Structurez votre patrimoine de non-résident avec un expert
Exit tax, régime impatrié, fiscalité internationale, immobilier français et enveloppes patrimoniales : nous cadrons votre stratégie avant tout arbitrage ou changement de résidence.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en fiscalité patrimoniale internationale
Quentin Hagnéré accompagne expatriés, impatriés, non-résidents et dirigeants mobiles sur leurs arbitrages fiscaux, financiers et successoraux entre la France et l'étranger.
Sommaire
- 1. La résidence fiscale décide tout
- 2. La polizza vita italienne : de quoi parle-t-on ?
- 3. Le tableau comparatif tête-à-tête 2026
- 4. Résident français : la polizza, un faux ami
- 5. Sécurité : super-privilège vs système italien
- 6. Architecture ouverte, multidevises, portabilité
- 7. S'expatrier en Italie : l'AVL caméléon
- 8. AVL ou polizza italienne : pour qui ?
- 9. Notre verdict
- FAQ — 10 questions essentielles
« Avec un contrat au Luxembourg ou en Italie, je paierai moins d'impôts qu'en France, non ? » C'est le malentendu le plus fréquent que nous entendons en rendez-vous. La requête « assurance vie Luxembourg vs Italie » cache en réalité deux questions très différentes : êtes-vous résident fiscal français ? Ou allez-vous vous installer en Italie ? Et la réponse tient à une seule variable — votre résidence fiscale, jamais le pays de la compagnie.
La promesse de ce comparatif est simple : en moins de dix minutes, vous saurez exactement quoi faire selon votre situation, chiffres à l'appui. Pour un résident français, une polizza vita italienne reste imposée en France au même barème que toute assurance vie : PFU de 30 %, ramené à 24,7 % après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % inclus — zéro avantage, mais une déclaration 3916 et de la friction transfrontalière en plus. Pour un expatrié vers l'Italie, c'est l'assurance vie luxembourgeoise, caméléon et portable, qui capte la fiscalité italienne douce (imposta sostitutiva 26 %au seul rachat) tout en ajoutant le super-privilège sans plafond — là où la France plafonne sa garantie à 70 000 €.
Chez Hagnéré Patrimoine, on voit passer beaucoup de familles franco-italiennes et d'expatriés, et cette confusion Lux/Italie revient à chaque fois. Je suis Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine (CIF, ORIAS 23002291), et ce comparatif met les deux enveloppes face à face de façon factuelle et prudente. Le droit italien y est volontairement présenté au conditionnel : faites-le valider par un commercialista.
Avant d'entrer dans le détail, deux renvois s'imposent. Pour le face-à-face général entre l'assurance vie française et le Luxembourg (neutralité fiscale, FGAP vs super-privilège, coût), voir notre comparatif dédié Luxembourg vs assurance vie française. Et pour le détail de la fiscalité italienne d'un contrat (imposta sostitutiva, IVAFE, neo-residenti, succession), voir notre guide pays complet : assurance vie luxembourgeoise et Italie.
La réponse en 40 secondes
Résident français :entre une polizza italienne et le reste, ne choisissez jamais la polizza — elle n'offre aucune neutralité côté France (imposée en France comme tout contrat étranger). La vraie alternative est le Luxembourg ou une bonne assurance vie française.
Expatrié ou résident italien :préférez l'assurance vie luxembourgeoise plutôt qu'une polizza locale — elle capte la même fiscalité italienne(26 % au rachat) tout en ajoutant le super-privilège, l'architecture ouverte et la portabilité. Verdict : l'assurance vie luxembourgeoise gagne sur les deux terrains.
L'essentiel à retenir
- La résidence fiscale décide tout : la convention France-Italie de 1989 impose le rachat dans le pays où vous résidez (art. 22, « autres revenus »).
- Pour un résident français, une polizza italienne = un contrat étranger (3916) imposé en France, sans aucune neutralité : un faux ami.
- Pour un expatrié vers l'Italie, l'assurance vie luxembourgeoise reste gagnante : caméléon, hors exit tax, même 26 % qu'une polizza + super-privilège et architecture ouverte.
- Le vrai duel d'un résident français n'est jamais « Lux vs Italie » mais « Luxembourg vs assurance vie française ».
Avertissement
La résidence fiscale décide tout (pas le pays de la compagnie)
C'est le point de départ, et il balaie l'essentiel des idées reçues. Le critère qui détermine votre imposition n'est pas le pays de la compagnie (Luxembourg ou Italie), mais votre pays de résidence fiscale. La convention fiscale France-Italie du 5 octobre 1989 prévoit que le rachat d'un contrat d'assurance vie, non visé spécifiquement, relève des « autres revenus » de l'article 22et n'est imposable que dans l'État de résidence du bénéficiaire — ce qui évite la double imposition.
La conséquence est simple : la « neutralité » d'un contrat étranger (luxembourgeois comme italien) signifie seulement que le pays de la compagnie ne taxe pas. C'est ensuite la résidence qui taxe, à son propre barème. Le mécanisme général est détaillé dans notre guide sur la fiscalité internationale de l'assurance vie luxembourgeoise et dans notre page sur la neutralité fiscale.
Le mythe à démonter
La polizza vita italienne : de quoi parle-t-on ?
Rendons justice à la polizza, parce qu'elle n'a rien d'un mauvais produit. La polizza vitaest un contrat d'assurance vie de droit italien, supervisé par l'IVASS(l'autorité italienne de contrôle des assurances). On y distingue trois branches : le ramo I (gestione separata, proche d'un fonds en euros à capital garanti), le ramo III (unit-linked, équivalent des unités de compte) et le ramo V(capitalisation). Pour un épargnant, une « AV italienne » recouvre surtout du ramo I ou du ramo III.
C'est un produit sérieux et régulé : l'Italie applique, comme tous les pays de l'UE, le régime prudentiel Solvabilité II. Côté fiscalité italienne, en synthèse seulement (le détail figure sur notre page pays) : pour un résident italien, le gain du rachat est soumis à l'imposta sostitutiva de 26 %au seul moment du rachat (différé total), réduite sur la part en titres d'État. Nous ne reproduisons pas ici la mécanique complète : retrouvez-la dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et Italie.
Ce que la polizza n'offre généralement pas : l'architecture ouverte et le super-privilège luxembourgeois, la rédaction en français, la distribution depuis la France, le multidevises — et surtout, pour un Français, aucune neutralité côté France. [À vérifier selon le contrat.]
Le tableau comparatif tête-à-tête 2026
On met les deux contrats côte à côte, ligne par ligne — c'est le tableau que je sors en rendez-vous. La fiscalité (lignes 2 et 3) renvoie volontairement à nos guides dédiés pour ne pas dupliquer le détail.
| Critère | Assurance vie luxembourgeoise | Polizza vita italienne |
|---|---|---|
| Superviseur | Commissariat aux Assurances (CAA) | IVASS |
| Fiscalité (résident FR) | Identique à l'AV FR (125-0 A, PFU 30 %, PS 17,2 %) — neutralité | Identique à l'AV FR aussi (imposition à la résidence) — aucun avantage |
| Fiscalité (résident IT) | Imposta sostitutiva 26 % au rachat (caméléon) | Imposta sostitutiva 26 % au rachat |
| Protection insolvabilité | Super-privilège 1er rang (art. 118), sans plafond | Système italien (Solvabilité II), pas d'équivalent super-privilège [à vérifier] |
| Plafond de garantie | Aucun | Selon droit italien [à vérifier] |
| Architecture / univers | Ouverte : titres vifs, non coté, PE selon catégories CAA | Souvent plus fermée (gestione separata / UC maison) [à vérifier] |
| Multidevises | Oui (EUR, USD, GBP, CHF) | Généralement EUR [à vérifier] |
| Portabilité (expatriation) | Caméléon, suit la résidence, hors exit tax | Arrimée à l'Italie, non transférable |
| Pertinence pour un résident FR | Forte (structure), ou AV FR (coût) | Faible — faux ami |
| Ticket d'entrée | ~125 000 à 250 000 € (fourchette de marché, sur devis), aucun plafond max | Selon produit / compagnie [à vérifier] |
Comment lire ce tableau
Résident français : la polizza italienne, un faux ami
Pour un résident fiscal français, une polizza souscrite en Italie est un contrat étranger : elle doit être déclarée chaque année via le formulaire 3916 (exactement comme une assurance vie luxembourgeoise). Et son imposition reste française, par l'effet de la convention de 1989.
Dans les faits, le rachat tombe sous l'article 125-0 A du CGI : PFU de 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux), ramené après 8 ans à 24,7 %(7,5 % + 17,2 %) sous le seuil de 150 000 € de primes, avec l'abattement de 4 600 / 9 200 €. À la transmission : 990 I avant 70 ans (abattement 152 500 € par bénéficiaire) et 757 B après 70 ans (abattement global 30 500 €). Bref : exactement la fiscalité d'une assurance vie française.
Pour vous, le calcul est vite fait : face à une assurance vie française (moins chère) ou à une assurance vie luxembourgeoise (mieux structurée), la polizza italienne n'apporte aucun gain de barème, mais ajoute de la friction (contrat en italien, distribution italienne, parfois une imposta di bollo italienne). Ce n'est pas un outil complémentaireici : c'est un faux ami. Le détail du régime français figure dans notre guide de la fiscalité d'un contrat luxembourgeois.
Et les prélèvements sociaux ?
Sécurité : super-privilège luxembourgeois vs système italien
C'est là, et seulement là, que le Luxembourg creuse vraiment l'écart. Le triangle de sécurité luxembourgeois repose sur trois piliers : la supervision du Commissariat aux Assurances (CAA), le cantonnementdes actifs auprès d'une banque dépositaire indépendante, et le super-privilège — une créance de premier rang du preneur sur les actifs cantonnés (art. 118 de la loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015), sans plafond de garantie.
Une précision honnête, parce qu'on vous vendra parfois le super-privilège comme une garantie de valeur : il garantit le rang de la créanceet la restitution des actifs cantonnés en cas de défaillance de l'assureur. Il ne garantit pas la valeur de vos unités de compte, soumise au risque de marché — identique partout. Ces mécanismes sont approfondis dans nos guides sur le super-privilège et le triangle de sécurité.
Côté Italie, la polizza relève du système assurantiel national (IVASS, Solvabilité II commune à l'UE), mais sans équivalent du super-privilège luxembourgeois ni du triangle de sécurité [à vérifier côté italien — nous restons factuels, sans dénigrer un système régulé]. À titre de repère, la France plafonne sa garantie via le FGAP à 70 000 €par assuré et par compagnie : le Luxembourg, lui, n'a aucun plafond.
Ce que la sécurité change vraiment
Architecture ouverte, multidevises et portabilité
Le second grand atout luxembourgeois est l'architecture ouverte, graduée par les catégories de fortune du Commissariat aux Assurances(lettre circulaire LC 15/3, maintenue par la LC 26/1 du 1er février 2026). Chaque catégorie ouvre l'accès à des classes d'actifs selon deux conditions cumulatives (prime versée + fortune mobilière) : N (aucun seuil, fonds classiques), A (125 000 € + 250 000 €), B(250 000 € + 500 000 €), C(250 000 € + 1 250 000 €, non coté / private equity / dette privée) et D(1 000 000 € + 2 500 000 €, toutes classes + métaux précieux). Détail dans notre guide sur l' architecture ouverte et les catégories CAA.
Cet univers s'exprime via des fonds dédiés : le FID (Fonds Interne Dédié), géré sous mandat par un gérant délégataire ; le FAS(Fonds d'Assurance Spécialisé), pilotépar le souscripteur ou son conseiller ; et le FIC(Fonds Interne Collectif), mutualisé. À ne pas confondre : le FID est un mandat, le FAS est en auto-pilotage. Voir notre comparatif FID vs FAS vs FIC. S'ajoute le multidevises (EUR, USD, GBP, CHF), précieux pour une famille internationale — notre guide multidevises le détaille — et l'absence de tout plafond de versement (contrairement au PEA, plafonné à 150 000 €).
Seuils CAA ≠ ticket commercial
S'expatrier en Italie : votre contrat luxembourgeois suit, et bascule sur la fiscalité italienne
Vous quittez Lyon pour Rome ? Votre contrat luxembourgeois ne bouge pas. Lorsqu'un Français s'installe en Italie, son assurance vie luxembourgeoise ne se clôture pas et n'est pas concernée par l'exit tax (l'art. 167 bis du CGI ne vise que les valeurs mobilières et droits sociaux détenus en direct, pas l'assurance vie). Grâce à sa neutralité, le contrat reste : seul le régime fiscal change, et bascule sur la fiscalité italienne — réputée douce sur l'assurance vie (imposta sostitutiva 26 % au seul rachat, capital décès exonéré, convention successorale franco-italienne de 1990).
Trois points à vérifier avec votre commercialistaavant de partir, sans re-dérouler tout le droit italien (le détail figure sur la page pays). D'abord, le régime des neo-residenti de l'article 24-bis du TUIR : ce forfait de 100 000 / 200 000 / 300 000 €selon la date de transfert (300 000 € pour les installations à compter du 1er janvier 2026, avec majoration de 50 000 € par membre de famille via la loi de finances 2026), réservé aux personnes non résidentes d'Italie depuis au moins 9 des 10 dernières années, peut substituer une imposition forfaitaire à l'impôt ordinaire sur les revenus de source étrangère— dont le rachat d'une assurance vie luxembourgeoise. À ne pas confondre avec le régime des impatriés (D.Lgs 209/2023), qui ne concerne que le revenu du travail, pas l'épargne.
Enfin, méfiez-vous d'un faux argument souvent entendu : l'imposta di bollo / IVAFE de 0,2 % par an frappe aussiune assurance vie luxembourgeoise détenue par un résident italien, exactement au même taux. Ce n'est donc ni un désavantage propre à la polizza, ni un avantage de l'assurance vie luxembourgeoise : les deux y sont soumises de la même façon. Ne croyez pas que le contrat luxembourgeois y échappe. [À vérifier avec un commercialista.]
Et au retour en France ? L'assurance vie luxembourgeoise reprend la fiscalité française (125-0 A) sans clôture— un seul contrat aura traversé deux régimes fiscaux. Nous l'analysons dans nos guides assurance vie luxembourgeoise et expatriés et retour en France.
Une polizza ne voyage pas
Assurance vie luxembourgeoise ou polizza italienne : pour qui ?
Puisque la fiscalité dépend de la résidence, le choix se pilote par votre profil de mobilité. La matrice ci-dessous résume nos recommandations.
| Profil | Recommandation |
|---|---|
| Résident FR sédentaire, aucun projet international | AVL (structure) ou AV française (coût) — jamais la polizza |
| Résident FR avec projet d'expatriation en Italie | AVL caméléon dès aujourd'hui (un seul contrat qui voyagera) |
| Déjà résident italien / expatrié installé | AVL plutôt que polizza locale (même 26 % + super-privilège + portabilité) |
| Va-et-vient France / Italie, famille franco-italienne | AVL idéale (un contrat unique, deux régimes fiscaux successifs) |
Cas 1 — Claire, résidente française à Lyon : la polizza est inutile
Cas 2 — Marco & Sophie, expatriation à Milan : l'AVL domine la polizza locale
Note de méthode sur nos exemples chiffrés
Vous hésitez entre Luxembourg et Italie ?
Résidence fiscale actuelle ou future, neo-residenti, portabilité du contrat, surcoût réel : nous posons les chiffres de votre situation, en lien avec votre commercialista si besoin. Bilan offert en 30 minutes.
Notre verdict : l'assurance vie luxembourgeoise gagne sur les deux terrains
Au fond, tout dépend de votre résidence fiscale. Et dans les deux cas de figure, le Luxembourg reste devant. Résident français :choisissez le Luxembourg (pour la structure haut de gamme et internationale) ou une bonne assurance vie française (pour la simplicité et le coût), jamais la polizza italienne, qui n'offre aucune neutralité côté France. Résident italien ou expatrié : l'assurance vie luxembourgeoise caméléon capte la même fiscalité italienne ; mais elle y greffe ce que la polizza n'a pas : le super-privilège, l'architecture ouverte et la portabilité.
La polizza italienne garde sa pertinence pour un résident italien attaché à un produit local — mais sur la structure et la portabilité, l'assurance vie luxembourgeoise garde une longueur d'avance. Pour les familles franco-italiennes et les expatriés, c'est précisément le type d'arbitrage qu'un bilan permet de chiffrer. Voir aussi notre comparatif voisin Luxembourg vs assurance vie irlandaise pour une autre place européenne.
Mentions légales et conformité
Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Chambéry (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA).
Informations à jour au 25 juin 2026 (convention fiscale France-Italie du 5 octobre 1989 ; CGI 125-0 A / 990 I / 757 B / 167 bis ; CSS L.136-8 IV, LFSS 2026 ; loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015 art. 118 ; art. 24-bis du TUIR). Le droit italien (neo-residenti, IVAFE, succession) est fourni à titre indicatif et doit être validé par un commercialista. La fiscalité et les frais dépendent de votre situation et peuvent évoluer. Article publié le 19 juin 2026. Dernière mise à jour : 25 juin 2026.
Les ordres de grandeur de frais et de ticket d'entrée sont indicatifs. Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital sur les unités de compte. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

