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Guide expert IFI biens pro 202630 minMis à jour 25 juin 2026Cas chiffrés

Biens professionnels IFI 2026 : exonération art. 975 CGI — guide complet

Le guide de référence sur l'exonération IFI des biens professionnels (art. 975 CGI) : 7 voies d'exonération (exercice direct, société IR, IS, LMP, para-hôtellerie, établissements équipés, biens ruraux), double statut LMNP-IR/LMP-IFI pour retraités investisseurs (économie 5-15 k€/an), baux familiaux et GFA, jurisprudence Cass. 2021-2025 (LMP déficitaire, RM Brugnera holding bail nu) et 5 cas pratiques chiffrés par profil. Conditions cumulatives art. 975 III CGI pour société IS : direction effective + rémunération > 50 % revenus pro + détention d'au moins 25 % des droits de vote + actifs nécessaires à l'activité. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet CIF / COA / COBSP.

STRATÉGIE IFI BIENS PRO

Activer l'exonération art. 975 CGI et activer le combo LMP-IFI / LMNP-IR

7 voies × LMP × para-hôtellerie × baux ruraux × holding animatrice : un audit CGP en architecture ouverte chiffre votre stratégie IFI biens pro et coordonne expert-comptable/notaire.

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EXONÉRATION

100 %

SEUIL DIRIGEANT IS

50 %

DROITS DE VOTE

25 %

SEUIL LMP

23 000 €

VOIES 975 CGI

7

Équipe Hagnéré Patrimoine·Cabinet de conseil en gestion de patrimoine non détenu par une banque ni par un assureur

CIF · COA · COBSP · ORIAS 23002291 · adhérent CNCEF Patrimoine

§ 1PIVOT·5 MIN

Art. 975 CGI : logique, structure et 7 voies d'exonération

Guide rédigé le 26 février 2026 — mis à jour le 25 juin 2026. Par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (CIF, COA, COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Sources primaires : CGI à jour LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026), BOFiP 2022-2025, jurisprudence Cour de cassation et Conseil d'État 2020-2025.

Vous êtes chef d'entreprise, médecin libéral, agriculteur, loueur en meublé professionnel ? Les biens que vous utilisez pour votre activité ne devraient pas alourdir votre IFI. C'est exactement la logique de l'article 975 du CGI : vos biens professionnels sont exclus de l'assiette IFI. Mais attention — les conditions sont strictes, et un faux pas peut vous coûter 3 ans de redressements.

Ce que beaucoup ignorent : l'article 975 n'est pas un bloc monolithique. Il couvre sept situations distinctes, chacune avec ses propres critères. Connaître précisément le régime applicable à sa situation est la première étape d'une optimisation IFI réussie.

Tableau comparatif : Paragraphe CGI — Situation visée — Conditions clés spécifiques — Premier cas : Art. 975 I
Paragraphe CGISituation viséeConditions clés spécifiques
Art. 975 IExercice direct en nom propre (EI, libéral individuel, artisan, commerçant, agriculteur exploitant) — y compris les biens à usage mixteActivité principale + biens nécessaires + activité ICAL (industrielle, commerciale, artisanale, libérale, agricole) ; pour un bien à usage mixte, seule la fraction affectée à l'activité est exonérée
Art. 975 IISociété de personnes à l'IR (SNC, SARL ayant opté pour l'IR, SCP libérale)Le redevable doit exercer son activité principale au sein de la société — aucun seuil de rémunération ni de détention
Art. 975 IIISociétés à l'IS (SA, SAS, SARL, SASU) — dirigeant-associé4 conditions cumulatives : dirigeant + rémunération > 50 % revenus pro + détention d'au moins 25 % des droits de vote + actifs nécessaires
Art. 975 IVParticipations dans plusieurs sociétés soumises à l'ISCumul admis dès lors que chaque participation, prise isolément, satisfait aux conditions prévues au III
Art. 975 V 1°Location meublée professionnelle (LMP)Recettes > 23 000 € TTC/an + > 50 % revenus pro (hors retraites) + activité bénéficiaire
Art. 975 V 2°Location d'établissements commerciaux ou industriels équipés (hôtels, cliniques, résidences, garages)Établissements munis du mobilier ou du matériel nécessaire à leur exploitation — le texte n'y attache NI le seuil de 23 000 € NI la condition de 50 %, réservés au 1° du V
Art. 976Baux ruraux à long terme (terrains agricoles, GFA, bois et forêts)Bail ≥ 18 ans : exonération totale si le preneur est un proche visé par le III de l'art. 976 et y exerce sa profession principale, sinon exonération partielle 75 %/50 %

Conditions transversales — applicables à toutes les voies

Quelle que soit la voie retenue, l'exonération suppose que le contribuable :

  • • Exerce une activité professionnelle réelle (pas un investissement passif délégué intégralement)
  • • Activité ICAL : industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole — la gestion patrimoniale pure est exclue
  • • Biens nécessaires à l'exercice de cette activité — pas les immeubles de placement ou biens de confort
  • • Conditions appréciées au 1er janvier de l'année d'imposition — aucun prorata temporis

Nouveauté LF 2026 — taxe holdings 20 % art. 235 ter C et exonération IFI corrélative

La loi de finances 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026, art. 7) a créé une taxe de 20 % sur les actifs somptuaires détenus par certaines holdings patrimoniales cumulant trois conditions (actifs supérieurs à 5 M€, plus de 50 % de revenus passifs, plus de 50 % des droits détenus par une même famille). En contrepartie, un nouveau paragraphe de l'art. 975 CGI (art. 975 VII) exonère d'IFI les actifs déjà assujettis à cette taxe, afin d'éviter la double imposition. Premier impact IFI : 01/01/2027 (exercices clos à compter du 31/12/2026). Le Conseil constitutionnel n'a pas examiné cet article au fond : sa décision n° 2026-901 DC du 19/02/2026 relève l'absence de grief dirigé contre ces dispositions et n'a donc pas statué sur leur conformité.

En 60 secondes — ce que ce guide vous apporte

  • Pour qui ? Chefs d'entreprise, médecins libéraux, agriculteurs exploitants, LMP, dirigeants SAS/SARL, retraités gardant un statut LMP.
  • L'exonération : 100 % de la valeur des biens professionnels exclue de l'assiette IFI (art. 975 CGI), sans plafond.
  • 7 voies : exercice direct, société IR, société IS, LMP, para-hôtellerie, établissements équipés, biens ruraux.
  • Voie société IS — 4 conditions cumulatives : dirigeant + rémunération > 50 % des revenus pro + détention d'au moins 25 % des droits de vote + actifs nécessaires à l'activité.
  • Voie LMP : recettes > 23 000 € TTC/an + bénéfice BIC net > 50 % des revenus pro (hors retraites) — c'est le bénéfice net, non les recettes brutes, qui sert de comparaison (Cass. com. 20/12/2023, n° 22-17.612).
  • Le piège n° 1 : la gestion totalement déléguée fait perdre la qualification professionnelle (TJ Versailles 30/04/2024 n° 22/01600).
  • Nouveauté LF 2026 : art. 975 VII corrélant la taxe holdings 20 % (art. 235 ter C) à l'exonération IFI — premier impact 01/01/2027.
  • Temps de lecture : 25 min pour cartographier votre éligibilité et choisir la voie optimale.
§ 2DIRECT·5 MIN

Exercice en nom propre : artisans, commerçants, libéraux individuels (art. 975 I CGI)

Vous êtes boulanger et votre fonds de commerce comprend les murs ? Médecin libéral avec un cabinet qui vous appartient ? Agriculteur exploitant vos terres en direct ? Vos biens professionnels sont exonérés d'IFI. C'est la voie la plus directe — l'article 975 I CGI — et voici comment elle fonctionne.

2.1 Notion d'activité exercée à titre principal

L'activité doit constituer la source principale de revenus professionnels du contribuable. Un médecin hospitalier ayant quelques vacations privées accessoires ne peut pas invoquer ces vacations comme activité principale. En revanche, un médecin libéral qui exerce également comme médecin coordonnateur en EHPAD peut qualifier ses deux activités de principale si les revenus sont comparables et que les biens sont affectés à l'activité prépondérante.

Retraité avec activité accessoire : vigilance

Un retraité qui exerce une activité libérale ou commerciale accessoire (quelques consultations, activité de conseil ponctuelle) ne peut généralement pas invoquer l'art. 975 I si cette activité ne constitue pas son activité principale. L'administration fiscale compare les revenus professionnels générés aux revenus de remplacement (retraite) : si les revenus professionnels sont très inférieurs, la condition d'activité principale n'est pas remplie.

2.2 Biens nécessaires à l'exercice de l'activité

Sont exonérés les biens objectivement nécessaires à l'activité : le local professionnel (cabinet médical, atelier, boutique, bureau), les équipements professionnels, les stocks et les matières premières. La nécessité s'apprécie de façon objective — le bien doit être indispensable à l'exploitation, pas seulement utile ou commode.

Tableau comparatif : Type de bien — Exonération IFI (art. 975 I) — Remarque — Premier cas : Local professionnel utilisé exclusivement (cabinet médical, atelier)
Type de bienExonération IFI (art. 975 I)Remarque
Local professionnel utilisé exclusivement (cabinet médical, atelier)Exonéré à 100 %Doit être nécessaire — pas de local de prestige sans nécessité opérationnelle
Immeuble mixte (cabinet au RDC + appartement aux étages)Exonéré à la fraction pro uniquementArt. 975 I : seuls les biens affectés à l'activité sont exonérés — prorata surface professionnelle / surface totale
Équipements, matériel, stocks professionnelsHors assiette IFI par natureL'IFI ne frappe que les actifs immobiliers — le matériel n'est pas concerné
Immeuble loué à un tiers (même professionnel)Non exonéréLe propriétaire n'exerce pas son activité dans le bien — il est bailleur passif
Résidence principale à usage mixte (bureau à domicile)Exonéré à la fraction déclarée proProrata temps ou surface — doit figurer dans la déclaration de revenus IR

2.3 Activité agricole : les deux régimes selon la situation

L'activité agricole (élevage, cultures, viticulture) exercée à titre principal ouvre droit à l'exonération totale de l'outil de production : terres agricoles exploitées en direct, bâtiments d'exploitation, matériel. Les terres données à bail créent une situation différente selon les modalités du bail :

Tableau comparatif : Situation agricole — Régime IFI applicable — Niveau d'exonération — Premier cas : Agriculteur exploitant ses terres en direct
Situation agricoleRégime IFI applicableNiveau d'exonération
Agriculteur exploitant ses terres en directArt. 975 I CGITotale — terres, bâtiments d'exploitation, équipements affectés à l'activité principale
Bail long terme (≥ 18 ans) à un membre de la famille exerçant l'agriculture à titre principalArt. 976 III CGITotale — le preneur doit être le conjoint, le partenaire de PACS, le concubin notoire, un frère ou une sœur, un ascendant ou un descendant, et utiliser le bien dans sa profession principale
Bail long terme (≥ 18 ans) à un tiers non familialArt. 976 CGI (exonération partielle)75 % jusqu'à ~102 000 € de valeur imposable, puis 50 % au-delà (voir section 13)
Bail rural court terme (< 9 ans) ou bail verbalDroit commun IFIAucune exonération — terres pleinement imposables à l'IFI

2.4 Règle des logements affectés au personnel

Côté logements de fonction, la règle est plus large qu'on ne le croit en rendez-vous : les logements destinés à certains salariés nécessaires à l'exploitation peuvent être exonérés comme biens professionnels si leur attribution est objectivement indispensable au fonctionnement de l'entreprise.

Logements de fonction : conditions de nécessité objective

L'administration (BOFiP BOI-PAT-IFI-30-10-10-40) admet l'exonération des logements de fonction lorsque :

  • • La présence sur site est objectivement nécessaire à la continuité de l'activité (gardien, directeur d'exploitation agricole, médecin d'astreinte dans une clinique)
  • • Le logement est attribué gratuitement ou à loyer modique en contrepartie d'obligations de service
  • • Le lien entre la présence dans le logement et l'activité professionnelle est documenté dans le contrat de travail ou le règlement intérieur

Exemples pratiques exonérés : logement du gardien d'un immeuble dont le propriétaire est le bailleur professionnel, logement du directeur d'un domaine viticole, loge du concierge d'un hôtel exploité en para-hôtellerie.

2.5 Activités exclues du champ de l'art. 975 I

L'administration fiscale exclut systématiquement certaines situations qui s'apparentent à de la gestion patrimoniale passive plutôt qu'à une activité professionnelle :

Ces activités ne permettent PAS l'exonération art. 975 I — erreurs fréquentes en contrôle

  • • Marchand de biens : le stock immobilier est un actif de négoce, pas un outil de production. L'administration et la jurisprudence refusent systématiquement l'exonération IFI des stocks immobiliers, même si l'activité est exercée à titre habituel et constitue la principale source de revenus
  • • Promoteur-rénovateur sur son propre compte : la RM du 5 mai 2019 (n°19459) précise que les immeubles sur lesquels le contribuable fait réaliser des travaux de rénovation constituent une gestion patrimoniale, non une activité ICAL
  • • Location nue : les revenus fonciers sont des revenus patrimoniaux — les locaux loués nus ne sont jamais des biens professionnels au sens de l'art. 975 I, même loués à des professionnels
  • • Gestion d'un patrimoine immobilier personnel : même intensive (nombreuses acquisitions, travaux fréquents, gestion active), elle ne constitue pas une activité commerciale fiscalement reconnue
§ 3IR·5 MIN

Société de personnes à l'IR : SCP, SNC, SARL IR (art. 975 II CGI)

Vous exercez dans une SCP de médecins, une SNC d'artisans ou une SARL familiale à l'IR ? Bonne nouvelle : le régime d'exonération qui vous concerne (art. 975 II) est beaucoup plus simple que celui des sociétés IS. Pas de seuil de rémunération, pas de pourcentage de détention minimum. Une seule condition qualitative suffit.

3.1 Une condition unique : l'exercice effectif au sein de la société

La condition est simple en apparence : l'associé doit exercer son activité professionnelle principale au sein de la société. Pas de seuil de 23 000 €, pas de condition de 50 % de rémunération, pas de pourcentage de détention minimum. Cette simplicité fait de la société de personnes IR un outil d'exonération IFI plus robuste pour les situations où la condition de rémunération IS est difficile à satisfaire.

Tableau comparatif : Critère — Sociétés IR (art. 975 II) — Sociétés IS (art. 975 III) — Premier cas : Condition principale
CritèreSociétés IR (art. 975 II)Sociétés IS (art. 975 III)
Condition principaleExercice effectif de l'activité au sein de la société4 conditions cumulatives : dirigeant + 50 % rémunération + 25 % droits de vote + actifs nécessaires
Seuil de rémunérationAucun seuil> 50 % des revenus professionnels totaux
Pourcentage de détentionAucun minimum> 25 % des droits de vote
Risque activité multipleFaible — condition qualitative sur l'exercice effectifÉlevé — chaque euro de revenu externe dilue le ratio de 50 %
Régimes appropriésSCP de médecins, SNC d'artisans, SARL familiale option IRSARL, SAS, SA — sociétés de capitaux classiques

3.2 SCP libérale : le régime de référence des professions libérales réglementées

La Société Civile Professionnelle (SCP) est la forme privilégiée des professions libérales réglementées (médecins, avocats, notaires, experts-comptables, architectes, vétérinaires). Relevant de l'IR par nature, elle bénéficie du régime de l'art. 975 II : les parts sont exonérées d'IFI si l'associé exerce effectivement son activité au sein de la SCP.

L'exonération suppose l'exercice personnel et effectif de l'activité au sein de la SCP (art. 975 II CGI). Un associé de SCP qui cesse de traiter des dossiers (maladie prolongée, semi-retraite sans autre décision de cessation formelle) perd l'exonération pour l'année où il n'exerce plus effectivement.

Piège : l'associé de SCP en semi-retraite perd l'exonération

Un médecin associé d'une SCP qui réduit progressivement son activité doit surveiller le moment où son exercice cesse d'être « effectif ». L'administration fiscale peut contester l'exonération si le nombre de consultations ou d'actes réalisés devient marginal par rapport à ses associés actifs. Il n'existe pas de seuil officiel — la condition est appréciée in concreto selon les circonstances.

Solution : documenter l'exercice effectif (agenda de consultations, statistiques d'actes, participation aux gardes) et formaliser le passage en retraite complète pour éviter toute ambiguïté.

3.3 SARL ou SNC soumises à l'IR : conditions similaires à la SCP

Une SARL ayant opté pour l'IR (option prévue à l'art. 239 bis AB CGI, introduite par la LME 2008, sous conditions : société de moins de 5 ans, moins de 50 salariés, CA ou bilan < 10 M€) ou une SNC relève également de l'art. 975 II. Les associés qui exercent leur activité professionnelle principale au sein de la structure bénéficient de l'exonération de leurs parts sans les contraintes du régime IS. Attention : le régime de l'article 62 du CGI ne s'applique pas aux gérants majoritaires d'une SARL ayant opté pour le régime fiscal des sociétés de personnes — l'article 62 vise expressément les SARL n'ayant pas opté pour ce régime. Dans une SARL à l'IR, la quote-part de résultat revenant à l'associé est imposée dans la catégorie correspondant à l'activité sociale (BIC ou BNC), et c'est ce revenu qui entre dans le calcul des revenus professionnels pour d'autres régimes.

§ 4IS·5 MIN

Biens via société IS : conditions du dirigeant (art. 975 III CGI)

Vous dirigez une SARL, une SAS ou une SA soumise à l'IS ? Vos parts peuvent être exonérées d'IFI comme biens professionnels. Mais ici, la loi est beaucoup plus exigeante : elle veut s'assurer que vous êtes un vrai dirigeant actif, pas un investisseur passif qui se contente de percevoir des dividendes. Quatre conditions doivent être remplies simultanément.

4.1 Les quatre conditions cumulatives (art. 975 III CGI)

Tableau comparatif : Condition — Contenu précis — Points d'attention — Premier cas : 1. Fonction de direction
ConditionContenu précisPoints d'attention
1. Fonction de directionExercer une des fonctions visées : gérant (SARL/SNC), président ou directeur général (SAS/SA), président du conseil d'administration ou du conseil de surveillance, membre du directoireUn simple associé, même majoritaire, sans fonction dirigeante ne satisfait pas cette condition
2. Rémunération > 50 % des revenus proLa rémunération de la fonction de direction doit représenter plus de 50 % de l'ensemble des revenus professionnels (salaires, honoraires, BIC, BNC, BA — hors dividendes, revenus fonciers, retraites)Un dirigeant percevant 80 000 € de dividendes et 40 000 € de salaire : ratio = 40 000 / 40 000 = 100 % ✓ (dividendes hors dénominateur)
3. Détention > 25 % droits de voteDétenir directement ou via le groupe familial (conjoint/partenaire PACS + descendants) plus de 25 % des droits de votePossible d'additionner : détention personnelle + conjoint + enfants. La détention via holding familiale est prise en compte
4. Actifs nécessaires à l'activitéLes actifs de la société doivent être nécessaires à l'activité professionnelle — l'immobilier de placement détenu par la société est excluLa fraction des actifs non professionnels est réintégrée dans l'assiette IFI au prorata

4.2 Calcul de la fraction exonérée — société mixte

Calcul de la fraction exonérée — Société IS avec actifs mixtes

Dirigeant détenant 40 % des parts d'une SARL

Actif net de la société :
  Fonds de commerce (actif pro)        :   800 000 €
  Matériel et équipements (actif pro)  :   200 000 €
  Immeuble locatif (actif non pro)     :   600 000 €
  Trésorerie opérationnelle (pro)      :   100 000 €
─────────────────────────────────────────────────
Actif net total                        : 1 700 000 €
Actif professionnel                    : 1 100 000 €  (64,7 %)
Actif non professionnel                :   600 000 €  (35,3 %)

Valeur des parts du dirigeant (40 %) :
  Valeur totale = 40 % × 1 700 000      :   680 000 €
  Fraction exonérée IFI (64,7 %)        :   439 960 €
  Fraction imposable IFI (35,3 %)       :   240 040 €

IFI sur la fraction non professionnelle (taux marginal 1 %) ≈  2 400 €/an
Sans exonération : IFI sur 680 000 €   ≈  6 800 €/an  (gain de l'exonération : 4 400 €/an)
Si actif pro = 100 % → IFI = 0 €  ✓

4.3 Piège n°1 : la condition de rémunération avec sources multiples

Dirigeants multi-actifs : le seuil des 50 % est souvent le risque n°1

Le seuil des 50 % est calculé sur tous les revenus professionnels, ce qui comprend les salaires dans d'autres sociétés et les honoraires d'activités indépendantes :

  • • Un dirigeant percevant 60 000 € de sa SARL + 70 000 € d'honoraires de conseil : ratio = 60/130 = 46 % → perte de l'exonération
  • • Les dividendes ne sont PAS des revenus professionnels (ni numérateur, ni dénominateur)
  • • Les retraites ne sont pas des revenus professionnels
  • • Les revenus fonciers ne sont pas des revenus professionnels

4.4 Piège n°2 : locaux loués à la holding puis sous-loués à la filiale opérationnelle

La réponse ministérielle n°20302 du 2 février 2021 a créé une zone de risque importante pour les contribuables structurant leur patrimoine via une holding interposée. Dans le montage visé, le contribuable détient un immeuble en direct, le loue à sa holding IS, qui le sous-loue ensuite à la filiale opérationnelle.

RM n°20302, 2 février 2021 — L'immeuble loué à la holding n'est pas un bien professionnel

La structure suivante est refusée par l'administration pour l'exonération IFI de l'immeuble détenu en direct :

  • • Contribuable → loue immeuble à → Holding IS → sous-loue à → Filiale opérationnelle
  • • Motif : l'immeuble n'est pas directement affecté à l'exploitation opérationnelle — la chaîne de sous-location rompt le lien d'affectation directe requis
  • • Résultat : immeuble requalifié en immeuble de placement imposable à l'IFI

Structure sécurisée : apporter l'immeuble directement à la filiale opérationnelle (ou à la holding si celle-ci l'affecte directement à son activité opérationnelle propre). L'immeuble sort alors de l'assiette IFI du contribuable au titre de l'art. 965 CGI (parts de société IS dont les actifs immobiliers sont affectés à l'activité).

Hagnéré Patrimoine

Dirigeant IS : votre exonération biens pro tient-elle face à un contrôle ?

Seuil 50 % de rémunération, actifs mixtes, location à la holding : trois sujets qui concentrent l'essentiel des redressements art. 975 III. Un CGP audite la structure avant le 1er janvier et documente la position.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5LMP·5 MIN

Location meublée professionnelle (LMP) : conditions et pièges (art. 975 V 1° CGI)

Vous louez des appartements meublés et vous aimeriez que ces biens sortent de votre IFI ? C'est possible avec le statut LMP. Mais méfiez-vous : les deux conditions légales de l'art. 975 V 1° CGI doivent être remplies simultanément au 1er janvier, et la seconde ne se mesure pas sur les recettes brutes. Et un piège de 2023 peut tout faire basculer.

5.1 Les deux conditions légales de l'art. 975 V 1° CGI et leur mesure

Tableau comparatif : Condition — Seuil / contenu — Base légale et source — Premier cas : Recettes locatives annuelles
ConditionSeuil / contenuBase légale et source
Recettes locatives annuelles> 23 000 € TTC par an (toutes locations meublées du foyer fiscal)Art. 975 V CGI — apprécié au niveau du foyer fiscal
Prépondérance des revenus tirés de la location meubléeLe bénéfice NET BIC de l'activité meublée (et non les recettes brutes) doit excéder 50 % des revenus professionnels du foyer — hors retraites, dividendes, revenus fonciersArt. 975 V 1° CGI + RM Frassa, 27 août 2020, n°12910 + Cass. com. 20 déc. 2023, n°22-17.612
Résultat bénéficiaireL'activité LMP ne doit pas dégager un déficit fiscal — non pas comme troisième condition légale, mais parce que la prépondérance se mesure sur le bénéfice BIC net : un déficit rend le seuil de 50 % inatteignableArt. 975 V 1° CGI — conséquence de la règle de mesure posée, en matière d'ISF (art. 885 R), par Cass. com. 20 déc. 2023, n°22-17.612 ; lecture confirmée par RM Vidal, avril 2024, n°9897

5.2 L'exclusion des retraites du dénominateur (RM Frassa 2020)

Exemple — Retraité LMP : calcul du seuil de prépondérance

Revenus du foyer fiscal :
  Pensions de retraite (exclues du dénominateur — RM Frassa 2020)   :  42 000 €
  Recettes LMP (5 appartements meublés)                            :  38 000 €
  Revenus fonciers (2 appartements nus — exclus)                   :   9 000 €
  Dividendes (exclus)                                              :   6 000 €

Calcul du dénominateur (revenus professionnels retenus) :
  Retraites   →  0 €  (RM Frassa 2020)
  Foncier     →  0 €  (revenus patrimoniaux)
  Dividendes  →  0 €  (revenus du capital)
  LMP         →  38 000 €
─────────────────────────────────────────────────────────────
Taux prépondérance = 38 000 / 38 000 = 100 %  ✓  (> 50 %)
Seuil recettes : 38 000 € > 23 000 €  ✓

→ Conditions LMP IFI remplies malgré 42 000 € de retraites
→ Biens loués meublés exonérés d'IFI  ✓

5.3 LMP déficitaire : la perte totale de l'exonération (Cass. com. 20 déc. 2023)

Arrêt Cass. com. 20 déc. 2023, n°22-17.612 — LMP déficitaire = pas d'exonération IFI

La Cour de cassation a rendu un arrêt majeur, en matière d'ISF sur le fondement de l'art. 885 R CGI alors applicable — repris en substance à l'art. 975 V : la prépondérance des revenus tirés de la location meublée s'apprécie sur le bénéfice BIC net annuel et non sur les recettes brutes. Une activité qui dégage un déficit fiscal ne peut donc pas franchir le seuil de 50 % et l'exonération IFI est perdue, même si :

  • • Les recettes dépassent 23 000 €
  • • Les recettes représentent plus de 50 % des revenus professionnels
  • • Le déficit résulte uniquement d'amortissements comptables élevés

Impact pratique : en LMP, les amortissements sont déductibles du revenu global. Beaucoup de dossiers LMP « optimisés » fiscalement (amortissements maximaux) génèrent un déficit BIC, ce qui supprime simultanément l'avantage IR et l'exonération IFI. Il faut calibrer les amortissements pour maintenir un résultat légèrement positif.

5.4 Gestion déléguée et LMP : résidences gérées (TJ Versailles 2024)

Lorsque la gestion de l'ensemble est confiée à un exploitant (résidences étudiantes, EHPAD, résidences de tourisme), le statut LMP peut être remis en cause. Le TJ Versailles (30 avr. 2024, n°22/01600) a jugé qu'un investisseur confiant l'intégralité de la gestion à un exploitant n'exerce pas personnellement l'activité — l'exonération IFI a été remise en cause sur 3 années. Conserver une implication personnelle minimale (suivi des baux, décisions de travaux) est indispensable.

§ 6PARA-HÔT.·5 MIN

Para-hôtellerie : distinction avec la location meublée et régime IFI

Vous exploitez des gîtes, des chambres d'hôtes ou des locations saisonnières avec services ? Vous faites peut-être de la para-hôtellerie sans le savoir. Et c'est une bonne nouvelle pour votre IFI : contrairement au LMP, la para-hôtellerie n'impose pas de seuil de 23 000 euros ni de condition de 50 % des revenus.

6.1 Les 4 prestations parahôtelières (art. 261 D 4° b CGI)

Depuis la réécriture de l'art. 261 D 4° b du CGI par la loi de finances pour 2024, l'hébergement relève du secteur hôtelier ou para-hôtelier lorsque deux conditions sont réunies : la mise à disposition est offerte pour une durée n'excédant pas trente nuitées (renouvellement possible) et elle s'accompagne d'au moins 3 des 4 prestations suivantes, fournies de façon régulière et non marginale :

Tableau comparatif : Prestation — Description — Exemple pratique — Premier cas : 1. Réception de la clientèle
PrestationDescriptionExemple pratique
1. Réception de la clientèleRéception de la clientèle, même non personnalisée depuis la réécriture de l'art. 261 D 4° b par la loi de finances pour 2024Réception dans les locaux, accueil téléphonique, dispositif de remise des clés doublé d'une permanence
2. Nettoyage régulier des locauxEntretien régulier pendant le séjour (pas seulement entre deux locataires)Ménage quotidien ou plusieurs fois par semaine — pas uniquement le ménage de fin de séjour
3. Fourniture de linge de maisonMise à disposition de linge (draps, serviettes) à l'arrivée et renouvellement en cours de séjourService de blanchisserie, remplacement des serviettes comme en hôtel
4. Petit-déjeunerService d'un petit-déjeuner proposé aux locatairesBuffet, service en chambre, livraison de petit-déjeuner continental

Seuil minimum : 3 prestations sur 4 pour qualifier en para-hôtellerie

La fourniture de seulement 2 prestations (ex : ménage + linge) ne suffit pas à qualifier en para-hôtellerie — l'activité reste une location meublée classique soumise au régime LMP/LMNP. En pratique, les chambres d'hôtes, gîtes avec services complets, résidences de tourisme haut de gamme et certains Airbnb avec services renforcés peuvent qualifier.

6.2 Régime IFI de la para-hôtellerie

La para-hôtellerie est une activité commerciale (BIC) relevant de la catégorie hôtellerie. Elle ouvre droit à l'exonération IFI dans les conditions de l'art. 975 I CGI (exercice en nom propre) ou de l'art. 975 III (via société IS), selon la forme juridique retenue.

Tableau comparatif : Situation — Régime IFI applicable — Avantage vs LMP — Premier cas : Para-hôtellerie en nom propre (EI, EIRL)
SituationRégime IFI applicableAvantage vs LMP
Para-hôtellerie en nom propre (EI, EIRL)Art. 975 I CGI : exonération si activité principale + biens nécessairesPAS de seuil de 23 000 € ni de condition de 50 % revenus — conditions purement qualitatives
Para-hôtellerie via société IS (SAS, SARL)Art. 975 III CGI : exonération dirigeant sous conditions standards ISMêmes conditions que tout dirigeant IS — mais l'activité est clairement commerciale
LMP classique (3 prestations hôtelières absentes)Art. 975 V CGI : conditions 23 000 € + 50 % + résultat bénéficiaireContraintes quantitatives plus lourdes

Atout para-hôtellerie : pas de seuil de 23 000 € ni de condition de 50 %

Différence rarement reprise par la littérature grand public : si la para-hôtellerie constitue la profession principale du contribuable, les biens sont exonérés d'IFI sans condition de recettes minimales. Un exploitant de gîtes ruraux avec prestations complètes (accueil, ménage quotidien, linge, petit-déjeuner) exerçant à titre principal bénéficie de l'exonération même si ses recettes sont inférieures à 23 000 €, à condition que l'activité constitue sa source principale de revenus professionnels.

Pour explorer les solutions d'investissement immobilier adaptées à votre profil, notre cabinet analyse les arbitrages LMP / para-hôtellerie.

§ 7TOURISME·4 MIN

Meublés de tourisme classés : régime spécifique

Les meublés de tourisme classés (1 à 5 étoiles, classement officiel Atout France) bénéficient d'un régime fiscal particulier à l'IR (abattement micro-BIC de 50 % jusqu'à 83 600 € de recettes en 2026, l'ancien régime 71 %/188 700 € ayant été supprimé par la réforme Le Meur) mais leur traitement IFI suit les règles du LMP classique.

7.1 Régime IFI des meublés classés : identique au LMP non classé

Le classement en meublé de tourisme n'ouvre pas droit à un régime IFI spécifique. Les mêmes deux conditions légales et l'exigence jurisprudentielle de l'art. 975 V 1° CGI s'appliquent :

  • Recettes de location meublée > 23 000 € TTC/an
  • Recettes LMP > 50 % des revenus professionnels du foyer (hors retraites — RM Frassa 2020)
  • Activité bénéficiaire (résultat net positif)

Meublé classé : avantage IR, pas d'avantage IFI supplémentaire

La confusion est fréquente : le classement en meublé de tourisme apporte des avantages significatifs à l'IR (abattement micro-BIC de 50 %, contre 30 % pour le meublé non classé) mais ne modifie pas les conditions d'exonération IFI. Un propriétaire de meublé classé 5 étoiles ne peut pas exonérer son bien de l'IFI au simple motif du classement — il doit remplir les conditions LMP comme tout autre loueur meublé.

Exception : si le meublé classé est exploité avec les 3 ou 4 prestations parahôtelières, il bascule dans le régime de la para-hôtellerie (section 6) et bénéficie des conditions plus favorables de l'art. 975 I CGI.

7.2 Saisonnalité et calcul du seuil de 23 000 €

Pour les meublés de tourisme classés soumis à une forte saisonnalité (stations balnéaires, stations de ski), le seuil de 23 000 € s'apprécie sur l'année civile entière, pas uniquement sur la saison. Un meublé générant 35 000 € de recettes sur 3 mois de saison haute remplit la condition. À l'inverse, un meublé mal loué hors saison peut manquer le seuil en année de faible occupation.

§ 8ÉQUIPÉS·4 MIN

Location d'établissements commerciaux ou industriels équipés (art. 975 V 2° CGI)

L'article 975 V 2° CGI prévoit un régime d'exonération spécifique, distinct de la location meublée, pour la location de « établissements commerciaux ou industriels munis du mobilier ou du matériel nécessaire à leur exploitation » (termes exacts du 2° du V de l'art. 975 CGI). Cette voie est rarement traitée dans la littérature grand public malgré son intérêt pratique réel.

8.1 Champ d'application : hôtels, cliniques, résidences, garages équipés

Tableau comparatif : Type d'établissement — Éligibilité art. 975 V 2° — Condition principale — Premier cas : Hôtel entièrement équipé (mobilier, matériel de cuisine, linge)
Type d'établissementÉligibilité art. 975 V 2°Condition principale
Hôtel entièrement équipé (mobilier, matériel de cuisine, linge)OuiLocaux munis du matériel nécessaire à l'exploitation hôtelière — le preneur exploite commercialement l'hôtel
Clinique ou établissement de soins avec équipements médicauxOuiÉquipements médicaux intégrés aux locaux — le preneur exerce l'activité médicale
Résidence de tourisme avec services et équipements completsOuiRésidence exploitée commercialement par un gestionnaire professionnel
Garage automobile avec équipements (pont, compresseur, outillage)OuiLocaux et équipements professionnels loués à un garagiste exploitant
Local commercial loué vide (sans équipements)Non — art. 975 V 2° non applicableLa location nue reste exclue — seule la location avec équipements est visée

8.2 Conditions applicables : ce que le 2° du V ne reprend pas du LMP

Contrairement à une idée répandue, le 2° du V de l'art. 975 CGI n'attache aucun seuil chiffré à cette activité : la réserve tenant à plus de 23 000 € de recettes et à plus de 50 % des revenus du foyer est écrite à l'intérieur du 1° du V, consacré à la seule location meublée. Pour la location d'établissements équipés, ce sont les conditions générales des I à IV qui s'appliquent :

  • L'activité de location équipée doit constituer l'activité principale du redevable (art. 975 I), ou être exercée au sein d'une société relevant des II à IV
  • Les biens doivent être nécessaires à l'exercice de cette activité
  • Appréciation des conditions au 1er janvier de l'année d'imposition

Avantage pratique : pas besoin de conditions de gestion personnelle comme en LMP classique

Contrairement au LMP classique où le TJ Versailles 2024 a exigé une implication personnelle dans la gestion, la location d'un établissement équipé à un exploitant professionnel (hôtelier, clinicien, garagiste) est structurellement une location à un tiers. Le propriétaire est un bailleur d'un outil professionnel — la gestion personnelle n'est pas requise de la même façon. En revanche, l'activité de location doit rester son activité principale au sens des revenus.

§ 9DOUBLE·5 MIN

Double statut LMNP-IR / LMP-IFI : l'asymétrie qui change la donne pour les retraités investisseurs

Vous êtes retraité, vous louez des meublés, et vous pensez ne pas pouvoir échapper à l'IFI parce que vos retraites sont trop élevées par rapport à vos loyers ? Détrompez-vous. Grâce à une asymétrie entre les règles IR et IFI, vous pouvez être LMNP à l'impôt sur le revenu (régime favorable) tout en étant LMP pour l'IFI (exonéré). Un montage que les contribuables et leurs experts-comptables traitent rarement de front, parce qu'il croise deux régimes que tout le monde oppose habituellement.

9.1 Pourquoi l'appréciation IR et IFI diverge

Pour l'impôt sur le revenu (condition de prépondérance LMP), le dénominateur comprend tous les revenus professionnels et de remplacement, y compris les pensions de retraite. Un retraité percevant 45 000 € de pension et 30 000 € de recettes LMP a un ratio de 30 000 / (45 000 + 30 000) = 40 % → statut LMNP à l'IR.

Pour l'IFI (art. 975 V CGI), la RM Frassa du 27 août 2020 (n°12910) confirme que les pensions de retraite sont exclues du dénominateur. Le même retraité a un ratio de 30 000 / 30 000 = 100 % → statut LMP pour l'IFI → exonération totale.

Double statut LMNP-IR / LMP-IFI — exemple chiffré

Profil : Mme Dupont, 65 ans, ancienne directrice commerciale retraitée
  — 5 appartements meublés en région parisienne

Revenus du foyer fiscal 2025 :
  Pension de retraite Mme Dupont               :  48 000 €
  Recettes LMP nettes (5 studios meublés)      :  31 000 €
  Dividendes portefeuille financier            :  12 000 €

Calcul condition prépondérance pour l'IR :
  Dénominateur (IR) = pensions + recettes LMP  :  48 000 + 31 000 = 79 000 €
  Ratio IR = 31 000 / 79 000 = 39,2 %  <  50 %
  → STATUT LMNP à l'IR (bénéficie des amortissements LMNP)

Calcul condition prépondérance pour l'IFI (RM Frassa 2020) :
  Dénominateur (IFI) = recettes LMP uniquement  :  31 000 €
  Ratio IFI = 31 000 / 31 000 = 100 %  >  50 %
  → STATUT LMP pour l'IFI → EXONÉRATION TOTALE ✓

Conséquences pratiques :
  • À l'IR  : amortissements LMNP déductibles, déficits reportables sur BIC non-pro uniquement
  • À l'IFI : 5 studios (valeur 1 450 000 €) totalement exonérés → IFI = 0 €
  • Sans ce double statut : IFI ≈ 3 550 €/an (sur 1 450 000 € imposables)

9.2 Conditions pour bénéficier du double statut

Comment structurer le double statut pour un retraité

  • • Recettes LMP > 23 000 €/an — seuil minimum commun IR et IFI
  • • Résultat LMP net positif (bénéficiaire) — condition après Cass. 2023 pour l'IFI ; calibrer les amortissements en conséquence
  • • Pensions de retraite > recettes LMP (sinon on est LMP à l'IR aussi, ce qui peut être souhaitable ou non selon la situation)
  • • Pas d'autres revenus professionnels importants — si le retraité a des honoraires de conseil significatifs, le calcul IFI peut se compliquer

Ce double statut est particulièrement intéressant pour les retraités qui ont investi dans plusieurs biens meublés et qui souhaitent éviter l'IFI tout en conservant la souplesse fiscale du régime LMNP à l'IR. Notre cabinet réalise des audits IFI personnalisés qui incluent systématiquement cette analyse pour les retraités LMP.

§ 10LMP/LMNP·4 MIN

LMP vs LMNP : comparatif IFI complet

Combien coûte la différence entre LMP et LMNP à l'IFI ? Potentiellement des milliers d'euros chaque année. D'un côté, exonération totale. De l'autre, imposition pleine. Voici le comparatif complet pour vous aider à identifier la meilleure stratégie. Pour un comparatif LMNP vs LMP au-delà du seul axe IFI (SSI, plus-values, déficit revenu global, chômage, 3 cas chiffrés), consultez notre guide dédié LMNP ou LMP 2026.

Tableau comparatif : Critère — LMP — LMNP — Premier cas : Traitement IFI
CritèreLMPLMNP
Traitement IFIExonération totale (art. 975 V CGI) si conditions rempliesImposable à l'IFI en droit commun — aucune exonération
Condition recettesRecettes > 23 000 € TTC/anRecettes ≤ 23 000 € ou condition prépondérance non remplie
Condition prépondéranceRecettes LMP > 50 % des revenus professionnels (hors retraites)Non requise (ou non remplie)
Déficit BICImputable sur le revenu global — mais perd l'exonération IFI (Cass. 2023)Reportable uniquement sur BIC non pro des 10 années suivantes
Traitement IRBIC professionnel — imputation déficit sur revenu globalBIC non professionnel — pas d'imputation sur revenu global
Cotisations socialesRégime TNS ou salarié selon configurationPrélèvements sociaux 18,6 % sur les revenus nets de location meublée (LFSS 2026, loi 2025-1403 du 30/12/2025)
Régime d'impositionRéel obligatoire si recettes > 83 600 € — sinon micro-BIC possibleMicro-BIC si recettes ≤ 83 600 € (abattement 50 %)

Stratégie : passer de LMNP à LMP pour supprimer l'IFI

Pour un portefeuille de meublés en LMNP imposable à l'IFI, le passage au statut LMP peut permettre une exonération totale. Leviers d'action :

  • • Acquérir un ou plusieurs biens supplémentaires pour dépasser 23 000 € de recettes
  • • Réduire les autres revenus professionnels (passage partiel en retraite, réduction de salaire)
  • • Calibrer les amortissements pour maintenir un résultat BIC légèrement positif (éviter le déficit)

Cette stratégie doit être anticipée avant le 1er janvier pour produire ses effets. Pour explorer les solutions d'investissement en meublé, consultez notre service dédié.

Impact IFI du passage LMNP → LMP

Portefeuille de 5 appartements meublés à Lyon
Valeur vénale totale au 1er janvier 2026          : 2 200 000 €
Recettes actuelles                                :    36 000 €/an
Autres revenus professionnels du foyer            :         0 €  (retraité)

Situation LMNP (recettes < 50 % revenus pro car retraites = 40 000 €) :
  → Si l'on INCLUT les retraites dans le dénominateur (erreur fréquente) :
     36 000 / (36 000 + 40 000) = 47,4 % ✗  → LMNP imposable
  Assiette IFI : 2 200 000 €
  IFI calculé (barème art. 977) ≈              :     8 800 €/an

Situation LMP (RM Frassa 2020 — retraites exclues) :
  36 000 / 36 000 = 100 % ✓ → LMP exonéré
  Assiette IFI : 0 €  (exonération totale art. 975 V)
  IFI : 0 €
─────────────────────────────────────────────────────
Économie IFI annuelle                             :     8 800 €/an
Sur 10 ans                                        :    88 000 €
§ 11LIBÉRALES·4 MIN

Professions libérales : SCP à l'IR, SEL et SELARL à l'IS

Vous êtes médecin, avocat, notaire ou expert-comptable ? Le choix entre SCP (IR) et SELARL (IS) a un impact direct sur votre IFI. La SCP offre un régime beaucoup plus souple — mais le passage en SEL, souvent motivé par l'optimisation IR, peut vous coûter cher en IFI. Voici pourquoi.

11.1 SCP (Société Civile Professionnelle) à l'IR — art. 975 IV CGI

La SCP est translucide fiscalement (IR). Les parts de SCP sont exonérées comme biens professionnels si l'associé exerce effectivement son activité professionnelle au sein de la SCP. La condition clé posée par l'art. 975 II CGI est l'exercice personnel et effectif de l'activité — un associé qui ne traite plus de dossiers perd l'exonération.

11.2 SEL et SELARL à l'IS — art. 975 III CGI

Tableau comparatif : Structure — Régime fiscal — Conditions IFI art. 975 — Vigilance — Premier cas : SCP (médecins, avocats, notaires)
StructureRégime fiscalConditions IFI art. 975Vigilance
SCP (médecins, avocats, notaires)IR — transparence fiscaleArt. 975 IV : exercice effectif au sein de la structureAssocié ne pratiquant plus ou en semi-retraite → perte de l'exonération
SELARL (médecins, pharmaciens, kinés)ISArt. 975 III : gérant + rémunération > 50 % + > 25 % droits de voteRémunération trop faible si le médecin a d'autres sources importantes
SELAS (avocats, experts-comptables)ISArt. 975 III : président ou DG + mêmes conditionsMême règle que SELARL
Cabinet individuel (nom propre)BNC directArt. 975 I : activité principale + bien nécessaireLe local doit être utilisé dans l'activité, pas loué à un tiers

Pour une analyse approfondie des sociétés IS et des holdings animatrices IFI, consultez notre guide dédié qui détaille les conditions de l'art. 966 CGI et la jurisprudence 2015-2025.

§ 12MIXTES·4 MIN

Biens mixtes : calcul de la quote-part professionnelle (art. 975 I CGI)

Votre cabinet médical occupe le rez-de-chaussée et vous habitez aux étages ? Vous travaillez trois jours par semaine depuis un bureau à domicile ? Dans ces cas, votre bien est "mixte" — et seule la fraction professionnelle est exonérée d'IFI. Voici comment calculer ce prorata.

Tableau comparatif : Méthode de prorata — Utilisation — Exemple — Premier cas : Prorata superficie
Méthode de prorataUtilisationExemple
Prorata superficieImmeuble partiellement utilisé à des fins pro (cabinet au RDC, logement aux étages)Cabinet = 60 m² sur 180 m² total → 33,3 % exonéré
Prorata tempsBien utilisé alternativement (bureau à domicile utilisé 3 jours/5)3/5 jours pro → 60 % exonéré (doit correspondre à l'utilisation réelle)
Prorata valeur vénaleBâtiments distincts sur une même propriété (maison + atelier)Valeur atelier / valeur totale de la propriété
Exemple — Médecin généraliste : immeuble mixte cabinet + logement

Immeuble total : 220 m² — valeur vénale au 1er janvier 2026 : 650 000 €

Surfaces :
  Cabinet médical (RDC)                    :   55 m²
  Salle d'attente + accueil (RDC)          :   25 m²
  Logement personnel (1er et 2e étage)     :  140 m²

Quote-part professionnelle = (55 + 25) / 220 = 36,4 %

Fraction exonérée IFI (art. 975 I + II)   :  236 600 €
Fraction imposable IFI (63,6 %)           :  413 400 €

IFI sur la fraction imposable ≈           :   2 894 €/an
Sans exonération biens mixtes ≈           :   4 550 €/an
Économie IFI annuelle                     :   1 656 €/an

Bureau à domicile : conditions pour que le prorata soit opposable

  • • Le bureau doit être déclaré dans les revenus professionnels (frais réels)
  • • Il doit être physiquement distinct du reste du logement (pièce fermée dédiée)
  • • Le prorata retenu à l'IFI doit être cohérent avec celui déclaré à l'IR
  • • En cas de contrôle, l'administration vérifie la cohérence pluriannuelle
§ 13RURAUX·5 MIN

Biens ruraux et forestiers : baux à long terme, GFA, bois et forêts (art. 976 CGI)

Vos terres agricoles sont-elles exonérées d'IFI ? La réponse dépend d'une question simple : à qui les louez-vous ? Si le fermier est un membre de votre famille, l'exonération peut être totale. Si c'est un tiers, elle sera partielle — mais reste très avantageuse. Une distinction qui peut représenter des milliers d'euros d'IFI par an.

13.1 Exonération totale : bail long terme consenti à la famille (art. 976 III CGI)

Le III de l'article 976 CGI exonère en totalité les biens ruraux donnés à bail à long terme, comme des biens professionnels totalement exonérés lorsque trois conditions cumulatives sont remplies :

3 conditions cumulatives pour l'exonération totale (art. 976 III CGI)

  • • Bail à long terme : le bail rural doit avoir une durée d'au moins 18 ans (bail à long terme au sens du Code rural)
  • • Preneur membre de la famille : le preneur (locataire) doit être le conjoint, le partenaire de PACS ou le concubin notoire du bailleur, l'un de leurs frères et sœurs, l'un de leurs ascendants ou descendants
  • • Activité agricole principale : le preneur doit exercer l'activité agricole à titre principal — la location à un membre de la famille qui exploite accessoirement ne suffit pas

Si ces trois conditions sont réunies : exonération totale des terres comme biens professionnels — pas de plafond, pas de partage 75 %/50 %. L'intégralité de la valeur des terres sort de l'assiette IFI.

13.2 Exonération partielle : bail long terme consenti à un tiers (art. 976 CGI)

Lorsque le bail à long terme est consenti à une personne non membre de la famille (ou que les conditions familiales du III de l'art. 976 ne sont pas remplies), le même article 976 prévoit une exonération partielle :

Tableau comparatif : Tranche de valeur imposable — Taux d'exonération — Remarque — Premier cas : Jusqu'à 101 897 € (montant inscrit en toutes lettres à l'art. 976 CGI, non revalorisé annuellement)
Tranche de valeur imposableTaux d'exonérationRemarque
Jusqu'à 101 897 € (montant inscrit en toutes lettres à l'art. 976 CGI, non revalorisé annuellement)75 % de la valeurLes 75 % de la valeur dans cette tranche sont exclus de l'assiette IFI
Au-delà de 101 897 €50 % de la valeurLes 50 % de la valeur au-delà du seuil sont exclus de l'assiette IFI
Exemple — Propriétaire foncier agricole

M. Lefebvre détient des terres agricoles en Beauce
  Valeur vénale au 1er janvier 2026           :  380 000 €
  Bail à long terme (18 ans) à un agriculteur tiers

Calcul d'exonération art. 976 CGI :

  Tranche ≤ 101 897 € :
    Exonéré 75 % = 101 897 × 75 %             :   76 422,75 €
    Imposable 25 % = 101 897 × 25 %           :   25 474,25 €

  Tranche > 101 897 € (soit 380 000 – 101 897 = 278 103 €) :
    Exonéré 50 % = 278 103 × 50 %             :  139 051,50 €
    Imposable 50 % = 278 103 × 50 %           :  139 051,50 €
────────────────────────────────────────────────────────
  Total exonéré                               :  215 474,25 €  (56,7 %)
  Total imposable IFI                         :  164 525,75 €  (43,3 %)

  Cette fraction imposable s'ajoute au reste du patrimoine immobilier :
  aucun IFI si l'assiette totale du foyer reste sous 1,3 M€

  Si M. Lefebvre avait conclu son bail avec un enfant agriculteur :
  → Art. 976 III : exonération TOTALE → 380 000 € hors IFI

13.3 Groupements Fonciers Agricoles (GFA) et Groupements Agricoles Fonciers (GAF)

Les parts de Groupements Fonciers Agricoles (GFA) et de Groupements Agricoles Fonciers (GAF) non exploitants bénéficient du même régime d'exonération partielle que les baux ruraux à long terme (art. 976 CGI) : 75 % jusqu'au seuil d'environ 101 897 €, puis 50 % au-delà.

Pour bénéficier de cette exonération, les parts de GFA/GAF doivent remplir plusieurs conditions :

  • Les statuts du groupement doivent interdire l'exploitation directe (groupement non exploitant)
  • Les biens immobiliers du groupement doivent être affectés à une activité agricole réelle
  • Un bail à long terme (≥ 18 ans) doit avoir été conclu avec un preneur agriculteur
  • Les parts doivent représenter des actifs immobiliers agricoles — la quote-part de trésorerie ou d'actifs non agricoles reste imposable

GFA : un outil de transmission patrimoniale agricole avantageux à l'IFI

Le GFA présente un double avantage patrimonial : l'exonération partielle IFI (75 %/50 %) et la possibilité d'appliquer une décote de liquidité sur les parts (généralement 10 à 20 %) pour réduire davantage la valeur imposable. Pour les grandes propriétés agricoles, la combinaison GFA + bail long terme peut réduire l'assiette IFI de 70 à 80 %. Notre service de gestion de fortune accompagne les propriétaires fonciers dans ces structurations.

13.4 Bois et forêts

Les bois et forêts soumis à un plan simple de gestion (PSG) agréé bénéficient également d'une exonération partielle d'IFI de 75 % de leur valeur, sans limitation de montant (art. 976 CGI). Cette exonération est conditionnée à :

  • Présentation d'un plan simple de gestion agréé (PSG) par le Centre Régional de la Propriété Forestière (CRPF)
  • Respect des prescriptions du plan simple de gestion pendant toute sa durée de validité
  • Fourniture de l'attestation annuelle de gestion conforme au PSG
  • Pour les parts de groupements forestiers : mêmes conditions + le groupement doit avoir souscrit un PSG ou engagement équivalent

Bois et forêts : exigences documentaires à ne pas négliger

L'exonération de 75 % sur les bois et forêts est conditionnelle et non automatique. Elle peut être refusée en contrôle si le PSG est expiré, si la gestion n'est pas conforme aux prescriptions du plan, ou si l'attestation annuelle n'a pas été produite. Il est indispensable de tenir un dossier de gestion à jour et de joindre les justificatifs à la déclaration IFI 2042-IFI.

Hagnéré Patrimoine

Terres, GFA, forêts avec PSG : quelle exonération s'applique à votre cas ?

Bail familial long terme, GFA exploitant vs non exploitant, forêt avec PSG art. 976 : les règles varient selon le statut du preneur, la durée du bail et la documentation de gestion. On cartographie votre situation.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 14HOLDING·4 MIN

Holding animatrice et biens professionnels IFI

La holding animatrice est au croisement de l'art. 966 CGI (qui définit le périmètre des sociétés opérationnelles depuis la création de l'IFI en 2018) et de l'art. 975 III (exonération biens pro). Les parts de holding animatrice sont exonérées d'IFI pour la fraction des actifs nécessaires à l'activité des filiales opérationnelles. L'immobilier de placement détenu par la holding reste imposable.

Guide dédié disponible

Les conditions d'animation, la convention type, les procès-verbaux de comité stratégique, la jurisprudence 2015-2025 (dont CA Saint-Denis 28 mars 2025) et les cas pratiques OBO/LBO sont détaillés dans notre guide complet holding animatrice et IFI.

§ 15JURIS.·4 MIN

Jurisprudence récente (2021-2025)

Tableau comparatif : Arrêt / Décision — Sujet — Apport principal — Premier cas : Cass. com. 3 mars 2021, n°19-22.397
Arrêt / DécisionSujetApport principal
Cass. com. 3 mars 2021, n°19-22.397Holding animatriceLa preuve de l'animation effective doit être apportée par le contribuable — la seule présence de filiales ne suffit pas
RM n°20302, 2 février 2021Immeuble loué à la holding puis sous-loué à la filialeL'interposition de la holding rompt le lien d'affectation directe → immeuble non exonéré (gestion patrimoniale passive)
Cass. com. 25 mai 2022, n°19-25.513Dutreil — date du fait générateurArrêt rendu en matière Dutreil (art. 787 B CGI) sur la date du fait générateur. En IFI, la règle du 1er janvier résulte de l'art. 964 CGI et de la doctrine administrative
RM Frassa, 27 août 2020, n°12910 (JO Sénat)Exclusion des retraites du dénominateur IFILes pensions de retraite sont exclues du dénominateur pour le calcul du seuil de 50 % LMP à l'IFI — divergence avec le calcul IR
Cass. com. 20 déc. 2023, n°22-17.612LMP déficitaire (arrêt ISF, art. 885 R CGI)La prépondérance s'apprécie sur le bénéfice BIC net annuel, non sur les recettes brutes → un LMP déficitaire n'atteint pas le seuil de 50 % et perd l'exonération, même si les recettes dépassent 23 000 € et 50 % des revenus pro
RM Vidal, JOAN 9 avril 2024, n°9897LMP déficitaire — confirmation administrativeL'administration fiscale confirme Cass. 2023 : LMP déficitaire = pas d'exonération IFI, même si activité unique
Cass. com. 10 mai 2024, n°22-18.812Holding sans filiale opérationnelle réelleHolding dont la seule filiale a cessé son activité avant le 1er janvier = plus animatrice → parts imposables à l'IFI
TJ Versailles 30 avr. 2024, n°22/01600LMP — gestion intégralement déléguée à l'exploitantInvestisseur en résidence gérée sans aucune implication personnelle = pas de LMP valable → exonération remise en cause sur 3 ans
CA Saint-Denis, 28 mars 2025Holding animatrice — appréciation in concretoConvention d'animation formelle mais non exécutée = inopposable. Les juges vérifient les services effectivement rendus, pas le texte signé
Cons. const. 15 janvier 2025, QPC plafonnement IFIPlafonnement IFI art. 979 CGILe calcul du plafonnement incluant les plus-values brutes n'est pas contraire au principe d'égalité devant l'impôt
Cass. com. 17 décembre 2025, n°24-17.415Pacte Dutreil + holding animatriceLes conditions de holding animatrice s'apprécient au jour du décès ; l'animation suppose des filiales réellement opérationnelles (pas de SCI patrimoniales). Transposable IFI par analogie pour l'exonération bien professionnel via holding

Lecture transversale : 3 règles à garder en tête pour un dossier de contrôle

  • • Règle du 1er janvier : toutes les conditions s'apprécient à cette date — pas de prorata, pas de régime transitoire (art. 964 CGI)
  • • Exigence de réalité : l'activité professionnelle doit être réelle, non déficitaire, personnellement exercée — la forme juridique ne protège pas si la substance fait défaut (Cass. 2023, TJ Versailles 2024)
  • • Preuve à la charge du contribuable : c'est au contribuable de prouver les conditions d'exonération (Cass. 2021, CA Saint-Denis 2025) — la charge de la preuve est un risque réel en contrôle
§ 16CAS·8 MIN

Cas pratiques chiffrés par profil

Les cas pratiques ci-dessous appliquent le barème IFI 2026 (art. 977 CGI) pour illustrer l'impact concret des exonérations biens professionnels.

16.1 Dirigeant de SARL — condition rémunération borderline

Profil : M. Leroy, gérant associé de SARL (détention : 35 % droits de vote)

Revenus professionnels 2025 :
  Rémunération SARL (salaire gérant)          :   90 000 €
  Honoraires de conseil (autre activité)      :   60 000 €
  Dividendes SARL                             :   80 000 €  ← hors dénominateur

Test condition rémunération > 50 % :
  Numérateur   : 90 000 €  (rémunération SARL)
  Dénominateur : 90 000 + 60 000 = 150 000 €  (revenus pro sans dividendes)
  Ratio = 90 000 / 150 000 = 60 %  ✓  (> 50 %)
Détention droits de vote : 35 % > 25 %  ✓
→ Parts SARL exonérées comme biens professionnels  ✓

Scénario dégradé : honoraires de conseil passent à 100 000 €
  Ratio = 90 000 / (90 000 + 100 000) = 47,4 %  ✗  (< 50 %)
→ Perte de l'exonération IFI
→ Parts SARL (valeur 800 000 €) imposables
→ IFI supplémentaire ≈  4 000–5 000 €/an

16.2 Retraité LMP — portefeuille parisien

Profil : M. Bernard, 66 ans, ancien cadre supérieur retraité
  — 7 studios meublés à Paris (LMP)
  — Résidence principale Paris + résidence secondaire

Patrimoine au 1er janvier 2026 :
  7 studios meublés (LMP — art. 975 V)   : 2 450 000 €  →  exonérés ✓
  Résidence principale Paris             :   920 000 €  →  abattement 30 % = 644 000 €
  Résidence secondaire (Bretagne)        :   280 000 €  →  imposable

Assiette IFI nette : 644 000 + 280 000 = 924 000 €
→ Sous le seuil IFI (1 300 000 €)  →  IFI = 0 €  ✓

Sans exonération LMP : assiette = 3 374 000 €
  IFI calculé ≈  19 430 €/an
Économie annuelle LMP                   :  19 430 €/an

16.3 Médecin cardiologue — SELARL + immeuble mixte

Profil : Dr Martin, cardiologue — gérant de sa SELARL (70 % des parts)

Patrimoine brut au 1er janvier 2026 :
  Parts SELARL (actif net total 500 000 € : 400 000 € pro + 100 000 € tréso)
    Valeur parts Dr Martin (70 %) = 350 000 €
  Immeuble mixte cabinet / logement (220 m², val. 650 000 €)
  Appartement locatif nu                       :   320 000 €

Exonérations art. 975 :
  Parts SELARL :
    Fraction pro = 400 000 / 500 000 = 80 %
    Exonéré = 80 % × 350 000                   :   280 000 €
    Imposable IFI = 20 % × 350 000             :    70 000 €
  Immeuble mixte (80 m² pro / 220 m² = 36,4 %) :
    Exonéré = 36,4 % × 650 000                 :   236 600 €
    Imposable = 63,6 % × 650 000               :   413 400 €
  Appartement nu : aucune exonération           :   320 000 €

Assiette IFI nette : 70 000 + 413 400 + 320 000 = 803 400 €
→ Sous le seuil IFI (1 300 000 €)  →  IFI = 0 €  ✓

Sans exonérations : 350 000 + 650 000 + 320 000 = 1 320 000 €
→ IFI ≈  1 640 €/an  (2 640 € au barème, moins la décote de 1 000 € — art. 977 II CGI)
→ Avec les dettes déductibles (art. 974), retour sous le seuil possible

Pour le détail des dettes déductibles de l'IFI (art. 974 CGI), consultez notre guide dédié.

16.4 Agriculteur propriétaire foncier — baux familiaux vs tiers

Profil : M. Durand, viticulteur en Bourgogne (70 ans)
  Situation : se retire progressivement, cède l'exploitation à sa fille

Patrimoine foncier agricole au 1er janvier 2026 :
  Terres viticoles exploitées par M. Durand en direct  :   800 000 €  → Art. 975 I (activité principale)  ✓
  Vignes transmises à bail long terme (18 ans) à sa fille :
    → Sa fille exploite à titre principal  ✓
    → Bail conclu avec membre de la famille  ✓
  Valeur vénale des vignes cédées à bail               :   950 000 €  → Art. 976 III : exonération TOTALE  ✓
  Forêt (160 ha) avec PSG agréé (art. 976)              :   560 000 €  → Exonération 75 % (sans plafond)
  Maison d'exploitation (logement + cave)              :   420 000 €  → Bien professionnel (affecté exploitation)  ✓
  Résidence principale                                 :   380 000 €  → Abattement 30 % = 266 000 €

Assiette IFI nette :
  Vignes bail familial             :         0 €  (art. 976 III — exonération totale)
  Terres exploitées en direct      :         0 €  (art. 975 I — bien professionnel)
  Maison d'exploitation            :         0 €  (art. 975 I — bien nécessaire)
  Forêt PSG (75 % exonéré)         :   140 000 €  (25 % imposable = 560 000 × 25 %)
  Résidence principale (–30 %)     :   266 000 €
─────────────────────────────────────────────────────────────────
  Assiette IFI totale              :   406 000 €  → Sous le seuil IFI  → IFI = 0 €  ✓

Sans exonérations (droit commun) :
  Patrimoine brut imposable        : 3 110 000 €
  IFI calculé (barème art. 977)    :    16 790 €/an
  Économie annuelle grâce aux exonérations agricoles et forestières  :  16 790 €/an

16.5 Para-hôtelier — gîtes avec services complets

Profil : Mme Rousseau, exploitante de 4 gîtes ruraux en Dordogne
  — Activité à titre principal depuis 2018
  — Prestations : accueil, ménage quotidien, linge, petit-déjeuner (4/4 prestations)

Activité et revenus 2025 :
  Recettes para-hôtelières (4 gîtes — 220 nuits/an)  :   92 000 €  (BIC commercial)
  Résultat net para-hôtelier (après charges)         :   38 000 €  (bénéficiaire)
  Autres revenus : néant (activité à titre principal)

Patrimoine au 1er janvier 2026 :
  4 gîtes ruraux (corps de ferme rénovés)            : 1 680 000 €
  Équipements professionnels (linge, matériel)       :    28 000 €  (hors IFI par nature)
  Résidence principale (maison du domaine)           :   420 000 €  → abattement 30 % = 294 000 €

Régime IFI applicable (art. 975 I — para-hôtellerie) :
  ✓ Activité commerciale (BIC) avec 4 prestations hôtelières
  ✓ Activité exercée à titre principal (seule source de revenus)
  ✓ Biens nécessaires à l'exploitation (gîtes = outil de travail)
  PAS de condition de 23 000 € ni de seuil de 50 %
  PAS de condition de résultat bénéficiaire vs déficitaire (règle LMP)

Assiette IFI :
  4 gîtes                          :         0 €  (art. 975 I — biens professionnels)
  Résidence principale (–30 %)     :   294 000 €
─────────────────────────────────────────────────────────────────
  Assiette IFI totale              :   294 000 €  → Sous le seuil  → IFI = 0 €  ✓

Comparaison si activité requalifiée en LMP simple (2 prestations seulement) :
  Recettes 92 000 € > 23 000 € ✓ — Ratio 92 000 / 92 000 = 100 % ✓
  Mais résultat net = 38 000 € (bénéficiaire)  ✓  → Exonération maintenue
  Risque : si résultat devient négatif → LMP déficitaire → perte exonération
  → Para-hôtellerie (art. 975 I) est plus robuste : pas de condition de résultat
Méthode documentée

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§ 17PIÈGES·5 MIN

Pièges classiques et redressements IFI fréquents

Tableau comparatif : Piège — Description — Conséquence IFI — Premier cas : Cessation d'activité au 31 décembre
PiègeDescriptionConséquence IFI
Cessation d'activité au 31 décembreArrêt de l'activité avant le 1er janvier — conditions appréciées au 1er janvierPerte de l'exonération pour l'année entière — aucun prorata temporis
LMP déficitaire par amortissements élevésAmortissements maximaux générant un résultat BIC négatifPerte de l'exonération IFI (Cass. déc. 2023) — calibrer les amortissements
Rémunération dirigeant < 50 % revenus proDéveloppement d'une autre activité sans ajuster la rémunération de directionPerte de l'art. 975 III — parts redeviennent imposables à l'IFI
Immeuble loué à la société (pas affecté directement)Bien loué à la société par le dirigeant-associé — pas d'affectation directe à l'exploitationRM n°20302 (2021) : bien non exonéré — assimilation à un placement
Holding passive confondue avec animatriceStructure de détention sans services effectifs aux filialesPas d'exonération IFI — obligation de prouver l'animation in concreto
SCP sans exercice effectifAssocié de SCP qui n'exerce plus (maladie, semi-retraite)Perte de l'exonération art. 975 II — l'exercice doit être effectif et documenté
LMP en résidence gérée sans implicationDélégation totale de la gestion à l'exploitant professionnelTJ Versailles 2024 : LMP remis en cause — l'investisseur doit rester actif dans la gestion
Biens non nécessaires déclarés professionnelsImmeuble de placement déclaré comme outil professionnelRedressement + majorations — nécessité appréciée strictement

Documents à conserver impérativement en cas de contrôle IFI

  • • Dirigeant IS : bulletins de salaire, avis d'imposition IR, K-bis, PV d'AG fixant la rémunération, tableau de répartition capital et droits de vote
  • • LMP : déclaration 2042 C Pro (BIC professionnel), justificatifs de recettes, relevés de charges, preuves d'implication personnelle dans la gestion
  • • SCP : statuts, liste des associés actifs, agenda professionnel, fichier patients ou clients actif
  • • Bien mixte : plan des locaux avec superficie professionnelle identifiée, cohérence avec les frais réels déclarés à l'IR

L'exonération des biens professionnels s'inscrit dans une stratégie plus large de séparation des patrimoines — voir Structuration patrimoine dirigeant SAS 2026.

Sources officielles et références

  • Code général des impôts : art. 975 I (exercice à titre individuel, y compris la quote-part professionnelle des biens à usage mixte), art. 975 II (sociétés de personnes à l'IR — SCP, SNC), art. 975 III (sociétés IS — dirigeant), art. 975 IV (participations dans plusieurs sociétés à l'IS), art. 975 V 1° (location meublée), art. 975 V 2° (location d'établissements équipés), art. 975 VI (exonération à hauteur de la participation), art. 975 VII (actifs soumis à la taxe de l'art. 235 ter C), art. 976 III (bail rural long terme à un proche — exonération totale), art. 976 (bail long terme à un tiers — exonération partielle 75 %/50 %), art. 966 (sociétés opérationnelles, depuis 2018), art. 968 (démembrement), art. 974 (passif déductible)
  • BOFiP : BOI-PAT-IFI-30-10 (biens professionnels), BOI-PAT-IFI-30-10-10-10 (activités exonérées), BOI-PAT-IFI-30-10-30-10 (sociétés IS et holding animatrice)
  • Jurisprudence : Cass. com. 3 mars 2021, n°19-22.397 — Cass. com. 25 mai 2022, n°19-25.513 — Cass. com. 20 déc. 2023, n°22-17.612 — Cass. com. 10 mai 2024, n°22-18.812 — TJ Versailles 30 avr. 2024, n°22/01600 — CA Saint-Denis, 28 mars 2025
  • Réponses ministérielles : RM Frassa, 27 août 2020, n°12910 (retraites et LMP) — RM n°20302 (2021, bien loué à la société) — RM Vidal, avril 2024 (LMP déficitaire)
  • Loi de finances pour 2024 : codification de la définition de holding animatrice à l'art. 787 B CGI (Dutreil) — l'art. 966 CGI (IFI) existe depuis 2018

Avertissement — Ce guide est à jour au 26 février 2026

Ce guide a été rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (CIF enregistré auprès de l'AMF, COA, COBSP). Il constitue une information générale à caractère éducatif et ne saurait remplacer un conseil personnalisé adapté à votre situation patrimoniale. La fiscalité évolue régulièrement : les conditions d'exonération, les seuils et la jurisprudence peuvent avoir évolué postérieurement à la date de rédaction. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.

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Sources et références légales

  • Code général des impôts — biens professionnels

    Art. 975 CGI (exonération des actifs professionnels). Art. 975 I (exercice à titre individuel : artisans, commerçants, libéraux, agriculteurs ; quote-part professionnelle des biens à usage mixte). Art. 975 II (société de personnes à l'IR : SCP, SNC, SARL ayant opté pour l'IR). Art. 975 III (société à l'IS : fonction de direction + rémunération représentant plus de la moitié des revenus professionnels + détention d'au moins 25 % des droits de vote). Art. 975 IV (participations dans plusieurs sociétés à l'IS, chacune remplissant les conditions du III). Art. 975 V 1° (location meublée : recettes > 23 000 € + plus de 50 % des revenus du foyer). Art. 975 V 2° (location d'établissements commerciaux ou industriels équipés). Art. 975 VI (exonération à hauteur de la participation du redevable). Art. 975 VII (actifs soumis à la taxe de l'art. 235 ter C).

  • Code général des impôts — connexes

    Art. 966 CGI (holding animatrice). Art. 968 CGI (démembrement, usufruitier seul imposable). Art. 976 CGI (exonération partielle 75 % / 50 % biens ruraux non familiaux, seuil 101 897 €). Art. 155 IV CGI (LMP au sens IR, distinction avec LMP-IFI). Art. 324-1 Code du tourisme (meublés de tourisme classés).

  • BOFiP & doctrine fiscale

    BOFiP BOI-PAT-IFI-30-10-20 (commentaires biens professionnels art. 975). RM Frassa 27/08/2020 n° 12910 (retraites exclues du dénominateur LMP-IFI). RM Brugnera 02/02/2021 n° 20302 JOAN (immeuble loué nu à société par associé-dirigeant non exonéré). BOFiP BOI-PAT-IFI-30-10-30 (holding animatrice).

  • Jurisprudence 2021-2025

    Cass. com. 20/12/2023 n° 22-17.612 (prépondérance appréciée sur le bénéfice BIC net et non sur les recettes brutes : un LMP déficitaire n'atteint pas le seuil de 50 %). TJ Versailles 2024 (exigence implication personnelle gestion LMP). CE 2024-2025 (animation effective holding, contrôle annuel). Cass. com. 2025 (rémunération dirigeant prise en compte sur revenus brut, pas net).

  • Lois & réformes 2018-2026

    Loi n° 2017-1837 du 30/12/2017 (création IFI, abrogation ISF). Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026 art. 975 VII confirmation périmètre). Pas de revalorisation seuil 23 000 € LMP en 2026. Pas de revalorisation seuil 1,3 M€ d'IFI en 2026. Plafonnement art. 979 CGI maintenu (75 % revenus).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Toute optimisation IFI biens professionnels doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 8 mai 2026 mais peuvent évoluer.

Foire aux questions

Tout sur les biens professionnels IFI en 2026 et les 7 voies d'exonération art. 975 CGI.

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  • Quatre conditions cumulatives (art. 975 CGI) : 1) exercer une activité professionnelle à titre principal ; 2) l'activité doit être de nature industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale ; 3) les biens doivent être nécessaires à l'exercice de cette activité ; 4) pour une société à l'IS, le dirigeant doit percevoir une rémunération supérieure à 50 % de ses revenus professionnels et détenir au moins 25 % des droits de vote. L'ensemble de ces conditions s'apprécie au 1er janvier de l'année d'imposition.