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Guide SCPI · Liquidité11 minMis a jour 13 juillet 2026Fonde sur l'art. L. 214-93 CMF

SCPI bloquée : que faire concrètement quand vos parts sont en file d'attente ou suspendues

Vous avez demandé le retrait de vos parts de SCPI il y a des mois et rien ne bouge — ou votre société de gestion vient de « suspendre la variabilité du capital ». Première chose à savoir : bloqué ne veut pas dire perdu. Fin 2025, les parts en attente de retrait pesaient environ 2,8 Md€, soit 3,1 % du marché (ASPIM), un cas de figure qui ne touche qu'une petite fraction de l'encours total : environ 15 SCPI gérées par 7 sociétés de gestion regroupent près des trois quarts de ce stock, majoritairement des SCPI de bureaux. Ce guide vous donne la marche à suivre, étape par étape : diagnostiquer où vous en êtes, chiffrer ce que coûte vraiment une sortie avec décote, et trancher sans vous faire forcer la main. Capital, revenus et liquidité non garantis.

VOS PARTS SONT BLOQUÉES

Décider patienter ou vendre avec un CGP non-vendeur

Bilan patrimonial 360° : on diagnostique votre situation (file d'attente, suspension, capital fixe), on chiffre le coût d'une sortie avec decote face aux revenus conserves, et on arbitre selon votre besoin réel de liquidité. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, aucune marketplace a pousser.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Bilan SCPI 360° offert
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Sur lettre de mission signée

  • Diagnostic de votre situation
  • Arbitrage patienter / vendre sous lettre de mission

PARTS EN ATTENTE FIN 2025

2,8 Md€ (3,1 %)

CONCENTRATION DU BLOCAGE

~15 SCPI / 7 SG

MARCHE SECONDAIRE 2025

967 M€

DÉLAI DE RETRAIT GARANTI

Aucun

HORIZON RECOMMANDE

8-10 ans

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 13 juillet 2026 · Conforme au Code monétaire et financier (art. L. 214-93, L. 214-94, L. 532-10), au règlement général de l'AMF (art. 422-229, 422-230, 422-231), à la directive (UE) 2024/927 (AIFM 2) et à l'ordonnance n° 2024-662, au BOFiP (BOI-RFPI-SPI-20) et aux statistiques ASPIM 2025.

Vous ouvrez votre relevé et le prix de votre part a baissé. Vous aviez demandé à sortir il y a des mois et, depuis, plus rien : la demande est « en cours », les mois passent, l'argent ne revient pas. Peut-être avez-vous même reçu un courrier annonçant que la société de gestion suspend la variabilité du capital — et, en cherchant sur internet, vous êtes tombé sur le mot qui fait peur : « arnaque ». Respirez. Distinguons tout de suite : une SCPI régulée, agréée par l'AMF, n'est pas une escroquerie — même si, on le verra à l'étape 5, de vrais escrocs profitent parfois des épargnants bloqués. Et surtout, bloqué ne veut dire ni perdu, ni en faillite : derrière vos parts, il y a des immeubles réels qui appartiennent aux associés.

Un fait pour cadrer l'émotion : fin 2025, les parts en attente de retrait pesaient environ 2,8 Md€, soit 3,1 % du marché (ASPIM) — peu de chose à l'échelle des 89 Md€ d'encours, et cantonné à une poignée de SCPI de bureaux. La vraie question n'est pas « ai-je tout perdu ? » mais « qu'est-ce que je fais de mes parts, maintenant ? ». Ce guide n'est pas un énième panorama des risques : c'est un mode d'emploi pour l'associé déjà bloqué. Vous connaissez déjà les bases d'une SCPI (sinon, voir la vue d'ensemble du guide des SCPI 2026) ; ici, on passe directement à l'action.

On avance en cinq temps. D'abord poser un diagnostic précis, puis regarder les options qui s'offrent vraiment à vous. Ensuite le calcul qui fâche — patienter ou vendre avec décote —, un point sur la fiscalité d'une vente à perte, et enfin le moment de se faire épauler (arnaques comprises, on y arrive). Le tout à la source (AMF, ASPIM, Code monétaire et financier), sans citer une seule SCPI ni promettre le moindre déblocage. Capital, revenus et liquidité ne sont pas garantis.

En 30 secondes : l'essentiel

  • Bloqué ≠ faillite : les immeubles existent et appartiennent aux associés ; le capital reste toutefois non garanti et la valeur de part a pu baisser.
  • 3 situations à distinguer (étape 1) : file d'attente (capital variable, SCPI toujours ouverte), suspension de la variabilité du capital, capital fixe sans acheteur.
  • 4 options (étape 2) : patienter (les loyers continuent en général, non garanti), vendre au marché secondaire ou de gré à gré avec décote, céder à un proche, nantir ses parts.
  • Le nerf de la décision (étape 3) : la décote de sortie est immédiate et définitive, les revenus conservés en patientant ne le sont pas — et vendre à perte ne crée aucun avantage fiscal.
  • Aucun délai de retrait n'est garanti (AMF) ; aucune SCPI n'est nommée dans ce guide.
§ 1RASSURANCE·3 MIN

Vos parts sont bloquées : avez-vous perdu votre argent ?

C'est la question n°1, et elle mérite une réponse franche : bloqué ne veut dire ni perdu, ni en faillite. Une SCPI détient des immeubles réels, recourt le cas échéant à un endettement encadré, et ces immeubles appartiennent aux associés. Une crise immobilière fait baisser le prix de la part et peut gripper la liquidité (moins d'acheteurs en face des vendeurs), mais elle ne fait pas « disparaître » la société. Trois choses sont à ne jamais confondre.

Bloqué, en baisse, en faillite : trois choses différentes

  • Baisse de prix ≠ faillite : la valeur de la part recule, mais le patrimoine immobilier reste là.
  • File d'attente ou suspension ≠ faillite : c'est un problème de liquidité (trouver un acheteur), pas de solvabilité.
  • Difficulté d'une société de gestion ≠ disparition du patrimoine : la gestion peut être transférée à une autre société agréée (on y revient plus bas).

Maintenant, les chiffres, sans les gonfler ni les balayer d'un revers de main. Les données agrégées du marché (source ASPIM / IEIF, année 2025) donnent une photographie factuelle : fin 2025, les parts en attente de retrait pesaient environ 2,8 Md€, soit 3,1 % de la capitalisation du marché. C'est réel, mais minoritaire — et surtout très concentré : environ 15 SCPI, gérées par 7 sociétés de gestion, regroupent à elles seules près des trois quarts de ce stock, majoritairement des SCPI très exposées aux bureaux. Le marché secondaire, lui, est resté actif (967 M€ de parts échangées en 2025). Bref, toutes les SCPI ne sont pas bloquées — loin de là. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Chiffres agrégés de marché, aucune SCPI nommée. Source : ASPIM / IEIF, communiqué du 10 février 2026 (année 2025).
Indicateur agrégé (ASPIM, 2025)ValeurLecture
Parts en attente de retrait (fin 2025)≈ 2,8 Md€ (~3,1 %)Réel mais minoritaire à l'échelle du marché
Concentration du blocage~15 SCPI / 7 SGEnviron 3/4 du stock, surtout des SCPI de bureaux
Marché secondaire 2025967 M€ échangésLa liquidité n'est pas à l'arrêt
Prix de part moyen 2025−3,45 %14 SCPI en baisse, 17 en hausse : pas uniforme
Capitalisation du marché≈ 89 Md€Le patrimoine immobilier reste massif

Et si c'est la société de gestion qui est en difficulté ?

Bonne nouvelle, et elle est solide juridiquement : même si la société de gestion défaille, vos immeubles ne partent pas avec elle. En cas de retrait d'agrément, l'article L. 532-10 du Code monétaire et financier prévoit qu'un mandataire désigné par l'AMF choisit, le cas échéant, une autre société de gestion agréée pour reprendre la gestion. Les immeubles restent la propriété des associés et un dépositaire indépendant conserve les actifs. Pour le panorama complet de tous les risques (marché, gestion, locatif, liquidité), voir le hub dédié : les risques d'une SCPI ; et pour le mécanisme de la baisse de prix, pourquoi le prix d'une part de SCPI peut baisser.

Cas — Sophie : sa part a baissé, mais tout n'est pas perdu (exemple illustratif)

Sophie a investi 30 000 € en 2021 : 150 parts à 200 € (commission de souscription 10 % incluse). Depuis, le prix de part a reculé ; il est aujourd'hui de 180 € (−10 %). Sa valeur de retrait actuelle serait de 180 × 0,90 = 162 € par part, soit 24 300 € : une moins-value latente d'environ 5 700 € face aux 30 000 € investis.

Mais : depuis 2021, elle a perçu environ 4 ans de distributions (≈ 4,9 % par an, non garanti), soit de l'ordre de 5 900 € cumulés — ce qui atténue fortement la perte économique nette. Surtout, tant qu'elle ne vend pas, la perte reste latente (non réalisée) : les immeubles existent et lui appartiennent. Le prix pourra encore varier, à la hausse comme à la baisse — rien n'est garanti. Exemple purement illustratif.

§ 2ÉTAPE 1·3 MIN

Étape 1 — Diagnostiquer : dans quelle situation êtes-vous ?

Avant toute « solution », il faut savoir exactement ce qui bloque. Le mot « bloqué » recouvre trois situations qui n'ont ni les mêmes causes ni les mêmes issues. Commencez par repérer la vôtre.

Note de méthode — les 4 documents qui vous situent en 10 minutes

Ne diagnostiquez pas « au ressenti ». Réunissez d'abord ces quatre pièces : elles suffisent presque toujours à trancher entre les trois situations ci-dessous.

  • Les statuts de la SCPI : ils indiquent le régime — capital variable ou capital fixe. C'est la toute première bifurcation du diagnostic.
  • Le dernier bulletin trimestriel : prix de souscription, valeur de retrait, et surtout l'état des retraits en attente (nombre de parts en file, ancienneté).
  • Les courriers de la société de gestion : c'est là qu'est annoncée une éventuelle suspension de la variabilité du capital ou la mise en place d'un fonds de remboursement.
  • Votre espace investisseur (ou votre relevé d'assurance-vie si les parts y sont logées) : statut de votre demande, date d'inscription, nombre de parts détenues.

En cas de doute d'interprétation, la société de gestion a une obligation d'information : écrivez-lui pour faire préciser votre rang dans la file et la procédure applicable. C'est gratuit, et cela évite de décider sur une intuition erronée.

(a) File d'attente de retrait — capital variable, SCPI toujours ouverte

C'est le cas le plus fréquent. Vos parts existent, votre demande de retrait est inscrite chronologiquement et servie au fur et à mesure des souscriptions nouvelles (ou d'un fonds de remboursement). Fondement : l'article L. 214-93 du Code monétaire et financier prévoit que, lorsque des demandes de retrait non satisfaites depuis douze mois représentent au moins 10 % des parts, la société de gestion en informe l'AMF sans délai et convoque une assemblée générale extraordinaire dans les deux mois pour proposer une solution de liquidité. Pour comprendre le phénomène et ses causes, voir la file d'attente de retrait en détail et pourquoi le marché se grippe (plus d'acheteur).

(b) Suspension de la variabilité du capital — dernier recours

Ici, les retraits classiques sont stoppés : la sortie bascule vers un marché secondaire par confrontation des ordres. Conséquence concrète : les demandes de retrait en cours sont généralement annulées et doivent être reformulées en ordres de vente. C'est une mesure de dernier recours, pas une faillite. Pour le mécanisme précis, quand et pourquoi des SCPI suspendent les retraits.

(c) Capital fixe sans acheteur

En capital fixe, il n'y a pas de valeur de retrait administrée : la sortie se fait uniquement au marché secondaire par confrontation périodique des ordres (règlement général de l'AMF, article 422-229). Le prix d'exécution flotte selon l'offre et la demande : décote possible, aucun acheteur garanti. Pour bien distinguer les deux régimes, voir capital fixe ou variable : le comparatif, et pour la mécanique de vente, vendre ses parts sur le marché secondaire.

Cas particulier : si vous détenez la SCPI dans un contrat d'assurance-vie (unités de compte), la liquidité est celle de l'assureur — un mécanisme distinct, parfois assorti de délais ou de décotes propres. Ne rien précipiter : voir les SCPI détenues via une assurance-vie.

Diagnostic : identifiez votre situation avant de choisir une option (étape 2).
SituationCe qui se passeComment le savoir
File d'attente (capital variable)Demande inscrite, servie quand une souscription compenseSCPI toujours ouverte ; statuts « capital variable » ; retrait « en cours »
Suspension de la variabilitéRetraits stoppés, bascule vers le marché secondaireCommunication de la société de gestion ; demande de retrait annulée
Capital fixe sans acheteurSortie uniquement au marché secondaire par confrontationStatuts « capital fixe » ; pas de valeur de retrait administrée
Via assurance-vie (UC)Liquidité assurée par l'assureur, règles du contratParts logées dans un contrat, pas en direct au nominatif

Demande de retrait vs ordre de vente : ne pas confondre

Deux objets différents, deux règles différentes :

  • Demande de retrait (capital variable) : pas de durée de validité, elle reste dans la file jusqu'à exécution, elle ne « périme » pas.
  • Ordre de vente (marché secondaire) : il a une durée de validité et doit être renouvelé sous peine d'expiration (source : AMF).

Si votre SCPI a suspendu la variabilité du capital, vérifiez si votre ancienne demande de retrait a été annulée et doit être reformulée en ordre de vente.

Le piège à éviter : annuler sa demande pour « accélérer »

En capital variable, votre demande de retrait est inscrite chronologiquement et servie dans l'ordre d'arrivée, au fil des souscriptions. Quand rien ne bouge, la tentation est de l'annuler puis de la redéposer « pour repartir sur de bonnes bases ». C'est en principe l'erreur inverse : une nouvelle demande porte une nouvelle date et vous renvoie en fin de file, derrière tous ceux qui patientaient déjà. Sauf raison précise — par exemple une bascule imposée vers un ordre de vente après suspension — on ne touche pas à une demande de retrait en cours. Dans le doute, faites confirmer la règle exacte par votre société de gestion avant tout geste.

§ 3ÉTAPE 2·3 MIN

Étape 2 — Vos options concrètes quand vous êtes bloqué

Situation identifiée, passons aux issues réellement disponibles — sans en survendre aucune. Aucune n'est magique, et la meilleure dépend de votre besoin réel de liquidité.

1. Patienter

Tant que vous détenez les parts, les loyers continuent en général d'être distribués (non garanti ; TD moyen de marché 4,91 % en 2025, ASPIM). Patienter, ce n'est pas « ne rien faire » : c'est conserver un actif qui produit du revenu en attendant que la liquidité revienne.

2. Vendre avec décote

Au marché secondaire ou de gré à gré, le prix résulte de la confrontation de l'offre et de la demande : décote possible, parfois significative, aucun acheteur garanti. Le « comment vendre » est traité dans le guide dédié. La décote n'est pas normée : personne ne peut la chiffrer à l'avance.

3. Céder à un proche

Une cession de gré à gré directe, par acte écrit et inscription au registre des associés tenu par la société de gestion. Attention au prix retenu, qui a des implications fiscales. Vérifiez les modalités auprès de la société de gestion.

4. Nantir ses parts

Obtenir de la trésorerie sans vendre : un crédit adossé aux parts. Vous les conservez et continuez à percevoir les revenus, mais elles sont immobilisées en garantie et l'accord de la banque est requis. Ce n'est pas une solution universelle (coût, acceptation du prêteur).

Deux mécanismes méritent d'être ajoutés, parce qu'on les oublie souvent. D'abord, le fonds de remboursement : si la société de gestion en a créé un (par décision d'assemblée générale, règlement général de l'AMF, articles 422-231 et suivants), il peut fluidifier les sorties non compensées — mais il n'est ni garanti ni illimité, et le remboursement via ce fonds ne peut être inférieur à la valeur de réalisation diminuée de 10 % (art. 422-230). Ensuite, le rappel du prix de sortie de référence : en capital variable, votre valeur de retrait reste le prix de souscription diminué de la commission. Pour resituer l'ensemble du sujet, voir la liquidité d'une SCPI expliquée.

Hagnéré Patrimoine

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§ 4ÉTAPE 3·3 MIN

Étape 3 — Patienter ou vendre avec décote : le calcul coût/bénéfice

C'est là que tout se joue, et bonne nouvelle : ça se calcule au lieu de se ressentir. Vendre tout de suite, c'est subir une décote immédiate et définitive, à laquelle s'ajoute la commission de souscription déjà perdue à l'achat (souvent de l'ordre de 10 %, non restituée). Patienter, c'est conserver des revenus (non garantis) et une éventuelle reprise du prix — jamais promise. Cette décote, ce n'est pas la SCPI qui vous punit : c'est ce que vaut, sur le moment, le fait de récupérer votre argent tout de suite plutôt que d'attendre.

Un garde-fou capital : l'attente n'a aucun terme garanti (source AMF). Elle peut être longue et indéterminée, et le prix de part peut encore baisser. Patienter n'est donc pas « sans risque ». Pour objectiver le choix, on raisonne en point mort : combien d'années de distributions conservées « équivalent » à la décote qu'on abandonnerait en vendant tout de suite.

L'arbitrage en une formule (un raisonnement, pas une promesse)

Cout de vendre tout de suite ≈ Decote acceptee (immediate, definitive)
                               + commission d'entree deja perdue (non restituee)

Gain de patienter (par an, NON garanti) ≈ Nombre de parts × distribution annuelle par part

Point mort (annees) ≈ Decote abandonnee / Distribution annuelle conservee

Rappel : l'attente n'a pas de terme garanti (AMF) ; le prix de part
peut aussi baisser ; vendre a perte ne cree aucun avantage fiscal.

Cas — Bernard : décote subie contre revenus conservés (exemple illustratif)

Bernard détient 200 parts. Prix de souscription actuel (après les baisses 2023-2025) = 180 €, commission de souscription 10 %. Sa valeur de retrait serait de 180 × (1 − 0,10) = 162 € par part, soit 32 400 € — mais il est en file d'attente, sans délai garanti.

Option « vendre vite » : un acheteur se présente de gré à gré, à titre purement illustratif, à un prix inférieur de 15 % à cette valeur (la décote réelle n'est ni garantie ni normée) → 162 × 0,85 ≈ 137,7 € par part, soit ≈ 27 540 €. Il abandonne immédiatement ≈ 4 860 €.

Option « patienter » : une distribution annuelle illustrative d'environ 4,9 % ≈ 8,8 € par part → 200 × 8,8 ≈ 1 760 € par an (non garantis).

Point mort ≈ 4 860 € / 1 760 € ≈ 2,8 ans de distributions conservées « équivalent » à la décote abandonnée. Lecture : si l'attente estimée est nettement inférieure à ~3 ans, patienter est souvent plus rationnel — mais l'attente n'a pas de terme garanti, le prix peut encore baisser, et vendre à perte ne lui donne aucun avantage fiscal. À arbitrer selon son besoin réel de liquidité.

Pour aller au fond de la perte à la revente et de la décision après une baisse, voir peut-on perdre de l'argent en revendant ses parts et faut-il vendre après une baisse.

§ 5ÉTAPE 4·2 MIN

Étape 4 — Vendre en moins-value : quelle fiscalité ?

Si vous ne devez retenir qu'une phrase de cette section, c'est celle-ci : vendre en moins-value ne crée en général AUCUN avantage fiscal. La cession de parts de SCPI relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (CGI article 150 UB), et une moins-value immobilière n'est en principe ni imputable ni reportable (CGI article 150 VD ; BOFiP BOI-RFPI-SPI-20). Un tempérament limité existe (compensation pour des parts de la même SCPI cédées le même jour), mais un solde net négatif reste non imputable.

La différence avec les valeurs mobilières est nette : là, une moins-value peut s'imputer sur des plus-values de même nature. Concrètement, une action vendue à perte peut alléger votre impôt ; une part de SCPI, non. Raison de plus pour ne pas brader dans la panique. Pour mémoire, en cas de plus-value, le régime est de 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux = 36,2 % avant abattements pour durée de détention (exonération d'IR à 22 ans, de PS à 30 ans ; surtaxe au-delà de 50 000 € de plus-value imposable). Le taux de prélèvements sociaux sur le foncier et les plus-values immobilières reste maintenu à 17,2 % en 2026 — et non 18,6 %, qui ne concerne que les revenus mobiliers.

Le piège fiscal de la vente à perte

Ne comptez pas sur votre moins-value pour « récupérer » de l'impôt : une moins-value immobilière n'est ni imputable ni reportable (CGI art. 150 VD). Ce n'est pas comme une action. Avant toute vente, faites vérifier votre situation. Pour le détail, voir la fiscalité des SCPI 2026 et vendre à perte : ce que vous perdez vraiment.

§ 62026·2 MIN

Réglementation 2026 (AIFM 2) : un cadre renforcé, pas une garantie de déblocage

Une actualité 2026 concerne directement la liquidité, et il faut la présenter pour ce qu'elle est : un cadre de gestion renforcé, pas une garantie de déblocage. La directive (UE) 2024/927, dite « AIFM 2 » (adoptée le 13 mars 2024), transposée en droit français par l'ordonnance n° 2024-662 du 3 juillet 2024, est entrée en application le 16 avril 2026 (les fonds existants ont jusqu'au 16 avril 2027 pour se mettre en conformité).

Concrètement, chaque SCPI à capital variable doit désormais inscrire dans ses statuts au moins deux outils de gestion de la liquidité, choisis dans une liste harmonisée : plafonnement des rachats (gates), préavis allongés, frais de rachat, swing pricing, double valorisation (dual pricing), prélèvements anti-dilution… L'AMF a actualisé sa doctrine pour en faciliter l'introduction.

AIFM 2 en clair : un cadre renforcé, pas une garantie

Ces outils protègent les associés restants et l'égalité de traitement. Mais ils n'accélèrent pas votre sortie et ne garantissent pas la liquidité : un plafonnement des rachats ralentit les sorties, il ne les débloque pas. À ne pas confondre non plus avec le fonds de remboursement français (dispositif distinct). AIFM 2 ne débloque pas vos parts : ça change les règles du jeu pour les prochaines fois, pas votre file d'attente d'aujourd'hui.

§ 7ÉTAPE 5·2 MIN

Étape 5 — Se faire accompagner et éviter les arnaques

La bonne décision dépend de paramètres propres à vous : votre besoin réel de liquidité, votre horizon, votre fiscalité (TMI, éventuel IFI), vos autres actifs. Un bilan patrimonial neutre aide à trancher entre patienter, vendre ou nantir — sans pousser aucun produit. C'est précisément la posture d'un cabinet non-vendeur : nous n'avons ni SCPI-maison ni marketplace à vous placer, et nous rappelons systématiquement les trois risques (perte en capital, revenus et liquidité non garantis) et que les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

4 réflexes anti-arnaque quand on vous propose de « débloquer » vos parts

  • Vérifiez l'agrément dans les registres officiels : REGAFI (établissements et prestataires), base GECO de l'AMF (sociétés de gestion et produits), ORIAS (intermédiaires).
  • Consultez les listes noires de l'AMF et de l'ACPR avant tout engagement.
  • Ne transmettez jamais de RIB ni d'identifiants à un « débloqueur » qui vous démarche.
  • Méfiez-vous de l'urgence et des frais « pour débloquer » : un intermédiaire sérieux ne fait pas payer d'avance le rachat de parts illiquides.

Trois réflexes, dans l'ordre : d'abord identifier votre cas (file, suspension ou capital fixe), ensuite poser le calcul du point mort, enfin décider. Et pour ce dernier point, mieux vaut demander l'avis de quelqu'un qui ne touche pas de commission sur votre décision. Pour réviser les fondamentaux avant de trancher, voir le guide complet des SCPI 2026 et rappelez-vous l'horizon de 8 à 10 ans que suppose ce placement (pour qui et pour quel horizon).

Méthode documentée

Décider patienter ou vendre avec un conseiller en gestion de patrimoine

Diagnostic de votre situation, calcul du coût d'une sortie avec décote, arbitrage selon votre horizon et votre fiscalité : on vous aide à décider, avant tout mouvement.

Bilan gratuitCGP ORIAS 23002291Cabinet non-vendeur

SCPI bloquée : la checklist en 6 points

  1. Bloqué ≠ perdu ≠ faillite : les immeubles existent et appartiennent aux associés.
  2. Diagnostiquez : file d'attente, suspension de la variabilité, ou capital fixe sans acheteur.
  3. 4 options : patienter, vendre avec décote, céder à un proche, nantir ses parts.
  4. Arbitrez au point mort : décote immédiate et définitive vs revenus conservés (non garantis).
  5. Vendre à perte ne crée aucun avantage fiscal (moins-value immobilière non imputable).
  6. Aucun délai garanti ; faites-vous accompagner par un tiers neutre, méfiez-vous des « débloqueurs ».

Mise à jour : 13 juillet 2026. Sources : AMF (Autorité des Marchés Financiers), ASPIM / IEIF (communiqué du 10 février 2026, année 2025), Code monétaire et financier (art. L. 214-93, L. 214-94, L. 214-109, L. 532-10), règlement général de l'AMF (art. 422-229, 422-230, 422-231 à 422-233, 422-234), directive (UE) 2024/927 (AIFM 2) et ordonnance n° 2024-662 du 3 juillet 2024, Code général des impôts (art. 150 UB, 150 VC, 150 VD, 1609 nonies G), LFSS 2026 et BOFiP (BOI-RFPI-SPI-20). Les chiffres cités sont à jour au 13 juillet 2026 et doivent être vérifiés à la source.

Ce guide est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé en investissement. Il ne cite aucune SCPI, aucune société de gestion ni aucun classement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les SCPI sont des placements à long terme comportant des risques de perte en capital, sur les revenus et de liquidité, qui n'est jamais garantie. Consultez un conseiller en gestion de patrimoine habilité avant toute décision.

ACCOMPAGNEMENT

Faire trancher votre situation par un conseiller en gestion de patrimoine

Cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CIF · COA · COBSP) : on diagnostique votre blocage, on compare patienter, vendre au marche secondaire ou nantir, et on decide selon votre horizon et votre fiscalité.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Bilan SCPI offert
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur
  • Aucune SCPI a vendre
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

Sortir d'une SCPI bloquée avec un CGP multi-partenaires, non détenu par une banque ni par un assureur

On ne vend aucune SCPI, donc on n'a aucun intérêt à vous pousser dehors ou à vous faire patienter. On regarde votre situation, on met un chiffre sur ce que coûte une sortie décotée aujourd'hui, et on vous dit franchement si votre cas ressemble plutôt à celui de Bernard (patienter ~3 ans) ou s'il vaut mieux sortir.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • Code monétaire et financier - retraits, file d'attente et défaillance

    Art. L. 214-86 a L. 214-126 CMF : régime juridique des SCPI. Art. L. 214-93 (retrait en capital variable et mécanisme de file d'attente : lorsque des demandes de retrait non satisfaites depuis douze mois représentent au moins 10 % des parts, la société de gestion en informe l'AMF et convoque une assemblée générale extraordinaire sous deux mois ; sur le marche secondaire, le prix resulte de la confrontation des ordres). Art. L. 214-94 (prix de souscription fonde sur la valeur de reconstitution, regle des 10 %). Art. L. 532-10 (en cas de retrait d'agrément d'une société de gestion, le mandataire designe par l'AMF choisit une autre société de gestion agréée).

  • Règlement général de l'AMF - valeur de retrait, fonds de remboursement, marché secondaire

    Article 422-230 : la valeur de retrait est egale au prix de souscription diminue de la commission de souscription ; le retrait non compense (via le fonds de remboursement) ne peut excéder la valeur de réalisation ni lui être inférieur de plus de 10 %, sauf autorisation. Articles 422-231 a 422-233 : fonds de remboursement cree et dote par décision de l'assemblée générale. Article 422-229 : marche secondaire des SCPI a capital fixe, prix d'exécution par confrontation périodique des ordres. Article 422-234 : expertise externe des immeubles, actualisée au moins chaque semestre pour les SCPI a capital variable.

  • Directive AIFM 2 et ordonnance n 2024-662 - outils de gestion de la liquidité

    Directive (UE) 2024/927 du 13 mars 2024 (AIFM 2), transposée par l'ordonnance n 2024-662 du 3 juillet 2024, en application le 16 avril 2026 (fonds existants : conformité au 16 avril 2027). Chaque SCPI a capital variable doit sélectionner et inscrire dans ses statuts au moins deux outils de gestion de la liquidité (plafonnement des rachats ou gates, préavis allonges, frais de rachat, swing pricing, double valorisation, prélèvements anti-dilution). Ces outils encadrent la liquidité et protègent l'égalité de traitement des associes ; ils ne garantissent pas et n'accélèrent pas une sortie individuelle.

  • Code général des impôts et BOFiP - cession de parts en plus ou moins-value

    Art. 150 UB CGI : les plus-values de cession de parts de SCPI relèvent du régime des plus-values immobilières des particuliers (19 % d'IR plus 17,2 % de PS, soit 36,2 % avant abattements). Art. 150 VC CGI : abattements pour durée de détention (exonération d'IR a 22 ans, de PS a 30 ans). Art. 150 VD CGI et BOFiP BOI-RFPI-SPI-20 : la moins-value immobilière des particuliers n'est en principe ni imputable ni reportable. Art. 1609 nonies G CGI : surtaxe au-delà de 50 000 euros de plus-value imposable.

  • LFSS 2026, ASPIM et AMF - taux et statistiques de marché

    LFSS 2026 : le taux de prélèvements sociaux de 17,2 % est MAINTENU sur les revenus fonciers (SCPI en direct) et les plus-values immobilières ; la hausse a 18,6 % ne concerne que les revenus mobiliers. ASPIM / IEIF (communique du 10 février 2026, année 2025) : parts en attente de retrait de l'ordre de 2,8 milliards d'euros (environ 3,1 % de la capitalisation) fin 2025, très concentrées (environ 15 SCPI gérées par 7 sociétés de gestion), marche secondaire de 967 millions d'euros, prix de part moyen -3,45 %, taux de distribution moyen 4,91 %, capitalisation environ 89 milliards d'euros. AMF : fiche pédagogique SCPI, les demandes de retrait n'ont pas de durée de validité, la liquidité n'est pas garantie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet à Bassens - 73000). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation personnalisée au sens des articles L. 321-1 et D. 321-1 du Code monétaire et financier, et ne cite aucune SCPI, aucune société de gestion ni aucun classement. Toute décision de conserver, céder ou nantir des parts de SCPI doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures : les SCPI sont des placements long terme comportant un risque de perte en capital, un risque sur les revenus et un risque de liquidité, qui n'est jamais garantie. Les chiffres et taux cités sont à jour au 13 juillet 2026 et doivent être vérifiés à la source (AMF, ASPIM, Code monétaire et financier, BOFiP).

FAQ SCPI BLOQUÉE

Vos questions quand vos parts de SCPI sont bloquées avec des réponses concrètes et sourcées.

13 réponses factuelles, sourcees AMF, ASPIM et Code monétaire et financier, pour agir quand vos parts de SCPI sont en file d'attente, suspendues ou sans acheteur.