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Exit tax, régime impatrié, fiscalité internationale, immobilier français et enveloppes patrimoniales : nous cadrons votre stratégie avant tout arbitrage ou changement de résidence.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en fiscalité patrimoniale internationale
Quentin Hagnéré accompagne expatriés, impatriés, non-résidents et dirigeants mobiles sur leurs arbitrages fiscaux, financiers et successoraux entre la France et l'étranger.
Sommaire
- 1. Pourquoi ce contrat est fait pour une retraite à l'étranger
- 2. Le complément de revenus : les rachats programmés
- 3. La fiscalité des rachats : c'est la convention qui décide
- 4. Cas Jacqueline — retraitée au Portugal
- 5. Cas Marc & Hélène et Sophie — Suisse et Allemagne
- 6. Le multidevises : dépenser dans la monnaie locale
- 7. Cas Antoine — retraité à Dubaï en dollars
- 8. La transmission : territorialité de l'article 990 I
- 9. Cas Robert — transmission depuis la Thaïlande
- 10. Sécurité, portabilité et transparence
- 11. Les erreurs à éviter
Publié le 1er juillet 2026 · Mis à jour le 1er juillet 2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, CGP (ORIAS 23002291 — CIF, COA, COBSP) · Temps de lecture : 12 min
Vous avez travaillé, épargné, construit un beau contrat luxembourgeois — et vous rêvez maintenant de passer votre retraite au Portugal, en Suisse ou plus loin encore. La question qui revient sans cesse dans nos rendez-vous chez Hagnéré Patrimoine est simple : « que devient mon contrat une fois que je ne suis plus résident français ? » La réponse est réjouissante : il vous suit, les 17,2 % de prélèvements sociaux disparaissent de vos rachats, et sa fiscalité change souvent en votre faveur.
Tout se joue sur votre résidence fiscale. Tant que vous êtes résident français, votre contrat luxembourgeois est fiscalisé exactement comme un contrat français, ni plus ni moins. Le jour où vous devenez non-résident, deux choses basculent : les 17,2 % de prélèvements sociaux tombent, et c'est la convention fiscaleentre la France et votre pays d'accueil qui prend le volant de l'impôt.
Dans ce guide, nous verrons comment transformer votre capital en revenus par des rachats programmés perçus à l'étranger, comment le multidevises vous permet de dépenser dans la monnaie locale, ce que devient la transmission de votre contrat, et nous déroulerons 5 cas chiffrés sur 5 pays de résidence différents.
À retenir en 30 secondes
- Non-résident = plus de prélèvements sociaux : les 17,2 % ne s'appliquent plus à vos rachats, à condition de justifier votre statut au moment du retrait.
- C'est la convention qui pilote l'impôt : le prélèvement forfaitaire français est réduit ou annulé (0 % pour un résident du Luxembourg, de la Suisse, de l'Allemagne), le pays d'accueil imposant selon ses règles.
- Le contrat vous suit : portabilité (contrat « caméléon »), multidevises pour dépenser en monnaie locale, super-privilège luxembourgeois, et une transmission qui dépend de la territorialité de l'article 990 I.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La fiscalité d'un non-résident dépend étroitement de la convention entre la France et son pays de résidence, et des règles locales, qui évoluent : les cas chiffrés sont des illustrations, pas des recommandations, et tout investissement comporte un risque de perte en capital (hors fonds euros). Pour une analyse adaptée à votre situation et à votre pays d'accueil, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé, complété par un conseil fiscal local.
1. Pourquoi ce contrat est particulièrement fait pour une retraite à l'étranger
Soyons honnêtes : une assurance-vie française vous suivrait aussi à l'étranger. La portabilité n'est pas propre au Luxembourg. Ce qui change ici, c'est que quatre choses jouent ensemble quand on vit de son contrat depuis un autre pays.
La première, c'est la neutralité fiscale. Le Luxembourg ne prélève aucun impôt à la source sur votre contrat. Il fait office de pont : c'est la convention entre la France et votre pays d'accueil qui décide qui impose quoi, et vous évitez ainsi la double imposition. Vient ensuite la portabilité : le contrat dit « caméléon » ne se ferme pas quand vous déménagez, son cadre s'adapte à votre nouvelle résidence. Il y a aussi le multidevises, qui vous laisse toucher vos rachats dans la monnaie où vous dépensez. Et enfin la sécurité du triangle et du super-privilège, la même où que vous habitiez.
Disons-le franchement : on ne choisit pas le Luxembourg pour un « rendement luxembourgeois » qui n'existe pas. On le choisit parce que c'est l'enveloppe la mieux armée pour une vie patrimoniale qui franchit les frontières. Reste à savoir comment en tirer un revenu.
2. Le complément de revenus : les rachats partiels programmés
Pour transformer un capital en revenus, deux voies existent : la rente viagère, irréversible, et le rachat partiel programmé, que nous privilégions presque toujours pour un retraité. Le principe : vous demandez à l'assureur de vous verser une somme fixe à intervalle régulier — chaque mois, chaque trimestre ou chaque année.
Tout l'intérêt tient dans la souplesse. Vous augmentez, réduisez, suspendez ou arrêtez ces versements quand vous voulez. Et pendant ce temps, le capital que vous ne consommez pas continue de travailler et reste transmissibleà vos bénéficiaires. Avec une rente, vous cédez le capital à l'assureur ; ici, il reste chez vous.
Comment se calcule la part imposable d'un rachat
Gains imposables = Montant du rachat × (Gains du contrat ÷ Valeur totale du contrat)
- Montant du rachat :la somme que vous retirez (ex. 30 000 €)
- Gains du contrat :plus-values latentes (valeur − primes versées)
- Valeur totale :valeur de rachat du contrat au jour du retrait
Seule cette quote-part de gains est imposable, jamais le capital que vous retirez. C'est ce qui rend le rachat programmé si efficace : les premières années, la part de gains dans chaque retrait est faible, donc l'imposition l'est aussi.
Prenons un exemple. Un rachat de 30 000 € sur un contrat qui vaut 620 000 €, dont 140 000 € de gains, n'est imposable que sur 30 000 × (140 000 ÷ 620 000), soit ≈ 6 774 €. Le reste, environ 23 226 €, c'est du capital que vous récupérez sans impôt. Reste à voir ce que l'administration prélève vraiment sur cette part de gains une fois que vous vivez à l'étranger.
3. La fiscalité des rachats à l'étranger : c'est la convention qui décide
On arrive au cœur du sujet, et c'est souvent une bonne surprise. Dès que vous devenez non-résident fiscal français, deux règles basculent.
Première règle : plus de prélèvements sociaux. Les 17,2 % (CSG, la contribution sociale généralisée ; CRDS ; prélèvement de solidarité) ne frappent que les revenus du capital des personnes domiciliées en France. Non-résident, vous en êtes exonéré sur vos rachats — il suffit de justifier votre statut au moment du retrait. Deuxième règle : le prélèvement forfaitaire français sur la part de gains (en principe 7,5 % après 8 ans, 12,8 % avant) est réduit ou annulé par la convention fiscale de votre pays de résidence.
| Pays de résidence | Prélèvement forfaitaire France | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Luxembourg, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni | 0 % (imposition dans le pays de résidence) | 0 % |
| Espagne, Italie | 10 % (7,5 % si contrat > 8 ans) | 0 % |
| Belgique | 15 % (7,5 % si contrat > 8 ans) | 0 % |
| Autres pays (à défaut de convention favorable) | 7,5 % après 8 ans / 12,8 % avant | 0 % |
| Rappel résident France | 7,5 % après 8 ans (sous abattement) | 17,2 % |
Regardez la dernière ligne du tableau, c'est la plus parlante : le retraité resté en France paie 17,2 % de prélèvements sociaux en plus de l'impôt, quand l'expatrié en est dispensé. Un bémol quand même. L'abattement de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) après 8 ans est réservé aux résidents: un non-résident n'y a pas droit. Et le pays d'accueil, de son côté, applique sa propre fiscalité. Bref, rien ne remplace la lecture de la convention concernée.
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4. Cas Jacqueline — retraitée au Portugal, 30 000 € de rachats par an
Profil : Jacqueline Berthier, 67 ans, veuve, s'installe à Cascais. Elle détient un contrat luxembourgeois de 620 000 € (480 000 € de primes, 140 000 € de gains) et souhaite en tirer 30 000 € par an pour compléter sa pension.
| Étape | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Part de gains imposable | 30 000 × (140 000 ÷ 620 000) | ≈ 6 774 € |
| Prélèvements sociaux (non-résidente) | exonérée | 0 € |
| Prélèvement forfaitaire France | réduit par convention (pension/produits imposés au Portugal) | ≈ 0 à 508 € |
| Capital récupéré sans impôt | 30 000 − 6 774 | ≈ 23 226 € |
Ce que touche Jacqueline, c'est donc surtout du capital ; la part de gains, elle, est imposée au Portugal au titre de la convention franco-portugaise de 1971 (notre guide dédié à l'AVL depuis le Portugal détaille tout ça). Attention à un point qui a changé la donne : le régime des « résidents non habituels » (RNH), qui exonérait les pensions, est fermé depuis fin 2023, remplacé par un dispositif (IFICI) beaucoup plus ciblé. Jacqueline n'a donc plus d'exonération automatique et sera imposée au barème portugais. Tout dépend de sa date d'installation, à faire valider sur place.
5. Cas Marc & Hélène et Sophie — Suisse et Allemagne, le taux conventionnel à 0 %
Deux destinations où la convention joue à plein en faveur du contribuable, avec un prélèvement forfaitaire français ramené à 0 % : la Suisse et l'Allemagne.
5.1 Marc & Hélène — 48 000 € par an depuis le canton de Vaud
Profil : Marc et Hélène Delaunay, 70 et 68 ans, mariés, installés dans le canton de Vaud. Contrat de 1 250 000 € (900 000 € de primes, 350 000 € de gains), rachat de 48 000 € par an.
La part de gains imposable ressort à 48 000 × (350 000 ÷ 1 250 000) = 13 440 €. Comme ils résident en Suisse, ils sont exonérés des prélèvements sociaux (0 €) et le prélèvement forfaitaire français tombe à 0 %par convention : c'est la Suisse qui impose, selon les règles cantonales. Côté France, leur rachat sort donc quasiment net d'impôt. Reste la fiscalité vaudoise, à faire chiffrer sur place.
5.2 Sophie — 24 000 € par an depuis Munich
Profil : Sophie Kaufmann, 63 ans, s'installe à Munich. Contrat de 500 000 € (380 000 € de primes, 120 000 € de gains), rachat de 24 000 € par an. Part de gains imposable : 24 000 × (120 000 ÷ 500 000) = 5 760 €. Résidente allemande, elle est exonérée de prélèvements sociaux et le prélèvement forfaitaire français est de 0 %par convention ; l'Allemagne impose selon ses règles.
Dans ces deux cas, la France s'efface complètement au profit du pays de résidence. Voilà l'intérêt de la neutralité fiscale luxembourgeoise quand elle rencontre une convention favorable. À une condition : bien connaître la fiscalité du pays d'arrivée, qui n'est pas toujours plus douce que la nôtre.
6. Le multidevises : dépenser dans la monnaie où l'on vit
Si vous vivez hors zone euro, un risque passe souvent inaperçu : le change. Toucher vos rachats en euros pour les dépenser en francs suisses ou en dollars, c'est vous exposer aux variations de cours, mois après mois.
Le contrat luxembourgeois répond à cela par le multidevises : il peut être libellé et géré en EUR, USD, CHF ou GBP. Vous investissez et percevez vos rachats dans la devise où vous consommez, ce qui aligne votre épargne sur vos dépenses et réduit le risque de change.
Le piège fiscal du multidevises à connaître
La plus-value imposable en France reste calculée en euros : on convertit la valeur de rachat en euros à la date du retrait et on la compare à la prime convertie en euros à la date du versement. Autrement dit, même si vous ne « voyez » que des dollars, le change peut augmenter ou réduire votre gain taxable côté français. Le multidevises gère le risque de change de vos dépenses, pas celui de votre fiscalité.
Pour qui dépense hors euro, le multidevises change vraiment la vie au quotidien, à condition de garder en tête cette mécanique de conversion. Prenons le cas d'un retraité installé aux Émirats.
7. Cas Antoine — retraité à Dubaï, des rachats en dollars
Profil : Antoine Rivière, 65 ans, s'installe à Dubaï où la vie courante se règle largement en dirhams indexés sur le dollar. Il détient un contrat luxembourgeois de 800 000 € (600 000 € de primes, 200 000 € de gains), libellé en partie en USD, et retire 40 000 € par an (environ 43 000 USD).
| Étape | Calcul | Résultat |
|---|---|---|
| Part de gains imposable | 40 000 × (200 000 ÷ 800 000) | = 10 000 € |
| Prélèvements sociaux (non-résident) | exonéré | 0 € |
| Prélèvement forfaitaire France | à défaut de convention plus favorable, 7,5 % (contrat > 8 ans) | ≈ 750 € |
| Imposition locale | pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques aux Émirats | ≈ 0 € |
Antoine touche ses rachats directement en dollars, sans passer par le change à chaque retrait. Côté France, il supporte au maximum un prélèvement forfaitaire de l'ordre de 750 € sur 10 000 € de gains, le reste étant du capital. Le gain potentiel, en confort comme en fiscalité, peut être réel selon sa situation. Mais la fiscalité émiratie et la convention se vérifient au cas par cas : ne prenez jamais un « 0 % » pour acquis avant de l'avoir confirmé.
8. La transmission : tout dépend de la territorialité de l'article 990 I
Un contrat qui sert des revenus doit aussi préparer la suite. Et pour un expatrié, la vraie question n'est pas « combien mes bénéficiaires paieront-ils ? » mais « la France a-t-elle seulement le droit de taxer ? ». Tout se joue sur la territorialité de l'article 990 I du CGI.
Rappel du régime pour les primes versées avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € au-delà de l'abattement, et 31,25 % ensuite. Mais ce prélèvement ne s'applique que si l'une de ces deux conditions est remplie au décès : l'assuré a son domicile fiscal en France, ou le bénéficiaire a son domicile fiscal en France et l'a eu pendant au moins six des dix années précédant le décès.
Traduisons : si vous décédez non-résident et que vos bénéficiaires sont eux aussi non-résidents, sans lien récent de six ans avec la France, la transmission sort du champ de l'article 990 I. Ce sont alors la fiscalité successorale du pays d'accueil et la convention applicable qui prennent le relais. Ce n'est pas un montage à monter, juste une conséquence directe de votre résidence. À anticiper, car le pays d'accueil peut se révéler plus doux comme plus sévère que la France.
9. Cas Robert — transmission d'un contrat depuis la Thaïlande
Profil : Robert Nguyen, 74 ans, réside en Thaïlande depuis 8 ans (non-résident fiscal français). Son contrat luxembourgeois vaut 900 000 €, dont 450 000 € de primes versées avant ses 70 ans. Ses deux enfants, bénéficiaires désignés, vivent eux aussi en Thaïlande.
| Scénario | Champ de l'article 990 I | Prélèvement 990 I en France |
|---|---|---|
| Assuré non-résident au décès + bénéficiaires non-résidents (jamais 6/10 ans en France) | Hors champ | 0 € |
| Un enfant redevient résident France 6 ans avant le décès | Dans le champ (pour cet enfant) | Abattement 152 500 €, puis 20 % / 31,25 % |
Dans la situation de Robert, la transmission échappe donc au prélèvement de l'article 990 I côté français : ni l'assuré ni les bénéficiaires ne remplissent la condition de domicile en France. Ce sont la fiscalité thaïlandaise et la convention franco-thaïlandaise qui prennent le relais. Mais attention, si l'un de ses enfants revenait s'installer durablement en France, le régime français redeviendrait applicable pour lui. C'est une illustration de la territorialité, pas une invitation à s'expatrier pour transmettre.
10. Sécurité, portabilité et transparence : l'équation d'un expatrié serein
Au-delà de la fiscalité, un retraité expatrié cherche surtout la tranquillité. Le Luxembourg la fournit par son triangle de sécurité : vos actifs sont cantonnés chez une banque dépositaire agréée, séparée de l'assureur et contrôlée par le Commissariat aux Assurances. En cas de défaillance de l'assureur, le super-privilège (loi du 7 décembre 2015, article 118) vous place en créancier de premier rang sur ces actifs, sans le plafond de 70 000 € du fonds de garantie français.
Sur la transparence, soyons clairs : le Luxembourg n'est plus un « secret ». Il applique l'échange automatique d'informations CRS de l'OCDE (transposé en Europe par les directives DAC) et l'accord FATCA avec les États-Unis. Votre pays de résidence connaît donc votre contrat. Ce qui subsiste est une confidentialité commerciale légale, pas une opacité fiscale — et c'est très bien ainsi : un contrat déclaré est un contrat serein.
Sécurité, portabilité, transparence : les trois réunies font de ce contrat un socle patrimonial stable, où que votre retraite vous emmène. Encore faut-il éviter quelques pièges classiques.
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11. Les erreurs à éviter avant de partir
Checklist Hagnéré — 7 erreurs de l'expatrié qui vit de son contrat
- Croire que « non-résident » = « 0 % partout ». Les prélèvements sociaux disparaissent, mais le pays d'accueil impose souvent les rachats à sa manière.
- Oublier de justifier son statut de non-résident. Sans justificatif au moment du rachat, l'assureur peut appliquer la fiscalité de résident.
- Réclamer l'abattement de 4 600 / 9 200 €. Il est réservé aux résidents fiscaux français : un non-résident n'y a pas droit.
- Ignorer la convention fiscale. C'est elle qui fixe le taux réel et évite la double imposition — chaque pays est différent.
- Confondre confort du multidevises et fiscalité. La plus-value imposable en France reste calculée en euros, change compris.
- Négliger la clause bénéficiaire après le déménagement. La territorialité de l'article 990 I et la loi successorale du pays d'accueil peuvent tout changer.
- Ne pas déclarer le contrat dans le pays d'accueil. Le CRS le rend visible : mieux vaut respecter les obligations locales dès l'arrivée.
Gardez ces sept réflexes en tête et vous éviterez la plupart des mauvaises surprises. Un départ à l'étranger bien préparé, c'est un contrat luxembourgeois qui devient une vraie source de revenus : souple, protégée, et dont vous savez précisément ce qu'elle vous coûte en impôt.
Les 3 choses à retenir
- Le passage à la non-résidence supprime les prélèvements sociaux sur vos rachats, et confie l'impôt à la convention de votre pays d'accueil (souvent 0 % de prélèvement forfaitaire français).
- Le rachat programmé et le multidevises font de votre contrat une source de revenus souple, perçue dans la monnaie où vous vivez.
- La transmission dépend de la territorialité de l'article 990 I : à anticiper avec le pays d'accueil, jamais à improviser.
Pour aller plus loin, consultez notre guide assurance-vie luxembourgeoise et expatriés (12 pays) et notre analyse de la gestion multidevises.
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Mentions légales — Hagnéré Patrimoine
Hagnéré Patrimoine — SAS immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, courtier en assurance (COA) et courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP). Siège social : 7 rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry.
Article rédigé selon la législation en vigueur au 1er juillet 2026. Publié et mis à jour le 1er juillet 2026. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La fiscalité d'un non-résident dépend de la convention entre la France et son pays de résidence et des règles locales : les cas chiffrés sont des illustrations et tout investissement comporte un risque de perte en capital.

