Préparez votre transmission avec un expert succession
Donation, démembrement, testament, Dutreil, clause bénéficiaire et stratégie familiale : nous bâtissons une transmission cohérente avec vos objectifs.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en transmission patrimoniale
Quentin Hagnéré accompagne familles, dirigeants et retraités sur la donation, la succession, le démembrement, les clauses bénéficiaires et la coordination avec les notaires et experts-comptables.
Sommaire
- 1. Un prêt familial, c'est un contrat, pas un cadeau
- 2. Faut-il déclarer un prêt familial aux impôts ?
- 3. Faut-il prévoir des intérêts ?
- 4. Le piège n°1 : la requalification en donation déguisée
- 5. Prêt familial et succession : que devient le prêt au décès ?
- 6. Prêt ou don ? Le bon arbitrage 2026
- 7. Le prêt entre concubins ou partenaires de PACS
- 8. Modèle de reconnaissance de dette conforme
- 9. Les erreurs classiques à éviter
- 10. FAQ — 11 questions qui reviennent en cabinet
À retenir en 30 secondes
- Un prêt familial est un contrat : au-delà de 1 500 €, un écrit (reconnaissance de dette) est exigé pour le prouver.
- Au-delà de 5 000 €, il faut le déclarer (formulaire 2062) — sans payer d'impôt, mais en lui donnant une date certaine.
- Mal formalisé et jamais remboursé, il peut être requalifié en donation (droits + pénalité jusqu'à 80 %). Au décès, il reste une créance taxable.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La fiscalité et le droit civil mentionnés dépendent de votre situation individuelle et peuvent évoluer en fonction des lois de finances successives. Pour une analyse adaptée à votre cas, un bilan patrimonial personnalisé est recommandé.
Mis à jour le 1er juin 2026 — Références mobilisées
Guide rédigé selon le droit en vigueur au 1er juin 2026, la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) et la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Sources prioritaires : Légifrance, BOFiP-Impôts, impots.gouv.fr, jurisprudence de la Cour de cassation.
- Code civil : art. 1359 (écrit > 1 500 €), 1376 (reconnaissance de dette), 1892/1905 (prêt), 843/864 (rapport et imputation), 778 (recel), 2224 (prescription 5 ans), 1377 (date certaine).
- Déclaration : formulaire n° 2062, seuil porté à 5 000 € par l'arrêté du 23 septembre 2020 (CGI art. 242 ter 3 + ann. III art. 49 B).
- Fiscalité : intérêts imposables (CGI art. 124) au PFU 31,4 % en 2026 ; don de sommes d'argent (art. 790 G, 31 865 €) ; abattement parent-enfant (art. 779, 100 000 €).
- Requalification : LPF art. L. 64 ; Cass. com. 8 février 2017 n° 15-21.366 ; Cass. 1re civ. 27 janvier 2021 n° 19-17.793 ; Cass. 1re civ. 19 juin 2008 n° 07-13.912.
1. Un prêt familial, c'est un contrat, pas un cadeau
Vous faites un virement de 40 000 € à votre fille pour l'aider à acheter son appartement. Pour vous, c'est évident : c'est un prêt, elle vous remboursera. Sauf que, tant que rien ne le dit par écrit, ce virement n'est ni un prêt ni un don. C'est l'écrit qui tranche — et son absence se paie parfois très cher, des années plus tard.
Juridiquement, un prêt (le « prêt de consommation » du Code civil, art. 1892) repose sur une obligation de rembourser. Une donation, au contraire, suppose une intention de donner sans contrepartie (art. 894). Toute la différence est là, et elle ne se présume pas : elle se prouve.
Au-delà de 1 500 €, l'écrit devient obligatoire
Dès que la somme dépasse 1 500 €, le Code civil (art. 1359) impose un écrit pour prouver le prêt. En dessous, la preuve est libre — mais un écrit reste fortement conseillé. L'outil adapté est la reconnaissance de dette : l'emprunteur y inscrit de sa main le montant en chiffres ET en toutes lettres, puis signe (art. 1376). En cas de différence entre les deux, c'est le montant en lettres qui l'emporte.
Concrètement : Catherine, 63 ans, cadre RH à Rennes, prête 40 000 € à sa fille Léa. Elle rédige une reconnaissance de dette avec un échéancier de remboursement. Sans cet écrit, en cas de litige familial ou à son décès, personne ne pourrait prouver que ces 40 000 € étaient un prêt — et non un cadeau fait à Léa au détriment de ses frères.
À noter : la charge de la preuve se partage. C'est au prêteur de prouver le prêt s'il en réclame le remboursement (Cass. 1re civ. 19 juin 2008, n° 07-13.912) ; mais c'est à l'emprunteur de prouver qu'il a remboursé (art. 1353). Conservez donc les deux : la preuve du versement et celle de chaque remboursement.
Le cas le plus fréquent : prêter pour un achat immobilier
Quand vous prêtez à votre enfant pour son achat, ce prêt vient gonfler son apport. S'il est structuré sans mensualité pendant la durée du crédit bancaire (remboursement différé, dit « subordonné »), il ne pèse pas sur son taux d'endettement — plafonné à 35 % par le Haut Conseil de stabilité financière. La banque demande alors souvent une attestation de non-remboursement du prêt familial tant que le crédit court. Bien fait, le prêt familial améliore donc à la fois l'apport et la capacité d'emprunt.
2. Faut-il déclarer un prêt familial aux impôts ?
Bonne nouvelle : déclarer un prêt ne coûte pas un centime d'impôt. Ne pas le déclarer, en revanche, peut coûter cher le jour d'un contrôle ou d'une succession.
Réponse en 50 mots
Un prêt familial doit être déclaré (formulaire n° 2062) lorsque son montant en principal dépasse 5 000 €, depuis l'arrêté du 23 septembre 2020. La déclaration, déposée par l'emprunteur avec sa déclaration de revenus, ne génère aucun impôt mais donne au prêt une date certaine. L'omission coûte 150 €.
| Montant du prêt | Obligation |
|---|---|
| Jusqu'à 1 500 € | Aucune (preuve libre, écrit conseillé) |
| Au-delà de 1 500 € | Écrit exigé pour prouver le prêt (C. civ. 1359) |
| Au-delà de 5 000 € | Déclaration obligatoire (formulaire 2062) |
| Intérêts perçus | Imposables côté prêteur (PFU 31,4 %) |
Le seuil de 5 000 € a été relevé en 2020 (il était de 760 € auparavant). Petite subtilité : si plusieurs prêts sont conclus la même année entre les mêmes personnes, le seuil s'apprécie sur le total cumulé. Trois prêts de 2 000 € dans l'année, c'est 6 000 € : déclaration obligatoire.
Concrètement : le prêt de 40 000 € de Catherine dépasse 5 000 €. Léa dépose donc un formulaire 2062 avec sa déclaration de revenus. Cinq minutes, zéro impôt — mais une date certaine opposable au fisc, qui désamorce par avance toute tentative de requalification en don.
Déclarer, c'est fait. Faut-il, en plus, réclamer des intérêts à votre proche ?
3. Faut-il prévoir des intérêts ?
Prêter à 0 % à son enfant est parfaitement légal (C. civ. art. 1905). Aucun taux minimum n'est imposé entre particuliers. Mais le prêt à taux zéro n'est pas toujours le choix le plus malin.
Si vous facturez des intérêts, ils sont imposables
Les intérêts perçus par le prêteur sont des revenus de créances imposables (CGI art. 124). En 2026, ils supportent le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux, après la hausse de la LFSS 2026), ou le barème progressif sur option. Le prêteur les porte sur sa déclaration de revenus.
Un intérêt, même symbolique, crédibilise le prêt
Pourquoi facturer un intérêt si c'est imposable ? Parce qu'un prêt rémunéré, même à un taux modeste, ressemble à un vrai prêt. À titre de repère, le taux de l'intérêt légal du 1er semestre 2026 s'établit à 6,67 % pour les particuliers. Rien ne vous oblige à l'appliquer, mais un taux réaliste et un échéancier respecté sont deux des meilleurs remparts contre la requalification en donation.
Concrètement : Catherine fixe 1,5 %/an sur les 40 000 €, soit 600 € d'intérêts la première année, qu'elle déclare. Une somme modeste, mais qui ancre la réalité du prêt face au fisc.
Intérêt ou pas, le vrai danger est ailleurs : que le fisc ou vos autres enfants voient dans ce prêt une donation déguisée.
4. Le piège n°1 : la requalification en donation déguisée
Un prêt jamais remboursé, sans écrit, sans échéancier, sans intérêt : aux yeux du fisc, ce n'est plus un prêt, c'est un cadeau. Et un cadeau, ça se taxe. C'est le contentieux le plus fréquent du prêt familial.
L'administration s'appuie sur un faisceau d'indices (abus de droit, LPF art. L. 64) : absence d'écrit et d'échéancier, aucun remboursement, absence d'intérêt, lien de parenté proche, âge avancé du prêteur, capacités de remboursement inexistantes. La Cour de cassation a validé cette analyse à plusieurs reprises : dans l'affaire dite « des 99 ans » (Cass. com. 8 février 2017, n° 15-21.366), six prêts d'une mère à son fils, jamais remboursés et dont le terme était fixé aux 99 ans de la prêteuse, ont été requalifiés en donations. Dans un arrêt plus récent (Cass. 1re civ. 27 janvier 2021, n° 19-17.793), un prêt de 115 000 € d'un père à son fils, jamais réclamé jusqu'au décès, a été jugé donation indirecte — assortie d'une condamnation pour recel successoral.
Combien coûte une requalification ? Cas chiffré
Un parent « prête » 150 000 € à son fils, sans écrit, jamais remboursé. Le prêt est requalifié en donation. Après l'abattement de 100 000 € (art. 779), la base taxable est de 50 000 €. Droits de donation (barème ligne directe) : environ 8 200 €. Pénalité pour abus de droit (80 %) : environ 6 600 €. Intérêts de retard (0,20 %/mois) : environ 800 €. Coût total : environ 15 500 € — là où un prêt correctement formalisé et remboursé coûte 0 €.
La leçon est simple : ce qui distingue un prêt d'une donation aux yeux du juge, c'est la réalité du remboursement. Un écrit, un échéancier, des remboursements effectifs (même partiels) et une déclaration 2062 forment un dossier difficile à attaquer.
Attention aussi au geste inverse : décider un jour de ne plus réclamer le remboursement, c'est un abandon de créance. Ce renoncement vaut donation indirecte — un don taxable, qu'il faut déclarer (formulaire 2735). Effacer un prêt n'est donc jamais neutre : c'est transformer une créance en libéralité.
Un prêt familial important à sécuriser ?
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Et si le prêteur décède avant le remboursement ? Le prêt ne disparaît pas — il change de camp.
5. Prêt familial et succession : que devient le prêt au décès ?
Votre prêt ne meurt pas avec vous. La somme restant due devient une créance qui entre dans l'actif successoral et qui est, à ce titre, taxée aux droits de succession. Si vous vouliez effacer la dette, il faut une remise de dette expresse — mais celle-ci est alors elle-même un don taxable.
Le prêt à un héritier rétablit l'équilibre entre enfants
Quand l'emprunteur est l'un de vos héritiers, un vrai prêt n'est pas une donation : il ne se « rapporte » donc pas comme une libéralité (C. civ. art. 843). En revanche, la dette de l'héritier s'impute sur sa part (art. 864). C'est une différence majeure : une donation se rapporte à sa valeur au jour du partage (art. 860), alors qu'un prêt se règle au nominal de ce qui reste dû.
Concrètement : si Léa doit encore 30 000 € au décès de Catherine, ces 30 000 € entrent dans la succession et s'imputent sur la part de Léa. Ses frères et sœurs ne sont pas lésés — à condition que le prêt ait été déclaré et ne soit pas dissimulé.
Car dissimuler un prêt que l'on doit au défunt, c'est un recel successoral (art. 778) : l'héritier fautif perd sa part sur les sommes recelées. L'action se prescrit par 5 ans (Cass. 1re civ. 5 mars 2025, n° 23-10.360).
Votre enfant est marié ? Pensez à la clause de remploi
Si vous prêtez (ou donnez) à un enfant marié sous le régime légal pour acheter un bien, et que rien n'est précisé, ce bien peut tomber dans la communauté du couple — et donc revenir pour moitié à son conjoint en cas de divorce. Pour l'éviter, l'acte d'achat doit contenir une déclaration d'emploi ou de remploi (origine des fonds et intention d'en faire un bien propre). À défaut, une récompense sera due à la communauté. Un réflexe simple, à valider avec le notaire au moment de l'achat.
D'où la vraie question stratégique, à se poser avant même de signer : valait-il mieux prêter… ou donner ?
6. Prêt ou don ? Le bon arbitrage 2026
Prêter, c'est garder la main et récupérer son argent. Donner, c'est transmettre pour de bon — et parfois sans aucun impôt. Le bon choix dépend de votre intention réelle et de votre situation.
| Critère | Prêt familial | Don de sommes d'argent |
|---|---|---|
| Nature | À rembourser | Définitif |
| Coût fiscal | 0 € (intérêts imposables si rémunéré) | 0 € jusqu'aux abattements |
| Abattements | Sans objet | 100 000 € (art. 779) + 31 865 € (don 790 G) cumulables |
| Maîtrise du capital | Conservée (vous gardez la créance) | Perdue (transmission définitive) |
| Au décès du donateur/prêteur | Créance taxable dans la succession | Hors succession si réalisé plus de 15 ans avant |
Concrètement : on prête quand le besoin est temporaire, qu'on veut récupérer son capital et ne pas entamer ses abattements. On donne quand la transmission est assumée. Le don de sommes d'argent (art. 790 G) est exonéré jusqu'à 31 865 € tous les 15 ans (donateur de moins de 80 ans, donataire majeur), cumulable avec l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant. Un parent peut ainsi transmettre 131 865 € par enfant en franchise totale.
Nouveauté 2026 : le don familial se déclare en ligne dans le mois
Depuis le 1er janvier 2026, un don de sommes d'argent doit être déclaré en ligne, dans le mois qui suit le don (espace particulier impots.gouv.fr). C'est cette déclaration qui fait courir le délai de 15 ans pour le renouvellement des abattements. Ne pas confondre avec la déclaration 2062 du prêt : l'une concerne un don définitif, l'autre une somme à rembourser.
Un dernier cas mérite une vigilance particulière : le prêt entre personnes qui ne sont pas mariées.
7. Le prêt entre concubins ou partenaires de PACS
Entre concubins, un prêt mal ficelé puis requalifié en donation ne coûte pas 20 % de droits. Il coûte 60 %. C'est le point que presque personne ne traite, et c'est pourtant le plus dangereux.
La raison : deux concubins n'ont, fiscalement, aucun lien de parenté. Une donation entre eux est taxée à 60 % après un abattement de seulement 1 594 €. Et il n'existe pas, comme entre époux, de présomption d'entraide qui protégerait le prêt. Entre partenaires de PACS, une donation bénéficie d'un abattement de 80 724 €, mais le PACS seul ne protège pas en cas de décès sans testament.
Concrètement : Marc prête 50 000 € à Julie, sa compagne, pour des travaux, sans rien écrire. À la rupture — ou au décès de Marc —, l'administration ou les héritiers peuvent y voir une donation : 60 % sur 48 406 € (après l'abattement de 1 594 €), soit près de 29 000 € de droits. Pour un couple non marié, l'écrit, la déclaration 2062, un échéancier réel et un intérêt ne sont pas une option — et il faut prévoir le sort du prêt en cas de séparation.
Vous l'avez compris : tout repose sur un document. Voici à quoi il doit ressembler.
8. Modèle de reconnaissance de dette conforme
Une reconnaissance de dette tient sur une page, mais chaque mention compte. Une seule oubliée, et le document peut perdre toute sa valeur de preuve.
Les mentions d'une reconnaissance de dette opposable
- L'identité complète du prêteur et de l'emprunteur (nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse).
- Le montant prêté, écrit de la main de l'emprunteur en chiffres ET en toutes lettres (art. 1376) — c'est la mention la plus souvent négligée.
- La date du prêt et la date d'exigibilité (ou l'échéancier de remboursement).
- Le taux d'intérêt éventuel (fixé par écrit, art. 1907) et les modalités de remboursement.
- La signature de l'emprunteur.
Deux réflexes en plus : enregistrer l'acte auprès du service des impôts (un droit fixe modeste) lui donne une date certaine opposable au fisc et aux héritiers (art. 1377) ; et déclarer le prêt via le formulaire 2062 au-delà de 5 000 €. Pour un prêt important ou complexe, l'acte notarié apporte une sécurité supplémentaire (force exécutoire, date certaine, conseil).
9. Les erreurs classiques à éviter
- Une reconnaissance de dette tapée à l'ordinateur. Le montant doit être écrit à la main par l'emprunteur, en chiffres et en lettres — sinon le document n'est qu'un commencement de preuve.
- Un prêt jamais remboursé, sans écrit ni échéancier. C'est le signal rouge de la donation déguisée (pénalité jusqu'à 80 %).
- Oublier le formulaire 2062 au-delà de 5 000 €. L'omission fragilise la preuve de la date et de la nature du prêt.
- Laisser filer la prescription de 5 ans. Le prêteur qui ne réclame jamais le remboursement peut perdre son action (art. 2224).
- Croire que le prêt s'efface au décès. Il devient une créance taxable dans la succession.
- Prêter à un concubin sans rien formaliser. Le risque de requalification se chiffre ici à 60 % de droits.
10. FAQ — 11 questions qui reviennent en cabinet
Les 11 questions les plus posées à un CGP sur le prêt familial en 2026 sont rassemblées en bas de page (montant, écrit, déclaration 2062, intérêts, prêt à 0 %, requalification, décès, prêt ou don, concubins, reconnaissance de dette). Si la vôtre n'y figure pas, un bilan patrimonial de 30 minutes est offert pour y répondre directement.
Les 3 choses à retenir
- Un prêt familial s'écrit et se déclare. Reconnaissance de dette manuscrite au-delà de 1 500 €, formulaire 2062 au-delà de 5 000 €. Ces deux réflexes ne coûtent rien et protègent tout le monde.
- Le danger, c'est la requalification en donation. Un prêt jamais remboursé, sans écrit ni échéancier, peut coûter des milliers d'euros de droits et de pénalités. La parade : un remboursement réel et un dossier solide.
- Prêt ou don, c'est une vraie décision. Le don de sommes d'argent (31 865 €) cumulé à l'abattement de 100 000 € transmet jusqu'à 131 865 € par enfant sans impôt ; le prêt, lui, garde la maîtrise du capital. Entre concubins, la vigilance est maximale (60 %).
Aider un proche, transmettre, équilibrer entre ses enfants : ces décisions méritent mieux qu'un virement sans filet. Entre le prêt, le don et leurs combinaisons, un bilan patrimonial Hagnéré Patrimoine de 30 minutes vous aide à choisir la bonne structure et à la sécuriser.
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Mentions légales et conformité
Hagnéré Patrimoine — SAS, siège social Chambéry (73000), immatriculée au registre ORIAS sous le n° 14004526 en qualité de conseiller en investissements financiers (CIF) membre de la CNCGP, courtier en opérations de banque et services de paiement (COBSP) et courtier d'assurance (COA). Article rédigé selon le droit en vigueur au 1er juin 2026, la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) et la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Sources prioritaires : Légifrance (Code civil art. 1359, 1376, 1892, 1905, 1907, 843, 860, 864, 778, 2224, 1377 ; CGI art. 124, 757, 779, 790 G ; LPF art. L. 64), arrêté du 23 septembre 2020 (seuil 5 000 €, formulaire 2062), impots.gouv.fr, jurisprudence de la Cour de cassation (com. 8 février 2017 n° 15-21.366 ; 1re civ. 27 janvier 2021 n° 19-17.793 ; 1re civ. 19 juin 2008 n° 07-13.912 ; 1re civ. 5 mars 2025 n° 23-10.360). Dernière mise à jour : 1er juin 2026. Cet article a une visée informative et pédagogique et ne constitue pas un conseil personnalisé.

