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Guide infirmière libérale 202618 minMis à jour 25 juin 2026Épargne personnelle · méthode des étages

Placements de l'infirmière libérale : où investir son épargne d'IDEL, étage par étage

Vous mettez de l'argent de côté quand le mois est bon — un peu de livret A, le reste qui dort sur le compte — mais votre revenu d'IDEL change d'un mois sur l'autre, et au fond une inquiétude : la CARPIMKO servira moins de la moitié de votre revenu à la retraite. La vérité, c'est qu'une infirmière libérale n'a pas besoin de montages complexes — et c'est tant mieux. Vous êtes en BNC : pas d'impôt sur les sociétés, pas de trésorerie de société à placer comme un médecin ou un pharmacien en SEL — vous placez de l'épargne PERSONNELLE, et c'est plus simple. Ce guide vous donne la méthode des étages : du plus sûr au plus risqué, on remplit dans l'ordre la prévoyance, la précaution (4 à 6 mois car votre revenu fluctue), le PER (jusqu'à environ 5 291 € déductibles dans notre cas-type), l'assurance-vie (prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % en 2026), l'immobilier puis la bourse. Avec un fil rouge : ne jamais sauter d'étage, et ne jamais vous laisser survendre un produit complexe quand le patrimoine est en construction. Note de méthode : tout placement comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE PLACEMENT IDEL 2026

Construire votre plan d'épargne d'infirmière étage par étage, sans produit inutile

Audit patrimonial de l'infirmière libérale : sécurisation de la prévoyance Madelin, calibrage du PER (plafond 154 bis exact), choix assurance-vie et supports, arbitrage résidence principale vs investissement locatif, diversification simple. Sans produit-maison, sans biais émetteur, adapté à un revenu qui fluctue et à un patrimoine en construction.

  • Bilan patrimonial IDEL offert
  • Prévoyance et PER calibrés
  • Plan d'épargne par horizon
  • Sans produit-maison

RETRAITE

CARPIMKO

PER MINI 2026

4 806 €

ASSURANCE-VIE

17,2 % PS

PEA / PER

18,6 % PS

CAS-TYPE

700 €/mois

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 25 juin 2026· Conforme à la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), à la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et à l'arrêté PASS du 22/12/2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

L'essentiel en 30 secondes

Une infirmière libérale épargne de l'argent personnel, pas la trésorerie d'une société : en BNC, il n'y a pas d'impôt sur les sociétés, et même en SCM (société de moyens transparente) il n'y a aucun bénéfice à placer. La méthode tient en une pyramide à remplir dans l'ordre, du plus sûr au plus risqué : d'abord la prévoyance Madelin (votre dos et votre mobilité sont votre outil de travail), puis l'épargne de précaution (4 à 6 mois de charges sur livrets et fonds euros, un cran de plus que pour un salarié car votre revenu fluctue), puis le PER pour la retraite et la déduction à votre tranche marginale (la CARPIMKO servira moins de la moitié de votre revenu), puis l'assurance-vie pour la souplesse et la transmission, puis l'immobilier (la résidence principale d'abord), et enfin le PEA et la bourse. On ne saute pas d'étage, et on ne se laisse jamais survendre du private equity quand le patrimoine est en construction.

§ 1LA MÉTHODE·3 MIN

La méthode des étages : remplir ses poches dans le bon ordre

La plupart des infirmières qui viennent nous voir ne se trompent pas de produit : elles se trompent d'ordre. On a placé 10 000 € en SCPI avant d'avoir trois mois de charges de côté, ou souscrit un produit « défisc » en fin d'année sans avoir la moindre prévoyance. L'épargne d'une libérale se construit comme une maison : pas de murs tant que les fondations ne sont pas coulées. Et quand le revenu change chaque mois, ces fondations comptent encore plus.

Votre épargne tient en six étages, du plus liquide et du plus sûr au plus risqué et au plus long. Chaque étage suppose le précédent rempli : c'est la seule règle qui tienne, et celle qui nous évite de rattraper des dossiers mal partis.

La pyramide d'épargne de l'infirmière libérale. On remplit du bas vers le haut : sauter un étage (par exemple investir en SCPI avant la précaution) est l'erreur n° 1. La précaution est volontairement un cran plus épaisse que pour un salarié car le revenu d'IDEL fluctue.
ÉtageObjectifEnveloppesHorizon
0 · PrévoyanceProtéger le revenu (arrêt, invalidité, décès — métier physique)Prévoyance Madelin (154 bis)Immédiat / permanent
1 · Précaution4 à 6 mois de charges (revenu d'IDEL irrégulier)Livret A, LDDS, fonds eurosCourt (0-2 ans)
2 · Retraite + défiscCompenser la CARPIMKO, déduire à la TMIPER (154 bis)Long (retraite)
3 · Souplesse + transmissionÉpargne disponible et transmissibleAssurance-vie (UC + fonds euros)Moyen / long (8 ans+)
4 · ImmobilierSe loger puis investir en pierreRésidence principale, puis LMNP / SCPILong (10 ans+)
5 · BourseFaire travailler l'épargne longuePEA, compte-titres (actions, ETF)Long (8 ans+)

« Quel produit je prends ? » : la mauvaise première question

Quand une infirmière nous demande quel placement choisir, nous lui retournons la question : quel étage te manque encore ? Une IDEL de 30 ans sans prévoyance et sans précaution n'a rien à faire en private equity, même si le rendement annoncé fait rêver. À l'inverse, une infirmière de 45 ans avec une prévoyance solide, six mois de précaution et un PER bien alimenté peut, elle, diversifier davantage. La hiérarchie est la même pour toutes ; c'est seulement la vitesse de montée qui change.

§ 2LE POURQUOI·2 MIN

Pourquoi épargner : la retraite CARPIMKO ne suffira pas

Une question revient en rendez-vous avant même de parler placements : pourquoi se priver maintenant ? L'infirmière libérale relève de la CARPIMKO (Caisse autonome de retraite et de prévoyance des infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes) — jamais la CARMF (médecins), ni la CARCDSF (chirurgiens-dentistes et sages-femmes), ni la CAVP (pharmaciens). On pourrait croire que c'est un détail. Sauf que tout votre régime en découle : valeurs de point, cotisations, règles n'ont rien à voir avec celles d'un médecin.

Et le constat est rude : la pension servie par la CARPIMKO (régime de base + régime complémentaire + ASV) tourne, pour une IDEL à revenus moyens, nettement sous la moitié de son revenu d'activité de fin de carrière. Le « taux de remplacement » d'une libérale est structurellement faible. Sans épargne personnelle constituée pendant la vie active, le passage à la retraite se traduit par une chute de niveau de vie brutale.

L'épargne de l'IDEL comble un trou, elle ne l'augmente pas

C'est tout l'enjeu : votre épargne personnelle (PER, assurance-vie) ne vient pas en plus d'une retraite confortable, elle vient compenser une retraite obligatoire faible. D'où l'importance de commencer tôt : 300 € par mois pendant trente ans, capitalisés à 4 % (hypothèse, performance non garantie), c'est de l'ordre de 200 000 € ; le même effort démarré à 55 ans n'en produit qu'une fraction. Le détail du calcul de votre future pension figure dans notre guide sur la retraite CARPIMKO de l'infirmière libérale, et les stratégies de rattrapage dans le guide pour améliorer sa retraite d'IDEL.

§ 3ÉTAGE 0·2 MIN

Étage 0 : la prévoyance d'abord, parce que votre corps est votre outil

L'étage 0, presque personne n'y pense — et c'est précisément celui qui sauve le plan d'une infirmière. Votre métier repose entièrement sur votre corps et votre mobilité : transferts et retournements de patients qui sollicitent le dos et les épaules, tournées sur la route (vous êtes une grosse rouleuse, donc plus exposée au risque routier qu'un libéral sédentaire), horaires lourds et gardes le week-end. Lombalgie, accident, épuisement : sur le terrain, ça arrive, et plus souvent qu'on ne le croit. Un arrêt prolongé, c'est un revenu qui s'arrête net — et il s'arrête sur un revenu qui était déjà irrégulier.

Or les prestations de la CARPIMKO en cas d'arrêt de travail sont modestes et interviennent souvent tardivement. C'est le rôle de la prévoyance Madelin (article 154 bis du CGI) de combler ce trou : indemnités journalières après un délai de carence court, rente d'invalidité si vous ne pouvez plus exercer, capital ou rente pour vos proches en cas de décès. Et le tout est déductible de votre bénéfice imposable, dans la limite d'environ 11 534 € en 2026 (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS).

Tant que la prévoyance n'est pas en place, le reste attend

C'est notre règle déontologique de base : on ne fait pas épargner une IDEL en SCPI ou en PER si elle n'a pas, d'abord, une prévoyance qui la couvre. Construire un patrimoine sans protéger le revenu qui l'alimente, c'est miser gros sur un dos et une voiture sans les avoir assurés. Un seul arrêt long, et tout le plan d'épargne s'écroule. Le détail des garanties et des montants figure dans notre guide sur la prévoyance Madelin du libéral.

§ 4ÉTAGE 1·2 MIN

Étage 1 : l'épargne de précaution, votre matelas liquide

Une fois protégée, on constitue un matelas de sécurité : 4 à 6 mois de charges (personnelles et professionnelles) disponibles immédiatement, sans risque et sans pénalité. Pour une infirmière dont les recettes changent d'un mois sur l'autre — périodes de remplacement, congés non indemnisés, congé maternité, baisses d'activité, régularisations URSSAF — ce coussin se vise volontairement un peu plus épais que pour un salarié : c'est lui qui vous évite de revendre un placement au plus mauvais moment ou de basculer sur un crédit à la consommation un mois creux.

Les livrets réglementés : sûrs et défiscalisés

On commence par le plus simple : les livrets réglementés, garantis par l'État et totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux (article 157 du CGI) : le livret A (plafond 22 950 €, article L. 221-1 du Code monétaire et financier), le LDDS (plafond 12 000 €, article L. 221-27) et, sous conditions de revenus, le LEP (plafond 10 000 €). Leur taux est fixé par les pouvoirs publics et révisé périodiquement ; à vérifier au 1er février 2026. On ne leur demande aucun rendement : ce sont des réserves de liquidité, et c'est tout ce qu'on attend d'elles.

Une fois les livrets pleins, le fonds euros prend le relais

Une fois les livrets pleins, le fonds euros d'une assurance-vie prend le relais : capital garanti, disponible sous quelques jours, avec un rendement généralement supérieur à celui des livrets. C'est le pont naturel entre la précaution (étage 1) et l'assurance-vie de long terme (étage 3). À distinguer du compte à terme, qui bloque le capital sur une durée déterminée en échange d'un taux fixe : utile pour une somme dont vous n'avez pas besoin avant l'échéance, mais moins souple que le fonds euros — et quand le revenu fluctue, cette souplesse change tout.

Pour la poche de précaution, on privilégie la disponibilité et la garantie sur le rendement. Les intérêts de compte à terme relèvent du taux de prélèvements sociaux à 18,6 % en 2026.
Support de précautionCapitalDisponibilitéFiscalité 2026
Livret A / LDDS / LEPGarantiImmédiateExonéré (IR + PS), art. 157 CGI
Fonds euros (assurance-vie)GarantiQuelques joursPFU au rachat, PS 17,2 %
Compte à termeGarantiÀ l'échéance (blocage)PFU 31,4 % ou barème, PS 18,6 % sur les intérêts

Combien viser, concrètement ?

Prenez vos charges mensuelles totales — loyer ou crédit du logement, cotisations URSSAF et CARPIMKO, frais de voiture (carburant, assurance, entretien — un poste lourd quand on roule beaucoup), vie courante — et multipliez par 4 à 6. Une infirmière dont les sorties tournent autour de 3 000 € par mois vise donc 12 000 à 18 000 € de précaution avant de passer à l'étage suivant. C'est de l'argent qui « dort » volontairement : il ne rapporte presque rien, et c'est normal — son seul travail est d'être là le jour où un mois est creux ou où l'URSSAF régularise une cotisation. Une fois ce coussin atteint, on arrête d'empiler sur les livrets : chaque euro supplémentaire a mieux à faire un étage plus haut.

Hagnéré Patrimoine

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§ 5ÉTAGE 2·3 MIN

Étage 2 : le PER, pour la retraite et la déduction d'impôt

Le PER en 30 secondes pour une IDEL

Vous versez ce que vous voulez quand le mois le permet ; ce versement vient en déduction de votre bénéfice 2035, donc en moins d'impôt à votre tranche marginale (30 ou 41 %) ; et tant que l'argent reste dans le PER, ni les plus-values ni les coupons ne sont taxés chaque année. C'est l'outil n° 1 pour combler le trou de la CARPIMKO. En contrepartie, l'argent est bloqué (sauf déblocages prévus par la loi, dont l'achat de la résidence principale), et à la sortie l'État reprend sa part : vous avez décalé l'impôt, pas effacé. L'intérêt ? Votre tranche marginale est généralement plus basse à la retraite qu'en activité.

Combien une IDEL peut-elle déduire ?

Le plan d'épargne retraite est l'outil central pour combler le trou de la CARPIMKO. Son atout : les versements sont déductibles de votre bénéfice imposable à votre tranche marginale. Pour une IDEL en BNC, le plafond suit l'article 154 bis du CGI (volet retraite du TNS) : 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS, avec un plancher de 4 806 € en 2026 (10 % du PASS). Une infirmière à revenus moyens se situe en général entre ce plancher et quelques milliers d'euros au-dessus.

Le plafond PER d'une IDEL à 50 000 € de bénéfice (illustration)

10 % x 50 000 €                              = 5 000 €
+ 15 % x (50 000 − 48 060) [fraction > 1 PASS] =   291 €
──────────────────────────────────────────────────────
Plafond de déduction 2026                    ≈ 5 291 €
(plancher garanti : 4 806 €)

Avec 50 000 € de bénéfice, cette infirmière peut déduire environ 5 291 € de versements PER. À une tranche marginale de 30 %, cela représente près de 1 587 € d'impôt en moins cette année-là — pas l'année suivante, tout de suite sur la 2042 du versement.

Le blocage, et le déblocage pour la résidence principale

La contrepartie de la déduction, c'est le blocage : l'épargne d'un PER est en principe indisponible jusqu'à la retraite. Il existe toutefois des cas de déblocage anticipé (article L. 224-4 du Code monétaire et financier) : invalidité, décès du conjoint, surendettement, expiration des droits chômage, et surtout — le plus utile pour une jeune IDEL — l'achat de la résidence principale (déblocage du compartiment des versements volontaires). Le PER n'est donc pas un tunnel hermétique, mais il faut le calibrer en gardant ce blocage à l'esprit, d'autant plus quand le revenu peut baisser certains mois.

À la sortie : l'impôt revient, mais plus doux

À la sortie, le capital correspondant aux versements déduits est réintégré au barème de l'impôt sur le revenu, et les gains supportent le prélèvement forfaitaire unique, avec des prélèvements sociaux à 18,6 % en 2026 (le PER fait partie des produits passés à ce taux). Concrètement, l'impôt que vous ne payez pas aujourd'hui, vous le réglerez à la sortie — mais souvent dans une tranche plus basse, et après que l'épargne a tourné quinze ou vingt ans. Ces années de capitalisation pèsent en général plus lourd que l'écart de tranche. Pour le détail du fonctionnement, voyez notre guide dédié au PER de l'infirmière libérale, ainsi que nos guides du plan d'épargne retraite et du PER de la profession libérale (plafond 154 bis).

§ 6ÉTAGE 3·3 MIN

Étage 3 : l'assurance-vie, la souplesse et la transmission

Le PER bloque pour mieux déduire ; l'assurance-vie, à l'inverse, ne déduit rien à l'entrée mais vous laisse la main sur votre argent. Pour une infirmière dont le revenu n'est jamais le même deux mois de suite, cette disponibilité compte énormément. Et sur la transmission, c'est aussi l'enveloppe qui protège le mieux ses proches. Elle ne remplace pas le PER, elle joue à côté de lui : souplesse et transmission d'un côté, retraite et déduction de l'autre.

Le rachat : souple, mais les prélèvements sociaux tombent toujours

Là où le PER bloque et déduit, l'assurance-vie garde la main : pas de déduction à l'entrée, mais une épargne disponible à tout moment — un atout précieux quand le revenu est irrégulier. Seuls les gains contenus dans un rachat sont imposés (article 125-0 A du CGI), au prélèvement forfaitaire unique. Après 8 ans, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains, et d'un taux d'IR réduit à 7,5 %. Mais attention : les prélèvements sociaux à 17,2 % (taux maintenu en 2026) restent dus, et il ne faut jamais promettre « 0 impôt » — l'abattement porte sur les gains, pas sur le capital, et les prélèvements sociaux s'appliquent toujours.

La transmission : là où l'assurance-vie n'a presque pas de rivale

Sur la transmission, peu d'enveloppes font mieux que l'assurance-vie. Le capital transmis au décès échappe en grande partie aux droits de succession : 152 500 € par bénéficiaire sont exonérés pour les primes versées avant 70 ans (article 990 I du CGI), et un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes versées après 70 ans (article 757 B). Le capital est hors succession (sauf primes manifestement exagérées, Cass. ch. mixte du 23 novembre 2004) : peu de placements financiers transmettent aussi bien, y compris pour une infirmière qui veut protéger son conjoint ou ses enfants.

Exemple : ce que l'abattement 990 I change concrètement

Une infirmière de 45 ans ouvre une assurance-vie et y verse 1 000 € par mois jusqu'à ses 65 ans. Au décès, le contrat vaut, disons, 320 000 € (versements + gains). Tout ayant été alimenté avant 70 ans, chacun de ses deux enfants reçoit jusqu'à 152 500 € en franchise totale de droits (article 990 I du CGI), soit 305 000 € transmis hors droits de succession ; seuls 15 000 € entrent dans le barème spécifique (20 %). Le même capital transmis par un simple compte-titres aurait, lui, suivi le barème des droits de succession dès le premier euro au-delà de l'abattement de droit commun. C'est tout l'intérêt de l'enveloppe — et c'est une illustration aux règles 2026, pas un conseil : la clause bénéficiaire se rédige toujours sur mesure.

PER ou assurance-vie : on combine

PER — bloquer et déduire

Points forts

  • Versements déductibles à la tranche marginale
  • Idéal pour combler la retraite CARPIMKO
  • Déblocage anticipé pour la résidence principale

Points de vigilance

  • Épargne bloquée jusqu'à la retraite
  • Capital réintégré au barème à la sortie
  • Gains : prélèvements sociaux à 18,6 % en 2026

Assurance-vie — garder la main

Points forts

  • Épargne disponible à tout moment (clé quand le revenu fluctue)
  • Abattement 4 600 € / 9 200 € après 8 ans
  • Transmission optimisée (990 I : 152 500 €/bénéficiaire)

Points de vigilance

  • Pas de déduction à l'entrée
  • PS 17,2 % toujours dus (jamais « 0 impôt »)
  • Risque de perte en capital sur les unités de compte

Pour une IDEL, ce n'est pas un choix : on mène les deux de front. Le PER travaille la retraite et l'impôt, l'assurance-vie garde la souplesse et prépare la transmission. On évite seulement de saturer le PER au point de manquer de liquidités — un risque d'autant plus réel quand le revenu n'est pas régulier. Le détail figure dans notre guide complet de l'assurance-vie.

§ 7ÉTAGE 4·3 MIN

Étage 4 : l'immobilier, la résidence principale d'abord

Pour une jeune IDEL : se loger avant d'investir

Pour une infirmière qui débute, le premier projet immobilier est presque toujours sa résidence principale. C'est un placement « tunnel » : la plus-value à la revente est exonérée (article 150 U du CGI), vous arrêtez de payer un loyer, et le remboursement du prêt vous constitue un patrimoine forcé. Surtout, c'est elle qui mobilise votre capacité d'emprunt— et c'est là le garde-fou décisif.

Garde-fou : ne pas griller sa capacité d'emprunt

C'est l'erreur classique de l'IDEL qui se lance trop vite dans le locatif : investir 100 000 € à crédit en SCPI ou en LMNP avant d'avoir acheté son logement, c'est risquer de saturer son taux d'endettement et de se fermer l'accès au crédit immobilier le plus important de sa vie. La banque finance d'abord votre toit — et regardera de près la régularité de vos revenus. L'ordre raisonnable : résidence principale, puis investissement locatif, jamais l'inverse — sauf situation particulière (vous restez locataire par choix de mobilité, par exemple).

LMNP et SCPI : la diversification immobilière simple

Une fois logée, vous pouvez investir dans la pierre locative. Deux voies simples : le LMNP (location meublée non professionnelle), qui permet d'amortir le bien et de neutraliser fiscalement une grande partie des loyers — en gardant à l'esprit que les amortissements sont désormais réintégrés dans la plus-value de cession (article 150 VB III du CGI, cessions à compter du 15 février 2025) ; et la SCPI, qui donne accès à un patrimoine immobilier diversifié et géré, dès quelques milliers d'euros, sans aucune gestion de votre part.

Côté fiscalité, les loyers de SCPI au foncier sont des revenus fonciers, imposés à votre tranche marginale + 17,2 % de prélèvements sociaux (taux maintenu en 2026) — ce qui peut être lourd à 30-41 %. On envisage donc souvent la SCPI à crédit, en démembrement, ou logée dans une assurance-vie. Le détail des stratégies figure dans notre guide des SCPI, notre guide sur l'immobilier du professionnel libéral et le guide dédié à l'amélioration de la retraite d'IDEL par l'immobilier et le PER.

§ 8ÉTAGE 5·2 MIN

Étage 5 : le PEA et la bourse, pour l'épargne longue

Au sommet de la pyramide, la poche actions, pour faire travailler l'épargne dont vous n'aurez pas besoin avant plusieurs années. C'est elle qui peut le plus rapporter sur le long terme, à condition de tenir quand les marchés baissent de 20 % une année. Le véhicule de référence est le PEA (plan d'épargne en actions, article L. 221-30 du Code monétaire et financier), plafonné à 150 000 € de versements : après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Attention : le PEA est à 18,6 % en 2026, pas 17,2 %

C'est un changement à intégrer : le PEA ne fait pas partie des produits qui conservent le taux historique de 17,2 %. Les gains réalisés à compter de 2026 supportent donc 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG portée à 10,6 %). Idem pour le compte-titres ordinaire, dont les plus-values et dividendes sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Pour la poche actions, le PEA reste néanmoins l'enveloppe la plus efficace après saturation du PER et constitution de l'assurance-vie. Détail dans notre guide du PEA.

En pratique, pour une IDEL, la simplicité prime : un PEA garni d'un ou deux ETF (fonds indiciels diversifiés à frais réduits) suffit largement à capter la performance des marchés actions sur le long terme, sans la complexité ni les frais d'une sélection de titres en direct.

Note de méthode : l'horizon avant le rendement

On ne met au sommet de la pyramide que l'épargne dont on n'aura pas besoin avant au moins huit à dix ans. C'est la condition pour absorber sereinement les baisses de marché : sur une telle durée, le temps lisse la volatilité, alors qu'à deux ou trois ans il l'amplifie. Un principe à garder en tête pour chaque euro investi en actions : la performance passée d'un ETF ou d'un marché ne préjuge pas de sa performance future, et la valeur peut varier à la baisse. L'argent du PEA, c'est celui que vous ne toucherez pas avant la cinquantaine — pas celui du changement de voiture dans trois ans (et quand on roule autant qu'une IDEL, le poste voiture revient vite).

§ 9LA BOUSSOLE FISCALE·2 MIN

La dualité des prélèvements sociaux 2026 : 17,2 % ou 18,6 %

Depuis le 1er janvier 2026, deux taux de prélèvements sociaux cohabitent — et ça change le classement de vos enveloppes. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Conséquence : deux taux de prélèvements sociaux coexistent désormais (CSS art. L. 136-8). Sur 10 000 € de gains, l'écart entre 17,2 % et 18,6 % représente 140 € : minime à l'unité, mais c'est ce qui départage deux enveloppes quand elles se valent par ailleurs.

La dualité des prélèvements sociaux 2026 (LFSS 2026, CSS art. L. 136-8). Pour une IDEL, l'assurance-vie et l'immobilier restent à 17,2 % ; le PEA, le compte-titres et le PER passent à 18,6 %.
Taux 2026CompositionSupports concernés
17,2 % (maintenu)CSG 9,2 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5Assurance-vie, contrat de capitalisation, revenus fonciers (location nue, SCI à l'IR), SCPI au foncier, plus-values immobilières, PEL/CEL
18,6 % (hausse)CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5PEA, compte-titres (dividendes, intérêts, plus-values), gains de PER à la sortie

Ce que la dualité change concrètement pour une IDEL

Personne n'ouvre une assurance-vie pour 1,4 point de CSG. Mais quand vous hésitez entre loger une poche prudente en assurance-vie ou sur un compte-titres, ce 1,4 point fait pencher la balance — et c'est aussi un rappel que le PEA n'est plus à 17,2 %. La règle reste : on choisit d'abord l'enveloppe selon l'objectif (retraite, souplesse, transmission, immobilier, bourse), et la dualité des PS sert d'arbitre quand deux options se valent.

§ 10LE CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Cas chiffré : Camille, 38 ans, 700 € par mois à placer

Camille est infirmière libérale en entreprise individuelle, 38 ans, célibataire. Elle dégage 50 000 € de bénéfice (BNC), se situe à 30 % de tranche marginale, et peut épargner 700 € par mois en moyenne — certains mois plus, d'autres moins, car son revenu d'IDEL n'est jamais identique. Sa prévoyance Madelin est déjà en place (étage 0) et elle a cinq mois de charges sur ses livrets (étage 1). Ses 700 € se répartissent alors sur les étages supérieurs.

La ventilation des 700 € de Camille par horizon

PER (retraite, déduction 30 %)          250 €/mois → 3 000 €/an
Assurance-vie (souplesse, transmission) 250 €/mois → 3 000 €/an
PEA en ETF monde (actions, long terme)  200 €/mois → 2 400 €/an
──────────────────────────────────────────────────────────────
Total épargné                           700 €/mois → 8 400 €/an

Les 3 000 € versés sur le PER restent sous le plafond 154 bis de Camille (~5 291 €) : entièrement déductibles. À 30 % de tranche marginale, ils lui font économiser environ 900 € d'impôt par an. Le PEA est à 18,6 % de PS à terme, l'assurance-vie à 17,2 %, et tout reste accessible (sauf le PER, bloqué hors déblocage résidence principale). Astuce du revenu irrégulier : ces versements se programment au plus bas, on les baisse un mois creux et on rattrape un bon mois.

Variante 1 — Inès, 44 ans, 75 000 € de bénéfice, TMI 41 %

Le levier du PER monte avec la tranche marginale. Inès peut déduire jusqu'à environ 11 541 € (10 % × 75 000 = 7 500, + 15 % × (75 000 − 48 060) = 4 041). Si elle sature ce plafond à 41 % de tranche marginale, l'économie d'impôt atteint près de 4 732 € pour une seule année. Plus la tranche marginale est élevée, plus le PER est puissant : dès qu'on passe la tranche à 41 %, il devient le premier levier à saturer.

Variante 2 — Sophie, 36 ans, achat de résidence principale dans 2 ans

Sophie prévoit d'acheter sa résidence principale dans deux ans. Notre conseil : lever le pied sur le PER l'année qui précède le prêt, et renforcer l'épargne disponible (assurance-vie, livrets) pour soigner son apport et sa capacité d'emprunt. Bloquer 5 000 € sur un PER juste avant de demander un crédit immobilier serait contre-productif. L'arbitrage PER ↔ capacité d'emprunt est l'un des plus importants pour une IDEL en phase d'accession.

§ 11LES GARDE-FOUS·3 MIN

Les erreurs à éviter (et le garde-fou anti-survente)

En une quinzaine d'années de rendez-vous avec des libéraux, nous voyons toujours revenir les mêmes erreurs — rarement des erreurs de produit, presque toujours des erreurs d'ordre ou de méthode. En voici cinq, qu'on retrouve chez presque toutes les infirmières qui débutent.

  1. Sauter un étage. Investir en SCPI ou en PER avant d'avoir une prévoyance et une précaution. Un arrêt long, et tout s'écroule. On remplit dans l'ordre.
  2. Confondre épargne personnelle et trésorerie de société. Une IDEL en BNC n'a pas d'impôt sur les sociétés, donc pas de trésorerie de société à placer comme un médecin ou un pharmacien en SEL. Même en SCM, la société est transparente et ne dégage aucun bénéfice à placer. Les montages de contrat de capitalisation personne morale ou de holding sont hors sujet.
  3. Griller sa capacité d'emprunt. Se charger en locatif avant d'avoir acheté sa résidence principale, et se fermer l'accès au crédit le plus important de sa vie.
  4. Promettre « 0 impôt » sur l'assurance-vie. L'abattement après 8 ans porte sur les gains, et les prélèvements sociaux à 17,2 % restent toujours dus.
  5. Acheter un produit « défisc » en fin d'année sans plan. La défiscalisation suit la stratégie, jamais l'inverse. Sur le sujet, voyez la défiscalisation de l'infirmière libérale et la check-list des charges déductibles de l'IDEL.

Garde-fou : pas de produits complexes pour un patrimoine en construction

Notre règle déontologique : on ne survend pas de private equity ni de produits structurés à une infirmière dont le patrimoine se construit. Ces placements peu liquides et parfois opaques s'adressent à des patrimoines déjà diversifiés, capables d'immobiliser des sommes plusieurs années. La priorité reste l'enchaînement résidence principale, PER, précaution, assurance-vie et diversification simple (ETF, quelques SCPI de qualité). Le private equity peut venir plus tard, pour une petite fraction de l'épargne, après un vrai bilan.

Note de méthode sur le risque

Tout placement autre que les livrets réglementés et les fonds euros comporte un risque de perte en capital : assurance-vie en unités de compte, PER, PEA, SCPI, LMNP — la valeur peut varier à la baisse. Et un principe à ne jamais oublier : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. C'est tout l'intérêt de raisonner par étages : l'argent dont vous aurez besoin l'an prochain ou pour changer de Kangoo dans deux ans ne descend jamais jusqu'au PEA — un cloisonnement d'autant plus utile quand le revenu lui-même est irrégulier.

Pour épargner sereinement avec des recettes qui changent chaque mois, voyez aussi notre guide sur l'épargne quand le revenu de libéral fluctue. Et pour replacer ce plan d'épargne dans la stratégie patrimoniale d'ensemble du libéral, voyez notre guide sur où placer son argent quand on est en profession libérale. Le bon montant de PER pour Camille n'est pas celui d'Inès ni de Sophie : il dépend de votre tranche, de votre projet immobilier et de ce que vous avez déjà mis de côté. C'est exactement ce qu'on calcule ensemble en rendez-vous.

Méthode documentée

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Sources et références légales

  • Prévoyance et retraite de l'IDEL — CGI et loi Madelin

    Art. 154 bis CGI (déduction des cotisations PER et Madelin du travailleur non salarié : prévoyance et santé Madelin plafonnées à environ 11 534 € en 2026, soit 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice dans la limite de 3 % de 8 PASS ; plancher PER 4 806 €). Loi n° 94-126 du 11 février 1994 (loi Madelin, cadre des contrats retraite et prévoyance des TNS). CARPIMKO (caisse de retraite et de prévoyance de l'infirmière libérale : régime de base + complémentaire + ASV ; jamais la CARMF, la CARCDSF ni la CAVP). Arrêté du 22 décembre 2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

  • Les enveloppes personnelles — CGI et Code monétaire et financier

    Art. 125-0 A CGI (fiscalité des rachats d'assurance-vie : flat tax, abattement 4 600 € / 9 200 € après 8 ans). Art. 990 I CGI (transmission, abattement 152 500 € par bénéficiaire, primes avant 70 ans). Art. 757 B CGI (primes après 70 ans, abattement global 30 500 €). Art. 200 A CGI (PFU 12,8 % d'IR). Art. L. 224-4 CMF (déblocage anticipé du PER, dont l'achat de la résidence principale). Art. L. 221-1, L. 221-27, L. 221-30 CMF (livret A, LDDS, PEA — plafond PEA 150 000 €). Art. 157 CGI (exonération des intérêts du livret A et du LDDS). Cass. ch. mixte 23/11/2004 n° 02-11.352 (assurance-vie hors succession sauf primes manifestement exagérées).

  • Immobilier et prélèvements sociaux — CGI et CSS

    Art. 150 U CGI (exonération de la plus-value de cession de la résidence principale). Art. 150 VB III CGI (réintégration des amortissements LMNP dans la plus-value de cession, cessions à compter du 15/02/2025). CSS art. L. 136-8 et LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) : CSG capital portée de 9,2 % à 10,6 %, dualité des prélèvements sociaux 2026 — 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, la capitalisation, le foncier (location nue, SCI à l'IR) et les SCPI au foncier ; 18,6 % sur le PEA, le compte-titres et les gains de PER. Art. 261-4-1° CGI (les actes de soins infirmiers sont exonérés de TVA : pas de récupération de TVA sur le matériel).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens 73000). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le choix des enveloppes (PER, assurance-vie, PEA, immobilier), l'ordre des versements et l'allocation dépendent d'une étude individualisée (revenus, tranche marginale, horizon, situation familiale, capacité d'emprunt, prévoyance déjà en place). Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 et ne valent pas conseil. Tout placement comporte un risque de perte en capital — assurance-vie en unités de compte, PER, PEA, SCPI, LMNP : la valeur peut varier à la baisse, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les chiffres et taux cités sont à jour au 11 juin 2026 (LF 2026 loi n° 2026-103 du 19/02/2026, LFSS 2026 loi n° 2025-1403 du 30/12/2025, arrêté PASS du 22/12/2025) mais peuvent évoluer. Les valeurs de cotisation et de point de la CARPIMKO sont à vérifier sur carpimko.com.

Foire aux questions

Tout sur le placement de l'infirmière libérale en 2026 la méthode des étages, le PER vs l'assurance-vie et les garde-fous.

Où placer son épargne, dans quel ordre, comment investir 700 € par mois quand le revenu fluctue, PER ou assurance-vie, pourquoi la prévoyance d'abord, et pourquoi une IDEL en BNC n'a pas de trésorerie de société à placer. Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

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  • Dans un ordre précis, par étages, du plus liquide au plus risqué. Étage 0 : la prévoyance Madelin (art. 154 bis CGI), parce qu'une IDEL dépend de son dos, de ses tournées et de sa capacité physique à exercer — un arrêt long est le vrai risque patrimonial, d'autant plus douloureux que le revenu est déjà irrégulier. Étage 1 : l'épargne de précaution (livret A, LDDS, fonds euros), soit 4 à 6 mois de charges disponibles immédiatement, parce que votre revenu d'IDEL change d'un mois sur l'autre. Étage 2 : le PER pour la retraite et la déduction à votre tranche marginale (la CARPIMKO sert moins de la moitié de votre revenu d'activité). Étage 3 : l'assurance-vie pour la souplesse et la transmission. Étage 4 : l'immobilier (la résidence principale d'abord, puis LMNP ou SCPI). Étage 5 : le PEA et le compte-titres pour la poche actions de long terme. Le point clé : une infirmière en BNC place de l'épargne PERSONNELLE, pas la trésorerie d'une société — elle n'a pas d'impôt sur les sociétés, donc pas la logique d'un médecin ou d'un pharmacien en SEL.