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Gestion de patrimoine à 30-35 ans : les 12 décisions qui changent tout

Vous avez entre 30 et 35 ans, un salaire qui progresse, peut-être un premier achat en vue, et cette question qui revient : par où commencer pour construire un vrai patrimoine ? Ce guide vous donne les 12 décisions à prendre maintenant — celles qui feront la différence dans 20 ans. Avec des cas pratiques chiffrés, des tableaux comparatifs et une checklist CGP.

PEA + AV + PER
366 000 €
Prévoyance
Couple
Hagnéré Patrimoine

Faites le point sur votre patrimoine avec un conseiller

Fiscalité, placements, immobilier, retraite et transmission : nous analysons votre situation et vous proposons une feuille de route patrimoniale claire, sans engagement.

Bilan patrimonialStratégie sur mesureSans engagement
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Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine

Clément Chatelain accompagne les particuliers, familles et dirigeants sur la structuration globale du patrimoine : fiscalité, placements, immobilier, retraite et transmission.

Gestion de patrimoineCIFORIAS 23002291

1. Pourquoi 30-35 ans est la décennie en or pour votre patrimoine

Publié le 17 avril 2026 · Mis à jour le 25 juin 2026 · Par Quentin Hagnéré (fondateur ; cabinet CIF, COA, COBSP - Hagnéré Patrimoine enregistré à l'ORIAS)

Entre 30 et 35 ans, 12 décisions patrimoniales font 80 % du résultat à 60 ans. Les deux premières, c'est l'assurance-vie et le PEA : on ouvre, on verse 100 € symboliques, et on laisse tourner les horloges fiscales (8 ans pour l'AV, 5 ans pour le PEA). Ensuite, et seulement si votre TMI est à 30 %, on attaque le PER. Le reste — abondement, prévoyance, régime matrimonial, arbitrage RP/locatif — se construit dans cet ordre, pas dans le désordre. Hagnéré Patrimoine vous guide étape par étape.

Vous avez 30 ans. Votre salaire a doublé depuis vos débuts. Vous commencez à avoir un peu de marge chaque mois. Et pour la première fois, vous vous dites : « je devrais faire quelque chose avec cet argent ».

La vraie chance, à 30 ans, ce n'est pas votre salaire ni votre épargne. C'est le temps devant vous. Et en patrimoine, le temps fait littéralement le travail à votre place.

L'arme secrète des trentenaires : les intérêts composés

300 €/mois investis à 7 %/an pendant 30 ans = environ 366 000 €.
Les mêmes 300 €/mois pendant 20 ans = 156 000 €.
Les mêmes 300 €/mois pendant 10 ans = 52 000 €.
Les 10 dernières années représentent plus de la moitié du capital final.

À 30-35 ans, votre principal actif n'est pas votre épargne. C'est vous : votre salaire des 30 prochaines années (ce qu'on appelle votre capital humain). Concrètement, ça veut dire que vous pouvez vous tromper, perdre 30 % sur les marchés, voir un investissement locatif mal partir : vous avez le temps de rattraper. Un retraité, lui, ne l'a plus.

Tableau comparatif : Indicateur — 30-39 ans (INSEE 2021) — Premier cas : Patrimoine net moyen
Indicateur30-39 ans (INSEE 2021)
Patrimoine net moyen135 500 €
Patrimoine net médian49 400 €
Taux d’épargne moyen8,9 % du revenu disponible
Part détenant de l’épargne87,4 %
Part détenant de l’immobilier44 %

Concrètement : avec 49 400 € à 30 ans, vous êtes pile dans la médiane française. Au-dessus, tant mieux. En dessous, ça ne change quasi rien à la suite — sur 30 ans, c'est ce que vous épargnez chaque mois qui pèse, beaucoup plus que votre patrimoine de départ. Reprenez le calcul de l'encadré : 300 €/mois pendant 30 ans, c'est 366 000 €, peu importe d'où vous partez.

Et c'est aussi la décennie où tout se joue côté vie perso : un mariage qui peut vous coûter 30 000 € en régime mal choisi, un premier enfant qui réduit votre capacité d'épargne de 400 €/mois, un achat immo à 250 000 € qui engage 25 ans de mensualités. Chacune de ces décisions a un coût patrimonial — qu'on peut chiffrer, anticiper, parfois éviter. Et tout ça commence par un bilan patrimonial.

2. Comment faire son bilan patrimonial en 15 minutes ?

Avant de foncer sur un PEA ou de signer le moindre bail meublé, posez-vous deux minutes. Un bilan patrimonial ne prend que 15 minutes dans sa version simplifiée. Il répond à trois questions.

Question 1 : Combien possédez-vous réellement ?

Faites la somme de vos actifs (comptes bancaires, livrets, AV, PEA, immobilier, épargne salariale) et soustrayez vos dettes (crédit immo, prêt conso, découverts). Le résultat, c'est votre patrimoine net.

Question 2 : Combien épargnez-vous chaque mois ?

Prenez vos 3 derniers relevés bancaires. Calculez : revenus nets - dépenses totales = capacité d'épargne mensuelle. Si le résultat est négatif ou nul, stop. Inutile d'aller plus loin : on traite d'abord le budget, sinon chaque placement se financera à crédit.

Question 3 : Quels sont vos projets à 3, 5 et 10 ans ?

Achat immobilier dans 3 ans, enfant dans 5, reconversion dans 10 ? Chaque projet a son horizon et son coût, et c'est lui qui dicte le placement : livret pour le court terme, PEA pour le long terme. Pas l'inverse.

La pyramide patrimoniale : par quoi commencer (et dans quel ordre)

Tous les placements ne se valent pas au même stade de la vie. L'erreur classique entre 30 et 35 ans : ouvrir un PER avant d'avoir trois mois de salaire de côté. Voilà l'ordre que je recommande en rendez-vous :

Tableau comparatif : Priorité — Action — Pourquoi d’abord — Premier cas : 1 — Base
PrioritéActionPourquoi d’abord
1 — BaseÉpargne de précaution (3-6 mois)Sans airbag, on vend les placements en urgence
2 — AbondementMaximiser PEE/PERECO50-300 % d'abondement sur vos versements (supports non garantis)
3 — CompteursOuvrir PEA + AV (avec 100 € chacun)Lancer les compteurs de 5 et 8 ans
4 — CapitalisationDCA mensuel en ETF monde (PEA)Intérêts composés sur 30 ans
5 — Levier créditImmobilier (RP ou locatif)Effet de levier impossible en financier
6 — FiscalitéPER si TMI ≥ 30 %Gain fiscal immédiat mais argent bloqué
7 — DiversificationSCPI, nue-propriété, private equityUne fois les étapes 1-6 solides

Une règle : on ne grimpe d'un étage que quand le précédent tient debout. Sinon tout s'écroule au premier coup dur.

Premier rendez-vous gratuit

Chez Hagnéré Patrimoine, le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement. En 45 minutes, nous recueillons votre situation (actifs, passifs, fiscalité, protection sociale, projets de vie) et vous présentons les mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Le diagnostic complet et la feuille de route supposent une lettre de mission signée.

Le diagnostic est posé. Place à l'étape 1 de la pyramide, celle que 80 % des trentenaires zappent : l'épargne de précaution.

3. L'épargne de précaution : le socle non-négociable

Avant tout investissement, une règle s'impose : ne jamais investir l'argent dont vous pourriez avoir besoin demain. Cette épargne, vous ne la touchez que si la voiture tombe en panne ou si le toit fuit. Pas pour les vacances, pas pour la nouvelle TV.

Tableau comparatif : Situation — Réserve recommandée — Premier cas : CDI, pas d’enfant, pas de crédit
SituationRéserve recommandée
CDI, pas d’enfant, pas de crédit3 mois de dépenses courantes
CDI, couple, crédit immobilier4-5 mois de dépenses courantes
CDD ou intérim6 mois de dépenses courantes
Indépendant / freelance / TNS6-9 mois de dépenses courantes

Concrètement, avec 2 000 € de dépenses mensuelles, visez 6 000 à 10 000 €. Sur un Livret A (plafond 22 950 €, 1,70 % depuis le 1er août 2026) — disponible en 48 h, sans impôt. Et si votre RFR (Revenu Fiscal de Référence) est en dessous des plafonds, le LEP rapporte plus.

Matelas en place ? Le reste de votre épargne peut enfin viser plus haut que 1,70 %. Direction le PEA.

4. Pourquoi ouvrir un PEA avec des ETF monde dès 30 ans ?

Une seule chose à faire cette semaine si vous lisez ce guide : ouvrir un PEA, même avec 100 €. L'objectif, ce n'est pas le capital placé, c'est de démarrer le compteur des 5 ans qui débloque la fiscalité.

Le Plan d'Épargne en Actions (PEA) — articles L221-30 et suivants du Code monétaire et financier — reste, à ce jour, l'enveloppe la plus avantageuse fiscalement pour acheter des actions européennes : aucun impôt sur le revenu après 5 ans, seulement les prélèvements sociaux.

Tableau comparatif : Critère — PEA — Premier cas : Plafond de versements
CritèrePEA
Plafond de versements150 000 € (225 000 € avec PEA-PME)
Un PEA par personneOui — couple = 300 000 €
Fiscalité avant 5 ansPFU (Prélèvement Forfaitaire Unique, ou flat tax) 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS, prélèvements sociaux qui financent la Sécurité sociale)
Fiscalité après 5 ans0 % IR + 18,6 % PS (LFSS 2026)
Retrait avant 5 ansClôture obligatoire
Retrait après 5 ansLibre, le plan reste ouvert

Traduction : passé 5 ans, vous ne payez plus que 18,6 % de prélèvements sociaux sur vos gains. L'impôt sur le revenu, lui, tombe à zéro.

Quel ETF choisir dans son PEA ?

L'approche la plus simple : un ETF MSCI World éligible au PEA (ex : Amundi MSCI World UCITS, code DCAM, TER 0,38 %). Un seul ETF, 1 600 entreprises dans 23 pays développés, frais minimaux.

300 €/mois × 30 ans × 7 %/an = environ 366 000 € (dont 258 000 € de gains)

À 30 ans, 300 €/mois suffisent pour viser 366 000 € à 60 ans. Attendez 10 ans et il faudra mettre 710 €/mois pour atterrir au même endroit — soit plus du double d'effort d'épargne pour le même résultat. Voilà ce que coûtent dix ans d'attente.

Les performances passées ne garantissent pas l'avenir

Le rendement de 7 %/an correspond à la moyenne historique du MSCI World sur 30 ans. Les années individuelles varient énormément. La stratégie DCA (versements mensuels réguliers) lisse ce risque.

Le PEA, c'est la jambe performance pure de votre patrimoine. L'assurance-vie, qu'on regarde juste après, joue un autre rôle : transmission, souplesse de retraits, fonds euros — bref, tout ce que le PEA ne sait pas faire.

5. Pourquoi prendre date sur une assurance-vie dès 30 ans ?

L'assurance-vie , c'est le couteau suisse du patrimoine français : épargne, transmission, fiscalité avantageuse. Comme le PEA, son cadeau fiscal se déclenche à 8 ans de contrat. Conclusion : ouvrez-en une à 30 ans même avec 100 € dessus, vous remerciez votre vous-même de 38 ans.

Tableau comparatif : Critère — Assurance-vie — Premier cas : Plafond de versements
CritèreAssurance-vie
Plafond de versementsAucun (pas de plafond légal)
Fiscalité avant 8 ansPFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS)
Fiscalité après 8 ans7,5 % IR + 17,2 % PS (versements inférieurs à 150 000 €)
Abattement annuel (8 ans+)4 600 € célibataire / 9 200 € couple
Transmission (avant 70 ans)152 500 €/bénéficiaire hors succession
Garantie FGAP (Fonds de Garantie des Assurances de Personnes)70 000 €/assureur/assuré

Traduction concrète : un couple qui ouvre chacun son AV à 30 ans pourra un jour transmettre 305 000 € par bénéficiaire (152 500 € × 2 contrats) en dehors de la succession. Vos enfants encaissent, l'administration fiscale regarde passer le train.

AV : les PS restent à 17,2 % en 2026

Contrairement au PEA et au PER (passés à 18,6 % de PS suite à la LFSS 2026), l'assurance-vie conserve ses PS à 17,2 %. La flat tax en AV reste à 30 %, contre 31,4 % sur les autres placements.

Quelle allocation en assurance-vie à 30 ans ?

À 30 ans, vous avez 30 ans devant vous : autant pousser le curseur risque. Mon allocation type : 75 % ETF actions monde (le moteur), 15 % SCPI en UC pour toucher l'immobilier sans gérer de locataire (taux de distribution moyen 4,91 % en 2025, ASPIM), et seulement 10 % en fonds euros. Le fonds euros sert d'amortisseur, pas de moteur — son rendement médian 2025 plafonne à 2,65 % net (France Assureurs/ACPR, février 2026), même si les meilleurs contrats mutualistes vont chercher 3,50 à 3,75 %. UC = unités de compte, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas le fonds euros (ETF, SCPI, OPCVM…).

Hagnéré Patrimoine

Comparer les contrats d'assurance-vie adaptés à votre âge

À 30 ans, les leviers clés sont l'ancienneté, l'allocation UC et les frais de versement. Nos CGP passent en revue les contrats référencés pour trouver celui qui colle à vos objectifs et à votre horizon.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

6. Quand ouvrir un PER à 30 ans pour optimiser sa fiscalité ?

Vous gagnez 40 000 € nets imposables par an ? Votre TMI (Taux Marginal d'Imposition, c'est-à-dire le % d'impôt appliqué à votre dernier euro gagné) est à 30 %. Et c'est à partir de cette TMI que le PER commence vraiment à rapporter : en dessous, l'avantage fiscal est trop faible pour compenser le blocage de l'épargne.

Concrètement : vous versez 3 000 € sur votre PER, vous déduisez 3 000 € de votre revenu imposable, et l'État vous rembourse 900 € d'impôt l'année suivante (à TMI 30 %). Vous avez investi 2 100 € net pour 3 000 € placés.

Tableau comparatif : Votre TMI — Économie pour 3 000 € versés — Pertinence du PER — Premier cas : 11 %
Votre TMIÉconomie pour 3 000 € versésPertinence du PER
11 %330 €Faible — privilégier PEA et AV
30 %900 €Fort — seuil de rentabilité
41 %1 230 €Très fort
45 %1 350 €Indispensable

Combien pouvez-vous déduire ? 10 % de vos revenus professionnels nets de l'année précédente, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 € pour un salarié en 2026 (le calcul prend pour base le PASS 2025, soit 47 100 €). Le PASS — Plafond Annuel de la Sécurité Sociale — est l'unité de mesure utilisée pour tous les plafonds sociaux. Les TNS (indépendants) montent jusqu'à 88 911 € de déduction. Bonne nouvelle de la loi de finances 2026 : si vous ne consommez pas tout votre plafond une année, vous pouvez le reporter sur les 5 années suivantes (au lieu de 3 auparavant).

Attention : l'argent est bloqué

Le PER, c'est bloqué jusqu'à la retraite. Six exceptions seulement permettent de débloquer avant : l'achat de votre résidence principale, le décès du conjoint, une invalidité 2e ou 3e catégorie, la fin de vos droits chômage, une liquidation judiciaire ou un surendettement. À 30 ans, soyons honnêtes : la seule exception qui vous concernera est l'achat de la RP.

Le PER, c'est l'optimisation fiscale via votre fiche d'impôt. Il existe un autre levier souvent oublié, encore plus rentable et qui ne demande quasi aucun effort : l'épargne salariale. Si vous êtes salarié d'un groupe, lisez attentivement la suite — vous laissez peut-être 1 000 à 3 000 € par an sur la table sans le savoir.

7. Épargne salariale (PEE / PERECO) : l'abondement employeur, le meilleur ROI immédiat

Si votre entreprise propose un PEE (Plan d'Épargne Entreprise) ou un PERECO (PER d'Entreprise Collectif) avec abondement, foncez : c'est l'un des rares placements où vous gagnez de l'argent avant même d'avoir investi. Le mécanisme tient en une phrase : votre employeur ajoute 50 à 300 % de ce que vous versez. Vous mettez 1 000 €, il peut en remettre jusqu'à 3 000. Le tout exonéré de charges sociales (hors CSG/CRDS à 9,7 %). Aucun placement boursier ne vous garantit un tel rendement instantané — c'est de l'argent qui tombe dès la signature du bulletin de versement.

Tableau comparatif : Vous versez — Abondement 100 % — Abondement 200 % — Abondement 300 % — Premier cas : 500 €
Vous versezAbondement 100 %Abondement 200 %Abondement 300 %
500 €500 € = 1 000 € total1 000 € = 1 500 €1 500 € = 2 000 €
1 000 €1 000 € = 2 000 €2 000 € = 3 000 €3 000 € = 4 000 €
2 000 €2 000 € = 4 000 €4 000 € = 6 000 €6 000 € = 8 000 €

Le PEE est bloqué 5 ans, mais en pratique ce n'est pas un coffre-fort scellé : 11 motifs permettent de débloquer avant terme — mariage ou PACS, naissance du 3e enfant, achat de la résidence principale, divorce, décès du conjoint, fin de contrat de travail, etc. Autrement dit, les grands événements de la vie ouvrent la porte de sortie.

Premier réflexe à avoir dès lundi : ouvrez votre espace salarié (Amundi ESR, Natixis, BNP Personal Investors… selon votre groupe), regardez la règle d'abondement, et calez le versement maximal abondé. C'est souvent 5 minutes de paperasse pour 1 000 à 3 000 € récupérés chaque année. La majorité des salariés ne le font jamais.

8. Résidence principale ou investissement locatif ? Le vrai calcul

« Tu jettes ton argent par les fenêtres en payant un loyer. » On vous l'a sortie au moins une fois en repas de famille. Sauf que dans une métropole chère, c'est souvent l'acheteur qui se plante — on va le démontrer chiffres en main.

Quand l'achat est gagnant

Première règle : sous 7 ans au même endroit, oubliez l'achat de votre résidence principale — vous n'amortissez pas les 7 à 8 % de frais de notaire de l'ancien. Au-delà, le calcul redevient intéressant, surtout avec les taux d'avril 2026 autour de 3,3 % sur 20 ans (source CAFPI). Bonus que peu d'investisseurs valorisent assez : la plus-value sur la RP est totalement exonérée d'impôt (art. 150 U II 1° CGI), donc tout ce que vous gagnez à la revente, vous le gardez.

Quand la location est plus rentable

Prenez Paris en 2026. Vos 50 000 € d'apport, placés sur un ETF monde à 7 % de moyenne annuelle, deviennent environ 194 000 € en 20 ans. Sur la même période, la pierre parisienne a fait 3 à 4 % par an — donc presque deux fois moins. Concrètement : rester locataire et investir l'apport en bourse peut vous laisser plus riche que d'avoir acheté.

Acheter sa RP

Exonération PV totale. Fin de loyer à la retraite. Effet de levier crédit. PTZ si primo-accédant. Frais d’entrée 7-8 %. Mobilité réduite.

Rester locataire + investir

Vous gardez la main pour bouger (mutation, séparation, opportunité pro). L’apport travaille en bourse pendant que vous dormez. Aucun frais de notaire à éponger. Le revers : aucun mètre carré ne vous appartient à 60 ans.

Jurisprudence 2024-2025 — Exonération PV résidence principale et seuil de rentabilité 2025

CE 14 mars 2025, n° 474943 : c'est l'occupation effective (factures, attestations, consommations) — et non l'intention — qui qualifie la résidence principale pour l'exonération de l'art. 150 U II-1° CGI. Documentez votre occupation réelle avant toute revente.

CA Versailles, 2 juillet 2024 : un délai d'inoccupation de 17 mois avant cession a été jugé anormal et a entraîné la perte de l'exonération. Règle pratique : vendre dans les 12 mois suivant le départ du logement.

Seuil de rentabilité achat RP 2025 (étude Meilleurtaux, octobre 2025) : 12 ans et 3 mois au niveau national — mais 18 ans à Paris, 13 ans à Lyon, 3 ans à Marseille. Si vous savez que vous bougerez dans moins de 7 ans, restez locataire — surtout à Paris ou Lyon, vous y gagnez.

9. Comment réussir son premier LMNP à 30 ans ?

Avec la fin du Pinel au 31 décembre 2024 et le rabotage du meublé touristique par la loi Le Meur de novembre 2024, il ne reste plus beaucoup de statuts immobiliers vraiment intéressants fiscalement. Le LMNP en location longue durée en fait partie — et reste le plus accessible à 30 ans. Le calcul tient en une ligne : sur un studio à 150 000 € loué 600 €/mois, l'amortissement (autour de 4 500 €/an sur le bâti) absorbe quasi tout le loyer net. Résultat : zéro impôt sur les loyers pendant 15 à 20 ans, le temps que la base d'amortissement s'épuise. Là où une location nue classique (régime foncier) vous taxerait à votre TMI + prélèvements sociaux dès le premier euro de loyer.

Tableau comparatif : Régime — Seuil — Abattement / déduction — Premier cas : Micro-BIC (meublé longue durée)
RégimeSeuilAbattement / déduction
Micro-BIC (meublé longue durée)83 600 € de recettes (2026)50 % d’abattement forfaitaire
Micro-BIC (meublé touristique non classé)15 000 €30 % d’abattement (loi Le Meur)
Réel simplifiéSur option ou si dépassementCharges réelles + amortissements

Réforme Le Meur : amortissements réintégrés à la revente

Depuis le 15/02/2025 (art. 150 VB III CGI, LF 2025 art. 84), les amortissements effectivement déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente. Traduction : ce que vous économisez en impôt chaque année, vous le repayez partiellement à la revente sous forme de plus-value plus lourde. À 30 ans avec un horizon de 25-30 ans, ça reste très intéressant — l'argent économisé travaille pendant trois décennies avant d'être en partie remboursé. Consultez notre guide LMNP 2026.

10. Protéger sa famille : prévoyance et clause bénéficiaire

Question pas glamour, mais incontournable à 30 ans : si vous mourez demain, votre conjoint peut-il rembourser le crédit ? Votre enfant garder son niveau de vie ? Le silence sur ce sujet coûte cher aux familles.

L'assurance décès-invalidité : 15 €/mois à 30 ans, 3 fois plus à 50

À 30 ans : 15 à 25 €/mois pour 100 000 € de capital décès. À 50 ans, vous paierez 2 à 3 fois plus pour la même couverture — donc souscrire jeune, c'est verrouiller le tarif. Côté entreprise, la prévoyance collective plafonne souvent à 1-3 fois le salaire brut : faites le calcul, ça ne couvre même pas un crédit de 200 000 €.

Le risque vraiment sous-estimé : l'arrêt de travail long

À 30 ans, vous avez 10 à 15 fois plus de chances de subir un arrêt de travail de plus de 3 mois que de décéder. Et c'est ce risque-là que la plupart des actifs laissent à découvert.

Tableau comparatif : Situation — Couverture — Action — Premier cas : Salarié
SituationCouvertureAction
SalariéPrévoyance collective : 70-90 % du salaire net après 90 joursVérifier votre contrat collectif (fiche de paie ou RH)
TNS / freelanceAucune couverture automatiquePrévoyance Madelin indispensable (cotisations déductibles)
Invalidité 2e catégoriePension SS = 50 % du salaire moyen, plafonnée ~2 000 €/moisComplémentaire invalidité recommandée

Coût d'une couverture incapacité/invalidité à 30 ans : 30 à 60 €/mois pour 3 000 €/mois de rente garantie.

La clause bénéficiaire : nommez vos bénéficiaires

Concubinage, PACS, famille recomposée : la clause type « mes héritiers » ne suffit pas. Sans rédaction sur mesure, votre partenaire peut se retrouver hors du contrat — et l'argent partir aux enfants d'un premier lit, voire aux parents.

La protection en cas d'accident est cadrée. Reste un sujet que peu de couples osent vraiment ouvrir avant 35 ans : qu'est-ce qui se passe côté patrimoine en cas de séparation ou de décès, selon que vous êtes concubins, pacsés ou mariés ? Les écarts sont vertigineux — jusqu'à 60 % de droits de succession sur le capital transmis, pour le même montant.

11. Patrimoine en couple à 30 ans : PACS, mariage, concubinage — ce qui change tout

Concubinage, PACS ou mariage : trois statuts, trois fiscalités successorales radicalement différentes. À 30 ans, le bon choix peut faire varier de 0 à 60 % les droits de succession sur le capital transmis au survivant.

Tableau comparatif : Critère — Concubinage — PACS — Mariage — Premier cas : Régime par défaut
CritèreConcubinagePACSMariage
Régime par défautAucun — séparation totaleSéparation de biensCommunauté réduite aux acquêts
Droits de succession60 % (tiers)0 % (exonération)0 % (exonération)
Héritage automatiqueRienRien (testament nécessaire)1/4 PP ou usufruit total
Déclaration d’impôtsSéparéeCommuneCommune
Protection décèsQuasi nulleMoyenne (si testament)Forte

3 outils pour protéger un concubin

1. Assurance-vie avec clause bénéficiaire — 152 500 € hors succession.
2. Testament notarié — dans la limite de la quotité disponible.
3. PACS — déclaration commune, exonération de droits de succession.

Quel régime matrimonial choisir ?

Vous êtes deux salariés sans patrimoine professionnel à protéger ? La communauté réduite aux acquêts (art. 1400-1491 C. civ.) reste le réflexe : tout ce que vous achetez ensemble appartient au couple, ce que vous aviez avant le mariage reste à vous. À l'inverse, si l'un est entrepreneur, libéral ou médecin, optez pour la séparation de biens (art. 1536-1541) — en cas de redressement professionnel, le patrimoine du conjoint reste hors de portée des créanciers. Depuis la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019, le délai minimum de 2 ans de mariage pour changer de régime a été supprimé : le changement est désormais possible à tout moment par acte notarié (art. 1397 C. civ.), avec homologation judiciaire uniquement en présence d’enfants mineurs.

Donation parents-enfants : jusqu'à 131 865 € par parent, sans droits

Si vos parents peuvent vous aider à acheter votre résidence principale, cumulez deux abattements : 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (art. 779 I CGI) + 31 865 € de don familial en espèces (art. 790 G CGI, si donateur de moins de 80 ans et donataire majeur). Par parent, vous recevez donc 131 865 € sans droits. Pour un couple parental, cela monte à 263 730 € par enfant — de quoi couvrir un apport de 25 % sur un T3 à 700 000 € à Paris, ou financer cash un T2 à Limoges, Le Mans ou Saint-Étienne. À déclarer via Cerfa 2735 dans le mois suivant la révélation du don.

Piège clause bénéficiaire AV : la formulation standard est souvent inadaptée

La clause type « mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, à défaut mes héritiers » fonctionne très bien… pour un couple marié avec enfants. Concrètement : si vous êtes en concubinage et que vous avez nommé votre partenaire en direct, son décès avant le vôtre fait tomber la clause — et le capital bascule dans votre succession au taux plein, soit 60 % pour vos propres héritiers non réservataires. Reflet : tout événement de vie (mariage, PACS, naissance, divorce) doit déclencher une relecture de votre clause. Et si vous avez des enfants, posez la question d'une clause démembrée à votre CGP : l'usufruit au conjoint, la nue-propriété aux enfants, c'est moins de 20 % de fiscalité au lieu de 60 % en ligne directe (art. L132-8 C. ass.).

Jurisprudence 2024-2025 — PACS, clause bénéficiaire et assurance emprunteur

Cass. 2e civ. 3 avril 2025, n° 23-13.803 (revirement, publié au Bulletin) : la substitution d'un bénéficiaire d'assurance-vie est valable si la volonté du souscripteur est certaine et non équivoque — un testament olographe ou un courrier daté suffisent, sans exigence d'information préalable de l'assureur. Tenez votre clause à jour à chaque événement de vie.

Cass. 1ré civ. 12 septembre 2024 : un partenaire PACS ayant favorisé l'essor professionnel de l'autre sans contrepartie peut réclamer une indemnisation sur le fondement de l'enrichissement injustifié. Signez une convention PACS écrite avec clause de séparation des patrimoines et traçabilité des apports.

Loi Lemoine (loi n° 2022-270 du 28 février 2022) : résiliation à tout moment de l'assurance emprunteur, suppression du questionnaire médical pour les crédits < 200 000 € remboursés avant 60 ans. À 30 ans, vous êtes le profil le plus rentable à déléguer : passer de l'assurance bancaire (taux 0,36 %) à un contrat individuel (taux 0,10-0,15 %) sur un emprunt de 250 000 € sur 25 ans, c'est 8 000 à 15 000 € rendus à votre patrimoine. Une signature, deux relances, dossier bouclé.

Rembourser le crédit par anticipation ? Comptez d'abord l'IRA

Vous avez 30 000 € disponibles et vous hésitez : remboursement anticipé ou investissement ? Avant le calcul de rentabilité, sortez la facture cachée : l’IRA (Indemnité de Remboursement Anticipé, art. R313-25 Code de la consommation). Elle est plafonnée au plus petit de : 6 mois d’intérêts au taux moyen du prêt OU 3 % du capital restant dû. Sur un crédit récent, cette indemnité peut représenter 3 000 à 5 000 € sur 100 000 € restants. Bonne nouvelle : si vous remboursez parce que vous vendez le bien, parce que vous perdez votre emploi, ou en cas de décès du co-emprunteur, l'IRA disparaît (art. L313-48 Code consommation).

Hagnéré Patrimoine

Construire votre stratégie patrimoniale 30-35 ans

En un rendez-vous, un CGP immatriculé à l’ORIAS arbitre entre PEA, assurance-vie, PER, LMNP et résidence principale selon votre TMI, votre situation familiale et vos projets. Vous repartez avec un plan chronologique clair.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

12. Optimisation fiscale : les leviers accessibles dès 30 ans

À 30-35 ans, votre TMI est probablement à 30 % — c'est-à-dire que chaque euro placé en PER vous économise 30 centimes d'impôt. Voilà ce qui change la donne, et les cinq leviers à activer dans cet ordre.

Tableau comparatif : Levier — Gain fiscal — Contrainte — Premier cas : PER (déduction)
LevierGain fiscalContrainte
PER (déduction)30 à 45 cts/€ verséBloqué jusqu’à la retraite
Épargne salariale50-300 % rendement immédiatBloqué 5 ans (PEE) ou retraite
PEA après 5 ans0 % d’IR5 ans minimum
AV après 8 ansAbattement 4 600/9 200 €8 ans minimum
LMNP réel0 € d’impôt 15-20 ansGestion locative

Prenons un cadre à TMI 30 %. Il verse 5 000 € sur son PER (1 500 € d'IR en moins), abonde 3 000 € sur son PEE avec 100 % de matching employeur (1 000 € de gain net immédiat) et place 6 000 € sur son PEA. Total : autour de 3 000 € d'impôt en moins chaque année — sans toucher à son train de vie. Consultez notre guide Flat tax ou barème.

13. Le cas du dirigeant / TNS à 30-35 ans

Entrepreneur, freelance ou libéral à 30 ans : la donne change. Votre patrimoine et votre entreprise sont mêlés, vous n'avez ni prévoyance collective, ni épargne salariale tombée du ciel, ni convention 1947. En contrepartie, vous avez accès à des plafonds de déduction beaucoup plus généreux — à condition de savoir où regarder. Voici les trois leviers prioritaires (et notre guide rémunération du dirigeant pour aller plus loin sur l'arbitrage salaire/dividendes).

PER TNS : 2,5 fois plus de déduction qu'un salarié

C'est le levier le plus rentable, et de loin. En tant que TNS, vous pouvez déduire jusqu'à 88 911 €/an de votre BIC ou BNC, contre 37 680 € pour un salarié. Concrètement, sur un BNC de 90 000 €, vous pouvez verser jusqu'à 25 600 € et économiser ~10 000 € d'IR à TMI 41 %. Là où un salarié plafonne autour de 1 500 € d'économie d'impôt, un TNS bien outillé en gratte cinq à dix fois plus. Le contrat à privilégier : un PER assurance avec UC type ETF World et un fonds euros mutualiste, frais d'arbitrage gratuits.

Prévoyance Madelin : le filet que personne ne vous tendra

Salarié, vous avez en moyenne 70 à 90 % de votre salaire maintenu après 90 jours d'arrêt. Indépendant, vous avez les indemnités journalières du RSI/SSI : autour de 22 €/jour pour la moitié des TNS, parfois zéro pour les professions libérales selon la caisse. Six mois d'arrêt et c'est le crédit immo qui ne passe plus. La prévoyance Madelin couvre ce trou avec des cotisations déductibles du bénéfice pro. À mettre en place dès le démarrage, avant tout autre placement, parce que les tarifs explosent dès qu'un dossier médical apparaît.

Anticiper la holding (mais pas trop tôt)

La holding patrimoniale change vraiment la donne au-delà de 100 000 € de résultat net stabilisé : vous capitalisez à l'IS (15 % puis 25 %) au lieu de subir l'IR + cotisations sociales sur des dividendes que vous ne sortez pas vraiment, et vous préparez déjà votre future cession via l'apport-cession (art. 150-0 B ter CGI). En dessous, les frais juridiques (3 000 à 5 000 €/an) mangent l'avantage. À 30-35 ans, c'est le bon timing si l'activité décolle : la structure a 10-15 ans pour produire ses effets avant la revente, et vous payez aujourd'hui les conseils à un tarif que vous ne pourrez plus négocier une fois la SAS valorisée.

14. Rembourser son crédit immobilier par anticipation ou investir ?

Cas concret. Vous avez décroché un crédit immo à 1,5 % il y a deux ans, et 10 000 € viennent d'atterrir sur votre compte (prime, héritage, intéressement). Première réaction de 9 personnes sur 10 : « je rembourse mon crédit, je dors mieux ». Mauvaise idée dans 90 % des cas — voici pourquoi.

Tableau comparatif : Scénario — 10 000 € sur 20 ans — Résultat — Premier cas : Remboursement anticipé (1,5 %)
Scénario10 000 € sur 20 ansRésultat
Remboursement anticipé (1,5 %)Économie d’intérêts : ~1 500 €Patrimoine : 11 500 €
ETF à 7 %/an (PEA)Gains nets (après PS 18,6 %) : ~23 000 €Patrimoine : ~33 000 €
SCPI à 5 %/an (AV)Gains nets : ~15 000 €Patrimoine : ~25 000 €

Comment trancher en 10 secondes

Le repère de base : si votre taux de crédit est inférieur au rendement net que vous pouvez aller chercher (ETF, SCPI, fonds €), vous gagnez plus en investissant qu'en remboursant. Inverse si votre taux dépasse 4 % — là, rembourser devient mécaniquement plus rentable que la plupart des placements sans risque. Entre les deux (taux 2-4 %), un partage 50/50 vous rassure psychologiquement et préserve l'effet de levier sur la moitié du capital.

15. Quelles sont les 10 erreurs qui coûtent cher entre 30 et 35 ans ?

Les erreurs des 30-35 ans reviennent toujours par les mêmes portes. Ce ne sont jamais des fautes graves — plutôt des reports, des oublis, ou des arbitrages faits à la va-vite par défaut d'information. Le problème : sur 30 ans, ces petits manques cumulent des montants qui se chiffrent en dizaines de milliers d'euros. Voici le top 10 dans l'ordre de gravité, avec à chaque fois la solution qui prend moins d'une heure à mettre en place.

Tableau comparatif : # — Erreur — Conséquence — Solution — Premier cas : 1
#ErreurConséquenceSolution
1Ne pas ouvrir de PEAAntériorité fiscale 5 ans à refaire à zéroOuvrir avec 100 € aujourd’hui
2Tout laisser sur Livret ARendement réel négatif après inflationInvestir le surplus en ETF via PEA
3Ignorer l’épargne salarialeAbondement employeur perdu, souvent 1 000-3 000 €/anMaximiser l’abondement
4Ne pas protéger son conjointConcubin taxé à 60 % sans abattementAV + clause bénéficiaire + PACS
5PER à TMI 11 %Gain négligeable, argent bloquéPrivilégier PEA et AV
6Acheter trop grand, trop tôtMobilité bloquéeCalculer le seuil de 7 ans
7Pas de prévoyanceFamille sans revenuSouscrire à 30 ans
8Investir sans épargne de précautionVente à perte en urgence3-6 mois sur Livret A d’abord
9Fonds actifs à 2 % de fraisSur 100 000 € à 7 %/an sur 20 ans : ~35 000 € envolés en fraisETF à 0,12-0,38 %
10Reporter à demain~28 000 € de capital final en moins par année de retard (base : 300 €/mois à 7 %)Commencer aujourd’hui
Méthode documentée

Éviter les 10 erreurs patrimoniales des 30-35 ans

PEA jamais ouvert, abondement employeur laissé sur la table, conjoint non protégé : ce sont les erreurs qui, cumulées, coûtent 50 000 à 150 000 € à 60 ans. On regarde ensemble lesquelles vous concernent, et on classe par ordre d'urgence — celles qui rapportent dès cette année d'abord.

Bilan gratuitCGP immatriculé à l’ORIASSans engagement

16. 5 cas pratiques chiffrés par profil

Place aux exemples concrets. Voici cinq profils qu'on rencontre régulièrement en rendez-vous : un cadre célibataire, un couple avec enfant, un freelance en PACS, une mère divorcée, un cofondateur de SAS. Chaque cas est traité comme on le ferait en bilan : on regarde la situation, on identifie les deux ou trois actions prioritaires, et on chiffre le résultat à long terme. Les montants sont volontairement réalistes — pas des projections de brochure.

Cas 1 — Léa, 31 ans, cadre à Lyon, célibataire

Responsable marketing, 2 800 € nets/mois, TMI 30 %, 15 000 € sur Livret A. Léa a déjà ses 4 mois de salaire en précaution, c'est bien. Le réflexe ensuite : ouvrir une AV (500 € pour prendre date sur le contrat), démarrer un PEA à 300 €/mois en ETF World, et activer un PER à 200 €/mois — son TMI à 30 % lui rend 720 € d'IR par an, ce qui finance presque 4 mois de versement. Avant tout ça : signer pour l'abondement PEE de son employeur, c'est de l'argent gratuit qu'elle laisse sur la table. Projection à 60 ans : ~563 000 € pour 500 €/mois pendant 29 ans à 7 %/an net. Sur cette somme, Léa aura versé 174 000 € de sa poche — le reste, 389 000 €, ce sont les intérêts composés qui ont travaillé pour elle.

Cas 2 — Thomas et Sarah, 33 ans, couple marié à Nantes, 1 enfant

Thomas ingénieur (3 200 €), Sarah enseignante (2 100 €). Crédit RP 180 000 € à 1,8 %. Stratégie de couple : 2 PEA (un chacun, 500 €/mois total pour saisir les deux plafonds), PER au nom de Thomas qui a le TMI le plus élevé, et surtout AV croisées — chacun désigne l'autre bénéficiaire, ce qui sécurise 305 000 € transmis hors droits par bénéficiaire grâce au double abattement de 152 500 €. 40 €/mois de prévoyance complètent l'ensemble : avec un enfant, c'est non négociable.

Cas 3 — Mehdi, 30 ans, développeur freelance à Paris, en PACS

CA 70 000 €/an, TMI 30 %, locataire. Côté Mehdi, le réflexe numéro 1 c'est la prévoyance Madelin — un freelance sans arrêt maladie ne touche rien après 3 jours, point. Ensuite PEA à 400 €/mois et PER à 3 000 €/an pour gratter de l'IR à 30 %. AV avec clause bénéficiaire au nom de Julie (le PACS ne donne aucun droit successoral, contrairement au mariage). Sur Paris, acheter coûte plus cher que louer : il vaut mieux rester locataire, investir l'écart de loyer (souvent 800-1 200 €/mois) en bourse, et viser un LMNP en province dans 3-4 ans une fois le pécule constitué.

Cas 4 — Claire, 34 ans, directrice commerciale à Toulouse, divorcée, 2 enfants

4 500 € nets, TMI 30 % (2,5 parts). Avec 2 enfants à charge et un seul revenu, Claire doit blinder deux choses avant tout : la prévoyance décès (capital minimum 3 ans de revenus, soit ~160 000 €) et l'AV avec clause 50/50 entre ses deux enfants pour leur transmettre hors succession. Le reste suit la logique habituelle — PEA 300 €/mois, PER 200 €/mois (TMI 30 %, retour IR de 720 €/an), et signer pour l'abondement et la participation chez son employeur, qu'elle ne touche probablement pas en intégralité aujourd'hui.

Cas 5 — Antoine, 32 ans, cofondateur SAS à Bordeaux

Salaire 36 000 € + 30 000 € dividendes. Antoine fait deux erreurs classiques de cofondateur : il laisse 40 000 € sur un CTO fiscalisé à 30 % alors qu'il a un PEA vide, et il ne joue pas l'arbitrage salaire/dividendes (en SAS, mieux vaut souvent privilégier la rémunération pour valider trimestres et droits chômage). Plan d'attaque : on transfère le CTO vers le PEA en 2-3 ans (plafond 150 000 €), on cale 5 000 €/an de PER pour défiscaliser, on souscrit une prévoyance TNS digne de ce nom. Le LMNP arrive ensuite, et la holding seulement si la SAS dépasse 100 K€ de résultat — pas avant, sinon les frais juridiques mangent l'avantage.

Cinq profils, cinq combinaisons d'enveloppes différentes — et pourtant trois constantes reviennent partout : prévoyance avant performance, PEA avant tout sur l'horizon long, et AV ouverte tôt pour prendre date. Le reste se calque sur la situation familiale, le TMI et le statut pro.

17. Checklist : les 12 actions à mener avant 35 ans

Si vous deviez ne retenir qu'une seule page de ce guide, ce serait celle-ci. Douze actions, classées par ordre de priorité, avec à chaque fois le timing recommandé. La majorité tient en moins d'une heure de paperasse — ouvrir un PEA ou une AV en ligne prend 15 minutes, vérifier sa prévoyance se fait sur la fiche de paie, signer pour l'abondement passe par le portail RH. La seule chose vraiment difficile, c'est de s'y mettre. Imprimez la checklist, cochez ce qui est déjà fait, et planifiez le reste sur 90 jours.

Tableau comparatif : # — Action — Pourquoi — Urgence — Premier cas : 1
#ActionPourquoiUrgence
1Ouvrir un PEALancer le compteur fiscal de 5 ansImmédiate
2Ouvrir une assurance-vieLancer le compteur fiscal de 8 ansImmédiate
33-6 mois d’épargne de précautionSocle avant tout investissementMois 1-3
4Automatiser un virement mensuel PEADCA : la régularité bat le timingDès le 1er mois
5Maximiser l’abondement salarialRendement immédiat 50 à 300 % selon l'accord d'entrepriseProchain versement
6Vérifier sa prévoyanceProtéger sa familleMois 1
7Ouvrir un PER si TMI ≥ 30 %Économie d’impôt immédiateAvant le 31/12
8Rédiger une clause bénéficiaire AVÉviter qu'AV tombe dans la succession par défautÀ l’ouverture
9Choisir son régime matrimonialChoisir qui possède quoi en cas de séparationAvant le mariage
10Calculer sa capacité d’investissement immoDécider achat RP ou locatifQuand le projet se précise
11Faire un bilan patrimonialVision 360° de sa situation1 fois/an
12Augmenter l’effort d’épargne à chaque hausseCapitaliser sur la progressionÀ chaque augmentation

Votre prochaine étape

Vous tenez désormais la feuille de route. Reste le plus dur : transformer la lecture en décisions concrètes, dans le bon ordre, avec les bons montants pour votre situation. Prenez rendez-vous gratuitement avec un conseiller Hagnéré Patrimoine. Comptez 45 minutes d'échange pour recueillir votre situation, sans recommandation personnalisée ; le chiffrage de vos enveloppes prioritaires (PEA, AV, PER), de votre TMI réelle et des deux ou trois actions qui pèsent le plus se fait ensuite sous lettre de mission signée.

Mise à jour : juin 2026. Sources : Code Général des Impôts (CGI, art. 163 quatervicies, 125-0 A, 150 U, 200 A, 990 I, 757 B), Code monétaire et financier (L221-30 et s.), BOFiP (BOI-RPPM-RCM-40-50, BOI-IR-BASE-20-50-20, BOI-IR-LIQ-20-10), Legifrance, impots.gouv.fr, INSEE (enquête Patrimoine 2021), LFSS 2026 (loi n°2025-1403, art. 12), LF 2026 (loi n°2026-103), LF 2025 (art. 84 réforme LMNP). Les chiffres et barèmes sont ceux en vigueur au 1er janvier 2026 (revenus 2025). Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.

Ce guide est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les situations patrimoniales étant toutes différentes, consultez un conseiller en gestion de patrimoine pour une recommandation adaptée à votre situation.

Questions fréquentes

Questions fréquentes — Patrimoine à 30-35 ans

Le PEA investi en ETF monde est le placement le plus adapté à 30 ans : exonération d’IR après 5 ans (seuls 18,6 % de PS dus), rendement historique de 8 à 10 % par an. Complétez avec une assurance-vie (fiscalité douce après 8 ans) et un PER si votre TMI atteint 30 %.

Le patrimoine net médian des 30-39 ans en France est de 49 400 € (INSEE 2021). Les experts recommandent 6 à 12 mois de salaire net. L’important est d’avoir une épargne de précaution solide (3-6 mois) et un plan de capitalisation en cours.

Les deux, le plus tôt possible. Le PEA offre 0 % IR après 5 ans. L’assurance-vie apporte souplesse, transmission (152 500 €/bénéficiaire) et fiscalité allégée après 8 ans. Ouvrez les deux pour lancer les compteurs.

Non, c’est le moment idéal si votre TMI atteint 30 %. Chaque euro versé est déductible (jusqu’à 37 680 €/an pour les salariés en 2026, base PASS 2025). L’argent est bloqué jusqu’à la retraite sauf achat de résidence principale.

L’achat est plus rentable si vous restez au moins 7 ans. Mais à 30 ans, la mobilité est maximale. Dans les grandes métropoles chères, louer et investir ailleurs peut être plus rentable.

Visez 15 à 20 % de vos revenus nets (règle 50/30/20). Les 30-39 ans français épargnent 8,9 % en moyenne. Automatisez le virement dès réception du salaire.

Un ETF réplique un indice boursier mondial avec des frais de 0,12 à 0,30 %/an. 300 €/mois pendant 30 ans à 7 %/an = environ 366 000 €.

Excellent. L’amortissement réduit les revenus imposables à zéro pendant 15-20 ans. Attention depuis le 15/02/2025 : les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value à la revente.

En concubinage, le conjoint paie 60 % de droits et ne recueille rien. Trois outils : assurance-vie avec clause bénéficiaire (152 500 € hors succession), testament notarié, et PACS.

Oui. À 30 ans, les cotisations sont au plus bas (10-20 €/mois pour 100 000 € de capital décès). Attendre 40-50 ans fait monter les cotisations significativement.

Trois leviers : PER (déduction à la TMI), LMNP au réel (amortissement), assurance-vie (fiscalité douce après 8 ans). L’épargne salariale avec abondement offre un rendement immédiat de 50 à 300 %.

Pour 2 500 € nets/mois, visez 375 à 500 € (15-20 %). Même 200 €/mois en ETF pendant 25 ans représentent environ 160 000 €. L’essentiel est la régularité.

Si votre taux est inférieur à 2-3 %, investir (ETF, SCPI, PER) est plus rentable. Au-delà de 4-5 %, le remboursement anticipé devient intéressant.

Très. L’abondement employeur offre un rendement immédiat de 50 à 300 %, exonéré de charges. À maximiser en priorité avant tout autre placement.

70-80 % actions mondiales (ETF), 10-20 % immobilier (SCPI ou locatif), 5-10 % fonds euros. À ajuster progressivement vers plus de sécurité en approchant de la retraite.

Le régime par défaut (communauté réduite aux acquêts) convient à la majorité. La séparation de biens protège mieux si l’un est entrepreneur. Consultez un notaire avant le mariage.

Patrimoine moyen : 135 500 €. Médian : 49 400 € (INSEE 2021). 87,4 % des 30-39 ans détiennent au moins un produit d’épargne.

Oui. Rendement brut 4-6 % sans contrainte de gestion. Adaptées en assurance-vie ou à crédit. Frais d’entrée 5-10 % : prévoyez un horizon de 8-10 ans minimum.

Oui mais le gain est faible (11 centimes/euro). Le PER devient intéressant à TMI 30 % (30 centimes d’économie par euro versé). À TMI 11 %, privilégiez PEA et AV.

Séparer patrimoine pro et perso, optimiser la rémunération (salaire/dividendes), ouvrir un PER TNS (plafond 88 911 €/an), protéger la famille avec une prévoyance Madelin.