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Guide vétérinaire 202618 minMis à jour 24 juin 2026TVA récupérée 20 %

Acheter les murs de sa clinique vétérinaire en SCI : montage et fiscalité

Vous hésitez à acheter les murs de votre clinique. Vos confrères médecins et dentistes, eux, n'y ont pas droit — et c'est là que tout se joue pour vous : parce que vous êtes assujetti à la TVA (20 %), votre SCI peut récupérer 20 % du prix des murs grâce à l'option de l'article 260, 2°. Sur 400 000 € HT, c'est 80 000 €. Restent deux questions : IR ou IS (loyers à 17,2 % vs sortie lourde) et comment financer. On tranche dans ce guide, calculs détaillés à l'appui. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE IMMOBILIÈRE 2026

Récupérer 20 % de TVA et arbitrer IR ou IS avant de signer

Audit de votre projet d'achat des murs : option TVA (260-2°), arbitrage IR / IS selon l'horizon, loyer de marché, financement in fine et transmission des parts. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre notaire et votre expert-comptable.

  • Montage de l'option TVA (jusqu'à 80 000 € récupérés)
  • Arbitrage IR / IS chiffré sur la durée
  • Calibrage du loyer de marché
  • Schéma de transmission des parts

TVA RÉCUPÉRÉE

20 %

PS FONCIER SCI IR

17,2 %

EXO. PV IMMO (IR)

22 ans

EXO. PV IMMO (PS)

30 ans

RÉGULARISATION TVA

20 ans

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1POURQUOI UNE SCI·3 MIN

Pourquoi détenir les murs dans une SCI (et pas dans la SELARL) ?

L'essentiel en 30 secondes

Le montage : une SCI achète les murs et les loue à votre SELARL (ou à vous, en exercice individuel). Le loyer est une charge déductible côté clinique et un revenu côté SCI : vous remboursez le crédit avec la trésorerie de l'activité et vous constituez un patrimoine.
Le différenciant vétérinaire : parce que vous êtes assujetti à la TVA (20 %), votre SCI peut opter pour la TVA (art. 260, 2°) et récupérer 20 % du prix des murs — soit 80 000 € sur 400 000 € HT. Un cabinet médical, exonéré de TVA, ne le peut pas.
L'arbitrage : IR (loyers à 17,2 % de PS, plus-value exonérée à 22/30 ans — le standard pour conserver et transmettre) ou IS (amortissement, mais sortie lourde). Le critère décisif n'est pas le taux, c'est votre horizon.

Première question, avant même la TVA ou le choix IR/IS : où loger les murs ? La réponse, dans la grande majorité des cas, est une société civile immobilière (SCI), distincte de votre structure d'exploitation. Une SCI (art. 1832 du Code civil) réunit deux associés minimum, sans capital minimum exigé. Son intérêt premier est la dissociation : l'immobilier vit dans une structure séparée de votre activité de soins. Vous détenez des parts — un actif divisible et transmissible — plutôt qu'un immeuble en bloc. La responsabilité des associés est indéfinie mais non solidaire (art. 1857 du Code civil) : chacun répond du passif au prorata de ses parts, jamais pour le tout.

Par transparence fiscale, la SCI relève par défaut de l'impôt sur le revenu (art. 8 du CGI) : la société ne paie pas d'impôt, chaque associé déclare sa quote-part de loyers en revenus fonciers. C'est ce qui en fait l'outil naturel pour détenir et transmettre des murs sur le long terme.

Loger les murs dans une SCI dédiée plutôt qu'à l'actif de la SELARL : on protège la valeur des titres, on choisit le régime de plus-value et on transmet par tranches de parts.
CritèreMurs dans la SCIMurs dans la SELARL
Valeur des titres d'exerciceInchangée (les murs sont ailleurs)Gonflée par l'immeuble → cession plus lourde
Nature de la plus-value de reventeParticuliers (IR) ou pro (IS) au choixPlus-value professionnelle, sans abattement durée
Cession au repreneurLe fonds part sans les mursLe repreneur doit racheter aussi l'immeuble
TransmissionParts par tranches (donation, démembrement)Liée à la cession des titres d'exercice
Séparation des risquesImmobilier isolé de l'aléa d'exploitationImmeuble mêlé à l'outil professionnel

L'erreur qu'on voit le plus souvent en rendez-vous : loger l'immeuble à l'actif de la SELARL. Cela gonfle la valeur des titres, complique la cession (un repreneur veut le fonds et la patientèle, rarement l'immeuble) et fait basculer la plus-value de l'immeuble en plus-value professionnelle, lourdement taxée. La SCI sort proprement l'immobilier du périmètre de l'exercice. Depuis l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, une SPFPL peut certes détenir de l'immobilier d'exploitation, mais pour des murs, la SCI reste préférable : souplesse IR/IS et transmission par parts. Le choix de la structure d'exercice est traité dans notre guide vétérinaire en SELARL et holding SPFPL, et la vue d'ensemble dans le guide pilier de l'achat des murs en SCI.

Murs dans la SCI ou dans la SELARL ? Trois différences qui comptent

1. La valeur des titres : les murs dans la SELARL alourdissent la valeur de cession, ceux dans une SCI n'y touchent pas.
2. La nature de la plus-value : une SCI peut rester au régime des particuliers (exonération à 22/30 ans) ; à l'actif de la SELARL, c'est une plus-value professionnelle sans abattement.
3. La séparation des risques : l'immobilier isolé n'est plus exposé à l'aléa de l'exploitation, et inversement.
§ 2LE LEVIER TVA·4 MIN

La récupération de la TVA : le levier réservé au vétérinaire (option 260-2°)

C'est ici que votre statut fait toute la différence — un médecin ou un dentiste ne peut pas en profiter. Vous êtes assujetti à la TVA. Les actes de soins et les médicaments vétérinaires sont taxés au taux normal de 20 % (art. 278 du CGI, BOI-TVA-CHAMP-10-10-60-50) ; seuls certains contrôles de fécondité sur animaux d'éleveurs relèvent d'un taux réduit. L'exonération de l'article 261-4-1° du CGI vise les soins à la personne — la santé humaine — et ne s'applique pas au vétérinaire. C'est précisément ce statut d'assujetti qui ouvre le levier.

La location nue de locaux professionnels est en principe exonérée de TVA (art. 261 D du CGI). Mais comme votre clinique est assujettie, la SCI peut opter pour soumettre les loyers à la TVA (art. 260, 2° du CGI ; BOI-TVA-CHAMP-50-10). L'option se formule par lettre simple au service des impôts, couvre l'ensemble des locaux d'un immeuble donné, chaque immeuble constituant un secteur distinct. Résultat concret : la SCI facture 20 % de TVA sur les loyers et déduit la TVA payée sur l'acquisition, les gros travaux, les honoraires et les agencements. Elle récupère ainsi 20 % du coût des murs. De son côté, l'exploitant déduit en miroir la TVA des loyers (droit à déduction intégral) : l'opération est neutre pour lui et représente un gain net pour la SCI.

TVA récupérée par la SCI grâce à l'option 260-2°

TVA recuperee = prix HT des murs x 20 %

  Exemple : murs neufs / VEFA a 400 000 EUR HT
  TVA recuperee = 400 000 x 20 %          = 80 000 EUR

  Cout en tresorerie ramene a ~400 000 EUR
  au lieu de 480 000 EUR TTC

La SCI récupère la TVA d'acquisition ; l'exploitant déduit en miroir la TVA des loyers. Le gain net de 80 000 € reste dans la SCI. À condition que la TVA ait bien été facturée à l'achat (neuf, VEFA) ou sur des travaux.

Ce qu'un cabinet médical ne peut pas faire (la spécificité vétérinaire)

Un médecin ou un dentiste est exonéré de TVA au titre de l'article 261-4-1° (santé humaine) : il n'a aucun droit à déduction. L'option TVA de son bailleur serait donc sans intérêt — pire, elle lui ferait payer une TVA non récupérable sur ses loyers. C'est pourquoi une SCI de cabinet médical ne récupère jamais la TVA. Le vétérinaire, assujetti à 20 %, est dans la situation inverse : c'est le même mécanisme que pour les murs d'une officine de pharmacie, autre commerçant assujetti. La récupération de 20 % de TVA est le grand différenciant de l'immobilier vétérinaire.

L'option n'a d'intérêt que si la TVA a été facturée à l'achat

Attention au sens du levier : l'option ne fait récupérer de la TVA que s'il y avait de la TVA facturée à l'acquisition — donc sur un immeuble neuf ou en VEFA, ou sur de gros travaux. Sur de l'ancien hors champ de TVA (vente d'immeuble achevé depuis plus de 5 ans, sans TVA), l'option n'apporte aucune récupération et ne fait qu'alourdir le loyer de 20 %. C'est un arbitrage à mener au cas par cas, selon la nature du bien.

Dernier point technique : l'option prend effet le 1er jour du mois de sa formulation au service des impôts et n'est pas rétroactive. Pour récupérer la TVA d'acquisition, il faut donc opter avant ou concomitamment à l'achat : c'est une démarche à anticiper avec votre expert-comptable dès le compromis.

§ 3ENGAGEMENT TVA·2 MIN

Combien de temps l'option TVA engage-t-elle ? La régularisation sur 20 ans

80 000 € récupérés, c'est beau sur le papier — mais il y a une contrepartie à connaître avant de signer l'option : elle vous engage durablement, et la TVA déduite n'est pas définitivement acquise avant 20 ans.

D'abord, l'option n'est dénonçable qu'à partir du 1er janvier de la 9e année suivant celle de sa prise d'effet (BOI-TVA-CHAMP-50-10) : elle engage donc de fait sur huit à neuf ans au minimum. Ensuite et surtout, la TVA déduite sur un immeuble se régularise par vingtièmes sur 20 ans (art. 207 de l'annexe II au CGI ; BOI-TVA-DED-60-20), l'année d'acquisition comptant pour un vingtième. Si l'affectation taxable cesse avant le terme — départ du locataire, vacance prolongée, vente non soumise à la TVA — la SCI doit reverser les vingtièmes restant à courir.

Reversement de TVA en cas de cessation avant le terme

Reversement = TVA initiale x (annees restantes / 20)

  Exemple : cessation a la 12e annee sur les 20
  TVA initiale          = 80 000 EUR
  Annees restantes      = 20 - 12 = 8
  Reversement           = 80 000 x 8 / 20    = 32 000 EUR

Couper le bail soumis à TVA ou revendre tôt déclenche un reversement proportionnel. La récupération de 80 000 € n'est définitivement acquise qu'au terme des 20 ans : à articuler avec le risque de vacance.

Un cas qui dispense de régularisation : la transmission d'universalité (257 bis)

Si les murs sont cédés à un repreneur qui poursuit l'affectation taxable (par exemple, un autre vétérinaire qui continue à louer en TVA), l'opération peut s'analyser en transmission d'une universalité de biens (art. 257 bis du CGI) : il n'y a alors pas de régularisation, l'acquéreur reprenant la situation et la fraction de TVA résiduelle. C'est un point à valider précisément avec votre conseil au moment de la cession.
§ 4LE CŒUR DE LA DÉCISION·5 MIN

SCI à l'IR ou à l'IS : le vrai arbitrage est l'horizon, pas le taux

Beaucoup raisonnent IR vs IS en comparant les taux. À tort : ce qui décide, c'est votre horizon de détention. Une SCI est transparente à l'IR par défaut (art. 8 du CGI) ; elle peut opter pour l'IS (art. 239), option réversible jusqu'au 5e exercice, puis irrévocable. C'est une décision structurante à poser avant la création.

SCI à l'IR — détenir et transmettre

Loyers imposés au barème (TMI) + 17,2 % de prélèvements sociaux. Pas d'amortissement. Déficit foncier imputable 10 700 €/an sur le revenu global (art. 156, I-3°, hors intérêts). À la revente : plus-value des particuliers (art. 150 U), 19 % (art. 200 B), exonération d'IR à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans (art. 150 VC). Le standard pour conserver longtemps ou transmettre.

SCI à l'IS — loyers peu fiscalisés, mais sortie lourde

IS à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % (art. 219, I-b). L'amortissement du bâti (le terrain n'est pas amortissable, art. 39) écrase l'impôt annuel. Mais à la revente : plus-value professionnelle = prix − valeur nette comptable, amortissements réintégrés, sans abattement de durée (art. 39 duodecies). Puis 31,4 % pour sortir le boni. L'effet ciseau de la sortie.

En clair : à l'IR, vous payez plus d'impôt chaque année (le loyer net est taxé à votre TMI, plus 17,2 % de prélèvements sociaux), mais la revente est allégée par les abattements pour durée de détention. À l'IS, l'amortissement rend l'impôt annuel quasi nul, mais la revente vous rattrape : tous les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value, taxés sans le moindre abattement, et il faut encore sortir le produit de la société (ré-taxé au prélèvement forfaitaire unique). L'amortissement reporte l'impôt, il ne l'efface pas.

L'amortissement, ce « faux ami » : le mécanisme de la sortie à l'IS

Valeur nette comptable (VNC) = prix d'achat - amortissements pratiques
Plus-value professionnelle    = prix de vente - VNC

  Plus vous amortissez chaque annee,
  plus la VNC baisse... et plus la plus-value
  de revente (donc l'impot de sortie) augmente.

C'est le piège de l'article 39 duodecies : l'économie d'impôt annuelle de l'IS est mécaniquement reprise à la revente, sans aucun abattement pour durée de détention.

IR vs IS pour une SCI de murs vétérinaire. L'IS allège l'impôt annuel mais alourdit la sortie ; l'IR fait l'inverse. Pour des murs conservés ou transmis, l'IR est le standard.
CritèreSCI à l'IRSCI à l'IS
Régime des loyersRevenus fonciersProduit de la société
Amortissement du bâtiNon déductibleDéductible → impôt annuel faible
Impôt en détentionBarème (TMI) + 17,2 % de PSIS 15 % / 25 % sur le résultat net
Déficit foncierOui, 10 700 €/an (art. 156, I-3°)Non (logique de résultat société)
Plus-value de reventeParticuliers : prix − prix d'achatPro : prix − VNC, amortissements réintégrés
Abattement pour duréeExo IR 22 ans / PS 30 ans (150 VC)Aucun (39 duodecies)
Sortie du cashDirecte (associé personne physique)Distribution ré-taxée au PFU 31,4 %
Horizon idéalConserver, transmettre, revendreGarder à vie, TMI très élevée, jamais revendre

Idée reçue à corriger : « il faut une SCI à l'IS pour récupérer la TVA ». Faux.

La récupération de TVA dépend de l'option de l'article 260, 2°, qui est totalement indépendante du choix entre IR et IS. Une SCI à l'IR peut parfaitement opter pour la TVA et récupérer les 80 000 € — l'assujettissement à la TVA et le régime d'imposition des bénéfices sont deux questions distinctes. Ne renoncez jamais à l'IR (et à l'exonération de plus-value à 22/30 ans) en croyant que l'IS serait nécessaire pour la TVA.

Le piège à ne jamais confondre : 150 U n'est PAS 151 septies B

On lit parfois qu'une SCI à l'IR serait « exonérée à 15 ans ». C'est faux. Les 15 ans correspondent à l'article 151 septies B, qui ne vise qu'un immeuble inscrit à l'actif d'une entreprise — jamais une SCI. Pour une SCI à l'IR, c'est l'article 150 U (plus-value des particuliers) : exonération d'impôt sur le revenu à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. Confondre les deux fausse complètement le calcul de sortie.

Un dernier mot sur les prélèvements sociaux, parce que l'erreur est partout : sur une SCI à l'IR, revenus fonciers et plus-value immobilière restent à 17,2 % en 2026 (la hausse de CSG de la LFSS 2026 ne les touche pas). Le taux de 18,6 % ne concerne que les dividendes — donc le boni d'une SCI à l'IS. Le détail de cette dualité des prélèvements sociaux 2026 est expliqué dans notre guide dédié.

§ 5CAS CHIFFRÉ·4 MIN

Cas chiffré : murs 400 000 € HT, 80 000 € de TVA, effet patrimonial

Prenons un dossier de A à Z : l'acquisition et la TVA, les années de détention, puis la revente. Prénom fictif, ordres de grandeur réalistes ; les calculs figent les taux 2026 et les hypothèses sont explicitées.

Note de méthode : un cas est une illustration, pas une promesse

Ce cas chiffré sert à visualiser un mécanisme, pas à prédire votre résultat. Il repose sur des hypothèses (prix, loyer, TMI, durée, taux 2026) qui ne sont pas les vôtres. Les performances et scénarios passés ne préjugent pas des résultats futurs ; la fiscalité (LF/LFSS, doctrine BOFiP, jurisprudence) et le marché immobilier (prix, vacance, liquidité) peuvent évoluer. Aucun chiffre ci-dessous ne vaut garantie de résultat : refaites le calcul avec votre conseiller, votre notaire et votre expert-comptable sur vos données réelles.

Hypothèses — Camille, vétérinaire en SELARL, TMI 41 %

Camille achète les murs neufs de sa clinique 400 000 € HT (terrain ~20 % = 80 000 € non amortissable ; bâti 320 000 €). Elle constitue une SCI qui opte pour la TVA (260-2°) et loue à sa SELARL. Loyer de marché : 28 000 €/an (~7 % du HT). Revente envisagée à 20 ans, autour de 520 000 €.

Année 0 — l'acquisition : 80 000 € de TVA récupérée

La SCI achète 400 000 € HT. Grâce à l'option 260-2°, elle récupère 400 000 × 20 % = 80 000 € de TVA. La SELARL déduit en miroir la TVA des loyers : l'opération est neutre pour elle. En trésorerie, le coût net des murs est ramené à environ 400 000 € au lieu de 480 000 € TTC.

Années 1 à 20 — la détention : IR ou IS, l'arbitrage annuel

Imposition annuelle des loyers (régime de croisière, loyer net ~20 000 €)

SCI a l'IR
  Loyer brut                                          = 28 000 EUR
  - charges et interets d'emprunt deductibles
  Revenu foncier net imposable                       ~= 20 000 EUR
  Impot = 20 000 x (41 % IR + 17,2 % PS)             ~= 11 640 EUR/an
  (mais plus-value exoneree a 22 ans / 30 ans)

SCI a l'IS
  Loyer brut                                          = 28 000 EUR
  - amortissement du bati = 320 000 / 25 ans         = 12 800 EUR
  - charges et interets d'emprunt (~15 000 EUR)
  Resultat imposable                                 -> proche de zero
  IS a 15 %                                           -> symbolique

À l'IR, frottement annuel d'environ 11 640 € mais plus-value purgée à terme. À l'IS, impôt annuel quasi nul grâce à l'amortissement... mais reporté à la revente (voir ci-dessous).

Année 20 — la revente (520 000 €) : l'effet ciseau de l'IS

Imposition de la plus-value à la revente (prix 520 000 €)

Plus-value brute = 520 000 - 400 000               = 120 000 EUR

SCI a l'IR (plus-value des particuliers, art. 150 U)
  A 20 ans de detention :
  Abattement IR = 90 % (exo totale a 22 ans)
    base IR = 12 000 x 19 %                           ~= 2 280 EUR
  Abattement PS = 24,75 % (exo totale a 30 ans)
    base PS = 90 300 x 17,2 %                         ~= 15 530 EUR
  -> frottement IR + PS                               ~= 17 800 EUR
  (tomberait a ~0 en attendant 30 ans)

SCI a l'IS (plus-value professionnelle, art. 39 duodecies)
  Amortissements cumules = 12 800 x 20 ans           = 256 000 EUR
  Valeur nette comptable = (bati 320 000 - 256 000)
                           + terrain 80 000           = 144 000 EUR
  Plus-value pro = 520 000 - 144 000                 = 376 000 EUR
  IS = 42 500 x 15 % + 333 500 x 25 %
     = 6 375 + 83 375                                ~= 89 750 EUR
     (taux reduit 15 % si conditions PME maintenues)
  + PFU 31,4 % pour sortir le boni distribue         = couche en sus
  -> frottement total souvent > 130 000 EUR

À 20 ans, côté IR, l'abattement IR est presque total (exonération à 22 ans) mais les prélèvements sociaux restent dus pour l'essentiel (exonération seulement à 30 ans) : le frottement avoisine 17 800 €, et tomberait à ~0 en attendant 30 ans. Côté IS, près de 90 000 € d'IS sur la plus-value professionnelle (taux réduit 15 % sous réserve des conditions PME) AVANT la taxation de la distribution : l'économie annuelle de l'IS est non seulement rattrapée, mais dépassée. L'amortissement reporte l'impôt, il ne l'efface pas.

Sur la durée, l'option TVA bénéficie aux deux régimes. C'est à la sortie que tout se joue : pour des murs conservés puis transmis ou qui se valorisent, l'IR l'emporte largement. Chiffres illustratifs aux taux 2026.
BilanSCI à l'IRSCI à l'IS
TVA récupérée à l'achat80 000 € (option 260-2°)80 000 € (option 260-2°)
Impôt annuel en détention (≈)~11 640 €/anSymbolique (amortissement)
Impôt à la revente (20 ans)≈ 17 800 € (PS encore dus, ≈ 0 € à 30 ans)≈ 90 000 € d'IS + PFU sur la distribution
Effet patrimonial sur 15-20 ansActif valorisé, sortie netteActif valorisé, mais sortie lourde
Verdict pour murs conservés / transmisGagnantÀ réserver aux cas très spécifiques

La leçon du cas : capitaliser la trésorerie de l'activité en patrimoine

En 15 à 20 ans, les loyers (payés par la SELARL) et l'économie d'impôt remboursent le crédit : la SCI finit par détenir un actif valorisé financé par la trésorerie de l'activité. C'est tout l'intérêt patrimonial du montage. Reste à ne pas gâcher la sortie : pour un bien destiné à être conservé ou transmis, l'IR est le choix par défaut ; l'IS ne se justifie que si l'on est certain de ne jamais revendre et que la TMI annuelle est très élevée. Pour placer la trésorerie dégagée par la clinique, voyez placer la trésorerie de sa clinique vétérinaire.
§ 6FINANCEMENT·3 MIN

Financer l'acquisition : crédit in fine, démembrement, loyer de marché

Camille, vétérinaire, n'a pas immobilisé toute sa trésorerie pour ses murs : elle a apporté 10 à 20 % avec les frais, puis emprunté le reste sur 15 à 20 ans. À crédit, ce sont en partie les loyers (versés par votre SELARL) et l'économie d'impôt qui remboursent l'échéance — c'est l'effet de levier. Vous détenez ainsi des murs à 400 000 € en n'ayant sorti qu'une fraction de votre poche.

Le crédit in fine adossé : maximiser les intérêts déductibles

En SCI à l'IR, les intérêts d'emprunt sont imputables uniquement sur les revenus fonciers (report 10 ans), jamais sur le revenu global (BOI-RFPI-BASE-30-20). Le crédit in fine — capital remboursé en une fois au terme, adossé à une épargne nantie — maintient des intérêts constants et maximaux sur toute la durée, ce qui optimise la fiscalité foncière et préserve la trésorerie. Le détail dans financer une SCI par un crédit in fine et la variante adossée à une assurance-vie. Réservez-le si vous avez déjà une assurance-vie ou un PEA à nantir : l'administration regarde de près les montages in fine bâtis dans le seul but de gonfler des intérêts déductibles.

Variante patrimoniale : la SCI peut n'acquérir que la nue-propriété des murs, un tiers (ou l'exploitant) conservant l'usufruit temporaire. La répartition se valorise selon le barème de l'article 669 du CGI ; c'est un schéma utile pour préparer une transmission anticipée, à étudier au cas par cas (voir acheter la nue-propriété en démembrement).

Le garde-fou décisif : un loyer de marché

Le loyer entre la SCI et la clinique est déductible à deux conditions : il est effectivement versé et imposé corrélativement en revenus fonciers chez le bailleur (BOI-BIC-CHG-40-20-10). Surtout, il doit correspondre à la valeur locative de marché. Un loyer surévalué verra son excédent réintégré au titre de l'acte anormal de gestion : dès que l'administration établit un écart significatif, la charge de la preuve se renverse contre le contribuable (CE plén., 21 décembre 2018, n° 402006, Croë Suisse). Un loyer anormalement bas expose la SCI à un redressement. Bonnes pratiques : bail écrit et daté, expertise de la valeur locative, indexation indiciaire (ILC), et — puisque vous signez des deux côtés — vigilance sur les conventions réglementées.
Hagnéré Patrimoine

Option TVA, IR ou IS, crédit in fine : faisons les chiffres

Un CGP indépendant modélise votre achat de murs sur 20 ans, structure l'option TVA, compare l'IR et l'IS, calibre le loyer de marché et organise le financement avec votre banque et votre notaire — sans vous pousser vers une option qui ne sert pas votre intérêt.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 7LE BAIL·2 MIN

Quel bail pour louer les murs à sa clinique vétérinaire ?

Beaucoup de vétérinaires signent par réflexe un bail commercial, en pensant qu'une clinique l'impose. Ce n'est pas le cas. Son activité est mixte : les soins relèvent du non-commercial (BNC), la vente de médicaments et d'aliments du commercial. Le régime de droit commun de la location d'un local à un libéral reste le bail professionnel ; le bail commercial est une option, pas une obligation (à la différence d'une officine de pharmacie, pur fonds de commerce).

Bail professionnel (droit commun)

Art. 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Bail écrit, durée minimale 6 ans, reconduction tacite. Résiliation possible par le seul locataire à tout moment (préavis 6 mois). Pas de plafonnement légal du loyer. Souple, c'est le régime naturel de la clinique vétérinaire.

Bail commercial 3/6/9 (sur option)

Art. L. 145-1 et suivants du Code de commerce, applicable par convention. Plus protecteur du preneur (droit au renouvellement, propriété commerciale, plafonnement du loyer de renouvellement) mais plus rigide. Pertinent pour verrouiller la stabilité d'un emplacement à forte valeur locative.

En pratique : lequel choisir, et pourquoi ce n'est pas comme une officine

Pour la plupart des cliniques, le bail professionnel suffit : il est souple et c'est le régime que votre notaire vous proposera par défaut pour un local loué à un libéral. On réserve le bail commercial 3/6/9 aux emplacements à forte valeur locative qu'on veut verrouiller sur le long terme (droit au renouvellement, plafonnement du loyer de renouvellement). À l'inverse, une officine de pharmacie, pur fonds de commerce, relève par nature du bail commercial : c'est l'une des différences entre l'immobilier vétérinaire et celui du commerçant assujetti, alors même que le levier TVA est le même.

Louer les murs NUS, jamais équipés (sinon IS de plein droit)

Point technique décisif : la SCI ne doit louer que les murs nus. Si elle loue le local avec le matériel vétérinaire (table de chirurgie, imagerie et radio numérique, échographe, bloc, hospitalisation, chenil, laboratoire), il s'agit d'une location équipée, activité commerciale qui rend la SCI imposable à l'IS de plein droit (art. 206-2 du CGI) — vous perdez alors le régime de l'IR et l'exonération de plus-value à 22/30 ans. Le matériel doit donc rester porté par la SEL d'exploitation, où la TVA sur son acquisition est de toute façon récupérable.

En pratique, le bail professionnel convient à la grande majorité des cliniques. Dans tous les cas, formalisez un bail écrit, daté, avec révision indiciaire : c'est aussi ce qui sécurise la déductibilité du loyer (cf. section 6).

§ 8TRANSMISSION·3 MIN

Transmettre les murs : donner des parts, pas un immeuble

Sur la durée, c'est là que la SCI prend tout son sens face à un immeuble détenu en direct. Là où un immeuble se transmet en bloc (et déclenche des droits d'un coup), des parts de SCI se donnent par tranches, en répétant l'abattement de 100 000 € par enfant à chaque fenêtre de 15 ans.

Le premier levier est l'abattement de donation (art. 779 et 784 du CGI) : chaque parent peut donner 100 000 € par enfant en franchise de droits, rechargeable tous les 15 ans. Un couple transmet ainsi 200 000 € par enfant tous les 15 ans, en parts de SCI, sans fiscalité — et la donation en pleine propriété avant 70 ans ouvre une réduction de droits de 50 % (art. 790 du CGI). Le second levier est le démembrement (art. 669) : vous donnez la nue-propriété des parts (valeur taxable réduite selon votre âge) en conservant l'usufruit, donc les loyers ; au décès, l'usufruit s'éteint sans droits supplémentaires. À la cession des parts, les droits d'enregistrement sont de 5 % (art. 726, I-2° du CGI, sociétés à prépondérance immobilière).

Sans convention de démembrement, l'usufruitier perd la main

Attention à un arrêt récent et décisif. À défaut de convention, en cas de vente de la totalité des actifs de la société civile, le produit de cession revient au nu-propriétaire, l'usufruitier n'exerçant plus qu'un quasi-usufruit sur la somme distribuée — l'usage du prix, mais à charge de restitution (Cass. 3e civ., 19 septembre 2024, n° 22-18.687). Sans convention de démembrement organisant le sort du prix dès la donation, l'usufruitier ne maîtrise plus la pleine disposition du capital de vente. À coupler avec l'art. 774 bis du CGI (la dette de restitution d'un quasi-usufruit sur une somme donnée n'est pas déductible de l'actif successoral). Faites rédiger la convention par votre notaire.

Le pacte Dutreil ne s'applique PAS à une SCI de location nue

Ne le promettez jamais : l'abattement de 75 % du pacte Dutreil (art. 787 B du CGI) est réservé aux titres de sociétés à activité opérationnelle. Une SCI de location nue exerce une activité civile et en est exclue. Le Dutreil concerne en revanche le fonds vétérinaire ou la SEL d'exploitation. Deux montages distincts : « murs en SCI = pas de Dutreil », « fonds vétérinaire = Dutreil possible ». La transmission de la clinique elle-même est traitée dans transmettre son cabinet et son patrimoine et dans céder sa clinique et exonérer la plus-value.
§ 9GARDE-FOUS·3 MIN

Les garde-fous : vacance, IFI, acte anormal de gestion

Restent quelques pièges qui transforment ce montage en mauvaise affaire si on les ignore. Voici les principaux, à border dès l'origine.

Le premier risque est la vacance : si le praticien cesse, déménage ou part en retraite, la SCI perd son locataire — et une clinique équipée d'un bloc et d'un chenil, en zone rurale, ne se reloue pas comme un local commercial de centre-ville. Ce risque s'articule avec la transmission : la cession des parts de la SCI et celle du fonds vétérinaire peuvent se faire séparément, ce qui ouvre des combinaisons (vendre le fonds à un repreneur, garder les murs et les lui louer). Rappelez-vous aussi que couper le bail soumis à TVA avant 20 ans déclenche une régularisation (cf. section 3).

IFI : les parts de SCI peuvent (parfois) sortir de l'assiette

Les parts de SCI sont en principe taxables à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI). La fraction affectée à votre activité et louée à votre SEL peut, sous conditions, être exonérée au titre des biens professionnels (art. 975 du CGI, BOI-PAT-IFI-30-10-10-10). Au conditionnel : cette exonération est strictement encadrée, rarement retenue pour une SCI à l'IS, et suppose un audit nominatif. Ne la tenez jamais pour acquise sans validation : voyez optimiser son IFI.

Récapitulatif : les 6 erreurs à ne jamais commettre

1. Confondre 17,2 % (loyers SCI IR) et 18,6 % (boni SCI IS).
2. Opter pour la TVA sur de l'ancien hors champ (aucune récupération, loyer alourdi).
3. Louer le local équipé (matériel) → IS de plein droit (art. 206-2).
4. Fixer un loyer hors marché → acte anormal de gestion.
5. Promettre le Dutreil sur les parts de la SCI (exclu, art. 787 B).
6. Revendre ou couper le bail TVA avant 20 ans → régularisation des vingtièmes.
§ 10ACCOMPAGNEMENT·2 MIN

Structurer votre acquisition immobilière avec Hagnéré Patrimoine

Acheter les murs de sa clinique est rarement une décision isolée : elle touche à votre fiscalité d'exploitation, à votre TVA, à votre financement, à votre IFI et à votre transmission. C'est typiquement le genre de dossier où un CGP, un notaire et un expert-comptable doivent se parler avant la signature du compromis. Chez Hagnéré Patrimoine (cabinet de Bassens en Savoie, ORIAS 23002291, présidé par Clément Chatelain, Trustpilot 4,7/5), nous coordonnons l'ensemble avec votre notaire et votre expert-comptable.

Concrètement, nous structurons le montage de l'option TVA (jusqu'à 80 000 € récupérés), nous arbitrons l'IR ou l'IS selon votre horizon, nous calibrons le loyer de marché, nous organisons le financement in fine, et nous articulons les murs avec la cession et la transmission de la clinique. Cette acquisition s'inscrit dans la stratégie patrimoniale globale du vétérinaire, détaillée dans notre hub gestion de patrimoine du vétérinaire, et se complète d'une réflexion sur la retraite CARPV (la caisse du vétérinaire) et le financement de l'installation.

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Sources et références légales

  • Structure et transparence de la SCI

    Art. 1832 et 1857 du Code civil (société civile, responsabilité indéfinie mais non solidaire au prorata des parts). Art. 8 CGI (transparence : revenus fonciers pour la SCI à l'IR). Art. 239 CGI (option pour l'IS, irrévocable après le 5e exercice ; BOI-IS-CHAMP-20-20-30). Art. 219, I-b CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 206-2 CGI (location équipée = IS de plein droit ; la SCI ne loue que les murs nus).

  • TVA du vétérinaire et option sur les loyers

    Art. 278 CGI et BOI-TVA-CHAMP-10-10-60-50 (actes et médicaments vétérinaires à 20 %). Art. 261-4-1° CGI (exonération des soins à la personne, santé humaine : ne s'applique pas au vétérinaire). Art. 261 D et 260, 2° CGI (option à la TVA sur la location nue de locaux professionnels ; BOI-TVA-CHAMP-50-10). Art. 207 de l'annexe II au CGI (régularisation de la TVA par vingtièmes sur 20 ans ; BOI-TVA-DED-60-20). Art. 257 bis CGI (dispense en cas de transmission d'universalité). Art. 293 B CGI (franchise en base 37 500 €).

  • Loyer, charges et amortissement

    Loyer déductible à la double condition d'un versement effectif et d'une imposition corrélative en revenus fonciers (BOI-BIC-CHG-40-20-10). CE plén. 21 décembre 2018 n° 402006 Croë Suisse (acte anormal de gestion : un écart significatif au prix de marché renverse la charge de la preuve). Art. 156, I-3° CGI (déficit foncier 10 700 €/an, hors intérêts). Art. 39 et 39 C CGI (amortissement du bâti à l'IS, terrain non amortissable). BOI-RFPI-BASE-30-20 (intérêts d'emprunt imputables sur le seul revenu foncier).

  • Plus-values et sortie

    Art. 150 U, 150 UB et 150 VC CGI (plus-value des particuliers : exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans). Art. 200 B CGI (19 %) et 1609 nonies G CGI (surtaxe 2 à 6 % au-delà de 50 000 €). Art. 39 duodecies CGI et BOI-BIC-PVMV-20-10 (plus-value professionnelle de la SCI à l'IS : valeur nette comptable, amortissements réintégrés, sans abattement de durée). Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026) : prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % sur le foncier et les plus-values immobilières ; 18,6 % sur dividendes et intérêts.

  • Bail, transmission et hauts revenus

    Art. 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 (bail professionnel, durée minimale 6 ans) ; art. L. 145-1 et s. du Code de commerce (baux commerciaux, sur option). Art. 779 et 784 CGI (abattement 100 000 € par enfant et par parent, tous les 15 ans), art. 790 CGI (réduction 50 % avant 70 ans), art. 669 CGI (barème de l'usufruit). Cass. 3e civ. 19 septembre 2024 n° 22-18.687 (convention de démembrement indispensable). Art. 726, I-2° CGI (cession de parts : 5 %). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil exclu pour une SCI de location nue). Art. 975 CGI (IFI biens professionnels, au conditionnel). Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (SEL/SPFPL).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. L'option TVA, l'arbitrage IR / IS, le choix de la structure et le calibrage du loyer doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre notaire et votre expert-comptable. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 et supposent les hypothèses explicitées ; ils ne valent pas garantie de résultat. Les chiffres et taux cités sont à jour au 24 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel lorsque le texte ne tranche pas encore. L'investissement immobilier comporte des risques (vacance, illiquidité, évolution des prix).

Foire aux questions

Tout sur l'achat des murs de votre clinique vétérinaire en SCI TVA, IR ou IS, loyer, transmission et garde-fous.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : récupérer la TVA, IR ou IS, durée de l'engagement TVA, loyer à soi-même, prélèvements sociaux, démembrement et Dutreil. Réponses sourcées et à jour 2026.