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Guide 2026Grand publicLecture 7 minSans impôt ni hausse du RFR

Le crédit lombard expliqué simplement

Vous avez besoin de liquidités, mais vous ne voulez pas casser votre assurance-vie ? Pour un haut revenu, racheter coûte cher deux fois : une part de gains devient imposable (impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux), et votre revenu fiscal de référence grimpe — au risque d'empiler une surtaxe de 3 à 4 % (CEHR) et un impôt plancher de 20 % (CDHR) par-dessus. Le crédit lombard renverse la logique : vous empruntez en mettant votre épargne en garantie, au lieu de la vendre. Vous récupérez du cash à 2,7-4,5 % environ, sans aucun impôt, sans toucher à votre RFR, et votre capital reste investi et continue de travailler. On part de zéro, sans jargon. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE LIQUIDITÉ 2026

Obtenir du cash sans vendre et sans gonfler votre revenu fiscal de référence

Vous avez un projet à financer sans casser votre assurance-vie ou votre compte-titres ? On chiffre votre crédit lombard : montant mobilisable, taux négocié via nos partenaires, durée in fine, et on le compare à un rachat pour voir ce qui vous coûte le moins cher. Cabinet sans produit-maison.

  • Montant mobilisable estimé
  • Taux négocié via partenaires
  • Comparatif rachat vs lombard
  • Sans produit-maison

TAUX 2026

2,7 – 4,5 %

IMPÔT / RFR / PS

0 €

DURÉE

1 à 5 ans

REMBOURSEMENT

in fine

EXEMPLE

500 000 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1L'ESSENTIEL·2 MIN

Le crédit lombard en une phrase

Le crédit lombard, c'est un prêt que vous obtenez en mettant votre épargne en garantie, au lieu de la vendre. Vous avez de l'argent placé — une assurance-vie, un compte-titres — et vous avez besoin de liquidités ? Plutôt que de retirer cet argent (et de payer de l'impôt sur les gains), vous le laissez où il est et vous l'utilisez comme caution auprès d'une banque, qui vous prête en échange.

On dit que vous nantissez votre contrat : c'est le terme technique pour « mettre en gage ». La banque sait qu'en cas de problème elle pourra se rembourser sur votre épargne, alors elle vous prête en confiance, à un bon taux. C'est le même principe qu'un prêt immobilier garanti par une hypothèque, sauf qu'ici la garantie n'est pas une maison, mais un portefeuille financier.

Vous croiserez parfois le terme « avance sur titres » : c'est la même idée. « Lombard » vient des banquiers de la région de Lombardie qui, dès le Moyen Âge, prêtaient de l'argent contre des biens déposés en garantie. Le principe n'a pas changé.

Le crédit lombard en 20 secondes

Emprunter en gageant son épargne au lieu de la vendre. Vous récupérez des liquidités, votre placement reste intact et continue de travailler, et — point décisif pour un haut revenu — l'opération ne génère aucun impôt et ne fait pas monter votre revenu fiscal de référence.

Trois mots qui veulent dire la même chose

Vous lirez tantôt « crédit lombard », tantôt « avance sur titres », tantôt « prêt nantissable » : c'est la même opération. Le seul terme vraiment technique à retenir est le nantissement— l'acte par lequel vous mettez votre contrat « en gage » sans en perdre la propriété. Pas de jargon supplémentaire : si quelqu'un complique, c'est mauvais signe.

§ 2MÉCANIQUE·3 MIN

Comment ça marche, dans la pratique ?

Trois étapes, et c'est moins compliqué qu'on ne le croit :

  1. Vous nantissez votre contrat. Vous signez un acte qui met votre assurance-vie (ou votre compte-titres) en garantie auprès de la banque prêteuse. Pour une assurance-vie, ce nantissement repose sur l'article L.132-10 du Code des assurances. Vous restez propriétaire de votre épargne : vous la mettez simplement en gage, le temps du prêt.
  2. La banque vous prête un pourcentage de la valeur. Elle ne vous prête pas 100 % de votre épargne, mais une fraction — d'autant plus élevée que votre garantie est sûre et stable. Un fonds en euros peu risqué permet d'emprunter une part bien plus importante qu'un portefeuille d'actions, plus volatil.
  3. Vous remboursez à votre rythme. Le crédit lombard est le plus souvent « in fine » : pendant toute la durée, vous ne payez que les intérêts, et vous remboursez le capital en une seule fois à la fin. La durée est en général de 1 à 5 ans, renouvelable.

Et c'est là le vrai intérêt : pendant tout ce temps, votre épargne reste investie. Elle continue de capitaliser, de produire des intérêts ou des plus-values potentielles, comme si vous n'aviez rien fait. Vous avez les liquidités et vous gardez votre placement au travail.

Mémo express

Le crédit lombard en mémo

  • Garantie : votre assurance-vie ou compte-titres, mis en gage (nantissement, art. L.132-10 C. assurances).
  • Remboursement : in fine — intérêts pendant la durée, capital à l'échéance.
  • Durée : 1 à 5 ans, renouvelable.
  • Pendant le prêt : votre épargne reste investie et continue de travailler.

Tant que le contrat est nanti, il n'est pas tout à fait libre

Une nuance honnête : pendant la durée du prêt, votre contrat est gagé. Vous en restez propriétaire et il continue d'être investi, mais vous ne pouvez pas le racheter ou le clôturer librement sans l'accord de la banque, qui veut conserver sa garantie. C'est logique : c'est elle qui vous a prêté en confiance. Le contrat se « dégage » (on parle de mainlevée) une fois le prêt remboursé.

Hagnéré Patrimoine

Combien pouvez-vous emprunter sans vendre votre épargne ?

On estime le montant mobilisable sur votre assurance-vie ou votre compte-titres, le taux que nos partenaires obtiennent, et on le compare à un rachat. Bilan offert, sans engagement.

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§ 3ZÉRO IMPÔT·3 MIN

Pourquoi ça ne génère aucun impôt

C'est le point qui intéresse le plus les hauts revenus, et il tient en une phrase : un prêt n'est pas un revenu. Quand vous empruntez, vous ne gagnez rien : vous recevez de l'argent que vous devrez rembourser. Il n'y a donc rien à déclarer, et rien à imposer.

Prenez maintenant le cas inverse, le rachat d'assurance-vie. Quand vous retirez de l'argent de votre contrat, une part de ce que vous sortez correspond à des gains. Ces gains sont imposables : vous payez de l'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (le taux maintenu pour l'assurance-vie en 2026). Et surtout, ces gains augmentent votre revenu fiscal de référence (le fameux RFR).

Et pourquoi ce RFR pèse-t-il autant ? Tout simplement parce que c'est sur lui que reposent les deux surtaxes des hauts revenus :

  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies du CGI) : une surtaxe de 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple) de RFR.
  • La CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus, art. 224 du CGI) : un impôt plancher qui garantit un taux d'imposition d'au moins 20 % du RFR, aux mêmes seuils.

Un rachat fait monter votre RFR : il peut donc vous faire franchir un seuil ou aggraver ces deux contributions, en plus de l'impôt et des prélèvements sociaux. Un crédit lombard, lui, ne génère aucun revenu : votre RFR reste strictement inchangé. Il ne déclenche ni n'aggrave la CEHR ou la CDHR.

Le déclic

Rachat = gains imposables + 17,2 % de prélèvements sociaux + RFR qui grimpe → risque de réveiller la CEHR et la CDHR.
Crédit lombard = un prêt = 0 € d'impôt, 0 € de prélèvements sociaux, RFR inchangé. C'est précisément ce qui fait qu'un haut revenu choisit souvent d'emprunter plutôt que de racheter. Le volet fiscal chiffré est détaillé dans le guide mobiliser son capital sans déclencher l'impôt.

Ne confondez pas CEHR et CDHR (l'erreur classique)

Ce sont deux choses différentes, souvent mélangées. La CEHR est une surtaxe par tranches (3 % puis 4 %) qui s'ajoute à votre impôt dès que le RFR franchit 250 000 € (ou 500 000 € pour un couple). La CDHR est un impôt plancher : elle vérifie que vous payez au moins 20 % de votre RFR en impôt, et comble la différence si ce n'est pas le cas. Un point commun décisif : les deux sont calculées sur le RFR. Donc tout ce qui gonfle le RFR — un rachat, par exemple — peut alimenter les deux. Le crédit lombard, lui, ne touche à aucune des deux. Le détail de chacune est dans le pilier comprendre la CEHR et la CDHR.

§ 4ANTÉRIORITÉ·2 MIN

On ne casse pas son contrat (et c'est précieux)

Il y a un deuxième avantage, moins évident mais tout aussi important : en empruntant plutôt qu'en rachetant, vous ne touchez pas à votre contrat. Et ça change beaucoup de choses.

En assurance-vie, l'ancienneté du contrat est un trésor. Après 8 ans, la fiscalité des rachats devient bien plus douce : taux réduit et abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains. Si vous rachetez aujourd'hui, vous puisez dans ce capital. Si vous empruntez, le compteur des 8 ans continue de courir sans interruption.

Vous préservez aussi les atouts pour la transmission : l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les versements faits avant 70 ans (art. 990 I du CGI) reste pleinement disponible, puisque vous n'avez rien sorti du contrat.

Et pendant ce temps, le capital reste investi. Votre épargne continue de produire du rendement, là où un rachat l'aurait définitivement sortie du circuit. Vous gardez le moteur allumé.

Ce que vous gardez en empruntant

L'antériorité fiscale (le compteur des 8 ans), l'abattement annuel après 8 ans, les abattements de transmission (152 500 € par bénéficiaire), et un capital qui continue de capitaliser. Racheter, c'est renoncer à tout ou partie de ces avantages.

L'antériorité en 30 secondes

Un vieux contrat d'assurance-vie vaut plus qu'un neuf à capital égal, parce qu'il a déjà passé le cap des 8 ans (fiscalité douce + abattement annuel) et qu'il a fait grossir l'abattement de transmission. Racheter, c'est entamer ce trésor ; emprunter, c'est le laisser intact. C'est souvent la raison numéro un de préférer un crédit lombard quand le besoin est temporaire.

§ 5COÛT·2 MIN

Combien ça coûte ? Le taux et le principe in fine

Un crédit lombard se paie : ce sont les intérêts. En 2026, comptez en général entre 2,7 % et 4,5 % tout compris. Le taux se construit en deux morceaux : un indice de référence du marché (type Euribor 3 mois ou ESTR) auquel la banque ajoute sa marge.

Un point que beaucoup ignorent : cette marge est souvent plus basse quand le dossier passe par un conseiller en gestion de patrimoine partenaire plutôt qu'au guichet d'une banque privée. Sur 100 000 € empruntés, un demi-point de marge en moins, c'est environ 500 € d'intérêts économisés par an— d'où l'intérêt de se faire accompagner.

Comme le crédit est in fine, vous ne remboursez que les intérêts pendant la durée du prêt, et le capital d'un seul coup à l'échéance. C'est ce qui rend l'opération souple : vous mobilisez du cash sans vous imposer une grosse mensualité de remboursement de capital.

Un mot sur le montant qu'on peut emprunter : il dépend de la nature de votre garantie. Une épargne sûre et peu volatile permet d'emprunter une part élevée de sa valeur ; un portefeuille d'actions, plus risqué, une part plus prudente. Le détail de ces ratios par classe d'actif (ce qu'on appelle la « LTV ») est expliqué dans le guide technique complet du crédit lombard.

Un ordre de grandeur

Empruntez 100 000 € à 3,5 % en in fine : vous payez environ 3 500 € d'intérêts par an, et vous remboursez les 100 000 € à la fin. Si votre contrat rapporte 4,5 % et que le prêt coûte 3,5 %, l'écart d'un point joue pour vous sur le capital resté investi ; mais si le contrat passe sous 3,5 %, l'écart se retourne — ce n'est jamais garanti : c'est un effet de levier.

Attention : le taux peut bouger, le rendement n'est jamais garanti

Deux mises en garde, et elles comptent. D'abord, le taux du lombard est variable (il suit l'Euribor ou l'ESTR) : s'il monte, vos intérêts montent. Ensuite, le pari « mon épargne rapporte plus que le coût du prêt » n'est jamais acquis — les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Si vos supports baissent et que le taux grimpe, le levier joue contre vous. On ne souscrit donc jamais un crédit lombard pour « jouer » un rendement, mais pour répondre à un besoin de liquidité précis.

§ 6EXEMPLE·3 MIN

Un exemple simple : 500 000 € d'épargne, besoin de 100 000 €

Voici un arbitrage qu'on pose presque chaque semaine en rendez-vous.

Cas pratique — Camille, 54 ans · rentière

500 000 € d'assurance-vie, besoin de 100 000 € pour 2 ans

Camille a une assurance-vie de 500 000 €, ouverte il y a 10 ans, sur laquelle elle a de jolis gains. Elle a besoin de 100 000 € pour financer des travaux, le temps de revendre un bien dans deux ans. Deux options :

Option 1 — elle rachète 100 000 €. Une part de ce retrait correspond à des gains, qui deviennent imposables : impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Son RFR augmente cette année-là, ce qui peut la rapprocher des seuils de la CEHR et de la CDHR. Et elle a définitivement sorti 100 000 € de son contrat.

Option 2 — elle nantit son contrat et emprunte 100 000 €. Elle met son assurance-vie en garantie et reçoit 100 000 €. À 3,5 %, ça lui coûte environ 3 500 € d'intérêts par an. Aucun impôt, aucun prélèvement social, son RFR ne bouge pas, et ses 500 000 € restent investis et continuent de capitaliser. Dans deux ans, elle vend son bien et rembourse les 100 000 €.

Pour un besoin court comme celui-ci, Camille a tout intérêt à emprunter (l'option 2) : ses 500 000 € continuent de tourner pendant qu'elle utilise les 100 000 €, et le fisc ne voit rien passer.

Le réflexe à garder en tête

Sur deux ans, Camille paie environ 7 000 € d'intérêts (3 500 € × 2) — mais zéro impôt, zéro prélèvement social, et un RFR qui ne bouge pas, donc aucune CEHR ni CDHR déclenchée par l'opération. En face, un rachat lui aurait coûté l'impôt sur les gains plus 17,2 % de prélèvements sociaux, plus le risque de réveiller les surtaxes des hauts revenus — et elle aurait définitivement sorti 100 000 € de son enveloppe. Sur un besoin de deux ans, neuf fois sur dix, on emprunte.

La règle de bon sens à retenir : si le besoin est court (1 à 5 ans), on emprunte ; s'il est définitif et long, on rachète. Au-delà d'une certaine durée, le cumul des intérêts finit par dépasser le coût fiscal d'un rachat. Le point de bascule précis (chiffré) est traité dans le comparatif chiffré rachat ou crédit lombard.

§ 7SUPPORT·3 MIN

Sur quoi adosser son crédit lombard ?

On peut nantir plusieurs types d'épargne financière, et tous fonctionnent : une assurance-vie française (nantissement via l'art. L.132-10 du Code des assurances), une assurance-vie luxembourgeoise (même logique), ou encore un compte-titres (nantissement via l'art. 2355 du Code civil). Le point commun : il faut une épargne financière et liquide ; on ne nantit pas un appartement dans un crédit lombard.

Parmi ces supports, l'assurance-vie luxembourgeoise revient souvent comme le plus solide pour adosser un emprunt. La raison n'est pas fiscale (on y revient juste après), mais tient à une sécurité hors norme. Concrètement : si l'assureur fait faillite, un détenteur d'assurance-vie française récupère 70 000 € maximum (garantie du FGAP) ; au Luxembourg, le super-privilège (art. 118 de la loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015) le met en premier rang sans plafond, parce que ses actifs sont déjà cantonnés séparément chez une banque dépositaire indépendante, sous le contrôle du régulateur luxembourgeois, le Commissariat aux Assurances (CAA) — c'est ce qu'on appelle le triangle de sécurité. Ajoutez le multidevises (EUR, USD, GBP, CHF) et une architecture d'investissement ouverte, qui élargissent l'univers d'actifs nantissables.

En 30 secondes : pas besoin d'aller au Luxembourg

Une assurance-vie française ou un compte-titres suffisent parfaitement pour monter un crédit lombard. L'assurance-vie luxembourgeoise n'est pas un passage obligé : c'est simplement un support d'adossement très robuste, intéressant surtout pour les patrimoines importants qui recherchent la sécurité maximale et le multidevises. En dessous de 250 000 € d'épargne, une assurance-vie française fait parfaitement le travail — le Luxembourg se justifie surtout au-delà.

À ne pas survendre : l'assurance-vie luxembourgeoise n'a aucun avantage fiscal

Point d'honnêteté important : pour un résident fiscal français, la fiscalité d'une assurance-vie luxembourgeoise est strictement identique à celle d'une assurance-vie française (mêmes règles de rachat, même article 990 I à la succession, aucun avantage de barème). Son intérêt, c'est la sécurité, la structure et le multidevises — pas un avantage fiscal. Méfiez-vous de quiconque vous vendrait le contraire. Pour le fond, voyez le guide de l'assurance-vie luxembourgeoise, et pour le duo, le guide assurance-vie luxembourgeoise + crédit lombard.

§ 8POUR QUI·3 MIN

Pour qui, pour quoi, attention à quoi

Résumons en trois blocs, comme on le ferait en rendez-vous.

Pour qui ?

Les épargnants déjà constitués, à partir d'environ 100 000 € de capital financier placé. Par exemple un dirigeant qui vient de céder sa société et a placé 800 000 €, ou un médecin libéral avec 300 000 € d'assurance-vie : ils ont du capital qu'ils ne veulent pas écorner. Particulièrement utile pour les hauts revenus exposés à la CEHR ou à la CDHR.

Pour quoi ?

Un besoin de liquidités temporaire (1 à 5 ans) : financer un projet, saisir une opportunité, faire la jointure avant la vente d'un bien, sans casser un placement performant ni déclencher d'impôt. Le bon outil quand le besoin est court et que l'on veut garder son capital au travail.

Attention à quoi ?

À l'appel de marge : si vos actifs nantis chutent fortement, la banque peut exiger un remboursement sous quelques jours, voire vendre une partie des actifs (art. L.211-38 CMF). Il y a aussi un risque de taux. C'est un effet de levier : on emprunte prudemment, bien en dessous du maximum possible.

La question à se poser avant tout

La question qui tranche presque toujours : mon besoin de liquidité est-il temporaire ou définitif ? Temporaire (je récupère de l'argent ailleurs dans 1 à 5 ans) ? Le crédit lombard est presque toujours la bonne réponse. Définitif (je ne rembourserai jamais) ? Alors le rachat, malgré son coût fiscal, est souvent plus sain — personne ne veut traîner un emprunt in fine de 100 000 € qu'il ne soldera jamais. Le chiffrage exact du point de bascule est dans le comparatif rachat ou crédit lombard.

Note de méthode : un levier à double tranchant

Le crédit lombard est un effet de levier : il amplifie les gains comme les pertes. Les performances passées des supports ne préjugent pas des performances futures, et un marché baissier peut déclencher un appel de marge au plus mauvais moment. Ce n'est jamais une promesse de gain : c'est un outil puissant qui doit être dimensionné avec prudence, dans le cadre d'une stratégie globale. Les risques détaillés et les profils à qui ça ne convient pas sont traités dans le guide crédit lombard : risques, limites et à qui ça ne convient pas.

§ 9ALLER PLUS LOIN·1 MIN

Pour aller plus loin

Vous savez maintenant l'essentiel : emprunter sur son épargne au lieu de la vendre ne déclenche ni impôt, ni prélèvements sociaux, ni hausse du RFR. Pour aller plus loin :

Méthode documentée

Vous avez 300 000 € placés et un projet à 60 000 € ?

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Sources et références légales

  • Le crédit lombard et le nantissement

    Art. L. 132-10 du Code des assurances (nantissement du contrat d'assurance-vie, support juridique du crédit lombard adossé à une assurance-vie française ou luxembourgeoise). Art. 2355 du Code civil (nantissement de compte-titres et de créances). Art. L. 211-38 du Code monétaire et financier (exécution accélérée de la garantie sur les actifs nantis en cas d'appel de marge). Le crédit lombard est généralement in fine, sur 1 à 5 ans renouvelables, à un taux 2026 d'environ 2,7 à 4,5 % tout compris (indice de marché type Euribor 3 mois ou ESTR + marge bancaire).

  • Pourquoi le crédit lombard est fiscalement neutre

    Un prêt n'est pas un revenu : le crédit lombard ne génère ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux, ni hausse du revenu fiscal de référence (art. 1417 IV du CGI). Il ne déclenche donc ni n'aggrave la CEHR (art. 223 sexies du CGI, surtaxe par tranches au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR) ni la CDHR (art. 224 du CGI, imposition minimale de 20 % du RFR retraité). À l'inverse, un rachat d'assurance-vie (art. 125-0 A et 200 A du CGI) fait remonter des gains imposables, supporte 17,2 % de prélèvements sociaux (art. L. 136-8 CSS, taux maintenu pour l'assurance-vie par la LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et augmente le RFR.

  • Antériorité, transmission et IFI

    Ne pas racheter préserve l'antériorité fiscale du contrat : le compteur des 8 ans continue de courir et les abattements de transmission restent intacts (art. 990 I du CGI : 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans ; art. 757 B du CGI : 30 500 € global après 70 ans). Les intérêts d'un crédit lombard ne sont en général pas déductibles ; ils peuvent l'être si le prêt finance un revenu (locatif, professionnel) ou une dette déductible de l'IFI lorsqu'il finance un actif immobilier taxable (art. 974 du CGI).

  • Assurance-vie luxembourgeoise comme support d'adossement

    L'assurance-vie luxembourgeoise est un support d'adossement solide : triangle de sécurité (compagnie / banque dépositaire qui cantonne les actifs ségrégués / Commissariat aux Assurances), super-privilège (art. 118 de la loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015, modifiée le 10 août 2018 : créancier de premier rang, protection illimitée contre 70 000 € du FGAP français), multidevises. Pour un résident fiscal français, sa fiscalité est identique à celle de l'assurance-vie française (mêmes règles de rachat, même art. 990 I à la succession) : l'avantage est la sécurité et la structure, pas un avantage de barème.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le crédit lombard est un effet de levier à double tranchant : en cas de baisse des marchés, un appel de marge peut obliger à rembourser ou à apporter des garanties sous un délai court, voire entraîner la vente forcée des actifs nantis ; il existe aussi un risque de taux. Les performances passées des supports ne préjugent pas des performances futures, et le levier amplifie les pertes comme les gains. Le dimensionnement d'un crédit lombard, le choix du support nanti et la comparaison avec un rachat doivent faire l'objet d'une étude individualisée. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer.

Foire aux questions

Tout sur le crédit lombard expliqué simplement c'est quoi, pourquoi sans impôt, et comment ça marche.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : c'est quoi en une phrase, pourquoi aucun impôt, faut-il le déclarer, fait-il monter la CEHR/CDHR, la différence avec un rachat, le taux 2026, et à partir de quel montant. Réponses simples et sourcées, à jour 2026.