Gérer soi-même son assurance vie luxembourgeoise en 2026 : guide complet

La plupart des conseillers répondent que c'est impossible. C'est faux. Il existe un mode de gestion dans lequel vous saisissez vous-même vos ordres, tout en gardant l'enveloppe fiscale et la protection d'un contrat luxembourgeois. Ce guide explique tout : les quatre modes de gestion, les catégories CAA A, B, C et D selon la Lettre Circulaire 26/1 entrée en vigueur le 1er février 2026, le schéma opérationnel précis, les frais, le cadre juridique protecteur, et les cas où cette solution n'est pas adaptée.

Ticket minimum catégorie C
Le support dédié
Nouveau cadre CAA
Frais all-in au-delà de 5 M€

1. Pourquoi ce guide est différent

Vous êtes dirigeant, cadre supérieur, entrepreneur post-cession, ou simplement un investisseur avisé. Vous avez construit un patrimoine significatif, et vous voulez garder la main. Choisir vos supports, passer vos ordres, décider du moment et du montant. Un peu comme sur un compte-titres, mais sans renoncer à l'enveloppe fiscale privilégiée de l'assurance vie et à la protection juridique du Luxembourg.

Vous avez posé la question à plusieurs professionnels. Et la réponse a été la même : « ce n'est pas possible », « l'assurance vie luxembourgeoise, ça ne fonctionne pas comme ça », « il faut passer par un mandat de gestion ». Ces affirmations sont fausses. Il existe bel et bien, au Luxembourg, un cadre réglementaire qui autorise la saisie d'ordres en autonomie par le souscripteur. Ce cadre s'appelle le Fonds d'Assurance Spécialisé (FAS), il est prévu par la Lettre Circulaire 26/1 du Commissariat aux Assurances, entrée en vigueur le 1er février 2026. Et il concerne, en France, moins de 3 000 épargnants.

Le cabinet Hagnéré Patrimoine accompagne ces souscripteurs depuis plusieurs années. Ce guide détaille, sans langue de bois, tout ce qu'il faut savoir : les quatre modes de gestion, les conditions d'accès (catégories CAA A, B, C, D), le schéma opérationnel précis, les frais réels, le cadre juridique protecteur, les cas où la solution n'est pas adaptée, et un avantage fiscal méconnu que 99 % des professionnels ignorent.

Ce guide s'adresse à qui ?

À vous si vous disposez d'un patrimoine financier d'au moins 1,25 million d'euros et souhaitez investir au minimum 250 000 € dans un contrat luxembourgeois avec saisie d'ordres autonome (catégorie C). Ou si vous cherchez à comprendre pourquoi « gérer soi-même » une assurance vie luxembourgeoise n'est ni un gadget commercial, ni une zone grise juridique, mais un dispositif réglementé. Les épargnants disposant de moins de 1,25 M€ de fortune mobilière trouveront aussi ici un cadre pédagogique pour comprendre où ils se situent.

Dernier point : ce guide est à jour de la Lettre Circulaire 26/1 du 28 janvier 2026 (en vigueur au 1er février 2026), de la loi de finances pour 2026 (loi 2026-103 du 19 février 2026), et de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi 2025-1403 du 30 décembre 2025). Les chiffres, seuils, articles de loi et références jurisprudentielles ont été vérifiés en avril 2026.

2. Assurance vie ou contrat de capitalisation luxembourgeois : de quoi parle-t-on ?

Première clarification indispensable. Quand on parle de « gérer soi-même son contrat luxembourgeois », deux enveloppes sont concernées : l'assurance vie luxembourgeoise et le contrat de capitalisation luxembourgeois. Les deux fonctionnent exactement sur le même mécanisme de gestion, les mêmes règles CAA, les mêmes supports (FAS, FID, FIC), les mêmes banques dépositaires. Tout ce qui sera dit dans ce guide s'applique aux deux.

La différence entre les deux se situe ailleurs, essentiellement sur la fiscalité à la succession et la qualité des souscripteurs autorisés. Voici les points clés à retenir.

CritèreAssurance vie luxembourgeoiseContrat de capitalisation luxembourgeois
Nature juridiqueContrat avec aléa biométrique (vie/décès)Simple support d'épargne sans aléa
Références juridiquesArt. L. 132-1 à L. 132-27 C. assurancesArt. L. 132-23 C. assurances
Dénouement au décèsOui, clôture automatique du contratNon, transmis aux héritiers
Souscripteurs autorisésPersonne physique uniquementPersonne physique ET personne morale (holding, SCI IS, société)
Clause bénéficiaireOui (hors succession civile)Non (intégré à la succession)
Fiscalité des rachatsArt. 125-0 A I CGI : PFU 12,8 % ou 7,5 % + PS 17,2 %Identique (art. 125-0 A I 1° bis CGI)
Abattement 8 ans4 600 € (seul) / 9 200 € (couple)Identique
Transmission avant 70 ansArt. 990 I : 152 500 € d'abattement par bénéficiaireAucun abattement spécifique (droits de succession)
Transmission après 70 ansArt. 757 B : 30 500 € d'abattement globalAucun abattement spécifique
Donation du vivantNon (sauf démembrement de la créance, rare)Oui, avec conservation de l'antériorité fiscale

Concrètement : si vous êtes une personne physique et que votre objectif principal est la transmission au décès, l'assurance vie est plus efficace. Si vous voulez transmettre de votre vivant (donation d'un contrat en pleine propriété ou en nue-propriété à vos enfants), la capitalisation est la seule option. Si vous voulez placer la trésorerie d'une holding à l'IS ou d'une SCI à l'IS, la capitalisation est à nouveau la seule option : les personnes morales ne peuvent pas souscrire d'assurance vie.

La bonne stratégie : souvent un cumul

Pour un couple avec patrimoine significatif, la combinaison des deux enveloppes est fréquente. Assurance vie pour saturer les abattements 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans. Capitalisation en complément pour la pyramide des abattements de donation (100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, art. 779 I CGI) ou pour loger la trésorerie d'une société holding. Le cabinet Hagnéré Patrimoine vous aide à calibrer la répartition en fonction de votre situation familiale et patrimoniale.

Maintenant que le cadre est posé, entrons dans le cœur du sujet : comment votre contrat peut-il être géré ?

3. Les quatre modes de gestion d'un contrat luxembourgeois

En assurance vie luxembourgeoise, il existe quatre grandes façons de gérer son contrat. Le mode de gestion n'est pas un détail technique : c'est un choix structurant qui conditionne votre niveau d'implication, votre univers d'investissement accessible, et les frais applicables. Passons-les en revue.

3.1. La gestion conseillée

C'est le mode le plus classique. Un professionnel analyse votre situation, vos objectifs, votre profil de risque, puis vous fait des recommandations écrites ou orales : « nous pensons que tel support serait pertinent, et qu'il serait peut-être judicieux de sortir de tel autre ». Vous avez toujours le dernier mot. Vous validez, l'ordre est ensuite passé.

Ce professionnel, c'est soit votre conseiller en gestion de patrimoine (comme le cabinet Hagnéré Patrimoine), soit la banque dépositaire elle-même lorsqu'elle dispose du statut de prestataire de services d'investissement (PSI). Dans les deux cas, le principe reste identique : on vous conseille, vous décidez. C'est le mode adapté aux souscripteurs qui veulent un regard expert sans perdre la main sur leurs arbitrages.

3.2. La gestion sous mandat

Vous déléguez complètement. Vous signez un mandat de gestion avec un gérant professionnel (société de gestion agréée, banque privée, asset manager), vous définissez ensemble le cadre (profil de risque, stratégie, éventuelles contraintes), et le gérant prend ensuite seul toutes les décisions d'investissement au quotidien. Il sélectionne des fonds parmi ceux référencés par l'assureur, ajuste l'allocation, arbitre en fonction des marchés, sans avoir besoin de vous appeler à chaque opération.

Les grands noms accessibles par ce biais : Carmignac, Rothschild & Co, Lazard, Pictet Asset Management, Lombard Odier IM, DNCA, etc. Les encours minimaux demandés vont généralement de 250 000 € à 1 million d'euros selon le gérant. C'est le mode adapté aux personnes qui veulent que leur argent soit bien géré mais qui n'ont ni le temps, ni l'envie, ni l'expertise pour suivre les marchés elles-mêmes.

3.3. La gestion libre

C'est le cœur de ce guide. En gestion libre, c'est vous qui décidez de tout. Vous saisissez vos ordres d'achat et de vente, et c'est la banque dépositaire qui exécute ces ordres sur le marché. Vous êtes totalement autonome sur la stratégie et le timing, tout en restant dans le cadre protecteur de l'assurance vie luxembourgeoise.

C'est exactement ce que beaucoup d'investisseurs recherchent : la liberté de gérer comme ils l'entendent (actions en direct, ETF, OPCVM sélectionnés, produits structurés, private equity selon catégorie), sans renoncer aux avantages fiscaux de l'enveloppe (PFU 7,5 % après 8 ans, abattement annuel, 152 500 € par bénéficiaire au décès). Nous détaillerons le fonctionnement précis dans les sections suivantes.

3.4. Le fonds interne dédié (FID)

Attention à la nuance : le FID ressemble à la gestion sous mandat mais en diffère nettement. Dans une gestion sous mandat classique, le gérant pioche dans les fonds déjà référencés par l'assureur, dans un univers de quelques milliers d'OPCVM. Avec le FID, on crée un fonds d'investissement spécialement pour vous, à l'intérieur de votre contrat.

Une société de gestion ou une banque mandatée gère ce fonds selon un mandat défini ensemble. La grande différence réside dans l'univers d'investissement : le FID donne accès à des actifs qu'aucun mandat classique n'offre. Titres vifs (actions en direct d'émetteurs choisis), fonds non référencés par l'assureur, private equity, dette privée, immobilier, parfois produits dérivés, tout cela dans l'enveloppe fiscale de l'assurance vie. C'est le haut de gamme de la gestion patrimoniale, accessible à partir de 125 000 € selon la Lettre Circulaire CAA 26/1 (point 7.3.1), mais en pratique à partir de 250 000 € chez la plupart des assureurs, avec des seuils plus élevés selon le gestionnaire choisi.

Ces modes ne sont pas exclusifs

Un contrat d'assurance vie luxembourgeoise peut combiner plusieurs modes de gestion. Exemple typique : une poche de 400 000 € en gestion libre sur un FAS (vous choisissez vos titres), une poche de 300 000 € sous mandat discrétionnaire chez Pictet sur une stratégie diversifiée, et une poche de 200 000 € en FID dédié au private equity. Cette modularité est l'un des grands atouts de l'enveloppe luxembourgeoise.

Reste maintenant à comprendre quel est le support juridique précis qui autorise la saisie d'ordres en autonomie. Il porte un nom bien spécifique : le FAS.

4. Le FAS : le véhicule de la gestion libre

Vous pouvez avoir entendu parler du « FID » ou de la « gestion libre ». Mais le terme technique précis qui autorise la saisie d'ordres par le preneur s'appelle FAS, pour Fonds d'Assurance Spécialisé. C'est le véhicule juridique, défini par le Commissariat aux Assurances du Luxembourg, qui permet à un souscripteur de choisir directement chaque actif au sein de son contrat.

Voici la définition officielle, extraite du point 7.4 de la Lettre Circulaire 26/1 (entrée en vigueur le 1er février 2026) : « Chaque actif du fonds d'assurance spécialisé est directement choisi par le preneur, soit lors de l'investissement de la prime initiale ou d'une prime subséquente, soit lors d'un arbitrage. »

Pourquoi le FAS change la donne

La plupart des contrats d'assurance vie français vous offrent un « mode libre », mais ce dernier se limite au choix de supports dans un catalogue préétabli (OPCVM, ETF référencés, parfois SCPI). Le FAS luxembourgeois va beaucoup plus loin : vous choisissez n'importe quel actif admissible au regard de votre catégorie CAA, y compris des actions en direct, des fonds non référencés chez l'assureur, des produits structurés, du private equity selon votre classification. C'est ce qui en fait le support de la vraie gestion libre.

4.1. Les caractéristiques du FAS

  • Support dédié à un seul contrat (contrairement au FIC qui est mutualisé).
  • Pas de seuil réglementaire de prime (art. 7.4 LC 26/1) : un FAS peut être créé pour n'importe quel contrat d'assurance vie luxembourgeois, quelle que soit la prime initiale. En pratique, les assureurs exigent 125 000 à 500 000 € pour des raisons commerciales.
  • Univers d'actifs paramétré par la catégorie CAA du preneur : plus vous êtes classé haut (N → A → B → C → D), plus l'univers est large. Pour un preneur de catégorie C, aucune limitation globale ni par émetteur ne s'applique dans le catalogue de l'Annexe 1 de la LC 26/1.
  • Pas de gérant externe mandaté : c'est le preneur qui choisit, soit directement via la plateforme de la banque dépositaire, soit via son conseiller (intermédiaire de transmission de l'ordre à l'assureur).
  • Support multi-devises : EUR, USD, GBP, CHF, SEK, DKK selon l'assureur et la banque dépositaire.

4.2. Ce que vous pouvez loger dans un FAS

Concrètement, selon votre catégorie CAA (que nous détaillerons dans la section 6), un FAS peut accueillir :

  • Des actions en direct cotées sur marchés réglementés (actions françaises, européennes, américaines, japonaises, etc.).
  • Des ETF (trackers indiciels) cotés.
  • Des OPCVM et OPC français, luxembourgeois, irlandais.
  • Des produits structurés (émetteurs notés BBB minimum, cf. §6 LC 26/1).
  • Des fonds alternatifs (accès soumis à accord écrit préalable) dont private equity et fonds immobiliers pour les catégories C et D.
  • Du fonds euro en poche sécuritaire.
  • Des liquidités en compte espèces (dans la limite de 20 % pour les FIC, règles spécifiques pour les FAS).

Concrètement : un preneur de catégorie C peut composer un portefeuille combinant 40 % d'actions US cotées sur le Nasdaq, 20 % d'ETF MSCI World, 15 % de fonds euro sécuritaire, 15 % de produits structurés à capital protégé, et 10 % de parts de FCPR private equity. Le tout logé dans un seul contrat d'assurance vie luxembourgeoise en FAS, bénéficiant des abattements fiscaux de l'article 125-0 A CGI. Cette flexibilité est inaccessible dans 99 % des contrats français.

Le FAS n'est pourtant pas le seul « fonds interne » du cadre luxembourgeois. Voyons maintenant comment il se distingue du FID et du FIC.

5. FID, FIC, FAS : comprendre les trois fonds internes

Ces trois acronymes reviennent constamment dans les brochures luxembourgeoises et sont régulièrement confondus — y compris dans les articles des concurrents. Clarifions une bonne fois pour toutes. Tous les trois sont des « fonds internes » au sens du CAA, c'est-à-dire des ensembles d'actifs cantonnés au sein de l'entreprise d'assurance. Ils diffèrent sur trois dimensions : qui gère, combien de preneurs, et quel seuil.

DimensionFIC (Fonds Interne Collectif)FID (Fonds Interne Dédié)FAS (Fonds d'Assurance Spécialisé)
Nombre de preneursPlusieurs (mutualisé)Un seul (ou groupe familial exceptionnel)Un seul
GestionnaireL'assureur ou une société mandatée (gestion collective)Un gestionnaire unique mandaté par le preneurLe preneur lui-même (gestion libre)
Ticket minimum réglementaire (LC 26/1)Aucun (hors seuil catégorie A-D)125 000 € (§7.3.1)Aucun (§7.4)
Ticket minimum pratique marché125 000 €250 000 € à 500 000 € selon assureur125 000 € à 500 000 €
Univers d'actifsLimité au profil du FIC (5 types N/A/B/C/D)Très large selon catégorie CAATrès large selon catégorie CAA
Saisie d'ordres par le preneurNon (gestion collective)Non (mandat obligatoire)Oui (c'est la définition du FAS)
Cas d'usage typiqueProfil type pour catégories A et BGestion haut de gamme avec family officeGestion libre autonome catégories C et D

Concrètement : retenez cette hiérarchie. Si vous voulez choisir vos titres vous-même, c'est obligatoirement un FAS. Si vous voulez déléguer à un gérant spécifique à votre personne (et non à un fonds mutualisé), c'est un FID. Si vous voulez un profil préétabli accessible à plusieurs épargnants, c'est un FIC. Les trois peuvent cohabiter dans un même contrat.

Le piège des articles qui confondent FID et gestion libre

De nombreux articles présentent « le FID » comme « la gestion libre luxembourgeoise ». C'est techniquement inexact. Par définition, un FID est géré par un gestionnaire unique mandaté (art. 7.3.5 LC 26/1) : le preneur ne peut pas y saisir ses propres ordres. C'est le FAS qui autorise la gestion libre au sens strict. Un FID peut intégrer des actifs exotiques (private equity, titres non cotés) mais via un gérant professionnel, pas directement par vous.

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6. Qui peut accéder à la gestion libre ? Les 5 catégories CAA

Maintenant la grande question : est-ce que tout le monde peut saisir ses ordres en autonomie dans un contrat luxembourgeois ? La réponse est non. L'accès est encadré par la réglementation luxembourgeoise, et précisément par la classification des preneurs prévue par la Lettre Circulaire 26/1 du Commissariat aux Assurances— texte détaillé dans le guide pilier de l'assurance vie luxembourgeoise.

Cette classification — largement méconnue des épargnants — répartit les souscripteurs en cinq catégories, appelées N, A, B, C et D, selon deux critères cumulatifs : (1) le montant minimum de prime investie dans les contrats auprès de l'entreprise d'assurance, (2) le montant minimum de fortune en valeurs mobilières déclarée par le preneur. Plus votre catégorie est élevée, plus large est l'univers d'investissement auquel vous accédez — et c'est à partir de la catégorie C que la gestion libre autonome devient pleinement opérationnelle.

CatégoriePrime minimale investieFortune en valeurs mobilièresAccès gestion libre titres vifs
NAucune conditionAucune conditionLimité (OPCVM, ETF, fonds euro)
A≥ 125 000 €≥ 250 000 €Élargi, avec limites par actif
B≥ 250 000 €≥ 500 000 €Large, limites réduites
C≥ 250 000 €≥ 1 250 000 €Quasi-illimité (pas de limitation globale ni par émetteur)
D≥ 1 000 000 €≥ 2 500 000 €Totalement illimité (toutes catégories d'actifs, métaux précieux inclus)

Concrètement : pour une saisie d'ordres réellement libre, sans contraintes pratiques sur les types d'actifs, il faut être classé en catégorie C ou D. Cela signifie au minimum 250 000 € investis dans le contrat et 1,25 million d'euros de fortune en valeurs mobilières. C'est ce qui restreint de fait ce dispositif à une minorité de souscripteurs : en France, moins de 3 000 épargnants y accéderaient selon les estimations du cabinet Hagnéré Patrimoine.

6.1. Qu'entend-on par « fortune mobilière » ?

La définition officielle est donnée par la Lettre Circulaire 26/1 (section 2) : « Par fortune mobilière il convient de comprendre la valeur totale des instruments financiers du preneur augmentée des dépôts bancaires et de la valeur de ses contrats d'assurance-vie et diminuée des dettes de toute nature. »

Cela inclut donc vos comptes-titres, PEA, actions en direct, obligations, OPCVM, fonds euros, contrats d'assurance-vie existants (français et luxembourgeois), dépôts bancaires (livrets, comptes à terme). Pas votre résidence principale, pas vos biens immobiliers, pas vos œuvres d'art ni vos objets de collection. Les dettes (prêt immobilier, crédit Lombard éventuel) viennent en déduction.

Les actifs d'une SCI patrimoniale comptent-ils ?

Une question fréquente concerne les sociétés civiles patrimoniales. Si vous détenez à 100 % une SCI qui elle-même détient des instruments financiers (portefeuille titres, assurance vie détenue par la SCI via un contrat de capitalisation), la valeur des parts de SCI est souvent prise en compte pour apprécier la fortune mobilière personnelle, après analyse de l'actif sous-jacent. L'assureur peut refuser la déclaration s'il a des doutes — il est préférable de documenter précisément. Chez Hagnéré Patrimoine, nous préparons cette déclaration avec vous.

6.2. La demande de surclassement

La LC 26/1 prévoit également un mécanisme de surclassement (section 2) : un preneur peut demander à être classé dans une catégorie supérieure à celle résultant normalement de sa fortune et de ses primes. Il doit alors signer un document expliquant les opportunités supplémentaires et les risques, et justifier sa demande. L'entreprise d'assurance ne donne suite que si elle est satisfaite des explications et de la compréhension par le preneur des risques additionnels encourus. Symétriquement, un preneur peut toujours demander son classement dans une catégorie inférieure.

Passons maintenant à ce qui change réellement en 2026 avec l'entrée en vigueur de la Lettre Circulaire 26/1.

7. La Lettre Circulaire CAA 26/1 en vigueur depuis le 1er février 2026

Un point d'attention majeur si vous lisez des articles anciens. Jusqu'au 31 janvier 2026, la réglementation de référence était la Lettre Circulaire 15/3 du Commissariat aux Assurances, datée du 24 décembre 2015 et modifiée par la LC 19/2 en janvier 2019. Cette lettre encadrait les règles d'investissement des contrats d'assurance vie luxembourgeois.

Depuis le 1er février 2026, elle a été remplacée par la Lettre Circulaire 26/1 (publiée le 28 janvier 2026). De nombreux sites — y compris chez des acteurs connus comme Finary ou Avenue des Investisseurs — citent encore les seuils de la LC 15/3 comme étant en vigueur. C'est désormais imprécis. Ce guide est à jour de la LC 26/1.

7.1. Les seuils A, B, C, D n'ont pas changé

Bonne nouvelle : les seuils de fortune et de primes définissant les catégories A, B, C et D sont strictement identiques entre la LC 15/3 et la LC 26/1. Le tableau de la section 6 ci-dessus est à jour et officiel (points 2 et 6 de la LC 26/1, page 5-6 du texte officiel publié par le CAA).

7.2. Ce qui a effectivement changé

La LC 26/1 apporte plusieurs modifications importantes pour les gestionnaires et assureurs, mais aussi pour la pédagogie du souscripteur :

  • Target market et évaluation de complexité des produits (section 4) : les concepteurs d'assurance vie doivent désormais évaluer formellement la complexité du produit et définir un marché cible précis (âge, revenus, connaissances, tolérance au risque). Les produits structurés doivent faire l'objet d'un « marché cible négatif ».
  • Nouveau cadre pour les produits structurés (section 6) : conditions de notation minimale de l'émetteur (BBB chez S&P minimum), règles sur les produits à garanties renforcées.
  • FIC A/B/C/D alignés sur certains avantages du FID : possibilité de dépositaire hors EEE, absence de notification préalable pour les FIC des catégories A à D (procédure simplifiée).
  • Règles durcies de modification et clôture d'un fonds interne (section 7.1.4) : protection accrue de la confiance légitime du preneur, avec options obligatoires en cas de modification notable (arbitrage sans frais, résiliation sans pénalité sous certaines conditions).
  • Protection renforcée en cas d'investissement dans des fonds alternatifs ou immobiliers (section 5.4.2) : nécessité d'un accord préalable du preneur après réception d'une notice d'information spécifique, renforçant l'information sur les risques.

Ce que cela change pour vous

Si vous envisagez de souscrire en 2026, vous bénéficiez d'un cadre de protection renforcé. L'assureur doit désormais documenter plus précisément pourquoi le produit vous est proposé (target market positif) et en quoi il vous est adapté. Les mécanismes de sortie sans frais en cas de modification substantielle du fonds sont renforcés. Pour Hagnéré Patrimoine, cette évolution est bienvenue : elle formalise des bonnes pratiques que nous appliquons déjà depuis des années.

8. Comment ça marche concrètement ? Le schéma opérationnel

Vous remplissez les conditions de la catégorie C ou D, vous êtes prêt. Concrètement, comment se déroule un ordre d'achat ou d'arbitrage dans une assurance vie luxembourgeoise en gestion libre ? Voici le schéma précis.

Souscripteur → Courtier/CGP → Assureur → Banque dépositaire → Marché

Chaque étape joue un rôle juridique distinct. Ne pas comprendre cette chaîne, c'est risquer de la fragiliser.

8.1. Étape 1 — Le preneur saisit l'instruction

Vous vous connectez à la plateforme en ligne mise à disposition par la banque dépositaire partenaire (Swissquote chez Vitis Life, myQuintet chez Quintet, e-banking chez Société Générale Luxembourg, etc.), ou vous envoyez un bulletin d'arbitrage électronique à votre conseiller. Vous indiquez l'opération souhaitée : achat, vente, arbitrage, avec les quantités et l'identifiant du support (ISIN pour un titre).

Point de vocabulaire : juridiquement, vous ne « passez » pas un ordre, vous « saisissez une instruction ». La nuance est importante : l'ordre proprement dit sera passé sur le marché par la banque dépositaire, pas par vous.

8.2. Étape 2 — Le courtier ou CGP relaie (optionnel selon contrats)

Dans la majorité des contrats, l'instruction transite par votre courtier agréé (nous, Hagnéré Patrimoine, par exemple). Nous vérifions la cohérence par rapport à votre stratégie et votre conformité MIF, puis transmettons à l'assureur. Dans les plateformes les plus avancées (Swissquote via Vitis Life, catégorie C/D), l'instruction peut être transmise directement à l'assureur sans passage systématique par le courtier, ce qui accélère significativement les délais.

8.3. Étape 3 — L'assureur valide la conformité

La compagnie d'assurance luxembourgeoise vérifie plusieurs points avant de transmettre à la banque dépositaire : respect de votre catégorie CAA (l'actif demandé est-il autorisé pour votre classification ?), respect du catalogue admissible (Annexes 1 et 2 de la LC 26/1), conformité anti-blanchiment (article L.561 CMF FR, loi lux AML), adéquation avec votre profil MIF, nécessité d'une notice d'information spécifique en cas de fonds alternatif ou immobilier (art. 5.4.2 LC 26/1).

Cette validation est le point-clé qui distingue juridiquement l'assurance vie d'un compte-titres. L'assureur reste juridiquement propriétaire des actifs acquis. Le preneur détient une créance sur l'assureur, matérialisée par la valeur de son contrat. Cette propriété juridique de l'assureur est ce qui permet au contrat de relever de l'article 125-0 A CGI et des avantages fiscaux qui en découlent.

8.4. Étape 4 — La banque dépositaire exécute

La banque dépositaire, agréée par le CAA, exécute l'ordre sur le marché concerné (Euronext, Xetra, NYSE, Nasdaq, etc.). Elle reçoit les titres sur un compte-titres cantonné, ségrégé, au nom de l'assureur pour le compte du contrat. Cette ségrégation comptable est le deuxième pilier de la protection luxembourgeoise (triangle de sécurité — nous y revenons en section 9).

Les délais habituels :

  • Titres cotés (actions, ETF) : J+1 à J+3 selon la place.
  • OPCVM : J+2 à J+5 selon la fréquence de valorisation du fonds.
  • Produits structurés : J à J+2 sur le marché primaire, J+3 à J+5 sur le secondaire.
  • Private equity / fonds alternatifs : plusieurs semaines (fenêtres de souscription).

8.5. Étape 5 — Le CAA contrôle

Dernière strate : le Commissariat aux Assurances reçoit trimestriellement les états d'inventaire de chaque contrat, vérifie la ségrégation des actifs, peut bloquer les comptes en cas de défaillance de l'assureur, et déclencher le mécanisme de liquidation avec application du super-privilège. C'est le verrou institutionnel.

Vous n'êtes jamais isolé

Ce qui est important à comprendre : la gestion libre ne vous isole jamais. À tout moment, si vous avez besoin d'un conseil sur un support, une stratégie ou un timing, votre conseiller Hagnéré Patrimoine est disponible. Vous nous appelez ou nous écrivez, et nous vous accompagnons. Les deux approches — autonomie et accompagnement — fonctionnent en parallèle. Vous n'êtes jamais enfermé dans un seul mode.

9. Le triangle de sécurité et le super-privilège

Un détail technique mais fondamental : pourquoi, précisément, votre argent est-il mieux protégé au Luxembourg qu'en France ? La réponse tient en deux concepts : le triangle de sécurité et le super-privilège.

9.1. Le triangle de sécurité

Trois acteurs indépendants interviennent dans votre contrat et sont liés par une convention tripartite obligatoire :

  • Votre compagnie d'assurance luxembourgeoise (Lombard/Utmost, Cardif Lux Vie, Wealins, OneLife/APICIL, Vitis Life, Helvetia Baloise, Sogelife, etc.) — voir le détail des acteurs dans la fiscalité de l'assurance vie luxembourgeoise.
  • La banque dépositaire (Swissquote, Pictet, Indosuez Wealth, Société Générale Luxembourg, Quintet, BIL, Edmond de Rothschild, etc.), agréée par le CAA.
  • Le Commissariat aux Assurances (CAA), le régulateur luxembourgeois.

La convention tripartite impose que les actifs correspondant à votre contrat soient cantonnés chez la banque dépositaire, ségrégés juridiquement du bilan propre de l'assureur et de celui de la banque. En cas de faillite de l'assureur, ces actifs ne peuvent pas être saisis par les créanciers de l'assureur. Ils restent affectés aux preneurs d'assurance.

9.2. Le super-privilège (articles 253-1 et suivants de la loi du 7 décembre 2015)

C'est la deuxième couche de protection. La loi luxembourgeoise modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances consacre un privilège de premier rang absolu au bénéfice des preneurs d'assurance. Concrètement, en cas de défaillance de l'assureur luxembourgeois, les preneurs sont prioritaires sur tous les autres créanciers — y compris l'État, les organismes sociaux, les salariés, et tous les créanciers commerciaux. Cette créance n'est ni plafonnée (contrairement au FGAP français limité à 70 000 € par assuré et assureur), ni soumise à franchise.

Le plus haut niveau de protection patrimoniale d'Europe

Pour un contrat de 500 000 € souscrit en France, en cas de défaillance de l'assureur, 430 000 € seraient exposés au-delà de la garantie FGAP. Au Luxembourg, l'intégralité est théoriquement protégée, quel que soit le montant du contrat. Cette protection est une des raisons principales pour lesquelles les patrimoines supérieurs à 500 000 € se tournent vers le Luxembourg.

9.3. La réalité nuancée : l'affaire FWU

Soyons honnêtes. Le super-privilège est la protection la plus forte d'Europe, mais il n'est pas magique. L'affaire FWU Life Insurance Lux SA (faillite et mise en liquidation judiciaire en 2024-2025) a rappelé les limites pratiques : une procédure de liquidation peut durer plusieurs années, et la valeur liquidative finale peut subir une décote significative par rapport à la valeur au jour de la défaillance (notamment sur les portefeuilles illiquides). Les preneurs FWU ont été servis, mais avec des délais longs et une perte partielle sur certains supports.

La leçon à en tirer : la protection juridique est solide, mais elle n'exonère pas d'une sélection rigoureuse de l'assureur. Privilégier des compagnies solides (Solvency II SCR supérieur à 200 %, notations A+ minimum), diversifier si possible sur plusieurs assureurs au-delà de 2 millions d'euros, et maintenir une surveillance continue via un cabinet indépendant comme le nôtre. C'est ce que nous faisons pour nos clients.

10. Quelle banque dépositaire et quelle plateforme choisir pour gérer soi-même ?

Le choix de la banque dépositaire est l'un des paramètres les plus sous-estimés d'un contrat luxembourgeois. Il détermine vos frais de transaction, votre plateforme de saisie d'ordres, votre accès au crédit Lombard, et la qualité de l'interface utilisateur. C'est le preneur qui choisit sa banque dépositaire, pas l'assureur (exception : chez Sogelife BoursoVie Lux, la banque est imposée).

Banque dépositaireFrais conservation standardPlateforme preneurSpécialité
Swissquote Bank Europe0,06 % / anOui (la plus aboutie, via Vitis Life cat. C/D — 0,10 % par transaction, min. ~15 €)Gestion libre autonome avec titres vifs, ETF, devises multiples
Quintet Private Bank (ex-KBL)~0,08 à 0,12 % / anOui (myQuintet / myQuintetPro — reporting, messagerie, e-signature)Accès private equity et fonds alternatifs — frais transaction ~0,17 %
Indosuez Wealth Management (Crédit Agricole)Variable selon conventionPartielle (messagerie sécurisée, reporting)Forte expertise family office, banque privée premium
Société Générale LuxembourgVariable selon conventionPartielle (majoritairement manuel par mail)Dépositaire privilégié Sogelife — réseau international
BIL (Banque Internationale à Luxembourg)VariableLimitée (saisie préneur peu documentée)Historique luxembourgeois, réseau local
Edmond de Rothschild LuxembourgVariable (haut de gamme)Via intermédiaireBanque privée sur-mesure, sélection fonds tiers exclusive
Pictet & Cie (Europe) LuxembourgSur mesureVia intermédiaire (pas plateforme retail)Family office ultra-premium (encours supérieur à 5 M€)

Concrètement : si votre priorité absolue est la saisie d'ordres en temps réel sur titres vifs cotés, avec les frais de transaction les plus bas du marché, la combinaison Vitis Life + Swissquote est actuellement la plus aboutie. Les autres configurations offrent un très bon niveau de service mais reposent encore majoritairement sur un circuit semi-manuel (bulletin d'arbitrage électronique traité en J+2 à J+5). Hagnéré Patrimoine travaille avec l'ensemble de ces acteurs et vous oriente vers la configuration la plus adaptée à votre profil d'investisseur.

Le plafond contractuel de 10 ordres par mois

La plupart des contrats en gestion libre avec titres vifs prévoient un plafond contractuel du nombre d'ordres d'arbitrage mensuels — typiquement 10 opérations sur une période glissante de 30 jours chez BoursoVie Lux (Sogelife), des bornes similaires ailleurs. Ce plafond n'est pas une obligation CAA, mais une précaution commerciale qui évite toute apparence de gestion « compte-titres » (voir section 13). En pratique, pour une stratégie patrimoniale (pas du day-trading), ces limites ne sont presque jamais atteintes.

Hagnère Patrimoine

Quelle banque dépositaire pour votre profil ?

Le choix de la banque dépositaire impacte vos frais, votre plateforme et votre univers d'investissement. Le cabinet Hagnéré Patrimoine vous oriente après analyse de votre situation et de vos besoins.

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11. Les frais de la gestion libre : transparence totale

Parlons argent. C'est souvent la première question après « comment ça marche ? ». Nous allons être totalement transparents. En gestion libre d'une assurance vie luxembourgeoise au sein du cabinet Hagnéré Patrimoine, il y a trois couches de frais annuels. Aucune couche cachée, aucune commission non déclarée.

11.1. Première couche — les frais de l'assureur

C'est la compagnie d'assurance qui héberge votre contrat. Ces frais rémunèrent l'infrastructure juridique, la gestion administrative, la conformité CAA, le calcul et le versement du prélèvement fiscal au Trésor français au dénouement, le reporting annuel. Ils sont dégressifs selon l'encours cumulé : plus votre contrat grossit, plus ils baissent.

11.2. Deuxième couche — les frais du cabinet Hagnéré Patrimoine

Ce sont nos frais à nous, pour l'accompagnement complet. 0,40 % par an, quel que soit le montant. C'est un niveau fixe. En échange, vous avez : un interlocuteur dédié joignable en permanence, la mise en place et la négociation du contrat avec l'assureur et la banque dépositaire, le passage d'ordres quand vous le souhaitez, la revue stratégique annuelle, la conformité réglementaire (DDA, MIF, KYC), la gestion documentaire (déclaration 3916-BIS, attestations fiscales), l'interface avec votre notaire lors d'une succession, et la veille juridique.

11.3. Troisième couche — les frais de la banque dépositaire

La banque qui conserve vos actifs et exécute les ordres. Chez Swissquote, Indosuez, SG Luxembourg, BIL, Quintet : 0,06 % par an en conservation standard. Très faible. Des majorations peuvent s'appliquer si vous souscrivez un crédit Lombard, si vous détenez des actifs complexes ou à l'étranger (immobilier papier, investissements émergents).

11.4. La grille complète des frais annuels Hagnéré Patrimoine

Prime nette cumuléeAssureurHagnéré PatrimoineBanque dépositaireTotal annuel
50 000 – 499 999 €0,60 %0,40 %0,06 %1,11 %
500 000 – 999 999 €0,40 %0,40 %0,06 %0,91 %
1 000 000 – 2 499 999 €0,30 %0,40 %0,06 %0,81 %
2 500 000 – 4 999 999 €0,25 %0,40 %0,06 %0,71 %
≥ 5 000 000 €0,23 %0,40 %0,06 %0,61 %

Concrètement : pour un contrat de 500 000 €, vous payez 0,91 % par an tous frais confondus, soit 4 550 € annuels. Pour 1 million d'euros, vous passez à 0,81 %, soit 8 100 €. Pour 3 millions, 0,71 % soit 21 300 €. Pour 10 millions, 0,61 % soit 61 000 €. Il n'y a pas de frais d'entrée, pas de frais de sortie, pas de frais d'arbitrage pour les opérations classiques.

Ce qui n'est pas inclus

Restent à votre charge, comme dans tout contrat d'assurance vie : les frais de gestion des supports d'investissement que vous sélectionnez (frais internes des OPCVM, expense ratio des ETF, frais des fonds de private equity), et les frais de transaction ponctuels lorsque vous passez un ordre sur titres vifs (typiquement 0,10 % de l'ordre avec un minimum de 15 € chez Swissquote). Ces frais ne sont pas spécifiques à la gestion libre : ils sont strictement identiques à ceux que vous paieriez en investissant les mêmes supports directement ou via un compte-titres.

12. L'univers d'investissement accessible selon votre catégorie

Ce que vous pouvez réellement loger dans votre contrat dépend directement de votre catégorie CAA. Plus vous êtes classé haut, plus le catalogue s'ouvre. Voici la synthèse pratique issue des Annexes 1 et 2 de la LC 26/1.

Type d'actifCat. NCat. ACat. BCat. CCat. D
Fonds euros
OPCVM et ETF UCITS (cotés EEE)
Actions cotées EEE (directes)Limité✓ (limites)✓ (limites réduites)✓ (illimité)✓ (illimité)
Actions hors EEE zone A (USA, CH, JP...)Limité✓ (limites)✓ (limites réduites)✓ (illimité)✓ (illimité)
Obligations d'émetteurs notés BBB minimum✓ (limites)
Produits structurés notés BBB minimum✓ (limites 5-10 %)✓ (limites)✓ (limites réduites)✓ (illimité)✓ (illimité)
Fonds alternatifs (PE, dette privée)Non✓ (limites)✓ (limites)✓ (illimité)✓ (illimité)
Fonds immobiliers (non UCITS)Non✓ (limites)✓ (limites)✓ (illimité)✓ (illimité)
Titres non cotés hors fondsNonNonNonPossible sous conditions✓ (illimité)
Métaux précieux (or, argent)NonNonNonNon

Concrètement : un preneur de catégorie C peut construire un portefeuille totalement diversifié — actions mondiales en direct, ETF thématiques, private equity, dette privée, immobilier papier, produits structurés — sans limitation globale ni par émetteur, dans les limites du catalogue de l'Annexe 1. Un preneur de catégorie D ajoute à cela les titres non cotés en direct et les métaux précieux, y compris via comptes de métaux. C'est un univers sans équivalent dans l'assurance vie française.

Attention aux actifs non négociables sur marché réglementé

Pour la catégorie N (non classée), la LC 26/1 plafonne l'investissement dans des titres non négociés sur marché réglementé d'un seul émetteur à 10 % des actifs du contrat (souvent à 5 % pour les produits structurés). Ces limites disparaissent dès la catégorie C. C'est précisément pour cela que les dirigeants post-cession voulant investir en titres vifs d'une PME non cotée, ou intégrer du private equity en direct, doivent impérativement être classés C ou D.

13. Le risque de requalification fiscale : ce qu'il faut vraiment savoir

Nous abordons maintenant un point essentiel, que 99 % des articles que vous trouverez ailleurs traitent superficiellement ou avec alarmisme. Quand un souscripteur gère activement son contrat, il existe un risque théorique de requalification fiscale. Si l'administration fiscale française venait à considérer que votre « contrat d'assurance vie » n'en est pas vraiment un — parce que vous auriez un contrôle total sur les actifs, que l'assureur n'aurait aucun rôle réel, que vous feriez un nombre massif d'opérations — elle pourrait en théorie le requalifier en simple compte-titres ordinaire. Et à ce moment-là, vous perdriez tous les avantages fiscaux de l'enveloppe.

13.1. Ce que vous perdriez en cas de requalification

  • Les abattements de rachat après 8 ans (4 600 € seul / 9 200 € couple) et le PFU préférentiel à 7,5 % sous 150 k€ de primes.
  • L'abattement de 152 500 € par bénéficiaire au décès (art. 990 I CGI) pour les primes versées avant 70 ans.
  • L'abattement de 30 500 € pour les primes versées après 70 ans (art. 757 B CGI).
  • L'exonération totale du conjoint et du partenaire PACS au titre de la loi TEPA (art. 796-0 bis CGI).
  • La nature hors succession civile des capitaux décès.

Les gains et plus-values seraient alors taxés selon le régime ordinaire des revenus de capitaux mobiliers (PFU 12,8 % + PS 17,2 % sans abattement après 8 ans, droits de succession de droit commun sans abattement spécifique AV). Pour un patrimoine significatif, l'écart fiscal peut se chiffrer en centaines de milliers d'euros sur l'ensemble de la vie du contrat et de sa transmission.

13.2. Ce risque est-il réel ou théorique ?

Voici le point crucial, que nous abordons avec honnêteté. À ce jour, aucune décision publique française (Cour de cassation, Conseil d'État, Cour administrative d'appel, tribunal administratif) n'a requalifié un contrat d'assurance vie luxembourgeois en compte-titres au seul motif d'une gestion libre par le souscripteur. Le risque reste, à ce jour, théorique et doctrinal, construit par extension de principes jurisprudentiels plus larges.

Les arrêts de référence — sans être spécifiquement dirigés contre la gestion libre luxembourgeoise — sont les suivants :

  • Cass. 1re civ. 18 juillet 2000, arrêt Leroux n° 97-21.535 : la Cour juge qu'un contrat d'assurance vie sans aléa biométrique (souscripteur atteint d'une maladie connue, primes représentant 82 % du patrimoine) peut être requalifié en simple contrat de capitalisation, perdant la transmission hors succession.
  • Cass. ch. mixte 23 novembre 2004 (4 arrêts : n° 01-13.592, 02-11.352, 02-17.507, 03-13.673) : la Cour consacre la qualification d'assurance vie dès lors que le contrat comporte un aléa biométrique, même si le capital en UC n'est pas garanti. C'est en réalité le bouclier juridique de l'assurance vie contre les requalifications abusives : un contrat qui couvre la vie ou le décès de l'assuré relève bien du régime de l'article L.310-1 du Code des assurances.

13.3. Les critères doctrinaux de requalification

Sur la base de ces arrêts et de la doctrine, les critères potentiels de requalification seraient :

  • Absence d'aléa biométrique réel (couverture décès nulle ou fictive).
  • Contrôle quasi-bancaire du souscripteur sur chaque ordre d'investissement.
  • Faculté de rachat permanente sans pénalité ni délai, assimilable à un compte à vue.
  • Rôle réduit à une simple « chambre d'enregistrement » pour l'assureur et la banque.
  • Rotation très active du portefeuille (trading quotidien, plusieurs centaines d'ordres/mois).
  • Clause bénéficiaire purement fiscale, sans volonté assurantielle.

20 ans d'AVL distribuée en France, aucun contentieux public

C'est un argument fort, souvent oublié. Les contrats d'assurance vie luxembourgeoise avec gestion libre sont distribués aux résidents français depuis plus de 20 ans. Sur cette période, aucune décision publique française n'a requalifié ce type de contrat en compte-titres pour cause de gestion autonome. Cela ne signifie pas que le risque est nul pour toujours, mais cela signifie que le cadre juridique (triangle de sécurité, propriété de l'assureur, exécution par la banque dépositaire, plafond contractuel d'ordres) a toujours tenu. La qualification d'assurance vie est robuste tant que vous respectez le schéma.

14. Pourquoi ce dispositif protège la qualification d'assurance vie

Revenons sur le mécanisme précis qui vous protège. Et c'est là que notre dispositif — et plus largement le dispositif luxembourgeois bien structuré — prend tout son sens. Ce n'est pas vous qui êtes juridiquement propriétaire des titres que vous choisissez. C'est l'assureur luxembourgeois.

Quand vous saisissez votre ordre, vous saisissez une instructionadressée à votre compagnie d'assurance. Cette dernière — via la banque dépositaire — achète l'actif en son nom, pour le compte du contrat qu'elle vous a émis. L'actif est cantonné, ségrégé, identifié comme affecté à votre police d'assurance, mais il reste juridiquement logé au bilan de l'assureur (en représentation de ses engagements vis-à-vis de vous). Vous, en retour, détenez une créance sur l'assureur, matérialisée par la valeur de votre contrat.

Cette construction juridique — inchangée depuis la création du régime de l'assurance vie à l'européenne — est précisément ce qui distingue l'assurance vie d'un compte-titres ordinaire. Dans un compte-titres, c'est vous qui êtes propriétaire des titres, point. La banque n'est qu'un simple teneur de compte. Dans une assurance vie en gestion libre, vous êtes créancier de l'assureur, qui est lui-même propriétaire des actifs sous-jacents.

14.1. Le rôle clé du plafond contractuel d'ordres

C'est également là que le plafond contractuel d'arbitrages mensuels (10 ordres par période glissante de 30 jours chez la plupart des assureurs) prend son sens. Il n'est pas une contrainte de la CAA, mais une précaution privée de l'assureur. Il évite précisément qu'un contrat ressemble à un compte-titres de day-trader. Tant que vous respectez ce plafond, la nature patrimoniale et non bancaire du contrat est préservée.

14.2. La présence d'un aléa biométrique

Dernier verrou : tous les contrats luxembourgeois en assurance vie comportent une couverture décès minimale, typiquement +1 % du capital atteint en cas de décès de l'assuré (parfois plus selon l'âge et les options). C'est l'aléa biométrique au sens des arrêts Cass. ch. mixte 23 novembre 2004. Même s'il est modeste, il suffit à qualifier le contrat comme une véritable opération d'assurance, et non comme un simple placement financier. Pour aller plus loin sur la fiscalité associée, consultez notre guide fiscalité de l'assurance vie.

Le vrai risque fiscal pour les résidents français

Paradoxalement, le risque fiscal le plus réel avec une assurance vie luxembourgeoise n'est pas la requalification du contrat, mais l'omission de la déclaration annuelle 3916-BIS (art. 1649 AA CGI). Tout contrat souscrit auprès d'un organisme établi hors de France doit être déclaré chaque année sur ce formulaire annexé à la 2042. L'amende pour omission est de 1 500 € par contrat, et peut être portée à 10 000 € pour un pays sans convention d'assistance administrative (non applicable au Luxembourg). Chez Hagnéré Patrimoine, nous préparons cette déclaration pour vous chaque année et vous l'adressons pré-remplie avant la campagne fiscale.

15. Fiscalité pendant la vie du contrat : rachats, PFU, abattements

Neutralité fiscale oblige, votre contrat luxembourgeois — dès lors que vous êtes résident fiscal français — est soumis exactement à la même fiscalité qu'un contrat d'assurance vie français. Le Luxembourg ne prélève aucun impôt local sur les non-résidents. C'est la fiscalité française de l'article 125-0 A CGI qui s'applique, strictement.

15.1. Avant 8 ans : PFU à 30 %

Pour les rachats effectués sur un contrat de moins de 8 ans, les produits (intérêts et plus-values) sont soumis par défaut au prélèvement forfaitaire unique (PFU) : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux = 30 % au total. Vous pouvez opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu si c'est plus favorable (généralement si votre TMI est inférieure à 12,8 %).

15.2. Après 8 ans : PFU à 7,5 % sous seuil

Au-delà de 8 ans d'ancienneté du contrat, le régime devient très favorable :

  • Pour la part des produits correspondant à des primes versées sous un seuil cumulé de 150 000 € (tous contrats confondus) : 7,5 % IR + 17,2 % PS = 24,7 %.
  • Au-delà de 150 000 € de primes cumulées : 12,8 % IR + 17,2 % PS = 30 %.
  • Abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple soumis à imposition commune) sur les gains rachetés chaque année.
Après 8 ans : PFU 7,5 % (primes ≤ 150 k€) OU 12,8 % (primes supérieures à 150 k€) + PS 17,2 % − abattement 4 600 € / 9 200 €

Concrètement : pour un couple qui rachète 20 000 € de gains par an après 8 ans de détention (primes cumulées totales < 150 000 €), l'abattement neutralise les 9 200 € premiers. Les 10 800 € restants sont taxés à 24,7 %, soit 2 669 €. Sans l'enveloppe assurance vie, ces 20 000 € auraient été taxés à 30 %, soit 6 000 €. Économie nette annuelle : 3 331 €.

15.3. Prélèvements sociaux de 17,2 %

Les PS sont prélevés sur la part de produits lors du rachat, selon l'art. L.136-7 II CSS : 9,2 % de CSG + 0,5 % de CRDS + 7,5 % de prélèvement de solidarité = 17,2 %. Ces taux sont maintenus en 2026 pour l'assurance vie (nous y revenons section 17).

15.4. Dividendes étrangers : pas de crédit d'impôt récupérable

Soyons précis : contrairement à ce qui est parfois affirmé, l'assurance vie luxembourgeoise ne permet pas de récupérer les retenues à la source étrangères sur dividendes (contrairement à un compte-titres qui bénéficie de conventions fiscales bilatérales et du crédit d'impôt étranger). C'est le même inconvénient que l'assurance vie française. Pour investir en actions étrangères servant de gros dividendes, le compte-titres reste plus favorable sur ce point précis. Préférer dans le contrat des ETF capitalisants domiciliés Irlande/Luxembourg qui limitent structurellement ce frottement.

16. Fiscalité à la transmission : 990 I, 757 B, loi TEPA

C'est l'une des raisons principales pour lesquelles on souscrit une assurance vie luxembourgeoise. Le régime de transmission est strictement identique à celui de l'assurance vie française. Voici la synthèse. Pour le traitement successoral détaillé (clause bénéficiaire démembrée, quasi-usufruit, successions transfrontalières), consultez notre guide succession et assurance vie luxembourgeoise.

16.1. Versements avant 70 ans : article 990 I CGI

Pour les primes versées avant le 70ème anniversaire du souscripteur, chaque bénéficiaire désigné bénéficie d'un abattement personnel de 152 500 €. Au-delà, le capital décès est taxé à :

  • 20 % sur la tranche nette d'abattement de 0 à 700 000 € (soit de 152 500 € à 852 500 € en valeur brute du capital transmis)
  • 31,25 % au-delà de 852 500 € brut (soit 700 000 € net d'abattement)

16.2. Versements après 70 ans : article 757 B CGI

Pour les primes versées après 70 ans, la règle change : un abattement global de 30 500 € (tous bénéficiaires non exonérés confondus) s'applique, et le surplus est taxé selon le barème des droits de succession (DMTG) en fonction du lien de parenté. Subtilité importante : les gains et plus-values capitalisés au sein du contrat (intérêts, plus-values UC) restent totalement exonérés. Seules les primes nettes au-delà de 30 500 € sont taxées.

16.3. Conjoint et partenaire PACS : exonération totale (loi TEPA)

Quelle que soit la date de versement des primes (avant ou après 70 ans), le conjoint survivant marié ou partenaire de PACS désigné comme bénéficiaire est totalement exonéré de toute taxation au titre des articles 990 I et 757 B (article 796-0 bis CGI issu de la loi TEPA de 2007). L'exonération est illimitée, sans condition de durée de mariage ni de PACS. Cette disposition fait du conjoint le bénéficiaire fiscal privilégié absolu.

BénéficiaireAbattementTaux au-delàRéférence
Conjoint marié / Partenaire PACSExonération totale0 %Art. 796-0 bis CGI
Enfant (primes avant 70 ans)152 500 € par bénéficiaire20 % puis 31,25 %Art. 990 I CGI
Enfant (primes après 70 ans)Quote-part de 30 500 € globalBarème DMTG ligne directeArt. 757 B CGI
Frère / sœur (primes avant 70 ans)152 500 € par bénéficiaire20 % puis 31,25 %Art. 990 I CGI
Frère / sœur (primes après 70 ans)Quote-part de 30 500 € globalBarème DMTG collatéraux (35/45 %)Art. 757 B CGI
Tiers (primes avant 70 ans)152 500 € par bénéficiaire20 % puis 31,25 %Art. 990 I CGI
Tiers (primes après 70 ans)Quote-part de 30 500 € globalBarème DMTG tiers (60 %)Art. 757 B CGI

Concrètement : si vous avez 60 ans, un patrimoine financier de 3 M€, et deux enfants, un versement de 305 000 € aujourd'hui saturera chez chacun de vos enfants l'abattement de 152 500 €. Au-delà, chaque tranche supplémentaire de 152 500 € échappée à l'impôt de succession représente une économie de 20 à 45 % selon le lien de parenté. Sur un contrat de 2 M€, c'est potentiellement 400 000 à 500 000 € économisés en droits de succession.

17. Les nouveautés fiscales 2026 : LF, LFSS, CDHR

Trois textes majeurs de l'hiver 2025-2026 impactent le paysage patrimonial. Bonne nouvelle : l'assurance vie (française comme luxembourgeoise) est largement préservée. Synthèse.

17.1. LFSS 2026 — CSG à 10,6 %, mais assurance vie préservée

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi 2025-1403 du 30 décembre 2025) relève la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, portant le taux global des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %. Mais l'assurance vie et le contrat de capitalisation sont explicitement exclus de cette hausse (art. L.136-8 IV CSS). Les produits de ces enveloppes restent soumis à 17,2 % en 2026.

17.2. LF 2026 — régime de transmission inchangé

La loi de finances pour 2026 (loi 2026-103 du 19 février 2026) n'a modifié ni l'article 990 I CGI ni l'article 757 B CGI. Les abattements de 152 500 € et 30 500 €, ainsi que les taux de 20 % et 31,25 %, restent en vigueur à l'identique. Les amendements qui proposaient de basculer l'assurance vie vers le régime DMTG de droit commun ont été rejetés.

17.3. CDHR 2026 — prorogée, applicable aux rachats

La Contribution différentielle sur les hauts revenus (art. 224 CGI), instituée par la LF 2025, est prorogée pour 2026. Cette contribution garantit un taux minimal d'imposition de 20 % sur le revenu fiscal de référence ajusté des foyers au-delà de 250 000 € (seul) / 500 000 € (couple), avec une décote linéaire dans les zones 250-330 k€ et 500-660 k€.

Les rachats d'assurance vie taxés au PFU (7,5 % ou 12,8 %) entrent dans l'assiette de la CDHR. Concrètement : un gros rachat après 8 ans sur un contrat peut déclencher une contribution supplémentaire si votre taux moyen d'imposition reste sous 20 %. Il convient donc de calibrer les rachats importants sur plusieurs années, ou de privilégier les rachats progressifs. C'est l'un des arbitrages que nous optimisons avec nos clients chaque année. Pour le détail du dispositif, consultez notre guide CDHR 2026.

Synthèse 2026 pour l'AV luxembourgeoise

  • PFU 12,8 % / 7,5 % — inchangé
  • PS 17,2 % sur AV — maintenu (exception LFSS 2026)
  • Abattement 4 600 € / 9 200 € après 8 ans — inchangé
  • Art. 990 I (152 500 €) — inchangé
  • Art. 757 B (30 500 €) — inchangé
  • Loi TEPA conjoint/PACS — inchangée
  • CDHR 2026 — prorogée (20 % minimum au-dessus de 250/500 k€ RFR)
  • LC CAA 26/1 — nouvelle référence réglementaire depuis 01/02/2026

18. Pour les entrepreneurs : le contrat de capitalisation en holding

Vous êtes entrepreneur ou dirigeant. Vous avez cédé votre société, ou vous disposez d'une holding patrimoniale à l'IS avec une trésorerie importante à placer. L'assurance vie n'est pas accessible aux personnes morales, mais le contrat de capitalisation luxembourgeois l'est. Et c'est là que la gestion libre prend toute son ampleur pour les entrepreneurs.

18.1. Le régime fiscal spécifique (art. 238 septies E CGI)

Depuis la loi de finances rectificative pour 2019, les contrats de capitalisation détenus par une personne morale soumise à l'IS suivent un régime particulier : une imposition forfaitaire annuelle, codifiée à l'article 238 septies E du CGI. La base imposable annuelle est calculée selon la formule suivante :

Base annuelle = Valeur de souscription × 105 % × TME à la date de souscription

Le TME (taux moyen d'emprunt d'État) est celui du mois de souscription. À titre indicatif, le TME de décembre 2025 s'établissait à 3,61 % (source Banque de France). La base imposable d'un contrat souscrit à cette date représente donc 3,61 % × 105 % = 3,79 % de la valeur de souscription, réintégrée au résultat fiscal chaque année et taxée à l'IS.

18.2. Le frottement fiscal effectif

Selon le taux d'IS applicable (15 % sur les premiers 42 500 € de résultat, 25 % au-delà selon art. 219 CGI), le frottement fiscal effectif est :

Taux IS applicableCalculFrottement effectif annuel
IS 15 % (PME sous seuil)3,61 % × 105 % × 15 %~0,57 % / an
IS 25 % (taux normal)3,61 % × 105 % × 25 %~0,95 % / an

Concrètement : pour une holding souscrivant 3 millions d'euros en contrat de capitalisation luxembourgeois en janvier 2026 au taux IS normal de 25 %, l'imposition annuelle forfaitaire représente environ 28 500 € à décaisser chaque année, quelle que soit la performance réelle du contrat. À la sortie (rachat total ou partiel), une régularisation est opérée : la différence entre le gain réel et la somme des gains forfaitaires déjà imposés est taxée (ou déductible) à l'IS.

18.3. Pourquoi ce régime est favorable

Trois raisons principales :

  • Lissage fiscal : en cas de forte performance (10 % par exemple), l'imposition reste plafonnée au forfait (~0,95 %) pendant l'année, créant un report d'imposition automatique.
  • Couloir d'investissement élargi : à l'intérieur du contrat, la holding peut accéder à des supports ( private equity, fonds alternatifs, titres vifs cotés en direct, produits structurés) qui seraient impossibles ou coûteux en placement direct.
  • Protection juridique luxembourgeoise : triangle de sécurité, super-privilège, ségrégation chez la banque dépositaire, au-delà de toute garantie française.

Le cas typique : l'entrepreneur post-cession

Marc, 58 ans, cède sa PME 5 millions d'euros nets. Il loge 3 millions d'euros dans sa holding patrimoniale à l'IS pour reporter l'imposition personnelle (OBO, apport-cession art. 150-0 B ter). Il souscrit un contrat de capitalisation luxembourgeois de 3 M€ en catégorie D (gestion libre autonome). Il compose un portefeuille diversifié : 30 % actions mondiales en direct, 20 % ETF, 20 % fonds euro, 15 % private equity, 15 % produits structurés. Frottement fiscal holding = ~28 500 €/an (0,95 %). Frais Hagnéré Patrimoine + assureur + dépositaire = ~21 300 €/an (0,71 %). Total charges annuelles ~ 50 000 €. Pour une performance brute attendue de 5 % à 7 %, c'est un coût total absolument acceptable pour une solution qui cumule flexibilité, protection et efficacité fiscale.

19. Gestion libre luxembourgeoise vs compte-titres ordinaire : le comparatif

C'est LA question que posent systématiquement nos clients : « Si je veux gérer moi-même, pourquoi ne pas simplement ouvrir un compte-titres et un PEA ? Ce serait plus simple, moins cher, non ? » Légitime. Voici le comparatif précis.

Compte-titres ordinaire

Frais de courtage ultra-bas (0 % chez certains brokers). Récupération du crédit d'impôt étranger sur dividendes. Pas de plafond de versement, pas de durée minimale. Accès direct aux actions, ETF, obligations, produits dérivés. MAIS : tous les gains imposés à 30 % dès le premier euro (PFU), aucun abattement, aucune exonération au décès (droits de succession de droit commun sans abattement spécifique). Héritiers imposés selon le barème DMTG classique.

AV luxembourgeoise gestion libre

Cadre fiscal ultra-favorable : PFU 7,5 % après 8 ans (primes ≤ 150 k€), abattement annuel 4 600 € / 9 200 €, 152 500 € par bénéficiaire au décès, exonération totale conjoint/PACS. Protection juridique : triangle de sécurité + super-privilège. Accès aux mêmes actifs qu'un CTO (actions, ETF, structurés, PE via catégorie C/D). MAIS : frais d'enveloppe 0,61 à 1,11 % selon encours, plafond contractuel d'ordres mensuels, pas de récupération du crédit d'impôt étranger, ticket minimum 250 k€ pour la saisie autonome.

19.1. Quand le CTO est-il plus avantageux ?

  • Vous avez un horizon d'investissement court (moins de 4-5 ans).
  • Vous faites beaucoup d'opérations de trading (plus de 10 ordres/mois).
  • Vous investissez massivement en actions versant de gros dividendes étrangers (US, UK).
  • Votre patrimoine est modeste (inférieur à 250 k€ de fortune mobilière).
  • Vous n'avez pas d'enjeu successoral particulier (pas d'enfants, patrimoine modeste).

19.2. Quand l'AV luxembourgeoise gestion libre est-elle plus avantageuse ?

  • Horizon d'investissement long (8 ans et plus).
  • Patrimoine financier supérieur à 1,25 million d'euros (éligibilité catégorie C).
  • Enjeu successoral avec plusieurs bénéficiaires à gratifier.
  • Besoin de protection juridique renforcée (super-privilège vs FGAP 70 k€).
  • Portefeuille patrimonial (stratégie buy & hold ou rotation modérée).
  • Dirigeant post-cession avec trésorerie de holding à placer.
  • Couple où l'un des conjoints est significativement plus âgé (protection décès).

Vérité économique : les deux sont souvent complémentaires

Chez Hagnéré Patrimoine, nous recommandons rarement l'une au détriment de l'autre. La configuration la plus fréquente dans nos mandats est un PEA saturé (pour les actions européennes sur 5 ans+), un CTO pour des opérations tactiques et l'accès au crédit d'impôt étranger, et une AV luxembourgeoise en gestion libre pour le cœur patrimonial (diversification, private equity, produits structurés, préparation transmission). Chaque enveloppe joue son rôle.

20. Cinq cas pratiques chiffrés

Rien ne remplace des exemples concrets. Voici cinq situations réelles pour lesquelles la gestion libre luxembourgeoise s'est révélée décisive.

Note méthodologique

Les cinq cas pratiques qui suivent sont des scénarios chiffrés à titre purement indicatif. Les hypothèses de rendement, de valorisation successorale et de fiscalité à venir reposent sur l'état du droit au 20 avril 2026 et sur des projections moyennes. Les prénoms et situations sont anonymisés ou fictifs. Aucune de ces simulations ne constitue un conseil patrimonial personnalisé : votre situation réelle nécessite une étude dédiée.

20.1. Cas 1 — Bernard, 62 ans, entrepreneur post-cession

Bernard, ancien dirigeant d'un groupe industriel nantais, vient de céder son entreprise pour 8 millions d'euros nets d'impôts. Il a déjà saturé ses enveloppes françaises (PEA, deux AV françaises chez Linxea Spirit 2 et BoursoVie). Il dispose de 5 millions d'euros qu'il veut placer à long terme, en gardant la main sur la sélection des titres (il a suivi les marchés toute sa vie).

Solution retenue : contrat d'assurance vie luxembourgeoise Vitis Life avec banque dépositaire Swissquote. Classification catégorie D (5 M€ investis, fortune mobilière déclarée 9,3 M€). Gestion libre via FAS. Allocation : 30 % actions européennes en direct (CAC 40 + DAX), 20 % actions US via Nasdaq (Apple, Microsoft, Alphabet, etc.), 15 % ETF MSCI World, 15 % produits structurés autocall, 10 % private equity (deux FCPR dont une stratégie buyout), 10 % fonds euro sécuritaire.

Coûts annuels : assureur 0,23 % + Hagnéré 0,40 % + dépositaire 0,06 % = 0,69 % soit ~34 500 €/an. Frais de transaction Swissquote ~2 000 €/an (40 arbitrages × 50 € sur l'année, soit environ 3 par mois en moyenne — bien en-deçà du plafond contractuel de 10 ordres par période glissante de 30 jours). Total charges ~36 500 €/an. Sur un patrimoine qui génère 5 % brut, soit 250 000 € de performance annuelle, ces frais représentent 14,6 % de la performance — un niveau très compétitif pour un service full-service.

20.2. Cas 2 — Caroline et Philippe, 55 et 57 ans, double salaire cadre supérieur

Caroline, directrice financière, et Philippe, directeur commercial, vivent à Lyon. Ils ont trois enfants (26, 23 et 19 ans) et un patrimoine financier global de 1,8 million d'euros (comptes-titres, PEA, AV Linxea Avenir 2, livrets). Ils souhaitent préparer la transmission et accéder à une gestion plus sophistiquée que leur AV française.

Solution retenue : contrat d'assurance vie luxembourgeoise Cardif Lux Vie pour 600 000 €. Classification catégorie C (600 k€ investis, fortune mobilière 1,8 M€). Mix gestion conseillée + gestion libre sur FAS. Clause bénéficiaire démembrée avec Caroline/Philippe usufruitiers et enfants nus-propriétaires pour saturer trois fois l'abattement de 152 500 €.

Coûts annuels : 0,91 % soit 5 460 €. Impact successoral projeté (décès dans 25 ans avec valorisation à 3,5 % net par an) : contrat valorisé à ~1,4 M€, transmission nette de droits ~1,15 M€ (économie de 250 000 € vs CTO équivalent).

20.3. Cas 3 — Holding patrimoniale Société Martin Investissement

Antoine, 54 ans, a structuré son patrimoine professionnel via une holding à l'IS détenant 100 % de sa société opérationnelle. Après distribution de dividendes annuels, la holding accumule 2,5 millions d'euros de trésorerie qu'il faut placer. Un placement direct serait taxé à l'IS sur les revenus courants (intérêts, coupons).

Solution retenue : contrat de capitalisation luxembourgeois OneLife (APICIL) de 2,5 M€ souscrit par la holding. Gestion libre via FAS (catégorie D personne morale, fortune mobilière du groupe supérieure à 6 M€). Allocation : 40 % fonds euro, 30 % obligations investment grade, 20 % ETF actions monde, 10 % produits structurés à capital protégé. Objectif : rendement 3,5 à 4,5 % net de frais.

Fiscalité : base forfaitaire annuelle = 2,5 M€ × 105 % × 3,61 % = 94 763 €. IS à 25 % = 23 691 €/an. Frottement effectif 0,95 %. Comparé à un placement direct générant 4 % d'intérêts intégralement taxés à 25 % (100 000 × 25 % = 25 000 € d'IS), l'écart annuel est modeste la première année, mais la capitalisation interne fait la différence sur 10+ ans (effet boule de neige).

20.4. Cas 4 — Véronique, 70 ans, veuve récente

Véronique vient de perdre son mari. Elle hérite d'un patrimoine financier de 2,8 M€. Elle a deux filles mariées (42 et 38 ans) et trois petits-enfants. Son enjeu : transmettre efficacement dans 15-20 ans, tout en préservant un rendement correct sur son capital.

Solution retenue : double contrat — une AV luxembourgeoise Wealins de 800 000 € (versement avant 70 ans, rentre dans 990 I avec abattement 152 500 € pour chacune des 2 filles et les 3 petits-enfants = 762 500 € d'abattements cumulés) et un contrat de capitalisation luxembourgeois Vitis Life de 400 000 € donné en nue-propriété aux filles avec réserve d'usufruit pour Véronique (pyramide des abattements 779 I CGI, 100 000 € par parent et par enfant, à renouveler tous les 15 ans). Frais Hagnéré annuels sur les deux contrats : ~10 000 €.

20.5. Cas 5 — Thomas, 45 ans, expatrié en Suisse

Thomas travaille à Genève depuis 12 ans (cadre bancaire). Son patrimoine de 2 M€ est réparti entre la France (résidence, AV française historique) et la Suisse (comptes bancaires, portefeuille titres). Il envisage un retour en France à moyen terme. Il cherche une enveloppe portable, neutre fiscalement, accessible depuis les deux pays.

Solution retenue : contrat d'assurance vie luxembourgeoise Utmost Luxembourg (ex-Lombard) de 500 000 €, gestion libre via FAS catégorie C. Le contrat luxembourgeois suit le souscripteur indépendamment du pays de résidence : pas de fiscalité locale appliquée au Luxembourg, seule la fiscalité du pays de résidence du souscripteur s'applique. Lors du retour en France, le contrat devient intégralement soumis à la fiscalité française, mais sans aucun changement technique ni frais supplémentaire. Cette portabilité fait partie des grands atouts de l'enveloppe luxembourgeoise — voir notre guide dédié aux expatriés pour les règles par pays de résidence.

Hagnère Patrimoine

Votre situation ressemble à l'un de ces cas ?

Chaque situation patrimoniale a ses propres contraintes et opportunités. Prenons le temps d'échanger pour construire la solution la plus adaptée à votre profil, vos objectifs, votre famille.

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21. Quelles sont les 10 erreurs à éviter en gestion libre luxembourgeoise ?

Après 10 ans d'accompagnement de souscripteurs, voici les pièges que nous voyons régulièrement. Connaître ces erreurs, c'est déjà les éviter.

Erreur fréquenteConséquence concrèteComment l'éviter
1Souscrire en catégorie C ou D sans justifier correctement la fortune mobilièreRefus de l'assureur ou reclassement en catégorie inférieure (univers d'investissement restreint)Préparer avec son CGP un inventaire détaillé du patrimoine financier, avec pièces justificatives récentes
2Confondre FID (mandat obligatoire) et FAS (gestion libre)Mandat imposé par le contrat, impossibilité de saisir ses propres ordresVérifier explicitement dans les conditions particulières que le support retenu est bien un FAS
3Oublier la déclaration annuelle 3916-BISAmende de 1 500 € par contrat, répétable chaque annéeCabinet CGP qui prépare et rappelle la déclaration chaque printemps
4Faire du trading intensif (plus de 10 ordres/mois) sur titres vifsRisque de dépassement du plafond contractuel, fragilisation de la qualification AVStratégie patrimoniale (buy & hold, rotation modérée), day-trading déconseillé en AV
5Nantir le contrat pour un crédit Lombard renouvelé indéfiniment sans remboursementRisque d'abus de droit (art. L.64 LPF), requalification en rachat déguiséPlan de remboursement documenté, objet économique réel, refinancement périodique
6Bâcler la rédaction de la clause bénéficiaireCapitaux mal attribués au décès, bataille familiale, imposition défavorableClause rédigée avec notaire et/ou CGP, mise à jour après événements familiaux
7Verser des primes manifestement exagérées au-delà de 80 ansAction des héritiers réservataires sur le fondement art. L.132-13 C. ass., réintégration dans la masse successoraleRespecter une proportion raisonnable (en général, moins de 20-30 % du patrimoine après 80 ans)
8Choisir la banque dépositaire sans analyse des frais de transactionFrais de transaction prohibitifs (jusqu'à 0,50 % par ordre chez certaines banques privées)Comparer les grilles avant souscription, Swissquote pour la gestion libre retail, Quintet/Pictet pour family office
9Se laisser séduire par des chiffres de frais très bas sans comprendre le serviceAbsence d'accompagnement réel (produits en self-service, service client inexistant)Évaluer l'écosystème complet : conseil, mise en relation, passage d'ordres, déclarations, succession
10Souscrire à l'étranger (hors UE) pensant réduire la fiscalitéDéclaration complexe, fiscalité française pleinement applicable, sanctions renforcéesRester au Luxembourg (UE), qui est la juridiction optimale neutralité fiscale + protection juridique

22. L'accompagnement Hagnéré Patrimoine

Vous êtes arrivé jusqu'ici : vous avez compris le mécanisme, les catégories, les frais, les risques, les pièges. Il vous manque peut-être la dernière étape — choisir le bon interlocuteur pour concrétiser.

Le cabinet Hagnéré Patrimoine est spécialisé dans l'accompagnement des patrimoines supérieurs à 500 000 € en gestion libre luxembourgeoise. Nous travaillons avec l'ensemble des compagnies du marché (Vitis Life, Cardif Lux Vie, OneLife/APICIL, Wealins, Utmost, Helvetia Baloise Lux, Sogelife, Natixis Life) et avec les principales banques dépositaires (Swissquote, Quintet, Indosuez Wealth, SG Luxembourg, BIL, Edmond de Rothschild, Pictet). Notre modèle est l'indépendance architecturale : nous vous orientons vers la configuration la mieux adaptée, pas vers un partenaire unique.

22.1. Ce que nous prenons en charge

  • Audit patrimonial initial avec recommandation de catégorisation CAA (A, B, C, D) et du mode de gestion.
  • Négociation des conditions tarifaires avec l'assureur et la banque dépositaire retenus.
  • Mise en place du contrat : formalités, KYC/AML, attestations, signature électronique.
  • Passage d'ordres sur demande : si vous ne souhaitez pas saisir vous-même.
  • Revue stratégique annuelle avec bilan de performance, recommandations d'arbitrage, mise à jour MIF.
  • Conformité réglementaire : DDA, MIF, KYC, déclaration 3916-BIS pré-remplie.
  • Interface notaire en cas de succession (attestation art. 990 I, coordination héritiers, transmission).
  • Veille juridique : actualités LC CAA, LF, LFSS, jurisprudence, alertes sur vos contrats.

22.2. Notre rémunération

Nos frais sont 0,40 % par an, fixes, quel que soit le montant du contrat. Nous percevons en complément des rétrocommissions versées par les partenaires (assureurs, banques dépositaires), dans le cadre strict de la directive DDA depuis 2018 : toutes ces rétrocommissions sont transparentes, déclarées dans vos documents contractuels. Pas de conflits d'intérêts cachés, pas de produits « maison » privilégiés. Notre modèle tarifaire est parmi les plus compétitifs du marché pour un cabinet indépendant offrant une qualité de conseil premium.

Hagnère Patrimoine

Prêt à étudier votre projet ?

Un premier échange téléphonique de 30 minutes, sans engagement, pour explorer votre situation et valider la pertinence d'une AV luxembourgeoise en gestion libre. Si ce n'est pas adapté, nous vous le dirons franchement.

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Mise à jour : avril 2026. Sources : Lettre Circulaire CAA 26/1 du 28/01/2026, Loi luxembourgeoise modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances (art. 253-1 et suivants), Code général des impôts (art. 125-0 A, 990 I, 757 B, 796-0 bis, 224, 238 septies E, 1649 AA), Code des assurances (art. L.131-1, L.132-1 et s., L.132-23, R.131-1, R.332-2), BOFiP (BOI-RPPM-RCM-10-10-80, BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50, BOI-RPPM-RCM-20-15, BOI-TCAS-AUT-60, BOI-PAT-IFI-20-20-30-30, BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10, BOI-INT-CVB-LUX-20), Loi 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026), Loi 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026), Loi 2025-127 du 14/02/2025 (LF 2025), Cass. ch. mixte 23/11/2004 (n° 01-13.592, 02-11.352, 02-17.507, 03-13.673), Cass. 1re civ. 18/07/2000 n° 97-21.535 (arrêt Leroux), Banque de France (TME décembre 2025).

Ce guide est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les situations patrimoniales étant toutes différentes, consultez un conseiller en gestion de patrimoine certifié pour une recommandation adaptée à votre situation. Les performances passées ne garantissent pas les performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. La Lettre Circulaire CAA 26/1 peut faire l'objet d'interprétations et de mises à jour ultérieures, nous actualisons ce guide en conséquence.

Questions frequentes

Questions fréquentes sur la gestion libre de l'assurance vie luxembourgeoise

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