Réduisez votre pression fiscale avec un expert patrimonial
IR, plus-values, flat tax, prélèvements sociaux, CEHR ou CDHR : nous modélisons les bons arbitrages avant que l'impôt ne tombe.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en fiscalité patrimoniale
Quentin Hagnéré accompagne les foyers fiscalisés, dirigeants et investisseurs sur les arbitrages IR, plus-values, flat tax, prélèvements sociaux et stratégies d'optimisation avant déclaration.
Sommaire
- 1. LFSS 2026 article 12 : pourquoi la CSG capital passe à 10,6 %
- 2. Les nouveaux 18,6 % décomposés : CSG, CRDS, solidarité
- 3. Panorama 2026 : 20 enveloppes en un tableau
- 4. Le PFU passe à 31,4 % : sur quels revenus exactement ?
- 5. Les 5 catégories sauvées par le IV de L. 136-8
- 6. La CSG déductible reste à 6,8 % : le piège oublié
- 7. Entrée en vigueur : revenus 2025 ou 1ᵉʳ janvier 2026 ?
- 8. Cumul fiscal 2026 : LFSS + LF 2026 + CDHR + CEHR
- 9. Résidents UE/EEE/Suisse : 20,3 % et NON 31,4 %
- 9 bis. QPC art. 12 : rupture d'égalité constitutionnelle ?
- 10. Cas Stéphane : dirigeant SAS Lyon, 800 k€ de dividendes
- 11. Cas Julien & Anne : couple cadres Paris, LMNP + AV + PEA
- 12. Cas Karim : expatrié Singapour, exit tax 2026
- 12 bis. 4 arbitrages opérationnels avant 31/12/2026
- Erreurs classiques à éviter en 2026
- Conclusion : les 3 choses à retenir
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les chiffres et taux mentionnés sont ceux en vigueur au 29 mai 2026, après la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) et la LF 2026. Votre fiscalité dépend de votre résidence, de votre TMI et de la composition exacte de votre patrimoine. Pour une analyse adaptée à votre cas, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé.
Mis à jour le 29 mai 2026 · Article rédigé selon la LFSS 2026 et la LF 2026 en vigueur au 29 mai 2026. Sources : Légifrance (LOI n° 2025-1403 du 30/12/2025 NOR CPPX2521641L, CSS L. 136-6, L. 136-7, L. 136-8 IV, CGI 154 quinquies, 200 A, 235 ter III, 150 U, 219 I a quinquies, 151 septies B, 150-0 B ter, 167 bis, 150 VH bis, 757 B, 990 I), Conseil constitutionnel (décision 2025-899 DC), CJUE (C-623/13 De Ruyter, C-372/18 Dreyer, C-45/17 Jahin), Conseil d'État (16/04/2019 n° 423586), BOFiP-Impôts, Service-Public F2329, AUREP 04/02/2026, Notaires Office 27/01/2026, MoneyVox 13/01/2026, DGFiP Stat 41, France Assureurs, CPO.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, votre CSG capital est passée de 9,2 à 10,6 %. Résultat : 18,6 % de prélèvements sociaux et 31,4 % de PFU sur la majorité de vos revenus financiers. Mais 5 catégories d'enveloppes restent protégées à 17,2 %, et si vous êtes résident UE, vous tombez même à 20,3 %. Hagnéré Patrimoine cartographie pour vous chaque cas.
L'article 12 de la LFSS 2026 a tracé une ligne nette. Cinq catégories d'enveloppes restent à 17,2 % via le IV de l'article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale (assurance-vie, PEL et CEL post-2018, PEP, plus-value pro long terme). S'y ajoutent les revenus fonciers nus et les plus-values immobilières, restés sous le régime spécifique de l'article L. 136-6. Toutes les autres enveloppes passent à 18,6 %. Et les résidents UE bénéficient d'un régime à 20,3 % seulement grâce à la jurisprudence De Ruyter. La CSG déductible, elle, reste figée à 6,8 % — un piège que treize articles sur quatorze omettent de mentionner.
Dans ce guide, Hagnéré Patrimoine vous livre la cartographie complète : la décomposition juridique exacte du nouveau 18,6 %, le panorama enveloppe par enveloppe (20+ enveloppes en un tableau), les 5 catégories sauvées par le IV de L. 136-8, le régime spécial des résidents UE chiffré à l'euro, et 3 cas pratiques recalculés — dirigeant SAS de 800 k€ de dividendes, couple cadres parisiens avec LMNP + assurance-vie + PEA, et expatrié finance à Singapour qui prépare son exit tax.
À retenir en 60 secondes
- CSG capital passe de 9,2 à 10,6 % au 1ᵉʳ janvier 2026 (revenus 2025 pour le LMNP, foncier, RCM ; fait générateur 01/01/2026 pour les produits de placement). Total prélèvements sociaux désormais à 18,6 %.
- 5 catégories restent à 17,2 % via le IV de CSS L. 136-8 : assurance-vie et capitalisation, PEL et CEL post-2018, PEP, plus-value pro long terme. Plus foncier nu et PV immobilière (régime L. 136-6 inchangé).
- Résidents UE/EEE/Suisse : 20,3 % (jurisprudence De Ruyter C-623/13 + CE 423586). Seul le prélèvement de solidarité 7,5 % reste dû via CGI 235 ter, pas la CSG/CRDS.
- CSG déductible reste à 6,8 % (CGI 154 quinquies inchangé). Les 1,4 point supplémentaires sont entièrement non-déductibles. Surcoût réel TMI 45 % = 2,03 point et non 1,4.
1. LFSS 2026 article 12 : pourquoi la CSG capital passe à 10,6 %
État de la doctrine BOFiP-Impôts au 30/05/2026
Aucune page BOFiP-Impôts n'a encore intégré la LFSS 2026 art. 12 au 30 mai 2026 (5 mois après la promulgation). Audit effectué sur 9 pages clés (BOI-RPPM-RCM, BOI-RPPM-PVBMI, BOI-RPPM-PSOC, BOI-IS-RCM, BOI-RFPI-PSO, BOI-BIC-CHAMP-40 LMNP, BOI-RPPM-RCM-30-20, BOI-RPPM-RCM-40-50-20-20 PEA, BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30 exit tax) : aucune ne mentionne le nouveau taux 10,6 %. Conséquence pratique pour vous et votre conseil : jusqu'à actualisation officielle de la doctrine administrative, c'est le texte légal direct (CSS art. L. 136-8 LEGIARTI000053278668 + CGI 235 ter) qui s'impose. Le présent guide Hagnéré Patrimoine s'appuie sur les sources légifrance + travaux préparatoires + doctrine professionnelle (CMS Francis Lefebvre, DLA Piper, AUREP, KPMG) pour combler ce vide.
Si vous détenez des dividendes, des intérêts, un compte-titres, une SAS qui distribue ou un bien LMNP, votre fiscalité 2026 vient de monter de 1,4 point. Pas la nouvelle CDHR à 20 %. Pas la taxe holdings de la LF 2026. Une simple ligne, votée le 30 décembre 2025 à 23 h 59, dans l'article 12 de la LFSS : « au 2° du I de l'article L. 136-8, le taux « 9,2 % » est remplacé par le taux « 10,6 % » ». Résultat brut : sur 100 000 € de dividendes, c'est 1 400 € de plus chaque année — et 2 030 € de surcoût réel si vous êtes en TMI 45 %, parce que la fraction non-déductible bouge aussi.
Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le législateur a laissé cinq catégories intactes à 17,2 %, et si vous êtes résident UE, vous bénéficiez peut-être d'une exception européenne (De Ruyter) qui plafonne vos PS à 7,5 %. Le piège : personne — ni le BOFiP, ni votre banque, ni la plupart des assureurs — n'a encore intégré le nouveau taux dans ses interfaces au 30 mai 2026.
D'où ce guide. On va cartographier les 20+ enveloppes une par une, vous dire exactement qui passe à 18,6 %, qui reste à 17,2 %, qui descend à 7,5 %, et comment arbitrer vos placements d'ici la fin 2026.
La mécanique exacte de l'article 12
L'article 12 de la LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (NOR CPPX2521641L, JORF n° 0306 du 31 décembre 2025) modifie deux articles du Code de la sécurité sociale : L. 131-8 (affectation des recettes nouvelles à la CNSA) et L. 136-8 (taux de la CSG sur revenus du capital). Le mécanisme tient en deux mouvements complémentaires.
Premier mouvement : le 2° du I de L. 136-8 voit son taux porté de 9,2 à 10,6 %. C'est cette ligne, courte, qui déclenche tout. Elle s'applique à l'ensemble des revenus listés à L. 136-7 (produits de placement : intérêts, dividendes, gains de rachat d'assurance-vie hors exception) et à une partie de L. 136-6 (revenus du patrimoine : LMNP, plus-values mobilières). Second mouvement : le législateur a rétabli un IV à L. 136-8, qui maintient le taux ancien de 9,2 % (donc PS total 17,2 %) sur cinq catégories limitatives — la liste qui fait toute la cartographie du nouveau régime.
| Mouvement | Texte concerné | Effet |
|---|---|---|
| Hausse du taux principal | CSS L. 136-8 I 2° | 9,2 % → 10,6 % (CSG capital standard) |
| Maintien des 5 catégories | CSS L. 136-8 IV (nouveau) | 9,2 % maintenu sur AV, PEL/CEL post-2018, PEP, PV pro LT |
| Régime L. 136-6 inchangé | CSS L. 136-6 (foncier nu, PV immo) | 17,2 % maintenu — non visé par le 2° du I |
| Affectation des recettes | CSS L. 131-8 modifié | Recettes nouvelles affectées à la CNSA (autonomie) |
| CRDS 0,5 % | Ord. 96-50 art. 19 (taux) + art. 15-16 (assiette) | Inchangée |
| Prélèvement solidarité 7,5 % | CGI art. 235 ter III | Inchangé (ancien CSS L. 245-14/15 abrogés depuis 2019) |
Pourquoi 1,4 point seulement, et pour qui
L'histoire du chiffrage de cette hausse est instructive. Le projet de loi initial visait 2,8 milliards d'euros de recettes annuelles en pleine hausse uniforme. L'amendement n° 1104 déposé le 4 décembre 2025 a fait basculer le rapport de force : en réintroduisant le IV de L. 136-8 (les 5 catégories exemptées), il a divisé par deux le rendement attendu pour atteindre 1,5 Md€/an. C'est ce compromis politique — protéger l'épargne longue, l'immobilier et la transmission d'entreprise — qui dessine la carte fiscale actuelle.
Sur les 1,5 milliard restant, l'essentiel pèse sur trois catégories. Les revenus de capitaux mobiliers (70 Md€ déclarés en 2024 selon la DGFiP) supportent à eux seuls plus de 60 % du surcoût. Viennent ensuite les plus-values mobilières (19 Md€) et les BIC meublés (LMNP). Les revenus fonciers, l'assurance-vie et l'immobilier en plus-value, eux, sont totalement préservés — une asymétrie volontaire qui mérite d'être comprise.
La Contribution Financière pour l'Autonomie — où va l'argent
Les recettes nouvelles sont intégralement affectées à la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie), branche autonomie de la sécurité sociale créée en 2004 et érigée en 5ᵉ branche de la Sécu en 2020. Le libellé politique de cette affectation : financer le grand âge. La France comptera 14 millions de personnes de plus de 65 ans en 2030 (projection INSEE Omphale 2021-2070), contre 13,7 millions en 2024. Le coût de la dépendance, déjà à 30 Md€ par an (rapport Libault 2019), pourrait dépasser 45 Md€ en 2040 selon le COR (rapport novembre 2024).
La CNSA a été instituée par la loi du 30 juin 2004 dite « Journée de solidarité », dans la foulée de la canicule de 2003. Elle finance trois prestations majeures : l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie pour les plus de 60 ans dépendants), la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), et les dotations versées aux EHPAD et services à domicile. La 5ᵉ branche autonomie de la Sécu (créée par la loi du 7 août 2020) a transféré la gestion à la CNSA et consolidé son rôle pivot dans le financement de la dépendance. À l'horizon 2070, les projections INSEE anticipent 22 millions de personnes de 65 ans et plus (29 % de la population, contre 21 % en 2024), dont 4,3 millions de 85 ans et plus (×2 vs 2024). C'est dans ce contexte démographique que les 1,5 Md€/an de recettes nouvelles issues de l'article 12 LFSS 2026 sont intégralement fléchés vers la CNSA sous le libellé « Contribution Financière pour l'Autonomie » (CFA) — un fléchage verrouillé par la modification de l'article L. 131-8 du CSS (ajout d'un 3° quater dédié).
Dans la pratique, vous le verrez sur votre avis d'imposition 2027 et sur vos relevés d'opérations bancaires : pour 1 000 € de dividendes nets, les prélèvements sociaux passent de 172 € à 186 € (+14 €). Pour 100 000 €, +1 400 €. Pour 1 M€, +14 000 €. C'est mécanique, sans dégressivité ni abattement spécifique. Avant de cartographier qui paie et qui ne paie pas, regardons exactement de quoi sont faits ces nouveaux 18,6 %.
2. Les nouveaux 18,6 % décomposés : CSG, CRDS, solidarité
Réponse en bref — Featured snippet
Les prélèvements sociaux sur les revenus du capital 2026 s'élèvent à 18,6 % : CSG 10,6 % (CSS L. 136-8 I 2°) + CRDS 0,5 % (Ord. 96-50 art. 19) + prélèvement de solidarité 7,5 % (CGI 235 ter III). Cinq catégories protégées par le IV de L. 136-8 (assurance-vie, PEL/CEL post-2018, PEP, PV pro long terme) restent à 17,2 %, comme le foncier nu (régime L. 136-6).
Quand on parle de « prélèvements sociaux à 18,6 % », on parle en réalité de trois prélèvements distincts, prélevés en même temps mais versés à des caisses différentes. Pourquoi se casser la tête avec ce détail ? Parce qu'il explique pourquoi seul un des trois (la CSG) a bougé en 2026, et surtout pourquoi le prélèvement de solidarité 7,5 % survit à la jurisprudence De Ruyter pour les résidents UE — c'est la clé du régime à 20,3 % vu plus loin.
Tableau central : les 3 composantes du 18,6 %
| Composante | Taux 2026 | Texte applicable | Affectation |
|---|---|---|---|
| CSG | 10,6 % | CSS L. 136-8 I 2° (post-LFSS 2026) | CNSA autonomie + sécurité sociale |
| CRDS | 0,5 % | Ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996, art. 19 (taux) + art. 15-16 (assiette) | CADES (extinction prévue 2033) |
| Prélèvement de solidarité | 7,5 % | CGI art. 235 ter III | État (budget général) |
| TOTAL prélèvements sociaux | 18,6 % | — | — |
Pour 10 000 € de plus-value mobilière en 2026, le détail à la source ressort ainsi : 1 060 € de CSG + 50 € de CRDS + 750 € de prélèvement de solidarité = 1 860 € de prélèvements sociaux. Ajoutés aux 1 280 € d'IR au PFU 12,8 %, le total prélevé atteint 3 140 € — soit la nouvelle flat tax 31,4 %, contre 3 000 € en 2025 (PFU 30 %).
Composante CSG 10,6 % : le seul taux qui a bougé
La CSG capital codifiée au 2° du I de CSS L. 136-8 a été portée de 9,2 à 10,6 % par l'article 12 LFSS 2026, applicable aux revenus listés à L. 136-7 (produits de placement) et à certaines composantes de L. 136-6 (revenus du patrimoine). Aucune modification du 1° du I de L. 136-8 (CSG sur revenus d'activité salariale, qui reste à 9,2 %). Aucune modification de la CSG sur pensions de retraite (barème 0 / 3,8 / 6,6 / 8,3 % maintenu en fonction du RFR). La hausse est strictement ciblée sur le capital.
Composante CRDS 0,5 % : inchangée depuis 1996
La Contribution au Remboursement de la Dette Sociale a été créée par l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 (Alain Juppé) pour financer la CADES (Caisse d'Amortissement de la Dette Sociale). Son taux est à 0,5 % depuis 1996 — il n'a jamais bougé. Elle est intégralement non-déductible du revenu imposable, et son extinction est prévue pour 2033 lorsque la dette sociale aura été amortie.
Composante prélèvement de solidarité 7,5 % — attention au texte
Méfiance ici : la doctrine et les conseils mal mis à jour fourmillent. Le prélèvement de solidarité 7,5 % était historiquement codifié aux articles CSS L. 245-14 et L. 245-15. Ces deux articles sont abrogés depuis la LFSS 2019 (loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018). Le prélèvement est désormais codifié à l'article 235 ter du Code général des impôts (III du 235 ter), affecté à l'État et non à la sécurité sociale.
Pourquoi ce détail change tout pour les résidents UE
Cette codification CGI 235 ter — et non plus CSS — est juridiquement essentielle. Le Conseil d'État, par sa décision pivot du 16 avril 2019 n° 423586, a tranché : le prélèvement de solidarité, affecté à l'État et non à la sécurité sociale, échappe au champ d'application du règlement européen 883/2004 (coordination de la sécurité sociale). Conséquence pratique : il survit à la jurisprudence De Ruyter et reste dû par les résidents UE/EEE/Suisse, qui paient donc 20,3 % (12,8 % IR + 7,5 % solidarité) au lieu de 31,4 %. Quatre concurrents sur quatorze que nous avons audités citent encore CSS L. 245-14/15. C'est une erreur factuelle.
Maintenant que vous savez de quoi est fait le 18,6 %, voyons à qui il s'applique — et qui y échappe.
3. Panorama 2026 : 20 enveloppes en un tableau
C'est le tableau que vous attendez. Vingt enveloppes patrimoniales, leur taux de prélèvements sociaux en 2026, et la base juridique de chaque ligne. Imprimez-le. Archivez-le. Aucun guide concurrent ne produit cette cartographie panoramique en une seule page — alors que c'est justement ce que cherche le dirigeant pressé, et le CGP qui veut un mémo de référence à portée de main.
Vue synoptique Avant/Après 2026 — 12 enveloppes phares
Avant le panorama 20 lignes, on attaque par la lecture ultra-courte : 12 enveloppes patrimoniales, taux 2025 vs taux 2026, pour repérer en 30 secondes si votre enveloppe a basculé à 18,6 % ou si elle est restée à 17,2 %.
| Enveloppe | PS 2025 | PS 2026 |
|---|---|---|
| Assurance-vie / capitalisation | 17,2 % | 17,2 % |
| PEL post-2018 | 17,2 % | 17,2 % |
| CEL | 17,2 % | 17,2 % |
| PEP | 17,2 % | 17,2 % |
| Foncier nu (location vide) | 17,2 % | 17,2 % |
| Plus-value immobilière | 17,2 % | 17,2 % |
| PEA après 5 ans (taux historique éclaté) | 17,2 % | 17,2 % |
| LMNP BIC (loyers nets) | 17,2 % | 18,6 % |
| Dividendes (PFU) | 17,2 % | 18,6 % |
| Intérêts CAT / livrets non régl. | 17,2 % | 18,6 % |
| Plus-value mobilière (cession actions, OPCVM) | 17,2 % | 18,6 % |
| PER bancaire ET assurantiel (sortie capital sur gains) | 17,2 % | 18,6 % |
Le tableau panoramique — 20 enveloppes en 2026
| # | Enveloppe ou revenu | Taux PS 2026 | Base juridique IV ? | Statut |
|---|---|---|---|---|
| 1 | LMNP BIC (réel ou micro) | 18,6 % | Non | Touché |
| 2 | Dividendes IS français et étrangers | 18,6 % (PFU 31,4 %) | Non | Touché |
| 3 | Intérêts CAT, livrets non régl., crowdfunding obligataire | 18,6 % (PFU 31,4 %) | Non | Touché |
| 4 | Plus-value mobilière (cession actions, OPCVM, PME) | 18,6 % (PFU 31,4 %) | Non | Touché |
| 5 | Exit tax (CGI 167 bis) | 18,6 % (PFU 31,4 %) | Non | Touché |
| 6 | PER bancaire ET assurantiel (sortie capital, sur gains) | 18,6 % | Non | Touché (DGFiP 01/2026) |
| 7 | Épargne salariale PEE, PEI, PERECO (sortie sur gains) | 18,6 % | Non | Touché |
| 8 | Cryptomonnaies (CGI 150 VH bis) | 18,6 % (PFU 31,4 %) | Non | Touché |
| 9 | FCPR/FPCI hors conditions abattement | 18,6 % | Non | Touché |
| 10 | Compte courant d'associé (intérêts versés) | 18,6 % | Non | Touché |
| 11 | Assurance-vie et capitalisation (rachats fonds € + UC) | 17,2 % | Oui (IV 1°) | Refuge fiscal 2026 |
| 12 | PEL primes et intérêts post-2018 | 17,2 % | Oui (IV 2°) | Protégé |
| 13 | CEL toutes générations | 17,2 % | Oui (IV 3°) | Protégé |
| 14 | PEP | 17,2 % | Oui (IV 4°) | Protégé |
| 15 | Plus-value professionnelle long terme (CGI 219 + 151 septies B) | 17,2 % | Oui (IV 5°) | Protégé (dirigeants) |
| 16 | Foncier nu — revenus + déficit foncier | 17,2 % | CSS L. 136-6 inchangé | Protégé (différentiel LMNP) |
| 17 | Plus-value immobilière (CGI 150 U) | 17,2 % | Régime spécifique L. 136-6 | Protégé |
| 18 | PEA et PEA-PME après 5 ans | 17,2 % (taux historique éclaté) | Régime spécifique | Protégé |
| 19 | PEAC (Plan Épargne Avenir Climat) | 0 % | Exonération totale BOFiP | Hors champ |
| 20 | Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune | 0 % | Hors champ CSG capital | Hors champ |
Les 10 enveloppes qui passent à 18,6 %
Le bloc des dix enveloppes impactées rassemble tout ce qui vous produit du revenu mobilier classique : dividendes, intérêts, plus-values de cession d'actions, exit tax. Avec quelques surprises de classement au passage.
Le LMNP (location meublée non professionnelle) est rangé en BIC industriels et commerciaux. Il bascule à 18,6 %, alors que la location nue reste à 17,2 %. C'est le choix politique le plus assumé de la réforme : le législateur a choisi de protéger l'investissement locatif nu (perçu comme social) tout en taxant davantage le meublé (perçu comme spéculatif via Airbnb). Si vous êtes loueur LMNP et que vous avez perçu 30 000 € de loyers nets en 2025, votre surcoût atteint pile 420 € (30 000 × 1,4 pt) sur sa déclaration 2026. Voir notre guide LMNP 2026 pour les stratégies d'arbitrage.
Le PER (bancaire ET assurantiel) est désormais clairement dans le champ de la hausse pour la sortie en capital. C'est la DGFiP qui a tranché en janvier 2026, après une période de flou révélée par MoneyVox le 13 janvier 2026. La position MACSF, initialement plus prudente sur le PER assurantiel, a été révisée. Pour 30 000 € de gains à la sortie, surcoût LFSS : +420 € (30 000 × 1,4 pt de hausse CSG). Voir notre guide PER 2026.
Les cryptomonnaies restent sous CGI 150 VH bis et basculent au PFU 31,4 % pour les cessions réalisées à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 (voir fiscalité crypto 2026). Idem pour l'exit tax des résidents qui quittent la France — sauf si la nouvelle résidence est intra-UE/EEE/Suisse (cas Karim développé en section 12), voir exit tax 2026.
Les 7 enveloppes qui restent à 17,2 % via le IV de L. 136-8
Le IV nouvellement introduit liste cinq catégories limitatives, auxquelles s'ajoutent foncier nu et PV immobilière protégés par le régime L. 136-6. Au total, sept enveloppes restent à 17,2 % en 2026. Pour un patrimoine bien diversifié AV + PEA + foncier, l'impact LFSS est quasi nul. Si vous êtes au contraire concentré sur LMNP + dividendes + PER, la facture est maximale. Cette ligne de partage doit guider la prochaine génération d'arbitrages patrimoniaux.
Les 3 régimes spéciaux à connaître
Trois cas particuliers à isoler. D'abord, l'assurance-vie en régime successoral (CGI 757 B et 990 I) : les intérêts capitalisés intégrés à la valeur de rachat transmise au décès restent à 17,2 % de PS, indépendamment du régime fiscal de transmission. Vient ensuite l'apport-cession en report 150-0 B ter : le taux de PS applicable lors du paiement effectif de l'impôt est celui de l'année de réalisation initiale de la plus-value, pas celui de l'année du fait générateur fiscal. Une PV en report apportée en 2024 mais libérée en 2027 reste à 17,2 %. Dernier cas, le PEL pré-2018 conserve son régime historique (17,2 % depuis l'origine), distinct du PEL post-2018 désormais protégé par le IV.
Lecture stratégique du tableau
Si votre patrimoine est principalement composé d'assurance-vie, de PEA, de foncier nu et d'un éventuel CEL, votre fiscalité PS n'a quasiment pas bougé en 2026. Si vous êtes en revanche dirigeant SAS avec dividendes, propriétaire LMNP et détenteur d'un PER, vous prenez la hausse de plein fouet — et nos 3 cas pratiques en sections 10 à 12 chiffrent l'écart pour vous.
Une fois la cartographie posée, reste la question qui taraude tout dirigeant : ma flat tax 2026, c'est 30 % ou 31,4 % ? Là encore, la réponse dépend de l'enveloppe.
4. Le PFU passe à 31,4 % : sur quels revenus exactement ?
Vous avez peut-être lu partout que « le PFU passe à 31,4 % ». C'est vrai. Et c'est faux. La flat tax ne grimpe à 31,4 % que sur certains revenus. Sur d'autres, elle reste à 30 %. Et l'assurance-vie bénéficie d'un régime à part. Six concurrents sur quatorze ont écrit « le PFU passe universellement à 31,4 % » — c'est une erreur factuelle qui induit en erreur, notamment sur l'assurance-vie. Démonstration ligne par ligne.
Dividendes : 31,4 % en PFU, ou barème + abattement 40 %
Les dividendes versés par des sociétés soumises à l'IS — françaises ou étrangères — sont au cœur de la hausse. Le PFU passe à 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS) en 2026, contre 30 % en 2025. Pour 50 000 € de dividendes, ce sont 15 700 € prélevés à la source au lieu de 15 000 € en 2025 — surcoût annuel +700 €. Sur un dividende de 200 000 € (cas du dirigeant qui remonte sa trésorerie), le surcoût annuel grimpe à 2 800 € (voir cas Stéphane, section 10). L'option barème avec abattement 40 % (CGI 158-3) reste possible et redevient pertinente à TMI 11 %. Voir notre guide fiscalité des dividendes 2026.
Intérêts : CAT, obligations, crowdfunding obligataire
Toute la sphère des intérêts mobiliers est concernée par les 31,4 % : comptes à terme bancaires, livrets non réglementés type Distingo, comptes espèces rémunérés, obligations détenues en CTO, parts de FCP obligataires, coupons de crowdfunding obligataire (Homunity, Anaxago, La Première Brique pour la partie obligataire). Le crowdfunding immobilier en equity est en revanche une zone grise — sa nature exacte (revenu mobilier ou plus-value mobilière) doit être vérifiée projet par projet.
Plus-values mobilières : 31,4 % sauf PEA après 5 ans
Cession d'actions, de parts d'OPCVM, de parts de SAS hors apport-cession : PFU 31,4 %. Avec une nuance importante : les PV réalisées dans le cadre d'un PEA après 5 ans restent à 17,2 % de PS selon le mécanisme du « taux historique éclaté » — chaque strate annuelle de gain est taxée au taux PS en vigueur à l'époque (12,1 % pour 2009-2010, 15,5 % pour 2011-2012, jusqu'à 17,2 % pour 2018-2025 et 18,6 % pour 2026 et au-delà). Voir plus-value mobilière 2026.
Cryptomonnaies : pleine charge PFU 31,4 %
Les cessions de cryptomonnaies réalisées par des particuliers non professionnels relèvent de l'article 150 VH bis du CGI : PFU 31,4 % en 2026. Pour une plus-value de 50 000 € sur cession crypto en 2026, surcoût annuel +700 €. La déclaration 3916-bis reste obligatoire pour les comptes étrangers d'actifs numériques (Binance, Kraken, Coinbase), sous peine d'amende de 750 € par compte non déclaré (1 500 € si solde > 50 000 €). Pour le détail des stratégies (lump-sum vs DCA, exit fiscale, conventions internationales), consultez notre guide fiscalité crypto 2026.
Épargne salariale et PER sortie en capital : 31,4 % sur les gains
La sortie en capital d'un PER bancaire ou assurantiel supporte 31,4 % sur la part de gains (la part correspondant aux versements déductibles est, elle, réintégrée au barème IR). Idem pour la sortie d'un PEE, PEI ou PERECO sur la part de plus-values. La période de blocage et les conditions de déblocage anticipé (résidence principale, mariage/PACS, divorce, surendettement, etc.) ne modifient pas le régime PS, simplement l'éligibilité à la sortie.
Exit tax : 31,4 % hors UE, 20,3 % en UE
L'exit tax (CGI 167 bis) frappe les plus-values latentes sur titres détenus à plus de 800 k€ au moment du départ. Pour un transfert de résidence hors UE/EEE/Suisse (USA, UAE, UK, Singapour), plein régime PFU 31,4 %. Pour un transfert intra-UE/EEE/Suisse, application du régime De Ruyter : 20,3 % (12,8 % IR + 7,5 % solidarité), avec sursis automatique. Le différentiel atteint 55 500 € sur une PV de 500 k€ (cas Karim, section 12). Voir notre guide exit tax 2026.
| Revenu / enveloppe | PFU 2025 | PFU 2026 | Différentiel |
|---|---|---|---|
| Dividendes IS | 30 % | 31,4 % | +1,4 pt |
| Intérêts CAT, crowdfunding obligataire | 30 % | 31,4 % | +1,4 pt |
| PV cession actions CTO | 30 % | 31,4 % | +1,4 pt |
| Cryptomonnaies | 30 % | 31,4 % | +1,4 pt |
| Exit tax (résident hors UE) | 30 % | 31,4 % | +1,4 pt |
| Exit tax (résident UE/EEE/Suisse) | 20,3 % De Ruyter | 20,3 % De Ruyter | 0 |
| Assurance-vie après 8 ans (75 k€ versements) | 24,7 % (7,5 IR + 17,2 PS) | 24,7 % maintenu | 0 |
| PEA après 5 ans | 17,2 % PS seuls | 17,2 % (historique éclaté) | 0 |
| CEL / PEL post-2018 | 30 % (12,8 + 17,2) | 30 % maintenu | 0 |
Le tableau ci-dessus liste ce qui bouge. Voyons maintenant en détail le bloc qui résiste — les cinq catégories sauvées par l'amendement n° 1104 du 28 novembre 2025.
5. Les 5 catégories sauvées par le IV de L. 136-8
Réponse en bref — Featured snippet #2
Le IV de l'article L. 136-8 du CSS, réintroduit par la LFSS 2026, maintient la CSG à 9,2 % (PS total 17,2 %) sur cinq catégories : assurance-vie et capitalisation, PEL/CEL post-2018, PEP, plus-value professionnelle long terme. S'y ajoutent foncier nu et plus-value immobilière (régime spécifique L. 136-6 inchangé). PEAC et livrets réglementés restent à 0 %.
Le 28 novembre 2025, vers 2 h du matin, des parlementaires arrachent un amendement décisif. Le n° 1104. Il a ajouté un IV à l'article L. 136-8 du CSS, qui rétablit le taux ancien (9,2 %) pour cinq catégories de revenus patrimoniaux. Ces cinq catégories — auxquelles s'ajoutent foncier nu et PV immobilière — valent aujourd'hui environ 1,3 milliard d'euros par an de prélèvements sociaux épargnés (différentiel 2,8 Md€ du chiffrage initial PLFSS 2026 contre 1,5 Md€ post-amendement n° 1104, source évaluation préalable DSS). C'est LA cartographie des refuges fiscaux 2026. Tout le sujet de ce guide tourne autour de cette ligne de partage.
Verbatim du IV de l'article L. 136-8 CSS post-LFSS 2026 (source Légifrance LEGIARTI000053278668)
« IV. — Par dérogation au I, sont assujettis à la contribution sociale au taux de 9,2 % :
- 1° Les revenus mentionnés au a du I de l'article L. 136-6 ;
- 2° Les plus-values mentionnées au 2° du I de l'article L. 136-7 ;
- 3° Les intérêts et primes mentionnés au 1° du II du même article L. 136-7, les intérêts mentionnés au 2° du même II et les primes mentionnées au 2° bis dudit II ;
- 4° Les produits mentionnés au 3° du même II ;
- 5° Les produits, rentes viagères et rentes d'épargne mentionnés au 4° du même II. »
Note de lecture Hagnéré Patrimoine : le texte légal procède par renvois techniques aux numéros du II de L. 136-7 (dont l'ordre est différent de la pédagogie usuelle). La traduction patrimoniale « 1° AV/capi — 2° PEL — 3° CEL — 4° PEP — 5° PV pro long terme » retenue dans le présent guide est une lecture pédagogique des catégories couvertes par ces renvois et non un calque mot pour mot du verbatim Légifrance. Pour toute décision patrimoniale engageante, se référer à la version officielle de l'article et au croisement avec L. 136-6 a, L. 136-7 II 1°/2°/2° bis/3°/4° et L. 136-7 I 2° (PV pro LT).
1° L'assurance-vie et le contrat de capitalisation
La première catégorie protégée par le IV est aussi la plus massive. Les contrats d'assurance-vie et de capitalisation (rachats sur fonds euros et unités de compte) restent à 17,2 % de PS en 2026, peu importe la durée du contrat. L'encours total France atteint 2 107 Md€ fin 2024 selon France Assureurs — c'est la plus grande masse fiscale concernée par cette exemption. Si l'AV avait été incluse dans la hausse, le rendement de la mesure aurait été doublé. Mais le législateur a préféré protéger l'épargne longue, instrument central de financement de la dette publique via les fonds euros.
Conséquence pratique : l'assurance-vie consolide son statut de pilier patrimonial 2026. Le rachat après 8 ans reste imposé à 24,7 % (7,5 % IR sur la part de gains avec abattement 4 600 € / 9 200 € couple + 17,2 % PS) sur la tranche jusqu'à 150 000 € de versements, et 30 % sur la tranche supérieure (12,8 % IR + 17,2 % PS). Le PFU global reste donc à 30 % — et non 31,4 % comme sur un compte-titres. Voir notre guide assurance-vie pour le détail des stratégies d'arbitrage post-LFSS 2026.
Cas particulier — quasi-usufruit d'assurance-vie (Cass. com. 19/09/2024)
Le maintien à 17,2 % concerne les rachats classiques d'assurance-vie. Mais attention aux montages de quasi-usufruit conventionnel (art. 587 C. civ.) post-décès : l'usufruitier survivant qui consomme le capital crée une créance de restitution au profit du nu-propriétaire. Si une convention prévoit le versement d'intérêts sur cette créance jusqu'à liquidation, ces intérêts sont taxés au nouveau taux 18,6 % (L. 136-7 II 1° non protégé par le IV) — alors que le capital d'AV lui-même restait à 17,2 %. Différentiel de 1,4 point sur la fraction des intérêts de la créance de restitution. Voir notre guide quasi-usufruit pour l'arbitrage convention notariée vs absence de convention.
2° Le PEL primes et intérêts post-2018
Les plans d'épargne logement ouverts à compter du 1ᵉʳ janvier 2018 (régime PFU unifié) bénéficient explicitement du IV. Ils restent à 17,2 % de PS, ce qui maintient leur PFU global à 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS) au lieu de 31,4 %. Le régime des PEL pré-2018, qui conservait déjà son taux historique 17,2 %, est inchangé — distinction technique sans impact patrimonial direct mais qu'il faut connaître pour ne pas confondre les deux régimes.
3° Le CEL (toutes générations confondues)
Le compte épargne logement bénéficie aussi du IV, sans distinction d'année d'ouverture. Les intérêts annuels restent imposés à 17,2 % de PS en 2026. Pour les CEL pré-2018, l'exonération d'IR (CGI 157 9° bis) demeure également. Voir notre guide CEL 2026 pour le détail des 4 régimes fiscaux historiques et les arbitrages PEL/CEL/Livret A.
4° Le PEP (Plan d'Épargne Populaire)
Le PEP, encore détenu par environ 600 000 foyers (Banque de France, encours détenteurs au 30/06/2025), conserve sa fiscalité ultra-favorable : exonération d'IR après 8 ans, PS à 17,2 % maintenu en 2026 via le IV. Aucun nouveau PEP ne peut plus être ouvert (la commercialisation s'est arrêtée le 25 septembre 2003), mais ceux qui subsistent restent des pépites patrimoniales à conserver jusqu'au décès ou à la transmission.
5° La plus-value professionnelle long terme
La cinquième catégorie est plus technique mais structurellement importante pour les dirigeants. Elle vise les plus-values relevant des articles CGI 219 I a quinquies (titres de participation détenus depuis au moins 2 ans dans le cadre du régime mère-fille) et CGI 151 septies B (immeubles affectés à l'exploitation détenus depuis au moins 5 ans dans le cadre d'une entreprise individuelle). C'est elle qui maintient à 17,2 % la cession d'une SCPI détenue en compte personnel après application des abattements, ou la cession d'une participation par un dirigeant après plus de deux ans de détention dans le cadre du régime des titres de participation.
Foncier nu et PV immobilière : protégés sans figurer dans le IV
Subtilité juridique souvent mal comprise : foncier nu et PV immobilière restent à 17,2 %, mais pas via le IV de L. 136-8. Ils relèvent d'un autre texte : l'article L. 136-6 du CSS (revenus du patrimoine), dont la rédaction n'a pas été modifiée par la LFSS 2026 sur ces deux catégories spécifiques. Le nouveau I 2° de L. 136-8 qui porte la CSG à 10,6 % ne vise pas ces revenus. Conséquence : ils restent au taux historique 9,2 % CSG + 0,5 % CRDS + 7,5 % solidarité = 17,2 %.
Asymétrie foncier nu vs LMNP : la ligne politique
Cette asymétrie est volontaire et politique. Le foncier nu (location vide) est protégé : 17,2 % en 2026. Le LMNP (location meublée) est touché : 18,6 %. Pour un patrimoine immobilier locatif, le choix du régime (nu vs meublé) prend une dimension fiscale supplémentaire en 2026. La bascule d'un meublé vers un nu n'est cependant pas anodine : elle implique de renoncer aux amortissements (qui neutralisent 68 % de l'assiette LMNP au réel, CPO rapport fiscalité locations meublées 2023), au régime micro-BIC à 50 %, et à la flexibilité tarifaire du meublé. Voir notre guide LMNP 2026.
PEAC et livrets réglementés : 0 % par exonération totale
Deux groupes restent totalement hors champ de la CSG capital, et donc non concernés par la LFSS 2026. Le PEAC (Plan d'Épargne Avenir Climat), lancé en 2024 pour les moins de 21 ans, bénéficie de la double exonération IR + PS confirmée par BOFiP-RPPM-RCM-40-70 (mise à jour 10 avril 2025). Et les livrets réglementés — Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune — sont par construction exonérés de tout prélèvement social. Si vous êtes en TMI 0-11 %, ce sont aujourd'hui les seuls produits à rendement positif réel après inflation en 2026.
Pourquoi le législateur a tracé cette ligne
La logique de protection tient debout. Le législateur a voulu protéger quatre choses : l'épargne longue (AV, PEL/CEL, PEP — instruments de financement de la dette publique et de l'investissement de long terme), le logement (foncier nu, PV immobilière, PEL/CEL — accès au logement et stabilité du marché), la transmission d'entreprise (PV pro long terme — outil de succession des dirigeants), et l'épargne des jeunes (PEAC). Tout le reste — spéculation mobilière, location meublée Airbnb, exit tax, cryptos — supporte la hausse de plein fouet.
Faites cartographier vos enveloppes refuges 2026
Un CGP Hagnéré Patrimoine identifie en 30 minutes lesquelles de vos enveloppes restent à 17,2 % et lesquelles basculent à 18,6 %, puis chiffre le surcoût annuel pour vous.
Cartographie faite. Reste un piège dont peu de guides parlent : la fraction de CSG que vous croyez déduire l'an prochain n'a pas suivi la hausse.
6. La CSG déductible reste à 6,8 % : le piège oublié par treize concurrents sur quatorze
Sur les quatorze articles que nous avons lus avant d'écrire ce guide, treize passent à côté d'un détail critique : la CSG déductible n'a pas bougé en 2026. Elle reste à 6,8 % sur les revenus du patrimoine. Les 1,4 point supplémentaires de hausse sont intégralement non-déductibles du revenu imposable. C'est une « hausse cachée dans la hausse », qui gonfle nettement le coût réel pour les hauts revenus, mais qui passe complètement sous le radar de la communication officielle et de la presse spécialisée.
Mécanique de la déductibilité — CGI 154 quinquies
L'article 154 quinquies du CGI organise la déductibilité partielle de la CSG. Sur les revenus du patrimoine (RCM, PV mobilières, foncier, LMNP), la fraction déductible est plafonnée à 6,8 %. Cette fraction est déductible du revenu imposable l'année suivant celle de la perception du revenu (mécanisme dit « N+1 »). Avant LFSS 2026, sur une CSG totale de 9,2 %, vous aviez donc 6,8 % déductibles et 2,4 % non-déductibles. Après LFSS 2026, sur une CSG totale de 10,6 %, vous avez toujours 6,8 % déductibles mais 3,8 % non-déductibles. Le 1,4 point de hausse est entièrement non-déductible.
Pourquoi 1,4 pt passe entièrement non-déductible
La logique historique tient en une phrase : chaque hausse de CSG instaurée sans baisse compensatoire de cotisations sociales est volontiers rendue non-déductible par le législateur, pour ne pas creuser les recettes IR. C'était déjà le cas pour les hausses LF 2018 (Macron, +1,7 pt) et antérieures. La LFSS 2026 reproduit ce schéma. Conséquence : plus votre TMI est élevé, plus le surcoût réel dépasse le 1,4 % facial.
Impact chiffré TMI 0 / 11 / 30 / 41 / 45 %
| TMI 2026 | Surcoût brut (1,4 pt × 10 000 €) | Effet non-déductibilité (1,4 pt × TMI × 10 000 €) | Surcoût total réel |
|---|---|---|---|
| 0 % | 140 € | 0 € | 140 € (1,4 % réel) |
| 11 % | 140 € | 15,40 € | 155,40 € (1,55 % réel) |
| 30 % | 140 € | 42 € | 182 € (1,82 % réel) |
| 41 % | 140 € | 57,40 € | 197,40 € (1,97 % réel) |
| 45 % | 140 € | 63 € | 203 € (2,03 % réel) |
Si vous êtes cadre supérieur en TMI 45 %, votre hausse réelle grimpe à 2,03 %, pas 1,4 %, une fois intégrée la non-déductibilité. Le surcoût est sous-évalué de 45 % par la plupart des médias qui se limitent au chiffre facial. À grande échelle, l'effet est massif : sur les 70 Md€ de RCM déclarés en 2024 (DGFiP Stat 41), dont une part importante revient à des contribuables TMI 41-45 %, le surcoût réel agrégé dépasse mécaniquement le rendement budgétaire de 1,5 Md€ affiché par Bercy.
Effet d'aubaine pour les TMI 0-11 %, piège pour les TMI 41-45 %
En 2026, l'écart de coût réel entre un TMI 0 % et un TMI 45 % atteint 0,63 point sur le même revenu. Cela renforce l'intérêt des stratégies de défiscalisation IR (PER, déficit foncier, monuments historiques, Girardin) pour réduire mécaniquement la TMI marginale et limiter l'effet de la non-déductibilité de la nouvelle CSG. Voir notre guide flat tax ou barème pour l'arbitrage annuel.
Le surcoût est posé. Reste à savoir quand vous allez le payer : dès la déclaration printanière 2026 sur vos revenus 2025, ou seulement sur ce que vous toucherez en 2026 ?
7. Entrée en vigueur : revenus 2025 ou 1ᵉʳ janvier 2026 ?
« La LFSS 2026 ne s'applique qu'à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. » C'est ce que vous lirez partout. C'est faux pour la moitié des revenus du patrimoine. Pour vos loyers LMNP 2025, la hausse vous attend déjà sur votre déclaration printanière 2026. La double date d'entrée en vigueur (rétroactivité revenus 2025 versus fait générateur 01/01/2026) est mal expliquée par onze concurrents sur quatorze. Source de surprise désagréable si vous êtes loueur meublé ou propriétaire LMNP au réel.
Revenus du patrimoine (CSS L. 136-6) : rétroactivité sur revenus 2025
Tout ce qui relève de l'article L. 136-6 du CSS est imposé sur les revenus perçus pendant l'année civile précédente, déclarés au printemps suivant. C'est le cas du LMNP en BIC (réel et micro), des plus-values mobilières réalisées au cours de l'année, et de plusieurs revenus de capitaux mobiliers déclarés. Pour ces revenus, la nouvelle CSG 10,6 % s'applique à la déclaration faite en 2026 sur les revenus 2025. C'est une rétroactivité de fait, juridiquement validée par la jurisprudence constitutionnelle (Cons. const. 2017-756 DC, considérants 11-19, précédent direct sur la hausse CSG LF 2018) qui considère que le fait générateur fiscal est la déclaration et non la perception du revenu.
Produits de placement (CSS L. 136-7) : fait générateur 1ᵉʳ janvier 2026
À l'inverse, les revenus relevant de l'article L. 136-7 — intérêts, dividendes, gains de rachat d'assurance-vie — sont taxés au taux en vigueur au jour de la perception ou du rachat. Un intérêt CAT perçu en décembre 2025 reste à 17,2 % de PS. Le même intérêt perçu en janvier 2026 passe à 18,6 %. Cette règle s'applique aussi aux dividendes (date de mise en paiement décidée par l'assemblée générale), aux rachats partiels d'AV, aux gains de cession de parts d'OPCVM monétaires. D'où l'importance, en fin 2025, de bien positionner ses arbitrages avant ou après le passage à la nouvelle année.
Clause anti-rétroactivité pour produits acquis avant 01/01/2026
Le texte LFSS 2026 contient une clause de sécurité : les produits acquis avant le 1ᵉʳ janvier 2026, mais dont la perception est postérieure, restent taxés au taux en vigueur à la date d'acquisition. C'est notamment important pour les obligations indexées avec coupon différé, certains contrats à coupon annuel, ou les revenus accumulés sur un PEL. Cette clause limite les effets rétroactifs sur les flux contractuellement déjà programmés.
Cas concret : LMNP qui perçoit 30 000 € de loyers en 2025
Calcul rétroactivité LMNP
Un loueur LMNP qui a perçu 30 000 € de loyers nets en 2025 paiera, sur sa déclaration 2026 au titre des revenus 2025 :
- Anciens PS 17,2 % : 5 160 €
- Nouveaux PS 18,6 % : 5 580 €
- Surcoût LFSS 2026 : +420 € sur des revenus déjà perçus
C'est rétroactif de fait. Vous n'avez, en pratique, aucune marge d'arbitrage : vous subissez la hausse en 2026 sur des revenus déjà encaissés en 2025. Votre seul levier rétroactif possible est l'optimisation des amortissements et charges déductibles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière) pour réduire l'assiette BIC.
La hausse seule, c'est 1,4 point. Empilée avec la CEHR et la nouvelle CDHR, l'addition réelle pour un haut revenu peut grimper bien plus haut.
8. Cumul fiscal 2026 : LFSS + LF 2026 + CDHR + CEHR
Un chiffre éloquent issu de France Stratégie : 0,01 % des foyers français concentrent 33 % des dividendes distribués chaque année (note France Stratégie 2023, n° 124). Pour ces 4 000 foyers (les 0,01 % du sommet de la pyramide), 2026 n'est pas l'année de la hausse de 1,4 point. C'est l'année du cumul. PFU 31,4 % + CEHR jusqu'à 4 % + CDHR plancher 20 % du revenu imposable = un taux marginal effectif qui dépasse régulièrement 35 % sur les très hauts revenus du capital. Aucun concurrent n'a calculé ce cumul empilé. Pour les patrimoines élevés, c'est la vraie information.
Empilement maximal sur hauts revenus
Le cumul fiscal sur revenus du capital en 2026 ne se résume pas au PFU 31,4 %. Il faut y ajouter, pour les hauts revenus : la CEHR (Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus, 3 % au-delà de 250 k€ ou 500 k€ selon situation familiale, 4 % au-delà de 500 k€ ou 1 M€) et, nouveauté LF 2026, la CDHR (Contribution Différentielle sur les Hauts Revenus), qui impose un taux minimum effectif de 20 % du revenu imposable de référence. Si après tous les abattements votre taux moyen est inférieur à 20 %, la différence est due.
Interaction avec la CDHR taux minimum 20 %
La CDHR (LF 2026 article 12) vous cible si, par superposition de dispositifs de défiscalisation, vous arriviez à un taux effectif inférieur à 20 % sur des revenus très élevés. Sur les revenus du capital au PFU 31,4 %, la CDHR ne s'applique généralement pas car le PFU est déjà supérieur à 20 %. Mais si vous combinez des PV pro long terme à 17,2 %, des dividendes en barème avec abattement 40 %, et des charges déductibles importantes, le taux effectif peut descendre — et la CDHR rentre en jeu. Voir notre guide CDHR 2026 pour le détail des paliers.
Tableau de cumul par profil
| Profil | Revenus capital 2026 | PFU | CEHR effective | CDHR éventuelle | Taux effectif cumul |
|---|---|---|---|---|---|
| TMI 30 % | 50 k€ dividendes | 31,4 % | 0 % | 0 % | 31,4 % |
| TMI 41 % | 200 k€ dividendes | 31,4 % | 0-1 % | Éventuelle | 31,4 à 33 % |
| TMI 45 % - haut revenu | 500 k€ dividendes | 31,4 % | 3 % | 0 % | ~34,4 % |
| Très haut revenu | 1 M€ dividendes | 31,4 % | 4 % | 0 % | ~35,4 % |
| UHNW dirigeant cumul activité+capital | 2 M€ dividendes + 500 k€ salaires | 31,4 % | 4 % | Possible | 35-36 % |
Stéphane (cas pratique section 10), avec 800 k€ de dividendes remontés côté holding et 200 k€ personnels en 2026, plus 450 k€ de salaire dirigeant, touche le palier CEHR 4 %. Si l'on raisonne en effet LFSS « brut » sur la masse de 800 k€ de dividendes (hypothèse pédagogique avant régime mère-fille), le surcoût LFSS s'élève à environ +16 240 € : 800 000 × 1,4 % = 11 200 € de PS direct, plus 800 000 × 1,4 % × 45 % = 5 040 € au titre de la non-déductibilité de la fraction CSG sur la TMI 45 %, hors effets CEHR et CDHR. Dans la pratique optimisée (régime mère-fille 95 % exonéré), seuls 5 % de la quote-part subissent l'IS holding, et le vrai surcoût LFSS personnel se ramène aux 4 060 € chiffrés en section 10 sur les 200 k€ remontés vers le compte personnel. Pour aller plus loin sur l'empilement : CEHR et CDHR pour hauts revenus 2026 et loi de finances 2026 — panorama complet.
Tout ce cumul vaut pour les résidents français. Pour un expatrié UE, la donne change radicalement — bienvenue dans le régime De Ruyter.
9. Résidents UE/EEE/Suisse : 20,3 % et NON 31,4 %
Réponse en bref — Featured snippet #3
Les résidents UE/EEE/Suisse affiliés à un régime de sécurité sociale étranger supportent 20,3 % sur leurs revenus du capital français (12,8 % IR + 7,5 % solidarité), au lieu de 31,4 %. La CJUE De Ruyter C-623/13 et le CE 16/04/2019 n° 423586 exonèrent la CSG et la CRDS, mais le prélèvement de solidarité (CGI 235 ter) reste dû. Pays tiers (USA, UK, Singapour) : plein régime 31,4 %.
Karim, 42 ans, expatrié à Singapour, a une question simple : « quand je vais vendre mes actions françaises en 2027, je vais payer combien ? ». La réponse n'est pas la même selon que Karim conserve une résidence dans l'UE, ou pas. La différence : 11,1 points de fiscalité sur la plus-value mobilière. Un seul concurrent sur quatorze (Ramify) mentionne De Ruyter, en une ligne sans la chiffrer. C'est un océan bleu éditorial pour les expatriés et leurs CGP — et un sujet pratique majeur en pleine montée des expatriations 2024-2026.
La jurisprudence pivot : CJUE De Ruyter C-623/13 (26/02/2015)
L'arrêt fondateur date du 26 février 2015. Saisie par le Conseil d'État dans l'affaire De Ruyter, la CJUE a posé un principe simple : en vertu du règlement (CE) n° 883/2004 sur la coordination de la sécurité sociale (article 11, unicité de législation), un résident d'un État membre de l'UE affilié à un autre régime de sécurité sociale ne peut être simultanément assujetti aux prélèvements sociaux français sur ses revenus du capital de source française. La France a transposé cette décision par CE 27/07/2015 n° 334551, puis par modifications législatives successives.
Le périmètre couvre toute la CSG et toute la CRDS, sur les revenus du patrimoine (CSS L. 136-6) comme sur les produits de placement (CSS L. 136-7). Si vous êtes résident allemand affilié à la caisse maladie allemande et que vous détenez un appartement à Lyon, vous ne payez pas de CSG/CRDS sur vos loyers. Idem si vous êtes résident italien percevant des dividendes français.
Extension à la Suisse : CJUE Dreyer C-372/18 (14/03/2019)
La Suisse n'est pas membre de l'UE, mais l'accord bilatéral du 21 juin 1999 sur la libre circulation des personnes couvre la coordination de la sécurité sociale. La CJUE, dans l'arrêt Dreyer C-372/18 du 14 mars 2019, a étendu la jurisprudence De Ruyter aux résidents suisses affiliés à la LAMal (assurance maladie suisse). Si vous êtes frontalier franco-suisse ou résident Suisse détenant des biens et placements en France, vous êtes directement concerné.
Pays tiers EXCLUS : CJUE Jahin C-45/17 (18/01/2018)
Le piège classique : croire que De Ruyter s'étend à tous les non-résidents. Non. La CJUE, dans l'arrêt Jahin C-45/17 du 18 janvier 2018, a explicitement refusé l'extension aux résidents de pays tiers à l'UE/EEE/Suisse. Les résidents des États-Unis, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni post-Brexit (depuis le 1ᵉʳ janvier 2021), de Singapour, du Maroc, d'Israël et de tous les autres pays hors espace UE/EEE/Suisse sont assujettis au plein régime français : 31,4 % en 2026 sur les revenus mobiliers de source française.
Pourquoi le prélèvement de solidarité 7,5 % survit à De Ruyter
Voilà la subtilité qui sauve l'État côté recouvrement : le prélèvement de solidarité 7,5 %, codifié à l'article 235 ter du CGI et affecté au budget général de l'État (et non à la sécurité sociale), échappe au champ d'application du règlement européen 883/2004. Le Conseil d'État, par sa décision PIVOT du 16 avril 2019 n° 423586, a tranché en ce sens. Conséquence : même un résident UE bénéficiant de l'exemption De Ruyter sur la CSG/CRDS reste redevable du prélèvement de solidarité 7,5 %. C'est ce 7,5 % qui s'ajoute aux 12,8 % d'IR pour donner le taux global de 20,3 % applicable aux résidents UE en 2026.
Actualité jurisprudentielle 2025 — CE 02/07/2025 n° 497676 (date d'appréciation de l'affiliation)
Dix ans après l'arrêt fondateur CJUE De Ruyter, le Conseil d'État (8ᵉ-3ᵉ chambres réunies) a rendu, le 2 juillet 2025 sous le n° 497676 (ECLI:FR:CECHR:2025:497676.20250702), une décision qui précise la date d'appréciation de l'affiliation à un régime de sécurité sociale d'un autre État membre pour bénéficier de l'exonération De Ruyter sur les revenus du patrimoine. En clair, l'assiette française des prélèvements sociaux ne peut comprendre les revenus que vous avez perçus à une date où vous releviez obligatoirement de la législation de sécurité sociale d'un autre État membre — la condition s'apprécie au jour de la perception, pas au jour de la déclaration.
C'est la suite jurisprudentielle directe la plus récente de la lignée De Ruyter — Dreyer — Jahin. Pour les expatriés, retours d'expatriation et contribuables ayant changé d'affiliation en cours d'année, cette précision sécurise le droit à restitution et borne les contentieux en cours. Elle confirme également que la solidarité 7,5 % codifiée à CGI 235 ter reste exclue du champ De Ruyter — son recouvrement n'est pas affecté par la décision 497676.
Tableau récapitulatif par résidence fiscale
| Résidence fiscale | IR (PFU) | CSG + CRDS | Solidarité | Total |
|---|---|---|---|---|
| France | 12,8 % | 11,1 % (10,6 % + 0,5 %) | 7,5 % | 31,4 % |
| UE / EEE / Suisse (affilié hors France) | 12,8 % | 0 % (De Ruyter + Dreyer) | 7,5 % | 20,3 % |
| Royaume-Uni post-Brexit (depuis 01/01/2021) | 12,8 % | 11,1 % | 7,5 % | 31,4 % (Jahin) |
| USA, UAE, Singapour, Maroc, Israël, autres | 12,8 % | 11,1 % | 7,5 % | 31,4 % (Jahin) |
| France métropole avant LFSS 2026 (2025) | 12,8 % | 9,7 % (9,2 % + 0,5 %) | 7,5 % | 30 % |
Le cas est parlant : Karim, résident Singapour, qui vend 500 k€ d'actions françaises en 2026, paye 157 000 € de fiscalité (31,4 %) au lieu de 101 500 € (20,3 %) s'il était résident UE. Différence : 55 500 €. De quoi repenser votre stratégie de domiciliation si vous êtes dans une situation comparable, à condition que le changement de résidence soit réel et opposable (pas de fictif). Voir exit tax 2026 pour le détail technique du passage de résidence.
9 bis. QPC art. 12 LFSS 2026 : la rupture d'égalité meublé / nu est-elle constitutionnelle ?
Aucun des dix premiers résultats SERP sur « LFSS 2026 article 12 » n'aborde le sujet constitutionnel. Pourtant, l'AUREP (publication Cornu du 4 février 2026) a posé l'angle de la « double échelle » et de l'« inégalité regrettable » entre patrimoines mobilier et immobilier. Notre lecture Hagnéré du grief constitutionnel, des chances réelles de succès d'une QPC, et de la stratégie patrimoniale rationnelle.
Le grief constitutionnel — rupture d'égalité L. 136-8 IV
Le IV de l'article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale fige cinq catégories à 17,2 % (assurance-vie, PEL/CEL post-2018, PEP, PV pro long terme) tandis que toutes les autres basculent à 18,6 %. Le foncier nu et les plus-values immobilières échappent également à la hausse via L. 136-6 inchangé. Conséquence concrète : pour un même propriétaire, un même immeuble, et un même flux locatif, le simple fait d'ameubler le bien fait passer le taux de prélèvements sociaux de 17,2 % (foncier nu) à 18,6 % (LMNP BIC) — soit +1,4 point sans aucune justification économique. Même rupture entre la plus-value mobilière sur compte-titres ordinaire (18,6 %) et le rachat d'assurance-vie (17,2 %). Le fondement constitutionnel invocable est l'article 13 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (égalité devant les charges publiques) et l'article 6 (égalité devant la loi).
Pourquoi le Conseil constitutionnel n'a pas examiné l'art. 12 (DC 2025-899)
La décision Cons. const. n° 2025-899 DC du 30 décembre 2025 a validé la LFSS 2026 sans réserve d'interprétation sur l'article 12. La saisine a été déposée par 60 députés (LFI, communistes, élus d'outre-mer) mais les griefs portaient principalement sur la réforme des retraites et l'article 83 du PLFSS. L'article 12 n'a jamais été soulevé en contrôle a priori. Conséquence : il subsiste une voie d'ouverture pour une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à l'occasion d'un contentieux fiscal devant le tribunal administratif (CGI 1741 A et suivants).
Jurisprudence permissive — CC 2016-615 QPC Époux V.
Le pronostic réaliste sur une QPC LFSS 2026 art. 12 reste défavorable au contribuable. Le Conseil constitutionnel a validé en 2017 (déc. n° 2016-615 QPC du 9 mars 2017, Époux V.) la rupture d'égalité CSG entre résidents UE (exonérés) et résidents pays tiers (assujettis), au motif que la différence de traitement reposait sur une « différence de situation objective » en lien avec l'objet de la loi (éviter la double cotisation sociale au sein de l'Union européenne). Transposée à l'article 12 LFSS 2026, la différence meublé / nu pourrait être justifiée par le législateur via l'objectif de fléchage CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) et le ciblage des « revenus financiers du capital ». Probabilité de succès d'une QPC estimée à 15-25 % sur la base de la jurisprudence constitutionnelle des 15 dernières années en matière de fiscalité du patrimoine.
Le génie législatif — CFA + CNSA + ciblage limitatif
Le législateur 2026 a calibré l'article 12 sur mesure pour passer le contrôle constitutionnel. Trois éléments en attestent. D'abord, le renommage en Contribution Financière pour l'Autonomie (CFA) permet d'afficher un objet rationnel et limité (financer la dépendance). Ensuite, le fléchage explicite à la CNSA (CSS L. 14-10-1) ancre la mesure dans une politique publique légitime (vieillissement démographique). Enfin, le ciblage limitatif via le IV de L. 136-8 (exemption assurance-vie + PEL/CEL + PV pro long terme) et le maintien du régime L. 136-6 (foncier nu + PV immobilière) atteste d'une volonté de protéger l'épargne longue et le logement — deux objectifs constitutionnels reconnus. Le Conseil constitutionnel devra donc apprécier le critère du « rapport raisonnable entre la différence de traitement et l'objet de la loi » (jurisprudence constante depuis CC 1981-132 DC).
Faut-il déposer une QPC ?
La voie est formellement ouverte via un mémoire en QPC à l'occasion d'un contentieux fiscal devant le tribunal administratif (loi organique n° 2009-1523 du 10 décembre 2009). Côté procédure, vous pouvez contester votre avis d'imposition 2026 (réception été 2027), former une réclamation contentieuse auprès de la DGFiP, puis saisir le TA d'un recours en plein contentieux assorti d'une QPC. Mais le bilan coût / probabilité reste défavorable : 15-25 % de succès, coût d'un avocat constitutionnaliste (8-20 k€ HT), durée 18-30 mois jusqu'à la décision Cons. const. Notre lecture Hagnéré : votre stratégie patrimoniale réelle passe par l'arbitrage LMNP → LMP (déjà couvert section h2-3 et h2-11) et par l'optimisation du seuil 23 000 €/an d'activité (bascule SSI + CSG activité 9,7 %). La QPC est plus un signal d'alerte politique destiné aux amendements correctifs PLFSS 2027 qu'une stratégie financièrement rentable pour vous individuellement.
Verdict Hagnéré — QPC art. 12 LFSS 2026
La rupture d'égalité 17,2 % / 18,6 % est réelle et documentée (AUREP Cornu, 04/02/2026). Mais le législateur 2026 a calibré l'article 12 pour résister au contrôle constitutionnel (renommage CFA + fléchage CNSA + ciblage limitatif). Probabilité de succès QPC estimée 15-25 %. Stratégie rationnelle pour vous : arbitrer LMNP → LMP, optimiser le seuil 23 000 €, basculer CTO → AV de plus de 8 ans — ne pas attendre une décision constitutionnelle hypothétique 2027-2028. Voir panorama enveloppe par enveloppe et cas Julien & Anne.
Théorie posée, jurisprudence cartographiée. Place aux cas concrets — trois profils, trois factures à l'euro près.
10. Cas Stéphane : dirigeant SAS Lyon, 800 k€ de dividendes en 2026
Stéphane, 52 ans, préside Aurélys Industrie, une SAS lyonnaise de 28 collaborateurs spécialisée dans la mécanique de précision pour le secteur médical. Marié, 3 enfants (dont une en première et un en terminale), patrimoine familial 2,5 M€ dont 1,2 M€ logés dans la holding patrimoniale Aurélys Invest. En 2026, il prévoit de remonter 800 k€ de dividendes vers sa holding (régime mère-fille : exonération 95 % des dividendes intra-groupe, CGI 145 et 216, détention 5 % + 2 ans) et 200 k€ vers son compte personnel pour financer un investissement immobilier et l'augmentation des frais de scolarité aînés. La LFSS 2026 lui coûte combien — et comment l'éviter ?
Situation patrimoniale
- Stéphane : 52 ans, président SAS Aurélys Industrie
- Famille : marié à Sophie (49 ans, cadre supérieure secteur public, salaire 78 k€), 3 enfants à charge
- Salaire dirigeant 2026 : 450 k€ bruts (assimilé salarié SAS)
- Patrimoine total : 2,5 M€ (résidence principale 1 M€, holding patrimoniale 1,2 M€, assurance-vie 250 k€, divers 50 k€)
- Stratégie 2026 : remonter 1 M€ de dividendes (800 k€ holding via mère-fille, 200 k€ compte personnel)
- TMI : 45 %
Décomposition fiscalité dividendes 2026 vs 2025
| Élément | 2025 | 2026 | Différentiel |
|---|---|---|---|
| Dividendes vers compte personnel | 200 000 € | 200 000 € | 0 |
| PFU IR (12,8 %) | 25 600 € | 25 600 € | 0 |
| PS (17,2 % puis 18,6 %) | 34 400 € | 37 200 € | +2 800 € |
| Total PFU sur dividendes | 60 000 € | 62 800 € | +2 800 € |
| Effet non-déductibilité (1,4 pt × 200 k€ × TMI 45 %) | — | +1 260 € | +1 260 € |
| CEHR au palier 4 % (estimation simplifiée 800 k€ × 4 % palier dividendes) | — | Atteinte du palier 4 % | — |
| Surcoût LFSS 2026 total réel (dividendes personnels) | — | — | +4 060 € |
Surcoût annuel chiffré à l'euro
Sur les seuls 200 k€ de dividendes personnels, le surcoût direct PFU atteint +2 800 €. L'effet non-déductibilité (1,4 pt CSG non-déductible × 200 k€ × TMI 45 %) ajoute encore +1 260 €. Total surcoût LFSS direct : +4 060 € sur la part personnelle. Sur la part remontée vers la holding via régime mère-fille (95 % exonéré, 5 % quote-part), l'impact LFSS est marginal car la fiscalité IS holding est quasi nulle. La quasi-totalité du surcoût se cristallise donc sur la part personnelle non protégée par l'enveloppe holding.
3 leviers d'arbitrage Hagnéré pour Stéphane
Trois stratégies sont activables immédiatement pour limiter, voire neutraliser, la hausse LFSS sur la part personnelle.
Levier 1 : Apport-cession 150-0 B ter (durci LF 2026 art. 11). Plutôt que de percevoir 200 k€ de dividendes directement, Stéphane peut apporter ses titres Aurélys Industrie à une nouvelle holding personnelle puis céder ultérieurement. La plus-value est en report d'imposition (article 150-0 B ter), avec maintien du taux PS au moment de la réalisation initiale. Attention LF 2026 : pour les cessions intervenant à compter du 21 février 2026, le réemploi doit désormais représenter 70 % du produit de cession (au lieu de 60 % avant), dans un délai porté à 36 mois (au lieu de 24 mois), avec engagement de conservation des titres réemployés pendant 5 ans (au lieu de 12 mois). Les remplois en SCPI, OPCI et fonds purement financiers sont désormais expressément exclus. Voir apport-cession et report d'imposition 150-0 B ter.
Management packages — art. 17 LFSS 2026 (à ne pas confondre avec art. 12)
La même LOI n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 pérennise, dans son article 17, l'alignement fiscal des management packages sur le régime salarial (CGI art. 163 bis H). Pour les dirigeants comme Stéphane qui détiennent des stock-options, BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise), AGA (actions gratuites) ou actions de préférence acquises dans un cadre professionnel, le gain net imposable est désormais soumis à l'impôt sur le revenu progressif (TMI) au-delà d'un seuil de 3 fois la valeur réelle d'acquisition, augmenté d'une contribution salariale spécifique de 10 %. Application rétroactive aux cessions à compter du 15 février 2025. Si vous êtes dirigeant et concerné, vous devez donc cumuler l'impact LFSS art. 12 (PFU 31,4 % sur la fraction « plus-value mobilière ») et art. 17 (TMI + contribution salariale sur la fraction « gain de management »). À arbitrer impérativement avec un CGP avant toute cession.
Levier 2 : Holding luxembourgeoise SOPARFI. Pour les dirigeants qui veulent fluidifier les remontées intra-groupe et bénéficier du régime mère-fille européen avec des conventions fiscales étendues, la SOPARFI luxembourgeoise reste une option pertinente. Régime mère-fille à 95 % d'exonération, accès aux conventions fiscales bilatérales du Luxembourg, souplesse de gouvernance.
SOPARFI luxembourgeoise — en 30 secondes
Holding patrimoniale luxembourgeoise éligible au régime mère-fille européen (directive 2011/96/UE). Exonération des dividendes et plus-values sous conditions de détention (10 % ou 1,2 M€ pendant 12 mois). Accès aux 80+ conventions fiscales du Luxembourg. À cadrer (substance, ATAD 3, CFC françaises) avec un fiscaliste avant constitution.
Levier 3 : Dividendes en compte courant d'associé avec report d'imposition. Plutôt que de percevoir 200 k€ en dividendes, Stéphane peut convenir avec la société qu'une partie soit logée en compte courant d'associé. Les intérêts versés annuellement sont fiscalisés à 18,6 % de PS, mais le capital reste disponible et peut être retiré progressivement au gré des besoins, lissant ainsi la pression fiscale. Voir placer la trésorerie SAS/SARL 2026.
Verdict Hagnéré pour Stéphane
Si Stéphane bascule 80 % de ses dividendes 2026 vers sa holding personnelle (avec régime mère-fille 95 % exonéré + 5 % quote-part), il ne paie le PFU 31,4 % que sur 40 000 € au lieu de 200 000 € → économie d'environ 50 000 € sur l'année, dont une part substantielle vient justement de la neutralisation de la hausse LFSS sur les dividendes personnels. La stratégie holding patrimoniale, déjà pertinente avant 2026, le devient encore davantage avec le nouveau régime.
Vous êtes dirigeant SAS comme Stéphane ?
Un CGP Hagnéré Patrimoine modélise votre flux de dividendes 2026, identifie les leviers holding et apport-cession adaptés à votre situation, et chiffre le gain net annuel.
11. Cas Julien & Anne : couple cadres Paris, LMNP + AV + PEA
Julien (47 ans) et Anne (44 ans) sont cadres supérieurs dans la communication et l'audit à Paris, parents de deux adolescents (15 et 12 ans). Ils ont fait le bon choix patrimonial il y a 8 ans : diversification équilibrée entre résidence principale (400 k€ à Paris XVe), assurance-vie multisupport (200 k€), PEA (100 k€) et un appartement loué meublé à Lille (50 k€ de fonds propres + 130 k€ d'emprunt restant). Patrimoine total 750 k€. La LFSS 2026 les concerne, mais d'une manière très ciblée : sur leur LMNP seulement.
Situation patrimoniale
- Julien : 47 ans, directeur communication grand groupe, salaire 95 k€
- Anne : 44 ans, manager audit Big Four, salaire 105 k€
- Foyer fiscal : 2 enfants à charge, TMI 41 %
- Patrimoine total : 750 k€ (RP 400 k€, AV 200 k€, PEA 100 k€, LMNP Lille 50 k€)
- Revenus du capital 2026 : 8 k€ loyers LMNP nets après amortissement, 5 k€ rachats AV partiels, 4 k€ retraits PEA après 5 ans
Décomposition par enveloppe
| Enveloppe | Revenus 2026 | Taux PS 2026 | Statut LFSS | Surcoût LFSS |
|---|---|---|---|---|
| LMNP Lille (BIC, loyers nets après amortissement) | 8 000 € | 18,6 % | Touché | +112 € |
| Assurance-vie (rachats partiels après 10 ans) | 5 000 € | 17,2 % | Protégé (IV 1°) | 0 € |
| PEA (retrait après 5 ans) | 4 000 € | 17,2 % (taux historique éclaté) | Protégé (régime spécifique) | 0 € |
| TOTAL | 17 000 € | — | — | +112 € direct |
| Effet non-déductibilité (1,4 pt × 8 000 € × TMI 41 %) | — | — | — | +46 € |
| Surcoût LFSS 2026 total réel | — | — | — | +158 € |
Surcoût annuel chiffré : 158 € — quasi indolore
Le couple Julien & Anne paye +158 € en plus au titre de la LFSS 2026, soit moins de 1 % de leur revenu capital total. Pour comparaison : un mois d'abonnement Netflix Premium en duo. La structure de leur patrimoine (AV + PEA en pilotis, LMNP en marge) les protège quasi-totalement. Si votre patrimoine ressemble au leur — AV en cœur, PEA pour la dynamique action, foncier en marge — vous faites partie des épargnants que le législateur a choisi de protéger en réintroduisant le IV de L. 136-8.
Leviers d'arbitrage 2026 pour Julien & Anne
Trois micro-arbitrages permettent à Julien & Anne d'optimiser encore leur fiscalité 2026.
Arbitrage cash dormant. Basculer les 15 k€ qui dorment sur le compte courant vers le fonds euros de leur assurance-vie. Les intérêts CAT ou compte courant passent à 18,6 % en 2026, alors que l'AV fonds euros reste à 17,2 %. Gain net : 1,4 point sur la rémunération, négligeable pris isolément mais constant année après année.
Arbitrage PEA avant CTO. Maximiser leur PEA avant toute cession en CTO. Le différentiel post-5 ans atteint 14,2 points (PEA 17,2 % PS seuls vs CTO 31,4 % PFU). Sur 100 k€ de plus-value future, l'écart de fiscalité dépasse 14 000 €.
Arbitrage démembrement LMNP. Acquérir en nue-propriété pour la prochaine opération. Le démembrement temporaire (15-20 ans) permet d'acheter avec une décote de 30-40 %, sans revenus imposables pendant la période, et avec récupération automatique de la pleine propriété au terme. Excellent levier de transmission anticipée vers les enfants.
Verdict Hagnéré pour Julien & Anne
Un patrimoine bien diversifié AV + PEA + foncier ne paie pratiquement pas la hausse 2026. Julien & Anne payent +158 € seulement, soit moins d'un mois de cantine pour leurs deux enfants. Aucune action urgente. Maintenir l'allocation actuelle, basculer progressivement les liquidités vers le fonds euros AV, et préparer un démembrement nue-propriété pour la prochaine opération immobilière. Voir guide assurance-vie et guide LMNP 2026.
Stéphane subit la hausse. Julien & Anne la sentent à peine. Karim, lui, joue dans une autre catégorie — celle où la résidence fiscale fait basculer 55 500 €.
12. Cas Karim : expatrié Singapour, exit tax 2026
Karim, 42 ans, travaille en finance à Singapour depuis 2018, où il dirige une division asiatique d'une banque d'investissement. Marié à une Française (architecte), deux enfants scolarisés au lycée français de Singapour. Patrimoine 1,8 M€ : SCPI 400 k€ détenues en France, assurance-vie luxembourgeoise 800 k€, cash USD/EUR 600 k€. Il envisage un retour France courant 2027 et veut céder 500 k€ d'actions accumulées via stock-options singapouriennes avant ce retour. Selon qu'il fait la cession depuis Singapour ou qu'il transite par 6 mois en Belgique (UE), sa fiscalité varie de 55 500 €.
Situation expatriation et résidence
- Karim : 42 ans, banquier d'investissement, résident fiscal Singapour depuis 2018
- Famille : marié à Stéphanie (40 ans, architecte exerçant en libéral), 2 enfants (16 et 13 ans)
- Patrimoine : 1,8 M€ (SCPI françaises 400 k€, AV luxembourgeoise 800 k€, cash 600 k€)
- Projet 2026-2027 : cession 500 k€ d'actions stock-options + retour France 2027
- Question : depuis Singapour (hors UE) ou via résidence intermédiaire UE ?
Calcul exit tax 2026 : résident hors UE vs résident UE
| Scénario | IR (PFU) | PS | Total | Différentiel |
|---|---|---|---|---|
| Cession depuis Singapour (hors UE/EEE/Suisse) | 12,8 % = 64 000 € | 18,6 % = 93 000 € | 31,4 % = 157 000 € | Référence |
| Cession après résidence Belgique 6 mois (UE) | 12,8 % = 64 000 € | 7,5 % solidarité seul = 37 500 € | 20,3 % = 101 500 € | −55 500 € |
| Cession après retour France 2027 | 12,8 % = 64 000 € | 18,6 % = 93 000 € | 31,4 % = 157 000 € | Référence |
Différentiel à l'euro : 55 500 €
Sur 500 k€ de plus-value mobilière, le différentiel UE vs hors UE atteint 55 500 € — soit 11,1 points de fiscalité (10,6 % CSG + 0,5 % CRDS épargnés). C'est suffisant pour repenser une stratégie de domiciliation, à condition que le changement de résidence tienne la route face au fisc. Une résidence fictive (boîte aux lettres + déclaration sans présence effective) serait immédiatement requalifiée par la DGFiP avec rappel d'impôt + intérêts + pénalités.
Levier d'optimisation : passage UE/EEE — pas pour fraude, pour profiter d'un régime légal
Le levier UE/EEE n'a rien d'agressif. C'est l'utilisation d'un régime communautaire validé par la jurisprudence CJUE C-623/13 De Ruyter et confirmé par les juridictions françaises (CE 27/07/2015 n° 334551, CE 16/04/2019 n° 423586). Le législateur français n'a jamais cherché à le contourner depuis 2015, car il sait que la CJUE invaliderait toute mesure unilatérale qui priverait les résidents UE de cette exemption.
Pour Karim, le passage opérationnel implique : établissement d'une résidence belge effective pendant minimum 183 jours dans l'année calendaire (location ou achat d'un logement, scolarisation des enfants si applicable, affiliation à la sécurité sociale belge ou à un régime équivalent), réalisation de la cession depuis cette résidence, retour France ultérieur. Le tout doit être documenté (bail, factures EDF/eau, attestations administratives belges).
Cas du retour France 2027
Si Karim rentre en France en 2027 sans avoir cédé pendant sa résidence UE, il retombe dans le régime français complet 31,4 % sur toute cession ultérieure de ses actions. La fenêtre de cession à 20,3 % se referme à la date de re-domiciliation française. C'est pourquoi le séquencement temporel (cession 2026 en UE puis retour France 2027) est crucial. Voir exit tax 2026 pour la procédure détaillée et les pièges du sursis d'imposition.
Verdict Hagnéré pour Karim
Pour un patrimoine mobile et un dirigeant expatrié, la résidence fiscale UE/EEE/Suisse est un levier d'optimisation légal et opposable (CJUE C-623/13 + C-372/18). Mais la résidence doit être réelle, pas fictive. Karim aurait intérêt à structurer son passage en Belgique (ou autre État UE) sur minimum 6 mois calendaires effectifs avant la cession des stock-options, puis envisager le retour France l'année suivante. Gain net : 55 500 € sur la cession 500 k€, avec un coût opérationnel (logement, scolarisation, déplacements) qui se situe dans une fourchette 15-25 k€. Solde positif : 30-40 k€.
12 bis. 4 arbitrages opérationnels à exécuter avant le 31 décembre 2026
Les trois cas pratiques précédents (Stéphane, Julien & Anne, Karim) ont isolé des leviers individuels. Place à la synthèse opérationnelle consolidée : quatre arbitrages à exécuter avant le 31 décembre 2026 pour neutraliser ou amortir la hausse LFSS 2026 article 12. Chaque arbitrage est calibré sur un public cible précis et chiffré à l'euro sur 10 ans. Une consolidation actionnable que vous ne trouverez pas ailleurs dans le top 10 SERP.
Arbitrage 1 — Bascule CTO → assurance-vie de plus de 8 ans
Public concerné : si vous détenez 50 k€ et plus sur un compte-titres ordinaire (CTO) avec horizon supérieur à 8 ans. Mécanisme : votre CTO supporte 31,4 % de PFU (12,8 % IR + 18,6 % PS) sur dividendes, intérêts et plus-values mobilières. À l'inverse, votre assurance-vie de plus de 8 ans bénéficie du IV de L. 136-8 (17,2 % PS maintenus) et de l'abattement annuel 4 600 € (célibataire) / 9 200 € (couple). Gain chiffré : sur une tranche de 10 000 € de revenus du capital annuels, le différentiel atteint 140 € par an (1,4 % × 10 000 €), soit 1 400 € cumulés sur 10 ans. Pour un portefeuille 100 k€, le gain monte à 14 000 € sur 10 ans. Délai d'exécution : enclenchez l'arbitrage dès aujourd'hui car le compteur 8 ans de l'assurance-vie démarre à la date du premier versement. Voir fiscalité de l'assurance-vie.
Arbitrage 2 — Valoriser un PEA de plus de 5 ans sans retirer
Public concerné : si vous êtes titulaire d'un PEA ouvert avant 2021 (5 ans révolus en 2026). Mécanisme : le PEA est sorti du IV de L. 136-8 par la LF 2018 (historisation des taux historiques abandonnée). Tous les retraits effectués en 2026 supportent désormais 17,2 % PS (taux unique au moment du retrait, sans application des taux historiques). Gain chiffré : garder votre PEA actif permet de capitaliser en franchise totale (PEA + 5 ans = exonération IR des gains, seuls PS 17,2 % dus). Sur un PEA 100 k€ générant 5 % annuels (5 000 €), l'économie versus CTO atteint 1 280 € de PFU IR par an (12,8 % × 5 000 €) plus le différentiel PS 1,4 % (70 €) = 1 350 €/an, soit 13 500 € sur 10 ans. Action : ne clôturez jamais un PEA de plus de 5 ans, privilégiez les versements complémentaires jusqu'au plafond 150 000 €.
Arbitrage 3 — Bascule TNS si dividendes supérieurs à 10 % du capital social
Public concerné : si vous êtes dirigeant de SAS/SASU générant plus de 10 % de votre capital social en dividendes annuels. Mécanisme : en SAS, vos dividendes sont soumis intégralement au PFU 31,4 % (sans plafond). En SARL avec gérant majoritaire TNS (ou EURL TNS), les dividendes excédant 10 % du capital social + primes d'émission + comptes courants associés moyens sont soumis aux cotisations SSI (environ 45 % tout compris) mais avec CSG activité à 9,7 % (déductible 6,8 %), pas la CSG capital 10,6 %. Le total reste défavorable sauf à arbitrer fraction salaire / fraction dividende. Gain chiffré : pour un dirigeant avec 200 k€ de dividendes excédentaires, l'optimisation salaire ENPC + dividendes inférieurs à 10 % du capital peut représenter 3 000-8 000 €/an. Attention : arbitrage technique nécessitant audit individuel — voir rémunération dirigeant SAS.
Arbitrage 4 — Optimisation du seuil 23 000 €/an LMNP → LMP
Public concerné : si vous êtes bailleur en meublé proche du seuil 23 000 €/an de recettes (CGI 155 IV). Mécanisme : en dessous de 23 000 € et sans inscription au RCS, votre activité reste LMNP (loueur en meublé non professionnel), avec BIC + PS capital 18,6 % en 2026. Au-delà de 23 000 € avec inscription RCS et recettes supérieures à vos revenus du foyer, votre activité bascule en LMP (loueur en meublé professionnel), avec BIC + cotisations SSI sur le bénéfice (CSG activité 9,7 %, non plus CSG capital 10,6 %). Gain chiffré : sur 50 000 € de bénéfice LMP, l'économie CSG (9,7 % vs 18,6 %) = 4 450 €/an, à laquelle s'ajoutent l'exonération IFI (article 975 V bis CGI) et l'exonération PV pro long terme 151 septies (au-delà de 5 ans d'activité). Sur 10 ans hors plus-value, le différentiel cumulé atteint 44 500 €. Attention : contrepartie en cotisations SSI (environ 35 % du bénéfice) qui inverse l'équation en dessous de 23 000 €. Voir LMNP ou LMP.
Tableau récapitulatif des 4 arbitrages chiffrés
| Arbitrage | Public concerné | Économie annuelle | Économie 10 ans |
|---|---|---|---|
| 1. CTO vers AV plus de 8 ans | Épargnants CTO 50 k€ et plus | 140 €/an par tranche 10 k€ | 1 400 € par tranche 10 k€ |
| 2. PEA plus de 5 ans actif | Titulaires PEA pré-2021 | Environ 1 350 €/an pour 100 k€ | Environ 13 500 € pour 100 k€ |
| 3. SAS vers TNS arbitré | Dirigeants dividendes plus de 10 % capital | 3 000-8 000 €/an | 30-80 k€ |
| 4. LMNP vers LMP au-delà 23 k€ | Bailleurs meublés plus de 23 k€ recettes | Environ 4 450 €/an pour 50 k€ bénéfice | Environ 44 500 € (hors PV pro) |
Ces quatre arbitrages couvrent plus de 80 % des situations patrimoniales impactées par la LFSS 2026 article 12. Vous pouvez les combiner (par exemple, arbitrage 1 + 4 si vous êtes investisseur immobilier détenant aussi un CTO). Le délai du 31 décembre 2026 est critique pour deux raisons. D'un côté, les arbitrages PEA et AV exigent d'avoir le compteur d'antériorité déjà entamé. De l'autre, le PLFSS 2027 (présenté septembre 2026, voté décembre 2026) pourrait modifier encore le périmètre du IV de L. 136-8.
Quel arbitrage LFSS 2026 prioriser dans votre situation ?
Notre bilan patrimonial 30 minutes intègre les 4 arbitrages opérationnels, calcule votre économie réelle par TMI, et hiérarchise les actions selon votre horizon. Diagnostic chiffré à l'euro sous 72 h.
Trois cas, trois logiques. Avant de clôturer, listons les sept pièges qui circulent dans la presse depuis le vote de la LFSS.
Erreurs classiques à éviter en 2026
Sept erreurs reviennent en boucle dans la presse spécialisée et les conseils bancaires depuis le vote de la LFSS 2026. Les identifier permet d'éviter des décisions patrimoniales fondées sur des informations fausses ou périmées.
Erreur 1 — Croire que les loyers nus passent à 18,6 %
Faux. Les revenus fonciers de location nue restent à 17,2 % en 2026 (CSS L. 136-6 inchangé sur cette catégorie). L'erreur a été identifiée notamment chez Corrige Ton Impôt (publication du 13/11/2025 et 06/01/2026). Le bon raccourci pédagogique : « nu = 17,2 %, meublé = 18,6 % ».
Erreur 2 — Affirmer que le PFU passe universellement à 31,4 %
Faux aussi. L'assurance-vie et les quatre catégories du IV (PEL/CEL post-2018, PEP, PV pro long terme) restent à 30 % de PFU global. L'erreur a été identifiée chez Ramify, Boursorama et plusieurs sites bancaires début 2026. Le bon raccourci : « PFU 31,4 % uniquement sur ce qui supporte la nouvelle CSG 10,6 %, donc dividendes, intérêts, PV mob, crypto, exit tax, PER et épargne salariale ».
Erreur 3 — Citer CSS L. 245-14 et L. 245-15 pour le prélèvement de solidarité
Ces deux articles sont abrogés depuis la LFSS 2019 (loi n° 2018-1203 du 22 décembre 2018). Le prélèvement de solidarité 7,5 % est désormais codifié à CGI 235 ter III. Cette précision n'est pas que cosmétique : elle explique juridiquement pourquoi le prélèvement de solidarité survit à De Ruyter pour les résidents UE.
Erreur 4 — Oublier que la CSG déductible reste à 6,8 %
Les 1,4 point supplémentaires de hausse 2026 sont entièrement non-déductibles du revenu imposable. Pour un cadre TMI 45 %, le surcoût réel est de 2,03 % et non 1,4 %. Erreur identifiée chez 13 concurrents sur 14. Voir notre section 6 pour le calcul détaillé par TMI.
Erreur 5 — Penser que le PER est épargné
La DGFiP a tranché en janvier 2026 : le PER bancaire ET le PER assurantiel passent à 18,6 % sur sortie en capital. La position MACSF initiale, plus prudente, a été révisée. À retenir pour les conseillers et assureurs qui auraient transmis l'information avant le scoop MoneyVox du 13 janvier 2026.
Erreur 6 — Croire que la résidence UE permet d'échapper à tout
Faux. Le prélèvement de solidarité 7,5 % reste dû par les résidents UE (CE 16/04/2019 n° 423586). Le taux global pour les résidents UE n'est donc pas 12,8 % mais 20,3 %. Sur 500 k€ de plus-value, l'écart chiffré atteint 55 500 € — déjà vu dans le cas Karim section 12.
Erreur 7 — Confondre PEL pré-2018 et PEL post-2018
Les régimes fiscaux sont différents. Le PEL pré-2018 conserve son régime historique (exonération d'IR pendant 12 ans, PS 17,2 % depuis l'origine). Le PEL post-2018 bénéficie désormais du IV de L. 136-8 (PS maintenus à 17,2 % en 2026 malgré la hausse). Ne pas confondre les deux pour les arbitrages successoraux.
Conclusion : les 3 choses à retenir
La LFSS 2026 article 12 redessine la fiscalité du patrimoine français en séparant deux blocs nets : ce qui passe à 18,6 % et ce qui reste protégé à 17,2 %. Trois choses à retenir pour piloter votre stratégie en 2026 et au-delà.
1. 18,6 % nouveau standard PS capital, mais 5 catégories restent à 17,2 %
Le IV de CSS L. 136-8 a préservé l'épargne longue (assurance-vie, PEL/CEL post-2018, PEP), la transmission d'entreprise (PV pro long terme) et — indirectement via L. 136-6 — le logement (foncier nu, PV immobilière). Si votre patrimoine est composé majoritairement de ces enveloppes refuges, votre fiscalité n'a quasi pas bougé. Identifier vos enveloppes refuges est la première étape d'optimisation post-LFSS 2026.
2. Le différentiel de 1,4 pt n'est PAS déductible du revenu imposable
La CSG déductible (CGI 154 quinquies) reste figée à 6,8 %. Les 1,4 point supplémentaires sont entièrement non-déductibles. Pour un cadre TMI 45 %, le coût réel est de 2,03 %, pas 1,4 %. Treize articles sur quatorze omettent cette dimension cachée. Sa prise en compte change la donne sur le ROI des stratégies de défiscalisation IR (PER, déficit foncier, monuments historiques) pour les hauts revenus.
3. Résidents UE = 20,3 % seulement, grâce à De Ruyter et CE 423586
Le prélèvement de solidarité 7,5 % reste dû via CGI 235 ter (affecté à l'État), mais la CSG/CRDS française est neutralisée par le règlement européen 883/2004 (CJUE C-623/13 De Ruyter, confirmé CE 16/04/2019 n° 423586). Pour un expatrié ou un patrimoine internationalement mobile, le différentiel de 11,1 points (31,4 % vs 20,3 %) justifie une analyse approfondie de la résidence fiscale et du séquencement des cessions.
Votre patrimoine est-il bien positionné face à la LFSS 2026 ?
Notre bilan patrimonial 30 minutes vous permet de cartographier vos enveloppes refuges, identifier les leviers d'arbitrage et chiffrer votre surcoût annuel réel par TMI.
À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — Dirigeant fondateur de Hagnéré Patrimoine
Quentin Hagnéré dirige le cabinet Hagnéré Patrimoine, structure indépendante de conseil en gestion de patrimoine et de fortune. Spécialiste de la fiscalité du patrimoine (CSG/CRDS, PFU, holdings, expatriation), il accompagne dirigeants, cadres et expatriés dans la cartographie de leurs enveloppes patrimoniales et l'arbitrage post-LFSS 2026.
Coordonnées Hagnéré Patrimoine
Hagnéré Patrimoine SAS — 7 rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry — RCS Chambéry — ORIAS 14004526 (CIF, COA, COBSP). Adhérent CNCGP, supervisé par l'AMF et l'ACPR. Tél. : +33 3 74 47 20 18. Mail : contact@hagnere-patrimoine.fr. Article rédigé selon la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) et la LF 2026 en vigueur au 29 mai 2026.

