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Comment déclarer ses actions gratuites sur sa déclaration de revenus

Vos actions gratuites sont enfin acquises, vous les avez peut-être vendues : reste à les déclarer correctement — et c'est là que se jouent quelques centaines, voire milliers d'euros d'écart. Ce guide vous accompagne pas à pas, à partir de l'« état individuel » remis par votre employeur : quelle case de la 2042 C, quelle année, et les erreurs qui coûtent cher. Chiffres à jour de la déclaration 2026 (revenus 2025).

18,6 %18,6 % de PS en 2026
1TZ / 1WZCases 1TZ et 1WZ
2 gainsDeux gains à distinguer
AnnéeL'année de la vente
Hagnéré Patrimoine

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Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine

Clément Chatelain accompagne les particuliers, familles et dirigeants sur la structuration globale du patrimoine : fiscalité, placements, immobilier, retraite et transmission.

Gestion de patrimoineCIFORIAS 23002291

Publié le 16 juillet 2026 · Mis à jour le 16 juillet 2026 · Temps de lecture : 12 min · Par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine CIF / COA / COBSP, enregistré à l'ORIAS sous le numéro 23002291 (l'organisme officiel qui inscrit et contrôle les intermédiaires en assurance, banque et finance).

En 60 secondes

  • Le point de départ : l'« état individuel » que votre employeur doit vous remettre avant le 1er mars — sans lui, pas de déclaration correcte.
  • Deux gains distincts : le gain d'acquisition (assimilé à un salaire) et la plus-value de cession (régime des plus-values mobilières). On ne les déclare pas au même endroit.
  • Le trio de cases : gain après abattement en 1TZ, abattement de 50 % en 1WZ, plus-value en 3VG.
  • Le bon taux 2026 : les prélèvements sociaux sont à 18,6 % (et non 17,2 %) sur le gain d'acquisition et la plus-value.
  • La bonne année : celle de la vente, pas celle de l'acquisition.
QH

À propos de l'auteur

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Quentin Hagnéré a fondé Hagnéré Patrimoine en 2020 et en est associé, sans fonction de direction depuis septembre 2026. Auteur de deux livres sur l'investissement immobilier, il signe les guides du cabinet. Le cabinet, présidé par Clément Chatelain, est immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF, COA, COBSP).

Auteur du guideCabinet Hagnéré Patrimoine : ORIAS 23002291

1. Étape 0 : le document que votre employeur vous remet

Deux profils arrivent sur cette page avec la même appréhension. Le premier vient de recevoir un document de son employeur mentionnant un « gain d'acquisition » d'actions gratuites : il se demande où le reporter, combien cela va réellement lui coûter, et quand il pourra enfin vendre. Le second est cadre ou dirigeant : son gain frôle ou dépasse 300 000 €, et il veut le déclarer sans faute pour ensuite en réinvestir le produit intelligemment. Bonne nouvelle pour les deux : le mécanisme est logique dès qu'on distingue les deux gains en jeu.

Mauvaise nouvelle : les erreurs se paient cash. Sur un gain de 40 000 €, calculer les prélèvements sociaux sur la moitié au lieu de la totalité sous-estime la note de 3 720 € — que l'administration réclamera tôt ou tard. Ajoutez la mauvaise année, l'abattement oublié à l'IR ou un taux de prélèvements sociaux périmé (17,2 % au lieu de 18,6 %), et l'écart grimpe vite. Ce guide déroule tout, case par case, sans jargon inutile — et renvoie vers nos fiches dédiées dès qu'une question dépasse le simple remplissage.

Tout commence par un document précis : l'« état individuel ». La société qui vous a attribué les actions doit vous le remettre — en principe avant le 1er mars de l'année qui suit l'acquisition définitive (obligation déclarative de l'employeur, CGI annexe II, art. 91 bis). C'est votre pièce de référence : sans lui, impossible de déclarer correctement. Si vous ne l'avez pas reçu, réclamez-le à votre service RH ou paie avant de remplir quoi que ce soit.

Votre document de référence : l'état individuel

L'état individuel récapitule les informations dont vous avez besoin : date d'attribution, date d'acquisition définitive, nombre d'actions, valeur unitaire à la date d'acquisition (c'est la base de votre gain d'acquisition) et, le cas échéant, la fraction de source française. Conservez-le précieusement : c'est la pièce justificative à produire en cas de contrôle.

Les deux chiffres qui comptent

Tout se joue sur deux chiffres : une valeur d'entrée, une valeur de sortie. Le premier est la valeur des actions à l'acquisition définitive : c'est l'assiette de votre gain d'acquisition, un avantage assimilé à une rémunération (un salaire différé). Le second est le prix de vente, qui servira à calculer la plus-value de cession. Ne confondez jamais les deux : ils obéissent à des régimes différents et se déclarent dans des cases différentes. Pour bien poser la nature de chacun, reportez-vous à notre fiche ce qu'est une action gratuite ; et pour le détail du calcul de l'impôt (combien vous payez, tranche par tranche), notre guide comment sont imposées vos actions gratuites. Ici, on ne s'occupe que des cases à remplir.

Une action gratuite n'est pas un cadeau sans fiscalité

Rappelons-le franchement : une action gratuite est une rémunération différée, fiscalisée, et souvent concentrée sur le titre de votre employeur. La valeur peut monter comme baisser, une action non cotée est illiquide, et rien ne garantit un gain à la revente. La déclaration est donc l'étape où l'on constate un revenu réel — à traiter avec le même sérieux qu'une fiche de paie.

2. Est-ce pré-rempli ? Vérifiez avant tout

La question revient à chaque rendez-vous : « le montant n'est-il pas déjà rempli automatiquement ? » Réponse honnête : ce n'est pas garanti. Le gain d'acquisition transite en théorie par les obligations sociales de l'employeur (via la DSN), mais il peut ne pas apparaître sur votre déclaration en ligne, ou y figurer pour un montant inexact — c'est particulièrement fréquent pour les plans étrangers et les RSU.

En pratique : vérifiez systématiquement la présence et le montant du gain, puis reportez-le vous-même depuis l'état individuel si la case est vide ou fausse. L'administration rectifie régulièrement les contribuables qui, s'étant fiés à un pré-rempli incomplet, ont omis de déclarer leur gain. Autrement dit : le pré-rempli est une aide, pas une garantie.

Ne faites pas une confiance aveugle au pré-rempli

Vérifier n'est pas recopier. Comparez chaque montant affiché à votre état individuel, ligne à ligne. Une case vide ne signifie pas « rien à déclarer » : elle signifie le plus souvent « à saisir vous-même ». En cas de doute sur le fonctionnement général de la déclaration, appuyez-vous sur notre guide de la déclaration de revenus 2026.

3. Où reporter le gain d'acquisition (≤ 300 000 €)

C'est la section que la plupart des bénéficiaires viennent chercher. Pour les actions gratuites autorisées par une décision d'assemblée générale extraordinaire (AGE) récente — schématiquement à compter du 1er janvier 2018 —, le gain d'acquisition bénéficie, jusqu'à 300 000 €, du régime de l'abattement de 50 % avant imposition au barème de l'impôt sur le revenu (art. 80 quaterdecies du CGI). La case exacte dépend de la date de votre AGE : partez toujours de votre état individuel pour la confirmer.

Le pas-à-pas sur la 2042 C

Rendez-vous dans le formulaire 2042 C (déclaration complémentaire), rubrique « gains de levée d'options et gains d'acquisition d'actions gratuites ». Pour le régime courant :

Cases millésime 2026 (revenus 2025), à confirmer avec votre état individuel selon la date de votre AGE. Le taux de PS retenu est 18,6 % (LFSS 2026), jamais 17,2 %.
Ce que vous portezCase 2042 C (2026)Montant à indiquer
Gain d'acquisition net de l'abattement de 50 %1TZLa moitié du gain (fraction ≤ 300 000 €)
Montant de l'abattement de 50 %1WZL'autre moitié du gain
Prélèvements sociaux 18,6 %Pas de case à saisir (calcul automatique)Sur 100 % du gain (avant abattement)

Trois réflexes à ne pas rater

1. L'abattement de 50 % ne concerne que l'IR. Il réduit l'assiette de l'impôt sur le revenu, jamais celle des prélèvements sociaux. C'est la confusion qui coûte le plus cher en cas de contrôle.

2. Les prélèvements sociaux de 18,6 % portent sur le gain brut. En 2026, ils sont calculés sur 100 % du gain d'acquisition, c'est-à-dire avant l'abattement, et sont recouvrés par voie de rôle (avec votre impôt), et non prélevés par l'employeur. Ce point est confirmé par la documentation officielle. Pour le détail, on approfondit dans les prélèvements sociaux des actions gratuites.

3. La case dépend de la date de l'AGE. Les plans plus anciens obéissent à d'autres régimes (et d'autres cases). Ne recopiez jamais le numéro de case d'un collègue : vérifiez le vôtre à partir de votre état individuel.

Le piège classique : l'abattement ne couvre pas les PS

Beaucoup de bénéficiaires appliquent « mentalement » l'abattement de 50 % à toute leur fiscalité. C'est faux pour les prélèvements sociaux : ils frappent la totalité du gain. Si vous les calculez sur la moitié seulement, vous les sous-estimez — et l'administration corrige. L' abattement de 50 % est un avantage d'impôt sur le revenu, rien de plus.

Exemple chiffré : la déclaration de Camille

Déroulons un dossier concret, état individuel en main. Camille, 34 ans, salariée d'une PME, reçoit son état individuel : 500 actions acquises définitivement, valeur unitaire à l'acquisition 80 €, soit un gain d'acquisition de 40 000 €. Le plan a été autorisé par une AGE de 2022 (régime abattement 50 %). Elle vend en 2025 à 92 € l'action, soit un prix de cession de 46 000 € et une plus-value de cession de 6 000 €. Voici ce qu'elle reporte sur sa déclaration 2026.

Ce que Camille reporte sur sa 2042 C (illustratif)

Gain d'acquisition (500 x 80 EUR)        = 40 000 EUR
  -> case 1TZ (apres abattement 50%)     = 20 000 EUR
  -> case 1WZ (montant de l'abattement)  = 20 000 EUR
  -> PS 18,6% sur 40 000 EUR (brut)      =  7 440 EUR
  -> IR : 20 000 EUR ajoutes au bareme (TMI 30%) ~ 6 000 EUR

Plus-value de cession (46 000 - 40 000)  =  6 000 EUR
  -> case 3VG                            =  6 000 EUR
  -> PFU 31,4% (12,8 IR + 18,6 PS)       =  1 884 EUR

Exemple illustratif — déclaration 2026 des revenus 2025, résident fiscal français, tranche marginale (TMI) de 30 %, hors quotient familial et autres revenus. Les montants dépendent de votre situation et de la date de votre AGE. Pour le calcul de ce qu'il vous reste réellement, voir notre guide dédié au net après impôt.

Retenez surtout deux choses. Le gain d'acquisition (40 000 €) et la plus-value (6 000 €) tombent sur la même déclaration, celle de l'année de vente ; et le montant final dépend d'abord de votre tranche et de votre situation : pour savoir combien vous payez en détail, tout est dans comment sont imposées vos actions gratuites ; et pour ce qu'il vous reste net une fois tout payé, ce qu'il vous reste net d'impôt. Le calcul détaillé, c'est l'autre guide ; celui-ci s'arrête au formulaire.

Méthode documentée

Un doute sur vos cases ? Faites-vous accompagner

Nos conseillers relisent votre état individuel, sécurisent vos cases 2042 C et vérifient l'année d'imposition, dans le cadre d'une lettre de mission signée ; le premier rendez-vous offert (45 min) ne contient aucune recommandation personnalisée. Sans engagement.

GratuitSans engagementCGP ORIAS 23002291

4. La fraction au-delà de 300 000 €

Si votre gain d'acquisition dépasse 300 000 €, la fraction excédentaire change de régime : elle est imposée dans la catégorie des traitements et salaires, au barème de l'IR, sans l'abattement de 50 %. Sur la 2042 C, cette fraction se reporte en cases 1TT / 1UT (déclarant 1 / déclarant 2).

À cela s'ajoute une contribution salariale spécifique de 10 % (art. L.137-14 du Code de la sécurité sociale) sur cette même fraction : sa base se reporte en case 3VN. Attention : l'oubli de cette contribution est un grand classique des redressements. Enfin, contre-intuitivement, les prélèvements sociaux sur cette fraction « salaires » sont à 9,7 % (revenus d'activité), et non à 18,6 %.

Vous dépassez 300 000 € ?

Ce régime est plus lourd et mérite une lecture dédiée. Nous ne le détaillons pas ici — on garde le cap sur la déclaration, pas sur le calcul : à lire, le régime au-delà de 300 000 € (seuil, contribution de 10 %) et le détail des prélèvements sociaux. Si votre approche est patrimoniale (dirigeant, cadre à haut revenu), notre pilier stratégie et optimisation va plus loin ; et pour la suite — que faire du produit une fois l'impôt réglé —, voyez comment réinvestir le produit de vos actions gratuites.

5. Déclarer la plus-value (ou la moins-value) de cession

Second gain, totalement distinct : la plus-value de cession, égale au prix de vente moins la valeur des actions à l'acquisition définitive. Elle relève du régime des plus-values mobilières. En 2026, le taux de droit commun est le PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), sauf option globale pour le barème (case dédiée 2OP). Le même taux de PS que pour les autres plus-values mobilières s'applique — pour l'ancrage de ces taux, voir notre guide stock-options et BSPCE : que faire de 1 M€ de plus-values.

Côté cases : la plus-value nette se reporte en 3VG ; une moins-value de l'année en 3VH. Si votre situation exige un détail (moins-values à imputer, reports, plan non géré par un teneur de compte français), vous joignez le formulaire 2074. Une moins-value de cession est imputable sur des plus-values de même nature, avec un report possible pendant 10 ans (art. 150-0 D du CGI).

Vendu à perte : le gain d'acquisition reste dû

C'est le contresens qui piège le plus de bénéficiaires quand personne ne les prévient. Si vous vendez vos actions moins cher que leur valeur à l'acquisition, le gain d'acquisition reste imposable : il a été « figé » le jour de l'acquisition définitive et ne disparaît pas parce que le cours a baissé. Vous constatez en plus une moins-value de cession (à porter en 3VH). Ce sont deux mouvements indépendants : ne les compensez pas mentalement. Reprenons Camille : si elle avait revendu ses 500 actions à 60 € au lieu de 92 €, elle devrait quand même l'impôt sur les 40 000 € de gain d'acquisition, tout en constatant 10 000 € de moins-value à porter en 3VH. Le fisc ne rembourse pas la déception boursière.

Les deux gains se déclarent souvent la même année

Comme le fait générateur du gain d'acquisition est la cession, le gain d'acquisition et la plus-value de cession figurent en général sur la même déclaration : celle de l'année où vous vendez. Sur la déclaration 2026 de Camille, le gain d'acquisition (1TZ/1WZ) et la plus-value (3VG) cohabitent donc sur le même feuillet — deux régimes qu'il ne faut surtout pas fondre dans une seule case.

6. La bonne année : l'erreur n°1

Chaque printemps, des bénéficiaires nous appellent parce qu'ils ont déclaré — et payé — dès l'année d'acquisition, deux ans avant d'avoir vendu la moindre action. Le fait générateur de l'imposition du gain d'acquisition est la cession des titres (à titre onéreux ou gratuit : donation, apport), et non la date d'acquisition définitive. Vous déclarez et payez l'année où vous disposez de vos actions. En clair : tant que vous n'avez pas vendu, il n'y a en principe rien à déclarer au titre du gain d'acquisition.

Trois cas particuliers déclenchent l'imposition sans vente classique — nous les signalons ici sans les développer (chacun a sa fiche dédiée) : la donation de vos actions gratuites est un fait générateur (attention : elle ne purge pas le gain d'acquisition, qui reste dû) ; l'apport à une holding en est un autre (et le report du 150-0 B ter ne couvre pas le gain d'acquisition, de nature salariale) ; enfin le transfert du domicile hors de France (exit tax) appelle un traitement spécifique.

Ne déclarez pas l'année de l'acquisition

L'erreur massive consiste à déclarer l'année où les actions sont devenues définitivement vôtres, alors que l'imposition n'intervient qu'à la cession. Déclarer trop tôt, c'est payer un impôt qui n'est pas encore dû ; déclarer trop tard, c'est s'exposer à une rectification. Pour caler votre calendrier de vente, voyez quand vendre vos actions gratuites.

7. RSU et plans d'une société étrangère

Vous bénéficiez de RSU (Restricted Stock Units) ou d'un plan attribué par une société étrangère ? La logique déclarative reste la même : on part des documents du plan (grant, vesting, éventuel « sell-to-cover ») ou de l'état individuel, on reporte dans les cases, et on impose l'année de la cession. En revanche, le régime fiscal dépend du caractère « qualifié » ou non du plan au regard du droit français et de la fraction de source française du gain.

Point pratique : ces gains sont rarement pré-remplis. La vigilance sur le report manuel doit être maximale, et il faut conserver l'ensemble des documents du plan. Pour le régime applicable selon le type de plan, appuyez-vous sur notre guide comment sont imposées vos actions gratuites et sur le guide complet des actions gratuites.

Plan étranger ou RSU : faites-vous accompagner

Conventions fiscales, fraction de source française, crédit d'impôt pour l'impôt déjà retenu à l'étranger : sur un plan RSU américain, une seule ligne mal ventilée peut vous faire payer deux fois le même gain. Un accompagnement permet de sécuriser à la fois le montant et l'année d'imposition, et d'éviter une double imposition.

8. 6 erreurs fréquentes + votre checklist

Avant de valider votre déclaration, passez en revue les fautes les plus courantes. Elles reviennent chaque année et on les retrouve dans presque tous les dossiers qu'on reprend : dans un sens elles font payer trop (abattement oublié en 1WZ), dans l'autre elles déclenchent un rappel (PS calculés sur la moitié du gain).

Les 6 erreurs qui coûtent cher lors de la déclaration d'actions gratuites — chiffres 2026, à vérifier selon votre situation.
ErreurConséquenceLe bon réflexe
Oublier l'abattement de 50 % (case 1WZ)Sur-imposition à l'IRGain net d'abattement en 1TZ ET l'abattement en 1WZ
Confondre les deux gainsMauvais régime appliquéGain d'acquisition = salaire (barème) ; plus-value = PFU
Calculer les PS sur 50 % du gainPS sous-évalués (redressement)PS 18,6 % sur 100 % du gain (avant abattement)
Oublier la contribution 10 % (> 300 k€, case 3VN)Rectifié par l'administrationReporter la base en 3VN
Déclarer la mauvaise annéeDéclaration invalide / trop tôtAnnée de la cession, pas de l'acquisition
Appliquer 17,2 % au lieu de 18,6 %Taux périmé, calcul faux18,6 % en 2026 sur le gain d'acquisition et la plus-value

Votre checklist avant de valider

À cocher avant d'envoyer votre déclaration

  • J'ai récupéré mon état individuel (employeur, avant le 1er mars).
  • J'ai vérifié si le gain est pré-rempli — sinon je l'ai reporté moi-même.
  • Gain ≤ 300 k€ : gain après abattement en 1TZ, abattement de 50 % en 1WZ.
  • Fraction > 300 k€ : en 1TT/1UT + base de la contribution 10 % en 3VN.
  • Plus-value de cession : 3VG (ou moins-value 3VH), formulaire 2074 si détail.
  • La bonne année (celle de la vente).
  • Doute (plan complexe, dépassement de 300 k€, expatriation, RSU) : je me fais accompagner.

9. J'ai oublié de déclarer : comment corriger

Un oubli n'a rien d'irréparable, et le corriger ne vous coûtera pas un centime. Pendant la période déclarative, il suffit de modifier votre déclaration en ligne. Une fois cette période close, vous disposez du service de déclaration corrective en ligne (généralement ouvert chaque été), puis, au-delà, de la voie de la réclamation. Dans tous les cas, conservez votre état individuel et vos justificatifs, l'administration disposant d'un délai de reprise.

Le bon réflexe est d'agir spontanément : corriger de vous-même limite les pénalités et intérêts de retard, très supérieurs lorsque la régularisation est subie à l'issue d'un contrôle. Une correction spontanée vous coûte, au pire, des intérêts de retard ; laisser un contrôleur trouver l'erreur, c'est risquer en plus une majoration.

Un oubli se rattrape

La correction en ligne est simple et sans frais. Anticiper vous évite pénalités et intérêts de retard, et vous ferme la porte à un rappel deux ou trois ans plus tard, alors que vous aurez oublié le dossier. Si votre situation est complexe (gros montant, plan étranger, dépassement de 300 000 €), faites-vous accompagner pour la régularisation.

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La fiscalité et la déclaration des actions gratuites dépendent du plan applicable, de la date de la décision de l'AGE et de votre situation individuelle ; les numéros de cases (millésime 2026) doivent être confirmés avec votre état individuel et la brochure officielle 2042 C. Tous les chiffres sont illustratifs et non garantis. Une action gratuite est une rémunération différée, fiscalisée et incertaine : la valeur peut baisser, une action non cotée est illiquide, et la fiscalité peut évoluer (lois de finances annuelles). Vérifiez toujours à la source (impots.gouv.fr, BOFiP, service-public.fr) ou auprès d'un professionnel.

QH

À propos de l'auteur

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Quentin Hagnéré a fondé Hagnéré Patrimoine en 2020 et en est associé, sans fonction de direction depuis septembre 2026. Auteur de deux livres sur l'investissement immobilier, il signe les guides du cabinet. Le cabinet, présidé par Clément Chatelain, est immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF, COA, COBSP).

Auteur du guideCabinet Hagnéré Patrimoine : ORIAS 23002291
Questions fréquentes

Questions fréquentes : déclarer ses actions gratuites

En principe l'année de la cession ou de la disposition des titres, pas l'année de l'acquisition définitive. Le fait générateur de l'imposition du gain d'acquisition est la cession (à titre onéreux ou gratuit : donation, apport). Tant que vous n'avez pas vendu, il n'y a en principe rien à déclarer au titre du gain d'acquisition.

Ce n'est pas garanti. Le montant peut ne pas apparaître ou être inexact, en particulier pour les RSU et les plans de sociétés étrangères. Vérifiez systématiquement la présence et l'exactitude du gain, et reportez-le vous-même à partir de l'état individuel remis par votre employeur si nécessaire — vérifier n'est pas recopier.

Pour le régime courant, le gain d'acquisition net de l'abattement de 50 % se reporte en case 1TZ, et le montant de l'abattement de 50 % en case 1WZ (millésime 2026, revenus 2025). La case exacte dépend de la date de la décision de l'AGE qui a autorisé l'attribution : partez de votre état individuel pour confirmer.

Le gain déjà net d'abattement se porte en case 1TZ et le montant de l'abattement de 50 % en case dédiée 1WZ. Ne l'oubliez pas : omettre l'abattement est une erreur fréquente qui augmente inutilement l'impôt sur le revenu. Rappel : l'abattement de 50 % réduit l'assiette de l'IR uniquement, jamais celle des prélèvements sociaux.

18,6 % (et non 17,2 %) sur le gain d'acquisition dont la fraction est inférieure ou égale à 300 000 € et sur la plus-value de cession, depuis la LFSS 2026. Le taux de 17,2 % reste réservé à l'assurance-vie, aux revenus fonciers et aux plus-values immobilières. Au-delà de 300 000 €, la fraction relevant des salaires supporte des prélèvements à 9,7 %.

Non. L'abattement de 50 % réduit l'impôt sur le revenu uniquement. Les prélèvements sociaux de 18,6 % portent sur 100 % du gain d'acquisition, c'est-à-dire avant l'abattement. Calculer les PS sur la moitié du gain conduit à une sous-évaluation susceptible d'être rectifiée par l'administration.

La plus-value de cession (prix de vente − valeur des actions à l'acquisition définitive) se reporte en case 3VG ; une moins-value de l'année se porte en case 3VH. Le formulaire 2074 sert au détail du calcul le cas échéant. Le régime est celui des plus-values mobilières : PFU de 12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %, ou option pour le barème.

La logique déclarative est la même : état individuel ou documents du plan, report dans les cases, imposition l'année de la cession. En revanche le régime fiscal dépend du caractère « qualifié » ou non du plan au regard du droit français et de la fraction de source française. Ces gains n'arrivent quasiment jamais pré-remplis : vous partez d'un relevé de broker en anglais, à convertir en euros au bon taux de change puis à ventiler entre gain d'acquisition et plus-value — c'est là que naissent la plupart des erreurs.

En principe non. Tant que vous n'avez pas disposé des titres, il n'y a rien à déclarer au titre du gain d'acquisition, dont le fait générateur est la cession. Une éventuelle période de conservation qui court après l'acquisition définitive ne crée pas non plus d'imposition tant que les actions ne sont pas cédées.

Un oubli se corrige. Pendant la période déclarative, modifiez votre déclaration en ligne. Ensuite, utilisez le service de déclaration corrective en ligne ouvert chaque été, puis la réclamation au-delà. Conservez votre état individuel et vos justificatifs. Corriger spontanément limite les pénalités et intérêts de retard par rapport à une rectification subie lors d'un contrôle.