Mis à jour le 25 juin 2026 · Conforme à la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), à la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et au PASS 2026 fixé à 48 060 €. Check-list opérationnelle des charges du psychologue au régime de la déclaration contrôlée (2035).
Vous êtes psychologue libéral, au réel, et chaque printemps la même question revient au moment de boucler la 2035 : ai-je bien déduit toutce que je pouvais déduire ? Le loyer du cabinet, la supervision et l'analyse de pratique, les tests psychométriques, votre formation continue, l'abonnement au logiciel de prise de rendez-vous… Un oubli sur la 2035 ne se rattrape pas : chaque euro non déduit reste taxé à votre tranche — et il gonfle au passage la base de vos cotisations CIPAV. Un poste oublié de 1 000 €, à une tranche de 30 %, c'est 300 € d'impôt payé pour rien chaque année, plus le surcoût de cotisations sociales sur un bénéfice artificiellement gonflé.
Ce guide est une check-list opérationnelle, poste par poste, des charges déductibles du psychologue au régime de la déclaration contrôlée. Une spécificité change tout par rapport aux autres libéraux : vos soins sont exonérés de TVA (art. 261-4-1° du CGI), donc vous ne récupérez pas la TVA et tout se déduit en TTC. Attention toutefois : cette liste n'a de sens qu'au réel. Au micro-BNC, l'abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €), valable jusqu'à 83 600 € de recettes, remplace déjà toutes vos charges — et le micro est, pour beaucoup de psychologues aux frais légers, le bon choix. Pour trancher ce duel, voyez notre guide micro-BNC ou frais réels. Ici, on suppose le réel acquis et on détaille ce qui se déduit.
L'essentiel en 30 secondes
- Une charge est déductible si elle réunit trois conditions(art. 93 CGI) : nécessitée par la profession, effectivement payée dans l'année, et justifiée (facture probante).
- Cette déduction n'existe qu'au réel(2035). Au micro-BNC, l'abattement forfaitaire de 34 % remplace toutes les charges, sans justificatif.
- Vos soins sont exonérés de TVA (art. 261-4-1°) : vous ne récupérez pas la TVA, donc vos charges se déduisent en TTC, jamais en HT.
- La quote-part privée est exclue: un local mixte ou un véhicule à usage mixte se proratise. C'est la ligne rouge du contrôle fiscal.
La règle de déduction en une phrase (art. 93 CGI)
Une seule règle commande tout le reste. Au régime de la déclaration contrôlée, une dépense est déductible de votre bénéfice si elle réunit trois conditions cumulatives (art. 93, 1 du CGI, précisé par le BOI-BNC-BASE-40) :
- Elle est nécessitée par l'exercice de la profession: engagée dans l'intérêt de votre activité de psychologue, pas dans votre intérêt privé.
- Elle est effectivement payée dans l'année: le BNC fonctionne en comptabilité de caisse (recettes encaissées, dépenses décaissées). Vous pouvez opter pour les créances acquises et les dépenses engagées (art. 93 A CGI), parfois utile pour des honoraires versés en fin d'année — un sujet de lissage des revenus en dents de scie.
- Elle est justifiée : facture nominative, libellé clair, date. Sans pièce probante, la charge est rejetée en contrôle.
Rappel statutaire utile : le psychologue exerce une profession à titre protégé(loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, art. 44 — Master 2 de psychologie ou diplôme requis dans la fonction publique hospitalière, enregistrement ADELI/RPPS auprès de l'ARS), mais sans ordre professionnel ni monopole d'actes. Il n'est donc pasun officier ministériel : il n'y a ni droit de présentation ni charge à racheter, la patientèle se cède librement. Fiscalement, vous relevez des bénéfices non commerciaux (BNC), déclarés sur le formulaire 2035-SD (art. 97 CGI) au-delà du seuil micro.
Cette liste n'a de sens qu'au réel
Pourquoi vos charges se déduisent en TTC (et pas en HT)
Avant d'attaquer la liste, une particularité qui change votre façon de compter chaque dépense : la TVA. Les soins dispensés aux personnes par les praticiens autorisés à faire légalement usage du titre de psychologue sont exonérés de TVA (art. 261, 4, 1° du CGI ; extension issue de l'art. 10 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 ; doctrine BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10). L'exonération suppose deux conditions cumulatives : la condition de titre(usage légal du titre, enregistrement auprès de l'ARS) et la finalité thérapeutique (actes liés au diagnostic et au traitement de troubles psychologiques).
En clair, sur vos notes d'honoraires, vous portez la mention « TVA non applicable, art. 261-4-1° du CGI ». Vous ne facturez pas de TVA à vos patients… mais vous ne la récupérez pas non plus sur vos achats.
Soins exonérés de TVA = charges déduites en TTC
Si vous pensez un jour acheter les murs de votre cabinet en SCI, retenez aussi ceci : l'option pour la TVA d'une SCI de murs (art. 260, 2° du CGI) n'a aucun intérêtpour vous, puisque vous n'êtes pas assujetti sur vos soins et ne pourriez de toute façon pas récupérer la TVA en amont. C'est exactement l'inverse de la situation d'un libéral assujetti à 20 % — voyez à ce titre les charges d'un autre libéral à la CIPAV, mais qui récupère sa TVA, pour bien mesurer la différence de logique.
Cotisations sociales CIPAV et CSG déductible (6,8 points)
En montant, c'est généralement votre plus gros poste. Mais avant de le déduire, réglons une confusion fréquente sur votre caisse de retraite.
Votre caisse : la CIPAV, pas la sécurité sociale des indépendants
Le psychologue est affilié à la CIPAV pour sa retraite (art. L. 640-1 du Code de la sécurité sociale) : il figure explicitementdans la liste limitative des professions restées à la CIPAV après la réforme de 2018. Le droit d'option vers le régime général des indépendants, ouvert du 1ᵉʳ janvier 2019 au 31 décembre 2023 (LFSS 2018, loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017, art. 15), ne le concernait pas. Vous cotisez donc à un régime de base CNAVPL par points et à un régime complémentaire CIPAV par tranches de revenu(et non par « classes »), plus l'invalidité-décès. La maladie et les allocations familiales passent par l'URSSAF, mais jamais la sécurité sociale des indépendants pour la retraite — et jamais la CARMF, la CARPIMKO ou une autre caisse.
Exception à connaître : si vous exercez en SASU ou en SELAS, le président est assimilé salarié (art. L. 311-3 CSS) et relève alors du régime général (CNAV + Agirc-Arrco), pas de la CIPAV. Le détail des valeurs de point et des tranches CIPAV 2026 est à confirmer sur lacipav.fr ; nous le développons dans la retraite CIPAV du psychologue : montant réel et solutions.
Ce qui se déduit : cotisations obligatoires, CSG, et Madelin/PER
Les cotisations sociales personnelles obligatoires sont intégralement déductibles (art. 154 bis CGI) : URSSAF (maladie, allocations familiales), base CNAVPL et complémentaire CIPAV, invalidité-décès. La CSG est déductible à hauteur de 6,8 points(art. 154 quinquies CGI) sur la CSG d'activité. En revanche, la CSG non déductible (2,4 %), la CRDS (0,5 %) et l'impôt sur le revenu lui-même ne se déduisent jamais.
S'y ajoutent les cotisations facultatives Madelin / PER(art. 154 bis CGI), elles aussi déductibles dans leurs plafonds : retraite (PER), prévoyance, santé, garantie perte d'emploi. Et c'est là que le réel reprend l'avantage : la CSG déductible et le PER n'existent qu'à ce régime — ils disparaissent au micro-BNC, absorbés par l'abattement de 34 %.
Le piège à éviter : confondre cotisations payées et provisionnées
CIPAV faible : le PER prend le relais
Loyer du cabinet ou quote-part du domicile
Si vous louez un cabinet, le loyer, les charges locatives et l'énergie sont déductibles à 100 % de leur part professionnelle (art. 93 CGI, BOI-BNC-BASE-40-60-30), en TTC. S'y ajoutent la RC professionnelle et vos autres assurances (multirisque du local, protection juridique).
Si vous recevez à domicile, vous ne déduisez que la quote-part professionnelledu loyer, des charges, de l'électricité et de la taxe foncière, calculée au prorata de la surface affectéeà l'activité. Conservez un plan ou un ratio justifiant la surface du cabinet de consultation.
Quote-part du domicile : la règle de la surface affectée
Charge déductible = Dépense annuelle TTC × (surface pro ÷ surface totale) Exemple : 12 000 € × (15 m² ÷ 75 m²) = 12 000 € × 20 % = 2 400 €
- Surface pro :surface du cabinet de consultation, à justifier par un plan
- Surface totale :surface du logement
- Dépenses concernées :loyer, charges, énergie, taxe foncière (en TTC)
On ne déduit que la fraction réellement affectée à la consultation. Une déduction à 100 % d'un logement utilisé en partie à titre privé est la première chose qu'un vérificateur réintègre.
Exercice à domicile : le bon réflexe documentaire
Supervision, analyse de pratique et formation
Ces trois postes sont propres à votre métier — et ce sont justement ceux qu'un comptable non spécialisé laisse de côté.
- Supervision, analyse de pratique, intervision: ces démarches de perfectionnement professionnel sont des dépenses nécessitées par l'exercice (art. 93 CGI) et donc pleinement déductibles. C'est, pour beaucoup de cliniciens, un poste régulier et significatif.
- Formation continue, DPC, congrès, certifications: frais d'inscription, et au réel les frais de déplacement et d'hébergement qui s'y rattachent. Un EMDR, une formation en thérapies comportementales et cognitives, un congrès professionnel : tout est déductible sur justificatif.
- Cotisations aux associations professionnelles (par exemple la FFPP ou le SNP) : déductibles comme dépense professionnelle.
Le poste signature du psychologue : supervision et analyse de pratique
Tests psychométriques, documentation et logiciels
Vient ensuite votre outillage : tests, livres, logiciels. Selon le prix et la nature, c'est une charge immédiate ou un amortissement.
- Tests psychométriques(WAIS, WISC, etc.) : un test ou des feuilles de cotation et consommables ≤ 500 € HT sont une charge immédiate ; une mallette complète de plusieurs centaines d'euros au-delà du seuil (de l'ordre de 1 800 €) est une immobilisation amortie (voir la section suivante).
- Documentation : ouvrages cliniques, revues et abonnements professionnels.
- Logiciels: agenda et prise de rendez-vous (type Doctolib), logiciel de dossier patient, solution de téléconsultation. Un abonnement ou une licence renouvelable est une charge immédiate ; un logiciel acquis durablement au-delà de 500 € HT s'amortit.
Tout se déduit en TTC, la TVA n'étant pas récupérable.
| Dépense | Traitement | Règle |
|---|---|---|
| Feuilles de cotation, consommables | Charge immédiate | ≤ 500 € HT, art. 93 |
| Abonnement agenda / dossier patient (annuel) | Charge immédiate | Abonnement renouvelable |
| Mallette de tests complète (~1 800 €) | Immobilisation amortie | > 500 € HT, base TTC |
| Ordinateur du cabinet | Immobilisation amortie | > 500 € HT, base TTC (voir §7) |
| Ouvrages, revues, abonnements pro | Charge immédiate | Documentation, art. 93 |
Matériel et amortissement : la règle des 500 € HT
Vous achetez un fauteuil, un ordinateur, une mallette de tests : déduction immédiate ou amortissement sur plusieurs années ? Un seul seuil tranche : 500 € HT.
Le petit matériel, mobilier ou logiciel d'une valeur ≤ 500 € HT peut être déduit immédiatement, l'année de l'achat (tolérance du BOI-BIC-CHG-20-30-10, applicable au BNC). Au-delà de 500 € HT, le bien constitue une immobilisation: il est inscrit au registre des immobilisations (art. 99 CGI) et amorti sur sa durée d'usage (BOI-BIC-AMT-10-20). Cela concerne typiquement le mobilier du cabinet (fauteuils, bureau, divan, paravent, étagères) et l'informatique.
Le piège HT/TTC sur l'amortissement
Si vous avez racheté une patientèleà votre installation, cet élément incorporel peut être amorti lorsqu'une dépréciation effective est justifiée, et les intérêts de l'empruntd'acquisition sont déductibles. En revanche, le capital rembourséde cet emprunt n'est jamais une charge — seuls les intérêts le sont.
Déplacements professionnels : barème km ou frais réels
Visites à domicile, interventions en institution (EHPAD, établissements scolaires, entreprises), formations et congrès : vos déplacements professionnels sont déductibles. Deux options, exclusives l'une de l'autre, et le choix est annuel et global(tous véhicules, toute l'année, sans panachage).
Le barème kilométriquese calcule sur vos kilomètres professionnels de l'année. Le barème 2026 (arrêté du 27 mars 2023, non revalorisé) est majoré de 20 %pour un véhicule 100 % électrique. Il couvre déjà la dépréciation, le carburant, l'entretien et l'assurance : vous ne pouvez donc pas cumulerle barème avec l'amortissement du véhicule. À l'inverse, les frais réelsreprennent l'avantage si le véhicule est cher ou très utilisé. Dans les deux cas, le stationnement et les péages restent déductibles en plus.
La part professionnelle, et seulement elle
Barème ou réel : un repère simple
Comptabilité, télécom et frais bancaires
Restent les frais de gestion, ceux qu'on règle sans y penser et qu'on oublie de reporter sur la 2035.
- Frais de comptabilité / expert-comptable: 100 % déductibles (art. 93 CGI), sans condition d'adhésion à un organisme agréé.
- Téléphonie et internet: déductibles au prorata de l'usage professionnel.
- Frais bancaires du compte dédiéà l'activité, et intérêts d'un emprunt professionnel : déductibles.
AGA / OGA en 2026 : plus d'intérêt fiscal
Tableau récapitulatif : les postes déductibles du psychologue
Gardez ce tableau ouvert le jour où vous remplissez votre 2035. Sauf mention contraire, tout se déduit en TTC (vos soins étant exonérés de TVA, vous ne récupérez rien en amont).
| Poste | Déductible ? | Conditions & vigilance (TTC) |
|---|---|---|
| Loyer du cabinet (bail, charges, énergie) | Oui (100 %) | Art. 93 ; part professionnelle |
| Quote-part du domicile (exercice à domicile) | Oui (partiel) | Prorata de la surface affectée |
| RC pro + assurances professionnelles | Oui | Art. 93 |
| Cotisations URSSAF + CIPAV | Oui (intégral) | Art. 154 bis ; jamais la SSI pour la retraite |
| CSG déductible (6,8 pts) | Oui (6,8 pts) | Art. 154 quinquies |
| Madelin / PER + prévoyance (facultatives) | Oui (plafonds) | Art. 154 bis ; levier exclusif du réel |
| Supervision / analyse de pratique / intervision | Oui | Art. 93 ; spécificité métier |
| Formation, DPC, congrès, certifications | Oui | Art. 93 ; sur justificatifs |
| Tests psychométriques, documentation | Oui | ≤ 500 € HT charge / > 500 € HT amorti |
| Logiciels (RDV, dossier patient, téléconsult.) | Oui | Abonnement = charge ; acquisition = amorti |
| Matériel & mobilier (fauteuils, info.) | Oui | Règle des 500 € HT ; base amortie TTC |
| Achat de patientèle + intérêts d'emprunt | Oui | Capital remboursé NON déductible |
| Déplacements professionnels | Oui | Barème km OU frais réels ; part pro |
| Comptabilité / expert-comptable | Oui (100 %) | Art. 93 ; sans condition d'AGA |
| Téléphonie / internet | Oui (partiel) | Quote-part professionnelle |
| Frais bancaires du compte dédié | Oui | Art. 93 |
| CSG non déductible (2,4 %), CRDS, IR | NON | Jamais déductibles |
| Dépenses privées / habillement / capital d'emprunt | NON | La ligne rouge du redressement |
| « Déduire la TVA » comme un libéral assujetti | SANS OBJET | Tout est déjà en TTC, pas de récupération |
Votre 2035 capte-t-elle vraiment toutes vos charges ?
Une charge oubliée sur votre 2035, c'est de l'impôt payé pour rien — et des cotisations CIPAV calculées sur un bénéfice trop gros. Un CGP certifié ORIAS audite votre déclaration contrôlée, tranche l'arbitrage micro/réel et calibre votre PER face à la CIPAV.
Activité mixte : quand une partie de votre activité est soumise à la TVA
Attention à un raccourci fréquent : toutce que fait un psychologue n'est pas exonéré de TVA. Seuls les soins rendus aux personnes le sont (art. 261-4-1°). Les activités hors soins sont, elles, soumises à la TVA au taux de 20 % :
- la formation et l'enseignement ;
- le conseil et le coaching en entreprise, le conseil-recrutement ;
- l'expertise judiciaire ;
- l'animation de stages, d'ateliers ou de groupes pour une structure ;
- la supervision facturée à une structure (et non le soin au patient).
Tant que votre activité hors soins reste sous le seuil de la franchise en base (art. 293 B CGI), vous facturez sans TVA, avec la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Au-delà, vous devenez partiellement assujetti: c'est l'activité mixte, qui ouvre un droit à déduction de la TVA d'amont au proratade la part taxée (art. 271 CGI). Concrètement, vous récupérez la TVA sur les dépenses affectées à l'activité de formation/conseil, mais pas sur celles affectées aux soins.
Soins exonérés, mais formation et conseil à 20 %
Cas chiffré : Camille, 50 000 € — et après les charges ?
Prenons une psychologue clinicienne qu'on voit souvent en rendez-vous : 50 000 € de recettes, une TMI autour de 11 à 30 %. Faut-il vraiment passer au réel pour déduire ses charges ?
Cas pratique — l'honnête comparaison micro / réel
Camille, psychologue clinicienne, 50 000 € de recettes
Camille encaisse 50 000 €, sous le seuil de 83 600 € : le micro-BNC lui est ouvert. Au micro, l'abattement de 34 % donne 17 000 € de charges forfaitaires, soit une base imposable de 33 000 €, sans aucune comptabilité.
Au réel, ses charges réelles (en TTC) ressemblent à ceci : loyer et charges du cabinet ~6 000 € ; RC pro et assurances ~400 € ; supervision ~1 200 € ; formation/DPC ~800 € ; tests, documentation et logiciels ~700 € ; amortissements mobilier/informatique ~600 € ; déplacements (barème) ~500 € ; comptabilité ~700 € ; télécom et banque (quote-part) ~400 €. Sous-total ≈ 11 300 € — soit moinsque les 17 000 € de l'abattement forfaitaire.
Le seuil d'indifférence (la règle des 34 %)
Le réel bat le micro quand : charges réelles + CSG déductible + PER ≥ 34 % des recettes Pour Camille : 34 % × 50 000 = 17 000 € à dépasser
- Charges réelles estimées :≈ 11 300 € (TTC)
- Leviers exclusifs du réel :CSG déductible 6,8 pts + versement PER/Madelin
- Verdict :micro souvent gagnant à frais légers ; le réel passe devant dès qu'on ajoute un PER
À charges légères, le micro-BNC reste souvent le meilleur choix pour Camille. Le réel reprend l'avantage si elle loue un cabinet à plein temps, supervise intensivement, et surtout si elle ajoute un PER ou un Madelin — leviers absents du micro. L'arbitrage complet est détaillé dans notre guide dédié.
Ce que montre le cas de Camille : déduire ses charges n'a d'intérêt qu'au réel, et le réel n'est pas toujours gagnant. Pour beaucoup de psychologues aux frais modestes, le micro-BNC suffit. Le basculement se joue souvent sur deux leviers exclusifs du réel — la CSG déductible et le PER. Pour trancher chiffres en main, voyez micro-BNC ou frais réels : faire le bon choix de régime.
Cas pratique — réel obligatoire et activité mixte
Karim, cabinet plein + formation, ~95 000 € de recettes
Karim dépasse 83 600 € : il est au réel d'office. Ses recettes se répartissent en 70 000 € de soins (exonérés de TVA) et 25 000 € de formation et de conseil en entreprise (soumis à 20 % au-delà du seuil de franchise) : il est en activité mixteet récupère la TVA d'amont au prorata de sa part taxée. Ses charges dépassent largement 34 % (cabinet dédié, secrétariat externalisé, supervision, amortissements, déplacements).
À sa TMI (souvent 30 %, voire 41 % avec d'autres revenus du foyer), le PERdevient un levier puissant, complété d'une prévoyance Madelin pour compenser une CIPAV faible. On entre ici dans les arbitrages des hauts revenus.
Au-delà des charges : CIPAV faible, épargne privée indispensable
Note de méthode sur les montants de ce guide
Mémo express
À retenir
- Une charge déductible réunit trois conditions : nécessitée, payée, justifiée (art. 93 CGI), et ne se déduit qu'au réel.
- Vos soins étant exonérés de TVA (art. 261-4-1°), tout se déduit en TTC — base amortissable comprise.
- Le micro-BNC(abattement 34 %, seuil 83 600 €) est souvent gagnant à charges légères : le réel ne paie qu'au-delà de 34 % de charges.
- Vous êtes affilié à la CIPAV (jamais la SSI pour la retraite) ; la CSG déductible (6,8 pts) et le PER sont des leviers exclusifs du réel.
- Activité mixte : soins exonérés, formation/conseil à 20 % — prorata de déduction de la TVA.
Pour aller plus loin : la stratégie d'ensemble dans réduire légalement ses impôts en BNC, le choix de structure dans EI, EURL ou SELARL, la vision patrimoniale globale dans la gestion de patrimoine du psychologue, et côté pilier libéral le guide d'optimisation de la profession libérale et le catalogue généraliste des charges déductibles 2026.

