Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert
Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Quentin Hagnéré accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.
Sommaire
- 1. Le saut de génération : de quoi parle-t-on ?
- 2. 1 594 € : la faiblesse du petit-enfant en droit commun
- 3. 152 500 € : l'abattement qui ignore le lien de parenté
- 4. Cas chiffré : 305 000 € transmis à 0 €
- 5. Ce que le Luxembourg apporte vraiment (et pas)
- 6. Avant ou après 70 ans : 990 I vs 757 B
- 7. La clause bénéficiaire : la pièce maîtresse
- 8. Démembrer la clause pour les petits-enfants
- 9. Attention à la réserve de vos enfants
- 10. Combiner avec la donation transgénérationnelle
- 11. Un petit-enfant qui vit à l'étranger
- FAQ — 10 questions fréquentes
Imaginez deux grands-parents qui veulent transmettre 152 500 €à l'un de leurs petits-enfants. Dans le premier cas, ils l'ont désigné bénéficiaire de leur assurance vie : il touche 152 500 € nets, sans un euro de droits. Dans le second, ils lui lèguent la même somme par testament, alors que son parent (leur propre enfant) est toujours vivant : le petit-enfant n'a droit qu'à 1 594 € d'abattement, et paie environ 28 375 € de droits. Même somme, même bénéficiaire, même famille — mais un écart abyssal. Cet écart, c'est tout le levier du saut de génération.
Le mécanisme tient en une phrase : en assurance vie, l'abattement de l'article 990 I (152 500 € par bénéficiaire) s'applique quel que soit le lien de parenté. Un petit-enfant est traité exactement comme un enfant, là où le droit commun le laisse presque les mains vides. Une précision d'emblée, car c'est l'erreur n°1 à ne pas commettre : ce levier n'a rien de luxembourgeois. Il vient du droit fiscal français et vaut pour toute assurance vie. Je suis Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine, CIF ORIAS 23002291, dirigeant du cabinet Hagnéré Patrimoine, et je vais vous montrer comment orchestrer ce saut de génération — et ce que le contrat luxembourgeois y ajoute réellement.
À retenir en 30 secondes
- Désigner un petit-enfant bénéficiaire d'une assurance vie lui ouvre l'abattement de 152 500 € de l'article 990 I (primes versées avant 70 ans), quel que soit le lien de parenté.
- En succession directe hors représentation, ce même petit-enfant n'a qu'un abattement de 1 594 € (art. 788, IV du CGI) : c'est lafaiblesse que l'assurance vie contourne.
- Le contrat luxembourgeois se transmet comme un contrat français(neutralité fiscale) : son vrai plus est la sécurité (super-privilège), le multideviseset l'architecture ouverte, pas un avantage fiscal.
- Garde-fou : vos enfants restent réservataires. Sauter une génération ne doit pas les priver de leur réserve héréditaire.
Avertissement
Le saut de génération : de quoi parle-t-on ?
Le « saut de génération » consiste à transmettre directement à ses petits-enfants, en passant par-dessus la génération intermédiaire — ses propres enfants. Deux motivations reviennent chez nos clients : aider une jeune génération au moment où elle en a besoin (études, premier logement, création d'entreprise), et éviter une double taxation. Car transmettre à un enfant qui re-transmettra ensuite à ses propres enfants, c'est faire taxer le même patrimoine deux fois. Le saut de génération ne le fait taxer qu'une seule.
L'assurance vie est l'outil idéal pour cela, parce que le capital versé au bénéficiaire ne fait pas partie de la succession civilede l'assuré (article L. 132-12 du Code des assurances). Vous choisissez librement qui reçoit quoi, sans être bloqué par les règles de dévolution légale.
Pourquoi le levier compte DAVANTAGE pour un petit-enfant que pour un enfant
Un enfantbénéficie déjà, en droit commun, d'un abattement successoral de 100 000 € (art. 779) et il est réservataire. Un petit-enfant, lui, n'a en principe ni l'un ni l'autretant que son parent est vivant. C'est pourquoi l'abattement de 152 500 € de l'assurance vie est structurellement plus décisif pour un petit-enfant. Si votre bénéficiaire est votre enfant, lisez plutôt notre guide dédié à la transmission à ses enfants.
1 594 € : la faiblesse du petit-enfant en droit commun
Commençons par le point de départ, celui que la plupart des grands-parents ignorent. En dehors de l'assurance vie, lorsqu'un petit-enfant est gratifié directement(par testament ou donation) alors que son parent est toujours vivant, il ne bénéficie que de l'abattement par défaut de 1 594 € prévu à l'article 788, IV du CGI. Au-delà, la transmission est taxée au barème en ligne directe, de 5 % à 45 %.
Attention à ne pas confondre avec la représentation : si le parent du petit-enfant est prédécédé ou renonceà la succession, le petit-enfant « représente » son parent et se partage alors l'abattement de 100 000 € qui revenait à ce dernier (art. 779, I ; art. 751 et suivants du Code civil). Mais tant que le parent est vivant et présent, cette voie est fermée : le petit-enfant reste plafonné à 1 594 €.
| Voie de transmission | Abattement du petit-enfant | Référence |
|---|---|---|
| Legs / donation directe, parent vivant | 1 594 € | CGI art. 788, IV |
| Succession par représentation (parent prédécédé/renonçant) | Part des 100 000 € du parent | CGI art. 779, I |
| Donation du vivant grand-parent → petit-enfant | 31 865 € / 15 ans | CGI art. 790 B |
| Assurance vie, primes avant 70 ans | 152 500 € | CGI art. 990 I |
Une seule ligne écrase toutes les autres, celle de l'assurance vie. Reste à comprendre d'où vient la force de cet abattement de 152 500 €.
À retenir : un rapport de 1 à 96
Entre un legs direct (1 594 €) et une assurance vie (152 500 €), l'abattement d'un même petit-enfant est multiplié par près de 96. Aucun autre outil de transmission n'offre un tel écart pour un petit-enfant dont le parent est vivant. C'est la raison d'être de tout ce guide.
152 500 € : l'abattement qui ignore le lien de parenté
C'est ici que tout se joue. L'article 990 I du CGI prévoit que les capitaux issus des primes versées avant 70 ans bénéficient d'un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Et surtout — c'est toutl'intérêt du saut de génération — cet abattement s'applique quel que soit le lien de parentéentre l'assuré et le bénéficiaire. Enfant, petit-enfant, neveu ou ami : tous logés à la même enseigne.
Un petit-enfant désigné bénéficiaire encaisse donc 152 500 €sans droits, exactement comme un enfant, là où le droit commun ne lui offrait que 1 594 €. Au-delà de l'abattement, la fraction taxable supporte 20 % jusqu'à 700 000 € par bénéficiaire, puis 31,25 %. La mécanique complète (plafonds, contrats multiples, cas particuliers) est détaillée dans notre guide de l'article 990 I.
| Legs direct (hors AV) | Assurance vie (990 I) | |
|---|---|---|
| Somme transmise | 150 000 € | 150 000 € |
| Abattement applicable | 1 594 € (art. 788, IV) | 152 500 € (art. 990 I) |
| Base taxable | 148 406 € | 0 € |
| Droits / prélèvement | ≈ 27 875 € | 0 € |
Un principe simple : ce sont les bénéficiaires qui multiplient l'abattement
L'abattement de 152 500 € vaut par bénéficiaire, tous contrats confondus. Ce qui démultiplie l'enveloppe transmise sans droits, ce n'est donc pas le nombre de contrats, mais le nombre de bénéficiaires désignés. Trois petits-enfants ? Ce sont 457 500 € (3 × 152 500 €) qui peuvent passer sans taxation 990 I.
Cas chiffré : 305 000 € transmis à 0 €
Prenons Robert, 68 ans, veuf. Il a versé 305 000 € sur une assurance vie luxembourgeoise avant ses 70 ans et souhaite gratifier ses deux petits-enfants, Léa et Hugo, à parts égales. Sa clause bénéficiaire indique : « mes petits-enfants Léa et Hugo, par parts égales ».
Cas Robert — 305 000 € pour 2 petits-enfants (article 990 I)
Part de chaque petit-enfant = 305 000 € ÷ 2 = 152 500 € Abattement 990 I / bénéficiaire = 152 500 € Base taxable / petit-enfant = 152 500 − 152 500 = 0 € ────────────────────────────────────────────── Taxation 990 I totale = 0 €
Chaque petit-enfant reçoit exactement 152 500 €, soit le plafond de l'abattement : la taxation de l'article 990 I est nulle. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus au décès, sur les produits latents des unités de compte (CSS art. L.136-7).
Refaisons le calcul si Robert avait légué ces mêmes 305 000 € hors assurance vie, par testament, à ses deux petits-enfants dont les parents sont vivants (donc sans représentation). Chaque petit-enfant n'aurait eu que 1 594 € d'abattement, puis le barème en ligne directe : environ 28 375 € de droits chacun, soit près de 56 751 € au total.
Multi-bénéficiaires : l'exemple de Michèle (610 000 €)
Michèle détient un contrat de 610 000 € alimenté avant 70 ans. Avec une clause désignant ses 2 enfants, chacun reçoit 305 000 € et supporte 30 500 € de prélèvement, soit 61 000 € au total. En élargissant sa clause à ses 2 enfants et 2 petits-enfants(152 500 € chacun), chaque part passe pile sous l'abattement : la taxation tombe à 0 €. Le saut de génération, ici, n'est pas qu'affectif : il fait disparaître 61 000 € de prélèvement.
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Ce que le Luxembourg apporte vraiment (et ce qu'il n'apporte pas)
Soyons parfaitement clairs, car c'est l'erreur que trop d'intermédiaires entretiennent : l'abattement de 152 500 € n'est pas luxembourgeois. Pour un résident fiscal français, l'assurance vie luxembourgeoise a exactement la même fiscalitéqu'un contrat français : mêmes articles 990 I et 757 B au décès, mêmes prélèvements sociaux de 17,2 %, mêmes règles de rachat. La neutralité fiscale luxembourgeoise signifie simplement que le Luxembourg ne prélève aucunimpôt de transmission ; c'est le droit français qui s'applique. Le détail dans notre guide sur la neutralité fiscale.
Alors pourquoi choisir le Luxembourg pour transmettre à ses petits-enfants ? Pour trois raisons qui n'ont rien de fiscal, et qui prennent tout leur sens quand on transmet à une jeune génération sur un horizon de 20 ou 30 ans.
Les 3 vrais atouts luxembourgeois pour un legs aux petits-enfants
- Le super-privilège(art. 118 de la loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015) : le bénéficiaire est créancier de premier rang, avec une protection illimitée en cas de défaillance de l'assureur — là où le fonds de garantie français est plafonné à 70 000 €. Rassurant quand on transmet un capital important à un jeune bénéficiaire. Voir notre guide du super-privilège.
- Le multidevises(EUR, USD, GBP, CHF) : décisif si un petit-enfant vit, étudie ou travaille à l'étranger — on peut lui transmettre dans sa devise. Voir le contrat multidevises.
- L'architecture ouverte(FID, FAS, FIC) : le capital reste investi de façon institutionnelle et diversifiée jusqu'au dénouement, y compris sur des titres vifs ou du non-coté.
Neutralité n'est pas exonération
Ne cherchez donc aucun abattement supérieur, aucun taux réduit du fait du Luxembourg : il n'en existe pas. Le contrat luxembourgeois n'offre pas une transmission « au rabais », mais une enveloppe de protection et de gestion haut de gamme. C'est un point rassurant (pas de risque de requalification pour un contrat conforme), pas un avantage fiscal.
Avant ou après 70 ans : 990 I contre 757 B
Pour le saut de génération, l'âge auquel vous versez fait basculer d'un régime à l'autre. Avant 70 ans, chaque prime relève de l'article 990 I (152 500 € par bénéficiaire). Après 70 ans, elle bascule sous l'article 757 B : un abattement global de 30 500 € seulement, partagé entre tousles bénéficiaires taxables et tous les contrats de l'assuré.
| Critère | Avant 70 ans — art. 990 I | Après 70 ans — art. 757 B |
|---|---|---|
| Abattement | 152 500 € par bénéficiaire | 30 500 € global (tous bénéficiaires) |
| Assiette taxée | Capital (primes + produits) | Primes uniquement (produits exonérés) |
| Taxation | 20 % puis 31,25 % | Barème en ligne directe (5 à 45 %) |
| Pertinence saut de génération | Très forte | Plus limitée |
Bonne nouvelle du 757 B : seules les primes sont taxées, les produits (intérêts et plus-values) étant exonérés. Mais l'abattement de 30 500 € est bien plus modeste que les 152 500 € du 990 I. Prenons Denise, 73 ans : elle verse 130 000 €après 70 ans au profit d'un petit-enfant. Après l'abattement de 30 500 € puis l'abattement personnel de 1 594 €, la base taxable est de 97 906 €, soit environ 17 776 € de droits. Versés avant70 ans, ces mêmes 130 000 € seraient passés sous l'abattement de 152 500 € : 0 €. Retenez-le : pour transmettre à ses petits-enfants, il faut verser avant 70 ans. Tout est détaillé dans notre guide de l'article 757 B.
Le piège n°1 : ne confondez jamais 990 I et 757 B
C'est l'erreur la plus fréquente. L'article 990 I (primes versées avant 70 ans) offre 152 500 € par bénéficiaire ; l'article 757 B(primes versées après 70 ans) n'offre qu'un abattement global de 30 500 €partagé entre tous. Ce ne sont pas deux options au choix : c'est votre âge au moment de chaque versement qui décide, prime par prime. Un même contrat peut donc relever des deux régimes à la fois.
La clause bénéficiaire : la pièce maîtresse
Toute la mécanique tient dans une seule phrase : la clause bénéficiaire. L'article L. 132-8 du Code des assurances vous laisse désigner librementqui vous voulez, y compris directement vos petits-enfants. Deux options principales :
- La clause nominative : « mes petits-enfants Léa Martin et Hugo Martin, par parts égales ». Précise, mais à mettre à jour à chaque naissance.
- La clause par catégorie : « mes petits-enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales ». Elle englobe automatiquement les futurs petits-enfants.
« Vivants ou représentés » : la mention à ne pas oublier
La formule « vivants ou représentés »prévoit que si l'un de vos petits-enfants décède avant vous, sa part revient à ses propres enfants(vos arrière-petits-enfants) plutôt que d'être redistribuée aux autres. Une sécurité indispensable dès qu'on désigne une jeune génération. Pour tout construire correctement, voyez notre guide pour bien rédiger sa clause bénéficiaire, et n'oubliez pas qu'elle reste modifiable tant qu'elle n'a pas été acceptée.
Un point d'attention si votre petit-enfant est mineur : le capital sera reçu et administré par ses représentants légaux (ses parents) jusqu'à sa majorité, et l'acceptation du bénéfice obéit à des règles spécifiques (art. L. 132-9). On prévoit souvent une clause encadrant la gestion des fonds — âge de remise, mandat de gestion — pour éviter qu'un capital important ne tombe entre les mains d'un jeune de 18 ans sans accompagnement.
Démembrer la clause pour les petits-enfants
Il existe un montage plus fin, très prisé pour organiser un saut de génération tout en protégeant le conjoint ou la génération intermédiaire : le démembrement de la clause bénéficiaire. On attribue l'usufruit du capital au conjoint survivant (ou aux enfants) et la nue-propriété aux petits-enfants.
L'usufruitier dispose des fonds (quasi-usufruit), à charge pour ses héritiers de restituer une créanceéquivalente aux nus-propriétaires — les petits-enfants — au dénouement. L'abattement de 152 500 € se répartit alors entre usufruitier et nu-propriétaire selon le barème de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier. Le montage se joue au barème près, et une clause mal tournée peut le faire capoter : nous le développons dans notre guide du démembrement de la clause bénéficiaire. Ne l'improvisez pas seul.
Exemple chiffré : un usufruitier de 72 ans
Vous démembrez la clause : usufruit à votre enfant de 72 ans, nue-propriété à votre petit-enfant. Selon le barème de l'article 669 du CGI (tranche 71-80 ans), l'usufruit est valorisé à 30 % et la nue-propriété à 70 %. L'abattement unique de 152 500 € se partage dans ces mêmes proportions : environ 45 750 € pour l'usufruitier et 106 750 €pour le petit-enfant nu-propriétaire. Résultat : un même capital réparti entre l'usufruitier et le nu-propriétaire, et un abattement de 152 500 € qui sert deux fois.
Attention à la réserve héréditaire de vos enfants
C'est là que je vois le plus de grands-parents se tromper. Sauter une génération ne supprime pas les droits de vos enfants : ils restent réservataires (articles 912 et 913 du Code civil). La réserve représente la moitié de la succession pour un enfant, deux tiers pour deux enfants, trois quarts pour trois enfants ou plus.
Le capital d'assurance vie échappe en principe au rapport et à la réduction (art. L. 132-12), mais il existe une exception majeure : les primes manifestement exagérées(art. L. 132-13). Un grand-parent qui viderait tout son patrimoine dans une assurance vie au seul profit de ses petits-enfants, privant ses enfants de leur réserve, s'exposerait à une contestation. C'est un sujet à part entière, que nous traitons dans notre guide de la réserve héréditaire— indispensable avant tout saut de génération d'ampleur.
Primes manifestement exagérées : ce que disent les juges
La notion n'a pas de seuil légal. La Cour de cassation (chambre mixte, 23 novembre 2004) l'apprécie au cas par cas, au jour du versement, au regard de votre âge, de votre situation patrimoniale et familiale et de l'utilité du contrat pour vous. Précision récente et rassurante : la 2e chambre civile (19 décembre 2024, n° 23-19.110) a jugé que la seule atteinte à la réservene suffit pas à qualifier des primes d'exagérées. Gardez néanmoins une proportion raisonnable entre l'assurance vie et le reste de votre patrimoine.
Combiner avec la donation transgénérationnelle
L'assurance vie n'est pas un outil isolé : elle se combine avec ce que vous donnez de votre vivant. Deux leviers civils s'y associent particulièrement bien.
- La donation-partage transgénérationnelle(art. 1078-4 et suivants du Code civil, loi du 23 juin 2006) : vous donnez à vos petits-enfants avec l'accord de vos enfants, qui consentent à ce que leurs propres descendants soient allotis à leur place. Elle sécurise l'équilibre familial et fige les valeurs.
- La donation directe : chaque grand-parent peut donner 31 865 €à chaque petit-enfant tous les 15 ans (art. 790 B), auxquels s'ajoute le don familial de sommes d'argent de 31 865 € (art. 790 G) si le donateur a moins de 80 ans et le donataire est majeur.
Donation ou assurance vie : deux logiques complémentaires
La donation transmet du vivant et vous dessaisit immédiatement ; l'assurance vie transmet au décès, avec l'abattement de 152 500 € et une clause que vous pouvez modifier jusqu'au bout. Les deux ne s'excluent pas : beaucoup de nos clients donnent une partie de leur vivant et désignent leurs petits-enfants bénéficiaires. C'est précisément le rôle d'un plan de succession cohérent de doser les deux.
Un petit-enfant qui vit à l'étranger
De plus en plus de petits-enfants étudient ou travaillent hors de France. Le contrat luxembourgeois y montre un atout concret : le multidevises, qui permet de transmettre dans la devise du bénéficiaire. Côté fiscalité, la territorialité obéit à l'article 750 ter du CGI : les capitaux sont taxables en France si l'assuré-défunt y est domicilié (patrimoine mondial), ou si le petit-enfant bénéficiaire est résident fiscal français depuis au moins 6 ans sur les 10 dernières années.
Confidentialité n'est pas anonymat
Un contrat luxembourgeois n'est pas anonymevis-à-vis du fisc français : vous devez le déclarer chaque année (formulaire 3916 / 3916 bis, art. 1649 AA du CGI), et l'information est transmise automatiquement via l'échange CRS. La confidentialité du contrat (RGPD) ne dispense d'aucune obligation déclarative. Pour un montage international, voyez notre guide de la succession internationale en assurance vie luxembourgeoise.
Récapitulons. Le saut de génération par l'assurance vie tient à un levier 100 % français— l'abattement de 152 500 € de l'article 990 I —, que le contrat luxembourgeois complète par le super-privilège et le multidevises, sans un centime d'avantage fiscal en plus, mais sans zone grise non plus. Bien mené, avec une clause soignée et dans le respect de la réserve de vos enfants, il transmet des sommes considérables à vos petits-enfants pour un coût très faible, voire nul. C'est le genre de montage que nous chiffrons ligne par ligne pour nos clients, au cabinet Hagnéré Patrimoine.
Organisons ensemble la transmission à vos petits-enfants
Clause bénéficiaire, arbitrage avant/après 70 ans, démembrement, respect de la réserve : nous chiffrons chaque part et rédigeons la clause avec vous. Premier rendez-vous offert.

