Structurez votre patrimoine de non-résident avec un expert
Exit tax, régime impatrié, fiscalité internationale, immobilier français et enveloppes patrimoniales : nous cadrons votre stratégie avant tout arbitrage ou changement de résidence.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en fiscalité patrimoniale internationale
Quentin Hagnéré accompagne expatriés, impatriés, non-résidents et dirigeants mobiles sur leurs arbitrages fiscaux, financiers et successoraux entre la France et l'étranger.
L'essentiel : votre PEA ne se ferme plus quand vous partez
Guide rédigé le 6 juin 2026 — par Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine (CIF, COA, COBSP — adhérent CNCEF Patrimoine). À jour de la réglementation applicable en 2026. Analyse générique du sort du PEA en cas de départ à l'étranger, sans référence à une banque, un établissement teneur de compte ni un pays en particulier.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni un conseil fiscal personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Aucune banque, aucun établissement teneur de compte ni aucun produit n'est cité, et aucun pays n'est nommé : il s'agit d'une analyse générique du régime du PEA détenu par un non-résident. Les règles fiscales sont à jour à la date de publication mais peuvent évoluer. Pour une analyse adaptée à votre cas, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé.
Risques
Le PEA est une enveloppe investie en actions et en fonds : sa valeur peut baisser et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le PEA ne comporte aucun support garanti en capital. Une situation de non-résident ajoute des dimensions juridiques et fiscales (régime de sécurité sociale, convention fiscale, liste des États non coopératifs) qui évoluent et dépendent de votre situation personnelle : ce guide ne peut pas s'y substituer.
À retenir en 60 secondes
- 🛡️ Le départ à l'étranger ne clôture plus le PEA : depuis la loi PACTE, le transfert du domicile fiscal hors de France maintient le plan (art. L221-32-2 du Code monétaire et financier).
- ⚠️ Une seule exception : l'ETNC. Le transfert du domicile dans un État ou Territoire Non Coopératif (art. 238-0 A du CGI) entraîne la clôture du plan. La liste étant évolutive, elle se vérifie au cas par cas.
- 💶 Le vrai enjeu, ce sont les prélèvements sociaux. L'affilié à un régime de sécurité sociale de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse est exonéré de CSG/CRDS (règle de Ruyter) : seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste dû.
- 🌍 L'impôt sur le revenu reste exonéré en France dans les mêmes conditions que pour un résident (BOFiP), mais le pays de résidence peut imposer selon sa loi et la convention fiscale applicable.
- 🧭 Conclusion: on ne se demande plus « mon PEA va-t-il fermer ? », mais « quel régime de prélèvements sociaux et quelle convention s'appliquent à ma situation ? ». Capital non garanti.
Pendant longtemps, la question du PEA et de l'expatriation se résumait à une crainte : partir à l'étranger signifiait-il perdre son plan? Ce n'est plus le cas. La loi PACTE (loi n° 2019-486) a inscrit dans le Code monétaire et financier que le transfert du domicile fiscal hors de France n'entraîne pas la clôture du PEA. Le plan est maintenu, son ancienneté conservéeet son cadre fiscal préservé. C'est un changement de paradigme : la survie du plan n'est plus le sujet.
Le débat s'est donc déplacé. Pour le non-résident, trois enjeux concentrent désormais l'attention. Le premier est l'exception ETNC : le seul cas où le départ ferme encore le plan. Le deuxième, le plus important en pratique, est le régime des prélèvements sociaux, profondément modifié par la jurisprudence européenne de Ruyter. Le troisième est l'imposition par le pays de résidence : la France exonère, mais le pays où vous vivez peut taxer. Ce guide traite ces trois points et leurs corollaires (versements, exit tax, conventions, retour), en renvoyant pour le fonctionnement de base au pilier PEA 2026.
Comment lire ce guide
Chaque section traite un point : maintien du plan, exception ETNC, versements, prélèvements sociaux, impôt sur le revenu, exit tax, conventions, retour en France. Vous pouvez suivre le fil ou aller directement au point qui vous concerne via le sommaire. Les sujets traités en profondeur ailleurs (exit tax, conventions pays par pays, fonctionnement du PEA) font l'objet de renvois plutôt que de redites.
Sommaire
- L'essentiel : votre PEA ne se ferme plus
- Le maintien du PEA après le départ
- L'exception ETNC : le seul cas de clôture forcée
- Pouvez-vous continuer à verser depuis l'étranger ?
- Prélèvements sociaux : la règle de Ruyter
- L'impôt sur le revenu : France et pays de résidence
- Exit tax et PEA : un point d'attention au départ
- Conventions fiscales : le principe à connaître
- Le retour en France : ancienneté conservée
- Anticiper votre mobilité internationale
Le maintien du PEA après le départ : ce que dit la loi
La règle est aujourd'hui claire et favorable. L'art. L221-32-2 du Code monétaire et financier, issu de la loi PACTE (loi n° 2019-486), dispose que le transfert du domicile fiscal hors de France n'entraîne pas la clôture du PEA. Avant cette réforme, le départ pouvait conduire à fermer le plan ; ce n'est plus le cas. Le PEA est maintenu en l'état: les titres restent logés dans l'enveloppe, le plan poursuit sa vie et il continue à courir.
Conséquence directe et précieuse : votre ancienneté est conservée. La date d'ouverturereste le point de départ du compteur fiscal, et l'avantage acquis (notamment l'exonération d'impôt sur le revenu après 5 ans) n'est pas remis en cause par le seul fait de devenir non-résident. Le plan ne « repart pas de zéro » et ne perd pas son historique. C'est ce maintien qui change tout par rapport à l'ancien régime.
Informer votre teneur de compte du changement de résidence
Le maintien du PEA est de droit, mais un changement de résidence fiscale a des conséquences administratives (coordonnées, statut fiscal, justificatifs). Il est prudent d'informer votre teneur de comptede votre nouvelle situation, afin que votre dossier soit à jour et que le bon régime de prélèvements (voir plus loin) soit appliqué. Cette démarche relève de votre relation avec l'établissement et ne remet pas en cause l'existence du plan. Pour le fonctionnement général du plan et ses règles de base, reportez-vous à notre pilier PEA 2026.
L'exception ETNC : le seul cas de clôture forcée
Le maintien du PEA connaît une exception unique, mais nette : le transfert du domicile fiscal dans un État ou Territoire Non Coopératif (ETNC)au sens de l'art. 238-0 A du CGI entraîne la clôture du plan. Cette catégorie vise des juridictions considérées comme insuffisamment coopératives en matière d'échange d'informations ou de fiscalité. C'est le seul cas où partir à l'étranger ferme encore le PEA.
⚠️ La liste des ETNC est évolutive — ne vous fiez pas à une liste ancienne
La liste des États et Territoires Non Coopératifs est fixée par arrêté et révisée périodiquement : un pays peut y entrer ou en sortir. Pour cette raison, ce guide ne nomme aucun pays et renvoie systématiquement à la liste en vigueur à la date de votre départ. Avant tout transfert de domicile, vérifiez si votre futur pays de résidence figure ou non sur la liste applicable à ce moment-là: c'est ce qui déterminera le maintien ou la clôture de votre PEA.
Si le transfert s'opère vers un ETNC, la clôture obéit aux règles de droit commun de fermeture du PEA. Les conséquences fiscales dépendent alors de l'ancienneté du plan au moment de la clôture : si elle intervient avant 5 ans, le gain net peut être soumis à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux ; si elle intervient après 5 ans, le gain reste exonéré d'impôt sur le revenu mais demeure soumis aux prélèvements sociaux (selon le régime applicable au non-résident, détaillé plus loin). En pratique, ce cas reste marginal, mais il doit impérativement être anticipé.
Le sort des titres et des plus-values en cas de clôture, ainsi que les règles applicables au décès du titulaire, sont des situations distinctes que nous traitons par ailleurs : voir notre guide PEA, succession et décès.
Pouvez-vous continuer à verser depuis l'étranger ?
Il faut ici distinguer le plan juridique du plan pratique, car la réponse n'est pas la même. Sur le plan juridique, le maintien du PEA prévu par l'art. L221-32-2 du CMF n'interdit pas en soi de nouveaux versements : le plan reste un PEA ordinaire, soumis au plafond de versements de 150 000 € (les gains, eux, ne sont pas plafonnés). Le statut de non-résident ne supprime pas, par principe, la faculté d'alimenter le plan.
Sur le plan pratique, en revanche, la possibilité d'effectuer de nouveaux versements dépend de la politique de votre teneur de compte. Pour des raisons réglementaires propres à chaque établissement (obligations de connaissance client, contraintes liées à certaines juridictions, démarchage transfrontalier), une partie des établissements restreignent ou refusentcertaines opérations des clients non-résidents, dont les versements. Il n'existe donc pas de réponse uniforme: tout dépend de l'établissement et du pays de résidence.
À vérifier directement auprès de votre établissement
Avant de partir, posez la question explicitement à votre teneur de compte: pourrez-vous continuer à verser sur votre PEA depuis votre pays de résidence, et sous quelles conditions ? La réponse conditionne votre stratégie d'alimentation. Si de nouveaux versements ne sont plus possibles une fois à l'étranger, il peut être pertinent d'alimenter le plan avant le départ, dans la limite du plafond. Les modalités pratiques (transfert vers un autre établissement, par exemple) sont abordées dans notre guide transférer son PEA.
Prélèvements sociaux du non-résident : la règle de Ruyter
C'est le point le plus important de ce guide — et le plus contre-intuitif. Pour un résident, les gains du PEA retirés après 5 ans supportent des prélèvements sociaux de 18,6 % (taux issu de la LFSS 2026, loi n° 2025-1403). Mais pour un non-résident, le taux applicable dépend de son régime de sécurité sociale, en application d'une jurisprudence européenne devenue centrale.
Le principe vient des arrêts de Ruyter (CJUE C-623/13) et Jahin (C-45/17), transposés en droit interne (notamment aux art. L136-6 et L136-7 du Code de la sécurité sociale). L'idée est simple : une personne affiliée à un régime de sécurité sociale d'un autre État de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse ne doit pas financer la sécurité sociale française via la CSG et la CRDS. Elle en est donc exonérée ; seul subsiste le prélèvement de solidarité de 7,5 %, qui n'a pas la nature de cotisation sociale.
| Situation du titulaire | CSG / CRDS | Prélèvement de solidarité | Charge sociale globale |
|---|---|---|---|
| Résident fiscal de France (rappel) | Dues | Dû | 18,6 % (LFSS 2026, loi 2025-1403) |
| Non-résident affilié à un régime de sécurité sociale UE / EEE / Suisse | Exonéré (de Ruyter, Jahin) | Dû | 7,5 % (prélèvement de solidarité seul) |
| Non-résident affilié à un régime d'un pays tiers (hors UE/EEE/CH) | Dues | Dû | Prélèvements sociaux au taux global en vigueur |
La ligne du milieu est la plus avantageuse, mais elle est conditionnée. L'exonération suppose une affiliation effectiveà un régime de sécurité sociale de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse — la simple résidence dans l'un de ces États ne suffit pas. Il faut être réellement affilié et pouvoir le justifier(par exemple via un document attestant de la couverture sociale). À défaut, l'exonération peut être refusée.
Pour le non-résident affilié à un pays tiers(hors UE, EEE et Suisse), la logique de Ruyter ne s'applique pas : les prélèvements sociaux restent dus au taux global en vigueur. Nous restons volontairement génériques sur ce dernier cas, le taux exact applicable à cette situation devant être confirmé au regard des textes en vigueur au moment de l'opération.
Prélèvements indûment retenus : la réclamation est possible
Si des prélèvements sociaux (CSG/CRDS) ont été retenus alors que vous étiez affilié à un régime de sécurité sociale de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse, vous pouvez en principe en demander la restitutionpar voie de réclamation, dans les délais prévus, en justifiant de votre affiliation. C'est une conséquence directe de la jurisprudence de Ruyter. La marche à suivre dépend de votre situation : un accompagnement permet de sécuriser la démarche et les justificatifs.
Faire appliquer le bon régime de prélèvements sociaux à mon PEA
Exonéré de CSG/CRDS si vous êtes affilié à un régime UE/EEE/Suisse, prélèvements pleins sinon : le régime de Ruyter dépend de votre affiliation réelle, justificatifs à l'appui. Un conseiller Hagnéré Patrimoine fait le point sur votre situation.
L'impôt sur le revenu : exonération française, imposition au pays de résidence
Une fois la question des prélèvements sociaux réglée, reste celle de l' impôt sur le revenu. La bonne nouvelle est que l'avantage fiscal du PEA est préservé en France pour le non-résident : selon la doctrine administrative (BOFiP BOI-RPPM-RCM-40-50-20-20), les produits et plus-values d'un PEA détenu par un non-résident sont exonérés d'impôt sur le revenu en France, dans les mêmes conditions que pour un résident. L'exonération acquise après 5 ans n'est pas perdue du seul fait de l'expatriation.
Mais il faut raisonner à deux niveaux. Le premier est la France, qui exonère. Le second est votre pays de résidence, qui dispose de sa propre fiscalité : il peut imposerces revenus selon sa loi interne, indépendamment de l'exonération française, dans les limites posées par la convention fiscale applicable. Autrement dit, exonération en France ne signifie pas absence d'imposition: le PEA peut être taxé là où vous vivez, alors qu'il ne l'est pas en France.
PEA et compte-titres : deux logiques différentes pour le non-résident
Le régime du PEA décrit ici (exonération d'IR en France) lui est propre. Pour un compte-titres ordinaire, les plus-values mobilières d'un non-résident sont en principe hors du champ de l'impôt sur le revenu français, sauf cas particuliers comme la participation substantielle(détention de plus de 25 % des droits dans les bénéfices d'une société, art. 244 bis B du CGI). Ces règles, distinctes de celles du PEA, sont abordées dans notre guide PEA ou compte-titres.
Exit tax et PEA : un point d'attention au départ
Au moment du départ, un dispositif mérite une vigilance particulière : l' exit tax (art. 167 bis du CGI), qui impose certaines plus-values latentes lors du transfert du domicile fiscal hors de France. Les titres logés dans un PEA sont en principe hors de l'assiettede l'exit tax, puisque leurs gains sont exonérés d'impôt sur le revenu. Mais — c'est le point d'attention — leur valeur est prise en compte pour apprécier les seuils de déclenchement du dispositif (notamment 800 000 € de valeur des titres concernés ou 50 %des bénéfices d'une société). Votre PEA peut donc faire basculer votre patrimoine au-dessus du seuilsans être lui-même taxé au titre de l'exit tax.
Le détail de l'exit tax fait l'objet d'un guide dédié
Ce paragraphe est volontairement un simple point de jonction: le mécanisme complet de l'exit tax (assiette, sursis de paiement, dégrèvement, obligations déclaratives) dépasse le cadre de ce guide et est traité de façon détaillée dans notre guide exit tax 2026. Si votre patrimoine en titres est important, vérifiez votre exposition à ce dispositif avant tout départ.
Conventions fiscales : le principe à connaître
Dès lors que deux pays peuvent prétendre imposer les mêmes revenus — la France et votre pays de résidence —, c'est la convention fiscaleconclue entre les deux qui répartit le droit d'imposer et évite les doubles impositions. Le principe général, pour les revenus de capitaux mobiliers et les plus-values, est que le droit d'imposer revient le plus souvent au pays de résidence du contribuable, et que la convention prime sur le droit interne en cas de divergence.
Les règles précises varient d'une convention à l'autre: taux de retenue, mécanismes d'élimination de la double imposition, définitions propres à chaque texte. Pour cette raison, ce guide reste générique et ne traite aucun pays en particulier. La bonne méthode consiste à identifier la convention applicable à votre pays de résidence, puis à l'articuler avec l'exonération française du PEA.
Le détail pays par pays relève de notre hub non-résidents
La fiscalité des non-résidents — conventions, retenues à la source, obligations déclaratives, articulation avec la résidence — fait l'objet d'un ensemble dédié. Pour approfondir selon votre situation, reportez-vous à notre hub fiscalité des non-résidents, qui regroupe les principes transversaux applicables aux expatriés.
Le retour en France : ancienneté conservée, cadre fiscal retrouvé
Le pendant naturel du maintien à l'étranger, c'est la continuité au retour. Si votre PEA a été maintenupendant l'expatriation (hors cas ETNC), il retrouve simplement son cadre fiscal de résidentlorsque vous redevenez résident fiscal de France. Il n'y a pas de plan à rouvrir : c'est le même plan qui poursuit sa vie.
Surtout, l'ancienneté est conservée. Le compteur des 5 ans n'est pas remis à zéro : il continue de courir depuis la date d'ouverture initiale. Un plan ouvert il y a plusieurs années avant le départ conserve donc tout son historique au retour, et les versements redeviennent possibles dans la limite du plafond de 150 000 € (sous réserve, à nouveau, des modalités pratiques de votre établissement).
Prendre date avant le départ : un réflexe simple et durable
Cette continuité éclaire un conseil de bon sens : il peut être judicieux d' ouvrir et d'alimenter un PEA avant un départ à l'étranger, même avec une somme modeste, pour lancer le compteur des 5 ans. Le plan traversera l'expatriation sans perdre son ancienneté et la retrouvera intacte au retour. Ce n'est pas une règle, mais un réflexe d'anticipation souvent utile. Les démarches propres au retour (résidence, déclarations, réintégration) sont détaillées dans notre guide retour en France après expatriation.
Anticiper votre mobilité internationale avec Hagnéré Patrimoine
Le sort du PEA en cas d'expatriation se résume désormais à une certitude et à quelques vérifications. La certitude: le plan n'est plus clôturé au départ (art. L221-32-2 du CMF). Les vérifications: l'exception ETNC, le régime des prélèvements sociaux, l'imposition par le pays de résidence, l'exit tax et la convention applicable. Bien anticipés, ces points transforment l'expatriation en opération maîtrisée plutôt qu'en source d'incertitude.
Checklist avant le départ
- ✅ Vérifier la liste ETNC en vigueur : votre futur pays de résidence y figure-t-il (art. 238-0 A du CGI) ? Si oui, le PEA sera clôturé.
- ✅ Informer votre teneur de compte du changement de résidence et confirmer la possibilité de verserdepuis l'étranger.
- ✅ Anticiper votre affiliation sécurité sociale: pourrez-vous justifier d'une affiliation UE/EEE/Suisse pour bénéficier de l'exonération de CSG/CRDS (de Ruyter) ?
- ✅ Évaluer votre exposition à l'exit tax: la valeur de vos titres (PEA inclus pour les seuils) dépasse-t-elle 800 000 € ou 50 % des bénéfices d'une société ?
- ✅ Identifier la convention fiscaleapplicable à votre pays de résidence et son articulation avec l'exonération française.
Chacune de ces étapes dépend de votre situation personnelle— pays de destination, régime social, composition du patrimoine, calendrier — et non d'un produit. C'est tout le sens de l'accompagnement d'un conseiller en gestion de patrimoine : sécuriser les points sensibles (ETNC, prélèvements sociaux, exit tax, conventions) et traduire ces principes en décisions concrètes, neutres et adaptées. Hagnéré Patrimoine, immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de CIF, COA et COBSP, vous accompagne dans cette démarche, sans recommandation de produit dans un cadre éditorial.
Préparer mon expatriation et le sort de mon PEA
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À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — Hagnéré Patrimoine
Conseiller en gestion de patrimoine, Quentin Hagnéré accompagne particuliers et dirigeants sur les stratégies d'allocation, d'optimisation fiscale et de structuration des enveloppes (PEA, assurance-vie, compte-titres), y compris en situation de mobilité internationale. Son cabinet, Hagnéré Patrimoine, aborde l'expatriation comme une opération à anticiper, en partant de la situation personnelle plutôt que du produit.
⚠️ Informations légales et réglementaires
Cet article a une visée informative et pédagogique générale ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni un conseil fiscal individualisé, ni une recommandation d'ouverture, de souscription, d'achat ou de vente, au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Aucune banque, aucun établissement teneur de compte ni aucun produit n'y est cité, et aucun pays n'y est nommé : il s'agit d'une analyse générique du régime du PEA détenu par un non-résident.
Le PEA est investi en actions et en fonds : il comporte un risque de perte en capital, sa valeur peut baisser et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les règles citées (maintien du plan en cas de transfert du domicile fiscal hors de France au titre de l'art. L221-32-2 du Code monétaire et financier issu de la loi PACTE n° 2019-486 ; exception du transfert vers un État ou Territoire Non Coopératif au sens de l'art. 238-0 A du CGI ; exonération de CSG/CRDS des affiliés à un régime de sécurité sociale de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse en application de la jurisprudence de Ruyter, CJUE C-623/13, et Jahin, C-45/17, seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % restant dû ; prélèvements sociaux de 18,6 % pour le résident au titre de la LFSS 2026, loi n° 2025-1403 ; exonération d'impôt sur le revenu en France du PEA du non-résident, BOFiP BOI-RPPM-RCM-40-50-20-20 ; point d'attention exit tax, art. 167 bis du CGI ; plafond de versements du PEA de 150 000 €) sont à jour à la date de publication mais peuvent évoluer et doivent être vérifiées au cas par cas, notamment au regard de la liste des États non coopératifs en vigueur et de la convention fiscale applicable à votre pays de résidence.
Hagnéré Patrimoine est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23002291 (www.orias.fr) en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF), Courtier en Assurance (COA) et Courtier en Opérations de Banque et en Services de Paiement (COBSP), adhérent de la CNCEF Patrimoine. Pour une analyse adaptée à votre situation personnelle, nous vous invitons à solliciter un bilan patrimonial personnalisé.

