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Guide infirmière libérale 202618 minMis à jour 11 juin 20263 cas chiffrés

Racheter une patientèle d'infirmière libérale : ce qu'elle vaut vraiment, ce que vous payez en plus, et le levier fiscal que personne n'a à jour en 2026

Reprendre une tournée d'IDEL, c'est d'abord une question de prix : combien vaut une patientèle qui réalise 100 000 € de recettes ? La réponse ne tient pas dans un simple « pourcentage du chiffre d'affaires » — c'est le zonage ARS qui commande la valeur. Côté acheteur, vous payez aussi des droits d'enregistrement (article 719 CGI : 0 / 3 / 5 %). Et un point que presque personne n'a remis à jour pour 2026 : au réel, cette patientèle s'amortit, et les intérêts du prêt se déduisent. On détaille la valorisation, le coût total et 3 cas chiffrés à l'euro. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

RACHAT DE PATIENTÈLE 2026

Chiffrer le coût total de votre rachat et sécuriser le levier fiscal

Audit de rachat de patientèle IDEL : valorisation au cas par cas, droits d'enregistrement 719 CGI, amortissement de la patientèle (régime 2026), déduction des intérêts d'emprunt, micro-BNC ou réel, clauses du contrat et effet du zonage ARS. Cabinet 100 % indépendant.

  • Prix d'acquisition décortiqué
  • Droits 719 et coût total chiffrés
  • Amortissement et intérêts modélisés
  • Choix micro-BNC / réel arbitré

DROITS (CAS 53 000 €)

900 €

BARÈME 719 CGI

0 / 3 / 5 %

AMORTISSEMENT/AN

4 500 €

FACTEUR N°1 DU PRIX

ZONAGE ARS

CAISSE IDEL

CARPIMKO

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1CE QUE VOUS RACHETEZ·2 MIN

Ce que vous rachetez : un droit de présentation, pas des patients

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous ne rachetez pas les patients (ils restent libres de leur infirmière), mais un droit de présentation à la patientèle : le cédant vous présente à sa clientèle et à ses médecins adresseurs, et s'engage à ne pas se réinstaller à proximité.
  • S'ajoutent au prix le matériel de soins, le véhicule de tournée (l'IDEL est un gros rouleur) et, le cas échéant, la part de SCM (société civile de moyens).
  • L'IDEL relève du BNC (prestations de services) et de la caisse CARPIMKO ; les actes de soins sont exonérés de TVA (article 261, 4, 1° CGI) — donc achat TTC, sans récupération.
  • Côté acheteur, le rachat déclenche des droits d'enregistrement (article 719 CGI, voir §5) ; côté vendeur, c'est une plus-value (voir §11).

Un malentendu à lever tout de suite, parce qu'il commande la suite. Quand une infirmière « vend sa patientèle », elle ne vend pas une liste de patients comme on cèderait un stock : les patients restent libres de suivre, ou non, la remplaçante. Ce qui se rachète, juridiquement, c'est un droit de présentation— le cédant vous présente à sa clientèle, s'engage à ne pas se réinstaller à proximité, et organise la passation. C'est cette qualification qui range le rachat parmi les actifs incorporels de votre cabinet — et qui, on le verra au §6, autorise l'amortissement.

La cession de clientèle de santé, longtemps jugée illicite, a été validée par la Cour de cassation (1ré chambre civile, 7 novembre 2000, n° 98-17.731) : elle est licite « à la condition que soit sauvegardée la liberté de choix du patient ». Cette liberté est précisément ce qui rend la passation décisive : sans tournées en binôme ni présentation aux médecins prescripteurs, une partie de la patientèle peut s'évaporer. La valeur que vous payez dépend donc autant du contrat que de la qualité de la transition (articles L. 1110-4 et L. 1110-8 du Code de la santé publique ; déontologie infirmière, articles R. 4312-1 et suivants). Ce même mécanisme de droit de présentation se retrouve, à quelques nuances près, chez les autres professions de santé — voyez par exemple, côté médecin, notre guide sur la cession de patientèle d'un médecin généraliste.

Le bon réflexe : raisonner « coût total », pas seulement « prix affiché »

Le prix de la patientèle n'est qu'une partie de la facture. À lui s'ajoutent le matériel, l'éventuel véhicule, la part de SCM, puis les droits d'enregistrement (§5) et le coût de portage du séquestre du prix. À l'inverse, plusieurs postes se récupèrent fiscalement : amortissement de la patientèle (§6), intérêts d'emprunt (§7), amortissement du matériel et du véhicule. Le vrai sujet du repreneur, c'est ce coût total net d'impôt — pas le chiffre du compromis. C'est exactement la logique inverse de celle du vendeur, dont nous parlons au §11 et, en détail, dans notre guide céder sa patientèle d'infirmière et exonérer la plus-value.
§ 2LE ZONAGE ARS·3 MIN

Le zonage ARS : le vrai moteur du prix, avant tout pourcentage

S'il n'y avait qu'un facteur de prix à regarder, c'est lui. Une même patientèle réalisant 100 000 € de recettes peut se payer le double, ou la moitié, selon là où tombe la tournée. La raison tient à la régulation démographique de l'installation des infirmières, et elle n'a rien à voir avec un « pourcentage du chiffre d'affaires ».

Le facteur n°1, avant le % du CA

Le « % des recettes » est un repère de discussion, jamais une règle. Ce qui fait réellement le prix, c'est l'accès au conventionnement dans la zone. Là où s'installer en secteur conventionné est verrouillé, racheter une patientèle conventionnée devient la seule porte d'entrée— et la valeur monte. Là où l'on peut s'installer librement, la patientèle vaut beaucoup moins.

L'installation conventionnée des infirmières est régulée par la convention nationale des infirmiers (notamment son avenant n° 6, propre aux IDEL — à ne pas confondre avec les avenants des masseurs-kinésithérapeutes). Le zonage est arrêté par l'ARS à partir d'un indicateur d'accessibilité aux soins (APL), sur la base de l'article L. 1434-4 du Code de la santé publique. Il distingue, schématiquement, des zones très sous-dotées, sous-dotées, intermédiaires, très dotées et sur-dotées.

Zone sur-dotée : la règle « un pour un »

En zone très dotée (sur-dotée), un nouvel infirmier ne peut s'installer en secteur conventionné qu'en remplacement d'un confrère cessant définitivement son activité dans la zone : le partant désigne un successeur, et à défaut de remplacement la place est supprimée. Hors dérogations encadrées (regroupements, structures spécifiques), racheter une patientèle conventionnée y est de fait la seule façon d'entrer en secteur conventionné. C'est ce qui rend ces patientèles à la fois rares, recherchées et bien valorisées : on n'achète pas qu'une clientèle, on achète un accès.

À l'inverse, en zone sous-dotée ou très sous-dotée, le conventionnement est libre et souvent aidé: on peut s'installer sans racheter quoi que ce soit. La patientèle existante y vaut donc nettement moins. L'Assurance maladie y propose des aides conventionnelles à l'installation et au maintien, dont les montants évoluent et sont à vérifier sur ameli.fr.

Montants indicatifs, susceptibles d'évoluer — à confirmer sur ameli.fr et selon l'arrêté ARS en vigueur. Ces aides conventionnelles sont distinctes de l'exonération d'impôt en zone FRR.
Aide conventionnelle (zone très sous-dotée)ObjetOrdre de grandeur
CAII — contrat d'aide à l'installationSoutien financier à l'installationde l'ordre de 27 500 € sur 5 ans
CAPII — contrat d'aide à la première installation1ré installation en libéralde l'ordre de 37 500 € sur 5 ans
CAMI — contrat d'aide au maintienMaintien de l'activité dans la zonede l'ordre de 3 000 € / an sur 3 ans

Ne pas confondre deux dispositifs cumulables

Les aides CAII / CAPII / CAMI sont conventionnelles (Assurance maladie / ARS) : ce sont des revenus d'installation. À ne pas confondre avec l'exonération d'impôt sur les bénéfices en zone France Ruralités Revitalisation (FRR), ex-ZRR (article 44 quindecies A CGI), qui est un dispositif fiscal distinct, sous conditions de commune et de création / reprise. Les deux peuvent se cumuler. Le volet fiscal de l'installation est traité dans notre guide défiscalisation de l'infirmière libérale.

Conclusion pratique : vérifiez l'arrêté ARS en vigueur avant de fixer un prix. C'est lui, et non un pourcentage, qui dit si vous achetez une simple clientèle ou un accès au conventionnement.

§ 3LA VALORISATION·2 MIN

Combien vaut une patientèle d'IDEL ?

Aucun barème légal — et ce n'est pas nous qui allons en inventer un : la valeur d'une patientèle d'IDEL se discute dossier par dossier. On entend souvent évoquer un pourcentage des recettes annuelles— un ordre de grandeur fréquemment cité va de 30 % à 50 % — mais ce n'est ni une règle, ni une promesse. Selon la zone, la récurrence des soins ou la géographie des tournées, le même chiffre d'affaires se paie très différemment.

Le prix total est la somme de ces composantes. Seul le droit de présentation supporte l'incertitude de valorisation ; matériel et véhicule s'évaluent objectivement.
Composante du prixCe que cela recouvreComment l'évaluer
Droit de présentation à la patientèleL'incorporel principal : la tournée, sa récurrence, le réseau d'adresseursAu cas par cas, pondéré par le zonage
Matériel de soinsPetit matériel, dispositifs, équipement de tournéeValeur vénale (≠ valeur comptable)
Véhicule de tournéeLe cas échéant, si repris dans l'opérationValeur d'argus, état, kilométrage
Part de SCMQuote-part de la société civile de moyensSelon les statuts et l'actif net de la SCM

Prenons le cas du brief comme simple exemple (et non comme norme) : une patientèle réalisant 100 000 € de recettes valorisée 45 000 €, soit environ 45 %. Ce niveau peut être justifié en zone sur-dotée (accès au conventionnement) et excessif ailleurs. La seule méthode qui tienne : croiser deux approches — par les recettes et par la rentabilité réelle de la tournée — puis à pondérer par le zonage et la part de soins récurrents (perfusions, pansements lourds, soins chroniques de dépendance, qui se « tiennent » mieux que des actes ponctuels).

Faites évaluer, ne devinez pas

Avant de signer, faites établir une valorisation par un professionnel (expert-comptable ou spécialiste de la transmission libérale). Une patientèle surpayée ne se « rattrape » pas : ni les droits d'enregistrement, ni l'amortissement ne compensent un prix d'achat trop élevé. À l'inverse, un prix bien calibré, financé à crédit et amorti, devient une opération patrimoniale solide.
Hagnéré Patrimoine

Valoriser une patientèle avant de faire une offre

Un CGP indépendant, avec votre expert-comptable, croise l'approche recettes et rentabilité, intègre le zonage, et chiffre le coût total net d'impôt de votre rachat avant que vous ne signiez.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4L'AUDIT·2 MIN

L'audit avant de signer : la check-list du repreneur

Une patientèle ne se juge pas sur son seul chiffre d'affaires. Avant de fixer un prix, passez le dossier au crible : c'est la différence entre un rachat solide et un coup de poker.

Ce qu'il faut vérifier avant de fixer un prix

  • Zonage ARS et conventionnement effectif du cédant : c'est le point décisif (voir §2). Vérifiez l'arrêté en vigueur et la possibilité d'être désigné successeur en zone sur-dotée.
  • Récurrence et ancienneté : quelle part de soins récurrents (perfusions, pansements lourds, soins chroniques de dépendance) par rapport aux actes ponctuels ? Une tournée récurrente vaut plus, car elle « tient » mieux après la passation.
  • Tournées : géographie (concentration ou dispersion), temps de trajet, kilométrage. Cela conditionne la rentabilité réelle et le poste véhicule (voir frais réels ou barème kilométrique).
  • Médecins prescripteurs / adresseurs : auditez le réseau qui alimente la patientèle et organisez votre présentation.
  • Matériel et véhicule : état, âge, valeur vénale réelle (et non comptable).
  • Part de SCM, bail, clauses : conditions de reprise, charges, durée restante.
  • Vérifiez enfin qu'aucun litige ordinal ou CPAM ne traîne.

Vos prérequis de repreneuse

Au-delà du dossier, vérifiez vos propres prérequis. Pour exercer en libéral conventionné, une infirmière doit en principe justifier d'une expérience minimale en exercice (souvent présentée comme deux ans, soit de l'ordre de 3 200 heures sur les six dernières années — condition à confirmer auprès de la CPAM et de l'ARS, car elle peut évoluer), être inscrite à l'Ordre national des infirmiers et obtenir son enregistrement et son conventionnement auprès de l'Assurance maladie. On peut acheter une patientèle, encore faut-il être en mesure de l'exploiter en secteur conventionné.
§ 5DROITS D'ENREGISTREMENT·3 MIN

Droits d'enregistrement (article 719 CGI) : le coût fiscal de l'acheteur

À retenir : c'est l'acheteur qui paie les droits

Les droits d'enregistrement de la cession sont à la charge de l'acquéreur. Logique : au vendeur l'impôt sur la plus-value (§11), à l'acheteur les droits d'enregistrement. Pensez à les intégrer dès votre plan de financement.

La cession d'une patientèle (clientèle d'un fonds libéral) relève du même régime que la cession d'un fonds de commerce (articles 719 et 720 CGI ; doctrine BOI-ENR-DMTOM-10-10-20). Le barème de l'article 719 CGI est global et progressif par tranches, taxes communale (article 1584 CGI) et départementale (article 1595 bis CGI) comprises.

Barème global de l'article 719 CGI (droit d'État + taxes communale et départementale agrégées). On raisonne en taux global cumulé : c'est ce que paie réellement l'acquéreur.
Fraction du prix de cessionTaux global cumulé
Jusqu'à 23 000 €0 %
De 23 000 € à 200 000 €3 %
Au-delà de 200 000 €5 %

L'assiette des droits est le prix total : patientèle + matériel + éventuel droit au bail (doctrine BOI-ENR-DMTOM-10-20-10). Sur le plan de la formalité, l'acte de cession doit être enregistré au service des impôts dans le mois de sa signature, et les droits sont acquittés par l'acquéreur à cette occasion.

Cas du brief : assiette 53 000 €

Assiette = 45 000 € (patientèle) + 8 000 € (matériel) = 53 000 €

  •  tranche 0 → 23 000 €    : 0 %  × 23 000        =     0 €
  •  tranche 23 000 → 53 000 € : 3 %  × 30 000        =   900 €

Droits d'enregistrement dus par l'acheteur = 900 €

On applique 0 % sur les premiers 23 000 €, puis 3 % sur les 30 000 € suivants. Le coût d'acquisition total ressort à 53 900 € (hors frais d'acte et de conseil).

L'angle mort : le séquestre du prix (trésorerie)

Ce que les guides en ligne oublient presque toujours de dire : en pratique, le prix de cession est souvent séquestré 3 à 5 mois chez le rédacteur de l'acte. Pourquoi ? À cause de la solidarité fiscale du cédant et des oppositions éventuelles de créanciers : le séquestre protège l'acquéreur d'avoir à payer deux fois. Conséquence concrète pour vous, repreneuse : si vous financez à crédit, vous commencez à rembourser pendant que le vendeur n'a pas encore touché son prix — un sujet de trésorerie à anticiper dans le plan de financement.
§ 6AMORTISSEMENT 2026·3 MIN

La patientèle rachetée est-elle amortissable ? La vraie réponse 2026

La nuance 2026 que beaucoup ont ratée

On lit partout qu'une patientèle « n'est pas amortissable ». C'était vrai par principe — mais, en 2026, une patientèle rachetée peut, sous conditions, être amortie et déduite. Cette nuance change l'économie d'un rachat.

Le principe : non-amortissable

Une clientèle, ou droit de présentation, est un élément incorporel réputé non amortissable : on considère qu'elle ne se déprécie pas par le seul effet du temps (BOI-BNC-BASE-50, BOI-BIC-AMT-10-20). Si une dépréciation effective et justifiée apparaît, elle se traduit par une provision, pas par un amortissement linéaire. Jusque-là, rien de neuf.

La dérogation : amortissable sur 10 ans, prorogée jusqu'en 2029

Sauf qu'un régime dérogatoire temporaire rebat les cartes. Issu de l'article 23 de la loi de finances pour 2022 (loi n° 2021-1900), commenté au BOI-BNC-BASE-50, il autorise à déduire l'amortissement comptable des fonds acquis — clientèle / patientèle assimilée au fonds — sur leur durée d'utilisation ou, à défaut, sur 10 ans. Prévu initialement pour les fonds acquis du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2025, ce dispositif a été prorogé par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) aux fonds acquis jusqu'au 31 décembre 2029. Concrètement : un rachat réalisé en 2026 peut être amorti.

Amortissement de la patientèle (cas du brief)

Patientèle 45 000 € / 10 ans = 4 500 € par an de charge déductible

  •  à une TMI de 30 %  →  ~1 350 € d'IR économisés / an
  •  à une TMI de 41 %  →  ~1 845 € d'IR économisés / an
  (hors effet sur les cotisations sociales TNS)

L'amortissement vient diminuer le bénéfice imposable BNC chaque année pendant 10 ans. Ces économies sont des ordres de grandeur indicatifs, donnés à titre pédagogique : l'économie réelle dépend de votre tranche marginale, de l'effet sur les cotisations sociales TNS et de votre situation propre. Une simulation passée ne préjuge pas du résultat de votre dossier — faites chiffrer le vôtre.

Double précaution avant de l'inscrire dans vos comptes

Deux réserves, par honnêteté. 1) Tolérance doctrinale : le texte vise au premier chef les fonds commerciaux ; l'extension aux fonds libéraux (BNC) repose sur la doctrine administrative (BOI-BNC-BASE-50). Faites donc valider l'application à votre patientèle par votre expert-comptable ou votre association de gestion avant de l'amortir. 2) Reprise à la revente : l'amortissement que vous déduisez aujourd'hui sera repris en plus-value le jour où vous revendrez la patientèle. Ce n'est pas un cadeau définitif, mais un différé d'imposition — à intégrer dans votre stratégie de sortie (voir §11 et le guide cession). Enfin, l'amortissement est exclu si vous achetez auprès d'une entreprise qui vous est liée ou sous contrôle commun (article 39, 12 CGI).

Condition indispensable : être au réel

Pour amortir, il faut être au régime réel (déclaration 2035) et avoir inscrit la patientèle au registre des immobilisations. Au micro-BNC, c'est impossible : l'abattement forfaitaire est censé tout couvrir. Le choix du régime devient donc un levier de décision du rachat — c'est l'objet du §8 et de notre guide micro-BNC ou réel pour l'IDEL.

Le matériel, lui, s'amortit classiquement selon sa durée d'usage (matériel médical souvent sur ~5 ans, soit 8 000 € / 5 = 1 600 € par an dans notre cas), et le petit matériel inférieur à 500 € HT se déduit immédiatement (article 39 CGI). Le véhicule repris peut être amorti (dans les plafonds de l'article 39, 4 CGI) ou traité au barème kilométrique — l'arbitrage est détaillé dans notre guide voiture d'IDEL : frais réels ou barème km.

§ 7INTÉRÊTS D'EMPRUNT·2 MIN

Les intérêts de l'emprunt de rachat sont déductibles

La plupart des rachats se financent à crédit, et c'est une bonne nouvelle fiscale. Les intérêts d'un prêt professionnel finançant le rachat de la patientèle (et du matériel ou du véhicule affecté à l'exercice) sont déductibles de votre résultat BNC au régime réel (article 93 CGI, doctrine BOI-BNC-BASE-40-60).

Les intérêts, oui ; le capital, non

Attention à ne pas se tromper de ligne : seuls les intérêts de l'emprunt sont déductibles, pas le capital remboursé. Sur une mensualité, c'est la seule part « intérêts » qui réduit votre bénéfice imposable. C'est pourquoi la déduction est plus forte les premières années (où la part d'intérêts est la plus élevée) — et comme l'amortissement de la patientèle court lui aussi sur ses premières annuités, les deux déductions se cumulent au pic, pile quand la trésorerie d'installation est la plus tendue.

Pourquoi Sophie finance à crédit plutôt que sur son épargne

En cumulant les trois leviers — amortissement de la patientèle (§6), intérêts d'emprunt, amortissement du matériel et du véhicule — un rachat financé à crédit voit son coût neutralisé en grande partie sur les premières années. Sans survendre l'effet : il s'agit d'un différé (l'amortissement sera repris à la revente) et d'une économie qui dépend de votre tranche. Mais, pour une IDEL au réel à TMI 30-41 %, c'est un argument décisif en faveur du financement à crédit plutôt que sur fonds propres. Le détail des postes déductibles figure dans notre check-list des charges déductibles de l'infirmière libérale.

Le montage du financement lui-même (prêt professionnel, apport personnel, crédit-bail du matériel, aide ACRE en début d'activité) relève de la phase d'installation : il est abordé dans les guides du cluster IDEL, à commencer par celui sur les leviers de défiscalisation de l'infirmière libérale.

§ 8MICRO-BNC OU RÉEL·2 MIN

Micro-BNC ou réel : pourquoi le rachat impose presque toujours le réel

Pour amortir et déduire, il faut le réel

La logique est simple : pour amortir la patientèle (§6) et déduire les intérêts de l'emprunt (§7), il faut être au régime réel (déclaration contrôlée 2035). Au micro-BNC, l'abattement forfaitaire de 34 % est censé couvrir l'ensemble de vos charges : aucune déduction supplémentaire n'est possible, ni amortissement, ni intérêts.

Pour mémoire, le micro-BNC s'applique en dessous d'un seuil de recettes (83 600 € HT pour les revenus 2026, relevé par la LF 2026), avec un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €), sur le fondement de l'article 102 ter CGI. Dès qu'il y a un emprunt et un amortissement à loger, le micro-BNC fait perdre de l'argent — pour deux raisons :

Micro-BNC : simple, mais aveugle au rachat

Abattement forfaitaire de 34 %, aucune comptabilité de charges. Conséquence : ni amortissement de la patientèle, ni déduction des intérêts d'emprunt, ni amortissement du matériel. Le rachat ne procure alors aucun avantage fiscal — vous payez plein pot.

Réel (2035) : la voie du repreneur

Comptabilité des charges réelles : amortissement de la patientèle sur 10 ans, intérêts d'emprunt, amortissement du matériel et du véhicule. C'est le régime qui « rentabilise » fiscalement le rachat. Le réel s'impose dès lors qu'on achète à crédit.

D'une part, une IDEL à plein temps dépasse souvent le seuil du micro-BNC, ce qui impose le réel de fait. D'autre part, même en dessous du seuil, opter pour le réel s'impose dès qu'on rachète, pour ne pas perdre l'amortissement et les intérêts. Bonne nouvelle annexe : depuis 2023, la majoration de 25 % pour non-adhésion à une association de gestion agréée est supprimée. Pour trancher selon vos chiffres, voyez notre guide micro-BNC ou réel : quel régime fiscal choisir pour l'IDEL.

§ 9LE CONTRAT·2 MIN

Le contrat de rachat : les clauses qui protègent votre prix

Vous payez le pari que la tournée de Mme Berthier, ses pansements trois fois par semaine et ses adresseurs habituels suivront la nouvelle infirmière. Le contrat de cession sert à sécuriser ce pari : quatre clauses méritent toute votre attention.

Quatre clauses structurantes. La clause de non-concurrence disproportionnée est la cause de nullité la plus fréquente : faites-la calibrer.
ClauseCe qu'elle protègePoint de vigilance
Présentation de clientèleL'objet même du contrat : le cédant vous présente à la patientèle et aux médecins adresseursRespect de la liberté de choix du patient (Cass. 2000)
Non-concurrence / non-réinstallation du cédantEmpêche le vendeur de récupérer la patientèle venduePérimètre et durée PROPORTIONNÉS, sous peine de nullité
Accompagnement / transitionLa rétention réelle : tournées en binôme, passation des planningsDurée suffisante (intuitu personae fort en soins)
Reprise bail / SCM / matériel / véhiculeL'outil de travail au completInventaire annexé, état daté, conditions du bail

Deux points conventionnels et fiscaux à verrouiller dans l'acte

Au-delà des clauses civiles, sécurisez deux éléments propres au métier. D'abord, en zone sur-dotée, la désignation du successeur auprès de la CPAM : le conventionnement n'est pas transféré automatiquement avec la patientèle (c'est une démarche du repreneur), et il faut le prévoir en clause suspensive pour ne pas payer un accès que vous n'obtiendriez pas. Ensuite, le séquestre du prix (3 à 5 mois, voir §5), lié à la solidarité fiscale du cédant, à organiser dès la signature.
§ 10SI LA CIBLE EST EN SEL·2 MIN

Et si la cible est une SELARL ? Vous rachetez des titres, pas une patientèle

Cas plus rare en exercice infirmier, mais qui change tout. Si le cédant exerce en SELARL ou SELAS, la patientèle appartient à la société : vous ne rachetez plus un fonds libéral, mais des titres de société. Trois conséquences immédiates.

Rachat de la patientèle (exercice en BNC)

Droits d'enregistrement de l'article 719 CGI (0 / 3 / 5 %). Vous pouvez amortir la patientèle (§6) et déduire les intérêts (§7). Côté vendeur : plus-value professionnelle BNC, prélèvements sociaux à 18,6 %.

Rachat de titres de SEL (à l'IS)

Droits sur titres : parts sociales 3 % après abattement de 23 000 € proraté, actions de SAS 0,1 % (art. 726 CGI). Pas d'amortissement de patientèle (vous détenez des titres). Côté vendeur : plus-value mobilière, prélèvements sociaux à 18,6 %.

Racheter une société, ce n'est pas racheter un fonds

Acheter des titres, c'est reprendre la société avec son passif : un audit juridique et comptable distinct s'impose (garantie d'actif et de passif, comptes, engagements). À noter aussi : le Conseil d'État (8 avril 2025, n° 492154) a confirmé que la rémunération de l'activité libérale des associés de SEL est imposée en BNC — un sujet de fond pour qui envisage la SEL, traité dans notre guide EI ou SELARL pour l'infirmière libérale et, plus largement, dans BNC ou SELARL pour la profession libérale.
§ 11CÔTÉ VENDEUR·2 MIN

Côté vendeur : comprendre l'autre face de la négociation

Avant de discuter le prix, mettez-vous une minute à la place du vendeur : ce qu'il paiera vraiment au fisc change sa marge de négociation. L'essentiel ci-dessous, sans entrer dans le détail qui fait l'objet d'un guide entier.

Ce que paie (ou non) le vendeur, en une minute

La vente de la patientèle dégage chez le cédant une plus-value professionnelle BNC, taxée en principe à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux — la hausse de CSG de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403) portant la plus-value professionnelle, comme les plus-values mobilières, à 18,6 %. Mais, dans la plupart des cas, le vendeur est exonéré : l'article 238 quindecies efface totalement la plus-value lorsque la valeur de cession est inférieure à 500 000 €, ce qui est presque toujours le cas d'une patientèle d'IDEL. L'article 151 septies (selon les recettes, exonération totale jusqu'à 90 000 €) est en revanche souvent inopérant pour une IDEL à plein temps, dont les recettes dépassent ce seuil ; et l'article 151 septies A (départ à la retraite) n'efface que l'IR, pas les prélèvements sociaux.

Pourquoi est-ce utile à l'acheteur ? Parce qu'un vendeur qui sait sa plus-value exonérée a moins de raisons de durcir le prix pour « compenser un impôt » qu'il ne paiera pas. Tout le détail — seuils, conditions, cas du départ à la retraite, calculs à l'euro — figure dans notre guide miroir céder sa patientèle d'infirmière : exonération de plus-value en pratique, et, pour le cadre commun à toutes les professions libérales, dans le guide complet des exonérations de plus-value d'un cabinet libéral.

§ 12CAS CHIFFRÉS·3 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro

On a vu les règles ; voyons ce qu'elles donnent sur trois dossiers de repreneuses. Sophie rachète en zone sur-dotée, où le rachat est la seule porte d'entrée. Karim s'installe en zone sous-dotée, où le rachat n'est pas la seule option. Léa rachète une seconde tournée pour consolider son activité.

Note de méthode : des chiffrages illustratifs

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (taux arrondis, intérêts approchés). Ils ne valent pas une simulation personnalisée: le résultat réel dépend du prix exact, du plan de financement, de votre TMI et de l'effet sur les cotisations. Un audit comptable est indispensable avant toute décision.

Cas 1 · IDEL remplaçante · zone sur-dotée · rachat à crédit

Sophie — patientèle 100 000 € de recettes, rachat 53 000 €, droits 900 €

Sophie veut s'installer en zone sur-dotée, où le rachat est la seule porte d'entrée conventionnée. Elle reprend une patientèle réalisant 100 000 € de recettes, valorisée 45 000 € (patientèle) + 8 000 € (matériel) = 53 000 €.

Droits 719 CGI : 0 € sur les premiers 23 000 €, puis 3 % × 30 000 = 900 €. Coût d'acquisition total ≈ 53 900 € (hors acte et conseil).

Elle finance à crédit et opte pour le réel (2035). La 1ré année, elle déduit : amortissement de la patientèle 4 500 € + amortissement du matériel 1 600 € + intérêts d'emprunt (prêt 53 000 € / 7 ans à ~4 %, soit ~2 000 € la 1ré année) ≈ 8 100 € de charges déductibles. À TMI 30 % (et avec l'effet sur les cotisations), l'économie est significative : le prix élevé de la zone sur-dotée est en partie absorbé par ces déductions.

Cas 2 · IDEL · zone très sous-dotée · arbitrage rachat / installation

Karim — rachat 25 000 €, droits 60 € : mais fallait-il racheter ?

Karim vise une zone très sous-dotée, où le conventionnement est libre. Il pourrait s'installer sans rien racheter. On lui propose néanmoins une patientèle existante à 20 000 € + 5 000 € de matériel = 25 000 €.

Droits 719 CGI : 0 € sur les premiers 23 000 €, puis 3 % × 2 000 = 60 €. Le coût fiscal de l'opération est anecdotique.

La vraie question n'est pas le prix, mais le choix : racheter une patientèle « prête à l'emploi » (gain de temps, revenus immédiats) ou s'installer seul et viser les aides conventionnelles (de l'ordre de 37 500 € sur 5 ans pour une première installation via le CAPII, à vérifier sur ameli.fr). En zone sous-dotée, le rachat n'est pas la seule porte : il faut arbitrer rachat contre installation aidée.

Cas 3 · IDEL déjà installée au réel · consolidation de tournées

Léa — rachat d'une 2e tournée 33 000 €, droits 300 €, amortissement 3 000 €/an

Léa exerce déjà au réel et veut consolider en rachetant une seconde tournée, valorisée 30 000 € (patientèle) + 3 000 € (matériel) = 33 000 €.

Droits 719 CGI : 3 % × (33 000 − 23 000) = 3 % × 10 000 = 300 €. Elle finance à crédit : intérêts déductibles, et amortissement de la patientèle 3 000 € / an sur 10 ans, qui s'ajoute à ses charges existantes.

Point d'attention propre à la consolidation : la géographie des tournées. Une seconde tournée éloignée peut dégrader la rentabilité par les trajets (temps et kilométrage). Avant de signer, Léa modélise l'impact véhicule (voir frais réels ou barème km) : c'est lui, plus que les 300 € de droits, qui décidera de la rentabilité du rachat.

Ce que disent ces trois cas

Le zonage décide du prix ; le régime réel décide de ce qu'il vous coûte vraiment

  • Zone sur-dotée (Sophie) : le prix est élevé car on achète l'accès au conventionnement, mais le réel absorbe une partie du coût (amortissement + intérêts).
  • Zone sous-dotée (Karim) : droits dérisoires, mais le rachat n'est pas obligatoire — arbitrer contre l'installation aidée.
  • Consolidation (Léa) : droits modestes, amortissement bienvenu, mais la géographie des tournées prime sur la fiscalité.
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Sources et références légales

  • Droits d'enregistrement de l'acquéreur (CGI)

    Art. 719 CGI (droits sur cession de fonds / clientèle, à la charge de l'acquéreur : barème global 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % de 23 000 à 200 000 €, 5 % au-delà). Art. 720 CGI (conventions assimilées à une cession de clientèle). Taxe communale art. 1584 CGI et taxe départementale art. 1595 bis CGI. Doctrine : BOI-ENR-DMTOM-10-10-20 (cessions de clientèles), BOI-ENR-DMTOM-10-20-10 (assiette), BOI-ENR-DMTOM-10-20-20 (tarif).

  • Amortissement de la patientèle (régime dérogatoire prorogé 2026)

    Principe de non-amortissabilité des éléments incorporels non dépréciables : BOI-BNC-BASE-50, BOI-BIC-AMT-10-20. Dispositif dérogatoire : art. 23 de la loi de finances pour 2022 (loi 2021-1900), amortissement déductible des fonds acquis du 1/1/2022 au 31/12/2025 sur la durée d'utilisation ou, à défaut, sur 10 ans, commenté au BOI-BNC-BASE-50. Prorogation aux fonds acquis jusqu'au 31/12/2029 par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026). Anti-abus : art. 39, 12 CGI (acquisition auprès d'une entreprise liée).

  • Régime BNC du repreneur (intérêts, TVA, micro / réel)

    Intérêts d'emprunt finançant l'acquisition d'éléments affectés à l'exercice : déductibles (art. 93 CGI, BOI-BNC-BASE-40-60). Micro-BNC : art. 102 ter CGI (abattement forfaitaire de 34 %). Régime réel / déclaration contrôlée 2035 : art. 96 et 97 CGI. TVA des soins exonérée : art. 261, 4, 1° CGI (achat TTC, pas de récupération). Amortissement du matériel et plafonds véhicule : art. 39 et 39, 4 CGI ; petit matériel < 500 € HT déduit immédiatement.

  • Spécificités infirmières : zonage, contrat, cible en SEL

    Cass. 1ré civ. 07/11/2000 n° 98-17.731 (licéité de la cession de clientèle de santé). Art. L. 1110-4 et L. 1110-8 CSP (secret, liberté de choix du patient), déontologie infirmière (R. 4312-1 et s. CSP). Zonage : art. L. 1434-4 CSP, avenant n° 6 à la convention nationale des infirmiers (règle « un pour un » en zone très dotée, aides conventionnelles CAII / CAPII / CAMI, source ameli.fr). Zones FRR : art. 44 quindecies A CGI (distinct des aides conventionnelles). Cible en SEL : art. 726 CGI (droits sur titres) ; CE 8 avril 2025 n° 492154 (SEL en BNC).

  • Plus-value du cédant (renvoi guide cession) et prélèvements sociaux 2026

    Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur, totale < 500 000 €), art. 151 septies CGI (selon les recettes, 90 000 / 126 000 €), art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : hausse de la CSG portant les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les plus-values mobilières et professionnelles, 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, le foncier et les plus-values immobilières). Le détail côté vendeur figure dans notre guide dédié à la cession d'une patientèle d'infirmière.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, et ne se substitue pas aux règles déontologiques de la profession infirmière. Chaque rachat de patientèle doit faire l'objet d'une étude individualisée (valorisation, audit du zonage et du conventionnement, droits d'enregistrement, choix du régime fiscal, montage du financement, clauses du contrat). Les chiffres et taux cités sont à jour au 11 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine BOFiP, conventions et avenants). Certains points (prérequis d'expérience, montants des aides conventionnelles, application aux fonds libéraux du régime dérogatoire d'amortissement, seuil micro-BNC du millésime applicable) sont signalés comme à vérifier à la source. Aucun barème de valorisation de patientèle n'est avancé : la valeur s'apprécie au cas par cas.

Foire aux questions

Tout sur le rachat d'une patientèle d'infirmière libérale prix, droits d'enregistrement, amortissement, zonage et contrat.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : combien coûte un rachat, le pourcentage des recettes, les droits 719 CGI, la patientèle amortissable en 2026, les intérêts déductibles, le rôle du zonage, le contrat, micro-BNC ou réel, la cible en SEL et la TVA. Réponses sourcées et à jour 2026.