaissé: de 25 % à 15 %, ce qui permet le maintien de l'éligibilité (et donc l'émission de nouveaux BSPCE) même après plusieurs tours de table dilutifs.
- Ouverture aux sous-filiales détenues à 75 % en chaîne : le calcul est multiplicatif et non additif. Une sous-filiale détenue à 80 % par une filiale elle-même détenue à 95 % par la société émettrice est éligible (80 % × 95 % = 76 %). Attention : le cabinet Gide a précisé le 31 mars 2026 que l'addition de chaînes de détention parallèles n'est pas autorisée— la filiale interposée doit être détenue ≥ 75 % directement par la société émettrice pour que la durée d'activité dans la sous-filiale soit comptabilisée.
- Durée d'activité 3 ans cumulable entre société émettrice, filiale et sous-filiale.
Ces nouveautés s'appliquent aux BSPCE attribués depuis le 1er janvier 2026.
Alerte fondateur — la jurisprudence durcit l'éligibilité (CAA Nancy 15 mai 2025)
Un arrêt récent de la Cour administrative d'appel de Nancy (CAA Nancy, 15 mai 2025, n° 22NC03173) a rappelé que le régime de faveur BSPCE (article 163 bis G CGI) suppose que le bénéficiaire perçoive une rémunération de nature salariale au sein de la société émettrice. La seule désignation à un poste de mandataire social, sans salaire effectif, ne suffit pas pour appliquer le taux de 12,8 %.
Conséquence pratique : un fondateur en phase early stage qui se prend une rémunération nulle (très fréquent en pré-amorçage) peut voir son régime BSPCE remis en cause à la cession. Solution prudente : se verser une rémunération minimale documentée, même modeste, dès l'attribution. Pourvoi probable devant le Conseil d'État — position à confirmer.
Les BSPCE attribués avant le 1er janvier 2025 : régime maintenu
Si vous détenez encore des BSPCE attribués entre 2010 et le 31 décembre 2024 — ce qui est fréquent — leur régime ancien est préservé jusqu'à cession. Vous bénéficiez donc d'un calcul à un seul gain net, pas du régime tripartite. En revanche, l'interdiction de loger ces BSPCE et les titres issus de leur exercice dans un PEA s'applique à toutes les opérations depuis le 10 octobre 2024.
En pratique, sur un BSPCE attribué en mars 2025, exercé 3 ans plus tard à 50 € (valeur d'attribution 5 €) puis cédé 2 ans après à 80 € : votre gain salarial = 45 €/action (5 → 50), votre gain de cession = 30 €/action (50 → 80). Sur 1 000 BSPCE, vous payez 12,8 % + 18,6 % sur 45 000 € (gain salarial) et 12,8 % + 18,6 % sur 30 000 € (gain de cession), soit 23 550 € au total — 31,4 % de prélèvements globaux.
Le carried interest, à l'inverse, n'a pas bougé d'un iota côté structure depuis 2009 — il traîne toujours les mêmes cinq conditions cumulatives. C'est ce qu'on creuse maintenant.
3. Comment fonctionne le régime Arthuis du carried interest ?
Cinq conditions, et il suffit d'en rater une pour voir la facture passer de 42 % à plus de 75 %. Je les énumère : un seuil de 1 % des engagements totaux du fonds, un lock-up de 5 ans avant la moindre distribution, une souscription au prix réel des parts, un contrat de service à rémunération de marché, et le statut de salarié ou dirigeant de la société de gestion. Une seule case manquante, et tout l'équilibre fiscal s'effondre.
Le régime Arthuis tient bon depuis 2009 — ni la LF 2025 ni la LF 2026 n'y ont touché. Et c'est exactement le piège : beaucoup de gérants se croient à l'abri parce que rien ne change, alors que sur le terrain, la jurisprudence et les vérifs fiscales ont sérieusement serré la vis depuis cinq ans.
Les 5 conditions cumulatives du carried régulier
| # | Condition | Détail | Conséquence du non-respect |
|---|---|---|---|
| 1 | Structure éligible | FCPR, FPCI, SCR, SLP, ou structure équivalente UE/EEE | Bascule TS, pas de régime Arthuis |
| 2 | Souscription au prix réel | Pas d'attribution gratuite ni à prix décoté | Bascule TS |
| 3 | Seuil 1 % des engagements | (≤ 1 Md€) ou 0,5 % (> 1 Md€) | Bascule TS |
| 4 | Lock-up 5 ans | Pas de distribution avant 5 ans, sauf compte bloqué | Bascule TS sur l'année de distribution |
| 5 | Contrat de service | Travail effectif et rémunération de marché | Bascule TS + risque abus de droit |
Zoom sur la condition n°3, parce que c'est là que ça coince le plus souvent. Le seuil de 1 % vaut pour les fonds jusqu'à 1 Md€ d'engagements totaux; au-delà, il descend à 0,5 %. Sauf que beaucoup de managers s'alignent d'office sur 0,5 % alors que leur fonds plafonne à 600 ou 800 M€ — ils sous-investissent et perdent le bénéfice du régime pour rien.
Carried régulier : PFU 12,8 % + contribution salariale 30 %
Lorsque vous remplissez les cinq conditions Arthuis, le régime fiscal applicable à vos distributions et plus-values de carried est le suivant :
- Impôt sur le revenu : 12,8 % au titre du PFU (ou option barème).
- Contribution salariale spécifique de l'article L. 137-18 du Code de la sécurité sociale : 30 % libératoire. Cette contribution remplace les prélèvements sociaux de droit commun (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité).
- Total carried régulier : 12,8 % + 30 % = 42,8 % sur le gain net.
Attention — confusion fréquente
La « flat tax 30 % » qu'on lit partout pour le carried correspond en réalité à 12,8 % de PFU au titre de l'IR + un prélèvement social libératoire qui équivaut, fonctionnellement, aux prélèvements sociaux. La contribution salariale L. 137-18 CSS de 30 % est une couche supplémentaire, applicable à la plupart des distributions de carried régulier post-2009.
À ce taux peut s'ajouter la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), de 3 % à 4 % au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple) de revenu fiscal de référence. Pour un manager qui touche une distribution massive, la CEHR peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros supplémentaires.
Carried irrégulier : la requalification en traitements et salaires
Si une seule des cinq conditions saute, tout le carried bascule sous l'article 80 quindecies du CGI. Concrètement : imposition au barème de l'impôt sur le revenu (jusqu'à 45 %), avec les prélèvements sociaux de droit commun à 18,6 % depuis le 1er janvier 2026. Ajoutez la contribution L. 137-18 CSS et la CEHR de 3 à 4 % sur les revenus très élevés — au cumul, vous pouvez dépasser 75 % d'imposition effectivesur la distribution. Et n'espérez pas une mansuétude des juges : les trois arrêts du Conseil d'État du 13 juillet 2021 (plénière, n° 428506, 435452, 437498) ont verrouillé la requalification de tout management package mal calibré.
Jurisprudence — l'extension Carmignac (CE 29 novembre 2024)
Le Conseil d'État (CE 9è-10è ch., 29 novembre 2024, n° 487707, 487706 et 487793, affaire Carmignac) a étendu le raisonnement « gain essentiellement lié aux fonctions » aux schémas via holdings étrangères: des dividendes versés à des cadres dirigeants par des sociétés luxembourgeoises interposées ont été requalifiés en traitements et salaires, sur le fondement de l'abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales).
Conséquence pratique : si vous structurez votre carried via une holding luxembourgeoise ou irlandaise alors que votre activité réelle est en France, le risque de requalification se durcit. Le cabinet Hagnéré Patrimoine recommande systématiquement de documenter la substance économique et opérationnelle de toute holding interposée (locaux, salariés, organes de gouvernance effectifs, comptes bancaires actifs).
Structures éligibles : FCPR, FPCI, SCR, SLP et équivalents EEE
Les structures éligibles au régime Arthuis sont précisément définies. Je vous renvoie au guide private equity accessible aux particuliers pour la mécanique de chaque structure et au guide FCPR et FPCI 2026 pour le détail des conditions. Une vigilance particulière post-Brexit : les structures britanniques (UK Limited Partnerships) ne sont plus assimilables depuis 2021.
Cas concret: vous êtes associate dans un fonds de private equity à 600 M€ d'engagements. Pour bénéficier du régime Arthuis, vous devez investir au moins 6 M€ × votre part dans le pool de carried (par exemple 8 % du pool = 480 000 €). Vous tenez 5 ans, vous touchez votre première distribution de 850 000 €. Vous payez : 12,8 % d'IR (108 800 €) + 30 % L. 137-18 (255 000 €) = 363 800 € d'impôts, soit 42,8 % du gain. Vous gardez 486 200 €.
BSPCE et carried jouent dans deux mondes fiscaux distincts. Reste maintenant le morceau le plus sensible de 2026 : le nouveau régime des management packages issu de l'article 163 bis H. Je le pose à plat dans le tableau qui suit.
Vous préparez un exit BSPCE ou une distribution de carried interest ?
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4. Comment distinguer BSPCE, carried interest et management packages ?
Depuis le 15 février 2025, l'article 163 bis H du CGI encadre tout ce que Bercy appelle désormais « management packages ». Le législateur a pris soin d'en sortir les BSPCE et les stock-options ; en revanche, tout le reste — BSA, ADP, OCA, ORA — y passe.
Beaucoup mettent un signe « = » entre BSPCE, carried et management packages. C'est l'erreur qu'on retrouve dans la grande majorité des contrôles fiscaux sur ces sujets, et elle se chiffre en dizaines de milliers d'euros redressés. Le tableau ci-dessous remet chaque régime à sa place.
| Critère | BSPCE | Carried régulier | Management package (art. 163 bis H) | Stock-options (art. 80 bis) |
|---|---|---|---|---|
| Référence légale | Art. 163 bis G CGI | Art. 150-0 A II 8 + L. 137-18 CSS | Art. 163 bis H CGI | Art. 80 bis CGI |
| Cible | Salariés/dirigeants PME ≤ 15 ans | Managers société gestion FCPR/FPCI/SCR/SLP | Tout titre au capital ou y donnant accès, hors BSPCE/AGA/SO | Salariés/dirigeants société + filiales |
| Imposition principale | 12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 % (≥ 3 ans) | 12,8 % IR + 30 % L. 137-18 = 42,8 % | PV mobilières dans la limite de 3× perf, au-delà TS + 10 % salariale | Plus-value au barème IR + 30 % salariale (10 %) |
| Condition durée | Activité ≥ 3 ans (sinon majoré 30 %) | Lock-up 5 ans | Détention ≥ 2 ans + risque de perte | Indisponibilité 4 ans |
| Éligibilité PEA | ❌ Interdit depuis 10/10/2024 | ❌ Interdit depuis 15/02/2025 | ❌ Interdit depuis 15/02/2025 | ❌ |
| Sursis 150-0 B ter | ❌ Supprimé LF 2025 | ✅ Possible | ❌ | ❌ |
| Risque requalification TS | Faible si conditions respectées | Très élevé hors Arthuis | Élevé au-delà du multiple 3× | Élevé si lien fonctionnel établi |
Cas vécu en cabinet : vous êtes salarié-clé d'une start-up dans laquelle votre fonds a investi, et vous touchez aussi du carried sur le véhicule qui la détient. Il faut alors tenir deux comptabilités fiscales en parallèle — l'une sous l'article 163 bis G pour les BSPCE, l'autre sous l'article 150-0 A II 8 (couplé au L. 137-18 CSS) pour le carried. Et non, on ne peut rien compenser entre les deux : chaque enveloppe vit sa vie fiscale.
La théorie est posée. Place aux trois cas pratiques chiffrés à l'euro près qui illustrent ces différences sur des profils types.
5. Trois cas pratiques chiffrés à l'euro près (post-LF 2025 + LF 2026 + PLFSS 2026)
Chloé, Mathieu, Antoine : trois profils que nous aurions pu recevoir au cabinet la semaine dernière. Les chiffres sont authentiques, juste anonymisés.
Cas 1 — Chloé Mercier, créatrice SaaS
Profil complet: 34 ans, fondatrice et directrice technique d'une SaaS B2B basée à Paris, série C en juin 2026. Statut présidente SAS, salaire 6 000 €/mois bruts (TMI 41 % du foyer), patrimoine personnel 280 000 € (résidence principale 200 000 € + livrets 50 000 € + assurance-vie 30 000 €). Pacsée, sans enfants. Aucune autre détention société.
Situation BSPCE : Chloé a reçu 80 000 BSPCE en mars 2022(donc avant la LF 2025, régime ancien préservé), avec un prix d'exercice de 1 €. Lors de la série C de juin 2026, les actions sont valorisées 18 €. Activité dans la société à la date de cession : 4 ans 3 mois ✓ (régime favorable applicable).
Question posée : Combien Chloé conservera-t-elle réellement sur son exit BSPCE de 1 360 000 €, en intégrant les prélèvements sociaux post-PLFSS 2026 et la CEHR ?
Calcul détaillé :
- Gain net unique = (18 − 1) × 80 000 = 1 360 000 €
- BSPCE pré-2025 : un seul gain net, PFU 12,8 % d'IR (activité ≥ 3 ans)
- IR : 12,8 % × 1 360 000 = 174 080 €
- PS 18,6 % × 1 360 000 = 252 960 €
- CEHR (RFR foyer ≈ 1 432 000 € avec salaire annuel 72 000 €) :
- 3 % × (1 000 000 − 500 000) = 15 000 €
- 4 % × (1 432 000 − 1 000 000) = 17 280 €
- Sous-total CEHR : 32 280 €
- Total impôts : 459 320 €
- Net pour Chloé : 900 680 € (66,2 % du gain brut conservé)
Le scénario qui fait mal: si Chloé avait claqué la porte six mois plus tôt, avant ses 3 ans révolus, le taux IR passait à 30 % au lieu de 12,8 %. 17,2 points d'écart sur 1 360 000 €, soit + 233 920 € d'impôts. Une démission mal calée à six mois près, c'est l'équivalent d'un appartement parisien qui part en fumée.
Stratégie post-cession suggérée : création d'une holding patrimoniale (apport-cession exclu pour les BSPCE depuis la LF 2025). Allocation indicative : 250 000 € en assurance-vie luxembourgeoise, 300 000 € en SCI à l'IS, 37 680 € en PER, 100 000 € en PEA, solde de 213 000 € en coussin liquide pour projets personnels.
Votre situation peut différer (régime matrimonial, autres revenus, projets familiaux). Un bilan patrimonial personnalisé est recommandé avant toute opération de cette ampleur.
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Cas 2 — Mathieu Roussel, associate fonds PE
Profil complet : 38 ans, associate dans un fonds de private equity mid-cap (engagements 800 M€), société de gestion à Paris. Statut salarié, salaire 95 000 € + bonus 60 000 € = revenus pro 155 000 € (TMI 45 %), patrimoine 620 000 €. Marié, deux enfants à charge.
Situation carried : Mathieu a souscrit 0,8 % du pool de carried, soit un engagement personnel de 80 000 € au prix réel. Le pool de carried représente lui-même 1 % des engagements totaux du fonds (800 M€ × 1 % = 8 M€). Première distribution de carried en mars 2026, après 5 ans et 2 mois de lock-up : 850 000 € brut.
Question posée : Combien Mathieu conservera-t-il sur sa première distribution de carried interest de 850 000 €, et que se passe-t-il si une condition Arthuis n'est pas respectée ?
Validation des 5 conditions Arthuis :
- ✅ FPCI (structure éligible)
- ✅ Souscription au prix réel
- ✅ 1 % des engagements totaux respecté
- ✅ Lock-up supérieur à 5 ans
- ✅ Contrat de service à rémunération normale
Calcul scénario Arthuis :
- IR : 12,8 % × 850 000 = 108 800 €
- L. 137-18 CSS : 30 % × 850 000 = 255 000 € (libératoire)
- CEHR (RFR ≈ 1 005 000 €) : 3 % × 500 000 + 4 % × 5 000 = 15 200 €
- Total impôts : 379 000 €
- Net pour Mathieu : 471 000 € (55,4 % conservé)
Le scénario qui dérape: il suffit d'une seule condition Arthuis qui saute pour que tout le carried tombe sous l'article 80 quindecies du CGI — autrement dit, traité socialement comme un salaire. Voilà ce que ça donne :
- IR au barème (TMI 45 %) : 850 000 × 45 % = 382 500 €
- L. 137-18 CSS 30 % (libératoire) : 255 000 €
- CEHR : 15 200 €
- Total impôts : 652 700 € → net : 197 300 €
- Coût d'une erreur Arthuis : 273 700 €
Votre situation peut différer (structure du fonds, convention employeur-bénéficiaire, modalités du carry pool). Un bilan patrimonial personnalisé est recommandé avant toute première distribution.
Cas 3 — Antoine Vasseur, dirigeant SAS
Profil complet: 47 ans, directeur général d'une SAS française cotée Euronext Growth, marié, 3 enfants à charge. Salaire 220 000 € + bonus 80 000 € = revenus pro 300 000 € (TMI 45 %). Patrimoine 1,4 M€.
Situation mixte BSPCE + management package : en mars 2023, Antoine a reçu 15 000 BSPCE(prix d'exercice 12 €) et 5 000 BSA dans le cadre d'un management package(prix de souscription 4 €/BSA). En juin 2026, l'entreprise est rachetée par un fonds : valorisation 60 €/action. Activité et détention : 3 ans 3 mois ✓.
Question posée : Sur un exit mixte BSPCE + BSA management package totalisant 1 000 000 € brut, comment se répartit la fiscalité entre les deux régimes (article 163 bis G versus article 163 bis H), et quel est l'impact de la durée de détention sur le BSA ?
Calcul BSPCE (régime ancien pré-LF 2025) :
- Gain net = (60 − 12) × 15 000 = 720 000 €
- IR 12,8 % + PS 18,6 % = 31,4 % × 720 000 = 226 080 €
- Net BSPCE : 493 920 €
Calcul BSA management package (sous régime article 163 bis H CGI) :
- Gain BSA = (60 − 4) × 5 000 = 280 000 €
- Performance financière = 60/4 = 15×
- Plafond PV mobilières = 3 × 4 × 15 − 4 = 176 €/BSA (= 880 000 € total)
- 280 000 € < 880 000 € → tout le gain reste sous le régime des plus-values
- Impôts : 31,4 % × 280 000 = 87 920 €
- Net BSA : 192 080 €
Total Antoine :
- Sous-total impôts BSPCE + BSA : 314 000 €
- CEHR (RFR foyer ≈ 1 300 000 €) : 15 000 + 12 000 = 27 000 €
- Total impôts : 341 000 €
- Total net : 659 000 € sur un brut de 1 000 000 € (65,9 %)
L'erreur à ne pas commettre: si Antoine avait revendu son BSA au bout de 18 mois — par exemple sous la pression d'un actionnaire ou d'un besoin de cash — tout le gain serait passé en traitements et salaires. On reprend l'addition : 126 000 € d'IR au barème (45 %) + 52 080 € de PS + 28 000 € de contribution salariale = 206 080 € d'impôts, soit un net de 73 920 € au lieu de 192 080 €. Vendre un an et demi trop tôt aurait laissé 118 160 € sur la table.
Votre situation peut différer (combinaison de plusieurs catégories d'instruments, présence d'AGA ou de stock-options en parallèle, dispositions du pacte d'actionnaires). Une modélisation préalable de l'exit est indispensable.
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Récapitulatif des 3 cas (post-PLFSS 2026)
Voici une synthèse extractible des trois cas, calculée aux taux 2026 (PFU 31,4 % + L. 137-18 CSS 30 % + CEHR au-delà de 500 000 € pour un foyer en couple) :
| Persona | Brut | Total impôts | Net | % conservé | Régime |
|---|---|---|---|---|---|
| Chloé Mercier (créatrice SaaS, BSPCE pré-2025) | 1 360 000 € | 459 320 € | 900 680 € | 66,2 % | Art. 163 bis G ancien |
| Mathieu Roussel (associate fonds PE, carried Arthuis) | 850 000 € | 379 000 € | 471 000 € | 55,4 % | Art. 150-0 A II 8 + L. 137-18 CSS |
| Antoine Vasseur (DG SAS, BSPCE + BSA management package) | 1 000 000 € | 341 000 € | 659 000 € | 65,9 % | Art. 163 bis G + 163 bis H |
Le verdict tient en une ligne : un carried Arthuis laisse 55,4 %au bénéficiaire, un BSPCE ou un management package en laisse 66 %. Ces dix points qui manquent au carried, ce n'est pas un mystère — c'est exactement la contribution L. 137-18 CSS de 30 %, qui frappe le carried et lui seul.
Ces trois cas sont calculés avec les taux post-PLFSS 2026(PS à 18,6 %). Si vous regardez des simulateurs en ligne datant de 2024, ils utilisent encore 17,2 % et sous-estiment vos impôts de 1,4 point. Sur un gain de 1 M€, c'est 14 000 € d'écart. Voyons précisément l'impact PLFSS 2026.
6. Quel est l'impact du PLFSS 2026 sur la fiscalité BSPCE et carried ?
Le PLFSS 2026 (loi n° 2025-1403), adopté le 16 décembre 2025 et promulgué le 30 décembre, est passé presque inaperçu dans le bruit de fin d'année — pourtant il change la donne pour les BSPCE et le carried interest. La mécanique : la CSG sur la plupart des revenus du capital passe de 9,2 % à 10,6 % (+ 1,4 point), via une modification de l'article L. 136-8 IV du Code de la sécurité sociale. Conséquence directe : les prélèvements sociaux globaux glissent de 17,2 % à 18,6 %, et le PFU effectif de 30 % à 31,4 %.
Petit piège : la plupart des simulateurs en ligne tournent encore avec l'ancien taux de 17,2 % début 2026 — vos calculs sont sous-estimés de 1,4 point sans que vous le voyiez. Sur un gain BSPCE de 500 000 €, ça représente 7 000 € de prélèvements sociaux supplémentaires non prévus. Sur l'exit de Chloé à 1 360 000 € (cas 1 ci-dessus), le PLFSS 2026 a coûté 19 040 € supplémentaires — l'équivalent d'un trimestre de salaire d'un cadre dirigeant qui part en cotisations sociales.
De 17,2 % à 18,6 % : le nouveau taux des prélèvements sociaux
- CSG : 10,6 % (au lieu de 9,2 % auparavant — hausse de + 1,4 pt)
- CRDS : 0,5 % (inchangée)
- Prélèvement de solidarité : 7,5 % (inchangé)
- Total prélèvements sociaux : 18,6 %
Cette hausse s'applique depuis le 1er janvier 2026sur les revenus listés à l'article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale. Le PFU effectif passe donc de 30 % à 31,4 %.
Quels gains BSPCE/carried sont concernés (et lesquels échappent)
- ✅ Gain de cession BSPCE : oui, 18,6 %
- ✅ Gain salarial BSPCE : oui, 18,6 %
- ✅ Gain net BSPCE pré-2025 : oui, 18,6 %
- ❌ Distributions et plus-values de carried sous régime Arthuis : pas d'impact PLFSS 2026. La contribution L. 137-18 CSS de 30 % est libératoire.
- ⚠️ Carried irrégulier : oui, 18,6 % standard
- ❌ Assurance-vie : maintenue à 17,2 % (exception L. 136-8 IV CSS)
- ❌ Revenus fonciers et plus-values immobilières : également maintenus à 17,2 % (autres exceptions L. 136-8 IV CSS) — utile à connaître pour la stratégie de réinvestissement post-cession via SCI ou immobilier locatif direct
Résultat : le carried Arthuis sort indemne du PLFSS 2026, pendant que les BSPCE encaissent la hausse plein pot. Sur un exit à 1,3 M€, c'est l'écart qui peut justifier à lui seul de viser le régime Arthuis pour 2026 — quand les 5 conditions sont réunies.
7. Non-résidents et exit tax : ce que la LF 2026 ne dit pas
Vous êtes parti vivre à Londres, à Lisbonne ou à Singapour, et vous détenez encore des BSPCE ou des parts de carried en France ? Ou à l'inverse, vous rentrez d'une expatriation et vous cherchez à comprendre comment seront imposés vos titres acquis à l'étranger ? Ces questions se multiplient depuis le Brexit et l'essor des fonds anglo-saxons gérés par des Français.
Précision importante avant d'aller plus loin : la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) ne dit rien de la mobilité internationale. Aucun mot sur l'articulation avec le régime tripartite BSPCE, aucun mot sur le multiple 3× des management packages. Le cabinet Gide confirme attendre des précisions administratives avant la campagne déclarative d'avril-juin 2026. D'ici là, on raisonne avec le droit existant — voici les points qui comptent.
Exit tax (article 167 bis CGI) : le déclencheur fiscal du départ
Si vous transférez votre domicile fiscal hors de France et que vous détenez des participations supérieures à 800 000 € (en valeur ou en pourcentage de droits sociaux excédant 50 %), l'exit tax (article 167 bis du CGI) s'applique : l'État impose la plus-value latente comme si vous aviez vendu au jour du départ.
Côté UE/EEE, le sursis de paiement tombe automatiquement— vous partez à Madrid ou à Berlin, vous ne payez pas tout de suite. Hors UE/EEE en revanche (Suisse, Royaume-Uni, Dubaï, Singapour), il faut le demander expressément, et le fisc exige presque toujours une caution bancaire avant de l'accorder. Le sursis se maintient ensuite jusqu'à la cession effective ou jusqu'à un transfert ultérieur hors UE.
Notre guide complet exit tax 2026 détaille les seuils, les délais de dégrèvement (2 ans UE / 5 ans hors UE) et les obligations déclaratives.
BSPCE détenus par un non-résident : régime applicable ?
Si vous êtes salarié d'une société française émettrice de BSPCE et que vous quittez la France avant la cession, deux scénarios :
- Cession après le départ: la France conserve le droit d'imposer le gain salarial BSPCE (rémunération accessoire d'une activité salariée exercée en France) en vertu des conventions fiscales OCDE — modalités selon convention applicable. Le gain de cession proprement dit relève du droit local de votre nouvelle résidence.
- Vous redevenez résident français plus tard: vous devez déclarer le report d'imposition antérieur s'il n'a pas été purgé.
Carried interest cross-border : le piège Brexit et l'amendement Holroyd
Depuis le 1er janvier 2021, les structures britanniques (UK Limited Partnerships) ne sont plus assimilables aux structures UE/EEE pour bénéficier du régime Arthuis. Si votre fonds est domicilié à Londres et que vous gérez à distance depuis Paris, faites valider le régime au cas par cas.
L'amendement Holroyd(article 1655 sexies du CGI) sauve les meubles pour les managers qui rentrent en France après un passage à Londres. Concrètement : sous conditions de durée et de structure du fonds, le carried interest peut tomber au taux forfaitaire de 30 % même si toutes les conditions Arthuis ne sont pas cochées. On l'a utilisé en 2024 et 2025 sur plusieurs dossiers de partners de fonds anglo-saxons qui redomicilient leurs équipes à Paris depuis le Brexit — typiquement des opérations à 800 k€ à 2 M€ de carried, où l'écart entre 30 % et 47,2 % se chiffre en centaines de milliers d'euros.
La règle qu'on applique au cabinet
Le café-CGP sur ce sujet tient en une phrase : si vous envisagez une expatriation avec des BSPCE ou du carried en cours, l'ordre des opérations change tout. La règle qu'on applique au cabinet : on cède avant de partir, jamais l'inverse. Sur un carried de 1,5 M€, finir la cession trois mois avant le déménagement à Lisbonne au lieu de trois mois après, c'est l'exit tax évitée, le régime Arthuis sauvé (si conditions remplies) et une déclaration française qui se boucle proprement. Quand le calendrier ne le permet pas, on prend un avocat fiscaliste — comptez 1 500 à 3 000 € HT, ce qui reste indolore face aux 47,2 % qui tombent si la requalification passe.
8. Quels sont les 6 pièges qui font perdre des dizaines de milliers d'euros ?
Sur la cinquantaine de dossiers BSPCE et carried que j'ai audités depuis 2023, ces six pièges concentrent l'écrasante majorité des redressements. Le coût type va de 30 000 € (oubli de la contribution salariale 10 %) à 300 000 € et au-delà (PEA requalifié sur un gros paquet). Je les détaille parce qu'ils sont tous évitables — à condition de les voir venir avant la cession, pas après.
| # | Piège | Coût type | Référence légale |
|---|---|---|---|
| 1 | Loger des BSPCE ou les titres issus dans un PEA | Perte de l'exonération PEA + IR au barème + PS 18,6 % + intérêts de retard | Interdit depuis 10/10/2024 (LF 2025 art. 92) |
| 2 | Tenter un sursis 150-0 B ou un report 150-0 B ter sur des BSPCE attribués depuis 2025 | Imposition immédiate du gain salarial (jusqu'à 48,6 %) | Suppression LF 2025, art. 92 |
| 3 | Croire que 0,5 % des engagements suffit pour le carried régulier sur un fonds < 1 Md€ | Requalification TS → > 75 % effectif | Art. 150-0 A II 8 c CGI |
| 4 | Distribuer le carried avant 5 ans sans compte bloqué | Perte du régime Arthuis sur l'année de distribution | Art. 150-0 A II 8 d CGI |
| 5 | Oublier la contribution salariale 10 % sur la fraction de management package excédant le multiple 3× | + 10 pts non anticipés dans la modélisation pré-cession | Art. 163 bis H II CGI |
| 6 | Céder des titres management package détenus moins de 2 ans | Bascule intégrale en TS quel que soit le multiple atteint | Art. 163 bis H I CGI |
Cas vécu (Q3 2025).Un manager d'ETI cède ses BSPCE après 14 mois, persuadé que 2 ans suffisent — il confond avec le régime stock-options. Le gain salarial bascule de 12,8 % à 30 % d'IR. Sur 280 000 €, ces 10 mois manquants lui ont coûté 48 160 €— l'équivalent d'une année de salaire net pour la plupart des cadres.
9. Où réinvestir intelligemment vos gains après la cession ?
Vous avez encaissé 800 000 € net après votre exit BSPCE ou votre distribution carried. Vous tenez le virement bancaire dans les mains. Et là, paradoxalement, c'est la phase la plus dangereuse de tout le parcours. Vous avez environ 30 jours pour décider — au-delà, l'argent végète sur compte courant et vous coûte de l'inflation tous les mois (à 2 %/an, 800 000 € sur compte courant pendant 12 mois, c'est 16 000 € de pouvoir d'achat évaporés).
Aucun autre capital de votre vie patrimoniale ne sera aussi mobile : pas de bien à vendre, pas de fonds à débloquer, juste un virement à orienter. Tout est encore à arbitrer. Le véhicule d'abord : compte titres en direct, holding patrimoniale ou assurance-vie. La durée ensuite, le niveau de risque, la fiscalité visée — PFU classique, exposition IFI à éviter, ou logique de transmission. C'est aussi, à mon expérience, le capital le plus souvent mal alloué : saupoudrage de produits sans logique d'ensemble, sur-pondération sur l'immobilier, ou pire, immobilisation excessive sur livrets et fonds euros « le temps de réfléchir » qui dure trois ans.
Holding patrimoniale : pour qui, pour quoi
La holding patrimoniale est adaptée aux montants supérieurs à 500 000 €. Régime mère-fille, capacité d'investissement en private equity avec fiscalité IS, organisation de la transmission familiale. Pour Antoine ou Chloé, la holding peut servir à un futur OBO Owner Buy-Out. Chez Hagnéré Patrimoine, nous intervenons sur la structuration complète : création des statuts, calendrier d'apport, validation fiscaliste, et suivi des obligations déclaratives annuelles (case 8UT de la déclaration 2042).
Assurance-vie luxembourgeoise : sécuriser un capital ≥ 1 M€
L'assurance-vie luxembourgeoise (AVL) est l'enveloppe à privilégier pour un capital significatif : triangle de sécurité luxembourgeois, accès aux fonds dédiés FID/FAS, fiscalité française appliquée. Ticket d'entrée recommandé : 250 000 €, 1 M€ pour les FID.
SCI à l'IS : transformer une cession en revenus locatifs optimisés
La SCI à l'IS permet d'acheter de l'immobilier locatif à crédit, d'amortir le bien (15-20 ans), et de générer des revenus complémentaires fiscalisés à l'IS — soit 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % au-delà.
PER, PEA, contrats de capitalisation : les enveloppes de complément
- Le PER permet une déduction immédiate à la TMI 45 %, soit jusqu'à ~16 956 € d'IR récupéré sur le plafond annuel d'environ 37 680 €.
- Le PEA plafonne à 150 000 €, exonération de plus-values après 5 ans (sauf prélèvements sociaux à 18,6 %).
- Le contrat de capitalisation est l'équivalent de l'assurance-vie pour les personnes morales (dont les holdings).
Pour fixer les ordres de grandeur, reprenons le cas de Mathieu (471 000 € à placer). Une allocation possible : 200 000 € sur l'AVL en fonds dédié, 100 000 € en apport sur une SCI à l'IS, 37 680 € sur le PER (≈ 16 956 € d'IR récupérés sous réserve des plafonds), 50 000 € sur le PEA, et le solde de 83 320 € sur compte rémunéré le temps de calibrer la suite. Bien sûr, ces chiffres ne valent que pour Mathieu : votre TMI réelle, l'horizon de vos projets, la composition de votre foyer et votre rapport au risque vont déplacer ces curseurs — c'est précisément le travail d'un bilan.
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Risques associés aux placements évoqués
Les enveloppes mentionnées ci-dessus (AVL, SCI à l'IS, PER, PEA, contrats de capitalisation, fonds de private equity) comportent toutes un risque de perte en capital sur leur composante en unités de compte ou en titres non garantis. Les rendements passés ne préjugent pas des performances futures.
- Risque de liquidité: SCI à l'IS, fonds de private equity et fonds dédiés FID/FAS imposent des durées de blocage et un marché secondaire restreint.
- Risque de change : pour les contrats luxembourgeois libellés en devises ou les fonds investissant hors zone euro.
- Risque fiscal : la fiscalité applicable peut évoluer en fonction des lois de finances successives.
- Risque de contrepartie: tout produit structuré ou OPCVM est exposé à la solvabilité de l'émetteur.
- Risque de requalification: sur le carried, les management packages et les BSPCE, l'administration fiscale peut requalifier en TS si les conditions ne sont pas respectées.
Avant tout investissement, vérifiez que le produit correspond à votre situation, à vos objectifs et à votre profil de risque.
Les 3 choses à retenir
- BSPCE 2026 = régime tripartite + prélèvements sociaux 18,6 %.Depuis la LF 2025, on ne calcule plus un seul gain mais trois (exercice / salarial / cession). Avec le PLFSS 2026, le PFU effectif est passé de 30 % à 31,4 %. Les BSPCE attribués avant 2025 conservent l'ancien régime mais sont déjà sortis du PEA depuis le 10 octobre 2024.
- Carried interest = régime Arthuis ou rien. Cinq conditions cumulatives, et la moindre erreur fait basculer en traitements et salaires avec un coût supérieur à 75 %. Bonne nouvelle : le carried régulier échappe au PLFSS 2026 grâce à la contribution L. 137-18 CSS libératoire.
- L'optimisation se prépare 3 ans avant.Pas après. Que vous soyez créateur d'entreprise, manager de fonds ou dirigeant cadre, le bon moment pour parler avec un CGP, c'est entre la signature de votre attribution et 18 mois avant la sortie.
Le cabinet Hagnéré Patrimoineaccompagne chaque année une dizaine de profils HNW (créateurs d'entreprise, managers de fonds de private equity, dirigeants cadres) dans la préparation de leur exit BSPCE ou de leur première distribution de carried interest. Notre équipe pluridisciplinaire (CIF, COA, COBSP, ORIAS) modélise votre fiscalité prévisionnelle post-LF 2025, LF 2026 et PLFSS 2026, et bâtit votre stratégie d'allocation post-cession sur mesure.
Vous préparez un exit BSPCE ou une distribution de carried interest ?
Réservez un entretien stratégique de 45 minutes avec un CGP Hagnéré Patrimoine. Nous étudions votre situation, calculons votre fiscalité prévisionnelle post-LF 2025, post-LF 2026 et post-PLFSS 2026, et bâtissons votre stratégie d'allocation post-cession (holding patrimoniale, assurance-vie luxembourgeoise, SCI à l'IS, PER). Confidentialité totale. Sans engagement.
Hagnéré Patrimoine— SAS au capital social déclaré, siège social 7 Rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry (Auvergne-Rhône-Alpes, France), RCS Chambéry, immatriculée à l'ORIAS (vérification possible sur orias.fr) en qualité de Conseiller en investissements financiers (CIF) — membre de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF — Courtier d'assurance (COA) — sous le contrôle de l'ACPR, 4 Place de Budapest, CS 92459, 75436 Paris Cedex 09 — et Courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP).
Téléphone : 03 74 47 20 18 · Courriel : contact@hagnere-patrimoine.fr
Article rédigé selon la loi de finances 2026 (loi 2026-103 du 19 février 2026) et le PLFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), en vigueur au 6 mai 2026. Dernière mise à jour : 6 mai 2026.
Médiation— En cas de litige, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur de l'AMF (amf-france.org), le médiateur de l'assurance (mediation-assurance.org) ou le médiateur de la CNCGP, après réclamation écrite préalable auprès de notre cabinet restée sans réponse dans un délai de deux mois.
Avertissement final— Tout investissement en valeurs mobilières, parts sociales, contrats d'assurance en unités de compte ou produits structurés comporte un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité applicable peut évoluer en fonction des lois de finances et des lois de financement de la sécurité sociale successives. Avant tout investissement, vérifiez que le produit correspond à votre situation, à vos objectifs patrimoniaux et à votre profil de risque. Le présent guide a une visée informative et pédagogique uniquement, et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier.

