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Guide professions libérales 202618 minMis à jour 8 juin 2026Mère-fille 1,25 %

SPFPL et profession libérale : la holding qui change la fiscalité

Vous êtes en SELARL ou SELAS, vos dividendes sont taxés à 31,4 % quand vous les sortez, et vous laissez dormir une trésorerie qui pourrait racheter un associé ou un cabinet. La SPFPL — la holding réservée aux professions libérales — fait remonter ces mêmes dividendes à 1,25 % d'IS grâce au régime mère-fille, et transforme un emprunt en machine fiscale. Voici ce qu'elle rapporte vraiment, qui a le droit d'en créer une, et le seul vrai piège à connaître. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE SPFPL 2026

Savoir si la SPFPL a un sens chez vous et chiffrer le gain net annuel

Audit de votre structure SEL : régime mère-fille, effet de levier au rachat, intégration fiscale, transmission Dutreil. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et anti-survente sur le piège des cotisations.

  • Audit de votre SEL et de votre projet
  • Chiffrage du gain mère-fille net de frais
  • Montage d'acquisition à effet de levier
  • Cabinet 100 % indépendant

MÈRE-FILLE EFFECTIF

1,25 %

PFU DIVIDENDES 2026

31,4 %

INTÉGRATION FISCALE

0,25 %

EXONÉRATION DIVIDENDES

95 %

CADRE JURIDIQUE

Ord. 2023-77

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1DÉFINITION·3 MIN

SPFPL : la holding réservée aux professions libérales

Vous dégagez de beaux bénéfices dans votre SELARL ou votre SELAS, mais chaque fois que vous voulez sortir des dividendes pour les placer, vous en laissez près d'un tiers à l'impôt. Et pendant ce temps, la trésorerie qui pourrait racheter les parts d'un associé qui part, ou financer un second cabinet, dort sur un compte courant. La SPFPL répond à ces deux frustrations d'un coup. Commençons par le commencement : ce qu'elle est, exactement.

La SPFPL en 30 secondes

La SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales) est la holding réservée aux libéraux qui détient vos parts de SEL. Son intérêt tient en trois mots : capitaliser (les dividendes de la SEL remontent à 1,25 % d'IS au lieu de 31,4 % de PFU, grâce au régime mère-fille), racheter (la holding emprunte et rembourse avec ces dividendes quasi défiscalisés : c'est l'effet de levier) et transmettre (pacte Dutreil, exonération de 75 %). Le seul vrai piège : elle n'efface pas automatiquement vos cotisations sociales.

Concrètement, la SPFPL — pour Société de Participations Financières de Professions Libérales — est une holding « pure » dont l'objet est de détenir des parts ou actions de SEL (sociétés d'exercice libéral), sans exercer elle-même la profession. Elle ne soigne pas, ne plaide pas, ne tient pas de comptabilité-client : elle détient. C'est précisément ce statut passif qui lui ouvre le régime mère-fille, cœur de son intérêt.

Une holding qui détient des SEL, sans exercer

En pratique, vous logez votre (ou vos) SEL sous une SPFPL : c'est la holding qui devient l'associée de la SEL, et c'est vous qui tenez la holding. Elle prend la forme d'une SARL (gérant majoritaire au statut TNS), d'une SAS (président assimilé salarié) ou d'une SA (capital minimum de 37 000 €, article L. 224-2 du Code de commerce). Pour passer en société d'exercice plutôt qu'en nom propre, voyez d'abord notre guide BNC ou SELARL : la SPFPL est l'étage au-dessus de la SEL.

SEL ≠ SPFPL : ne pas confondre les deux étages

La SEL exerce l'activité libérale et encaisse les honoraires. La SPFPL détient les parts de SEL et fait remonter les dividendes. Ce sont deux sociétés distinctes, à deux étages : l'exploitation en bas, la holding en haut. C'est cette superposition qui crée tout l'intérêt fiscal.

Pourquoi votre comptable doit cesser de parler de « l'article 31-1 »

Un point de droit que beaucoup n'ont pas encore intégré. Historiquement, les SPFPL avaient été créées par la loi MURCEF du 11 décembre 2001, qui avait inséré les articles 31-1 et 31-2 dans la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 (la loi fondatrice des SEL). Ces articles sont aujourd'hui abrogés. Depuis le 1er septembre 2024, le régime des SPFPL est entièrement gouverné par le Livre V de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, complété par des décrets propres à chaque profession. La loi 90-1258 a, elle, été totalement abrogée.

La conséquence est simple : si l'on vous présente encore l'article 31-1 de la loi de 1990 comme le fondement de votre SPFPL, le texte cité n'existe plus. Le cadre 2026, c'est l'ordonnance 2023-77 — un cadre dont la conformité a par ailleurs été validée par le Conseil constitutionnel en 2025.

Le signal qui doit vous alerter

Un montage SPFPL fondé sur des textes abrogés (« articles 31-1 et 31-2 de la loi 90-1258 ») est le signe d'un conseil qui n'a pas mis à jour sa documentation depuis le 1er septembre 2024. Le fond du régime n'a pas changé du tout au tout, mais le fondement juridique, lui, est aujourd'hui l'ordonnance 2023-77. Exigez des statuts dont l'objet vise le bon texte : c'est un test simple de la fraîcheur de l'expertise qu'on vous propose.
§ 2LE LEVIER SIGNATURE·4 MIN

Le régime mère-fille : 1,25 % au lieu de 31,4 %

C'est le chiffre que vous êtes venu chercher. Quand vous sortez des dividendes de votre SEL directement vers votre compte personnel, vous subissez le PFU à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). Quand ces mêmes dividendes remontent vers une SPFPL, ils ne supportent qu'une friction d'environ 1,25 %. La différence n'est pas marginale : c'est un facteur 25.

Comment marche l'exonération de 95 %

Le mécanisme repose sur le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI). Lorsqu'une société remonte des dividendes d'une filiale, 95 % de ces dividendes sont exonérés d'IS. Seule une quote-part de frais et charges (QPFC) de 5 % reste imposable à l'impôt sur les sociétés (25 %). L'imposition effective est donc de 5 % × 25 % = 1,25 % (doctrine BOFiP BOI-IS-BASE-10-10-10-10 et BOI-IS-BASE-10-10-20).

Le calcul à l'euro près sur 100 000 € de dividendes

AVEC SPFPL (regime mere-fille)
  100 000 EUR de dividendes SEL -> SPFPL
  95 000 EUR exoneres + (5 000 EUR x 25 %) = 1 250 EUR d'IS
  => friction de 1,25 %

EN DIRECT (dividendes verses au praticien)
  100 000 EUR x 31,4 % (PFU 2026) = 31 400 EUR d'impot
  => 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS

ECART = 31 400 - 1 250 = 30 150 EUR / an

Soit, après environ 2 000 € de frais de structure annuels, près de 28 000 € de capacité de réinvestissement supplémentaire chaque année — tant que les fonds restent dans la holding.

Note de méthode : lisez ces chiffres pour ce qu'ils sont

Tous les calculs de ce guide sont des illustrations fiscales, pas des promesses de rendement. Ils figent les taux 2026 (PFU 31,4 %, friction mère-fille 1,25 %, IS 25 %) et supposent les conditions du régime réunies. Une fois les fonds capitalisés dans la holding, leur performance dépend des placements choisis : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout investissement comporte un risque de perte en capital. Votre situation réelle se chiffre au cas par cas.

Les 5 conditions à respecter

Attention toutefois : ce taux de 1,25 % ne tombe pas du ciel. Le régime mère-fille n'est jamais automatique, il se mérite. Première barrière : détenir au moins 5 % de la SEL. Deuxième : s'engager à garder les titres deux ans. La troisième est celle qui piège le plus de monde — les titres doivent être détenus en pleine propriété. Restent deux vérifications de forme : que la mère comme la fille soient bien à l'IS, et que le capital soit intégralement libéré. Cinq conditions cumulatives, qu'on récapitule ici :

Les 5 conditions du régime mère-fille (art. 145 CGI). La condition de pleine propriété est le piège le plus fréquent : un démembrement des parts fait perdre l'exonération de 95 %.
ConditionExigencePiège à éviter
Seuil de détentionAu moins 5 % du capital de la SELEn dessous de 5 %, pas de régime mère-fille
Durée de conservationEngagement de conserver les titres 2 ansUne revente avant 2 ans remet en cause l'exonération
Nature des droitsTitres détenus en pleine propriétéLe démembrement (usufruit/nue-propriété) exclut le régime
Régime d'impositionMère et fille soumises à l'ISUne SEL restée à l'IR ferme la porte
CapitalCapital intégralement libéréUn capital non libéré bloque l'éligibilité

Attention : ce n'est pas de l'argent dans votre poche

La friction de 1,25 % ne vaut que tant que les fonds restent dans la SPFPL (réinvestis, capitalisés, ou affectés au remboursement d'un emprunt). Le jour où vous sortez cet argent vers votre compte personnel, le PFU de 31,4 % s'applique à nouveau. La SPFPL diffère et réoriente l'impôt sur les dividendes, elle ne l'efface pas. C'est un outil de capitalisation et de projet, pas un robinet de revenu défiscalisé. Sur la nouvelle dualité des prélèvements sociaux à 31,4 %, voyez la dualité 17,2 % / 18,6 % des prélèvements sociaux en 2026.
§ 3ANGLE PRINCIPAL — LEVIER·4 MIN

L'effet de levier : racheter un cabinet sans sortir un euro de sa poche

Si le régime mère-fille est l'argument le plus cité, l'effet de levier au rachat est le plus puissant. C'est lui qui transforme la SPFPL d'un outil de capitalisation en une véritable machine d'acquisition. L'idée : faire racheter des parts de SEL — celles d'un associé qui part, ou un cabinet entier — par la holding plutôt que par vous, à crédit, et rembourser ce crédit avec des dividendes quasi défiscalisés.

Premier étage : c'est la holding qui emprunte (pas vous)

Le levier financier, pour commencer. La SPFPL contracte elle-même l'emprunt d'acquisition des parts. Résultat : vous n'immobilisez pas votre trésorerie personnelle, et — surtout — vous n'avez pas à vous verser au préalable les dividendes (taxés à 31,4 %) qu'il aurait fallu pour payer comptant. La capacité de remboursement de la holding remplace votre apport personnel.

Second étage : on rembourse avec des dividendes quasi défiscalisés

Vient ensuite le levier fiscal, et c'est là que le montage devient vraiment intéressant. Les intérêts de l'emprunt sont déductibles du résultat de la SPFPL (article 39 CGI), pendant que la SEL fait remonter ses dividendes à la holding via le mère-fille (friction 1,25 %). La SPFPL rembourse alors le crédit avec ces dividendes : zéro PFU, zéro CSG sur l'opération d'acquisition. Au final, l'impôt qui aurait amputé un remboursement « en direct » disparaît presque entièrement. Le plafonnement ATAD des charges financières (article 212 bis CGI : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal) n'est, en pratique, jamais bloquant pour un rachat de cabinet.

Le coût net de remboursement de 100 € d'emprunt. Avec la SPFPL, presque chaque euro de dividende sert au remboursement, au lieu d'en perdre près d'un tiers en impôt.
Pour rembourser 100 € de capital d'empruntSans SPFPL (dividendes perso)Avec SPFPL (mère-fille)
Dividendes bruts nécessaires≈ 145,8 € (31,4 % partent à l'impôt)≈ 101,3 € (friction 1,25 %)
Part qui sert vraiment au remboursement68,6 %98,8 %

Sur la durée, l'écart devient considérable. Pour un rachat financé par 60 000 € de dividendes par an pendant 7 ans, l'économie cumulée s'établit à environ : 60 000 × 7 × (31,4 % − 1,25 %) ≈ 126 630 €. Pour beaucoup de praticiens, c'est tout simplement ce qui justifie d'avoir une holding.

Aller plus loin : le levier suppose une SEL qui distribue

Ce raisonnement ne tient que si la SEL peut effectivement faire remonter chaque année les dividendes nécessaires au remboursement : une activité rentable, une trésorerie disponible et des associés alignés. Le montant et la durée de l'emprunt se calibrent donc sur la capacité de distribution réelle, pas sur un idéal. Avant de structurer un rachat à crédit, faites tourner le scénario sur vos propres chiffres avec votre banque et votre conseil — c'est exactement l'objet du montage OBO décrit ici.

OBO : se racheter à soi-même

Variante de cette logique, l'OBO (owner buy-out) consiste à vendre vos propres parts de SEL à votre SPFPL : vous récupérez du cash à fiscalité réduite tout en restant aux commandes, la holding remboursant l'emprunt avec les dividendes. Vigilance toutefois sur l'amendement Charasse (article 223 B CGI), qui encadre le rachat intra-groupe à crédit. À approfondir avec l'OBO : se racheter à soi-même via la holding et notre guide céder son cabinet et les exonérations de plus-value.
§ 4NIVEAU SUPÉRIEUR·3 MIN

L'intégration fiscale : descendre à 0,25 % (au-delà de 200 000 €/an)

Il existe un étage encore au-dessus du mère-fille. Lorsque votre SPFPL détient au moins 95 % du capital de la SEL, elle peut opter pour l'intégration fiscale (article 223 A du CGI). La quote-part de frais et charges sur les dividendes intra-groupe est alors ramenée de 5 % à 1 %, ce qui abaisse l'imposition effective à seulement 0,25 % (1 % × 25 % — doctrine BOI-IS-GPE-20-20-20-10).

L'option engage le groupe pour 5 ans, suppose des exercices alignés et que toutes les sociétés soient à l'IS. Avantage complémentaire pour le levier : l'intégration permet d'imputer directement les intérêts et charges de la holding sur le bénéfice de la SEL, ce qui amplifie l'effet de levier les premières années.

Quand l'intégration vaut-elle le coup ?

Le gain marginal de l'intégration (passer de 1,25 % à 0,25 %, soit 1 point sur les dividendes remontés) ne couvre son surcoût comptable qu'à partir d'environ 200 000 € de dividendes annuels durables. En dessous, le simple régime mère-fille suffit. À noter : l'amendement Charasse (article 223 B) reste applicable au sein du groupe intégré. Pour trancher entre les deux régimes, voyez régime mère-fille vs intégration fiscale : 1,25 % ou 0,25 %.
§ 5ANGLE — RÉGLEMENTATION·4 MIN

Qui a (vraiment) le droit de créer une SPFPL ?

La SPFPL n'est pas une société ouverte à tous. C'est une structure réservée, contrôlée par les Ordres professionnels, avec des règles de détention strictes — héritées de l'impératif d'indépendance des professions. Le point positif, c'est que l'ordonnance 2023-77 a unifié le cadre et l'a étendu à l'ensemble des grandes professions réglementées.

La règle cardinale : la majorité aux professionnels en exercice

Concrètement : plus de 50 % du capital ET des droits de vote doivent rester entre les mains de professionnels qui exercent dans la ou les SEL détenues, directement ou via une SPFPL. Le dirigeant de la SPFPL doit lui-même être un professionnel en exercice. Autrement dit, le pouvoir reste entre les mains de ceux qui exercent réellement le métier.

Qui peut détenir le complément (moins de 50 %)

Le solde du capital (moins de 50 %) peut être détenu, de façon encadrée, par : des professionnels exerçant ou des personnes morales de la même profession ; d'anciens professionnels pendant 10 ans après leur cessation d'activité ; les ayants droit d'un professionnel décédé pendant 5 ans ; une autre SPFPL ; des professionnels d'une profession réglementée de la même famille ; ou des professionnels européens. Pour les professions juridiques et judiciaires, le capital reste en revanche fermé aux tiers non professionnels.

Quelles professions sont éligibles

Les principales professions éligibles à la SPFPL, par famille. La création est subordonnée à l'inscription ou à l'agrément auprès de l'Ordre compétent.
FamilleProfessions concernéesContrôle
SantéMédecin, chirurgien-dentiste, pharmacien, sage-femme, biologiste, vétérinaireAgrément de l'Ordre
DroitAvocat, notaire, commissaire de justiceCapital fermé aux tiers
ChiffreExpert-comptable, commissaire aux comptesInscription à l'Ordre / CNCC
TechniqueArchitecte, géomètre-expertInscription à l'Ordre

Avez-vous le droit d'en créer une ?

La SPFPL ne concerne pas que les médecins : avocats, notaires, experts-comptables, architectes ou vétérinaires y ont accès. Mais chaque Ordre fixe ses propres conditions d'agrément et de composition du capital. Avant tout montage, validez votre éligibilité auprès de votre Ordre. Pour choisir d'abord la bonne forme d'exploitation (EI, EURL, SELARL, SELAS), voyez quel statut pour quelle profession libérale. Le notaire, dont le capital reste fermé aux tiers, dispose de ses propres guides dédiés : la mécanique de détention et de trésorerie dans SPFPL de notaire : optimiser la détention des parts et la trésorerie, et le détail des bénéfices dans les avantages de la SPFPL pour le notaire (fiscalité, dividendes, transmission). Le commissaire de justice (issu de la fusion huissier/commissaire-priseur), autre profession juridique au capital fermé, dispose lui aussi de son guide dédié : SPFPL de commissaire de justice : structurer ses parts et ses dividendes. Côté chiffre et technique, deux professions ont leur guide propre sur la même logique mère-fille : l'expert-comptable avec la holding d'expert-comptable (SPFPL) : montage, fiscalité, trésorerie, et l'architecte avec la holding SPFPL architecte : optimiser vos dividendes de SELARL.
§ 6SEUIL DE RENTABILITÉ·2 MIN

À partir de quel niveau de dividendes la SPFPL devient-elle rentable ?

Une holding n'est jamais gratuite. La SPFPL a un coût récurrent — comptabilité, juridique, agrément de l'Ordre — de l'ordre de 2 000 à 3 000 € par an. Reste donc à savoir à partir de quand le jeu en vaut la chandelle. La logique tient en une phrase : le gain du régime mère-fille (environ 30,15 % de l'assiette des dividendes remontés, soit l'écart entre 31,4 % et 1,25 %) doit, au minimum, couvrir ce surcoût. Voici où bascule le calcul.

Seuil de rentabilité de la SPFPL. Dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes remontés chaque année, le gain net devient nettement positif.
Dividendes annuels remontésÉconomie mère-fille (~30,15 %)Surcoût de structureGain net annuel
10 000 €≈ 3 015 €~ 2 500 €≈ +515 €
30 000 €≈ 9 045 €~ 2 500 €≈ +6 545 €
100 000 €≈ 30 150 €~ 3 000 €≈ +27 150 €

En pratique, la SPFPL devient nettement rentable dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes annuels — et elle se justifie indépendamment de tout seuil dès lors qu'il existe un projet de rachat ou de transmission, où c'est l'effet de levier (et non la seule économie de friction) qui fait la différence.

Coût de création

La création d'une SPFPL coûte généralement entre 1 500 et 9 000 € selon la complexité du montage et l'agrément de l'Ordre, auxquels s'ajoute la comptabilité annuelle. Pour approfondir le calcul complet de rentabilité, consultez le guide SPFPL complet : régime mère-fille, IFI, Dutreil.
Hagnéré Patrimoine

La SPFPL a-t-elle un sens dans votre situation ?

Un CGP indépendant modélise votre cas : dividendes remontés, projet de rachat, coût de structure et gain net annuel. Vous repartez avec un chiffre, pas une intuition.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 7CAS CHIFFRÉS·4 MIN

3 cas chiffrés : médecin, avocat, expert-comptable

Trois dossiers valent mieux qu'un long développement. Voici comment jouent les trois usages de la SPFPL : la capitalisation (cas 1), l'effet de levier au rachat (cas 2), et l'intégration fiscale combinée à la transmission (cas 3). Les prénoms sont fictifs, mais les profils (radiologue, avocat, experte-comptable) et les ordres de grandeur sont ceux qu'on voit passer en rendez-vous à Chambéry. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions du régime réunies ; elles ne valent pas conseil personnalisé.

Cas 1 — Dr Camille Lefèvre, radiologue (SELAS), TMI 45 %

Sa SELAS dégage 180 000 € de bénéfice après rémunération. Elle souhaite sortir 100 000 € de dividendes, mais n'en a pas besoin pour vivre : elle veut capitaliser.

Sans SPFPL : 100 000 € × 31,4 % = 31 400 € d'impôt → il lui reste 68 600 € sur son compte personnel.
Avec SPFPL : 100 000 € remontés via mère-fille → 1 250 € d'IS → 98 750 € disponibles dans la holding pour réinvestir (contrat de capitalisation, SCPI, futur rachat).
Gain de capacité de réinvestissement : ≈ 30 150 €/an. Réserve : le jour où elle voudra ces fonds à titre personnel, le PFU s'appliquera à la sortie. Pour placer cette trésorerie, voyez le contrat de capitalisation au sein de la société (PS 17,2 % maintenus).

Cas 2 — Maître Hugo Roussel, avocat : rachat des parts d'un associé partant

Un associé part, ses parts valent 350 000 €. Hugo n'a pas 350 000 € de cash personnel.

Sans SPFPL : pour dégager 350 000 € nets en se versant des dividendes, il lui faudrait ≈ 510 000 € de dividendes bruts (350 000 / (1 − 0,314)).
Avec SPFPL : la holding emprunte 350 000 € (intérêts déductibles, art. 39) et rembourse avec les dividendes remontés à 1,25 % → il faut ≈ 354 430 € de dividendes bruts (350 000 / (1 − 0,0125)).
Écart ≈ 156 000 € de dividendes bruts économisés sur l'opération. Ces 156 000 €, c'est exactement ce que la holding rachète à sa place : l'effet de levier au travail.

Cas 3 — Élodie Carmin, experte-comptable (SELARL) : préparer la transmission

Sa SELARL dégage ~250 000 € de dividendes distribuables par an ; Élodie la détient à 100 % via une SPFPL.

Intégration fiscale (≥ 95 %) : 250 000 € remontés → 1 % de QPFC × 25 % = 625 € d'IS (0,25 %), contre 78 500 € en distribution directe (250 000 × 31,4 %).
Transmission : la SPFPL animatrice ouvre le pacte Dutreil (exonération de 75 % de l'assiette des droits de mutation), sous réserve d'une animation documentée chaque année.
Point de vigilance : elle évite le démembrement des parts pour ne pas perdre le régime mère-fille (pleine propriété requise). Pour le détail propre à cette profession, voyez la holding d'expert-comptable (SPFPL) : montage, fiscalité, trésorerie.
§ 8ANGLE — LE VRAI PIÈGE·3 MIN

Le vrai piège : les cotisations sociales (et ce que l'arrêt de 2023 a changé)

Ici, on va à rebours de ce que vendent beaucoup de monteurs de SPFPL — parce que se tromper sur ce point peut coûter cher. Beaucoup de contenus présentent la SPFPL comme un bouclier automatique contre les cotisations sociales. C'est faux, et le croire peut vous exposer à un redressement.

Ce que dit l'arrêt de la Cour de cassation du 19 octobre 2023

Dans son arrêt du 19 octobre 2023 (2e civ., n° 21-20.366), la Cour de cassation a jugé, sur le fondement de l'article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale, que les bénéfices d'une SEL distribués à une SPFPL contrôlée par le professionnel peuvent entrer dans l'assiette de ses cotisations TNS dès lors qu'ils rémunèrent son travail. Traduction concrète : glisser une holding entre vous et la SEL ne met pas vos dividendes à l'abri de l'URSSAF.

Le seuil des 10 %

La règle de référence reste celle du seuil des 10 % : la fraction de dividendes excédant 10 % du (capital + primes d'émission + solde moyen du compte courant d'associé) est réintégrée dans l'assiette des cotisations TNS de l'associé exerçant. La portée exacte de cette règle lorsqu'une SPFPL s'interpose reste débattue en doctrine, ce qui impose la prudence. Pour le détail du calcul, voyez dividendes de SEL et cotisations sociales (la fraction au-delà de 10 %) et le compte courant d'associé et le seuil des 10 %. Le cas de l'avocat est emblématique de ce piège : nous le détaillons dans SPFPL d'avocat : pourquoi les dividendes restent soumis aux cotisations sociales.

Ne croyez pas les vendeurs de SPFPL

La SPFPL n'est pas un effaceur de cotisations sociales quand le professionnel contrôle la holding. Ce qui reste parfaitement intact, en revanche : l'effet de levier au rachat, la capitalisation de la trésorerie et la transmission. C'est sur ces trois piliers — et non sur un mythe de cotisations nulles — qu'il faut bâtir le montage. L'articulation rémunération/dividendes se traite quant à elle dans SEL : salaire ou dividendes.
§ 9NE PAS CONFONDRE·2 MIN

SPFPL, SEL ou holding patrimoniale : ne pas confondre

SEL, SPFPL, holding patrimoniale : en rendez-vous, ces trois mots sont confondus neuf fois sur dix. La grille qui suit les remet à leur place.

SEL — celle qui exerce

La société d'exercice libéral (SELARL, SELAS…) exerce l'activité, perçoit les honoraires et supporte l'IS. C'est l'étage opérationnel : le cabinet lui-même.

SPFPL — celle qui détient les SEL

La holding réservée aux professions libérales détient les parts de SEL sans exercer. Contrôlée par l'Ordre et ouvrant le régime mère-fille, c'est l'outil adapté pour loger des parts de SEL réglementée.

Holding patrimoniale — celle qui détient tout

Une holding classique détient tout type de titres (sociétés commerciales, SCI, valeurs mobilières). Ni réservée ni contrôlée par un Ordre, elle n'est pas l'outil pour détenir des parts de SEL réglementée.

La conséquence pratique est nette : pour détenir des parts de SEL réglementée, c'est la SPFPL qui s'impose, pas une SARL holding ordinaire. Pour comprendre la logique générale d'une holding et ses autres usages, voyez monter une holding patrimoniale.

§ 10LES BONUS·4 MIN

Transmettre, IFI et taxe holdings : les bonus de la SPFPL

Au-delà du mère-fille et du levier, la SPFPL ouvre trois leviers patrimoniaux secondaires : la transmission (Dutreil), l'IFI (biens professionnels) et la taxe holdings 2026 — dont la SPFPL animatrice sort par la grande porte.

Animer pour transmettre : le pacte Dutreil

Pour ouvrir le pacte Dutreil sur les parts de la SPFPL, encore faut-il que celle-ci anime ses SEL : convention d'animation, procès-verbaux, prestations effectivement facturées, participation aux décisions stratégiques. La notion de holding animatrice a été définie par le Conseil d'État (arrêt Cofices du 13 juin 2018, n° 395495). Si la condition est remplie, le pacte Dutreil (article 787 B CGI) exonère 75 % de la valeur des titres transmis par donation ou succession. Attention : la jurisprudence apprécie l'animation au jour du décès (Cass. com. 17 décembre 2025, n° 24-17.415) — d'où l'importance de la documenter chaque année. À approfondir avec le pacte Dutreil : transmettre son cabinet avec 75 % d'abattement et l'engagement individuel Dutreil porté à 6 ans. Pour l'office de notaire, où l'apport préalable à une holding combine report d'imposition et Pacte Dutreil, voyez transmettre son office de notaire via une holding : report et Pacte Dutreil.

IFI : vos parts de SPFPL peuvent être exonérées

Côté impôt sur la fortune immobilière (seuil de 1,3 M€), les parts de SPFPL peuvent être exonérées au titre des biens professionnels (article 975 CGI) si les conditions sont réunies : SEL exerçant une activité opérationnelle, fonction de direction effective, rémunération représentant plus de la moitié de vos revenus professionnels. À défaut, seule la fraction représentative d'actifs immobiliers est taxable au prorata. Pour le détail, voyez holding animatrice et exonération d'IFI.

La nouvelle taxe holdings de 2026 ne vous concerne (presque) pas

La LF 2026 a créé une taxe sur les holdings patrimoniales (article 235 ter C CGI) qui inquiète beaucoup de professionnels. Rassurez-vous : elle vise des holdings passives répondant à trois critères cumulatifs (patrimoine supérieur à 5 M€, revenus passifs supérieurs à 50 %, détention familiale supérieure à 50 %) et frappant des actifs non opérationnels. Une SPFPL qui détient et anime des SEL d'exercice est hors champ dans la quasi-totalité des cas : les parts de SEL sont des titres de participation exclus de l'assiette. Le point reste à vérifier selon la composition réelle de l'actif. Détails dans la taxe sur les holdings patrimoniales (LF 2026) : pourquoi la SPFPL en est hors champ.

Apporter son cabinet avant de le vendre

Si vous envisagez de vendre votre activité à un tiers, l'apport-cession (article 150-0 B ter CGI) permet de reporter l'imposition de la plus-value en apportant d'abord les titres à une holding contrôlée. Le dispositif a été durci par la LF 2026 (remploi, délais, conservation). Un piège à connaître : l'apport d'un usufruit temporaire de parts constitue une première cession imposable (article 13 5° CGI ; CE 9 octobre 2024 n° 490685 et CE 30 mars 2026 n° 502243) — il ne contourne donc pas la pleine propriété qu'exige le mère-fille. Le sujet est traité en détail dans l'apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt de cession et, côté libéral, dans transmettre son cabinet et son patrimoine.

À retenir sur les trois bonus

Transmission : une SPFPL réellement animatrice ouvre le pacte Dutreil et ses 75 % d'exonération — à condition de documenter l'animation chaque année. IFI : vos parts peuvent être exonérées au titre des biens professionnels si vous dirigez effectivement et que la rémunération domine vos revenus. Taxe holdings 2026 : une SPFPL qui anime des SEL d'exercice en est hors champ dans la quasi-totalité des cas. Dutreil, IFI, taxe holdings : trois leviers qui ne tiennent que si la holding vit vraiment (PV, comptes, conventions) — une coquille vide les fait tous tomber.
§ 11MISE EN PLACE·3 MIN

Comment mettre en place votre SPFPL (et avec qui)

La création d'une SPFPL suit un chemin balisé, mais une SPFPL mal rédigée (objet visé au mauvais texte, capital mal réparti) se paie au moment du contrôle ou de la transmission — d'où la validation par votre Ordre et votre expert-comptable à chaque étape.

Les étapes de mise en place d'une SPFPL. L'audit d'opportunité (étape 1) conditionne tout : sans projet ni capitalisation, la holding peut coûter plus qu'elle ne rapporte.
ÉtapeCe qu'il faut faire
1. Audit d'opportunitéVérifier que la SPFPL a un sens chez vous (dividendes remontés, projet de rachat ou de transmission)
2. Choix de la formeSARL (gérant TNS), SAS (président assimilé salarié) ou SA, selon votre statut et votre stratégie de rémunération
3. Rédaction des statutsObjet conforme à l'ordonnance 2023-77, règles de détention du capital respectées
4. Agrément de l'OrdreInscription ou agrément auprès de l'Ordre dont relève votre profession
5. Convention d'animationSi vous visez la transmission Dutreil : formaliser l'animation des SEL et la documenter
6. Articulation rémunérationCaler l'équilibre rémunération technique (BNC) / dividendes / remontée mère-fille

La substance avant tout

Une SPFPL doit avoir une réalité économique : décisions effectives, comptes tenus, animation réelle des SEL si vous visez Dutreil. Une coquille purement fiscale s'expose à l'abus de droit (articles L. 64 et L. 64 A du Livre des procédures fiscales ; doctrine BOI-CF-IOR-30), avec une majoration de 40 à 80 %. À noter aussi : la rémunération « technique » que l'associé perçoit pour son exercice libéral au sein de la SEL reste imposée dans la catégorie des BNC, et l'interposition d'une SPFPL n'y change rien (doctrine BOFiP sur la rémunération des associés de SEL, BOI-RES-BNC-000136).

Seule, la SPFPL ne fait pas une stratégie : elle se cale avec le choix SELARL/SELAS, l'arbitrage salaire/dividendes, le placement de la trésorerie et le plan retraite. Pour la replacer dans la séquence complète, voyez notre guide pilier optimisation fiscale de la profession libérale, ainsi que défiscalisation profession libérale et profession libérale à hauts revenus.

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Sources et références légales

  • CGI — régime mère-fille et intégration

    Art. 145 CGI (régime mère-fille : détention d'au moins 5 % du capital, conservation 2 ans, pleine propriété). Art. 216 CGI (exonération de 95 % des dividendes, quote-part de frais et charges de 5 %, IS effectif 1,25 %). Art. 223 A CGI (intégration fiscale, quote-part ramenée à 1 %, friction 0,25 %, détention ≥ 95 %). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Doctrine BOFiP : BOI-IS-BASE-10-10-10-10, BOI-IS-BASE-10-10-20, BOI-IS-GPE-20-20-20-10.

  • CGI / CSS — effet de levier et cotisations

    Art. 39 CGI (déductibilité des intérêts de l'emprunt d'acquisition des titres de SEL). Art. 212 bis CGI (plafonnement ATAD des charges financières nettes : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal). Art. 223 B CGI (amendement Charasse, rachat intra-groupe à crédit). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026). Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant).

  • Cadre juridique de la SPFPL

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (Livre V régissant les SPFPL, en vigueur le 1er septembre 2024, abrogeant la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 et ses anciens articles 31-1 et 31-2 issus de la loi MURCEF du 11 décembre 2001). Code de commerce art. L. 224-2 (capital minimum de 37 000 € pour une SA).

  • CGI — transmission, IFI et taxe holdings

    Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 %, holding animatrice). Art. 975 CGI (IFI, exonération des biens professionnels, seuil 1,3 M€). Art. 235 ter C CGI (taxe sur les holdings patrimoniales, LF 2026 art. 7 ; la SPFPL animatrice est hors champ dans la quasi-totalité des cas). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, durci par la LF 2026). Art. 13 5° CGI (cession d'usufruit temporaire imposable à l'IR). Doctrine : BOI-ENR-DMTG-10-20-40-10, BOI-PAT-IFI-30-10-30-10, BOI-RES-BNC-000136.

  • Jurisprudence

    CE plén. fisc. 13 juin 2018 n° 395495 (Cofices, définition de la holding animatrice). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (dividendes de SEL remontés à une SPFPL et cotisations TNS). Cass. com. 17 décembre 2025 n° 24-17.415 (pacte Dutreil, caractère animateur apprécié au jour du décès). CE 9 octobre 2024 n° 490685 et CE 30 mars 2026 n° 502243 (usufruit temporaire, première cession imposable, art. 13 5°).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La création d'une SPFPL et tout montage à effet de levier ou de transmission doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable, votre Ordre et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les chiffres et taux cités sont à jour au 8 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel lorsque le texte ou la doctrine ne tranchent pas encore clairement.

Foire aux questions

Tout sur la SPFPL de la profession libérale en 2026 régime mère-fille, levier, cotisations, transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : à quoi sert une SPFPL, comment marche le mère-fille, qui peut en créer une, le piège des cotisations, le coût et la transmission. Réponses sourcées et à jour 2026.