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Assurance vie luxembourgeoise pour médecin libéral

Médecin généraliste ou spécialiste, vous percevez des revenus BNC élevés, vous constituez une épargne de précaution et, en fin de carrière, un capital de cession de patientèle. La retraite CARMF, elle, ne remplace qu'une fraction de vos revenus. L'assurance vie luxembourgeoise est l'enveloppe de capitalisation de ce capital privé après impôt : pour sa structure, jamais pour un avantage fiscal.

capital privé après impôt
fiscalité identique à la France
sécuritésécurité sans plafond
pertinente dès ~250 000 €
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CC

Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet

Clément Chatelain

CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise

Clément Chatelain accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.

Expert AVLCIFCabinet indépendant

Vous épargnez 30 000, 50 000, parfois 80 000 € par an, votre tranche marginale frôle les 45 %, et vous savez déjà que votre pension CARMF ne remplacera qu'une fraction de vos revenus. La question qui revient en consultation n'est jamais « comment payer moins d'impôt » — un médecin établi a souvent fait le tour des dispositifs — mais « où loger durablement, et de façon sécurisée, le capital privé que je constitue après impôt ». C'est exactement la question à laquelle l'assurance vie luxembourgeoise répond.

Le médecin libéral cumule trois particularités patrimoniales qu'un salarié ne connaît pas : des revenus BNC élevés mais irréguliers et lourdement imposés, une retraite CARMF souvent jugée insuffisante au regard de ses revenus d'activité, et un patrimoine concentré sur l'outil de soin (murs du cabinet, patientèle). Trois raisons de se doter d'une poche financière privée, diversifiée, transmissible et décorrélée du cabinet.

Je suis Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine (cabinet CIF, ORIAS 23002291), et ce guide ne réexplique pas le fonctionnement d'une assurance vie luxembourgeoise ni les règles communes à toutes les professions libérales : pour cela, reportez-vous à notre guide assurance vie luxembourgeoise pour profession libérale. Ici, nous traitons exclusivement la situation du médecin : ses sources de capital, son trou de retraite, le réinvestissement de sa patientèle et sa transmission.

La réponse en 40 secondes

Oui, l'assurance vie luxembourgeoise est pertinente pour un médecin à partir d'environ 250 000 € d'encours. Non, ce n'est pas un avantage fiscal : pour un résident fiscal français, la fiscalité est strictement identique à une assurance vie française. Son intérêt est structurel (architecture ouverte, super-privilège, multidevises, transmission sur mesure). On l'alimente avec du capital après impôt : épargne BNC, produit de cession de patientèle, dividendes de SEL. Ce n'est ni votre structure d'exercice, ni votre retraite obligatoire.

Avertissement

Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni un conseil fiscal. Les montants de frais, de ticket d'entrée et de rendement sont des ordres de grandeur de marché[à vérifier], variables selon les contrats et négociés au cas par cas ; ils ne sont jamais garantis. Tout placement en unités de compte comporte un risque de perte en capital.

Pourquoi le médecin libéral est un profil patrimonial à part

Le médecin établi épargne beaucoup, mais trois angles morts l'obligent à structurer son patrimoine de sa propre initiative — personne ne le fera à sa place :

  • Des revenus BNC élevés mais irréguliers : une bonne année, une année blanche (installation, congé, investissement dans le plateau technique). La tranche marginale d'imposition atteint souvent 41 % ou 45 %, ce qui réduit fortement le revenu disponible à épargner.
  • Une retraite CARMF jugée insuffisante : la Caisse autonome de retraite des médecins de France gère trois étages (régime de base CNAVPL, régime complémentaire vieillesse, allocation supplémentaire de vieillesse pour le secteur 1). Le taux de remplacement y est généralement nettement inférieur au dernier revenu d'activité — souvent de l'ordre de 40 à 50 % [estimation, variable selon la carrière].
  • Un patrimoine concentré sur l'outil de soin : murs du cabinet, parts de SCI immobilière, valeur de la patientèle. Tout est corrélé à l'activité, peu diversifié.

Conséquence : le médecin doit construire seul son patrimoine financier, son complément de retraite et sa transmission. Nous ne détaillons pas ici le calcul de la pension : ce point est traité dans notre guide de la retraite CARMF du médecin généraliste.

Trois particularités du médecin libéral

Revenus élevés et irréguliers, fortement imposés · Retraite CARMF à faible taux de remplacement · Patrimoine concentré sur l'outil de soin. Ces trois traits expliquent pourquoi le médecin a besoin d'une poche financière privée diversifiée et transmissible, décorrélée de son cabinet.

Les trois sources de capital privé du médecin

Peu de conseillers le formulent ainsi, et c'est pourtant déterminant : le capital privé d'un médecin vient de trois sources distinctes, toutes après impôt. L'assurance vie luxembourgeoise n'est donc jamais un outil de défiscalisation : c'est l'enveloppe de capitalisation qui accueille ce qui a déjà supporté l'impôt et les cotisations.

Les trois sources de capital privé du médecin libéral
SourceNatureFiscalité en amont (déjà payée)Rôle de l'AVL
Épargne BNC accumuléeFlux régulierIR au barème + cotisations socialesVersements programmés
Cession de patientèleCapital ponctuel (fin de carrière)PV pro 30 %, souvent exonérée ≤ 500 000 € (art. 238 quindecies)Versement unique important
Dividendes de SELFlux (si société à l'IS)PFU 31,4 % ou cotisés TNS (> 10 % du capital)Réemploi du capital privé

À ces trois sources s'ajoute parfois un héritage. Le point commun : ce sont des sommes déjà nettes d'impôt, que l'on cherche à faire fructifier, à protéger et à transmettre. La cession de patientèle, traitée en détail sur notre page cession de patientèle du médecin généraliste, génère souvent le plus gros versement ; son réemploi est décrit dans notre guide réinvestir le capital après une cession.

L'essentiel : une enveloppe pour du capital déjà imposé

La logique de fond tient en une phrase : l'assurance vie luxembourgeoise n'est jamais un outil de défiscalisation. Elle reçoit du capital après impôt (épargne BNC, cession, dividendes nets) pour le faire fructifier, protéger et transmettre dans la durée. La défiscalisation à l'entrée relève du PER ; la capitalisation longue et liquide, de l'assurance vie. On y revient en section 4.

BNC en nom propre ou SELARL/SELAS : qui souscrit le contrat ?

Nous voyons cette erreur en rendez-vous presque chaque semaine, et elle coûte cher : tout dépend de votre mode d'exercice : c'est lui qui détermine qui peut détenir le contrat et avec quel argent.

Vous exercez en BNC en nom propre. Il n'existe pas de personne morale distincte de vous : vous souscrivez une assurance vie luxembourgeoise à titre personnel, avec votre épargne privée (après impôt sur le bénéfice et cotisations).

Vous exercez en SEL (SELARL, SELAS), société à l'impôt sur les sociétés. La SEL est une personne morale : par nature, elle ne peut pas souscrire d'assurance vie, réservée aux personnes physiques. Pour sa trésorerie durablement excédentaire, l'enveloppe équivalente est le contrat de capitalisation (différé à l'IS) ; l'assurance vie reste pour votre liquidité privée.

Erreur classique : votre SELARL ne peut pas ouvrir d'assurance vie

Beaucoup de médecins en SEL croient pouvoir loger la trésorerie de leur société dans une assurance vie. C'est impossible : l'assurance vie est réservée aux personnes physiques. La société place sa trésorerie en contrat de capitalisation ; vous placez votre liquidité privée (issue de l'arbitrage rémunération/dividendes) en assurance vie. Le comparatif complet des deux modes d'exercice figure sur notre page SELARL ou BNC pour le médecin, et la logique générale sur le persona chef d'entreprise / dirigeant de société.

Le trou CARMF : l'étage de capitalisation libre (AVL + PER)

Avec un taux de remplacement CARMF souvent compris entre 40 et 50 %, le médecin a besoin d'un étage de capitalisation libre. Là où beaucoup raisonnent en « PER ou assurance vie », la bonne lecture est « PER et assurance vie » : les deux se cumulent.

Le PER (ou Madelin) offre une déduction à l'entrée : en 2026, un TNS peut déduire jusqu'à 88 911 € (le PASS 2026 est de 48 060 €), avec un report du plafond non utilisé désormais porté de 3 à 5 ans. En contrepartie, l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite et la sortie est taxée à 18,6 % ou 31,4 %, ce que les plaquettes commerciales passent volontiers sous silence. L'assurance vie luxembourgeoise, elle, n'est pas déductible mais reste disponible, capitalise et se transmet hors succession, avec des prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % sur l'AV.

PER et AVL : deux étages complémentaires

PER : déduction à l'entrée (efficace à TMI élevée), épargne bloquée jusqu'à la retraite, sortie taxée à 18,6 %/31,4 %.
AVL : pas de déduction, mais liquidité, capitalisation, transmission optimisée et PS à 17,2 %. La logique : saturer d'abord la déduction PER utile, puis loger l'épargne longue et liquide en assurance vie.

Cette articulation est développée dans nos guides préparer sa retraite avec une AVL et PER du médecin généraliste.

Réinvestir le produit de cession de patientèle

En fin de carrière, la cession du droit de présentation de patientèle génère souvent le plus gros versement du médecin. La plus-value professionnelle est taxée à 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de PS), mais elle est souvent totalement exonérée jusqu'à 500 000 € de valeur via l'article 238 quindecies — un généraliste qui cède en dessous de ce seuil ne paie, dans bien des cas, aucun impôt sur la plus-value. L'article 151 septies A peut aussi s'appliquer au départ en retraite.

Le produit net constitue alors un versement unique important, que l'assurance vie luxembourgeoise accueille parfaitement : il n'existe aucun plafond maximum de versement, contrairement au PEA limité à 150 000 €. La fiscalité précise de la cession est détaillée sur notre page cession de patientèle du médecin généraliste ; le réemploi en contrat luxembourgeois, sur réinvestir après une cession et montant minimum et ticket d'entrée.

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Sécurité : le super-privilège protège le rang, pas votre activité

Si un seul argument justifie le détour par le Luxembourg, c'est celui-là. Le triangle de sécurité repose sur trois acteurs : le Commissariat aux Assurances (CAA) qui supervise, la banque dépositaire qui détient et cantonne les actifs hors du bilan de l'assureur, et l'assureur lui-même. À cela s'ajoute le super-privilège : l'assuré est créancier de premier rang, sans plafond, sur les actifs cantonnés (art. 118 de la loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015, exercice par saisie-arrêt après notification CAA, art. 120).

Là où la France plafonne la garantie à 70 000 € par assuré et par compagnie (FGAP), le Luxembourg ne fixe aucun plafond— un vrai confort pour un médecin qui aura concentré un capital important dans un seul contrat. La supervision relève de Solvabilité II, commune à l'UE. Le cas FWU (liquidation prononcée le 31 janvier 2025) le rappelle : le triangle fonctionne, mais sécurité ne veut pas dire disponibilité immédiate— d'où l'importance de choisir une compagnie solide.

Ce que le super-privilège NE fait PAS

Le super-privilège protège le rang de restitution de vos actifs en cas de défaillance de l'assureur. Il n'est pas une insaisissabilité face à vos créanciers professionnels ; il n'est pas un bouclier contre votre responsabilité civile médicale ; il ne garantit pas la valeur des unités de compte (risque de marché identique à la France). La couverture du risque d'exercice reste votre RC pro.

Protection de l'épargne : Luxembourg vs France
CritèreLuxembourgFrance
MécanismeSuper-privilège (créancier de 1er rang)FGAP (fonds de garantie)
Plafond de garantieAucun plafond70 000 € / assuré / compagnie
Détention des actifsCantonnés chez la banque dépositaireAu bilan de l'assureur
Cadre prudentielSolvabilité II (CAA)Solvabilité II (ACPR)

Pour approfondir : le super-privilège luxembourgeois et le triangle de sécurité 2026.

Sortir de la dépendance au cabinet : architecture ouverte, FID et FAS

Le patrimoine du médecin étant concentré (murs, patientèle), l'assurance vie luxembourgeoise permet justement de placer une partie de cette épargne loin du cabinet— actions internationales, non coté, devises — pour ne plus dépendre d'un seul actif, grâce à son architecture ouverte : titres vifs, non coté / private equity, dette privée, fonds internationaux, et multidevises (EUR, USD, CHF, GBP). L'accès dépend des catégories du Commissariat aux Assurances (CAA), fixées par deux conditions cumulatives : la prime versée et la fortune mobilière.

Catégories CAA (LC 15/3 maintenue par la LC 26/1, en vigueur au 01/02/2026)
CatégoriePrime / fortune mobilièreCe que cela ouvre
NAucun seuilFonds classiques, ETF (gestion standard)
A125 000 € / 250 000 €Supports diversifiés selon la convention
B250 000 € / 500 000 €Univers élargi, gestion sous mandat (500 k€ de fortune)
C250 000 € / 1 250 000 €Non coté, private equity, dette privée
D1 000 000 € / 2 500 000 €Toutes classes d'actifs + métaux précieux

FID ou FAS : mandat vs auto-pilote

Le FID (Fonds Interne Dédié) est géré sous mandat par un gérant délégataire : vous déléguez la gestion. Le FAS (Fonds d'Assurance Spécialisé) est piloté par vous ou votre conseiller (titres vifs, non coté selon la catégorie CAA). Le FIC (Fonds Interne Collectif) est mutualisé entre plusieurs souscripteurs. Le choix dépend de votre implication et de votre encours — à ne pas confondre.

Attention enfin à l'IFI : la fraction immobilière des unités de compte (SCPI, OPCI, SCI logées en UC) reste taxable au titre de l'article 972 du CGI— le Luxembourg n'y fait pas échapper. Pour aller plus loin : architecture ouverte et catégories CAA, FID / FAS / FIC et AVL multidevises.

Transmettre : clause bénéficiaire, 990 I et 757 B

Le médecin n'a souvent pas de dispositif de transmission lié à une entreprise (le pacte Dutreil vise un outil professionnel, pas du capital financier). La clause bénéficiaire de l'assurance vie devient alors son principal outil de transmission. Et sur ce terrain, le contrat luxembourgeois est exactement aussi avantageux que le français : faute de convention successorale France-Luxembourg, ce sont les règles fiscales françaises qui s'appliquent (DMTG de droit interne + crédit d'impôt art. 784 A).

Transmission de l'assurance vie : 990 I vs 757 B
CritèreArt. 990 I (avant 70 ans)Art. 757 B (après 70 ans)
DéclencheurPrimes versées avant 70 ansPrimes versées après 70 ans
Abattement152 500 € par bénéficiaire30 500 € global (tous bénéficiaires)
Taux20 % jusqu'à 700 000 € de fraction taxable, puis 31,25 %Droits de succession sur les primes
GainsInclus dans la base taxableExonérés

Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés. La clause bénéficiaire sur mesure est particulièrement utile pour un médecin remarié ou en famille recomposée (démembrement, bénéficiaires successifs). Le détail : l'article 990 I et l'article 757 B.

Fiscalité identique en France et seuil de pertinence

C'est le point que nous devons souvent répéter en rendez-vous : le Luxembourg ne fait pas économiser d'impôt à un médecin résident fiscal français. Le Grand-Duché pratique la neutralité fiscale (il ne taxe pas le non-résident), après quoi c'est la fiscalité française qui s'applique, à l'identique : même PFU de 30 %, mêmes 24,7 % après 8 ans jusqu'à 150 000 € de primes nettes versées, même abattement de 4 600 €/9 200 €, mêmes règles de transmission.

Point crucial pour 2026 : les prélèvements sociaux sur l'assurance vie restent à 17,2 %. La LFSS 2026 a relevé la CSG du capital, mais a expressément exclu l'assurance vie (liste limitative, CSS L.136-8) : la hausse à 18,6 % vise les dividendes, intérêts, plus-values mobilières, le PEA, le PER et les cryptos — jamais l'assurance vie. Aucun avantage de barème au Luxembourg : l'intérêt est la structure.

La fiscalité n'est PAS l'argument

Si un interlocuteur vous vend un « avantage fiscal luxembourgeois » en tant que résident français, méfiez-vous : il n'existe pas. La fiscalité est identique à la France. Ce qui change, c'est la structure : architecture ouverte, super-privilège sans plafond, multidevises, clause bénéficiaire sur mesure. On choisit le Luxembourg pour ce qu'il permet, pas pour ce qu'il ferait économiser.

La valeur étant structurelle, elle a un coût : le seuil de pertinence se situe autour de 250 000 € (en dessous, une assurance vie française suffit). Le ticket d'entrée commercial se situe souvent entre 125 000 et 250 000 € selon la compagnie et le courtier — une fourchette de marché [à vérifier], sur devis, à ne pas confondre avec les seuils réglementaires CAA. Et il n'existe aucun plafond maximum de versement.

Ticket et frais : sur devis, jamais une grille officielle

Les frais (entrée, gestion, mandat) et le ticket d'entrée d'un contrat luxembourgeois sont négociés au cas par cas (contrat + assureur + courtier). Toute « grille officielle » chiffrée présentée comme certaine doit éveiller la méfiance : ce sont des fourchettes, qui dépendent de votre encours et de votre allocation.

Pour situer votre montant : fiscalité de l'AVL, AVL vs AV française, et les paliers 250 000 € / 500 000 €.

Cas chiffrés et erreurs classiques du médecin

Cas A — Spécialiste secteur 2, 52 ans, capital en constitution (~400 000 à 500 000 €)

Hypothèses explicites : capital privé à placer de l'ordre de 400 000 à 500 000 € (épargne BNC accumulée), TMI 45 %, horizon > 8 ans, marié, 2 enfants. Avec ce montant, le médecin atteint la catégorie CAA B (250 000 € de prime + 500 000 € de fortune mobilière) : univers élargi, architecture ouverte et multidevises, via un FID sous mandat ou un FAS piloté selon son implication. Le super-privilège sans plafond protège le rang de restitution. Côté transmission, la clause bénéficiaire ouvre l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire (primes avant 70 ans, art. 990 I). À mesure que le capital grossit, les paliers supérieurs ouvrent d'autres classes d'actifs : voir 500 000 € et 1 million d'euros. Les coûts restent des fourchettes négociées, jamais garanties, et la fiscalité est identique à une AV française.

Cas B — Généraliste, 64 ans, cession de patientèle (~300 000 €)

Hypothèses explicites : cession du droit de présentation pour ~300 000 €, exonérée au titre de l'article 238 quindecies (valeur < 500 000 €) : le produit net ≈ versement brut. Ce capital est logé en versement unique dans une assurance vie luxembourgeoise (aucun plafond maximum, vs PEA 150 000 €), pour un complément de revenu via rachats partiels après 8 ans et une transmission optimisée. La fiscalité détaillée de la cession est traitée sur la page dédiée ; ici, seul le réemploi est abordé. À noter que l'exonération suppose des conditions à valider au cas par cas (art. 238 quindecies / 151 septies A).

Comment lire ces cas chiffrés

Ces deux cas sont des illustrations sur hypothèses explicites, pas des projections de rendement. Les montants de capital, la catégorie CAA atteinte et l'exonération de cession dépendent de votre situation réelle ; les frais (entrée, gestion, mandat) sont des fourchettes négociées au cas par cas et ne sont jamais garantis. Aucun rendement n'est promis ici : les performances passées ne préjugent pas des performances futures et tout placement en unités de compte comporte un risque de perte en capital. Chaque chiffre est à valider « selon le contrat » et selon votre dossier.

Les erreurs classiques que nous voyons le plus souvent :

  • Croire à un avantage fiscal luxembourgeois. Pour un résident français, la fiscalité est identique à la France (PS 17,2 % sur l'AV). La valeur est structurelle.
  • Vouloir faire souscrire l'AV par sa SELARL. Impossible : c'est le contrat de capitalisation pour la trésorerie de la société.
  • Confondre super-privilège et protection contre la RC pro / les créanciers. Il protège le rang, pas l'activité.
  • Ouvrir une AVL sous ~250 000 €. Le surcoût n'est pas compensé : une AV française suffit.
  • Confondre PER et AVL. Cumul, pas substitution : la sortie PER (18,6 %/31,4 %) n'est pas la fiscalité de l'AV (17,2 %).
  • Confondre seuils réglementaires CAA et ticket commercial. Ce sont deux notions distinctes.
  • Oublier le déclaratif. Formulaire 3916 (1 500 € d'amende par contrat oublié) et autoliquidation de l'acompte au rachat via le 2778-SD.
Hagnéré Patrimoine

Médecin libéral : faites poser les chiffres de votre situation

Mode d'exercice (BNC ou SEL), trou CARMF, réemploi de la cession de patientèle, seuil de pertinence, allocation et transmission : nous structurons votre capital privé sur votre cas réel. Bilan offert en 45 minutes avec Clément Chatelain.

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Notre verdict pour le médecin libéral

L'assurance vie luxembourgeoise est pertinente pour un médecin établi disposant d'un capital privé d'environ 250 000 € ou plus, qui cherche structure, sécurité et transmission : elle loge l'épargne BNC, le produit de cession de patientèle et les dividendes de SEL, en cumul avec le PER, et décorrèle le patrimoine de l'outil de soin. Elle n'est en revanche jamais le bon outil pour un médecin qui cherche à « payer moins d'impôt » : la fiscalité est identique à la France.

La question à se poser n'est pas le rendement fiscal — il n'y en a pas — mais : est-ce que mon capital justifie une enveloppe de ce niveau, et est-ce que j'ai un vrai sujet de transmission ou de devises ? Pour les règles communes à toutes les professions libérales, voyez notre pilier assurance vie luxembourgeoise pour profession libérale.

Mentions légales et conformité

Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social à Bassens (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP) et Courtier en Assurance (COA).

Informations à jour au 25 juin 2026 (CGI 125-0 A / 990 I / 757 B / 784 A / 972 / 238 quindecies / 151 septies A ; CSS L.136-8 / L.642-1 / L.644-1 / L.645-1 ; art. 118 et 120 de la loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015 ; LC CAA 26/1 (en vigueur au 1er février 2026) ; LF 2026 loi 2026-103 ; LFSS 2026 loi 2025-1403 ; directive 2009/138/CE Solvabilité II). La fiscalité, les seuils et les frais dépendent de votre situation et peuvent évoluer. Article publié le 18 juin 2026. Dernière mise à jour : 25 juin 2026.

Les ordres de grandeur de frais et de ticket d'entrée sont indicatifs et négociés au cas par cas. Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ces informations ne se substituent pas à un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Questions fréquentes du médecin libéral

Non. À montant et durée égaux, vous paierez exactement le même impôt qu'avec un contrat ouvert à Paris : PFU de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de PS), abattement de 4 600 € (seul) ou 9 200 € (couple) après 8 ans, succession régie par les articles 990 I et 757 B. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % en 2026 sur l'assurance vie (jamais 18,6 %). Ce que le Luxembourg apporte se joue ailleurs : architecture ouverte, super-privilège, multidevises, clause bénéficiaire sur mesure.

Ordre de grandeur d'environ 250 000 € d'encours. En dessous, une assurance vie française couvre les mêmes besoins à moindre coût. Le ticket d'entrée commercial des compagnies luxembourgeoises se situe souvent entre 125 000 et 250 000 € selon la compagnie et le courtier : c'est une fourchette de marché, à confirmer au devis, distincte des seuils réglementaires des catégories CAA. Il n'existe aucun plafond maximum de versement, contrairement au PEA limité à 150 000 €.

Avec son capital privé après impôt : épargne BNC accumulée, produit net de la cession de patientèle en fin de carrière, dividendes de société d'exercice libéral après impôt, ou un héritage. C'est une enveloppe de capitalisation, pas un outil de défiscalisation : on y loge ce qui a déjà supporté l'impôt sur le revenu et les cotisations sociales.

Oui. La CARMF ne remplace souvent qu'une fraction du dernier revenu, de l'ordre de 40 à 50 % selon les situations. L'AVL constitue un étage de capitalisation libre, en cumul (et non en concurrence) avec un PER : le PER déduit à l'entrée mais bloque l'épargne jusqu'à la retraite et sa sortie est taxée à 18,6 %/31,4 %, tandis que l'assurance vie reste disponible, capitalise sans déduction et se transmet hors succession avec des prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %.

L'AVL est adaptée à un versement unique important, car elle n'a aucun plafond maximum, contrairement au PEA limité à 150 000 €. La plus-value de cession du droit de présentation est taxée à 30 % et souvent totalement exonérée jusqu'à 500 000 € de valeur au titre de l'article 238 quindecies : le produit net se loge ensuite en assurance vie pour le complément de revenu et la transmission. La fiscalité précise de la cession est détaillée sur notre page dédiée.

Non. L'assurance vie est réservée aux personnes physiques : une société d'exercice libéral soumise à l'IS ne peut pas en détenir. Pour placer la trésorerie durablement excédentaire d'une SEL, l'enveloppe équivalente est le contrat de capitalisation, qui permet un différé à l'impôt sur les sociétés. L'assurance vie reste pour votre liquidité privée personnelle.

Non. Le super-privilège (art. 118 de la loi luxembourgeoise du 7 décembre 2015) fait de vous un créancier de premier rang, sans plafond, sur les actifs cantonnés si l'assureur défaille : il protège le rang de restitution. Il ne vous protège pas contre vos propres créanciers professionnels, pas contre une mise en cause de votre responsabilité civile médicale, et pas contre le risque de marché des unités de compte. La couverture du risque professionnel reste votre assurance de responsabilité civile professionnelle.

Oui. Vous devez déclarer l'existence du contrat chaque année via le formulaire 3916, dont l'oubli est sanctionné de 1 500 € par contrat. En cas de rachat, l'assureur luxembourgeois n'étant pas collecteur de l'impôt français, vous autoliquidez l'acompte via le formulaire 2778-SD, puis vous régularisez sur la déclaration annuelle 2042 (détention en case 8TT). La fiscalité appliquée est identique à celle d'un contrat français.