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Guide SCPIExpatriés & non-résidents11 minMis à jour 26 juillet 2026Jamais « exonéré »

SCPI pour expatrié français : le guide stratégique complet

Vous vivez à Lisbonne, Genève, Dubaï ou Bruxelles et vous vous demandez si les SCPI ont encore un intérêt vu de l'étranger — et surtout lesquelles. La bonne question n'est pas « suis-je exonéré ? » (vous ne l'êtes pas : une SCPI française reste imposée en France, impôt sur le revenu à un taux minimum de 20 % plus des prélèvements sociaux de 7,5 % ou 17,2 %), mais « SCPI françaises ou européennes, dans quelle enveloppe, et qu'est-ce que ma convention fiscale y change ? ». Cette page pilier de notre dossier expatrié décide le QUOI et le COMMENT ; le COMBIEN fiscal détaillé est traité sur la fiche dédiée. Information générique, pas un conseil personnalisé.

STRATÉGIE SCPI EXPATRIÉ

Vos SCPI depuis l'étranger, sans produit-maison

Audit patrimonial pour non-résident : arbitrage SCPI françaises / européennes, choix de l'enveloppe (direct ou assurance-vie luxembourgeoise), lecture de votre convention et anticipation du retour. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Bilan patrimonial 360° offert
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Sur lettre de mission signée

  • Arbitrage France / Europe
  • Analyse pays de résidence

IR — TAUX MINIMUM

20 % / 30 %

PS SELON PAYS

7,5 % ou 17,2 %

DEUX VOIES

FR ou Europe

HORIZON

8-10 ans

EXONÉRÉ ?

Non

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 26 juillet 2026 · Page pilier de notre dossier expatrié. Elle décide la stratégie (quelles SCPI, quelle enveloppe, quel impact selon le pays) ; le détail des taux, des prélèvements sociaux et de la déclaration est traité dans la fiche fiscale dédiée. Information générique, dépendante de votre convention fiscale.

Vous vivez à Lisbonne, Genève, Dubaï ou Bruxelles, l'attestation fiscale de vos parts de SCPI arrive chaque printemps, et la même hésitation revient : est-ce que tout cela a encore un sens vu de l'étranger — et lesquelles faut-il détenir ? La plupart des articles répondent à côté, en promettant une « exonération » qui n'existe pas. Or l'enjeu est bien réel : sur des loyers identiques, deux expatriés peuvent supporter des prélèvements sociaux allant de 7,5 % à 17,2 % — du simple au double — et le seul choix entre SCPI françaises et européennes peut faire sortir ces revenus du filet fiscal français. Bâclée, cette décision grignote chaque année un rendement déjà fragile. Prise au sérieux, elle le protège. La vraie décision d'un expatrié tient en trois questions : SCPI françaises ou européennes ? Direct ou assurance-vie ? Et qu'est-ce que ma convention y change ? Si vous découvrez le produit lui-même (fonctionnement, frais, liquidité), commencez plutôt par notre guide complet des SCPI et notre guide SCPI par profil.

✅ Réponse express : l'expatrié et les SCPI, en 30 secondes

  • Oui, vous pouvez souscrire des SCPI françaises OU européennes depuis l'étranger. L'enjeu n'est pas la possibilité, mais le choix, l'enveloppe et la convention de votre pays.
  • Jamais « exonéré ». Une SCPI française reste imposée en France (impôt sur le revenu à taux minimum de 20 % + prélèvements sociaux de 7,5 % ou 17,2 %). Les européennes échappent souvent au filet français, sans être « sans impôt ».
  • Les SCPI peuvent convenir à un expatrié patient (horizon 8-10 ans) et ne conviennent pas en cas de retour imminent, de besoin de liquidité ou d'épargne de précaution non constituée.
  • Cette page est votre point de départ stratégique : quelles SCPI, quelle enveloppe, quel pays. Le détail des taux et de la déclaration est sur notre fiscalité des SCPI de l'expatrié ; le cas de votre pays dans nos pages frontalier suisse, Portugal, Dubaï et Belgique.
§ 1DEUX VOIES·2 MIN

Expatrié : oui, vous pouvez investir en SCPI (deux voies)

Premier doute à lever tout de suite : rien n'interdit à un non-résident de souscrire des parts de SCPI. Il n'existe pas de condition de domicile fiscal attachée au produit. La seule contrainte est pratique — contrôle KYC renforcé, acceptation par la société de gestion ou l'assureur — et nous y revenons en détail plus loin. La vraie difficulté n'est donc pas d'investir, mais de bien choisir.

Un rappel court, car ce n'est pas le sujet de cette page : une SCPI (société civile de placement immobilier) est un placement immobilier collectif de long terme, géré par une société agréée par l'AMF. Vous détenez des parts, vous percevez des revenus (essentiellement des loyers) et, éventuellement, une plus-value à la revente. C'est un placement non garanti, illiquide, avec un risque de perte en capital et un horizon recommandé de 8 à 10 ans minimum. Pour tout comprendre du produit, voyez le guide pilier des SCPI.

Reste la seule question qui vous concerne vraiment en tant qu'expatrié : il existe deux voies, et tout part de là. D'un côté, les SCPI françaises détiennent des immeubles situés en France : leurs loyers sont de source française et restent pris dans le filet fiscal français, même pour un non-résident. De l'autre, les SCPI européennes détiennent des immeubles hors de France : leurs loyers ne sont, en principe, pas de source française — et c'est précisément ce qui change tout pour un expatrié. Cette ligne de partage commande la fiscalité, l'enveloppe et l'IFI ; nous la déroulons pas à pas dans les sections qui suivent.

Ce que cette page décide (et ce qu'elle ne fait pas)

Ici, on décide le QUOI (françaises ou européennes) et le COMMENT (l'enveloppe, le pays). Le COMBIEN fiscal détaillé — taux minimum, taux moyen, prélèvements sociaux, cases de déclaration — est traité dans notre guide dédié à la fiscalité des SCPI de l'expatrié. Cette page ne délivre aucune recommandation personnalisée : elle éclaire un choix, elle ne le tranche pas à votre place.

§ 2LE MYTHE·2 MIN

SCPI françaises : imposées en France, même expatrié

C'est le point sur lequel le plus d'expatriés se trompent, alors posons-le fermement. Une SCPI française détient des immeubles situés en France. Ses loyers sont donc des revenus de source française (article 164 B du CGI), et un non-résident reste imposable en France sur ses seuls revenus de source française (articles 4 A et 4 B du CGI). Ce principe est universel : on le retrouve à l'article 6 du modèle de convention OCDE — les revenus immobiliers sont taxés là où se trouve l'immeuble. La SCPI étant translucide (article 8 du CGI), ce sont des revenus fonciers, jamais des dividendes : pas de flat tax, et surtout jamais 18,6 %.

Deux prélèvements se cumulent, et on ne fait ici que les poser rapidement. D'un côté l'impôt sur le revenu, assorti d'un plancher propre aux non-résidents : le taux minimum de 20 % jusqu'à environ 29 600 € de revenu net de source française (revenus 2025, seuil réindexé chaque année, à confirmer selon le millésime), puis 30 % au-delà (article 197 A du CGI) — sauf à opter pour le taux moyen mondial lorsqu'il vous est plus favorable. De l'autre, les prélèvements sociaux : 17,2 % par défaut, ramenés au seul prélèvement de solidarité de 7,5 % si vous êtes affilié à un régime social de l'UE, de l'EEE ou de Suisse. C'est de l'empilement de ces deux prélèvements — et de rien d'autre — que dépend votre charge française réelle.

Ne dites jamais « exonéré »

Un expatrié qui détient des SCPI françaises paie l'impôt en France : impôt sur le revenu (au moins 20 %) + prélèvements sociaux. « Exonéré d'impôt » et « Dubaï tax-free sur mes SCPI françaises » sont faux. Attention aussi à une confusion d'actualité : le taux de 18,6 % introduit par la LFSS 2026 vise le capital mobilier (intérêts, dividendes, plus-values mobilières), pas le foncier — vos loyers de SCPI restent à 17,2 % (ou 7,5 %). Le détail des taux, du taux moyen et de la déclaration est dans notre guide de la fiscalité des SCPI de l'expatrié.

§ 3FR OU EUROPE·3 MIN

L'arbitrage central : SCPI françaises ou européennes ?

C'est là que tout se joue, et cela découle directement de ce qui précède. Puisque le filet fiscal français ne s'accroche qu'aux revenus de source française, un non-résident qui perçoit des loyers d'immeubles étrangers — via une SCPI de droit français mais investie hors de France — perçoit des revenus qui ne sont, en principe, pas de source française. Ils échappent alors le plus souvent à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux français du non-résident. C'est tout l'arbitrage : la SCPI française reste dans le filet, la SCPI européenne en sort souvent.

SCPI françaises (immeubles en France)

Loyers de source française → imposés en France (impôt sur le revenu à taux minimum de 20/30 % + prélèvements sociaux de 7,5 ou 17,2 %). Parts dans l'assiette de l'IFI français. Déclaration en France chaque année. La convention de votre pays de résidence élimine ensuite la double imposition.

SCPI européennes (immeubles hors France)

Loyers en principe hors champ français pour un non-résident → souvent hors filet fiscal français. Imposition dans le pays de situation de l'immeuble, puis selon la convention de votre pays de résidence. En principe hors assiette de l'IFI français. Souvent l'arbitrage gagnant pour éviter la double couche — à confirmer au cas par cas.

« Européennes » ne veut pas dire « zéro impôt »

Ne généralisez jamais l'idée d'une exonération. Une SCPI européenne n'est pas « sans impôt » : ses revenus sont imposés dans le pays de situation de l'immeuble, puis potentiellement dans votre pays de résidence selon sa convention — deux, parfois trois fiscalités se combinent. Seul le filet français est souvent évité. Attention aussi à la plus-value de cession de vos parts : pour une SCPI française à prépondérance d'immeubles situés en France, elle reste imposable en France pour un non-résident (article 244 bis A du CGI) ; en revanche, pour une SCPI investie majoritairement hors de France, ce prélèvement ne s'applique en principe pas, la plus-value relevant alors du pays de situation des immeubles et de votre convention [à vérifier au cas par cas]. La mécanique côté détenteur — crédit d'impôt, taux effectif — est détaillée dans nos SCPI européennes, et le calcul dans la fiscalité de l'expatrié.

En un mot : ici on décide le QUOI et le COMMENT ; le COMBIEN fiscal est sur la page dédiée. L'arbitrage françaises / européennes n'est pas qu'une affaire de fiscalité — il dépend aussi de la qualité des immeubles, de la devise et de la gestion. On ne choisit jamais une SCPI pour son seul régime fiscal.

§ 4PAYS·3 MIN

Ce que votre pays de résidence change : la table de routage

Deux paramètres dépendent directement du pays où vous vivez. D'abord votre affiliation sociale : dans l'UE, l'EEE ou en Suisse, vous relevez de 7,5 % de prélèvement de solidarité au lieu de 17,2 % (jurisprudence de Ruyter) ; dans un pays tiers, vous restez à 17,2 % pleins (jurisprudence Jahin). Ensuite la convention fiscale France / pays de résidence, qui décide comment la double imposition est éliminée. Le tableau ci-dessous est directionnel — le détail se lit sur chaque page pays.

Grands cas pays (directionnel, sous réserve de la convention et de votre situation). Le détail figure sur chaque page dédiée.
Pays de résidenceSCPI française (source FR)PS sur le foncier FRPoint de vigilance
Suisse (frontalier / résident)Imposée en France7,5 % si affilié LAMalUn frontalier au foyer en France reste RÉSIDENT (art. 4 B), pas non-résident
PortugalImposée en France7,5 % (EEE)NHR clos aux nouvelles demandes depuis le 01/01/2024 ; IFICI ne couvre pas les mêmes revenus [à vérifier]
Dubaï / ÉmiratsImposée en France17,2 % pleins (pays tiers)Pas d'impôt local, mais impôt français dû : PAS « tax-free »
BelgiqueImposée en France7,5 % (EEE)Convention de 1964 encore applicable ; nouvelle convention 2021 non ratifiée [à vérifier]

Chaque situation a sa page : le frontalier suisse, la résidence au Portugal, à Dubaï et en Belgique. On y détaille la convention et les cas concrets, sans jamais y promettre un taux global définitif.

Ne confondez pas « résider AU Portugal » et « investir dans l'immo portugais »

Distinction essentielle : une page persona-pays (résider au Portugal, en Belgique… en détenant des SCPI) parle de votre résidence fiscale et de sa convention. Une page marché parle d'investir dans l'immobilier local d'un pays — c'est un autre sujet. Si vous cherchez le marché immobilier lui-même, voyez plutôt nos pages SCPI investies au Portugal ou en Belgique.

Hagnéré Patrimoine

Quel impact réel selon votre pays de résidence ?

Affiliation sociale, convention fiscale, arbitrage France / Europe : un conseiller en gestion de patrimoine lit votre situation et chiffre le net réel, pays par pays, avant que vous n'engagiez le moindre euro.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5ENVELOPPE·3 MIN

Direct ou assurance-vie : la bonne enveloppe quand on bouge

Le deuxième pilier de la stratégie, après le choix françaises / européennes, c'est l'enveloppe. Détenir les mêmes parts en direct ou dans un contrat ne produit pas la même fiscalité, ni la même souplesse quand on change de pays.

La détention directe

Simple et transparente, mais elle expose vos SCPI françaises au filet fiscal français (revenus fonciers, cf. section 2) et suppose une déclaration en France chaque année. C'est le mode le plus lisible, pas toujours le plus optimisé pour un expatrié à forte tranche.

L'assurance-vie, notamment luxembourgeoise

Dans un contrat, vous ne déclarez pas de revenus fonciers en propre : c'est la fiscalité de l'enveloppe qui s'applique, et l'assureur retient souvent une quote-part de loyers réduite. Pour un expatrié, l'assurance-vie luxembourgeoise présente un intérêt particulier : la neutralité fiscale du Luxembourg (il ne prélève rien pour un non-résident : c'est la fiscalité de votre pays de résidence qui s'applique) et le caractère portable du contrat, qui peut suivre un changement de résidence [à vérifier selon votre pays d'accueil]. Nous détaillons ces mécanismes, sans nommer aucun assureur, dans notre guide SCPI en assurance-vie.

Les autres modes (effleurés)

Selon votre projet, d'autres montages existent — chacun avec sa page : l'achat à crédit (déduction des intérêts, effet de levier, mais financement plus difficile depuis l'étranger) ; la nue-propriété temporaire (aucun revenu pendant le démembrement, décote à l'achat selon le barème de l'article 669 du CGI, et sortie de l'assiette IFI pour le nu-propriétaire, article 968 du CGI) ; ou la détention via une SCI à l'IS (régime de l'impôt sur les sociétés, amortissement). L'IFI reste une contrainte à intégrer : pour un non-résident, seules les parts représentatives d'immobilier français entrent dans l'assiette, au-delà de 1,3 M€ — voir notre guide SCPI et IFI.

Deux enveloppes impossibles : PEA et Madelin

Deux idées reçues à écarter. Les SCPI ne sont pas éligibles au PEA (voir SCPI et PEA) et ne se logent pas dans un contrat Madelin retraite. Seul un PER assurantiel peut, chez certains assureurs, proposer des unités de compte adossées à des SCPI — mais le PER est une enveloppe distincte (déduction à l'entrée, fiscalité à la sortie), pas un « abri à SCPI ». Ne raisonnez jamais « SCPI en PEA » ni « SCPI en Madelin ». Le choix d'enveloppe se décide après étude, selon votre situation.

§ 6PRATIQUE·3 MIN

Souscrire à distance, KYC, et le retour en France

Sur le papier, tout est réglé une fois qu'on a tranché entre françaises et européennes. En pratique, c'est souvent ici que le projet bloque : un dossier KYC refusé ou un certificat de résidence introuvable arrête une souscription bien plus sûrement qu'un point de taux. Investir en SCPI depuis l'étranger se heurte à des frottements pratiques qu'il vaut mieux anticiper.

Souscription à distance et KYC

La souscription à distance est possible, mais le contrôle KYC / LCB-FT est renforcé : justificatif de résidence, origine des fonds, et souvent un certificat de résidence fiscale à remettre à la société de gestion pour appliquer la bonne convention [à vérifier selon l'acteur].

Le refus de certains acteurs

Certaines sociétés de gestion ou certains assureurs refusent les résidents de certains pays, ou les personnes ayant un lien fiscal avec les États-Unis (les « US persons », réglementation FATCA). Il n'y a pas de liste universelle, et nous ne citons aucun établissement : le périmètre d'acceptation se vérifie au cas par cas [à vérifier].

La bascule de régime au retour en France

Beaucoup d'expatriés investissent en pensant « non-résident » et oublient que le retour, lui, finit par arriver. Vos parts ne disparaissent pas quand vous rentrez : c'est le régime qui bascule vers celui du résident — barème de l'impôt sur le revenu à votre tranche marginale, prélèvements sociaux de 17,2 %, IFI sur votre immobilier mondial (et non plus le seul immobilier français), et micro-foncier possible sous conditions. Anticipez l'arbitrage et l'enveloppe avant le retour, pas après. L'effet est symétrique si vous partez après avoir investi en résident.

Check-list avant de souscrire depuis l'étranger

  • Votre certificat de résidence fiscale est-il disponible pour la société de gestion ?
  • Êtes-vous affilié à un régime social UE / EEE / Suisse (7,5 %) ou dans un pays tiers (17,2 %) ?
  • Votre horizon est-il d'au moins 8-10 ans, et votre épargne de précaution constituée ?
  • Avez-vous choisi une enveloppe portable si un changement de pays est possible ?
  • Avez-vous anticipé le retour en France (bascule de régime, IFI mondial) ?
§ 7CAS CHIFFRÉ·2 MIN

Cas chiffré : Sophie (Portugal) vs Karim (Dubaï)

Hypothèses (illustration fictive au 26/07/2026, non garantie)

100 000 € investis en SCPI françaises, rendement supposé de 5 % brut/an → 5 000 € de revenu foncier annuel de source française (donc sous le seuil d'environ 29 600 €, tranche à 20 %). Rendement non garanti, la distribution peut baisser. Aucune SCPI nommée. On isole ici la seule charge française, avant application de la convention du pays de résidence.

Sophie, 46 ans, résidente au Portugal (affiliée à la sécurité sociale portugaise, EEE)

Revenu foncier FR (hypothese 5 %) ........... 5 000 €
Impot sur le revenu (taux minimum 20 %) ..... 1 000 €
Prelevements sociaux (7,5 %, affiliee EEE) ...   375 €
-----------------------------------------------------
Charge francaise avant convention ........... 1 375 €  (27,5 %)

Karim, 39 ans, ingénieur résident à Dubaï (pays tiers, hors EEE)

Revenu foncier FR (hypothese 5 %) ........... 5 000 €
Impot sur le revenu (taux minimum 20 %) ..... 1 000 €
Prelevements sociaux (17,2 % pleins, Jahin) ..   860 €
-----------------------------------------------------
Charge francaise ............................ 1 860 €  (37,2 %)

Même placement, même rendement supposé, mais 485 € d'écart par an : tout tient à l'affiliation sociale (7,5 % pour Sophie, 17,2 % pour Karim). Et le levier fiscal ne s'arrête pas à l'affiliation : pour Sophie comme pour Karim, opter pour des SCPI européennes permettrait souvent d'éviter ce filet français (loyers hors source française) — l'imposition se jouant alors dans le pays de situation de l'immeuble et selon la convention de résidence. Encore faut-il que la SCPI européenne visée détienne réellement l'essentiel de ses immeubles hors de France, ce qui se vérifie ligne à ligne dans son rapport annuel.

Des ordres de grandeur, rien de plus

Ces montants illustrent un mécanisme (taux × assiette), pas un rendement ni une projection garantie. Le rendement de 5 % est une hypothèse fictive ; la distribution réelle peut être inférieure. Le net final dépend de la convention du pays de résidence (crédit d'impôt, exonération avec taux effectif), que nous ne chiffrons pas ici. Pour le calcul complet, taux moyen inclus, voyez notre fiscalité des SCPI de l'expatrié, et pour chaque cas la page Portugal ou Dubaï.

§ 8LIMITES·2 MIN

Quand les SCPI ne sont PAS adaptées à un expatrié

Il y a des situations où la bonne réponse est simplement : pas maintenant, ou pas de cette façon. Les SCPI ne conviennent pas à toutes les situations d'expatrié — et l'éloignement amplifie certains risques, car l'illiquidité se gère mal à distance.

Les SCPI ne sont pas adaptées si…

  • vous prévoyez un retour en France à court terme (inférieur à l'horizon), ou un horizon de moins de 8-10 ans ;
  • vous pourriez avoir besoin de récupérer ces fonds rapidement (illiquidité, délai de jouissance, files d'attente au retrait) ;
  • votre épargne de précaution n'est pas encore constituée ;
  • vous résidez dans un pays sans convention fiscale avec la France, ou politiquement instable ;
  • vous avez une forte aversion au risque immobilier ou de change.

Le contexte de marché invite aussi à la prudence. Selon les données agrégées ASPIM / IEIF pour 2025 (publiées début 2026), le taux de distribution moyen s'est établi autour de 4,91 %, avec un prix de part moyen en repli d'environ 3,45 % et de l'ordre de 2,8 milliards d'euros de parts en attente de retrait (environ 3,1 % de la capitalisation). Ces chiffres sont globaux, ils ne présument en rien d'un véhicule particulier : un avantage fiscal ne supprime ni la baisse de prix ni le risque de liquidité, et une performance passée ne préjuge pas des performances futures. Cette page délivre une information générique : elle ne remplace pas l'étude individualisée qu'exige toute décision (cabinet CIF · COA · COBSP).

§ 9LA SUITE·2 MIN

Où aller ensuite : les pages à lire après celle-ci

Votre feuille de route d'expatrié, en trois décisions

  1. Françaises ou européennes ? Les françaises restent dans le filet fiscal français (revenus fonciers, IFI sur l'immobilier français, plus-value de source FR) ; les européennes en sortent souvent — sans être pour autant « sans impôt ».
  2. Quelle enveloppe ? Détention directe (simple, mais déclaration française chaque année) ou contrat d'assurance-vie, notamment luxembourgeois (fiscalité de l'enveloppe, portabilité d'un pays à l'autre) — jamais en PEA ni en Madelin.
  3. Quel pays de résidence ? Il fixe vos prélèvements sociaux (7,5 % ou 17,2 %) et la convention qui élimine la double imposition ; anticipez aussi la bascule de régime au retour en France.

Prises séparément, ces trois décisions donnent de mauvaises réponses : un expatrié qui choisit l'assurance-vie sans regarder sa convention, ou des SCPI françaises sans anticiper son retour, peut perdre le bénéfice de tout le reste. C'est leur combinaison qui décide du montant que vous touchez vraiment. D'où l'intérêt d'un regard indépendant avant de souscrire.

Cette page est le point d'entrée de notre dossier expatrié. Voici comment elle se distingue des pages voisines, pour vous éviter de tourner en rond :

Méthode documentée

Construisez votre stratégie SCPI d'expatrié avec un conseiller en gestion de patrimoine

Arbitrage françaises / européennes, choix d'enveloppe portable, lecture de votre convention : un plan d'action écrit, chiffré pays par pays, dans le cadre d'une lettre de mission. Premier rendez-vous offert (45 min), sans recommandation personnalisée.

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ACCOMPAGNEMENT

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  • Bilan SCPI offert
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  • Analyse pays de résidence
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

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Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

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Sources et références légales

  • Territorialité et non-résident — CGI

    CGI art. 164 B (revenus de source française : immeubles situes en France, y compris via une société a prépondérance immobilière). CGI art. 4 A et 4 B (le non-résident est impose sur ses seuls revenus de source française). CGI art. 8 (transparence fiscale de la SCPI : l'associe est impose sur sa quote-part de revenus fonciers). Modele de convention fiscale OCDE, art. 6 (les revenus immobiliers sont imposables dans l'État de situation de l'immeuble). Chaque resultat s'entend sous reserve de la convention du pays de résidence.

  • Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux du non-résident

    CGI art. 197 A : taux minimum d'imposition des non-residents de 20 % jusqu'a environ 29 600 EUR de revenu net de source française (revenus 2025, seuil reindexe chaque année, a confirmer selon le millesime), 30 % au-dela ; option pour le taux moyen mondial (case 8TM) si inférieur. CSS art. L. 136-8 : prélèvements sociaux de 17,2 % sur les revenus fonciers. CJUE 26/02/2015 C-623/13 de Ruyter : exonération de CSG/CRDS des affilies a un régime social de l'UE/EEE/Suisse, ne reste que le prélèvement de solidarité de 7,5 % (cases 8SH/8SI). CJUE 18/01/2018 C-45/17 Jahin : les résidents de pays tiers restent a 17,2 %. LFSS 2026 (loi n 2025-1403 du 30/12/2025) : la hausse de CSG a 18,6 % vise le seul capital mobilier ; le foncier reste a 17,2 %.

  • SCPI européennes, plus-value et IFI du non-résident

    Élimination de la double imposition par crédit d'impôt égal a l'impôt français ou méthode du taux effectif, selon la convention applicable (BOI-IR-LIQ-20-30-30) : conséquence frequente pour une quote-part de source étrangère, absence de prélèvements sociaux français, a vérifier convention par convention. CGI art. 244 bis A : la plus-value de cession de parts d'une SCPI française a prépondérance immobilière par un non-resident reste imposable en France (19 % + prélèvements sociaux, abattements pour durée de détention, représentant fiscal accredite au-dela de 150 000 EUR de prix hors UE/EEE). CGI art. 964 et s. : IFI du non-resident limite a l'immobilier situe en France, seuil 1 300 000 EUR.

  • Conventions fiscales et régimes pays (directionnel)

    Convention France-Suisse du 09/09/1966 (art. 6). Convention France-Portugal du 14/01/1971 ; régime NHR clos aux nouvelles demandes depuis le 01/01/2024, successeur IFICI ne couvrant pas les memes revenus [a vérifier]. Convention France-Belgique du 10/03/1964, encore applicable, la nouvelle convention du 09/11/2021 n'étant pas ratifiée a ce jour [a vérifier]. Convention France-Émirats arabes unis de 1989. Chaque page pays traite le détail ; les regimes locaux (NHR/IFICI, absence d'impôt aux Émirats) évoluent et sont a confirmer a la source.

  • Marché SCPI 2025 — données ASPIM / IEIF (agrégées)

    Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) et IEIF, bilan des fonds immobiliers grand public 2025 (données agrégées, publie début 2026) : taux de distribution moyen 4,91 %, collecte nette de l'ordre de 4,6 milliards d'euros, prix de part moyen en repli d'environ -3,45 %, et de l'ordre de 2,8 milliards d'euros de parts en attente de retrait (environ 3,1 % de la capitalisation). Performance passée non représentative du futur ; un avantage fiscal ne supprime ni la baisse de prix ni le risque de liquidité. AMF : agrément des sociétés de gestion et des SCPI.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine). Il ne constitue ni un conseil personnalisé ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les règles et taux présentés sont datés au 26 juillet 2026, dépendent de la convention fiscale conclue entre la France et votre pays de résidence ainsi que de votre situation propre, et sont susceptibles d'évoluer avec les lois de finances. Toute souscription ou cession de parts de SCPI depuis l'étranger doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable. Les SCPI sont des placements de long terme (horizon 8-10 ans minimum), non garantis, illiquides et comportant un risque de perte en capital et de baisse des revenus distribués — un avantage fiscal ne transforme jamais un mauvais placement en bon placement.

Foire aux questions

Tout sur les SCPI d'un expatrié français non-résident, en 2026.

Souscrire depuis l'étranger, françaises ou européennes, exonération (non), enveloppe, pays de résidence, retour en France : les questions stratégiques qu'on nous pose le plus, avec renvoi vers la fiche fiscale et les pages pays.

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Prendre rendez-vous
  • Oui, en principe. Il n'existe pas de condition de domicile fiscal attachée au produit lui-même : un non-résident peut souscrire des SCPI françaises comme des SCPI européennes. La contrainte n'est pas juridique mais pratique : la société de gestion ou l'assureur applique un contrôle KYC / LCB-FT renforcé (justificatif de résidence, origine des fonds, parfois certificat de résidence fiscale), et certains acteurs choisissent de ne pas accepter les résidents de tel ou tel pays. Le vrai travail commence après : choisir entre françaises et européennes, l'enveloppe, et lire ce que dit la convention de votre pays.