Vous venez de retirer votre 2e pilier ?
Un premier échange offert avec Clément Chatelain, président de Hagnéré Patrimoine. Vous présentez votre situation de frontalier ; nous vous expliquons les choix qui se posent et ce qu'ils coûtent. Une étude chiffrée et des recommandations écrites peuvent suivre, dans une lettre de mission.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Clément Chatelain
Conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en fiscalité patrimoniale internationale
Clément Chatelain accompagne expatriés, impatriés, non-résidents et dirigeants mobiles sur leurs arbitrages fiscaux, financiers et successoraux entre la France et l'étranger.
Sommaire
- L’essentiel en 30 secondes
- 1. Avant de placer : trois choses à régler
- 2. Assurance vie, PEA, SCPI, compte-titres : laquelle pour quoi ?
- 3. Assurance vie française ou luxembourgeoise ?
- 4. La chaîne de frais, étage par étage
- 5. Se créer un revenu sans entamer le capital
- 6. Le cas de Nathalie, 61 ans
- 7. Les erreurs qui coûtent cher
- 8. Ce que vous pouvez faire seul cette semaine
- 9. Quand un conseil devient utile
- Les mots du guide
Mis à jour le 26 octobre 2026 selon la loi de finances et la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 · lecture : 19 minutes.
Ce guide vous concerne si vous avez travaillé en Suisse, vous résidez en France et vous avez retiré, ou allez retirer, le capital de votre 2e pilier (votre caisse de pension ou votre compte de libre passage). Il vous concerne aussi si ce capital s’ajoute à d’autres économies. Il ne traite pas de la sortie elle-même ni de son impôt : pour cela, lisez notre page sur le libre passage LPP. Si vous avez perdu votre emploi suisse après 55 ans, commencez par notre guide sur le libre passage pendant le chômage.
À la fin, vous saurez quelle enveloppe sert à quoi, combien vous coûtent vraiment les frais, et combien retirer chaque année sans vous appauvrir.
L’essentiel en 30 secondes
Ce qu’il faut savoir avant de lire la suite
- L’impôt du retrait est derrière vous. Versé en une seule fois, le capital a coûté 6,75 % d’impôt français, plus, sur un gros capital, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. La retenue suisse vous sera remboursée si vous la réclamez dans les trois ans.
- L’assurance vie sert de base : retraits quand vous voulez, impôt seulement sur la part de gains retirée, transmission avantageuse. Les supports en unités de compte peuvent perdre de la valeur.
- Le PEA accueille jusqu’à 150 000 € de versements par personne ; après cinq ans, ses gains ne paient plus que 18,6 % de prélèvements sociaux. Les actions peuvent baisser fortement.
- Les SCPI donnent accès à l’immobilier, mais avec des frais d’entrée, des loyers imposés chaque année et une revente qui n’est pas garantie.
- Les frais décident de beaucoup. Sur 500 000 €, un point de frais coûte 5 000 € par an. Demandez-les toujours en euros.
Le malentendu de départ. On cherche d’abord « le bon placement ». Pour un capital de retraite, l’ordre est inverse : d’abord la réserve et le revenu dont vous avez besoin, ensuite les enveloppes, enfin les placements à l’intérieur.
1. Avant de placer : trois choses à régler
Réclamer l’impôt suisse retenu à la source
Votre caisse a retenu un impôt suisse sur le capital, au barème du canton où elle siège. Résidant en France, vous êtes imposé en France : cette retenue vous est remboursée, sans intérêts, si vous la réclamez dans les trois ans qui suivent le versement. Il faut joindre une attestation du fisc français. Sur un gros capital, c’est souvent plusieurs dizaines de milliers de francs. Rangez cette somme à part tant qu’elle n’est pas revenue.
Si vous n’avez pas encore retiré votre capital, lisez d’abord la règle de l’impôt français : l’option à 7,5 % suppose un versement en une seule fois. Étaler le retrait sur deux ans, conseil répandu en Suisse, ne fait rien gagner à un résident de France et peut faire perdre l’option. Le détail est sur notre page libre passage LPP.
Mettre de côté une réserve disponible
Avant tout placement, gardez sur des livrets ou un compte à terme ce dont vous pourriez avoir besoin dans les deux ou trois ans : travaux, aide à un enfant, voiture, imprévus de santé. Le compte à terme et le livret garantissent le capital ; ils rapportent peu. Cette réserve vous évite de vendre des placements au mauvais moment.
Décider la part qui restera en francs suisses
Votre capital arrive souvent en francs. Si vos dépenses sont en euros, chaque franc gardé est un pari sur le change : le franc peut monter, mais aussi baisser face à l’euro. Les conversions coûtent aussi des frais, souvent cachés dans le cours appliqué. Supposons 0,5 % de frais de change : sur 500 000 €, cela fait 2 500 €. Comparez le cours proposé par deux établissements avant de convertir une grosse somme.
Ce que ça veut dire pour vous
Notez sur une feuille trois montants : la réserve à garder disponible, le revenu dont vous aurez besoin chaque mois, et la somme qui peut rester placée au moins dix ans. Ce sont eux qui choisissent les enveloppes, pas l’inverse.
2. Assurance vie, PEA, SCPI, compte-titres : laquelle pour quoi ?
Une enveloppe est le cadre fiscal dans lequel vous placez votre argent. À l’intérieur, vous choisissez des supports : un fonds en euros, des fonds d’actions, des parts de sociétés immobilières. Pour un résident de France, quatre enveloppes reviennent dans presque tous les cas.
| Enveloppe | Ce qu’elle apporte | Ce qu’il faut accepter |
|---|---|---|
| Assurance vie | Retraits libres ; impôt sur la seule part de gains retirée ; après huit ans, 4 600 € de gains par an sans impôt sur le revenu (9 200 € pour un couple) ; transmission avantageuse | Prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains ; frais du contrat chaque année ; unités de compte sans garantie du capital |
| PEA | Après cinq ans, gains sans impôt sur le revenu ; retraits possibles sans fermer le plan | 150 000 € de versements au plus par personne ; actions européennes seulement ; 18,6 % de prélèvements sociaux sur les gains |
| SCPI | Immobilier de bureaux, commerces ou santé, géré pour vous ; loyers versés régulièrement | Frais d’entrée élevés ; loyers imposés chaque année ; revente sans garantie ni de délai ni de prix |
| Compte-titres | Aucun plafond ; tous les placements cotés | 31,4 % sur les gains et les dividendes, chaque année où ils sont perçus |
L’assurance vie, la base
C’est l’enveloppe la plus souple pour un capital de retraite. Vous retirez quand vous voulez, en une fois ou chaque mois. Seule la part de gains comprise dans chaque retrait est imposée : les premières années, elle est faible. Après huit ans, les gains retirés profitent chaque année d’un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple marié ou pacsé). Au-delà, ils sont imposés à 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements. Les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains.
Elle sert aussi à transmettre : les sommes versées avant 70 ans profitent, au décès, d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire. Le fonds en euros garantit le capital, selon les conditions du contrat ; les unités de compte, non : leur valeur suit les marchés et peut baisser.
Le PEA, pour les actions européennes
Le plan d’épargne en actions est réservé aux résidents fiscaux de France, un par personne, avec 150 000 € de versements au plus. Après cinq ans, les gains échappent à l’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent. Vous pouvez alors retirer sans fermer le plan, et continuer à verser. Un retrait avant cinq ans ferme le plan, sauf exceptions (licenciement, invalidité, mise à la retraite anticipée).
Un couple peut donc y placer 300 000 €. La contrepartie : ce sont des actions, dont la valeur peut baisser d’un tiers ou davantage une mauvaise année. Le PEA convient à l’argent dont vous n’aurez pas besoin avant longtemps.
Les SCPI, pour l’immobilier sans gestion
Une société civile de placement immobilier achète des immeubles et vous reverse une part des loyers. Les frais d’entrée sont prélevés dès la souscription : supposons 10 %, sur 100 000 € placés, seuls 90 000 € sont réellement investis. Il faut donc des années pour les amortir. Détenues en direct, les parts produisent des revenus fonciers, imposés chaque année au barème et à 17,2 % de prélèvements sociaux.
Certaines assurances vie proposent des SCPI parmi leurs supports : les loyers restent alors dans le contrat et ne sont imposés qu’au retrait. Dans tous les cas, le capital n’est pas garanti, les loyers peuvent baisser et la revente peut prendre du temps. Pour les SCPI qui investissent hors de France, lisez notre guide sur les SCPI et l’étranger.
Le compte-titres, pour le reste
Il n’a ni plafond ni avantage fiscal : 31,4 % sur les dividendes et les plus-values, l’année où vous les touchez. Il sert pour les placements qui n’entrent pas ailleurs. Le contrat de capitalisation, cousin de l’assurance vie, a la même fiscalité des retraits mais ne profite pas de l’abattement au décès ; il peut en revanche se donner de son vivant.
Et le plan d’épargne retraite ?
Ses versements se déduisent du revenu imposable. Cela n’a d’intérêt que si vous avez encore des revenus imposés en France à un taux élevé. À la retraite, ce n’est en général plus le cas, et l’argent y reste bloqué jusqu’à la sortie.
3. Assurance vie française ou luxembourgeoise ?
Pour un résident de France, la fiscalité est la même : c’est la loi française qui s’applique aux retraits et à la transmission, quel que soit le pays de l’assureur. La différence tient à trois points.
| Point | Contrat français | Contrat luxembourgeois |
|---|---|---|
| Si l’assureur fait faillite | Fonds de garantie : 70 000 € par assuré et par assureur | Les actifs qui couvrent les contrats forment un patrimoine distinct, réservé en priorité aux assurés |
| Supports et devises | Choix fixé par l’assureur, en euros | Choix souvent plus large ; contrats possibles en plusieurs devises, dont le franc suisse |
| Montant d’entrée | Dès quelques milliers d’euros | En général plus élevé ; fonds dédiés à partir de 125 000 € |
Le contrat luxembourgeois est souvent choisi par ceux qui placent plusieurs centaines de milliers d’euros, veulent garder une part en francs suisses ou pourraient un jour quitter la France. Ses frais se lisent ligne par ligne, comme ceux d’un contrat français. Pour aller plus loin : notre guide de l’assurance vie luxembourgeoise.
Ce que ça veut dire pour vous
Le choix du pays vient après celui des montants. Sous 200 000 € environ, un bon contrat français suffit souvent. Au-delà, comparez deux ou trois contrats des deux pays sur la même grille de frais, en euros.
4. La chaîne de frais, étage par étage
Les frais ne se voient pas sur un relevé : ils sont prélevés sur la valeur de vos placements. Ils s’empilent à plusieurs étages. La règle à retenir : sur 500 000 €, chaque point de frais coûte 5 000 € par an.
| Étage | Quand il est prélevé | À demander |
|---|---|---|
| 1. Frais d’entrée | Sur chaque versement | Leur taux, et s’ils se négocient sur un gros montant |
| 2. Frais du contrat | Chaque année, sur toute l’épargne | Le taux sur le fonds en euros et sur les unités de compte |
| 3. Frais des fonds | Chaque année, dans le prix des parts | Les frais courants de chaque fonds, dans son document d’information |
| 4. Gestion pilotée ou conseil | Chaque année, si vous déléguez | Le taux, et ce qu’il couvre |
| 5. Change et arbitrages | À chaque conversion ou changement de support | Le cours appliqué, le coût d’un arbitrage |
Exemple d’illustration. Deux contrats placent 500 000 € pendant 15 ans dans les mêmes supports, qui rapporteraient 5 % par an avant frais. Le premier coûte 1 % par an au total, le second 2 %.
| Total des frais | Rendement après frais | Capital après 15 ans |
|---|---|---|
| 1 % par an | 4 % par an | environ 900 000 € |
| 2 % par an | 3 % par an | environ 779 000 € |
Un conseil non indépendant, comme celui de notre cabinet, est en partie rémunéré par une part de ces frais, que lui reversent les assureurs et les gérants. C’est légal, à condition de vous le dire. Demandez ce montant en euros, par écrit, avant de signer.
Ce que ça veut dire pour vous
Exigez un tableau qui additionne les cinq étages et donne le total en euros pour votre capital. Un interlocuteur qui ne sait pas le faire vous dit déjà quelque chose.
5. Se créer un revenu sans entamer le capital
La règle tient en une phrase : pour ne pas entamer le capital, retirez chaque année moins que ce que vos placements rapportent après frais. Pour garder aussi son pouvoir d’achat, retirez au plus le rendement moins l’inflation.
| Sur 650 000 € placés | Retrait annuel | Par mois |
|---|---|---|
| Garder le pouvoir d’achat (3,5 % moins 2 % d’inflation) | environ 9 750 € | environ 810 € |
| Garder le capital en euros (3,5 %) | environ 22 750 € | environ 1 900 € |
D’où tirer le revenu
Le plus simple est un retrait programmé sur l’assurance vie : une somme fixe chaque mois ou chaque trimestre. Chaque retrait contient une part de vos versements et une part de gains ; seule la seconde est imposée. Sur un contrat de 400 000 € qui rapporterait 3,5 %, un retrait de 18 000 € la première année ne contient qu’environ 600 € de gains. Ils coûtent environ 105 € de prélèvements sociaux, plus l’impôt sur le revenu au taux applicable avant huit ans. Après huit ans, l’abattement annuel de 4 600 € couvre souvent toute cette part de gains, sauf les prélèvements sociaux.
Les loyers de SCPI détenues en direct, eux, s’ajoutent chaque année à vos revenus imposables. Le PEA, enfin, se garde plutôt pour plus tard : c’est la part qui peut attendre et traverser les baisses.
Le risque des premières années
Une baisse des marchés juste après votre retrait pèse plus qu’une baisse vingt ans plus tard : vous retirez alors sur un capital diminué. C’est pourquoi on entre souvent sur les actions en plusieurs fois, sur quelques mois, et pourquoi la réserve disponible paie les premières années.
6. Le cas de Nathalie, 61 ans
Exemple fictif, aux hypothèses écrites ; il illustre une méthode et ne constitue pas une recommandation.
La situation. Nathalie, 61 ans, vit à Saint-Julien-en-Genevois, célibataire, deux enfants adultes. Elle a travaillé 30 ans à Genève. Elle prend sa retraite et retire en une fois 650 000 francs de 2e pilier, soit environ 695 500 € (hypothèse : 1 franc vaut 1,07 €). L’impôt français à 7,5 % après l’abattement de 10 % lui coûte environ 46 950 €. Le capital fait passer son revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 €. S’y ajoute donc la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus : environ 8 000 à 14 000 €, selon ses revenus des deux années précédentes. Affiliée à l’assurance maladie suisse, elle ne paie pas, par hypothèse, de prélèvements sociaux sur ce capital. Il lui reste environ 640 000 € ; avec 10 000 € d’épargne, elle a 650 000 € à placer. Elle veut 1 500 € de plus par mois, soit 18 000 € par an.
Le piège. Tout placer d’un coup sur un seul contrat, sans réserve, en actions, parce que « sur vingt ans, ça monte ».
Ce qui change tout. Elle commence par ce dont elle a besoin. Une répartition illustrative, pour un profil prudent à équilibré :
| Enveloppe | Montant | Rôle |
|---|---|---|
| Livrets et compte à terme | 50 000 € | Réserve : imprévus et deux ans de retraits |
| Assurance vie | 400 000 € | Le revenu : retrait programmé de 18 000 € par an ; fonds en euros et fonds diversifiés |
| PEA | 150 000 € | Le long terme : actions européennes, sans retrait avant cinq ans |
| SCPI dans l’assurance vie | 50 000 € | Une part d’immobilier, loyers gardés dans le contrat |
L’ordre de grandeur. Elle retire 18 000 € par an, soit 2,8 % de son capital. Selon le rendement, voici ce qu’il resterait :
| Scénario | Après 10 ans | Après 20 ans |
|---|---|---|
| 3,5 % par an après frais | environ 706 000 € | environ 784 000 € |
| 1,5 % par an après frais | environ 562 000 € | environ 459 000 € |
| 3,5 % par an, mais une baisse de 15 % la première année | environ 542 000 € | environ 553 000 € |
Dans le scénario central, son capital ne baisse pas en euros. Dans le scénario faible, elle l’entame lentement. Une mauvaise première année coûte, à elle seule, plus de 160 000 € au bout de dix ans. D’où la réserve, et une entrée progressive sur les actions.
7. Les erreurs qui coûtent cher
- Oublier de réclamer l’impôt suisse. Passé trois ans après le versement, la retenue est perdue : souvent plusieurs dizaines de milliers de francs sur un gros capital.
- Payer des frais d’entrée pleins sur un gros versement. 3 % sur 500 000 €, c’est 15 000 € perdus le premier jour. Demandez si ces frais se négocient.
- Tout placer en actions le même jour. Une baisse de 15 % la première année réduit d’environ 160 000 € le capital de Nathalie après dix ans.
- Retirer plus que le rendement. À 4 % de retrait et 1,5 % de rendement, le capital fond d’année en année, et plus vite après une mauvaise année.
- Ouvrir son PEA trop tard. Le délai de cinq ans court à partir du premier versement : un PEA ouvert avec une petite somme dès maintenant prend date.
- Confondre rendement brut et rendement net. Un taux affiché avant frais et avant impôts ne dit pas ce qui arrivera sur votre compte.
8. Ce que vous pouvez faire seul cette semaine
- Demander à l’administration fiscale suisse du canton de votre caisse le formulaire de remboursement, et au fisc français l’attestation à joindre.
- Écrire vos trois montants : réserve, revenu mensuel voulu, somme placée au moins dix ans.
- Ouvrir un PEA avec une petite somme, pour faire courir le délai de cinq ans.
- Demander à chaque établissement consulté un tableau des frais, en euros, pour votre capital.
9. Quand un conseil devient utile
Un conseil se justifie quand les sommes sont importantes, quand plusieurs pays entrent en jeu, ou quand il faut articuler retraite, transmission et fiscalité. Par exemple : un capital suisse, une maison en France, des enfants à l’étranger, un projet de départ. Ce qu’on doit attendre de lui : une répartition écrite, chiffrée en euros, frais compris, et la liste des risques de chaque choix.
Hagnéré Patrimoine est un cabinet de conseil immatriculé à l’ORIAS (n° 23002291). Son conseiller est son président, Clément Chatelain ; l’auteur de ce guide, Quentin Hagnéré, en est le fondateur. Le conseil est non indépendant : le cabinet peut percevoir des commissions des assureurs et des gérants, présentées par écrit et en euros avant toute recommandation. Il ne rédige pas d’actes et ne remplace pas un avocat fiscaliste.
Les mots du guide
- 2e pilier
- La prévoyance professionnelle suisse (LPP) : l’épargne retraite constituée avec votre employeur, dans une caisse de pension.
- Libre passage
- L’avoir de 2e pilier quand vous quittez une caisse sans en rejoindre une autre : il attend sur un compte ou une police de libre passage.
- Enveloppe
- Le cadre fiscal d’un placement : assurance vie, PEA, compte-titres.
- Unité de compte
- Un support d’assurance vie dont la valeur suit les marchés (actions, obligations, immobilier) : le capital n’est pas garanti.
- Frais courants
- Les frais annuels d’un fonds, prélevés dans le prix de ses parts.
- Retrait programmé
- Un retrait automatique d’assurance vie, d’un montant fixe, à intervalle régulier.
Faire le point sur votre capital
Un premier échange offert, confidentiel et sans engagement avec Clément Chatelain, président de Hagnéré Patrimoine. Vous présentez votre situation ; nous vous expliquons les choix qui se posent. Une étude chiffrée et des recommandations écrites peuvent suivre, dans une lettre de mission.
Sources
Textes relus sur leurs sites officiels le 26 octobre 2026 ; calculs refaits le même jour.
- Prélèvement de 7,5 % sur les prestations de retraite versées en capital : CGI art. 163 bis, II ; BOFiP, BOI-RSA-PENS-30-10-20 du 10 août 2026
- Remboursement de l’impôt suisse à la source sur les prestations en capital : ordonnance sur l’imposition à la source, art. 19
- Assurance vie, abattement après huit ans : CGI art. 125-0 A ; taux de 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements : CGI art. 200 A ; transmission : CGI art. 990 I et 757 B
- PEA, ouverture et plafond : code monétaire et financier, art. L. 221-30 ; retraits : art. L. 221-32 ; exonération : CGI art. 157, 5° bis
- Taux de la CSG : code de la sécurité sociale, art. L. 136-8 ; prélèvement de solidarité : CGI art. 235 ter (loi de financement de la sécurité sociale pour 2026)
- Garantie des contrats d’assurance vie français : code des assurances, art. R. 423-7
- Assurance vie luxembourgeoise : loi du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances, art. 118
Mentions légales et avertissements
Avertissement
Ce guide est rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine SAS (siège à Bassens, 73000, près de Chambéry), cabinet de conseil en gestion de patrimoine titulaire des statuts CIF (conseiller en investissements financiers, art. L. 541-1 du code monétaire et financier), COA (courtier en assurance) et COBSP (courtier en opérations de banque et services de paiement), immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 23002291, adhérent de la CNCEF Patrimoine, association agréée par l’Autorité des marchés financiers. Le conseil est fourni de manière non indépendante : le cabinet peut percevoir des commissions des fournisseurs des produits.
Cet article a une vocation pédagogique uniquement. Le cas de Nathalie est fictif et ses chiffres illustratifs ; ils ne constituent ni un conseil personnalisé en investissement, ni une recommandation fiscale, ni une sollicitation. Toute décision exige une analyse de votre situation personnelle, familiale, fiscale et patrimoniale.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les placements en actions, en unités de compte et en SCPI comportent des risques, notamment de perte en capital et d’illiquidité. Les règles fiscales citées sont celles en vigueur au 26 octobre 2026 ; le traitement fiscal dépend de la situation individuelle de chacun et peut être modifié ultérieurement.

