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Intérêts seuls · capital en une foisSCI à l'IR · art. 8 · déficit foncierSCI à l'IS · amortissement · PV lourdeOption IS irrévocable · art. 239Cabinet CIF · COA · COBSP

Crédit in fine pour SCI : IR ou IS, le guide 2026

Financer l'immobilier d'une SCI avec un crédit in fine maximise et stabilise la déduction des intérêts — mais le résultat dépend entièrement du régime fiscal de la société. À l'IR (art. 8 CGI), la SCI est translucide : les intérêts sont déductibles des revenus fonciers, le bien n'est pas amortissable, et le déficit issu des intérêts ne s'impute que sur les revenus fonciers 10 ans. À l'IS (option art. 239), intérêts in fine et amortissement neutralisent fortement le résultat courant (15 % / 25 %), mais la plus-value de sortie devient professionnelle et lourde, le boni est ré-taxé au PFU 31,4 %, et l'option est irrévocable. Ce guide compare les deux régimes, expose les pièges et renvoie à une étude personnalisée. État des données au 5 juin 2026.

MENSUALITÉ

intérêts seuls (+ assurance)

SCI À L'IR

TMI + PS 17,2 % · pas d'amortissement

SCI À L'IS

15 % ≤ 42 500 € puis 25 %

DÉFICIT IR

intérêts → foncier 10 ans

SORTIE IS

PV professionnelle + PFU 31,4 %

OPTION IS

irrévocable au-delà de 5 exercices

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Financer un immeuble de SCI avec un crédit in fine répond à une logique claire : on ne rembourse que les intérêts (plus l'assurance) pendant toute la durée, et la totalité du capital en une seule fois à l'échéance, le plus souvent adossée à un support nanti qui fructifie en parallèle. Le capital ne s'amortissant jamais, les intérêts restent élevés et constants — une déduction maximisée. Mais en SCI, l'effet fiscal réel dépend entièrement du régime de la société : impôt sur le revenu (IR) ou impôt sur les sociétés (IS). C'est tout l'objet de ce guide.

On déroule ci-dessous, dans l'ordre où les questions reviennent en rendez-vous : pourquoi l'in fine peut servir une SCI, la mécanique à l'IR (revenus fonciers et déficit issu des intérêts), la mécanique à l'IS (amortissement, plus-value professionnelle, PFU), le choix IR ou IS, le nantissement quand c'est une personne morale qui emprunte, les risques et un cas pratique d'arbitrage. Le mécanisme général du crédit in fine (calcul des intérêts, nantissement, durée) est détaillé dans notre guide complet du crédit in fine.

Mis à jour le 5 juin 2026 par Quentin Hagnéré (fondateur ; cabinet CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291), cabinet Hagnéré Patrimoine. Les règles ont été vérifiées au 5 juin 2026 sur les sources officielles (CGI sur Légifrance, BOFiP, LFSS 2026). Point de méthode : les fourchettes de nantissement sont des ordres de grandeur de place ; aucun taux de crédit n'est donné comme condition de marché ; le relèvement du plafond du taux réduit d'IS de 42 500 € à 100 000 € (PLF 2026) reste à confirmer, et le choix IR/IS relève d'une étude personnalisée avec votre notaire et votre fiscaliste.

L'essentiel en 30 secondes

  • SCI à l'IR : translucide (art. 8 CGI), intérêts déductibles des revenus fonciers, pas d'amortissement ; le déficit issu des intérêts ne s'impute que sur le foncier 10 ans, jamais sur le revenu global.
  • SCI à l'IS : intérêts in fine + amortissement du bien neutralisent fortement le résultat ; IS à 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % (art. 219 CGI).
  • Piège IS de sortie : plus-value professionnelle sur la valeur nette comptable (amortissements réintégrés), sans abattement de durée.
  • Double imposition IS : IS sur le bénéfice, puis PFU 31,4 % (12,8 + 18,6) sur la distribution.
  • Option IS irrévocable : révocable seulement 5 exercices (art. 239 CGI) ; un in fine de 15-25 ans verrouille le régime de sortie.

Avertissement — un montage conditionné, jamais un rendement garanti

Cet article est informatif et général : il ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 CMF), ni un conseil en crédit individualisé, ni un avis fiscal. L'opportunité d'un crédit in fine en SCI, et le choix entre IR et IS, dépendent de votre situation et doivent être validés avec un professionnel. Hagnéré Patrimoine est un cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291). Le montage n'est gagnant que si le rendement net du support nanti couvre le coût total du crédit : aucune promesse de rendement n'est possible, et tout investissement comporte un risque de perte en capital. La rédaction des statuts et l'option IS relèvent du notaire et de l'avocat fiscaliste.

§ 1POURQUOI L'IN FINE·4 MIN

Pourquoi envisager un crédit in fine pour financer l'immobilier de sa SCI ?

Rappel express du mécanisme : dans un crédit in fine, l'emprunteur ne rembourse que les intérêts et l'assurance pendant toute la durée, le capital étant remboursé en une seule fois à l'échéance, adossé à un support nanti (contrat d'assurance-vie ou de capitalisation, épargne) qui doit reconstituer ce capital. Le capital restant dû demeurant constant, les intérêts sont élevés et constants, ce qui maximise et stabilise la déduction (art. 31 I-1° d CGI pour le foncier). Le détail du mécanisme général — calcul des intérêts, niveau de nantissement, durée, IFI — figure dans notre guide complet du crédit in fine ; nous ne le dupliquons pas ici pour nous concentrer sur la fiscalité de la SCI.

En SCI, trois logiques convergent. D'abord préserver la trésorerie : aucun amortissement de capital pendant la durée, donc une mensualité allégée. Ensuite maximiser la charge d'intérêts déductible, à l'IR comme à l'IS. Enfin optimiser l'effet de levier, puisque le capital placé sur le support nanti travaille en parallèle. Reste que le taux d'un in fine est généralement supérieur à celui d'un amortissable, donc un coût total d'intérêts plus élevé. Les taux dépendent de votre profil et de l'établissement prêteur : ils vous sont communiqués par l'établissement, avec le TAEG, dans la fiche d'information remise avant l'offre.

Conséquence directe : le montage n'est gagnant que si le rendement net du support adossé couvre le coût total du crédit. Aucune promesse de rendement n'est possible. Et surtout, l'effet fiscal de cette déduction d'intérêts diffère radicalement selon le régime de la SCI : c'est ce que détaillent les deux sections suivantes. Pour situer les régimes, voyez aussi notre comparatif SCI à l'IR vs SCI à l'IS.

Le rappel à garder en tête : le régime fiscal commande tout

Le crédit in fine n'a pas un effet fiscal unique en SCI : à l'IR, les intérêts jouent sur les revenus fonciers et le déficit foncier ; à l'IS, ils s'ajoutent à l'amortissement du bien pour neutraliser le résultat. Avant même de parler taux ou nantissement, la première question est donc : votre SCI est-elle à l'IR ou à l'IS ? Le reste du raisonnement en découle.

En pratique : on commence toujours par le régime de la société, pas par le crédit. Tant que l'arbitrage IR/IS n'est pas posé, comparer in fine et amortissable n'a pas de sens. Ce guide reste une information générale : il ne remplace pas une étude de votre situation avec votre notaire et votre fiscaliste.

§ 2SCI À L'IR·5 MIN

SCI à l'IR : in fine, revenus fonciers et déficit foncier

La SCI à l'IR est translucide (art. 8 CGI) : la société n'est pas elle-même imposée, le résultat foncier remonte à chaque associé au prorata de ses parts, imposé à sa TMI (barème de l'IR) plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers de location nue (matrice PS LFSS 2026, loi n° 2025-1403). Les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers au réel (art. 31 I-1° d CGI ; BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-80), mais le capital remboursé n'est jamais déductible (art. 13 CGI) et le bien n'est PAS amortissable à l'IR. Le levier déductible repose donc essentiellement sur les intérêts — d'où l'intérêt de l'in fine, surtout à TMI élevée (41 % ou 45 %).

Vient le piège majeur. La fraction de déficit foncier issue des intérêts d'emprunt s'impute exclusivement sur les revenus fonciers des 10 années suivantes, jamais sur le revenu global (art. 156 I-3° CGI ; BOFiP BOI-RFPI-BASE-30-20). Seule la fraction de déficit hors intérêts (travaux, charges) s'impute sur le revenu global, dans la limite de droit commun de 10 700 €/an (plafond permanent) — avec une majoration temporaire à 21 400 €/an pour les travaux de rénovation énergétique faisant sortir une passoire (DPE E/F/G vers A-D) : échéance initiale 31/12/2025, prorogation jusqu'au 31/12/2027 prévue par la LF 2026 — à vérifier sur le texte consolidé. Or l'in fine génère précisément des intérêts élevés et constants : l'économie d'impôt suppose donc des revenus fonciers positifs futurs pour absorber ce déficit, faute de quoi il reste en report 10 ans, puis se perd.

Le piège du déficit d'intérêts : jamais sur le revenu global

On entend souvent que l'in fine « crée du déficit déductible » en SCI à l'IR : à nuancer fortement. Le déficit issu des intérêts ne tombe jamais sur le revenu global (salaires, etc.) : il ne s'impute que sur des revenus fonciers, et seulement pendant 10 ans (art. 156 I-3° CGI). Si la SCI n'a pas d'autres revenus fonciers positifs, ce déficit reste bloqué, puis se perd. Ne confondez pas non plus avec la part hors intérêts, plafonnée à 10 700 €/an sur le revenu global.

PS sur les loyers fonciers : 17,2 %, pas 18,6 %

Les revenus fonciers de location nue d'une SCI à l'IR supportent 17,2 % de prélèvements sociaux (matrice PS LFSS 2026) : il ne faut pas y appliquer les 18,6 % qui visent les RCM (dividendes) ou les loyers meublés (BIC). Ce cloisonnement des assiettes est une source d'erreur fréquente : les 17,2 % valent ici aussi pour la plus-value immobilière des particuliers à la revente d'une SCI restée à l'IR.

Côté terrain : à l'IR, l'in fine n'a de sens que si la SCI dispose, ou disposera, de revenus fonciers suffisants pour absorber le déficit d'intérêts. Pour la mécanique déclarative, voyez notre guide déclaration des revenus fonciers (2044). Cela reste une information générale, pas un conseil sur votre dossier.

§ 3SCI À L'IS·6 MIN

SCI à l'IS : amortissement, intérêts in fine et piège à la sortie

Sur option (art. 239 ; art. 206-3 CGI) ou par bascule de plein droit, la SCI devient elle-même redevable de l'IS : le résultat suit les règles BIC. Les intérêts in fine sont déductibles en charges et le bien (hors quote-part terrain, non amortissable) est amortissable (art. 39 CGI) — un avantage majeur absent du régime IR. Combinés, intérêts in fine élevés et constants plus amortissement peuvent neutraliser fortement, voire annuler, le résultat fiscal en phase d'exploitation. Le bénéfice est alors taxé à l'IS à 15 % jusqu'à 42 500 € (conditions PME : CA HT inférieur à 10 M€, capital libéré, détention à 75 % par des personnes physiques) puis à 25 % au-delà (art. 219 I CGI).

Mais vient le piège central. À la revente, la plus-value est professionnelle, calculée sur la valeur nette comptable (prix d'acquisition diminué de tous les amortissements pratiqués). Autrement dit : plus on a amorti, plus la plus-value de sortie est lourde (réintégration des amortissements, CE 19/11/2020 n°427301), taxée à l'IS sans abattement pour durée de détention — à l'inverse de la SCI à l'IR qui conserve le régime des plus-values des particuliers (art. 150 U / 150 VC CGI) avec exonération d'IR à 22 ans et d'IR et PS à 30 ans. Second piège : la distribution du bénéfice net d'IS aux associés (dividendes, art. 109 CGI) est imposée au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS sur RCM, LFSS 2026), soit une double couche d'imposition.

Cumul intérêts in fine + amortissement à l'IS : un avantage courant fort, mais un coût concentré à la sortie. Aucun rendement n'est garanti. Vérifié au 5 juin 2026.
ÉtapeSCI à l'IS avec in fineEffet
Phase d'exploitationIntérêts in fine déductibles + amortissement du bien (art. 39 CGI)Résultat fortement neutralisé
Imposition du bénéfice15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % (art. 219 CGI)Faible en phase courante
ReventePlus-value professionnelle sur VNC (amortissements réintégrés)PV lourde, sans abattement de durée (CE 19/11/2020 n°427301)
Distribution aux associésPFU 31,4 % (12,8 IR + 18,6 PS RCM)Seconde couche d'imposition

Piège central : ce qu'on économise en exploitation, on le retrouve à la sortie

À l'IS, l'amortissement réduit l'impôt pendant la détention, mais il est réintégré à la revente via la valeur nette comptable : la plus-value professionnelle imposable est d'autant plus lourde qu'on a amorti (CE 19/11/2020 n°427301), sans abattement pour durée. Et le boni doit encore être distribué aux associés, déclenchant le PFU 31,4 %. L'avantage courant de l'in fine + amortissement peut donc être partiellement annihilé à la sortie : c'est à chiffrer sur l'horizon complet.

PFU de la distribution : 31,4 %, et non 30 %

La distribution du bénéfice d'une SCI à l'IS aux associés personnes physiques relève du PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS sur les RCM, LFSS 2026), et non 30 % comme on le lit encore souvent. C'est une seconde couche après l'IS déjà payé par la société : la double imposition économique de l'IS doit toujours être intégrée au raisonnement, jamais oubliée au profit du seul taux d'IS.

En pratique : l'IS séduit par sa fiscalité courante, mais on ne signe jamais sans modéliser la sortie. Une SCI à l'IS très amortie, revendue, peut générer une plus-value professionnelle qui surprend l'associé. C'est exactement ce qu'on recalcule, statut et horizon compris, avec l'appui de l'expert-comptable et de l'avocat fiscaliste.

Hagnéré Patrimoine

Chiffrer le cumul intérêts in fine + amortissement à l'IS et son coût de sortie

Avant d'engager un crédit in fine dans une SCI à l'IS, le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP) modélise l'économie d'IS en exploitation, la plus-value professionnelle de sortie et le PFU à la distribution — pour décider sur l'horizon complet, sans aucune promesse de rendement.

Économie d'IS chiffréePlus-value de sortie modéliséeCabinet CIF · COA · COBSP
§ 4IR OU IS·5 MIN

In fine en SCI : IR ou IS, comment trancher ?

L'arbitrage oppose le maintenant et le plus tard. La SCI à l'IS optimise la fiscalité courante (intérêts in fine + amortissement réduisent fortement le résultat, taxé à 15 % / 25 %) mais alourdit la sortie (plus-value professionnelle sur la VNC sans abattement, puis PFU 31,4 % sur le boni distribué). La SCI à l'IR n'amortit pas le bien (art. 31 CGI) mais conserve le régime des plus-values des particuliers, avec abattements pour durée de détention (art. 150 U CGI). Aucun des deux n'est « meilleur » dans l'absolu : tout dépend du couple TMI / horizon / objectif.

Matrice IR vs IS avec un crédit in fine : intérêts, amortissement, revenus, déficit, distribution et sortie. Repères généraux, à chiffrer sur votre dossier. Vérifié au 5 juin 2026.
CritèreSCI à l'IR (in fine)SCI à l'IS (in fine)
Intérêts in fine déductiblesOui, sur les revenus fonciers (art. 31 I-1° d CGI)Oui, en charges (art. 39 CGI)
Amortissement du bienNon (bien non amortissable)Oui, hors terrain (art. 39 CGI)
Imposition des revenusTMI des associés + 17,2 % de PSIS 15 % ≤ 42 500 € puis 25 % (art. 219)
Traitement du déficitFoncier 10 ans (intérêts hors revenu global, art. 156 I-3°)Déficit reportable selon les règles BIC
DistributionSans objet (transparence)PFU 31,4 % sur les dividendes (12,8 + 18,6)
Fiscalité de sortiePlus-values des particuliers, abattements de durée (art. 150 U)Plus-value professionnelle sur VNC, sans abattement
Réversibilité du régimeRégime de droit communOption irrévocable au-delà de 5 exercices (art. 239)

Garde-fou décisif : l'option IS est irrévocable au-delà de 5 exercices

L'option pour l'IS n'est révocable que pendant 5 exercices (art. 239 CGI, fenêtre issue de la LF 2019) : au-delà, elle devient définitive et irrévocable, et une société y ayant renoncé ne peut plus jamais opter. Engager un crédit in fine sur 15 à 25 ans dans une SCI à l'IS revient donc à verrouiller le régime de sortie sur toute la durée du prêt. Ce caractère irrévocable doit être pesé avant l'option, pas découvert après.

Ce qu'on observe en rendez-vous : beaucoup choisissent l'IS pour l'amortissement, sans mesurer la plus-value de sortie ni l'irrévocabilité de l'option. Le bon réflexe est de comparer le rendement net d'impôt global (revenus + sortie + distribution), pas seulement l'économie courante. Ce guide n'est pas un conseil individualisé : l'arbitrage doit être validé avec votre notaire et votre fiscaliste.

Méthode documentée

Comparer IR et IS sur votre SCI avant de figer l'option

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) reprend le projet de votre SCI, la TMI des associés et l'horizon de détention, compare l'IR et l'IS avec un crédit in fine sur le rendement net d'impôt global — une étude personnalisée, sans produit-maison ni promesse de rendement.

Comparatif IR / IS chiffréRendement net d'impôt globalCabinet CIF · COA · COBSP
§ 5NANTISSEMENT SCI·4 MIN

Comment fonctionne le nantissement quand c'est une SCI qui emprunte ?

Le crédit in fine est quasi systématiquement adossé au nantissement d'un support d'épargne (contrat d'assurance-vie ou de capitalisation, épargne), dont la valeur doit reconstituer le capital remboursé en une fois à l'échéance. Lorsque ce support est un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation, ses gains relèvent des prélèvements sociaux à 17,2 % (matrice PS LFSS 2026). La SCI étant une personne morale, la garantie peut être complétée : cautionnement personnel des associés ou nantissement des parts de la société, selon la pratique de l'établissement prêteur — éléments variables, à confirmer au cas par cas.

Point essentiel : la quotité de nantissement n'est fixée par aucun texte. L'ordre de grandeur de place se situe entre 30 % et 100 % du capital selon l'établissement et le profil — à présenter comme une fourchette indicative non garantie, sans portée réglementaire. Le risque structurel est clair : si le support nanti sous-performe, l'épargne reconstituée peut être insuffisante pour rembourser le capital à l'échéance (perte en capital réelle), et un complément de nantissement peut être appelé en cours de prêt. Aucun rendement du support ne peut être promis : on raisonne en termes génériques d'établissement prêteur et de support nanti.

Quotité de nantissement : un ordre de grandeur, pas une règle légale

La fourchette de 30 à 100 % du capital n'est pas réglementaire : c'est un ordre de grandeur de place, variable selon l'établissement, le profil de la SCI et la nature du support. Pour une personne morale, l'établissement prêteur peut exiger en plus un cautionnement des associés ou un nantissement de parts. Aucune de ces conditions n'est figée : elles se négocient et se vérifient dossier par dossier, sans aucune promesse de rendement sur le support.

Sous-performance du support : le capital reste dû, en bloc

Le capital étant remboursé en une seule fois à l'échéance, tout repose sur la capacité du support nanti à le reconstituer. Si le marché a chuté ou si le support a sous-performé, l'épargne accumulée peut être inférieure au capital dû : la SCI doit alors compléter sur ses fonds propres, avec un risque de perte en capital bien réel. Un appel de complément de nantissement peut aussi survenir en cours de prêt. Ce risque doit être intégré avant tout engagement, jamais minimisé.

Côté terrain : pour une SCI, le nantissement n'est pas qu'une formalité — il engage souvent les associés via cautionnement ou nantissement de parts. Le mécanisme général du nantissement et de la reconstitution du capital est détaillé dans notre guide complet du crédit in fine. Restez prudent : rien ici ne garantit un rendement du support.

§ 6LES RISQUES·5 MIN

Quels sont les vrais risques spécifiques à l'in fine en SCI ?

Soyons clairs et honnêtes : le crédit in fine en SCI concentre des risques qu'il ne faut rien survendre. Risque n°1 — le capital est dû intégralement à l'échéance. Si l'épargne nantie sous-performe, l'épargne reconstituée peut être insuffisante pour solder le prêt : perte en capital réelle. Risque n°2 — la dépendance à la performance du support nanti, avec un possible appel de complément de nantissement en cours de prêt. Risque n°3 — le surcoût du crédit : taux et coût total des intérêts généralement supérieurs à un amortissable, selon le profil et l'établissement prêteur.

Risque n°4 — l'effet massue : si le rendement net de l'actif ou du support est inférieur au coût total du crédit, le levier joue à l'envers. À l'IS s'ajoutent deux risques structurants : Risque n°5 — l'option IS est irrévocable au-delà de 5 exercices (art. 239 CGI), ce qui verrouille le régime de sortie sur la durée d'un in fine de 15-25 ans ; Risque n°6 — la plus-value professionnelle de sortie est lourde (réintégration des amortissements dans la VNC, CE 19/11/2020 n°427301), pouvant annihiler l'avantage fiscal courant, puis ré-taxation du boni au PFU 31,4 % à la distribution. À l'IR, on retient surtout que le déficit issu des intérêts n'est imputable que sur les revenus fonciers 10 ans (art. 156 I-3° CGI).

Les 6 risques spécifiques du crédit in fine en SCI, à peser avant tout engagement. Aucun rendement n'est garanti ; risque de perte en capital. Vérifié au 5 juin 2026.
RisqueCe qu'il signifieÀ vérifier
Capital dû à l'échéanceTout le capital est à rembourser en une foisLe support nanti reconstituera-t-il le capital ?
Dépendance au support nantiPerformance non garantie, complément possibleHypothèse de rendement prudente, marge de sécurité
Surcoût du créditTaux et coût total supérieurs à l'amortissableSurcoût compensé par l'avantage fiscal réel ?
Effet massueRendement net inférieur au coût du créditLe levier reste-t-il positif sur la durée ?
Option IS irrévocableDéfinitive au-delà de 5 exercices (art. 239)Le régime de sortie est-il assumé sur 15-25 ans ?
Plus-value IS lourdeAmortissements réintégrés (VNC), sans abattementCoût de sortie intégré au rendement net global ?

À retenir : aucun rendement garanti, un risque de perte en capital

L'effet de levier joue dans les deux sens. Si le support nanti rapporte plus que le coût total du crédit, l'in fine est gagnant ; s'il sous-performe, la SCI paie les intérêts sans avoir reconstitué le capital, qui reste intégralement dû — perte en capital réelle. À l'IS s'ajoutent l'option irrévocable et la plus-value professionnelle de sortie. Tout investissement comporte un risque de perte en capital, et le montage n'est gagnant que si le rendement net du support couvre le coût du crédit — sans aucune promesse possible.

Côté terrain : le scénario qu'on redoute, c'est l'in fine adossé à un support volatil, dans une SCI à l'IS très amortie. Une mauvaise séquence de marché en fin de prêt et le capital reconstitué passe sous le capital dû — juste au moment où la plus-value professionnelle de sortie tombe. C'est ce double choc de trésorerie qu'on modélise avant toute signature, avec l'appui de l'avocat fiscaliste et de l'expert-comptable.

Hagnéré Patrimoine

Mesurer les risques de votre in fine en SCI avant de vous engager

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) chiffre, sur votre situation, le capital dû à l'échéance, la sensibilité au support nanti, l'effet massue et — à l'IS — le coût de sortie et l'irrévocabilité de l'option, sans engagement ni promesse de rendement.

Risques chiffrés sur votre dossierSensibilité au support nantiCabinet CIF · COA · COBSP
§ 7CAS PRATIQUE·5 MIN

Cas pratique : raisonner l'arbitrage in fine IR/IS pour une SCI familiale

Pour rendre l'arbitrage concret sans donner de conseil individualisé, raisonnons sur un schéma type : une SCI familiale dont les associés sont à TMI élevée, avec un horizon de détention long et un objectif mixte revenu / transmission. À l'IR, l'in fine maximise et stabilise la déduction des intérêts sur les revenus fonciers (art. 31 CGI), mais le déficit d'intérêts n'est imputable que sur le foncier 10 ans (art. 156 I-3° CGI) : l'économie suppose d'autres revenus fonciers positifs. En contrepartie, la sortie bénéficie des abattements pour durée de détention (art. 150 U CGI).

À l'IS, l'in fine plus l'amortissement (art. 39 CGI) neutralisent fortement le résultat courant (15 % / 25 %), mais la plus-value professionnelle de sortie sur la VNC (CE 19/11/2020 n°427301) puis le PFU 31,4 % à la distribution restituent une partie de l'avantage. La comparaison doit donc se faire sur le rendement NET d'impôt global — impôt sur les revenus + impôt de sortie + distribution —, et pas seulement sur l'économie en phase d'exploitation. Elle doit aussi tenir compte de l'option IS irrévocable au-delà de 5 exercices, face à un in fine de 15 à 25 ans.

Synthèse de l'arbitrage in fine IR vs IS sur le rendement net d'impôt global. Schéma illustratif, à valider par une étude personnalisée. Vérifié au 5 juin 2026.
Dimension de l'arbitrageSCI à l'IRSCI à l'IS
Avantage en exploitationIntérêts déductibles du foncier (pas d'amortissement)Intérêts + amortissement neutralisent le résultat
Imposition couranteTMI des associés + 17,2 % de PSIS 15 % ≤ 42 500 € puis 25 %
Sort du déficit d'intérêtsFoncier 10 ans seulement (art. 156 I-3°)Règles BIC (déficit reportable)
Coût de sortiePlus-values des particuliers, abattements de duréePlus-value professionnelle (VNC) + PFU 31,4 %
Engagement de régimeRégime de droit communOption irrévocable au-delà de 5 exercices (art. 239)
À comparer sur…Le rendement net d'impôt global, pas l'économie couranteLe rendement net d'impôt global, pas l'économie courante

La règle d'or : comparer le rendement net d'impôt global, pas l'économie courante

L'erreur classique consiste à choisir l'IS sur la seule économie d'impôt pendant la détention. Or l'arbitrage ne se tranche qu'en intégrant la sortie (plus-value professionnelle sur VNC + PFU 31,4 %) et l'irrévocabilité de l'option (art. 239 CGI). À l'IR, on vérifie que la SCI aura des revenus fonciers pour absorber le déficit d'intérêts. La décision dépend du couple TMI / horizon / objectif : elle se chiffre, elle ne se devine pas.

Qui fait quoi : renvoyez systématiquement aux professionnels du cas individuel

Ce guide est une information générale, pas un conseil individualisé. La rédaction des statuts, l'option IS et la ventilation terrain / construction (base d'amortissement) relèvent du notaire, de l'avocat fiscaliste et de l'expert-comptable. Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP) intervient en amont, pour chiffrer l'arbitrage et orchestrer la décision ; il ne se substitue pas à ces professionnels du droit et du chiffre pour la mise en œuvre.

En pratique : pour une SCI familiale, l'in fine et le choix IR/IS ne se décident jamais sur une brochure. On modélise les deux régimes sur l'horizon complet, on intègre la sortie et l'irrévocabilité de l'option, et on renvoie la mise en œuvre au notaire et au fiscaliste. Pour approfondir le levier, voyez aussi notre guide effet de levier du crédit et rentabilité locative.

Méthode documentée

Une SCI à structurer ? Faites chiffrer l'arbitrage in fine IR/IS

Le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP, ORIAS 23002291) reprend votre projet de SCI familiale, compare l'IR et l'IS avec un crédit in fine sur le rendement net d'impôt global et oriente vers le notaire et le fiscaliste pour la mise en œuvre — sous lettre de mission signée ; premier rendez-vous offert, sans recommandation personnalisée, sansengagement ni promesse de rendement.

Bilan patrimonial offertArbitrage IR/IS sous lettre de missionCabinet CIF · COA · COBSP
AVANT DE STRUCTURER VOTRE SCI

Chiffrer IR ou IS avant d'engager un in fine

Avant d'engager un crédit in fine dans une SCI, le cabinet Hagnéré Patrimoine (CIF · COA · COBSP) chiffre la déduction des intérêts à l'IR, le cumul intérêts plus amortissement à l'IS, la plus-value de sortie et le caractère irrévocable de l'option IS — pour décider sur des chiffres, pas sur une brochure. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet CIF · COA · COBSP (ORIAS 23002291)

Sur lettre de mission signée

  • Arbitrage IR / IS chiffré sur votre dossier
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

Structurer une SCI avec un cabinet qui chiffre l'arbitrage IR/IS et le coût réel du crédit, pas qui vend un produit

Pas de produit-maison, pas de biais. On reprend le projet de votre SCI, la TMI des associés et l'épargne disponible à nantir, on compare l'IR et l'IS avec un crédit in fine, on chiffre le déficit foncier, l'amortissement et la fiscalité de sortie, et on cale la stratégie sur votre situation — sans aucune promesse de rendement. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • SCI à l'IR : translucidité fiscale (art. 8 CGI)

    Une SCI à l'IR est translucide (art. 8 CGI) : elle n'est pas elle-même redevable de l'impôt ; le résultat foncier remonte à chaque associé au prorata de ses parts et est imposé à sa TMI (barème de l'IR) plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers de location nue (matrice PS LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30/12/2025). Sources : Légifrance, BOFiP, reference interne PS LFSS 2026.

  • Déductibilité des intérêts à l'IR (art. 31 I-1° d CGI)

    À l'IR, les intérêts d'emprunt (dont ceux d'un crédit in fine) sont déductibles des revenus fonciers au réel (art. 31 I-1° d CGI ; BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-80). Le capital remboursé n'est jamais déductible (art. 13 CGI) et le bien n'est pas amortissable à l'IR. L'in fine, à assiette d'intérêts constante et élevée, maximise et stabilise cette déduction. Sources : Légifrance, BOFiP.

  • Piège du déficit foncier issu des intérêts (art. 156 I-3° CGI)

    La fraction de déficit foncier issue des intérêts d'emprunt s'impute exclusivement sur les revenus fonciers des 10 années suivantes, jamais sur le revenu global (art. 156 I-3° CGI ; BOFiP BOI-RFPI-BASE-30-20). Seule la fraction de déficit hors intérêts s'impute sur le revenu global, dans la limite de 10 700 €/an. Sources : Légifrance, BOFiP.

  • SCI à l'IS : amortissement du bien (art. 39 et 206-3 / 239 CGI)

    Sur option (art. 239, art. 206-3 CGI), la SCI devient redevable de l'IS : le résultat suit les règles BIC, les intérêts in fine sont déductibles en charges ET le bien (hors quote-part terrain non amortissable) est amortissable (art. 39 CGI) — avantage majeur absent du régime IR. Cumulés, ils peuvent neutraliser fortement le résultat fiscal courant. Sources : Légifrance, BOFiP BOI-IS-CHAMP-40.

  • Taux d'IS de la SCI (art. 219 CGI)

    Le bénéfice de la SCI à l'IS est taxé à 15 % jusqu'à 42 500 € (conditions PME : CA HT inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré, détention à 75 % au moins par des personnes physiques) puis à 25 % au-delà (art. 219 I CGI ; BOFiP BOI-IS-LIQ-20-20). Le relèvement annoncé du plafond à 100 000 € (PLF 2026) n'est pas confirmé en source primaire : le plafond de 42 500 € est retenu par prudence. Source : Légifrance.

  • Plus-value professionnelle de sortie à l'IS (CE 19/11/2020 n°427301)

    À la revente, la plus-value d'une SCI à l'IS est professionnelle, calculée sur la valeur nette comptable (prix d'acquisition diminué de tous les amortissements pratiqués) : plus on a amorti, plus la plus-value de sortie est lourde, taxée à l'IS sans abattement pour durée de détention (art. 39 duodecies et 219 I CGI ; CE 19/11/2020 n°427301). À l'inverse, la SCI à l'IR conserve le régime des plus-values des particuliers (art. 150 U / 150 VC CGI), avec exonération d'IR à 22 ans et d'IR et PS à 30 ans. Source : Légifrance.

  • Distribution du bénéfice à l'IS : PFU 31,4 % (LFSS 2026)

    La distribution du bénéfice net d'IS aux associés personnes physiques (dividendes, art. 109 CGI) est imposée au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS sur les RCM, LFSS 2026), et non 30 % : une seconde couche d'imposition après l'IS déjà payé par la SCI (double imposition économique). Source : art. 117 quater / 200 A CGI ; matrice interne PS LFSS 2026.

  • Option IS irrévocable au-delà de 5 exercices (art. 239 CGI)

    L'option pour l'IS peut être révoquée jusqu'au 5e exercice suivant celui de son ouverture (art. 239 CGI, fenêtre issue de la LF 2019). Au-delà, elle devient définitive et irrévocable, et une société y ayant renoncé ne peut plus jamais opter. Un crédit in fine de 15 à 25 ans verrouille donc le régime fiscal de sortie de la SCI. Sources : Légifrance, BOFiP BOI-IS-CHAMP-20-20-30.

  • Mécanique du crédit in fine et nantissement

    En in fine, la SCI ne paie que les intérêts et l'assurance pendant la durée, puis la totalité du capital en une seule fois à l'échéance ; le capital restant dû étant constant, les intérêts sont élevés et constants. Le crédit est quasi systématiquement adossé au nantissement d'un support d'épargne (contrat d'assurance-vie ou de capitalisation, épargne ; PS 17,2 %). La quotité (ordre de 30 à 100 % du capital) n'est fixée par aucun texte : c'est une fourchette indicative de place, non garantie. Le taux d'un in fine est généralement supérieur à celui d'un amortissable ; il dépend du profil et de l'établissement prêteur, qui le communique avec le TAEG avant l'offre. Source : guide pilier credit-in-fine-guide-complet-2026 ; matrice PS LFSS 2026.

  • Statut du cabinet et nature du guide

    Hagnéré Patrimoine est un cabinet de conseil en gestion de patrimoine : CIF non indépendant au sens de la directive MIF II, COA et COBSP, enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291, adhérent CNCEF Patrimoine. Ce guide est rédigé à titre informatif et général ; il ne constitue ni un conseil personnalisé (art. L. 533-13 CMF), ni un conseil en crédit individualisé, ni un avis fiscal. La rédaction des statuts, l'option IS et la ventilation terrain/construction relèvent du notaire, de l'avocat fiscaliste et de l'expert-comptable. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF non indépendant au sens MIF II, COA, COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Il ne constitue ni un conseil personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni un conseil en crédit individualisé, ni un avis fiscal : l'opportunité d'un crédit in fine en SCI, et le choix entre l'IR et l'IS, dépendent de votre situation et doivent être validés avec un professionnel. Les règles citées (translucidité art. 8 CGI, déduction art. 31, déficit art. 156 I-3°, amortissement art. 39, taux IS art. 219, option art. 239, plus-value professionnelle, PS LFSS 2026) sont à vérifier au cas par cas sur les sources officielles (Légifrance, BOFiP) et avec votre notaire, votre avocat fiscaliste et votre expert-comptable. Le relèvement du plafond IS à 100 000 € (PLF 2026) reste à confirmer. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. État des données au 5 juin 2026.

Foire aux questions

Tout sur le crédit in fine en SCI IR ou IS, déficit foncier, amortissement et sortie.

Déduire les intérêts à l'IR, le piège du déficit foncier issu des intérêts, l'amortissement et la plus-value professionnelle à l'IS, le PFU sur la distribution, l'option IS irrévocable et le nantissement : les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

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Prendre rendez-vous
  • Oui. Dans une SCI à l'IR, les intérêts d'emprunt (dont ceux d'un crédit in fine) sont déductibles des revenus fonciers en location nue, au réel (art. 31 I-1° d CGI). L'in fine, dont l'assiette d'intérêts reste constante et élevée, maximise et stabilise cette déduction. En revanche, le capital remboursé n'est jamais déductible (art. 13 CGI), et le bien n'est pas amortissable à l'IR.