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Guide expert 202615 minMis à jour le 4 juin 2026Données ASPIM 2025 · BCE · AMF

Pourquoi certaines SCPI ont baissé leur prix de part (et que faire de vos parts)

Votre relevé affiche une baisse et vous vous demandez si vous devez vendre. Voici la vraie mécanique de la baisse — des taux de la BCE jusqu'au prix de votre part —, le piège du rendement gonflé que l'AMF a dénoncé, et le seul arbitrage qui compte : vendre, conserver ou renforcer, chiffres à l'appui.

ARBITRAGE SCPI

Vendre, conserver ou renforcer ? faites trancher la question par un conseiller en gestion de patrimoine

Avant de vendre dans la panique, un CGP analyse chacune de vos SCPI : ampleur réelle de la baisse, décote vs valeur de reconstitution, qualité du patrimoine, liquidité, fiscalité de sortie. La recommandation (conserver, renforcer ou arbitrer) se fait dans le cadre d'une lettre de mission. Premier rendez-vous offert, sans recommandation personnalisée.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Décision conserver / renforcer / arbitrer
  • Sans produit-maison

Sur lettre de mission signée

  • Diagnostic baisse + décote par SCPI détenue
  • Coût réel d'une vente chiffré (décote + fiscalité)

PRIX MOYEN 2025

−3,45 %

PIC TAUX BCE (DÉPÔT)

4,00 %

MSCI BUREAUX 2023

−14,1 %

CAS PRATIQUES

3

SECTIONS

9

Équipe Hagnéré Patrimoine·Cabinet de conseil en gestion de patrimoine, non détenu par une banque ni par un assureur

CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291 · adhérent CNCEF Patrimoine

Mis à jour le — Équipe Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP). Sources : Banque centrale européenne, ASPIM (bilans 2023-2025), MSCI, AMF (rappel du 14 mars 2025), Code monétaire et financier.

§ 01INTRODUCTION·2 MIN

Votre relevé affiche une baisse — d'abord, respirez

Vous ouvrez votre relevé de SCPI et le constat tombe : le prix de vos parts a baissé. Première réaction, souvent : faut-il vendre avant que ça empire ? C'est justement ce réflexe-là qui coûte le plus cher. Car une SCPI dont le prix a baissé n'est pas une SCPI en faillite — c'est, dans l'immense majorité des cas, le contrecoup mécanique de la remontée des taux d'intérêt sur la valeur de l'immobilier. En 2025, le prix de part moyen a reculé de 3,45 % ; mais au cabinet Hagnéré Patrimoine, on voit chaque semaine des épargnants vendre par peur ce qu'il fallait simplement conserver.

Entre 2023 et 2025, des dizaines de SCPI ont revu leur prix de part à la baisse — pour la seule année 2025, l'ASPIM en recensait encore 14 en repli —, parfois de plus de 15 %. Mais derrière ce mot qui inquiète se cache une chaîne de causes qu'on peut décortiquer maillon par maillon — et surtout, une décision qui n'est pas la même selon que vous vivez de ces loyers ou que vous investissez à 15 ans. Vendre, conserver ou renforcer ne se tranche pas à l'émotion, mais au calcul.

Dans ce guide, on relie trois choses qu'aucune fiche ne met bout à bout. Pourquoi le prix a baissé, d'abord — la mécanique complète, des taux de la BCE jusqu'à votre part. Ce que ça change vraiment pour vous, ensuite : le dividende n'est pas le prix. Et quoi faire, enfin — vendre, conserver ou renforcer —, sur un cas chiffré de bout en bout. En chemin, on décode le piège du rendement gonflé, celui que l'AMF a dû rappeler à l'ordre en mars 2025.

À retenir en 30 secondes

  • La baisse vient des taux : ils font remonter le rendement exigé sur l'immobilier, donc baisser la valeur des immeubles, donc le prix de la part.
  • Le dividende continue de tomber : une baisse de prix n'est pas une baisse de revenu.
  • Vendre acte la perte et coûte la décote de sortie (~10 %) : rarement le bon réflexe si le patrimoine est sain.
  • Une décote sur la valeur de reconstitution peut au contraire être un point d'entrée.
§ 02LES CAUSES·3 MIN

Pourquoi le prix d'une part baisse : la chaîne en 5 maillons

« C'est la faute des taux » : on s'arrête souvent là. Vrai, mais incomplet — entre la décision de la BCE et le prix de votre part, il y a une chaîne précise de cinq maillons. La comprendre, c'est cesser de paniquer.

De la BCE au prix de votre part : les 5 maillons de la baisse.
MaillonCe qui se passe
1. BCE / OATLa BCE remonte son taux de dépôt de −0,5 % à 4,00 % en sept. 2023 (soit +4,5 points en 14 mois) ; l'OAT 10 ans, le taux de l'État français, suit jusqu'à ~3,54 % le 19 octobre 2023
2. Taux de capitalisationLes obligations d'État rapportant à nouveau (OAT), les investisseurs exigent plus de rendement sur la pierre : le taux de capitalisation monte
3. Valeur vénaleLa valeur d'un immeuble, c'est en gros son loyer divisé par le taux de capitalisation : à loyer égal, plus le taux monte, plus la valeur baisse
4. ExpertiseL'expert externe indépendant acte cette baisse ; la valeur de réalisation, puis de reconstitution, reculent
5. Prix de la partQuand l'écart sort du tunnel de ±10 % autour de la reconstitution (art. L. 214-94 CMF), la société de gestion doit ajuster le prix

Le maillon central : le taux de capitalisation

C'est le cœur de la mécanique. La valeur d'un immeuble de rapport se calcule, en simplifiant, en divisant son loyer annuel par un taux de rendement exigé — le taux de capitalisation.

La formule au cœur de la baisse

Valeur vénale = loyer annuel / taux de capitalisation
  • Loyer annuel :stable à court terme (baux en cours)
  • Taux de capitalisation :monte avec les taux d'intérêt

Le loyer ne bouge presque pas à court terme ; c'est le taux qui fait toute la variation.

Concrètement, prenez un immeuble qui rapporte 4 millions d'euros de loyers par an. Au taux de capitalisation de 3,5 % d'avant-crise, il valait environ 114 M€ (soit 4 ÷ 0,035). Mais dès que les investisseurs exigent 4,5 %, le même immeuble, avec les mêmes loyers, ne vaut plus que 89 M€ (4 ÷ 0,045) — une chute de 22 % à loyer inchangé. Voilà pourquoi une simple hausse d'un point du rendement exigé peut faire fondre la valeur d'un patrimoine, et donc le prix d'une part.

Le cinquième maillon, lui, est réglementaire : le prix de souscription doit rester dans une fourchette de ±10 % de la valeur de reconstitution. Dès que la baisse des expertises fait sortir le prix de ce tunnel, la société de gestion n'a plus le choix, elle ajuste. Nous détaillons ce mécanisme dans notre guide dédié à la valeur de reconstitution.

La mécanique est claire. Reste à mesurer l'ampleur réelle du phénomène — et à voir quelles SCPI ont vraiment souffert.

§ 03LE MARCHÉ·2 MIN

Le contexte de marché en chiffres (et qui a le plus souffert)

La correction a été brutale, mais elle n'a pas frappé tout le monde pareil. Quelques chiffres pour prendre la mesure du choc.

L'ampleur de la correction SCPI (sources ASPIM, MSCI).
Indicateur202320242025
Prix de part moyen−4,9 %−4,5 %−3,45 %
Collecte nette5,7 Md€3,54 Md€≈ 4,6 Md€
Parts en attente de retrait2,1 Md€2,4 Md€2,79 Md€ (3,14 %)
Taux de distribution moyen4,52 %4,72 %4,91 %

Concrètement, en deux ans la collecte des SCPI a été divisée par près de trois : de 10,1 Md€ récoltés en 2022 (l'année record) à 3,54 Md€ en 2024, soit −65 %. Dans le même temps, le marché immobilier sous-jacent a dévissé (indice MSCI France −7,7 % en 2023, dont −14,1 % sur les bureaux en valeur). Mais l'essentiel est ailleurs : toutes les SCPI n'ont pas baissé. En 2025, 17 SCPI ont même augmenté leur prix quand 14 le baissaient.

Le profil-type des SCPI fragilisées

Les plus fortes baisses ont toutes le même profil : un patrimoine à dominante bureaux d'Île-de-France, souvent ancien et excentré, là où le télétravail a fait grimper la vacance — la part des mètres carrés inoccupés, l'envers du taux d'occupation — (~8 % en moyenne francilienne au T1 2024, jusqu'à 13,2 % à La Défense). Les baisses cumulées les plus marquées : Primopierre (Praemia REIM, ≈ −44 %), Génépierre et Edissimmo (Amundi, −27 à −33 %), Laffitte Pierre (AEW), Accimmo Pierre (BNP Paribas REIM), PFO2 (Perial) ou Épargne Foncière (La Française). À l'inverse, les SCPI récentes et européennes, sans stock de bureaux parisiens dépréciés, ont mieux résisté — voire revalorisé.

Pour comprendre en profondeur la crise des bureaux, voyez notre analyse des SCPI de bureaux ; et pour les SCPI les moins exposées, nos SCPI européennes. Reste la vraie question : tout ça est-il grave pour vous ?

§ 04EST-CE GRAVE ?·2 MIN

Une baisse de prix fait-elle baisser vos revenus ? Non, et voici pourquoi

Il y a une distinction que la panique fait oublier, et c'est elle qui change tout : le prix de la part et le dividende, ce sont deux choses indépendantes.

Le prix de la part reflète la valeur du patrimoine — il monte et descend avec les expertises. Le dividende, lui, vient des loyers encaissés. Tant que les locataires paient, vous touchez votre revenu, que le prix monte ou baisse. Regardez 2025 : le taux de distribution moyen a grimpé à 4,91 % pendant que les prix reculaient de 3,45 %. Le revenu d'un côté, la valeur de l'autre.

Cas pratique — Martine, 71 ans, veuve, Toulouse

Martine, ancienne institutrice, vit en partie des revenus de ses 300 parts de SCPI. En 2024, le prix de sa SCPI a baissé de 12 % : sur le papier, son capital a fondu d'environ un huitième de sa valeur — plusieurs milliers d'euros d'un seul relevé —, et elle a d'abord voulu tout vendre.

Sauf qu'elle a continué de toucher exactement le même montant de loyers chaque trimestre : son revenu, lui, n'a pas bougé d'un euro. Comme elle n'a aucun besoin de récupérer son capital à court terme, vendre n'aurait fait que transformer une baisse théorique en perte réelle, tout en coupant ses revenus. Elle a conservé.

Combien de temps faut-il garder ses parts de SCPI ?

Au moins 8 à 10 ans, et la raison est arithmétique : vous payez 8 à 12 % de frais de souscription à l'entrée, qu'il faut plusieurs années de loyers pour amortir. Sortir tôt, surtout après une baisse, cumule ces frais perdus et la moins-value. À l'inverse, le report à nouveau de la SCPI — son matelas de sécurité, que nous expliquons dans le guide du RAN — peut lui permettre de tenir son dividende le temps que le marché se redresse.

Reste un signal trompeur, qui pousse beaucoup d'épargnants à se tromper de SCPI : le rendement gonflé.

§ 05LE PIÈGE·2 MIN

Le piège du rendement gonflé : ce que l'AMF a dénoncé en 2025

Une SCPI qui vient de baisser son prix affiche soudain un rendement plus élevé. C'est tentant — sauf que ce surcroît de rendement, personne ne l'a encaissé.

La raison tient à la formule du taux de distribution : on divise le dividende par le prix de la part. Si le prix baisse alors que le dividende reste stable, le rendement affiché monte mécaniquement, sans qu'aucun loyer supplémentaire n'ait été encaissé. Un taux de distribution élevé peut donc être non pas un signe de bonne santé, mais le symptôme d'une baisse de prix récente.

Le rappel à l'ordre de l'AMF du 14 mars 2025

Dans un rappel réglementaire du 14 mars 2025, l'AMF a dénoncé des communications commerciales déséquilibrées, voire trompeuses, sur les SCPI : taux de distribution annualisés sur des historiques de moins d'un an, et rendements mis en avant sans rappeler qu'ils peuvent découler d'une baisse de prix. Le régulateur le dit clairement : le taux de distribution ne doit jamais être le seul critère de choix.

Le détail du calcul du taux de distribution et de ses biais, nous le décortiquons dans le guide du rendement SCPI. Retenez ici l'essentiel : un rendement qui grimpe juste après une baisse de prix mérite la plus grande prudence. Ce qui ramène à la vraie question : qu'est-ce qu'on fait de ces parts ?

§ 06LA DÉCISION·2 MIN

Vendre, conserver ou renforcer ? Les trois options, au calcul

Face à une baisse, vous avez trois options. Aucune n'est bonne ou mauvaise dans l'absolu : tout dépend de votre horizon, de la qualité du patrimoine et du coût réel de la sortie.

Vendre

Vous actez la moins-value et vous payez la décote de sortie : en revendant, vous ne touchez pas le prix affiché mais la « valeur de retrait », ce prix amputé d'environ 10 % de commission. Justifié si la qualité du patrimoine s'est durablement dégradée — pas pour fuir une baisse de marché temporaire.

Conserver

Vous continuez d'encaisser les loyers en attendant la remontée des valeurs. Le choix par défaut si la SCPI distribue toujours et que son patrimoine est sain.

Renforcer

Vous achetez davantage pendant la baisse pour faire baisser votre prix de revient moyen. À ne faire qu'en cas de décote réelle sur la valeur de reconstitution, et sur une SCPI de qualité.

Ce que presque personne ne chiffre — et qu'au cabinet Hagnéré Patrimoine on remet sur la table avant toute décision —, c'est le coût réel d'une vente. En capital variable, vous ne récupérez pas le prix de souscription mais la valeur de retrait : le prix diminué de la commission de souscription (environ 10 %). Ajoutez les 8 à 12 % de frais d'entrée que vous aviez déjà payés et jamais récupérés, et un éventuel délai d'attente, et la facture d'une sortie précipitée grimpe vite. Pour y voir clair ligne par ligne, notre comparateur de SCPI vous aide à isoler celles qui décrochent vraiment de celles qui tiennent.

Hagnéré Patrimoine

Avant de vendre dans la panique, faites chiffrer la décision

Nous calculons pour chacune de vos SCPI le coût réel d'une sortie (décote + fiscalité) face au potentiel de conservation, et identifions celles à renforcer ou à arbitrer, dans le cadre d'une lettre de mission. Premier rendez-vous offert, sans recommandation personnalisée.

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§ 07CAS PRATIQUE·2 MIN

Cas pratique chiffré : Sébastien doit-il vendre ses parts ?

Le plus parlant, c'est un chiffrage de bout en bout. Prenons Sébastien, 44 ans, cadre commercial à Lille.

Cas pratique — Sébastien, 50 000 € en SCPI de bureaux

En 2021, Sébastien place 50 000 € dans une SCPI de bureaux, soit 250 parts à 200 €. Fin 2025, le prix est tombé à 166 € (−17 %). Sur son relevé, ses parts ne valent plus que 41 500 €. Doit-il sortir ?

S'il vend : il touche la valeur de retrait, soit 166 € moins ~10 % de commission = 149,40 € par part, donc 37 350 €. Sa perte réelle est de 12 650 € (−25,3 %) — plus lourde que la baisse de prix, car la commission d'entrée n'est jamais récupérée. Et cette moins-value n'est pas imputable sur ses autres revenus (art. 150 VD du CGI) : aucune économie d'impôt à la clé.

S'il conserve : il continue de toucher ~2 400 € de loyers par an, soit environ 4,8 % de sa mise de départ. À ce rythme, un peu plus de 5 ans de dividendes suffisent à effacer la moins-value « papier » — sans compter une éventuelle remontée du prix. S'il renforce de 10 000 € à 166 €, son prix de revient moyen passe de 200 € à 193 €… mais uniquement si la part est réellement en décote.

Le verdict, pour Sébastien comme pour la plupart des détenteurs de long terme : vendre serait la pire option, car elle cristallise une perte que le temps et les loyers peuvent absorber. La fiscalité d'une cession (régime des plus-values immobilières, art. 150 UB : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux, abattements à 22 et 30 ans) est détaillée dans notre guide de la plus-value immobilière et notre page fiscalité des SCPI.

§ 08REBOND ?·2 MIN

Le prix d'une part de SCPI peut-il remonter ?

Oui. Le prix suit la valeur des immeubles : si la cause de la baisse (les taux) s'inverse, l'effet peut s'inverser aussi. Plusieurs signaux sont à surveiller.

  • Le reflux des taux : la BCE a ramené son taux de dépôt à 2,00 % en juin 2025, et quand le taux de référence baisse, les valorisations respirent.
  • Des expertises qui se stabilisent : la chute de l'indice MSCI (le thermomètre du marché immobilier) est passée de −7,7 % en 2023 à −2,7 % en 2024.
  • Un recul de la décote du prix par rapport à la valeur de reconstitution, à surveiller de près.
  • Une collecte qui repart, qui redonne de la liquidité au marché.

Reste à savoir de combien un mouvement de taux déplace une valeur : la réponse est une division, pas une soustraction, et elle n'est ni linéaire ni symétrique. Nous la détaillons, tableau de sensibilité à l'appui, dans notre guide du taux de capitalisation et de la valeur d'une part.

Cas pratique — Thomas, 31 ans, ingénieur, Lyon

Thomas n'a pas encore de SCPI et se demande si la baisse est une occasion d'entrer. Le bon repère n'est pas le rendement affiché, mais la décote : payer une part sous sa valeur de reconstitution, c'est acheter la pierre en solde. C'est exactement l'analyse que nous menons dans notre guide sur la valeur de reconstitution — et le moment où une baisse de marché devient une opportunité pour qui investit à long terme.

Encore faut-il pouvoir acheter… ou vendre. Car la baisse a réveillé un autre risque : la liquidité.

§ 09LIQUIDITÉ·1 MIN

Parts bloquées : que faire si vous ne pouvez pas vendre ?

La plupart des SCPI fonctionnent « à capital variable » : pour que vous puissiez vendre vos parts, il faut qu'un nouvel épargnant en achète en face, le même jour. Quand la collecte ralentit, les demandes de retrait s'accumulent : fin 2025, 2,79 Md€ de parts étaient en attente, soit 3,14 % de la capitalisation du marché. Vos parts peuvent alors rester plusieurs mois en file d'attente.

Pour débloquer la situation, la société de gestion peut activer un fonds de remboursement — une poche de trésorerie dédiée au rachat des parts en attente, encadrée par l'ordonnance du 3 juillet 2024 — ou orienter vers le marché secondaire — mais souvent à un prix décoté. Le détail de ces mécanismes et la marche à suivre figurent dans notre guide pour vendre ses parts de SCPI. Dans bien des cas, la patience reste l'option la moins coûteuse.

§ 10PIÈGES·1 MIN

Les erreurs classiques à éviter

En rendez-vous, au cabinet Hagnéré Patrimoine, on retrouve toujours les mêmes réflexes face à une baisse. En voici cinq à éviter.

  1. Vendre au pire moment. C'est la méprise la plus fréquente : sortir après une baisse acte la perte et ajoute la décote de sortie de ~10 %.
  2. Confondre baisse de prix et baisse de revenu. Le dividende vient des loyers, pas du prix de part.
  3. Croire qu'une SCPI à prix stable n'a pas baissé. Le prix peut rester dans le tunnel des ±10 % alors que la valeur réelle du patrimoine a, elle, reculé.
  4. Se précipiter sur un rendement élevé. Il n'est parfois que l'effet optique d'une baisse de prix récente (rappel AMF du 14 mars 2025).
  5. Acheter une SCPI en surcote. Payer une part au-dessus de sa valeur de reconstitution, c'est s'exposer à une baisse de prix quasi programmée.
Méthode documentée

Un regard indépendant sur vos SCPI en baisse

Cabinet CIF · COA · COBSP, sans produit-maison : nous chiffrons le coût d'une sortie, repérons les SCPI à renforcer en décote et vous remettons une recommandation claire, dans le cadre d'une lettre de mission. Premier rendez-vous offert, sans recommandation personnalisée.

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§ 11CONCLUSION·1 MIN

Les 3 choses à retenir

  1. La baisse du prix des parts vient des taux, pas d'une faillite : ils relèvent le rendement exigé sur l'immobilier, donc font baisser la valeur des immeubles, donc le prix de la part.
  2. Le dividende n'est pas le prix : tant que les loyers rentrent, votre revenu continue, et la baisse reste une moins-value « papier » tant que vous ne vendez pas.
  3. Vendre acte la perte et coûte la décote de sortie ; conserver ou renforcer en décote est souvent plus rationnel — mais cela se vérifie au cas par cas.

Une baisse de prix, ce n'est pas le signal qu'il faut vendre — c'est le signal qu'il faut rouvrir le dossier. Si vous voulez savoir, chiffres en main, s'il faut conserver, renforcer ou arbitrer vos SCPI, le plus simple est d'en parler avec un CGP de Hagnéré Patrimoine. Vous pouvez aussi approfondir avec notre guide complet des SCPI ou notre comparateur de SCPI.

ACCOMPAGNEMENT

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Cabinet CIF · COA · COBSP : nous analysons vos SCPI à partir des rapports annuels, chiffrons le coût réel d'une sortie et vous remettons une recommandation conserver / renforcer / arbitrer.

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  • Analyse fondée sur les documents officiels
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Sources et références légales

  • Code monétaire et financier & RG AMF

    Art. L. 214-94 (le prix de souscription est déterminé sur la base de la valeur de reconstitution ; tout écart supérieur à 10 % doit être justifié et notifié à l'AMF) et L. 214-109 (valeur de réalisation et de reconstitution). Art. 422-230 du règlement général de l'AMF (prix de retrait non compensé ≥ valeur de réalisation diminuée de 10 %). Ordonnance n° 2024-662 du 3 juillet 2024 (fonds de remboursement, publication semestrielle des valeurs).

  • Code général des impôts & BOFiP

    Art. 150 UB du CGI : la cession de parts de SCPI (société civile à prépondérance immobilière non soumise à l'IS) relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U) — 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux, abattements pour durée de détention (exonération d'IR à 22 ans, de PS à 30 ans), surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value (art. 1609 nonies G). Moins-value non imputable (art. 150 VD). Références : BOI-RFPI-SPI-10-20 et BOI-RFPI-PVI-20-20.

  • Banque centrale européenne

    Taux de la facilité de dépôt : de −0,50 % (juillet 2022) à un pic de 4,00 % le 20 septembre 2023 (+450 points de base en 14 mois), puis détente progressive jusqu'à 2,00 % en juin 2025. C'est le déclencheur de la remontée des taux longs (OAT 10 ans jusqu'à ~3,54 % en octobre 2023) et de la repricing immobilière.

  • Études et sources marché

    ASPIM — bilans des fonds immobiliers grand public : prix de part moyen −4,9 % (2023), −4,5 % (2024), −3,45 % (2025) ; collecte nette 10,1 Md€ (2022) → 5,7 Md€ (2023) → 3,54 Md€ (2024) ; parts en attente de retrait 2,1 Md€ fin 2023 → 2,79 Md€ (3,14 % de la capitalisation) fin 2025 ; TD moyen 4,91 % (2025). MSCI France Property Index : performance immobilière −7,7 % en 2023 (bureaux en capital −14,1 %). Vacance des bureaux en Île-de-France ~8 % au T1 2024 (La Défense 13,2 %). AMF — rappel réglementaire du 14 mars 2025 sur la commercialisation des SCPI.

Avertissement

Information éducative — ne constitue pas un conseil personnalisé.

Ce guide a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Tout investissement en SCPI comporte un risque de perte en capital, un risque de liquidité (parts en attente de cession), un risque de baisse du dividende, un risque de baisse du prix de part et un risque fiscal en cas d'évolution législative. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les baisses de prix par SCPI citées (Primopierre, Génépierre, Accimmo Pierre, etc.) proviennent de communications publiques des sociétés de gestion et de données de marché à la date de publication ; elles sont historiques et susceptibles d'évoluer, et ne constituent ni une recommandation d'achat ou de vente, ni un jugement sur la qualité de gestion. L'exemple chiffré (Sébastien, 50 000 €) est une illustration volontairement simplifiée. Les 3 cas pratiques sont des personae fictifs ; toute ressemblance serait fortuite. Pour votre situation, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé. Hagnéré Patrimoine — Cabinet de conseil en gestion de patrimoine immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine), siège social 82 Impasse de Bellevue, 73000 Bassens. Article rédigé selon le droit en vigueur au 4 juin 2026.

Foire aux questions

SCPI en baisse : vos questions, nos réponses de CGP vendre, conserver, fiscalité, liquidité — sans détour.

Comprendre pourquoi le prix a baissé, savoir s'il faut vendre ou conserver, et éviter les pièges. Les questions qu'on nous pose le plus souvent en rendez-vous.

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  • Parce que la valeur des immeubles, réévaluée chaque année par un expert, a reculé. En cause : la remontée des taux orchestrée par la BCE. Dans son sillage, le taux des emprunts d'État (l'OAT à 3,54 % fin 2023) est monté, ce qui relève le rendement exigé sur l'immobilier — et à loyer égal, un immeuble vaut alors mécaniquement moins cher. Quand cette baisse devient trop forte, la société de gestion n'a plus le choix : elle doit ajuster le prix de la part pour rester dans le tunnel de plus ou moins 10 % autorisé par la loi.