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Combien vous reste-t-il vraiment après impôts sur vos actions gratuites ?

Deux exemples chiffrés, du brut au net, avec les taux 2026 à jour (prélèvements sociaux 18,6 %, PFU 31,4 %). Pour comprendre ce qui restera réellement dans votre poche — et ce qui fait varier ce montant.

Deux impôts, pas un
18,6 %PS 2026 sur 100 %
≈ 33 400 €Net (revente 50 000 €)
0 €Contribution 10 %
Hagnéré Patrimoine

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Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

Conseiller en gestion de patrimoine

Clément Chatelain accompagne les particuliers, familles et dirigeants sur la structuration globale du patrimoine : fiscalité, placements, immobilier, retraite et transmission.

Gestion de patrimoineCIFORIAS 23002291

Publié le 16 juillet 2026 · Mis à jour le 16 juillet 2026 · Temps de lecture : 8 min · Par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine — ORIAS 23002291.

Vous venez de recevoir des actions gratuites, et une seule question vous occupe vraiment : une fois l'impôt payé, combien va-t-il m'en rester — et à partir de quand puis-je vendre ? Peut-être êtes-vous salarié et découvrez le dispositif ; peut-être êtes-vous cadre ou dirigeant, avec un gain qui s'approche des 300 000 € et que vous voulez réemployer intelligemment. Dans les deux cas, la mécanique est la même : elle tient en deux étages d'imposition et en quelques lignes de calcul.

On va donc dérouler un exemple complet, du brut au net, chiffre par chiffre. Sur un gain d'acquisition de 40 000 € revendu 50 000 €, un salarié à la tranche de 30 % conserve environ 33 400 € net en 2026 ; à la tranche de 41 %, environ 31 200 €. L'écart tient entièrement à la tranche d'imposition ; plus bas, les cinq facteurs qui font vraiment bouger le net.

La réponse express (en 60 secondes)

  • Sur des actions gratuites, on paie deux impôts distincts : sur le gain d'acquisition (la valeur reçue, imposée comme un salaire) et sur la plus-value de cession (la hausse du cours depuis l'acquisition, au PFU).
  • Gain d'acquisition ≤ 300 000 € : barème de l'IR sur la moitié du gain (abattement 50 %) + prélèvements sociaux 18,6 % sur la totalité.
  • Plus-value de cession : PFU 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS), ou option pour le barème.
  • Exemple : gain 40 000 €, revente 50 000 € → net ≈ 33 400 € (tranche 30 %) ou ≈ 31 200 € (tranche 41 %).
  • Vous ne payez qu'à la vente (fait générateur = cession), et pas la contribution de 10 % sous 300 000 €.

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Tous les chiffres sont illustratifs 2026, donnés en ordres de grandeur, hors CSG déductible et hors interactions avec vos autres revenus ; ils ne valent pas conseil personnalisé. Une action gratuite est une rémunération différée et incertaine : le cours peut baisser, l'action non cotée est illiquide, et votre capital est souvent concentré sur le titre de votre employeur (risque double : capital + emploi). La fiscalité dépend de la date de l'assemblée qui a autorisé l'attribution et évolue chaque année.

QH

À propos de l'auteur

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Quentin Hagnéré a fondé Hagnéré Patrimoine en 2020 et en est associé, sans fonction de direction depuis septembre 2026. Auteur de deux livres sur l'investissement immobilier, il signe les guides du cabinet. Le cabinet, présidé par Clément Chatelain, est immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF, COA, COBSP).

Auteur du guideCabinet Hagnéré Patrimoine : ORIAS 23002291

1. Sur des actions gratuites, on paie deux impôts, pas un

Avant les calculs, une règle à avoir en tête, car tout en découle : une action gratuite génère deux gains fiscaux différents, imposés séparément. Les confondre, c'est se tromper de net. Si vous voulez d'abord revenir sur ce qu'est une action gratuite, voyez notre fiche qu'est-ce qu'une action gratuite.

Premier étage — le gain d'acquisition. C'est la valeur de vos actions au jour de leur acquisition définitive (le moment où elles deviennent vraiment les vôtres). Cet avantage est assimilé à une rémunération (art. 80 quaterdecies du CGI). Jusqu'à 300 000 €, il est imposé au barème de l'impôt sur le revenu après un abattement de 50 %, auquel s'ajoutent des prélèvements sociaux de 18,6 % en 2026.

Second étage — la plus-value de cession. C'est la différence entre le prix de vente et la valeur à l'acquisition. Elle relève du régime des plus-values mobilières (art. 150-0 A du CGI) et supporte le PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS), sauf option pour le barème. Si le cours n'a pas bougé, cette plus-value est nulle — et il n'y a pas de second impôt.

Le net se calcule donc ainsi : valeur de revente − impôt sur le gain d'acquisition − impôt sur la plus-value. On n'applique jamais « le PFU » à toute la valeur des actions. Et l'on paie l'année de la vente : le fait générateur est la cession, pas la date d'acquisition. Pour le régime complet, étage par étage, notre guide impôts sur les actions gratuites décortique le détail du calcul ; ici, on se concentre sur combien il reste.

Le piège à éviter (erreur de calcul n°1)

L'abattement de 50 % réduit seulement l'impôt sur le revenu, jamais les prélèvements sociaux. Autrement dit : l'IR se calcule sur la moitié du gain d'acquisition, mais les PS (18,6 %) se calculent sur sa totalité (100 %). Confondre les deux assiettes est l'erreur la plus fréquente que l'on lit en ligne — et elle sous-estime l'impôt réel.

2. Cas n°1 : Camille, salariée à la tranche de 30 %

Camille est salariée. Sa tranche marginale d'imposition (TMI) est de 30 %. Son entreprise lui attribue des actions gratuites : au jour de l'acquisition définitive, elles valent 40 000 € — c'est son gain d'acquisition (bien inférieur à 300 000 €). Deux ans plus tard, elle revend à 50 000 € : le cours a monté, elle réalise une plus-value de cession de 10 000 €.

Étape 1 — l'impôt sur le gain d'acquisition

Les deux calculs du gain d'acquisition (≤ 300 000 €)

IR  =  (Gain d'acquisition × 50 %) × votre tranche (TMI)
       (abattement 50 % : sur l'IR uniquement)

PS  =  Gain d'acquisition × 18,6 %
       (sur 100 % du gain, sans abattement)
  • Gain d'acquisition :40 000 €
  • Tranche (TMI) de Camille :30 %
  • Abattement à l'IR :50 %
  • Prélèvements sociaux 2026 :18,6 %

L'abattement de 50 % s'applique à l'impôt sur le revenu seulement. Les prélèvements sociaux se calculent sur la totalité du gain. Chiffres illustratifs 2026.

Pour Camille, l'impôt sur le revenu porte sur la moitié du gain, soit 40 000 × 50 % = 20 000 €, imposés à 30 % = 6 000 €. Les prélèvements sociaux portent, eux, sur la totalité : 40 000 × 18,6 % = 7 440 €. Le sous-total du premier étage est donc de 13 440 €, soit 33,6 % du gain d'acquisition.

Étape 2 — l'impôt sur la plus-value de cession

La plus-value est la hausse du cours depuis l'acquisition : 50 000 − 40 000 = 10 000 €. Elle supporte le PFU de 31,4 %, soit 10 000 × 31,4 % = 3 140 €. Si le cours n'avait pas bougé, cette plus-value aurait été nulle et il n'y aurait pas eu de second impôt : seul le gain d'acquisition aurait été taxé.

Variante : et si le cours n'avait pas bougé ?

Si Camille avait revendu à 40 000 € (cours inchangé depuis l'acquisition), la plus-value de cession aurait été nulle : aucun second impôt. Seul le premier étage — le gain d'acquisition — aurait été taxé, pour ≈ 13 440 €, et son net serait tombé à ≈ 26 560 € (40 000 − 13 440). La leçon : la plus-value ajoute de l'impôt, mais parce qu'elle ajoute d'abord de la valeur. On n'est jamais perdant à ce que le cours monte ; le vrai risque, c'est qu'il baisse (on y revient plus bas).

Le net en poche

Exemple illustratif 2026 (tranche 30 %), ordre de grandeur, hors CSG déductible et interaction avec les autres revenus.
ÉtapeCalculImpôt
Gain d'acquisition — IR40 000 × 50 % = 20 000 × 30 %6 000 €
Gain d'acquisition — PS 18,6 %40 000 × 18,6 % (sur 100 %)7 440 €
Sous-total gain d'acquisitionsoit 33,6 % du gain13 440 €
Plus-value de cession — PFU 31,4 %10 000 × 31,4 %3 140 €
Total impôtsgain d'acquisition + plus-value16 580 €
Net en poche50 000 − 16 580≈ 33 420 €

Camille conserve donc environ 33 400 € net sur une revente à 50 000 €. Elle échappe aussi à la contribution salariale de 10 %, parce que son gain d'acquisition reste sous 300 000 € (nous y revenons plus bas).

Hagnéré Patrimoine

Combien resterait-il dans VOTRE cas ?

Un conseiller modélise vos deux étages d'imposition (gain d'acquisition et plus-value), vérifie la date de votre AGE et chiffre votre net réel. Ce travail se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée ; le premier rendez-vous offert (45 min) ne contient aucune recommandation personnalisée. Sans engagement.

GratuitSans engagementCGP ORIAS 23002291

3. Cas n°2 : Thomas, cadre à la tranche de 41 % — l'effet de la tranche

Thomas est cadre, à la tranche marginale de 41 %. Pour isoler proprement l'effet de la tranche, on reprend exactement le même cas que Camille : gain d'acquisition 40 000 €, revente 50 000 €, plus-value 10 000 €. Seule sa TMI change.

Exemple illustratif 2026 (tranche 41 %), ordre de grandeur, hors CSG déductible et interaction avec les autres revenus.
ÉtapeCalculImpôt
Gain d'acquisition — IR40 000 × 50 % = 20 000 × 41 %8 200 €
Gain d'acquisition — PS 18,6 %40 000 × 18,6 % (sur 100 %)7 440 €
Sous-total gain d'acquisitionsoit 39,1 % du gain15 640 €
Plus-value de cession — PFU 31,4 %10 000 × 31,4 %3 140 €
Total impôtsgain d'acquisition + plus-value18 780 €
Net en poche50 000 − 18 780≈ 31 220 €

Ce que révèle la comparaison Camille / Thomas

À gain identique, passer de la tranche de 30 % à celle de 41 % ne change que l'impôt sur le revenu du gain d'acquisition : il grimpe de 6 000 € à 8 200 €, soit +2 200 €. Tout le reste est figé, car les prélèvements sociaux (18,6 %) et le PFU sur la plus-value (31,4 %) ne dépendent pas de votre tranche : ils sont rigoureusement identiques d'un cas à l'autre. L'écart de net entre les deux salariés se limite donc à ces ≈ 2 200 € (33 420 € contre 31 220 €) — une seule variable bouge, et elle ne pèse que sur la moitié imposable du gain.

C'est précisément parce que la tranche marginale pèse sur cet IR qu'il peut être utile de la lisser l'année du gain — par exemple avec un versement déductible sur un PER, pour déduire une partie de l'IR l'année du gain. Cet effet ne concerne que la part imposée au barème, jamais les prélèvements sociaux ni le PFU.

4. Et si l'action a baissé au moment où vous vendez ?

On l'oublie souvent, et c'est pourtant le vrai risque : le gain d'acquisition reste dû même si le cours a chuté. Il se calcule sur la valeur des actions au jour de l'acquisition, pas au jour de la vente. Vous pouvez donc devoir un impôt de nature « salaire » sur une valeur qui s'est en partie évaporée depuis.

Et la moins-value alors ? Une moins-value de cession (art. 150-0 D du CGI) est imputable sur des plus-values de même nature (avec un report possible sur dix ans), mais elle n'efface pas l'impôt sur le gain d'acquisition. Les deux étages restent étanches : le premier (salaire) ne se compense pas avec une perte du second (plus-value).

Le risque réel, chiffré

Imaginez un gain d'acquisition de 40 000 € (donc ≈ 13 440 € d'impôt de premier étage, tranche 30 %), mais des actions qui ne valent plus que 30 000 € à la revente. Vous constatez une moins-value de 10 000 € — imputable seulement sur d'autres plus-values mobilières — pendant que l'impôt « salaire » sur les 40 000 € reste, lui, entièrement dû. Gardez en tête qu'une action gratuite est une rémunération incertaine, souvent concentrée sur le titre de votre employeur (risque double : capital + emploi). Pour décider du bon moment, voyez vendre ou conserver ses actions gratuites et quand puis-je vendre mes actions gratuites.

5. Les 5 facteurs qui font varier VOTRE net

Camille et Thomas ne sont pas vous : à gain égal, cinq variables suffisent à écarter votre net de plusieurs milliers d'euros dans un sens comme dans l'autre. Les voici, de la plus lourde (votre tranche) à la plus discrète (la CSG déductible).

Facteurs de variation — exemple illustratif 2026. Le net réel dépend de l'ensemble de votre foyer fiscal.
FacteurEffet sur le net
Votre tranche marginale (TMI)Pèse sur l'IR de la moitié imposable du gain d'acquisition (cf. Camille 30 % vs Thomas 41 %). Plus la tranche est haute, plus l'IR monte.
Les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026)Sur 100 % du gain d'acquisition + sur la plus-value. Fixes, indépendants de la TMI, mais mouvants selon les lois de finances (passés de 17,2 % à 18,6 % via la LFSS 2026).
L'évolution du coursEntre acquisition et vente : crée la plus-value (impôt en plus à 31,4 %) ou une moins-value (qui n'efface pas le gain d'acquisition).
Les fraisCourtage, frais de cession, éventuels frais de tenue de compte : ils réduisent le net effectivement encaissé.
La CSG déductibleUne partie de la CSG payée sur le gain d'acquisition imposé au barème est déductible du revenu de l'année suivante (favorable au net, non chiffrée ici).

Deux chiffres méritent qu'on s'y arrête. D'abord le taux de prélèvements sociaux : pour comprendre pourquoi on retient 18,6 % et non 17,2 % en 2026 sur ces gains, voyez le détail des prélèvements sociaux des actions gratuites. Ensuite, le mécanisme d'imposition du gain d'acquisition lui-même est détaillé, étape par étape, dans notre guide impôts sur les actions gratuites.

Pour les très hauts revenus

Au-delà de nos deux salariés, si votre revenu fiscal de référence est élevé, une contribution exceptionnelle (CEHR, art. 223 sexies du CGI), voire différentielle, peut s'ajouter. Elle dépend de votre revenu global, pas seulement du gain, et sort du périmètre de cet article. Ce sujet est traité côté optimisation dans le volet fiscalité des actions gratuites pour dirigeants et cadres. Nous ne le chiffrons pas ici.

Trois raccourcis qui ne réduisent pas l'impôt sur le gain

On lit souvent qu'un montage suffirait à « effacer » l'impôt. Prudence : le gain d'acquisition, de nature salariale, résiste à la plupart de ces solutions. Trois idées reçues à connaître avant de croire à un net gonflé :

6. Au-delà de 300 000 € : un autre régime (survol)

Nos deux cas restent sous le seuil des 300 000 € : ils bénéficient donc du régime « abattement 50 % » présenté plus haut. Mais si votre gain d'acquisition dépasse ce seuil, la fraction supérieure change de régime — et c'est là que la fameuse contribution de 10 % apparaît (uniquement là).

Focus > 300 000 €

Au-delà de 300 000 € de gain d'acquisition (seuil apprécié par an), la fraction supérieure est imposée dans la catégorie des traitements et salaires au barème, sans l'abattement de 50 %, avec CSG/CRDS d'activité et une contribution salariale spécifique de 10 % (art. L.137-14 du Code de la sécurité sociale). Nos deux exemples (40 000 €) n'y sont pas soumis. Pour le régime complet de ce seuil, voyez le régime au-delà de 300 000 € et, pour l'optimisation d'un dirigeant, la fiscalité des actions gratuites (approche patrimoniale).

7. Récapitulatif : les deux cas côte à côte

Exemples illustratifs 2026, ordres de grandeur, hors CSG déductible et interactions avec vos autres revenus.
PosteCamille (TMI 30 %)Thomas (TMI 41 %)
Gain d'acquisition40 000 €40 000 €
IR (sur 50 % du gain)6 000 €8 200 €
PS 18,6 % (sur 100 %)7 440 €7 440 €
Plus-value de cession10 000 €10 000 €
PFU 31,4 % sur la plus-value3 140 €3 140 €
Total impôts16 580 €18 780 €
Net en poche (sur 50 000 €)≈ 33 420 €≈ 31 220 €

Un seul chiffre bouge entre les deux colonnes : l'IR du gain d'acquisition (6 000 € pour Camille, 8 200 € pour Thomas). Les 2 200 € d'écart de net viennent uniquement de là ; les prélèvements sociaux et le PFU, eux, sont identiques d'un cas à l'autre. Ces montants se déclarent l'année suivant la vente : pour savoir quelles cases remplir et quand, voyez comment déclarer ses actions gratuites.

8. Ces chiffres valent-ils pour vous ?

Ne prenez pas ces 33 420 € ou 31 220 € pour votre avis d'imposition : ce sont des ordres de grandeur. Votre net réel dépendra de votre foyer fiscal complet, de vos autres revenus de l'année, de la CSG déductible, d'éventuels frais, et — pour les très hauts revenus — d'une possible contribution exceptionnelle. La fiscalité est mouvante (lois de finances annuelles), et le régime applicable dépend de la date de l'assemblée générale qui a autorisé l'attribution : c'est elle qui fige les règles de votre plan.

Note de méthode : comment lire ces chiffres

Par souci de lisibilité, nos calculs isolent l'impôt propre aux actions gratuites. Ils arrondissent à l'euro, appliquent votre tranche marginale à la moitié imposable du gain (le barème réel étant progressif) et laissent de côté deux éléments plutôt favorables : la CSG déductible l'année suivante et un éventuel effet de lissage. À l'inverse, un revenu global élevé peut ajouter une contribution exceptionnelle. Bilan : fiez-vous à l'échelle (autour de 33 000 €), pas au dernier euro. Seul un chiffrage sur l'ensemble de votre foyer donne le net exact.

Un dernier point, qui pèse autant que l'impôt : une fois les 33 000 € encaissés, ils dorment encore sur le titre de votre employeur, et tant qu'ils n'en sont pas sortis, votre salaire et votre épargne dépendent de la même entreprise. L'enjeu devient donc de réemployer intelligemment ce net. Le PEA comme enveloppe de réemploi, l'assurance-vie pour diversifier ou, plus largement, réinvestir le produit de vos actions gratuites sont autant de pistes à cadrer selon votre situation.

Méthode documentée

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Nous chiffrons vos deux étages d'imposition, vérifions la date de votre AGE et construisons le réemploi de votre net. Ce travail se fait dans le cadre d'une lettre de mission signée ; le premier rendez-vous offert (45 min) ne contient aucune recommandation personnalisée. Bilan sans engagement.

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Pour tout comprendre depuis le début — nature, calendrier, fiscalité, arbitrages — revenez au guide complet des actions gratuites. Et si votre situation relève d'un patrimoine d'actionnariat plus large (stock-options, BSPCE), voyez notre dossier stock-options et BSPCE : que faire de 1 M€.

Mise à jour : 16 juillet 2026. Sources : Code général des impôts (art. 80 quaterdecies, 150-0 A, 200 A, 150-0 D, 223 sexies), Code de la sécurité sociale (art. L.137-14, L.137-13, L.136-6, L.136-8), Code de commerce (art. L.225-197-1 et suivants), BOFiP (BOI-RSA-ES), impots.gouv.fr, service-public.fr, LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Les taux, seuils et barèmes mentionnés sont indicatifs, en vigueur à la date de publication, et dépendent de la date de l'AGE et de votre situation individuelle.

Ce guide est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La fiscalité des actions gratuites dépend du plan applicable et de sa date d'autorisation. Tous les chiffres sont illustratifs et non garantis ; tout investissement comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez un conseiller en gestion de patrimoine pour une recommandation adaptée à votre situation. Hagnéré Patrimoine — cabinet de CGP enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF, COA, COBSP), 82 Impasse de Bellevue, 73000 Bassens.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : le net après impôts des actions gratuites

Pour un salarié à la tranche marginale de 30 % qui revend les titres 50 000 €, il reste environ 33 400 € net après ≈ 16 600 € d'impôts. Ce total additionne l'impôt sur le gain d'acquisition (imposé comme un salaire, après abattement de 50 % à l'IR, plus PS 18,6 % sur 100 % du gain) et l'impôt sur la plus-value de cession (PFU 31,4 %). Chiffre illustratif 2026, hors CSG déductible et interactions avec vos autres revenus. Méthode complète dans notre guide sur les impôts des actions gratuites.

Sur les deux, et il ne faut jamais les confondre. Le gain d'acquisition (la valeur des actions au jour où elles vous sont définitivement acquises) est imposé comme un salaire (art. 80 quaterdecies du CGI). La plus-value de cession (la hausse éventuelle du cours entre l'acquisition et la vente) est imposée au régime des plus-values mobilières (PFU). Les deux impôts s'additionnent l'année de la vente.

Non. L'abattement de 50 % réduit uniquement l'assiette de l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) se calculent sur 100 % du gain d'acquisition, sans abattement. C'est l'erreur de calcul la plus fréquente sur les actions gratuites : l'appliquer aux prélèvements sociaux fausse tout le net.

18,6 % depuis la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), qui a relevé la CSG de 1,4 point sur les revenus du capital. Le taux de 17,2 % ne concerne plus que l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers, les plus-values immobilières et le PEL ouvert avant 2018. Sur le gain d'acquisition et la plus-value d'actions gratuites, on retient donc 18,6 %.

Non. Beaucoup de simulateurs grand public l'appliquent dès le premier euro, à tort. Pour les actions gratuites dont l'attribution a été autorisée par une assemblée générale récente, la contribution salariale spécifique de 10 % (art. L.137-14 du Code de la sécurité sociale) ne frappe que la fraction du gain d'acquisition supérieure à 300 000 €. Un gain de 40 000 € n'y est pas soumis.

Le PFU ne couvre qu'un seul des deux étages. À 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS), il ne s'applique qu'à la plus-value de cession, c'est-à-dire la hausse du cours depuis l'acquisition. Le gain d'acquisition, lui, est imposé comme un salaire (barème après abattement de 50 %). Appliquer le PFU à toute la valeur des actions serait une erreur.

En principe à la cession : le fait générateur de l'imposition est la vente (ou la donation, ou l'apport) des titres, pas la date d'acquisition définitive. Le gain d'acquisition et la plus-value se déclarent la même année, celle de la vente, et l'impôt est réglé l'année suivante. Vous n'êtes donc pas imposé tant que vous n'avez pas disposé de vos actions.

Oui, mais uniquement sur l'IR de la moitié imposable du gain d'acquisition. À gain égal (40 000 €), un salarié à la tranche de 41 % paie environ 2 200 € d'IR de plus qu'un salarié à 30 %. En revanche, les prélèvements sociaux (18,6 %) et le PFU sur la plus-value (31,4 %) ne dépendent pas de votre tranche : ils sont identiques.

Le gain d'acquisition reste dû : il est calculé sur la valeur des actions au jour de l'acquisition définitive, pas au jour de la vente. Une moins-value de cession n'efface pas cet impôt. Elle est seulement imputable sur des plus-values de même nature, avec un report possible sur dix ans. C'est un risque réel : on peut devoir un impôt de nature salariale sur une valeur qui a fondu depuis.

Ce sont des ordres de grandeur illustratifs 2026, hors CSG déductible et hors interactions avec vos autres revenus. Votre net réel dépend de votre foyer fiscal, de votre revenu global et de la date de l'assemblée générale qui a autorisé l'attribution (elle détermine le régime applicable). La fiscalité évolue chaque année avec les lois de finances. Un bilan personnalisé reste indispensable.