Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide médecin généraliste 202616 minMis à jour 25 juin 20263 cas chiffrés

Médecin généraliste : faut-il passer en SELARL ou rester en BNC ?

On vous a sûrement glissé un chiffre : au-delà de 100 000 € de bénéfice, passez en SELARL. Ce conseil est faux neuf fois sur dix. La SEL ne fait pas baisser votre impôt — elle le diffère sur la part de bénéfice que vous ne consommez pas. En BNC, 100 % de votre bénéfice supporte l'IR (jusqu'à 45 %) et les cotisations TNS, dépensé ou non. En SEL à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), vous n'êtes imposé à l'IR que sur ce que vous vous versez. On vous donne votre vrai seuil de bascule, le cadre déontologique propre au médecin, trois cas chiffrés à 180 000 € — et le cas, bien réel, où passer en SELARL vous coûte de l'argent. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

ARBITRAGE BNC / SELARL 2026

Calculer votre seuil de bascule et chiffrer le gain net réel de la SELARL

Audit BNC vs SELARL pour médecin généraliste : modélisation à l'euro selon votre TMI, votre BNC et votre capacité d'épargne, arbitrage rémunération/dividendes, impact CARMF, statut SELARL ou SELAS, coût réel. Cabinet 100 % indépendant.

  • Modélisation chiffrée BNC vs SELARL
  • Seuil calibré sur votre taux d'épargne
  • Impact retraite CARMF intégré
  • Cabinet 100 % indépendant

IS PME

15 / 25 %

SEUIL TAUX RÉDUIT

42 500 €

PFU DIVIDENDES

31,4 %

TMI CIBLE

41-45 %

DIVIDENDES SANS COTIS.

10 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE CONTRESENS·3 MIN

La SELARL diffère l'impôt, elle ne le baisse pas

L'essentiel en 30 secondes

  • Il n'y a pas de seuil légal BNC → SELARL : aucun texte, aucune jurisprudence ne fixe de montant de bénéfice.
  • La SEL ne supprime aucun impôt : elle le diffère sur la part de bénéfice que vous ne consommez pas (report + différentiel de taux, pas une exonération).
  • En BNC, 100 % de votre bénéfice subit l'IR (jusqu'à 45 %) + les cotisations TNS, consommé ou non. En SEL à l'IS, vous n'êtes imposé à l'IR que sur ce que vous vous versez ; le reste capitalise à 15 % (jusqu'à 42 500 €) puis 25 %.
  • La bascule ne paie que si deux conditions sont réunies : une TMI élevée (41-45 %) et une capacité d'épargne réelle. Si vous dépensez tout, elle coûte plus qu'elle ne rapporte (cas du Dr Julien, §5).
  • Spécificité médecin : la SEL doit respecter la déontologie, les règles de détention du capital (ordonnance 2023-77) et l'inscription au tableau de l'Ordre (§3).

« SELARL ou BNC ? » : la question revient à chaque rendez-vous avec un généraliste installé, souvent après qu'un confrère ou un commercial a lâché un chiffre magique. La vérité est plus exigeante. La société à l'IS n'est pas un interrupteur « moins d'impôt » : c'est un outil de pilotage qui ne profite qu'à un profil précis. Reprenons dans l'ordre : le mécanisme, le cadre propre au médecin, le vrai seuil, puis trois cas chiffrés — dont un où la bascule fait perdre de l'argent.

Le point de départ, c'est le Code général des impôts. En BNC au réel, votre bénéfice est déterminé recettes moins dépenses (article 93 CGI), déclaré sur la liasse 2035-SD (article 96 CGI), puis ajouté à vos autres revenus et soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu (article 197 CGI). En SEL, c'est la société qui est redevable de l'impôt sur les sociétés (article 219 I-b CGI) ; vous n'êtes personnellement imposé que sur ce que la société vous distribue. C'est cette question — qui paie l'impôt, vous ou la société — qui commande tout le reste.

Report et différentiel de taux — pas une suppression d'impôt

Ne tombez pas dans le contresens le plus courant. Sur la part de bénéfice laissée dans la société, vous payez l'IS (15 ou 25 %) au lieu de l'IR à votre TMI (41-45 %). Mais le jour où vous sortez ces sommes en dividendes, vous payez le PFU à 31,4 % par-dessus l'IS déjà acquitté. L'avantage est donc un report dans le temps (le capital fructifie avant d'être distribué) et un différentiel de taux, qui ne se matérialisent que si vous ne consommez pas tout votre bénéfice. C'est exactement ce qu'on chiffre au §5.
§ 2LE MOTEUR·3 MIN

Imposé sur tout, ou seulement sur ce qu'on se verse

S'il ne fallait garder qu'une idée, ce serait celle-là : la différence entre le BNC et la SEL n'est pas un taux, c'est l'assiette. Sur quoi êtes-vous imposé ?

BNC au réel — imposé sur TOUT le bénéfice

Que vous viviez avec 70 000 € ou 180 000 €, c'est l'intégralité du bénéfice qui supporte l'IR au barème (jusqu'à 45 %) et les cotisations TNS, l'année où il est dégagé. La part que vous laissez de côté pour épargner a déjà été imposée au maximum. Vous n'avez aucun levier sur l'assiette.

SEL à l'IS — imposé sur ce que vous VOUS VERSEZ

La société paie l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Vous n'êtes imposé à l'IR que sur votre rémunération, et au PFU 31,4 % sur les dividendes que vous décidez de sortir. Le bénéfice non distribué reste dans la société, faiblement taxé, et continue à travailler. Vous pilotez l'assiette.

Ce déplacement de l'assiette ne profite qu'à un profil : celui qui n'a pas besoin de tout son revenu. En BNC, épargner coûte cher — vous payez l'impôt maximal, puis vous mettez de côté ce qu'il reste. En SEL, vous pouvez laisser une partie du bénéfice dans la société, où il n'est taxé qu'à 15 ou 25 %, et l'y faire fructifier (trésorerie placée, voir §11) avant, éventuellement, de vous le distribuer plus tard.

Les deux barèmes côte à côte. Les seuils de l'IR sont par part de quotient familial et indicatifs (revalorisés chaque année). L'IS PME est à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions), 25 % au-delà. C'est ce différentiel, appliqué au bénéfice non consommé, qui finance la bascule.
Barème IR 2026 (art. 197 CGI)TauxBarème IS PME (art. 219 I-b)Taux
Jusqu'à ~11 600 €0 %Bénéfice ≤ 42 500 €15 %
Tranches intermédiaires11 % / 30 %Bénéfice > 42 500 €25 %
De ~84 600 à ~181 900 €41 %——
Au-delà de ~181 900 €45 %——

Aller plus loin — l'IS effectif sur le bénéfice non consommé

Prenons un médecin qui laisse 95 000 € de bénéfice dans sa société : il paie d'abord 15 % sur les premiers 42 500 € (soit 6 375 €), puis 25 % sur les 52 500 € restants (soit 13 125 €) : au total ~19 500 € d'IS, soit un taux effectif d'environ 20,5 %. À comparer aux 41-45 % d'IR (plus les cotisations TNS) que ce même bénéfice aurait supportés en BNC. C'est ce différentiel de ~20 points, appliqué chaque année à la part non consommée, qui constitue le moteur économique de la bascule — et c'est exactement le calcul que l'on déroule au §5.

Le seuil de l'IS, c'est 42 500 € — pas 100 000 €

On lit parfois que le taux réduit d'IS s'applique jusqu'à 100 000 € de bénéfice. C'est faux. À la date de rédaction, le taux de 15 % de l'IS s'applique jusqu'à 42 500 € de bénéfice (article 219 I-b CGI), sous conditions PME (chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré, détention à 75 % par des personnes physiques). Au-delà, le taux passe à 25 %. Ce plafond a été maintenu par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026).
§ 3LE CADRE DU MÉDECIN·3 MIN

Le cadre du médecin : déontologie, capital, Ordre

Voilà ce qui distingue votre situation de celle d'un consultant ou d'un artisan : pour un médecin, la SEL n'est pas qu'un choix fiscal, c'est une structure réglementée. Avant de parler taux et seuil, trois contraintes propres aux professions de santé entrent en jeu. Aucune n'interdit la bascule, mais toutes la cadrent.

Commençons par le texte applicable. Depuis le 1er septembre 2024, l'exercice en société des professions libérales réglementées est régi par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a abrogé l'ancienne loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Si vous lisez encore des contenus qui visent « la loi de 1990 », ils sont datés sur ce point : la base légale a changé.

À intégrer

Les trois contraintes propres à la SEL de médecin

  • Détention du capital (art. 46 de l'ordonnance 2023-77) : plus de la moitié du capital et des droits de vote doit être détenue, directement ou via une SPFPL, par les professionnels qui exercent dans la société. Au moins un médecin exerçant doit être associé (art. 3).
  • Inscription au tableau de l'Ordre : l'inscription est obligatoire pour exercer (art. L. 4112-1 CSP), et la SEL elle-même doit être inscrite au tableau du conseil départemental de l'Ordre.
  • Déontologie (art. R. 4127-1 et s. CSP) : la société reste soumise au Code de déontologie — indépendance professionnelle, secret médical, interdiction du compérage. La SEL ne dispense de rien.

La place des tiers non-exerçants : prudence

La fraction du capital pouvant être détenue par des tiers non professionnels (investisseurs extérieurs) est strictement encadrée par les textes propres aux professions de santé. Elle est le plus souvent présentée comme plafonnée à un quart au maximum, mais le pourcentage exact doit être vérifié au décret d'application applicable à votre profession avant toute structuration. Retenez le principe : les exerçants gardent le contrôle, et aucune optimisation ne peut contourner cette règle ni la déontologie. Pour le panorama complet des formes (EI, EURL, SELARL, SELAS, SELARLU), voyez notre guide quel statut juridique pour quelle profession libérale.
§ 4LE SEUIL·3 MIN

Le vrai seuil : deux conditions cumulatives

Le seuil de bascule n'est pas un montant de bénéfice : c'est une condition qui croise deux variables. La SELARL devient intéressante quand l'économie réalisée sur le bénéfice non consommé dépasse le surcoût de la structure — et cela suppose deux conditions réunies en même temps.

La condition de bascule (raisonnement, pas barème légal)

La SELARL est pertinente SI les DEUX conditions sont remplies :

  Condition 1 — TMI élevée :   TMI BNC  ≥  41 %
  Condition 2 — Épargne réelle : (Bénéfice − Train de vie) > ~25 000 à 30 000 €/an

Alors, et alors seulement :

  (Bénéfice − Train de vie) × (TMI − Taux d'IS)
        >  Coût annuel de la structure

où :
  • (Bénéfice − Train de vie) = part de bénéfice NON consommée
  • TMI = votre tranche marginale en BNC (souvent 41 % ou 45 %)
  • Taux d'IS = 15 % (≤ 42 500 €) puis 25 %
  • Coût = compta + juridique + conseil (souvent 2 000 à 5 000 €/an)

Lecture : il faut une TMI élevée ET une capacité d'épargne réelle. Si l'une des deux manque — TMI à 30 %, ou train de vie qui absorbe tout le bénéfice — le membre de gauche s'effondre et il ne reste que le coût : la SEL devient une perte.

Pour un généraliste, cela revient à comparer deux confrères au même bénéfice. Prenez deux médecins à 180 000 à 200 000 € de BNC : celui qui vit avec 80 000 € épargne 100 000 € chaque année — pour lui, la SELARL fait travailler ces 100 000 € à 15/25 % au lieu de 41/45 %. Celui qui dépense ses 180 000 € n'épargne rien : pour lui, la SEL n'est qu'un surcoût. Même bénéfice, décision opposée. Ce qui compte, ce n'est pas ce que vous gagnez, c'est ce que vous ne dépensez pas.

Pourquoi « 100 000 € = passez en SELARL » est un mauvais conseil

Le seuil de 100 000 € qu'on entend partout n'a de sens que pour un profil bien précis : forte TMI et capacité d'épargne importante. Appliqué à un généraliste qui gagne 130 000 € mais en dépense 125 000 €, ce conseil fait perdre de l'argent : la part non consommée (5 000 €) ne génère qu'une économie dérisoire, largement engloutie par le surcoût de comptabilité et l'impact CARMF. Le bon réflexe n'est pas de regarder votre chiffre, mais votre taux d'épargne.
§ 5CAS CHIFFRÉS·5 MIN

Trois cas chiffrés au point de bascule

Trois généralistes, trois décisions opposées : c'est ici que la théorie se transforme en euros. Une mise au point avant de lire : pour rester lisibles, ces chiffres sont des ordres de grandeur en base brute, avant déductions (PER/Madelin), et la rémunération de sortie qui finance le train de vie reste, elle, chargée (cotisations + IR). Le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · Généraliste · 180 000 € de BNC · train de vie 85 000 €

Dr Camille — la SELARL est clairement gagnante

Camille dégage 180 000 € mais vit avec 85 000 €. Elle épargne donc environ 95 000 € par an.

En BNC : les 180 000 € supportent l'IR (avec une large part à 41 %, et un peu à 45 %) et les cotisations TNS sur la totalité. Les 95 000 € qu'elle n'utilise pas ont déjà été imposés à son taux marginal avant d'atterrir sur son épargne.

En SELARL (gérante majoritaire, TNS) : elle se verse ~85 000 € (imposés à l'IR + cotisations, comme avant), et laisse ~95 000 € dans la société. Cette part est taxée à l'IS (15 % sur les premiers 42 500 €, 25 % au-delà), soit un IS effectif de l'ordre de ~20,5 % — contre un taux marginal d'IR de 41 % en BNC, auquel s'ajoutaient les cotisations TNS. L'écart annuel se chiffre en dizaines de milliers d'euros, et le capital ainsi conservé capitalise dans la société.

Soyons clairs : ce n'est pas de l'impôt en moins, c'est de l'impôt plus tard — et taxé différemment. Le jour où Camille sortira ces sommes en dividendes, elle paiera le PFU (31,4 %). Mais d'ici là, elle aura capitalisé sur une base bien plus large.

Cas 2 · Généraliste · 180 000 € de BNC · mais consomme tout

Dr Julien — la SEL ne sert à rien (le contre-exemple)

Julien a le même bénéfice de 180 000 € que Camille, mais un train de vie de 175 000 € : il n'épargne quasiment rien.

Pour disposer de ses 180 000 €, il doit tout sortir de la société. Soit en rémunération (imposée à l'IR + cotisations, exactement comme en BNC), soit en dividendes : et là, il empile l'IS d'abord (15/25 %), puis le PFU à 31,4 % à la sortie, plus les cotisations TNS sur la fraction de dividendes au-delà de 10 % (voir §7). La double couche d'imposition annule le bénéfice du taux réduit.

Résultat : à bénéfice identique, la SEL n'apporte rien de plus à Julien que le BNC sur le plan fiscal, et lui coûte en revanche la comptabilité, le juridique, la complexité — et des droits CARMF en moins s'il privilégie les dividendes. C'est la preuve par l'exemple : le seuil n'est pas un chiffre de bénéfice, c'est un chiffre d'épargne.

Cas 3 · Généraliste · 130 000 € de BNC · ~30 000 €/an d'épargne

Dr Sarah — point de bascule limite, à trancher en bilan

Sarah gagne 130 000 € et en dépense environ 100 000 €. Elle épargne ~30 000 € par an : la condition de bascule est tout juste remplie, mais de façon mesurée.

Sur ces ~30 000 € non consommés, le différentiel IS (15 %) vs TMI (autour de 41 %) génère une économie de l'ordre de ~7 000 à 8 000 € par an. Mais une fois retranchés le surcoût de comptabilité et de conseil (souvent 2 000 à 4 000 €/an) et l'impact sur ses droits CARMF, le gain net se réduit à quelques milliers d'euros — réel, mais modeste.

Notre conseil pour ce profil : avant de monter une SELARL complète, regardez d'abord l'option de l'EI à l'IS (article 1655 sexies CGI), qui capte l'essentiel de l'avantage sans la lourdeur d'une société. Et n'oubliez pas le PER du médecin généraliste, qui réduit l'IR à votre TMI sans aucune structure à créer. La décision se prend en bilan, chiffres en main.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (tranches, cotisations et arrondis) pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée: le gain net réel dépend de votre TMI exacte, de votre régime de cotisations CARMF, de vos déductions (PER/Madelin), du niveau de rémunération de sortie et du rendement de la trésorerie capitalisée. Une projection chiffrée ne préjuge pas du résultat futur, qui varie selon votre situation et l'évolution de la fiscalité (LF/LFSS annuelles). À modéliser au cas par cas avant toute décision.
Hagnéré Patrimoine

Quel est VOTRE seuil de bascule, à l'euro près ?

Un CGP indépendant modélise votre cas — BNC, TMI, train de vie réel, capacité d'épargne — et chiffre le gain net annuel d'une SELARL (ou d'une EI à l'IS), coûts et impact CARMF inclus.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6LE VRAI COÛT·3 MIN

Le vrai coût : compta, mais surtout retraite CARMF

Le coût d'une SELARL se lit sur trois niveaux — et le classement surprend. Le plus visible, la comptabilité d'engagement et le juridique, est réel mais prévisible, et finalement le moins gênant. Vient ensuite un coût technique apparu en 2025 : la ventilation rémunération technique / mandat, qu'il faut désormais justifier (§8). Mais celui qui fait vraiment mal n'est pas comptable du tout — il se loge dans vos droits CARMF, dès que vous privilégiez les dividendes.

Mémo express

Les trois couches de coût d'une SELARL de médecin

  • Coût visible (compta + juridique) : comptabilité d'engagement, honoraires d'expert-comptable souvent de 2 000 à 5 000 €/an, formalités annuelles (approbation des comptes, PV), frais de constitution et d'inscription de la société au tableau de l'Ordre. Mesurable et prévisible.
  • Coût retraite CARMF (dividendes) : les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite. Vos cotisations CARMF (notamment la retraite complémentaire) sont assises sur votre revenu d'activité cotisé : vous payer surtout en dividendes, c'est valider moins de droits. Vous échangez un gain fiscal immédiat contre une pension future plus faible.
  • Coût ventilation (technique / gérance) : depuis 2025, la part technique (BNC) et la part de mandat (art. 62) doivent être justifiées (§8), ce qui ajoute un travail de paie et de déclaration — donc du conseil.

Moins d'impôt aujourd'hui, moins de pension demain

La bascule en SELARL, surtout couplée à une rémunération faible et beaucoup de dividendes, est un arbitrage : moins d'impôt et de cotisations aujourd'hui, contre moins de droits CARMF demain. Ce n'est pas un mauvais choix en soi, mais il doit être conscient et compensé : une rémunération suffisante pour cotiser, un PER (article 154 bis CGI, jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026) pour reconstituer l'épargne retraite à votre TMI, et une prévoyance pour couvrir le risque. Le sujet est traité en détail dans notre guide retraite du médecin généraliste : pourquoi la CARMF ne suffira pas.
§ 7LA RÈGLE DES 10 %·3 MIN

Le piège des dividendes : la règle des 10 %

« Je me verserai des dividendes, ça ne coûte que 31,4 % de PFU, pas de charges. » C'est mot pour mot ce qu'un confrère m'a dit le mois dernier, persuadé d'avoir trouvé la faille. C'est faux pour une SELARL. Une règle spécifique, propre aux sociétés d'exercice libéral et aux gérants TNS, vient encadrer la distribution.

La règle des 10 % (art. L. 131-6 CSS)

Dividendes versés au gérant majoritaire de SELARL (TNS) :

  • Fraction ≤ 10 % de (capital social
      + primes d'émission + solde moyen du CCA)
        →  PFU 31,4 %  (pas de cotisations TNS)

  • Fraction > 10 %
        →  réintégrée dans l'assiette des COTISATIONS TNS
           (≈ 40-45 %, en plus de l'imposition)

CCA = compte courant d'associé. La part de dividendes au-delà de 10 % du capital est traitée, socialement, comme du revenu d'activité : elle supporte les cotisations TNS, pas seulement le PFU.

Cette règle tient bon. Le Conseil constitutionnel l'a validée (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010), jugeant ses critères « objectifs et rationnels » et son objectif — éviter la substitution de dividendes à de la rémunération — légitime ; le décret de calcul (n° 2009-423) a lui aussi résisté (CE 27 mai 2011 n° 328905). La Cour de cassation a même jugé que loger la SEL sous une SPFPL ne fait pas écran : les dividendes distribués à la holding restent dans l'assiette TNS de l'exerçant (Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366). Cette décision d'espèce est très commentée et sa portée générale reste discutée ; à apprécier prudemment avec votre conseil.

La règle des 10 % en chiffres

Imaginons une SELARL au capital de 10 000 €, sans prime ni compte courant. Le seuil des 10 % vaut donc 1 000 €. Si le gérant majoritaire se distribue 40 000 € de dividendes : les 1 000 € sous le seuil supportent le PFU à 31,4 % ; les 39 000 € restants sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS, comme du revenu d'activité. Sur une SELARL faiblement capitalisée, l'essentiel des dividendes bascule ainsi en cotisations TNS. Au-delà de ce seuil, sortir des dividendes coûte presque aussi cher qu'un salaire : autant laisser dormir le bénéfice dans la société.

Conséquence sur le gain de la bascule

La règle des 10 % borne l'intérêt d'une distribution massive en dividendes : au-delà du seuil, ils coûtent presque aussi cher qu'une rémunération. C'est une raison de plus pour que la SELARL serve d'abord à capitaliser plutôt qu'à tout redistribuer. À noter : cette règle vise les TNS (gérant majoritaire de SELARL) ; en l'état du droit, elle ne s'applique pas au président de SELAS, assimilé salarié. Le détail figure dans nos guides dédiés dividendes de SEL et cotisations sociales et SEL : salaire ou dividendes, et, pour le généraliste, dans médecin en SELARL : salaire ou dividendes.
§ 8ALERTE — CE 8 AVRIL 2025·3 MIN

Votre rémunération reste du BNC (CE 8 avril 2025)

On croit souvent qu'en passant en SEL, on transforme son revenu de médecin en salaire de dirigeant. Faux. La rémunération que vous percevez au titre de votre activité technique d'exercice libéral — vos actes, vos consultations — reste imposée en BNC (article 92 CGI). Seule la rémunération du mandat de gérance (gérant majoritaire de SELARL) relève de l'article 62 CGI (traitements et salaires).

Le Conseil d'État a posé ce principe (16 octobre 2013 n° 339822 ; 8 décembre 2017 n° 409429), puis l'a confirmé le 8 avril 2025 (n° 492154). Et là, attention au contresens qui circule partout : le Conseil d'État a confirmé que le technique reste du BNC — il n'a rien renversé. Ce qu'il a annulé, c'est uniquement la « règle des 5 % » (§ 550 de la doctrine BOI-RSA-GER-10-30) qui présumait forfaitairement qu'au moins 5 % de la rémunération relevaient du mandat sans justification. La tolérance forfaitaire tombe ; le régime BNC, lui, est conforté.

À retenir

La SEL réorganise votre BNC, elle ne le supprime pas

  • Rémunération technique d'exercice (l'essentiel de votre revenu de médecin) → BNC, article 92 CGI.
  • Rémunération du mandat de gérance (gérant majoritaire SELARL) → art. 62 CGI (traitements et salaires).
  • Plus de forfait : depuis le CE 8 avril 2025 n° 492154, la répartition technique / mandat doit être justifiée (annulation de la tolérance des 5 %).

Le piège à anticiper : la ventilation doit être justifiée

Concrètement, depuis l'annulation de la tolérance des 5 %, vous ne pouvez plus présumer qu'une fraction de votre rémunération relève automatiquement du mandat (art. 62). La répartition entre rémunération technique (BNC) et rémunération du mandat (art. 62) doit reposer sur des éléments concrets et documentés — c'est devenu un vrai sujet de paie et de déclaration en SELARL, à cadrer dès la constitution avec votre expert-comptable. L'application de cette fin de tolérance aux exercices antérieurs (annulation valant pour l'avenir, possibilité de se prévaloir de l'ancienne doctrine pour le passé) reste un point délicat, à traiter au conditionnel avec votre conseil.
§ 9SELARL OU SELAS·2 MIN

SELARL ou SELAS pour le généraliste ?

Si une société s'impose, reste à choisir sa forme. SELARL et SELAS sont toutes deux à l'IS et offrent le même pilotage rémunération/dividendes. La vraie différence tient au statut social du dirigeant, et donc au poids des cotisations. Pour un généraliste, la SELARL (gérant majoritaire TNS, qui reste affilié à la CARMF) est le choix dominant.

SELARL vs SELAS : le choix se joue d'abord sur le statut social du dirigeant. Les fourchettes de cotisations sont des ordres de grandeur ; le chiffrage précis dépend du niveau de rémunération.
CritèreSELARL (gérant majoritaire)SELAS (président)
Statut social du dirigeantTNS (art. L. 631-1 CSS)Assimilé salarié (régime général)
Poids des cotisationsPlus léger (≈ 33 à 45 %)Plus lourd (≈ 70 à 80 %)
Protection sociale / retraiteCARMF (TNS), plus limitéeRenforcée (hors chômage)
Règle des 10 % sur dividendesS'applique (TNS)Ne s'applique pas en l'état du droit
Profil typeMinimiser les charges, piloter la rémuPrivilégier la couverture sociale

En résumé : la SELARL (gérant majoritaire TNS) est souvent privilégiée par les généralistes qui veulent minimiser les charges et piloter leur rémunération. La SELAS (président assimilé salarié) convient à ceux qui veulent une meilleure protection sociale et acceptent des cotisations plus lourdes. Notez aussi qu'on peut exercer seul en SELARL via la SELARLU (unipersonnelle). Pour le détail du chiffrage et le panorama des statuts, appuyez-vous sur notre guide pilier BNC ou SELARL : à partir de quel bénéfice basculer et sur EI, EURL, SELARL, SELAS.

Pour trancher en une phrase

Vous cherchez d'abord à optimiser la fiscalité et piloter votre rémunération, et vous êtes prêt à compléter votre couverture par un PER et une prévoyance ? La SELARL (TNS) est souvent le bon choix pour un généraliste. Vous voulez une protection sociale solide d'emblée et acceptez des cotisations plus lourdes ? Regardez la SELAS. Dans les deux cas, posez les deux simulations côte à côte avant de signer : un écart de cotisations de 30 points, ça se calcule, ça ne se devine pas.
§ 10VOS AVANTAGES DE MÉDECIN·2 MIN

Vos avantages de médecin, conservés en SEL

Une crainte revient souvent en rendez-vous : « en passant en SEL, est-ce que je perds mes exonérations de médecin ? » Bonne nouvelle : les avantages attachés à votre activité de soin ne dépendent pas de votre forme juridique. Ils suivent l'acte médical, pas la structure.

Mémo express

Ce que vous conservez, BNC ou SEL

  • Exonération de TVA des soins (article 261-4-1° CGI) : les actes médicaux dispensés par un médecin sont exonérés de TVA, que vous exerciez en BNC ou en SELARL. La forme juridique est neutre sur ce point.
  • Permanence des soins en zone sous-dense (article 151 ter CGI) : la rémunération perçue au titre de la permanence des soins est exonérée d'IR dans la limite de 60 jours par an, pour les médecins installés dans une zone sous-dense (zonage de l'art. L. 1434-4 CSP). C'est une exonération personnelle, indépendante du mode d'exercice.

La structure ne touche pas à vos dispositifs métier

Le choix BNC ou SELARL est un sujet de structuration et de fiscalité de l'entreprise, pas un sujet qui remet en cause vos dispositifs de médecin. Ces leviers propres au généraliste (zonage, permanence des soins, et plus largement la réduction d'impôt) sont détaillés dans nos guides défiscalisation médecin généraliste et comment un médecin généraliste peut réduire ses impôts.
§ 11APRÈS LA BASCULE·3 MIN

Après la bascule : trésorerie, SPFPL, RFR, cession

Monter la SELARL, ce n'était que l'ouverture : vous disposez désormais d'une enveloppe à l'IS où loger et faire fructifier le bénéfice que vous ne consommez pas. Voici ce que la SEL débloque, et qui prolonge naturellement ce guide.

Les leviers que la SELARL débloque. Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster professions libérales / santé.
Levier débloqué par la SELARLCe que ça apporteLe guide dédié
Trésorerie placéeCapitaliser le bénéfice à l'IS (contrat de capitalisation, comptes à terme, SCPI…) plutôt que de tout sortir en dividendes à 31,4 %Placer la trésorerie de sa SEL
SPFPL (holding)Remontée des dividendes à ~1,25 % (mère-fille, art. 145 et 216 CGI), effet de levier pour racheter des parts ou un second cabinetSPFPL profession libérale
Pilotage du RFRMaîtriser le revenu fiscal de référence (CEHR art. 223 sexies, CDHR art. 224) en ne se versant que le nécessaireProfession libérale à hauts revenus
PER / MadelinDéduire jusqu'à 88 911 € (art. 154 bis CGI) du revenu, à la TMIPER médecin généraliste
Cession / transmissionExonérations de plus-value (151 septies, 238 quindecies, 150-0 D ter)Céder son cabinet

Le point d'attention transverse à connaître : la dualité des prélèvements sociaux 2026. Depuis la LFSS 2026, les dividendes supportent 18,6 % de PS (PFU global 31,4 %), tandis que l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers restent à 17,2 %. C'est précisément ce qui rend le placement de la trésorerie de la SEL plus efficace que la distribution. Pensez enfin à la CDHR (article 224 CGI, imposition minimale à 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €), créée par la LF 2025 et reconduite par la LF 2026 : sa pérennité au-delà de 2026 et le détail de son calcul restent à confirmer.

Note de méthode : capitaliser à l'IS n'est pas un rendement garanti

L'intérêt de laisser le bénéfice fructifier dans la société repose sur un placement de la trésorerie (contrat de capitalisation, comptes à terme, SCPI, unités de compte…), dont la performance n'est ni connue ni garantie à l'avance. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, certains supports comportent un risque de perte en capital, et le gain d'une stratégie de capitalisation à l'IS dépend autant du rendement obtenu que de l'avantage fiscal. C'est un arbitrage de moyen-long terme, à dimensionner selon votre horizon et votre tolérance au risque — jamais un automatisme.

La bascule s'inscrit dans une séquence

Choisir BNC ou SELARL, c'est la première marche, pas l'escalier entier. Une fois la structure posée, on enchaîne sur la rémunération, la trésorerie, la holding, le PER, la prévoyance et la transmission du cabinet. Pour l'arbitrage de fond, voyez notre guide pilier BNC ou SELARL : à partir de quel bénéfice basculer, et pour la stratégie d'ensemble du généraliste à hauts revenus, profession libérale à hauts revenus : comment payer moins d'impôts.
Méthode documentée

Faire le bon choix de structure, puis bâtir la suite

Audit indépendant pour médecin : on calcule votre seuil de bascule, on choisit la structure adaptée (BNC, EI à l'IS, SELARL ou SELAS), on intègre l'impact CARMF, puis on enchaîne sur la trésorerie, la SPFPL et la transmission. Une vision globale et chiffrée.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
ACCOMPAGNEMENT

Décider BNC ou SELARL avec un CGP indépendant

Cabinet pluridisciplinaire : audit de votre structure, calcul du seuil de bascule, arbitrage salaire/dividendes, impact CARMF, choix SELARL ou SELAS, coût réel et préparation de la transmission de votre cabinet. Une vision globale et chiffrée.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet 100 % indépendant
  • Modélisation BNC vs SELARL à l'euro
4,7/5sur Trustpilot (26 avis)

Trancher BNC ou SELARL avec un CGP indépendant spécialiste des médecins

Pas de produit-maison, pas de biais commercial. Audit de votre BNC, calcul du seuil de bascule selon votre TMI et votre capacité d'épargne, arbitrage rémunération/dividendes, impact CARMF, choix SELARL ou SELAS, et préparation de la suite (SPFPL, trésorerie, transmission).

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • CGI — BNC, IS et barèmes

    Art. 93 et 96 CGI (BNC au réel, déclaration contrôlée 2035-SD). Art. 102 ter CGI (micro-BNC : abattement 34 %, seuil de recettes 83 600 €). Art. 197 CGI (barème de l'IR 0/11/30/41/45 %). Art. 219 I-b CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions PME, 25 % au-delà). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026). Art. 158 CGI (option barème, abattement 40 %). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin, plafond 88 911 € en 2026). Doctrine : BOI-IS-LIQ-20-20, BOI-BNC-CHAMP-10-30-10.

  • CGI / CSS — rémunération et dividendes en SEL

    Art. 92 CGI (la rémunération technique de l'associé de SEL relève des BNC). Art. 62 CGI (rémunération du mandat de gérance du gérant majoritaire, imposée en traitements et salaires). Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant ; décret 2009-423 du 16/04/2009). Art. L. 631-1 CSS (affiliation TNS). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, frottement IS ≈ 1,25 %). Doctrine : BOI-RES-BNC-000136 (27/12/2023), BOI-RSA-GER-10-30 (16/07/2025).

  • Cadre du médecin — SEL de santé

    Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, en vigueur le 01/09/2024, abroge la loi 90-1258 du 31/12/1990) : art. 3 (professionnel exerçant), art. 46 (détention de plus de la moitié du capital et des droits de vote par les exerçants), art. 69 (professions de santé). Code de la santé publique : art. L. 4112-1 (inscription au tableau de l'Ordre), art. R. 4127-1 et s. (déontologie médicale), art. L. 1434-4 (zones sous-denses). Art. 261-4-1° CGI (exonération de TVA des soins). Art. 151 ter CGI (permanence des soins, limite 60 jours/an ; BOI-BNC-CHAMP-10-40-20). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025) ; LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026).

  • Jurisprudence structurante

    CE 8e-3e ch. 08/04/2025 n° 492154 (la rémunération technique de l'associé de SEL relève du BNC — principe validé ; seule la règle des 5 % du § 550 de BOI-RSA-GER-10-30 est annulée). CE 16/10/2013 n° 339822 et CE 08/12/2017 n° 409429 (socle : BNC sauf lien de subordination). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 06/08/2010 (validation de la règle des 10 %, art. L. 131-6 CSS). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (la SPFPL ne fait pas écran — décision d'espèce). CE 27/05/2011 n° 328905 (validité du décret 2009-423).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, et ne se substitue pas à l'avis de votre expert-comptable, de votre avocat fiscaliste ou de votre conseil ordinal. La décision de passer de BNC à SELARL (ou à l'EI à l'IS) doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable (audit de structure, modélisation chiffrée selon votre TMI et votre capacité d'épargne, arbitrage rémunération/dividendes, impact CARMF, statut social, respect de la déontologie et des règles de détention du capital). Les chiffres et taux cités sont à jour au 8 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points (application dans le temps de la fin de la tolérance des 5 %, pourcentage exact détenable par des tiers dans une SEL de santé, portée générale de la jurisprudence SPFPL, pérennité de la CDHR au-delà de 2026) sont signalés au conditionnel lorsque le texte ou la doctrine ne tranchent pas encore clairement.

Foire aux questions

Tout sur le choix BNC ou SELARL pour un médecin généraliste seuil, coût, dividendes, CARMF et déontologie.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des généralistes : à partir de quel bénéfice basculer, ce que change vraiment la SEL, le coût réel, la détention du capital, la règle des 10 %, l'impact CARMF, SELARL ou SELAS. Réponses sourcées et à jour 2026.