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Guide vétérinaire 202618 minMis à jour 25 juin 2026Cas chiffré 480 000 €

Céder sa clinique vétérinaire : comment effacer (presque) toute la plus-value

Après 20 ou 30 ans de pratique, vous vendez votre clinique. La vraie question n'est pas le prix de vente, mais ce qu'il vous reste une fois le fisc passé. Sur une cession à 480 000 €, l'écart entre la bonne et la mauvaise stratégie, c'est jusqu'à 150 000 € d'impôt — ou 0 €. Tout dépend d'une seule chose : ce que vous vendez. Votre clientèle (fonds libéral BNC) ? Plus-value professionnelle, exonérable à 100 % jusqu'à 500 000 € via l'article 238 quindecies. Vos parts de SELARL ? Plus-value mobilière, prélèvements sociaux à 18,6 %, et l'exonération totale n'existe pas. Spécificité vétérinaire : votre activité est mixte (soins BNC + vente de médicaments), ce qui complique le régime des recettes. On détaille chaque exonération avec ses seuils 2026 et la façon de les cumuler, avec un cas à 480 000 € (0 €) et une variante à 700 000 €. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

CESSION DE CLINIQUE VÉTÉRINAIRE 2026

Chiffrer l'impôt exact de votre cession et activer la bonne exonération

Audit de cession : identification de votre régime (clientèle BNC ou parts de SEL), seuils 151 septies / 238 quindecies, activité mixte soins/médicaments, départ à la retraite, abattement 500 000 €, immobilier des murs et prélèvements sociaux à 18,6 %. Cabinet 100 % indépendant.

  • Régime clientèle ou parts identifié
  • Exonérations et cumuls modélisés
  • PS 18,6 % et CEHR/CDHR intégrés
  • Cabinet 100 % indépendant

EXO TOTALE (CLIENTÈLE)

500 000 €

EXO SELON RECETTES (SOINS)

90 000 €

ABATT. PARTS DE SEL

500 000 €

PV PRO / PARTS

31,4 % / 31,4 %

PS SUR LA PV 2026

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE GRAND TRI·3 MIN

Le grand tri : ce que vous cédez décide de tout

L'essentiel en 30 secondes

  • Ce qui décide de votre fiscalité, ce n'est pas le métier de vétérinaire, c'est la nature de ce que vous cédez.
  • Clientèle ou fonds libéral (exercice en BNC), ou parts d'une société à l'IR = plus-value PROFESSIONNELLE → arsenal 151 septies, 238 quindecies, 151 septies A.
  • Parts d'une SEL à l'IS (SELARL, SELAS) = plus-value MOBILIÈRE des particuliers (art. 150-0 A) → un seul dispositif de faveur : l'abattement de 500 000 € de l'art. 150-0 D ter (dirigeant retraité).
  • Les exonérations de plus-value professionnelle ne s'appliquent pas aux parts de SEL, et inversement.
  • Le fondement du tri : l'article 151 nonies I CGI.

Le cas revient presque chaque mois en rendez-vous : un vétérinaire de la soixantaine qui a construit sa clinique sur trente ans, et qui décide de la céder — souvent à un confrère, parfois à un groupe consolidateur. Et la première question qu'il pose, ce n'est pas « combien vaut-elle ? », c'est « combien vais-je garder ? ». La réponse tient à une seule distinction : cédez-vous votre clientèle, ou cédez-vous des parts ? Parce que ces deux opérations, qui donnent le même résultat économique, ne sont pas imposées de la même façon : deux régimes distincts, sans passerelle.

Sur une cession de 480 000 €, le bon régime ramène l'impôt à 0 € ; le mauvais le laisse à plus de 120 000 € — à prix de vente identique. On vous donne les seuils 2026 de chaque exonération (recettes, valeur, retraite, parts de SEL), leur ordre de cumul et un cas chiffré à l'euro, pour que vous sachiez, avant même de signer, ce qui restera dans votre poche.

Beaucoup de vétérinaires exercent désormais en société (SELARL, SELAS), et on raisonne souvent comme si seule comptait la clientèle BNC — en oubliant le cas des parts de SEL, qui obéit à d'autres règles. Chacun a son propre arsenal d'exonérations, ses propres seuils. À noter aussi un troisième cas, intermédiaire : si c'est la SEL elle-même qui cède son actif (sa clientèle), c'est un régime de plus-value professionnelle à la main de la société. Tant que vous n'avez pas tranché ce point, aucun chiffrage n'a de sens : c'est le préalable à tout le reste.

À retenir : on identifie d'abord son régime, on cherche l'exonération ensuite — jamais l'inverse.
Ce que vous cédezRégime fiscalTexteDispositifs d'exonération
Clientèle / fonds libéral (BNC)Plus-value PROFESSIONNELLEArt. 39 quindecies CGI (LT 12,8 %)151 septies, 238 quindecies, 151 septies A
Parts d'une société à l'IR (SCP, SDF... où vous exercez)Plus-value PROFESSIONNELLE (art. 151 nonies I)Actif professionnelIdem ci-dessus
Parts d'une SEL à l'IS (SELARL, SELAS)Plus-value MOBILIÈRE des particuliersArt. 150-0 A CGIAbattement fixe 150-0 D ter (500 000 €) uniquement

Pourquoi cette frontière ?

L'article 151 nonies I CGI assimile les parts d'une société à l'IR (où vous exercez) à de l'actif professionnel : leur cession suit le régime des plus-values professionnelles. À l'inverse, l'associé d'une SEL à l'IS détient des titres privés, même s'il y exerce : leur cession relève de la plus-value mobilière des particuliers. Pour savoir si votre clinique relève de l'IR (clientèle BNC) ou de l'IS (parts de SEL), voyez notre guide vétérinaire en SELARL et SPFPL : IR (BNC) ou IS, le choix qui décide du régime de cession. Et pour le cadre général tous métiers, voyez la version profession libérale de ce guide.
§ 2LE COÛT DE BASE·2 MIN

Combien coûte une cession non exonérée

En 30 secondes : le tarif plein 2026

  • Sans aucune exonération, une plus-value professionnelle à long terme (clientèle BNC) se taxe à 31,4 % : 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux.
  • Une plus-value mobilière (parts de SEL) se taxe aussi à 31,4 % : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS.
  • C'est le prix de référence : chaque exonération du guide se mesure à ce qu'elle vous fait économiser sur ces 31,4 %.

Avant les exonérations, fixons le tarif plein : combien paie un vétérinaire qui ne bénéficie d'aucun régime de faveur ? Un point technique mérite attention dès maintenant : un élément détenu depuis moins de 2 ans génère une plus-value à court terme (réintégrée au bénéfice et taxée au barème de l'impôt sur le revenu). Pour un vétérinaire, c'est notamment le cas de la reprise des amortissements pratiqués sur le matériel d'imagerie, l'échographe, le bloc, les installations d'hospitalisation et les agencements : la part correspondant aux amortissements est imposée comme du court terme. Au-delà, c'est du long terme, à taux réduit. Une clientèle bâtie sur des décennies relève, dans l'immense majorité des cas, du long terme — celui des taux réduits ci-dessous.

Cession de la clientèle — plus-value PRO long terme

12,8 % d'impôt sur le revenu (art. 39 quindecies CGI) + 18,6 % de prélèvements sociaux = 31,4 %. Mais cette plus-value PEUT être totalement exonérée (238 quindecies ou 151 septies), ce que les parts de SEL ne permettent jamais.

Cession des parts de SEL — plus-value MOBILIÈRE

12,8 % d'IR + 18,6 % de PS = 31,4 % (PFU). La CSG du capital passe de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30/12/2025). Pas d'exonération totale possible.

Le piège 2026 : 18,6 %, pas 17,2 %

Beaucoup de guides (et d'anciennes pages) affichent encore 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value de cession. C'est faux depuis la LFSS 2026. La CSG du capital est passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 : la plus-value professionnelle à long terme figure dans la liste des revenus concernés (CSS L.136-8 IV) et supporte désormais 18,6 % de PS (CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5). Le taux de 17,2 % ne subsiste que pour une liste limitative : assurance-vie, contrats de capitalisation, revenus fonciers d'une SCI à l'IR (les murs en location nue), plus-values immobilières des particuliers, PEL/CEL. Vérifiez toujours sur quel taux raisonne un conseil avant de signer.

Le réflexe à avoir : isoler la part « court terme » des amortissements

Une part de votre prix ne profitera jamais des taux réduits ni des exonérations long terme : celle qui correspond aux amortissements déjà déduits sur votre matériel (échographe, imagerie, bloc, agencements). Cette fraction est une plus-value à court terme, réintégrée à votre bénéfice et taxée à votre tranche marginale (jusqu'à 41 %), plus les cotisations. Sur une clinique, elle reste généralement modeste face à la valeur de la clientèle, mais elle se chiffre à part : ne raisonnez pas « 31,4 % sur tout ». Votre expert-comptable isole ce montant à partir de votre registre des immobilisations avant toute projection.

Ces 31,4 %, c'est le plein tarif. Toute la suite du guide consiste à le réduire — souvent jusqu'à zéro, et toujours dans les clous.

Hagnéré Patrimoine

Chiffrer l'impôt exact de la cession de votre clinique vétérinaire

Un CGP indépendant identifie votre régime (clientèle BNC ou parts de SEL), applique les exonérations disponibles et chiffre, à l'euro, ce qui reste à payer après IR et prélèvements sociaux à 18,6 %.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3ARTICLE 151 SEPTIES·3 MIN

Exonération selon les recettes (151 septies) : le piège de l'activité mixte

L'article 151 septies CGI est le plus ancien de ces régimes, et le seul à raisonner sur vos recettes plutôt que sur la valeur de la clinique : il exonère la plus-value professionnelle en fonction de vos recettes. Condition d'entrée : avoir exercé l'activité depuis au moins 5 ans. Les recettes prises en compte sont la moyenne hors taxes des deux années civiles qui précèdent celle de la plus-value. Mais pour un vétérinaire, ce régime cache un piège propre à son métier : l'activité mixte.

Le vétérinaire relève des DEUX colonnes : il faut articuler les deux séries de seuils (règle des activités mixtes).
Nature de l'activitéSeuil d'exo TOTALEPlafond d'exo (dégressive)
Soins (prestations de services, BNC)≤ 90 000 €< 126 000 €
Vente de médicaments / aliments (commerce, BIC)≤ 250 000 €< 350 000 €

Taux d'exonération partielle (volet services / soins)

Taux exonéré = (126 000 − recettes de soins HT) / 36 000

Exemple :
  recettes de soins 108 000 €
  → (126 000 − 108 000) / 36 000 = 50 %
  → la moitié de la plus-value est exonérée

Entre 90 000 € et 126 000 € de recettes de soins, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. Au-delà, ce volet ne joue plus.

La règle des activités mixtes du vétérinaire

Le vétérinaire cumule deux natures de recettes : les soins (prestations de services, en BNC) et la vente de médicaments et d'aliments (activité commerciale, en BIC). La règle des activités mixtes (BOI-BIC-PVMV-40-10-10) impose une condition double pour l'exonération totale : il faut que les recettes globales soient ≤ 250 000 € ET que la part « services » soit ≤ 90 000 €. À défaut, l'exonération est limitée par le secteur le plus défavorable.

La tolérance BNC pour les ventes accessoires

Tant que les ventes de médicaments restent accessoires aux soins (en pratique, dans une limite d'environ 25 % des recettes de soins), elles peuvent être rattachées au BNC par tolérance, sans constituer une activité commerciale distincte. Au-delà, chaque secteur est imposé dans sa catégorie (BNC pour les soins, BIC pour les ventes), et la plus-value de cession doit être ventilée. Cette frontière se vérifie au cas par cas avec votre comptable : elle conditionne directement le calcul de l'exonération.

Pourquoi ce régime ne marche presque jamais pour une clinique

Le piège : une clinique de taille moyenne dépasse presque toujours 90 000 € de recettes de soins, et souvent 250 000 € de recettes globales une fois les ventes de médicaments ajoutées. L'article 151 septies, qui s'éteint dès ces seuils, est donc presque toujours inopérant pour un vétérinaire en activité. Pour une clinique normalement active, le bon levier n'est pas les recettes mais la valeur de cession: c'est l'article 238 quindecies (§4) qui prend le relais.

Bon à savoir : le délai de 5 ans suit l'activité, pas le local

Le délai de 5 ans s'apprécie au regard de l'activité elle-même, indépendamment des changements de fonds ou de lieu d'exercice : le Conseil d'État (13 juin 2018, n° 401942) juge que la durée d'exercice se mesure sur l'activité poursuivie. Pour un vétérinaire, avoir déménagé votre clinique, changé de local ou racheté une clientèle ne remet pas le compteur à zéro, tant que l'exercice se poursuit sans interruption. À l'inverse, le Conseil d'État (4 octobre 2023, n° 462030) précise qu'une activité nouvelle et distincte n'hérite pas de l'ancienneté d'une autre : le délai s'apprécie activité par activité.
§ 4ARTICLE 238 QUINDECIES·3 MIN

Exonération selon la valeur (238 quindecies) : le levier phare

Le régime central du vétérinaire

  • L'article 238 quindecies exonère selon la valeur de cession (clientèle, branche complète, intégralité des parts d'une société à l'IR), après 5 ans d'activité.
  • Exonération TOTALE si la valeur est inférieure ou égale à 500 000 €, dégressive entre 500 000 et 1 000 000 €, nulle au-delà.
  • Immobilier exclu de l'assiette (les murs suivent leur propre régime, §6).
  • C'est le seul régime qui efface aussi les prélèvements sociaux sur la fraction exonérée (hors immobilier). Une clientèle vétérinaire valant 300 à 500 k€ peut donc être cédée 100 % nette.

Pour un vétérinaire qui ne part pas (encore) à la retraite, c'est le régime de référence : le 238 quindecies se cale sur la valeur de cession — précisément le chiffre que négocie le repreneur — et non sur les recettes. L'article 238 quindecies CGI exonère la plus-value lors de la transmission d'une entreprise individuelle, d'une branche complète d'activité, ou de l'intégralité des parts d'une société de personnes à l'IR, après 5 ans d'activité (BOI-BIC-PVMV-40-20-50). L'assiette du seuil correspond au prix augmenté des charges en capital et indemnités au profit du cédant, hors immobilier.

Seuils en vigueur 2026. Attention : l'ancien seuil 300 000 / 500 000 € est PÉRIMÉ (rehaussé depuis la loi de finances pour 2022).
Valeur de cessionEffet
≤ 500 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
> 500 000 € et < 1 000 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 1 000 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (238 quindecies)

Taux exonéré = (1 000 000 − valeur de cession) / 500 000

Exemple :
  cession 700 000 €
  → (1 000 000 − 700 000) / 500 000 = 60 %
  → 60 % de la plus-value est exonérée

Entre 500 000 € et 1 000 000 € de valeur, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. C'est un seuil de VALEUR, à ne pas confondre avec les seuils de RECETTES du 151 septies.

Attention au seuil périmé

On lit encore partout l'ancien seuil de 300 000 / 500 000 € : il est périmé, rehaussé par la loi de finances pour 2022 à 500 000 / 1 000 000 €. Et les seuils de 700 000 / 1 200 000 € qu'on rencontre parfois ne valent que pour les transmissions à de jeunes agriculteurs: ils ne s'appliquent pas à un vétérinaire libéral. Vérifiez toujours sur quels seuils raisonne un conseil avant de signer.

Mémo express

La condition piège : la branche complète d'activité

  • Il faut transférer une branche complète, immédiatement exploitable et autonome — pas une fraction. Le Conseil d'État (16 octobre 2013, n° 346063) a censuré l'exonération accordée à un praticien qui ne cédait qu'une partie de sa clientèle à un confrère : sans branche autonome, pas d'exonération (notion à l'identique dans le 238 quindecies).
  • Transposé au vétérinaire : céder seulement un pôle de la clinique (par exemple uniquement l'activité canine en gardant l'équine) ne suffit pas, sauf si ce pôle constitue une branche réellement autonome et complète.
  • Le message : céder la moitié de sa clinique à un confrère, en deux temps ou avec exercice partagé, ne suffit pas à exonérer. La cession doit être complète et nette.
§ 5ARTICLE 151 SEPTIES A·2 MIN

Vendre en partant à la retraite (151 septies A)

Le 151 septies A, c'est l'article qu'on dégaine en fin de carrière : vous cédez votre clinique au moment de partir à la retraite, et l'article 151 septies A CGI vient exonérer la plus-value professionnelle de la clientèle. Et c'est précisément là que beaucoup de vétérinaires se font piéger : il n'efface que l'impôt sur le revenu. Les 18,6 % de prélèvements sociaux, eux, tombent quand même.

Le mécanisme en bref

  • Conditions résumées : activité ≥ 5 ans ; cession d'une entreprise individuelle ou de l'intégralité des parts d'une société à l'IR ; cesser vos fonctions et faire valoir vos droits à la retraite dans un délai de 24 mois (avant ou après la cession) ; structure PME ; pas de contrôle du cessionnaire (moins de 50 % de ses droits).
  • Exonère l'IR, PAS les prélèvements sociaux : les 18,6 % restent dus sur la plus-value en 2026. Le Conseil d'État l'a confirmé : une plus-value exonérée d'IR n'est pas pour autant exonérée des contributions sociales, qui ont leur assiette propre.
  • Les plus-values immobilières (murs) sont exclues — voir §6.

Le piège n° 1

Le délai de 24 mois : la première cause de perte de l'exonération

  • La cessation de toute fonction dans la clinique et la liquidation des droits à la retraite CARPV doivent intervenir dans un délai de 24 mois autour de la cession (avant ou après). Un décalage, et l'exonération tombe.
  • En pratique, on sécurise ce calendrier 18 mois à l'avance : la liquidation d'une retraite ne se déclenche pas en quelques jours, et la date d'effet doit s'aligner avec l'acte de cession.
  • Le calendrier précis de liquidation et le calcul de la pension figurent dans notre guide retraite CARPV du vétérinaire : liquider ses droits dans le délai de 24 mois.

Bonne nouvelle : le 151 septies A est cumulable avec le 238 quindecies (voir §8). Sur une clientèle cédée au-dessus de 500 000 €, le 238 quindecies exonère partiellement, puis le 151 septies A efface l'impôt sur le revenu sur le reliquat — mais les prélèvements sociaux de 18,6 % sur la part non couverte par une exonération totale restent dus.

§ 6LES MURS·2 MIN

Les murs de la clinique (immobilier exclu) : SCI et loyers à 17,2 %

C'est le poste que la plupart des confrères oublient — jusqu'à ce que le notaire le remette sur la table : les murs de la clinique, souvent 200 000 à 400 000 €. Pourquoi un traitement à part ? Parce que les deux régimes les plus puissants — 238 quindecies et 151 septies A — excluent l'immobilier. Les murs suivent donc leur propre régime.

Si les murs sont logés en SCI à l'IR (location nue)

C'est le montage le plus fréquent : les murs sont détenus par une SCI à l'impôt sur le revenu qui les loue à la clinique. Dans ce cas, deux taux de prélèvements sociaux à bien distinguer :

  • Les loyers sont des revenus fonciers → prélèvements sociaux à 17,2 % (liste limitative CSS L.136-8 IV) — et non 18,6 %. C'est la seule exception de ce guide.
  • La plus-value de cession des murs ou des parts de SCI relève des plus-values immobilières des particuliers : abattements pour durée de détention (exonération d'IR à 22 ans, de PS à 30 ans) et 17,2 % de PS sur la fraction taxable.

Stratégie courante : conserver les murs et les louer au repreneur. Vous vous constituez un complément de revenu pour la retraite (loyers à 17,2 %) tout en n'ayant pas à vendre l'immobilier au moment de la cession du fonds. Ce choix se prépare en amont : voyez notre guide acheter les murs de sa clinique vétérinaire en SCI : fiscalité des loyers à 17,2 % et le pilier les murs d'exploitation du professionnel libéral.

Note TVA : universalité et option des loyers

La cession du fonds peut être dispensée de TVA lorsqu'elle porte sur une universalité de biens (art. 257 bis CGI). Et comme le vétérinaire est assujetti à la TVA (taux normal de 20 % sur ses actes et ses ventes de médicaments — l'exonération des soins de l'art. 261, 4, 1° du CGI vise la santé humaine, pas vétérinaire), la SCI peut opter pour la TVA sur ses loyers (art. 260-2 CGI) et ainsi récupérer la TVA sur l'immeuble. À trancher avec votre expert-comptable : l'option n'a d'intérêt que si la SCI supporte encore de la TVA récupérable (travaux, acquisition récente).
§ 7ARTICLE 150-0 D TER·2 MIN

Céder ses parts de SELARL/SELAS : l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter)

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous cédez les parts d'une SELARL/SELAS à l'IS : régime de la plus-value mobilière (art. 150-0 A), pas des plus-values professionnelles.
  • Un seul dispositif de faveur : l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter, réservé au dirigeant qui part à la retraite.
  • Cet abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité du gain.
  • Prorogé jusqu'au 31 décembre 2031.

Autre configuration : vous n'exercez plus en BNC mais via une SELARL ou une SELAS à l'IS, et c'est vos parts que vous vendez. La plus-value est alors mobilière (art. 150-0 A), et le seul dispositif de faveur est l'article 150-0 D ter CGI : un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, réservé au dirigeant partant à la retraite (BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30). Conditions résumées : PME de l'UE à l'IS exerçant une activité opérationnelle (dont libérale), fonction de direction et détention continue d'au moins 25 % des droits pendant les 5 années précédant la cession, cessation des fonctions et liquidation des droits à la retraite CARPV dans les 24 mois (avant ou après la cession).

L'abattement ne touche que l'impôt sur le revenu

Les 500 000 € s'imputent sur la plus-value avant application du PFU (12,8 %) ou du barème, mais uniquement sur l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas), et la CEHR / CDHR se calculent sur le revenu fiscal de référence. L'abattement n'est pas cumulable avec l'abattement pour durée de détention de l'article 150-0 D. Bonne nouvelle : le dispositif est prorogé jusqu'au 31 décembre 2031.

Mémo express

Ne pas confondre 150-0 D ter et 151 septies A

  • 150-0 D ter = cession de parts de SEL (plus-value mobilière). Abattement fixe de 500 000 € sur l'IR.
  • 151 septies A = cession de la clientèle (plus-value professionnelle). Exonère l'IR, sans plafond, mais branche complète et conditions différentes.
  • Les deux exigent un départ en retraite dans les 24 mois et laissent les PS de 18,6 % dus, mais ils ne s'appliquent pas au même support. On voit la confusion à chaque dossier de cession de SEL.

Pour la structuration en société et la détention via une holding, voyez nos guides vétérinaire en SELARL et holding SPFPL et SPFPL : détenir et céder ses parts de SEL via une holding. Rappel structure : l'ordonnance 2023-77 du 8 février 2023 a réformé l'exercice en société des professions libérales réglementées, dont les vétérinaires (Code rural).

§ 8CUMULS & RESTE À PAYER·2 MIN

Cumuls et ce qui reste à payer : exonéré ne veut pas dire 0 €

Sur une même cession de clientèle, vous pouvez empiler plusieurs dispositifs — mais pas dans n'importe quel ordre, et certains ne se combinent jamais. Le BOFiP (BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50) impose un ordre d'imputation : on l'applique, on n'improvise pas.

Mémo express

L'ordre d'application des exonérations professionnelles

  • 1. D'abord l'article 151 septies A (départ à la retraite).
  • 2. Ensuite l'article 238 quindecies (selon la valeur).
  • Mais 151 septies (recettes) et 238 quindecies (valeur) sont ALTERNATIFS : on retient le plus favorable, on ne les additionne pas.
  • L'abattement 150-0 D ter relève de la cession de parts, pas des régimes professionnels : aucun pont entre les deux.

La règle d'or

Seules les exonérations TOTALES effacent à la fois l'IR et les prélèvements sociaux

  • En exonération totale, le 151 septies et le 238 quindecies effacent l'IR ET les PS (sur la fraction exonérée, hors immobilier).
  • Les dispositifs « retraite » — 151 septies A (clientèle) et 150-0 D ter (parts) — n'effacent que l'impôt sur le revenu.
  • Conséquence : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus (sur la totalité du gain pour le 150-0 D ter).
En exonération TOTALE, 151 septies et 238 quindecies effacent l'IR ET les PS. 151 septies A et 150-0 D ter n'effacent que l'IR.
DispositifIR effacé ?PS effacés ?Reste à surveiller
238 quindecies (clientèle, exo totale)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
151 septies (clientèle, exo totale)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
151 septies A (retraite, clientèle)OuiNON — 18,6 % dusPS + immobilier exclu
150-0 D ter (parts de SEL)Sur 500 000 € seulementNON — 18,6 % sur toutPS + CEHR / CDHR sur le RFR

CEHR et CDHR : les contributions qui frappent les grosses cessions

Sur les grosses cessions, deux contributions s'ajoutent, calculées sur le revenu fiscal de référence (que les exonérations de plus-value ne neutralisent pas) :
  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies CGI) : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire, 500 000 / 1 000 000 € pour un couple.
  • La CDHR (contribution différentielle sur les très hauts revenus, art. 224 CGI), qui impose un plancher d'imposition de 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €.
Une grosse cession peut faire basculer un vétérinaire dans ces tranches l'année de la vente. L'abattement 150-0 D ter, qui ne joue que sur l'IR, ne les neutralise pas.
§ 9CAS CHIFFRÉS·3 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro

On a vu les seuils en théorie ; voyons ce qu'ils donnent sur trois dossiers réels reclassés. Le premier passe sous le seuil de 500 000 € : c'est le cas le plus simple, tout s'efface. Le deuxième le dépasse — une branche complète au-dessus du seuil — où l'exonération devient partielle et où la retraite entre en jeu. Le troisième a le même prix, mais en parts de SEL : on chiffre noir sur blanc ce que coûte le mauvais régime. Une précision avant de lire les chiffres : pour rester lisibles, les cas supposent que la plus-value est proche du prix de cession (prix d'acquisition faible ou nul, fréquent pour une clientèle créée par le praticien). Le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · Vétérinaire · clientèle BNC 480 000 € · départ en retraite

Dr Hélène, 61 ans — sous 500 000 €, la cession est 100 % nette

Hélène exerce en BNC depuis 27 ans et vend sa clientèle 480 000 €. Régime clientèle (plus-value professionnelle).

La valeur de cession (480 000 €) est inférieure à 500 000 € : l'article 238 quindecies joue à plein, en exonération TOTALE (IR + prélèvements sociaux). Impôt sur la plus-value = 0 €, et ce même sans le départ à la retraite (le 238 quindecies ne l'exige pas).

Pour mesurer ce que ça représente : sans exonération, 480 000 € × 31,4 % ≈ 150 720 € d'impôt auraient été dus. Ici, ils sont entièrement effacés — cession 100 % nette.

Cas 2 · Vétérinaire · branche complète 700 000 € · 238 quindecies dégressif + retraite

Dr Marc, 63 ans — 60 % exonéré, l'IR effacé à la retraite, restent les PS

Marc cède sa branche complète (clinique entière) 700 000 €. Régime clientèle, mais on est dans la tranche partielle du 238 quindecies (hypothèse plus-value ≈ prix).

Taux exonéré = (1 000 000 − 700 000) / 500 000 = 60 % → 420 000 € exonérés, 280 000 € imposables.

Hors retraite : 280 000 € × 31,4 % = 87 920 € (35 840 € d'IR + 52 080 € de PS).

Au départ en retraite (cumul 238 quindecies + 151 septies A) : le 151 septies A efface l'IR sur les 280 000 € → il ne reste que les prélèvements sociaux de 18,6 % = 52 080 €. Le calendrier des 24 mois est détaillé dans le guide retraite CARPV du vétérinaire.

Cas 3 · Vétérinaire · parts de SELARL 600 000 € · l'effet 18,6 %

Dr Sophie, 60 ans — en parts de SEL, on paie le prix fort

Sophie cède les parts de sa SELARL pour 600 000 € ; plus-value ≈ 600 000 €. Régime parts (plus-value mobilière, art. 150-0 A). Elle part à la retraite.

Elle active l'article 150-0 D ter : abattement de 500 000 €, mais sur l'IR seulement. Base imposable à l'IR = 600 000 − 500 000 = 100 000 €, soit un IR au PFU (12,8 %) de 12 800 € — un plancher avant CDHR/CEHR: avec un tel revenu, la CDHR (imposition minimale de 20 % du RFR, art. 224) peut relever l'impôt effectif au-delà de ce montant.

Mais les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas) : 600 000 € × 18,6 % = 111 600 €. Total ≈ 124 400 €, auquel s'ajoutent la CEHR et la CDHR sur le RFR.

La leçon : à valeur comparable, céder les parts (≈ 124 400 €) coûte bien plus que céder la clientèle exonérée (0 € sous 500 000 €). Le tri clientèle / parts n'est pas neutre.

Rappel : on taxe la plus-value, pas le prix

L'assiette réellement taxée est la plus-value (prix de cession diminué de la valeur d'origine et des amortissements pratiqués), pas le prix brut. Pour une clientèle créée de toutes pièces par le praticien, la valeur d'origine est souvent faible ou nulle, d'où l'hypothèse « plus-value ≈ prix » retenue ci-dessus pour la lisibilité. Rappel aussi : la part correspondant aux amortissements repris (matériel, imagerie) est une plus-value à court terme imposée au barème — à chiffrer à part. Chaque dossier doit être modélisé individuellement.

Ce que disent ces trois cas

À montant comparable, céder la clientèle laisse au vétérinaire des dizaines de milliers d'euros de plus que céder ses parts de SEL

  • Clientèle sous 500 000 € (cas 1) : 238 quindecies = cession 100 % nette, IR et PS effacés, même sans retraite.
  • Branche complète au-dessus du seuil (cas 2) : exonération partielle + retraite = IR effacé, mais PS 18,6 % bien réels.
  • Parts de SEL (cas 3) : abattement utile sur l'IR, mais PS 18,6 % sur la totalité + CEHR/CDHR. Le régime des parts coûte structurellement plus cher.
§ 10CONTRAT & DROITS·2 MIN

Le contrat et les droits d'enregistrement

Le contrat de cession

Au-delà du prix, le contrat encadre la qualité de la transmission. Quelques clauses structurantes pour une clinique vétérinaire :

  • La clause de non-concurrence : durée et zone géographique proportionnées à l'activité, sous peine de nullité. Une clause trop large (toute la France, dix ans) sera écartée par le juge.
  • La clause d'accompagnement (tuilage) : la clientèle vétérinaire repose sur un fort intuitu personae (la confiance des propriétaires d'animaux). Une période de présentation et d'accompagnement du repreneur sécurise le maintien de la clientèle.
  • La garantie d'actif et de passif en cas de cession de titres, et le transfert ordinal du repreneur (inscription à l'Ordre des vétérinaires, Code rural).

Qui paie les droits d'enregistrement ?

Les droits d'enregistrement sont à la charge de l'acquéreur — mais ils pèsent dans la négociation, il est donc utile de les connaître côté vendeur.

Droits supportés par le repreneur. Le détail du financement côté acquéreur est traité dans le guide installation.
Support cédéTexteBarème (à la charge de l'acquéreur)
Fonds / clientèleArt. 719 CGI0 % jusqu'à 23 000 € · 3 % de 23 000 à 200 000 € · 5 % au-delà
Parts de SELARLArt. 726 CGI3 % après abattement de 23 000 € proratisé selon le % de parts cédées

Exemple chiffré : les droits sur une clientèle cédée 480 000 €

Sur la cession de clientèle d'Hélène (cas 1, 480 000 €), l'acquéreur acquitte au titre de l'article 719 CGI : 0 € sur les 23 000 premiers euros, 3 % sur la tranche 23 000–200 000 € (soit 5 310 €), puis 5 % sur les 280 000 € restants (soit 14 000 €) — au total 19 310 € de droits. Ces droits ne sont pas votre charge de vendeur, mais le repreneur les intègre à son plan de financement : un repreneur averti les rappellera, au moins en partie, au moment de négocier. Les anticiper des deux côtés évite les mauvaises surprises au moment de la signature.

Du côté du repreneur, le financement de ce rachat (prix + droits + besoin en fonds de roulement) est un sujet à part entière : voyez notre guide installation vétérinaire : financer le rachat de parts ou de clientèle.

§ 11LE JOUR D'APRÈS·2 MIN

Le jour d'après : réinvestir ou placer le produit

Une fois le prix encaissé, l'horloge fiscale tourne : tout se joue sur l'année civile de l'encaissement, pas l'année d'après (un versement PER passé le 2 janvier rate l'IR de la cession). Le réflexe à éviter, c'est de laisser dormir 400 000 ou 600 000 € sur un compte courant.

Vendre sèchement ou transmettre sans sortir : deux logiques distinctes

Ce guide traite la cession sèche (vente + exonération, avec ou sans départ à la retraite). Si votre objectif n'est pas d'encaisser mais de réinvestir sans payer l'impôt tout de suite, le mécanisme est différent : l'apport-cession (art. 150-0 B ter) place la plus-value des parts en report via une holding, sous condition de réinvestissement. C'est le sujet de notre guide dédié transmettre sa clinique vétérinaire : apport-cession et report 150-0 B ter (voir aussi le pilier apport-cession 150-0 B ter).
Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster vétérinaire / patrimoine.
ObjectifLe levierLe guide dédié
Réduire l'IR de l'année de cessionVersement PER (art. 154 bis CGI, jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026), à votre TMIPER : effacer l'IR de l'année
Reporter l'impôt sur les partsApport-cession à une holding (art. 150-0 B ter) : l'imposition est différéeTransmission / apport-cession
Transmettre plutôt que vendreDonation avant cession (base réévaluée chez le donataire), sous réserve de l'abus de droit (L. 64 LPF)Stratégie patrimoniale du vétérinaire
Réemployer les liquiditésAssurance-vie, SCPI, private equity : complément de revenu et transmissionAssurance-vie / SCPI

En pratique, l'année de cession, un versement PER (jusqu'à 88 911 € déductibles) abaisse l'IR à votre tranche marginale. Pour réemployer le produit dans une logique de revenu et de transmission, voyez l'assurance-vie et les SCPI. Et pour articuler l'ensemble (cession, réemploi, transmission), notre hub gestion de patrimoine du vétérinaire libéral déroule la stratégie complète.

Note de méthode : réemploi et hypothèses de rendement

Le réemploi du produit de cession (assurance-vie, SCPI, private equity, PER) suppose des supports financiers dont la valeur fluctue. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas garanties ; un placement en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les économies d'impôt présentées dans ce guide reposent, elles, sur l'état du droit au 25 juin 2026 (CGI, doctrine BOFiP, jurisprudence citée) : seuils, taux et prorogations peuvent évoluer avec les lois de finances annuelles. Chaque montage doit être validé au regard de votre situation réelle avant signature.

La cession s'inscrit dans une séquence

Le jour de la signature, vous troquez un actif professionnel contre 400 000 à 700 000 € de liquidités : la vraie question devient « qu'en faire », pas « l'ai-je bien vendu ». Identifier le bon régime (clientèle ou parts), activer et cumuler les exonérations, encaisser les prélèvements sociaux résiduels à 18,6 % et la CEHR/CDHR, puis réinvestir — c'est cette chaîne qu'on déroule ensemble en une fois, plutôt que de la subir poste par poste, surprise après surprise.
Méthode documentée

Préparer la cession ET le réemploi avec un CGP indépendant

Audit indépendant : on identifie votre régime, on chiffre les exonérations et leur cumul (en tenant compte de l'activité mixte), on anticipe les PS à 18,6 % et la CEHR/CDHR, puis on organise le réemploi du produit (PER, apport-cession, donation, assurance-vie). On chiffre chaque étape avant de la déclencher.

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ACCOMPAGNEMENT

Préparer la cession de votre clinique vétérinaire avec un CGP indépendant

Cabinet pluridisciplinaire : identification du régime fiscal, choix et cumul des exonérations (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A, 150-0 D ter), règle des activités mixtes, timing du départ à la retraite CARPV, prélèvements sociaux à 18,6 %, puis réemploi du produit. Une vision globale et chiffrée, de la vente à la transmission.

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Pas de produit-maison, pas de biais commercial. Identification de votre régime, calcul des exonérations applicables et de leur cumul, anticipation des prélèvements sociaux à 18,6 % et de la CEHR/CDHR, puis réemploi du produit (PER, apport-cession, donation, assurance-vie).

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Sources et références légales

  • CGI — exonérations de plus-value professionnelle (clientèle)

    Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes : services 90 000 / 126 000 €, ventes 250 000 / 350 000 €, règle des activités mixtes du vétérinaire). Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur : totale jusqu'à 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €, immobilier exclu, efface aussi les PS). Art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul). Art. 151 nonies I CGI (parts de société à l'IR = actif professionnel). Art. 39 duodecies à 39 quindecies CGI (plus-value professionnelle à long terme, 12,8 %). Doctrine : BOI-BIC-PVMV-40-10-10, BOI-BIC-PVMV-40-20-50, BOI-BIC-PVMV-40-20-20, BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50.

  • CGI — cession des parts de SEL (plus-value mobilière)

    Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant à la retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031, sur l'IR seul). Art. 200 A CGI (prélèvement forfaitaire unique). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30.

  • Prélèvements sociaux, droits et structure 2026

    LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : CSG du capital portée à 10,6 %, PS 18,6 % sur la plus-value professionnelle et mobilière, 17,2 % maintenu sur les revenus fonciers d'une SCI à l'IR et les plus-values immobilières des particuliers — CSS L.136-8 IV). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : barème IR, CDHR). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3/4 %). Art. 224 CGI (CDHR, plancher 20 % du RFR). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin, 88 911 € en 2026). Art. L. 64 LPF (abus de droit, donation avant cession). Droits d'enregistrement : art. 719 CGI (fonds, 0/3/5 %) et art. 726 CGI (parts, 3 % après abattement de 23 000 €). Ordonnance 2023-77 du 08/02/2023 (réforme des SEL et SPFPL).

  • Jurisprudence structurante

    CE 16/10/2013 n° 346063 (cession d'une partie seulement de la clientèle : exonération refusée faute de branche complète d'activité, notion transposable au 238 quindecies). CE 13/06/2018 n° 401942 (le délai de 5 ans s'apprécie au regard de l'activité elle-même, indépendamment des changements de fonds ou de lieu d'exercice). CE 04/10/2023 n° 462030 (une activité nouvelle et distincte n'hérite pas de l'ancienneté d'une autre : le délai s'apprécie activité par activité). CE 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC, fin de l'abattement de 10 %, sans incidence sur le régime de plus-value de cession). Le Conseil d'État juge par ailleurs que l'exonération d'IR de l'art. 151 septies A ne s'étend pas aux prélèvements sociaux.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Chaque cession de clinique vétérinaire doit faire l'objet d'une étude individualisée (identification du régime clientèle/parts, règle des activités mixtes, vérification des seuils, cumuls, prélèvements sociaux résiduels, CEHR/CDHR, timing du départ à la retraite). Le vétérinaire relève de la CARPV pour sa retraite et est soumis à la TVA au taux normal de 20 % sur ses actes et la vente de médicaments. En 2026, les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la plus-value professionnelle comme sur la plus-value mobilière ; seuls les loyers d'une SCI à l'impôt sur le revenu (location nue des murs) restent à 17,2 %. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles.

Foire aux questions

Tout sur les exonérations de plus-value à la cession d'une clinique vétérinaire clientèle ou parts de SEL, seuils, activité mixte, retraite et prélèvements résiduels.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : vendre sans impôt, clientèle BNC ou parts de SEL, seuils 151 septies et 238 quindecies, pourquoi 18,6 % et non 17,2 %, l'activité mixte soins/médicaments, le départ en retraite, ce qui reste à payer, les murs et les droits d'enregistrement. Réponses sourcées et à jour 2026.