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IFICI Portugal et assurance-vie en 2026 : ce qui est prouvé, ce qui reste à valider

L’IFICI ne concerne qu’une partie des nouveaux résidents. Le droit commun reste le point de départ tant que l’activité, l’entité et l’inscription ne sont pas démontrées. Pour l’assurance-vie, aucun slogan ne remplace le circuit complet : retenue française éventuelle, convention, calcul portugais, crédit admis, décès et retour.

Droit communle scénario de départ
20 %un champ étroit
4 couchespour un rachat français
Décèsaucun raccourci 0/10
Hagnéré Patrimoine

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Non-résidentsFiscalité internationaleSans engagement
QH

Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Quentin Hagnéré

CGP indépendant spécialisé en fiscalité patrimoniale internationale

Quentin Hagnéré accompagne expatriés, impatriés, non-résidents et dirigeants mobiles sur leurs arbitrages fiscaux, financiers et successoraux entre la France et l'étranger.

Non-résidentsFiscalité internationaleCIF

Le droit commun avant le régime spécial

L’ancien régime des résidents non habituels est fermé au nouvel arrivant ordinaire. Une cohorte historique ou une transition demeure possible seulement si ses dates et ses pièces sont établies. Pour un projet 2026, le budget de base doit donc être construit sans avantage spécial.

Cette discipline évite un piège classique : signer un contrat, déplacer la famille ou restructurer un patrimoine sur la base d’une éligibilité encore supposée. Le scénario IFICI est une variante. Il ne devient le scénario central qu’après validation de la branche, de l’activité, de l’entité et de l’inscription.

Le bon livrable n’est pas une promesse à 20 %

Demandez trois budgets au même périmètre : droit commun, IFICI accepté et IFICI refusé. Ajoutez cotisations, logement, frais, liquidité, protection sociale et retour. Une baisse d’impôt ne constitue pas à elle seule un enrichissement net.

IFICI : votre métier ne suffit pas

L’article 58-A de l’Estatuto dos Benefícios Fiscais organise plusieurs voies. Selon celle invoquée, la qualité de l’entité, l’activité, le code CAE, l’investissement, l’exportation, la reconnaissance du diplôme, la fonction réelle ou l’organisme d’inscription changent. Il faut aussi ne pas avoir été résident portugais pendant les cinq années antérieures.

Le dossier minimal avant d’intégrer l’IFICI à une décision
QuestionPreuveValidateur
Quelle branche précise ?Article, activité et conditions listéesFiscaliste portugais et organisme compétent
Quelle fonction réelle ?Contrat, fiche de poste, pouvoirs et lieu de travailEmployeur et conseil portugais
Quelle entité d’accueil ?CAE, certification, export, investissement ou statut requisEntité d’inscription et contabilista
Cinq années sans résidence ?Certificats, déclarations et chronologieAT et conseil fiscal
Inscription dans les délais ?Accusé, décision et année d’effetOrganisme compétent

Les sources de travail sont l’article 58-A de l’EBF et la FAQ officielle de l’Autoridade Tributária.

Le taux de 20 % ne couvre pas tout le patrimoine

Le taux spécial concerne le revenu net portugais des catégories A et B provenant de l’activité éligible. L’article 81, paragraphe 4, du CIRS prévoit par ailleurs l’exonération avec progressivité de certains revenus étrangers des catégories A, B, E, F et G. La pension de catégorie H n’y figure pas. Les juridictions à fiscalité privilégiée suivent aussi une exception.

Questions à poser avant d’appliquer le mot « IFICI » à un revenu
RevenuQuestion préalableConclusion autorisée
Salaire portugaisProvient-il de l’activité et de l’entité éligibles ?20 % seulement après preuve
Activité indépendanteMême branche, activité, régime et inscription ?Calcul net à documenter
Pension étrangèreCatégorie H et article conventionnel ?Pas d’exonération IFICI de l’article 81 §4
Dividende ou intérêt étrangerSource, bénéficiaire effectif et juridiction du payeur ?Exonération conditionnelle avec progressivité
Rachat d’assurance-vieSource du produit, catégorie, convention et retenue ?Aucun verdict automatique

Assurance-vie française : calculer quatre couches

Le droit interne français prévoit pour le non-résident un prélèvement forfaitaire libératoire sur la part de gain : 12,8 % avant huit ans ou 7,5 % après huit ans, sous réserve des conditions applicables. Le non-résident n’est pas soumis aux prélèvements sociaux français sur ce revenu mobilier.

La convention peut ensuite réduire ce prélèvement ou ouvrir une procédure de restitution. Les sources officielles consultées ne permettent pas de trancher ici la qualification précise du rachat entre les articles 12 et 23. Un prélèvement français excédant ce que la convention autorise se réclame en France ; il ne devient pas automatiquement un crédit portugais.

Le circuit à fermer avant le rachat
CoucheQuestionPreuve
1. France interneQuel PFL sur quel gain ?Attestation de l’assureur et article 125-0 A
2. ConventionArticle 12, article 23 ou autre qualification ?Avis bilatéral et procédure de réduction/restitution
3. PortugalCatégorie, base, test des 35 %, agrégation ou IFICI ?Police, primes, calcul CIRS et déclaration
4. CréditQuel impôt français est conventionnellement dû et admis ?Justificatif du brut, de l’impôt et du plafond portugais

22,4 % et 11,2 % : illustrations, pas promesses

Si le contrat est reconnu comme assurance-vie de catégorie E et si au moins 35 % des primes ont été versés pendant sa première moitié, quatre cinquièmes du gain restent taxables après cinq ans et avant huit ans, puis deux cinquièmes après huit ans. Avec un taux de référence de 28 %, cela donne 22,4 % et 11,2 % sur le gain dans cette seule hypothèse.

Décès : la clause, le droit civil et l’impôt sont trois dossiers

L’article 1, paragraphe 5, du Código do Imposto do Selo exclut les créances provenant d’assurances-vie du champ visé. Les taux applicables à certaines transmissions ordinaires d’actifs portugais ne doivent donc pas être appliqués au capital décès du contrat.

La couche française reste distincte. L’article 990 I peut notamment s’appliquer si l’assuré est domicilié en France au décès ou, à défaut, si le bénéficiaire est domicilié en France au décès et l’a été au moins six années sur les dix précédentes. L’article 757 B, l’âge lors des primes, leur origine et la qualification du contrat doivent aussi être testés.

Une clause bénéficiaire ne clôt pas la succession

Faites relire propriété des primes, régime matrimonial, réserve, bénéficiaires, substitutions, résidences et fiscalités. Une clause organise le paiement ; elle ne transforme pas un PPR portugais en assurance-vie française et ne supprime pas les droits des héritiers.

Exit tax : le Portugal ouvre un sursis, pas une exonération

Le départ vers le Portugal permet en principe le sursis automatique de paiement. Pour certaines plus-values latentes, un dégrèvement ou une restitution peut intervenir après deux ans, porté à cinq ans lorsque la valeur concernée excède 2,57 M€, sous conservation et absence d’événement déclencheur. Les reports et compléments de prix suivent leurs propres règles.

Le contrat d’assurance-vie n’entre pas, en lui-même, dans l’assiette ordinaire de l’article 167 bis. Il faut néanmoins inventorier les titres en direct, participations, plus-values en report et obligations déclaratives. Un nouveau transfert de domicile après le Portugal peut aussi modifier le suivi.

Trois profils : la bonne décision avant le chiffre

Cas fictifs — aucune économie n’est calculée sans les pièces manquantes
ProfilCe qui est établiCe qui bloque le calcul
Antoine, dirigeant recruté à LisbonneUn contrat portugais et une fonction peuvent ouvrir une analyse IFICIBranche, entité, inscription, période de non-résidence et revenus réels
Brigitte, retraitée à CascaisSa pension de catégorie H n’entre pas dans l’exonération IFICI des revenus étrangersNature de chaque pension, convention, santé, vente, rachat et bénéficiaires
Mehdi et Léa, entrepreneurs à PortoL’éligibilité se teste séparément pour chaque conjointFonctions, sociétés, carried interest, exit tax, contrats, frais et distribution

Ces profils sont fictifs. Ils ne représentent ni des clients réels ni une opération à reproduire. Une donnée inconnue reste inconnue : elle ne vaut ni zéro euro de coût ni exonération.

Une décision, une preuve, un validateur

Avant le départ, rassemblez chronologie de résidence, contrats, primes, prix de revient, participations, reports, revenus, diplômes, fonction, entité, bénéficiaires et actes civils. Attribuez ensuite chaque question au bon intervenant.

Qui valide quoi ?
SujetValidateurLivrable
Résidence, convention et exit taxAvocats fiscalistes compétents France–PortugalMémo daté et obligations
IFICI et déclaration portugaiseFiscaliste portugais et contabilista certificadoNote d’éligibilité, inscription et simulation
Couple, clause et successionNotaire ou avocat habilité dans chaque droitSchéma civil et fiscal
Contrat financier ou d’assuranceProducteur et distributeur habilités pour le paysAdéquation, coûts, risques et acceptation
Coordination patrimonialeHagnéré Patrimoine dans son périmètre vérifiéInventaire, scénarios et feuille de route
Hagnéré Patrimoine

Clarifier votre situation France–Portugal avant de décider

Résidence, actifs, sociétés, famille et calendrier : nous organisons un premier échange de cadrage pour identifier les décisions à préparer, les justificatifs à réunir et les professionnels habilités à faire intervenir. Aucune solution n’est présélectionnée avant l’analyse du périmètre réglementaire.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Information générale et périmètre réglementaire

Ce guide, gelé au 24 juillet 2026, ne constitue ni une consultation juridique ou fiscale, ni une mission comptable ou notariale, ni une recommandation personnalisée de placement, d’assurance ou de crédit.

Hagnéré Patrimoine est une personne morale française immatriculée à l’ORIAS sous le numéro 23002291 pour les activités CIF, COA et COBSP en France. Ces statuts ne constituent pas un passeport universel. La résidence, la nature et le lieu du service, les notifications, le producteur et le produit sont vérifiés avant toute prestation réglementée.

Les avocats, notaires, contabilistas certificados, assureurs, banques, dépositaires ou gestionnaires sont des professionnels distincts. Ils interviennent dans leur périmètre et sous leur responsabilité. Hagnéré Patrimoine n’encaisse pas les fonds destinés à l’investissement ou à l’assurance et ne se présente ni comme dépositaire ni comme gestionnaire de portefeuille.

Pour approfondir l’ensemble du dossier, consultez le guide complet de l’expatrié au Portugal.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : IFICI et assurance-vie au Portugal

L’IFICI est organisé en branches dont les conditions diffèrent. Il faut notamment devenir résident portugais après cinq années sans résidence au Portugal, exercer une activité prévue par le texte et, selon la branche, travailler pour une entité, une activité ou un projet répondant à des critères précis. Le métier indiqué sur une carte de visite ne suffit pas. L’entité compétente, les diplômes ou qualifications, le code d’activité, le contrat et l’inscription doivent être documentés avant d’intégrer le régime à un budget.

Non. L’ancien RNH est fermé au nouvel arrivant ordinaire, sous réserve de cohortes et transitions à prouver. L’IFICI est un dispositif distinct et ciblé. Pour une arrivée en 2026, le calcul doit donc commencer au droit commun. Une variante IFICI ne peut être ajoutée qu’après identification de la branche, de l’activité, de l’entité, de l’organisme d’inscription et des cinq années antérieures de non-résidence.

Non. Le taux de 20 % vise le revenu net portugais des catégories A ou B provenant d’une activité éligible. L’article 81 du CIRS prévoit par ailleurs une méthode d’exonération avec progressivité pour certains revenus étrangers des catégories A, B, E, F et G, sous exceptions. Les pensions de catégorie H n’en font pas partie. Source, catégorie, juridiction du payeur et conditions de la branche doivent être contrôlées revenu par revenu.

Aucune exonération automatique ne peut être promise. Il faut d’abord appliquer le prélèvement français interne éventuel sur le gain, rechercher la qualification conventionnelle et la procédure de réduction ou restitution, calculer la catégorie et la base au Portugal, puis déterminer le crédit réellement admis. Les sources officielles consultées ne permettent pas de choisir une qualification conventionnelle unique entre les articles 12 et 23 pour tout contrat.

Ce sont des résultats illustratifs de droit commun, pas des taux légaux autonomes. Pour un produit étranger reconnu comme assurance-vie de catégorie E, si au moins 35 % des primes ont été versés pendant la première moitié du contrat, quatre cinquièmes du gain restent taxables après cinq ans et avant huit ans, puis deux cinquièmes après huit ans. Appliqués à un taux de référence de 28 %, ces fractions donnent 22,4 % et 11,2 %, avant les autres couches du dossier.

Le raccourci 0 % en ligne directe et 10 % hors ligne directe ne doit pas être appliqué au capital décès d’assurance-vie. L’article 1, paragraphe 5, du Código do Imposto do Selo exclut les créances provenant d’assurances-vie du champ visé. Les prélèvements français des articles 990 I et 757 B se testent séparément selon le contrat, les primes, l’âge et les résidences au décès.

Non. L’article 990 I peut notamment s’appliquer si l’assuré est domicilié en France au jour du décès ou, à défaut, si le bénéficiaire est domicilié en France au décès et l’a été pendant au moins six années au cours des dix années précédentes. Le test se fait au décès, bénéficiaire par bénéficiaire. Une durée de résidence au Portugal, prise isolément, ne crée aucune exonération.

Non. Un départ vers le Portugal ouvre en principe un sursis automatique de paiement, pas une exonération. Pour certaines plus-values latentes, un dégrèvement ou une restitution peut intervenir après deux ou cinq ans sous conditions. Cession, donation, annulation, nouveau transfert de domicile et obligations déclaratives doivent être suivis séparément. Le contrat d’assurance-vie n’entre pas, en lui-même, dans l’assiette ordinaire, contrairement à certains titres détenus en direct.