Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Intérêts seuls · capital en une foisRégime réel BIC · amortissementArticulation art. 39 C · ARDPS 18,6 % · LFSS 2026Cabinet CIF · COA · COBSP

Crédit in fine pour LMNP / LMP en 2026 : le guide fiscal

En location meublée au régime réel, le crédit in fine maximise et stabilise la déduction des intérêts (art. 39, 1, 1° CGI) — mais cette déduction ne se cumule pas naïvement avec l'amortissement. L'article 39 C CGI plafonne l'amortissement déductible : les intérêts in fine élevés consomment d'abord le résultat, et l'excédent d'amortissement bascule en amortissement réputé différé (ARD). Ce guide détaille la déductibilité au réel, l'articulation clé avec l'amortissement, les deux stocks de report (déficit BIC 10 ans vs ARD illimité), les prélèvements sociaux à 18,6 %, les risques et la fiscalité à la revente depuis la réintégration des amortissements (art. 150 VB III CGI). État des données au 5 juin 2026.

MENSUALITÉ

intérêts seuls (+ assurance)

DÉDUCTION

au réel BIC uniquement

PLAFOND

amortissement bridé (art. 39 C)

REPORTS

déficit BIC 10 ans · ARD illimité

PS 2026

18,6 % sur les loyers meublés

REVENTE

amortissements réintégrés (PV)

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

En location meublée, le crédit in fine séduit pour une raison simple : on ne rembourse que les intérêts (plus l'assurance) pendant toute la durée, et la totalité du capital en une seule fois à l'échéance. Comme le capital ne s'amortit jamais, les intérêts restent élevés et constants — une déduction maximisée pour un investisseur fortement imposé. Mais en LMNP/LMP, cet avantage n'est pas additif avec l'amortissement : l'article 39 C CGI plafonne l'amortissement déductible, si bien que les gros intérêts in fine brident mécaniquement l'amortissement de l'année.

On déroule ci-dessous, dans l'ordre où les questions reviennent en rendez-vous : pourquoi l'in fine peut être pertinent (et le prérequis du régime réel), l'avantage fiscal réel des intérêts constants, le cœur du sujet — l'articulation avec l'amortissement (art. 39 C) et l'amortissement réputé différé (ARD) —, le choix in fine ou amortissable avec ses deux stocks de report, le profil concerné, les risques et la fiscalité à la revente. Le mécanisme général du crédit in fine (nantissement, durée, calcul des intérêts) est détaillé dans notre guide complet du crédit in fine.

Mis à jour le 5 juin 2026 par Quentin Hagnéré (fondateur ; cabinet CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291), cabinet Hagnéré Patrimoine. Les règles ont été vérifiées au 5 juin 2026 sur les sources officielles (CGI sur Légifrance, BOFiP, LFSS 2026). Point de méthode : les fourchettes de nantissement sont des ordres de grandeur de place ; aucun taux de crédit n'est donné comme condition de marché ; le sort des ARD non imputés à la revente reste à confirmer, l'instruction BOFiP n'étant pas publiée.

L'essentiel en 30 secondes

  • Réel obligatoire : la déduction des intérêts et l'amortissement n'existent qu'au régime réel BIC ; au micro-BIC, l'in fine n'a aucun intérêt fiscal.
  • Intérêts déductibles : intérêts, assurance et frais sont déductibles du résultat (art. 39, 1, 1° CGI), élevés et constants en in fine.
  • Articulation art. 39 C : l'amortissement déductible est plafonné et ne crée jamais de déficit ; l'excédent devient un ARD reportable sans limite.
  • Deux reports : déficit BIC 10 ans (BIC meublé non pro seulement) vs ARD illimité : à ne jamais confondre.
  • PS 18,6 % : sur les loyers meublés en 2026 (LFSS 2026) ; à la revente, réintégration des amortissements dans la plus-value.

Avertissement — un montage conditionné, jamais un rendement garanti

Cet article est informatif et général : il ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 CMF), ni un conseil en crédit individualisé, ni un avis fiscal. L'opportunité d'un crédit in fine en LMNP/LMP dépend de votre situation et doit être validée avec un professionnel. Hagnéré Patrimoine est un cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291). Le montage n'est gagnant que si le rendement net du placement nanti couvre le coût du crédit : aucune promesse de rendement n'est possible, et tout investissement comporte un risque de perte en capital.

§ 1POURQUOI L'IN FINE·4 MIN

Crédit in fine : pourquoi est-il (parfois) pertinent en LMNP/LMP ?

Rappel express du mécanisme : dans un crédit in fine, l'emprunteur ne rembourse que les intérêts et l'assurance pendant toute la durée, le capital étant remboursé en une seule fois à l'échéance, le plus souvent adossé à un placement nanti qui fructifie en parallèle pour reconstituer le capital. Le détail du mécanisme général (calcul des intérêts, niveau de nantissement, durée, profils) est traité dans notre guide complet du crédit in fine — nous ne le dupliquons pas ici pour nous concentrer sur la fiscalité du meublé. Pour le montage logé dans une société civile, voyez notre guide crédit in fine pour SCI.

Le point de départ fiscal est essentiel : les loyers d'une location meublée habituelle sont des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) (art. 34 et 35 CGI), et non des revenus fonciers. C'est précisément ce qui ouvre le régime réel avec amortissement, pour le LMNP comme pour le LMP. Et c'est là que tout se joue : tout l'intérêt fiscal de l'in fine suppose ce régime réel.

Le prérequis est donc absolu. Au micro-BIC (abattement forfaitaire de 50 %, seuil de 83 600 € au titre des revenus 2026, art. 50-0 CGI), aucune charge réelle n'est déductible : ni les intérêts, ni l'amortissement. Financer en in fine « pour déduire des intérêts » quand on est au micro-BIC n'a aucun sens fiscal. L'in fine ne devient pertinent qu'au réel, et pour un investisseur dont la tranche marginale est élevée. Pour situer le statut, voyez nos guides LMNP en 2026 et LMNP ou LMP ?.

Prérequis : au micro-BIC, l'in fine n'a aucun intérêt fiscal

Au micro-BIC, l'administration applique un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers : vous ne déduisez aucune charge réelle, donc ni intérêts ni amortissement. Le seul levier fiscal de l'in fine — la déduction d'intérêts élevés et constants — n'existe qu'au régime réel BIC. Avant de raisonner financement, il faut donc d'abord trancher la question du régime d'imposition.

En pratique : la première question qu'on pose, ce n'est pas « in fine ou amortissable ? », c'est « êtes-vous au réel ou au micro ? ». Tant qu'on n'a pas tranché ce point, parler de déduction d'intérêts n'a pas de sens. Ce guide reste une information générale : il ne remplace pas une étude de votre situation.

§ 2INTÉRÊTS DÉDUCTIBLES·4 MIN

L'avantage fiscal réel : des intérêts constants déductibles en BIC

Au régime réel BIC, les intérêts d'emprunt, l'assurance emprunteur et les frais de garantie et de dossier sont intégralement déductibles du résultat (art. 39, 1, 1° CGI ; BOFiP BOI-BIC-CHG-20), sans plafonnement spécifique propre au LMNP — à ne pas confondre avec les règles foncières de la location nue. En revanche, le capital remboursé n'est jamais déductible : ce n'est pas une charge.

La particularité de l'in fine : le capital ne s'amortissant pas, les intérêts portent chaque année sur la totalité du capital emprunté. La charge d'intérêts déductible est donc maximale et constante, là où un prêt amortissable voit ses intérêts décroître année après année. À TMI élevée (41 % ou 45 %), le gain fiscal annuel théorique — les intérêts déduits multipliés par la TMI — est ainsi plus stable dans le temps. Ce raisonnement, répétons-le, ne vaut qu'au réel.

Intérêts in fine vs amortissables au réel BIC. Comparaison de structure, sans chiffrage de taux (à vérifier sur devis). Vérifié au 5 juin 2026.
CritèreCrédit in finePrêt amortissable
Composition de la mensualitéIntérêts seuls (+ assurance)Capital + intérêts
Capital restant dûConstant jusqu'à l'échéanceDécroissant jusqu'à zéro
Évolution des intérêtsÉlevés et constants toute la duréeDécroissants dans le temps
Intérêts déductibles (BIC réel)Maximaux et stables (déduction élevée)Décroissants (déduction qui s'érode)
Capital rembourséNon déductible (en une fois à l'échéance)Non déductible (étalé)

Pourquoi les intérêts in fine sont « maximaux et constants »

En amortissable, chaque échéance rembourse une part de capital : le capital restant dû baisse, donc les intérêts — calculés sur ce capital — diminuent chaque année. En in fine, le capital reste intact jusqu'au terme : les intérêts portent toujours sur la totalité du capital, et restent donc au plus haut. Pour un contribuable à TMI élevée au réel, cela stabilise la déduction — mais cet avantage rencontre vite une limite, détaillée à la section suivante.

Ce que retiennent les investisseurs à TMI 41 %, c'est la stabilité de la déduction. Mais on prévient aussitôt : en meublé, cette déduction d'intérêts ne s'ajoute pas simplement à l'amortissement. Les deux se concurrencent sous un même plafond — c'est le cœur du sujet juste après.

§ 3ARTICULATION ART. 39 C·6 MIN

Comment s'articule l'in fine avec l'amortissement (art. 39 C) ?

C'est le point clé de ce guide. Au réel, l'investisseur amortit le bâti par composants (hors terrain, non amortissable) ainsi que le mobilier : une charge non décaissée qui neutralise souvent l'impôt sur les loyers. Mais l'article 39 C CGI pose une limite décisive : l'amortissement déductible d'un exercice est plafonné à la différence positive entre les loyers acquis et les autres charges hors amortissement.

Autrement dit : amortissement déductible = max(0 ; loyers − charges hors amortissement). L'amortissement ne peut jamais créer ni aggraver un déficit : il ramène le résultat à zéro, pas en dessous. La fraction d'amortissement non déduite n'est pas perdue : elle bascule en amortissement réputé différé (ARD), reportable sans limite de durée (BOFiP BOI-BIC-AMT-20-40-10-20), déductible dès qu'un résultat positif réapparaît.

Plafonnement de l'amortissement déductible (art. 39 C CGI)

Amortissement deductible (annee) = max(0 ; Loyers acquis - Charges hors amortissement)

Charges hors amortissement = interets in fine + assurance + frais + taxe fonciere + gestion...

Amortissement non deduit = ARD (amortissement repute differe), reportable SANS limite
  • Loyers acquis :Recettes meublées de l'année (BIC)
  • Charges hors amortissement :Intérêts in fine, assurance, frais, taxe foncière, gestion...
  • ARD :Excédent d'amortissement non déduit, reporté sans limite de durée (art. 39 C, II CGI)

L'amortissement ne peut jamais créer de déficit : il est plafonne aux loyers diminues des autres charges. En in fine, les intérêts eleves réduisent ce plafond, donc une part de l'amortissement bascule en ARD. Formule illustrative, a appliquer sur votre dossier réel.

Conséquence directe en in fine : les intérêts sont élevés et constants ; ils consomment d'abord le résultat avant l'amortissement, laissant peu de marge sous le plafond de l'art. 39 C. Une part importante de l'amortissement ne peut donc pas être déduite l'année en cours et bascule en ARD. Il ne faut surtout pas présenter « in fine + amortissement » comme un cumul gagnant naïf : le second est mécaniquement bridé par le premier. Il n'est pas perdu (il est reporté), mais il n'est pas doublé non plus.

LE point clé : intérêts in fine et amortissement ne se cumulent pas naïvement

On entend souvent que l'in fine « cumule » de gros intérêts déductibles et l'amortissement : c'est inexact. L'art. 39 C plafonne l'amortissement déductible aux loyers diminués des autres charges. Comme les intérêts in fine figurent parmi ces charges et sont élevés, ils réduisent le plafond d'amortissement : l'excédent part en ARD (reporté sans limite). On n'optimise pas en empilant intérêts maximaux et amortissement total la même année : l'avantage est décalé, pas démultiplié.

Côté terrain : l'erreur de raisonnement la plus fréquente, c'est d'additionner sur le papier « intérêts in fine » et « amortissement complet » pour annoncer une économie d'impôt très forte. Quand on applique l'art. 39 C, on voit que l'amortissement réellement déduit l'année 1 est bien plus faible que prévu : le reste s'empile en ARD, mobilisable plus tard. C'est exactement ce qu'on recalcule sur chaque dossier.

Hagnéré Patrimoine

Chiffrer l'amortissement réellement déductible sous le plafond de l'art. 39 C

Avant d'engager un crédit in fine sur un meublé, le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP) calcule l'amortissement réellement absorbable une fois les intérêts déduits, l'ARD qui se constitue et l'impact réel sur votre impôt — pour décider sur des chiffres, sans aucune promesse de rendement.

Amortissement déductible chiffréSuivi de l'ARDCabinet CIF · COA · COBSP
§ 4IN FINE OU AMORTISSABLE·5 MIN

In fine ou amortissable : lequel choisir pour un meublé en 2026 ?

Avant de choisir, il faut distinguer deux stocks de report à ne jamais confondre. Le déficit BIC créé par les charges décaissées (dont les intérêts in fine) est reportable 10 ans et imputable uniquement sur des bénéfices de location meublée non professionnelle (art. 156 I-1° ter CGI) — jamais sur le revenu global en LMNP. L'ARD (excédent d'amortissement bloqué par l'art. 39 C) est, lui, reportable sans limite de durée. Ce sont deux mécanismes distincts, avec des règles différentes.

Le piège à expliciter : si l'amortissement suffit déjà à ramener le résultat BIC à zéro, alors les gros intérêts in fine créent surtout du déficit reportable (sur BIC meublé seulement), et pas une économie d'IR immédiate sur le revenu global. Ils ne « doublent » donc pas l'avantage fiscal. À l'inverse, un prêt amortissable génère moins d'intérêts cumulés (et souvent un taux plus bas). L'in fine est davantage un pari : que le rendement net du placement nanti, sur la durée, dépasse le surcoût du crédit (généralement supérieur à celui d'un amortissable). Le choix dépend de la situation, sans promesse de rendement.

Deux stocks de report à ne jamais confondre en LMNP, et le rappel du déficit foncier (régime distinct de la location nue). Sources : art. 156 I-1° ter et art. 39 C CGI. Vérifié au 5 juin 2026.
Stock de reportOrigineImputable sur…Durée de report
Déficit BIC (LMNP)Charges décaissées (dont intérêts in fine)BIC de location meublée non professionnelle seulement (art. 156 I-1° ter CGI)10 ans (jamais le revenu global)
ARDExcédent d'amortissement bloqué (art. 39 C)Résultat BIC positif futurSans limite de durée
Rappel — déficit foncierLocation NUE (autre régime)Revenu global (hors intérêts), 10 700 €/an10 ans (ne pas importer en BIC)

Piège de la « déduction redondante »

En meublé au réel, l'amortissement suffit souvent à lui seul à neutraliser l'impôt sur les loyers. Ajouter de gros intérêts in fine ne baisse alors pas votre impôt global : cela crée surtout un déficit BIC reportable 10 ans, imputable uniquement sur des BIC meublés non pro (art. 156 I-1° ter CGI), jamais sur vos salaires. Et n'importez jamais la règle des 10 700 €/an du déficit foncier : elle concerne la location nue, pas le meublé.

Ce qu'on observe en rendez-vous : beaucoup d'investisseurs veulent l'in fine « pour déduire plus ». On leur montre que, l'amortissement ayant déjà mis le résultat à zéro, les intérêts supplémentaires ne font que gonfler un déficit BIC cantonné au meublé. L'in fine ne se justifie alors que par la trésorerie préservée et le pari sur le placement nanti — pas par une double déduction qui n'existe pas.

§ 5PROFIL INVESTISSEUR·4 MIN

Pour quel profil d'investisseur l'in fine meublé a-t-il du sens ?

Le profil cible se dessine assez nettement : un investisseur en meublé fortement imposé (TMI 41 % ou 45 %), au régime réel, qui cherche à neutraliser son résultat BIC en combinant intérêts et amortissement, à préserver sa trésorerie (mensualité réduite aux seuls intérêts, sans remboursement de capital), et à faire fructifier le capital nanti pour le reconstituer à l'échéance. C'est une logique patrimoniale avertie.

Côté garantie, l'établissement prêteur exige généralement le nantissement d'un placement support à hauteur de l'ordre de 50 % à 100 % du capital — un ordre de grandeur à vérifier au cas par cas, sans portée réglementaire. Ce montage est rarement adapté à un premier investissement meublé : il suppose un patrimoine financier déjà constitué, une compréhension fine de la mécanique BIC et une tolérance au risque de marché du support adossé. Restons généraux et conditionnels : cela « peut » avoir du sens « selon la situation ».

Les critères qui rendent l'in fine meublé envisageable

  • TMI élevée (41 % ou 45 %) et imposition au régime réel BIC.
  • Objectif de trésorerie préservée (pas de remboursement de capital pendant la durée).
  • Existence d'un placement support à nantir (à hauteur de 50 à 100 % du capital, à vérifier).
  • Capacité à reconstituer le capital à l'échéance et à assumer le risque de marché du support.
  • Approche patrimoniale avertie : rarement pertinent pour un premier meublé.

Avant de vous décider

Ces critères sont des repères généraux, pas une grille de décision automatique. L'in fine meublé combine du financement (coût du crédit, nantissement), de la fiscalité BIC (art. 39 C, ARD, déficit) et de la gestion d'épargne (performance du support) — trois dimensions qui doivent être chiffrées ensemble. C'est le rôle du conseiller : le statut COBSP (courtier en opérations de banque) du cabinet Hagnéré Patrimoine légitime précisément le conseil en financement, au-delà de la seule fiscalité.

En pratique : quand un primo-accédant nous parle d'in fine, on freine : le montage suppose une épargne déjà solide et une lecture précise de la fiscalité BIC. Pour un investisseur constitué à TMI 45 %, en revanche, la question mérite d'être posée — à condition de chiffrer l'ensemble, pas seulement l'économie d'impôt.

Méthode documentée

Étudier votre plan de financement meublé avec un conseiller

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) reprend votre projet meublé, votre TMI et l'épargne disponible à nantir, compare in fine et amortissable, chiffre l'amortissement réellement déductible et le plan de reconstitution du capital — une étude personnalisée, sans produit-maison ni promesse de rendement.

Comparatif in fine / amortissablePlan de reconstitution du capitalCabinet CIF · COA · COBSP
§ 6LES RISQUES·5 MIN

Quels sont les risques spécifiques du crédit in fine meublé ?

Soyons clairs et honnêtes. Risque n°1 — le capital est dû en bloc à l'échéance. Si le placement support nanti a sous-performé ou que le marché a chuté, le capital reconstitué peut être insuffisant pour solder le prêt : c'est un risque de perte en capital réel, qui dépend de la performance — non garantie — du support adossé. Risque n°2 — le surcoût de financement. Le taux d'un in fine est généralement supérieur à celui d'un amortissable, et le coût total des intérêts plus élevé : l'avantage fiscal ne doit jamais masquer ce surcoût ni le risque de marché du support.

Risque n°3 — l'effet massue propre au LMNP. Le capital à rembourser tombe souvent au moment de la revente, donc en même temps que l'impôt de plus-value gonflé par la réintégration des amortissements (voir section suivante) : les sorties de trésorerie se cumulent. Risque n°4 — la base d'amortissement. Une ventilation terrain/construction erronée (terrain sous-évalué) expose à un redressement sur l'assiette d'amortissement. Il ne faut jamais présenter ce montage comme « sans risque » ou « auto-financé », ni promettre un quelconque rendement sur le bien ou sur le placement nanti.

Les risques spécifiques du crédit in fine meublé, à peser avant tout engagement. Aucun rendement n'est garanti ; risque de perte en capital. Vérifié au 5 juin 2026.
RisqueCe qu'il signifieÀ vérifier
Capital dû à l'échéanceTout le capital est à rembourser en une foisLe placement nanti reconstituera-t-il le capital ?
Performance du support nantiLe rendement net n'est pas garantiHypothèse de rendement prudente, marge de sécurité
Surcoût du créditTaux et coût total supérieurs à l'amortissableSurcoût compensé par l'avantage fiscal réel ?
Effet massue à la reventeCapital dû + impôt de PV réintégrée concomitantsTrésorerie disponible au moment de la cession
Ventilation terrain/constructionTerrain sous-évalué = redressement possibleAssiette d'amortissement cohérente et justifiée

Établissement prêteur et placement nanti : un montage à ne jamais présenter comme « sans risque »

L'effet de levier joue dans les deux sens. Si le placement support nanti rapporte plus que le coût du crédit, l'in fine est gagnant ; s'il sous-performe, vous payez les intérêts sans avoir reconstitué le capital, qui reste intégralement dû — perte en capital réelle. En meublé, ce risque se cumule avec l'effet massue de la revente (capital dû + impôt de plus-value réintégrée). L'exigence de nantissement de l'établissement prêteur et la composition du contrat support sont à examiner dossier par dossier, sans aucune promesse de rendement.

Côté terrain : le scénario qu'on redoute, c'est l'in fine adossé à un support volatil sur une durée courte. Une mauvaise séquence de marché en fin de prêt, et le capital reconstitué passe sous le capital dû — juste au moment où l'impôt de plus-value, alourdi par la réintégration des amortissements, tombe lui aussi. C'est ce double choc de trésorerie qu'on modélise avant toute signature.

§ 7REVENTE & PLUS-VALUE·6 MIN

À la revente : réintégration des amortissements et plus-value

En LMNP, la cession relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U CGI) : abattements pour durée de détention (exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans), au taux d'IR de 19 % et de PS de 17,2 % maintenus sur la plus-value immobilière. Attention à ne pas confondre ces 17,2 % (assiette plus-value) avec les 18,6 % des loyers BIC : ce sont deux assiettes distinctes.

Le changement majeur vient de la LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025, art. 84 créant l'art. 150 VB III CGI). Pour les cessions à compter du 15 février 2025, les amortissements admis en déduction pendant la détention minorent le prix d'acquisition retenu et gonflent donc la plus-value imposable — l'avantage « impôt zéro » pendant la détention se paie partiellement à la sortie. Les abattements pour durée restent toutefois conservés. Sont exclus de la réintégration : le micro-BIC, les résidences de services gérées (étudiantes, seniors, EHPAD) et les transmissions par donation ou succession ; le mobilier n'est pas réintégré.

Fiscalité LMNP à la revente : réintégration des amortissements (art. 150 VB III CGI). Le sort des ARD reste à confirmer. Vérifié au 5 juin 2026.
ÉlémentRègle 2026Source / précision
Régime LMNP à la reventePlus-values des particuliersArt. 150 U CGI
Taux PV immobilièreIR 19 % + PS 17,2 % (≠ 18,6 % des loyers)Maintenus, non impactés par la hausse meublé
Abattements pour duréeExonération IR à 22 ans, PS à 30 ansConservés
Réintégration amortissementsAmortissements déduits minorent le prix d'acquisitionArt. 150 VB III CGI (cessions dès 15/02/2025)
Exclusions légalesRésidences de services gérées (EHPAD, étudiantes, seniors), donation/successionArt. 84 LF 2025 (loi n° 2025-127)
Cas sans objet — micro-BICAucun amortissement déduit, donc rien à réintégrer (ce n'est pas une « exclusion » au même titre)Abattement forfaitaire, pas de charge réelle
MobilierNon réintégré au prix d'acquisitionArt. 150 VB III CGI
ARD non imputésA priori non réintégrés (« admis en déduction »)À confirmer — BOFiP BOI-RFPI-PVI-20-10 non publié

Subtilité prudente : le sort des ARD non imputés reste à confirmer

L'art. 150 VB III vise les amortissements « admis en déduction ». Les ARD non encore imputés — que l'in fine, en bridant l'amortissement, tend à accroître — ne seraient a priori pas réintégrés, ce qui pourrait limiter la base réintégrée à la revente. Mais il s'agit d'une lecture prudente : l'instruction BOFiP correspondante (BOI-RFPI-PVI-20-10) n'est pas encore publiée à ce jour. Ce point est à confirmer et ne doit en aucun cas être tenu pour acquis dans un chiffrage.

LMNP vs LMP à la revente : deux régimes radicalement différents

Tout ce qui précède vaut en LMNP (plus-values des particuliers, art. 150 U). En LMP, la cession relève du régime des plus-values professionnelles : une exonération totale de la plus-value professionnelle est possible (art. 151 septies CGI) si l'activité est exercée depuis au moins 5 ans et que les recettes annuelles restent inférieures à 90 000 € (exonération dégressive entre 90 000 et 126 000 €). Elle porte sur la plus-value à long terme, à l'IR comme aux prélèvements sociaux. Le statut LMP s'apprécie au jour de la cession (art. 155 IV CGI). La fraction à court terme (correspondant aux amortissements effectivement déduits) suit son régime propre et reste imposable — d'où l'intérêt d'une étude personnalisée, le cas LMP étant hors périmètre détaillé de ce guide.

Ce qu'on observe en rendez-vous : depuis le 15/02/2025, on ne raisonne plus jamais le LMNP sans intégrer la sortie. L'amortissement reste un atout pendant la détention, mais une partie se « rend » à la revente. Couplée au capital in fine dû à l'échéance, cette réintégration peut transformer une belle opération en cumul de sorties : c'est le scénario complet qu'on modélise, statut LMNP ou LMP au jour de la cession compris.

Hagnéré Patrimoine

Une question sur l'in fine en LMNP/LMP ? Faites le point avec un conseiller

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) répond à vos questions sur le crédit in fine appliqué au meublé et chiffre, sur votre situation, l'articulation intérêts/amortissement, le coût du crédit et la fiscalité à la revente — sous lettre de mission signée ; premier rendez-vous offert, sans recommandation personnalisée, sansengagement ni promesse de rendement.

Bilan patrimonial offertChiffrage sous lettre de missionCabinet CIF · COA · COBSP
AVANT DE STRUCTURER VOTRE MEUBLÉ

Étudier votre plan de financement meublé

Avant d'engager un crédit in fine sur un meublé, le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP) vérifie le régime réel, chiffre l'articulation entre intérêts et amortissement (art. 39 C), distingue déficit BIC et ARD et mesure le risque du capital dû à l'échéance — pour décider sur des chiffres, pas sur une brochure.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291)

Sur lettre de mission signée

  • Fiscalité BIC et coût du crédit chiffrés
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

Structurer un financement meublé avec un cabinet qui chiffre l'articulation fiscale intérêts/amortissement, pas qui vend un produit

Pas de produit-maison, pas de biais. On reprend votre projet meublé, votre TMI et l'épargne disponible à nantir, on vérifie le régime réel, on chiffre la déduction des intérêts et l'amortissement réellement absorbable sous le plafond de l'art. 39 C, on distingue déficit BIC et ARD, et on cale la stratégie sur votre situation — sans aucune promesse de rendement.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • Loyers meublés = BIC, régime réel ouvert (art. 34 et 35 CGI)

    Les loyers d'une location meublée habituelle sont des bénéfices industriels et commerciaux (art. 34 et 35 CGI ; BOFiP BOI-BIC-CHAMP-40-20), et non des revenus fonciers : c'est ce qui ouvre le régime réel avec amortissement, pour le LMNP comme pour le LMP. Tout l'intérêt fiscal de l'in fine suppose ce régime réel. Sources : Légifrance, BOFiP.

  • Déductibilité au réel BIC (art. 39, 1, 1° CGI)

    Au régime réel, les intérêts d'emprunt, l'assurance emprunteur et les frais de garantie et de dossier sont intégralement déductibles du résultat (art. 39, 1, 1° CGI ; BOFiP BOI-BIC-CHG-20), sans plafonnement spécifique propre au LMNP. Le capital remboursé n'est jamais déductible. Au micro-BIC (abattement 50 %, seuil 83 600 € au titre des revenus 2026), aucune charge réelle n'est déductible. Sources : Légifrance, BOFiP.

  • Plafonnement de l'amortissement (art. 39 C CGI)

    L'amortissement déductible d'un exercice est plafonné à la différence positive entre les loyers acquis et les autres charges hors amortissement : il ne peut jamais créer ni aggraver un déficit (BOFiP BOI-BIC-AMT-20-40-10-20). L'excédent devient un amortissement réputé différé (ARD), reportable sans limite de durée (art. 39 C, II CGI). Sources : Légifrance, BOFiP.

  • Deux stocks de report distincts (art. 156 I-1° ter CGI)

    Le déficit BIC issu des charges décaissées (dont les intérêts in fine) est reportable 10 ans et imputable uniquement sur des bénéfices de location meublée non professionnelle (art. 156 I-1° ter CGI ; BOFiP BOI-BIC-DEF-10), jamais sur le revenu global en LMNP. L'ARD (excédent d'amortissement bloqué par l'art. 39 C) est, lui, reportable sans limite de durée. À ne pas confondre avec le déficit foncier (10 700 €/an sur le revenu global). Sources : Légifrance, BOFiP.

  • Seuil LMNP / LMP (art. 155 IV CGI)

    L'activité est professionnelle (LMP) si les recettes meublées du foyer dépassent 23 000 € ET sont supérieures aux autres revenus professionnels du foyer (art. 155 IV CGI) ; la condition d'inscription au RCS a été supprimée (Cons. const. 8/02/2018, n° 2017-689 QPC). À défaut, l'activité est non professionnelle (LMNP). Sources : Légifrance, Conseil constitutionnel.

  • Prélèvements sociaux 2026 sur les loyers meublés (LFSS 2026)

    Les revenus locatifs meublés (BIC, LMNP/LMP) supportent 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025), applicable dès les revenus 2025. À cloisonner strictement avec les 17,2 % qui s'appliquent à la plus-value immobilière constatée à la revente. Source : matrice interne reference_ps_lfss_2026.

  • Plus-value LMNP et réintégration des amortissements (art. 150 VB III CGI)

    En LMNP, la cession relève des plus-values des particuliers (art. 150 U CGI), avec abattements pour durée de détention (exonération d'IR à 22 ans, de PS à 30 ans), IR 19 % + PS 17,2 % maintenus. Depuis le 15/02/2025 (art. 84 de la LF 2025, loi n° 2025-127 du 14/02/2025 ; art. 150 VB III CGI), les amortissements admis en déduction minorent le prix d'acquisition et augmentent la plus-value imposable, sauf exceptions (résidences de services gérées, donation/succession) ; le mobilier n'est pas réintégré. Les ARD non imputés ne seraient a priori pas réintégrés, l'instruction BOFiP n'étant pas encore publiée (à confirmer). En LMP, plus-values professionnelles (exonération possible art. 151 septies CGI). Source : Légifrance.

  • Risques du montage in fine meublé

    Le capital est dû intégralement, en une seule fois, à l'échéance : si le placement support nanti sous-performe, le capital reconstitué peut être insuffisant, avec un risque de perte en capital réel. Le taux d'un in fine est généralement supérieur à celui d'un amortissable et le coût total des intérêts plus élevé. À la revente, le remboursement du capital coïncide souvent avec l'impôt de plus-value gonflé par la réintégration des amortissements : un cumul de sorties de trésorerie. Sources : doctrine fiscale et notariale, pratique constatée.

  • Statut du cabinet et nature du guide

    Hagnéré Patrimoine est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine : CIF non indépendant au sens de la directive MIF II, COA et COBSP, enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291. Ce guide est rédigé à titre informatif et général ; il ne constitue pas un conseil individualisé. Tout chiffrage est illustratif et renvoie à une étude personnalisée par le cabinet. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF non indépendant au sens MIF II, COA, COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Il ne constitue ni un conseil personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni un conseil en crédit individualisé, ni un avis fiscal : l'opportunité d'un crédit in fine en LMNP/LMP dépend de votre situation et doit être validée avec un professionnel. Les règles citées (déductibilité art. 39 CGI, plafonnement art. 39 C, ARD, déficit BIC art. 156, PS LFSS 2026, réintégration art. 150 VB III CGI) sont à vérifier au cas par cas sur les sources officielles (Légifrance, BOFiP). Le sort des ARD non imputés à la revente reste à confirmer, l'instruction BOFiP n'étant pas publiée. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. État des données au 5 juin 2026.

Foire aux questions

Tout sur le crédit in fine en LMNP / LMP déductibilité, amortissement, reports et revente.

Déduire les intérêts au réel, l'articulation avec l'amortissement et l'art. 39 C, l'effet sur le déficit BIC, les prélèvements sociaux à 18,6 %, ce qui se passe à l'échéance et la réintégration des amortissements à la revente : les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

Catégories

Pas trouvé votre réponse ?

Un conseiller du cabinet vous rappelle sous 48 h ouvrées.

Prendre rendez-vous
  • Oui, mais uniquement au régime réel BIC : les intérêts d'emprunt, l'assurance emprunteur et les frais de garantie et de dossier sont alors intégralement déductibles du résultat (art. 39, 1, 1° CGI), sans plafonnement spécifique propre au LMNP. Au micro-BIC (abattement forfaitaire de 50 %, seuil de 83 600 € au titre des revenus 2026), aucune charge réelle n'est déductible : financer en in fine pour déduire des intérêts n'apporte alors aucun avantage fiscal. L'in fine ne se justifie fiscalement qu'au réel.