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Guide psychologue libéral 202615 minMis à jour 17 juin 2026Cas chiffré 85 000 €

Statut juridique du psychologue : EI, EURL ou SELARL ?

« SELARL » : c'est le mot que vous tapez parce que vous l'avez vu chez les médecins, les avocats ou les dentistes. Mais le psychologue n'a pas d'ordre professionnel — personne ne l'oblige à passer par une société d'exercice libéral. Le vrai choix se joue entre trois statuts : l'entreprise individuelle (EI), l'EURL et la SASU. On démêle ici les trois axes qu'on confond toujours (la forme, la fiscalité, la caisse de retraite), avec un tableau comparatif, un arbre de décision et un cas chiffré à 85 000 € de bénéfice. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STATUT DU PSYCHOLOGUE 2026

Choisir entre EI, EURL et SASU et chiffrer ce que change vraiment chaque statut

Audit de structure : on tranche les trois axes (forme, fiscalité IR ou IS, caisse CIPAV ou régime général), on calcule le gain réel d'une société et on vérifie qu'elle vaut son coût. Cabinet 100 % indépendant.

  • Arbitrage EI vs EURL vs SASU chiffré
  • Caisse CIPAV ou régime général expliquée
  • Coût réel de la société intégré
  • Cabinet 100 % indépendant

MICRO-BNC

≤ 83 600 €

ABATTEMENT

34 %

IS PME

15 / 25 %

CAISSE EI/EURL

CIPAV

SOINS PSY

0 % TVA

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE RECADRAGE·3 MIN

SELARL : le faux problème du psychologue

L'essentiel en 30 secondes

  • Le psychologue n'a pas d'ordre ni de monopole d'actes : aucune obligation de SEL. Le trio réel, c'est EI / EURL / SASU.
  • Trois axes à ne jamais mélanger : la structure (EI, EURL, SASU, SEL), la fiscalité (IR-BNC au micro ou au réel, ou IS) et le social (TNS affilié à la CIPAV, ou assimilé salarié au régime général).
  • L'EI est le statut par défaut, suffisant pour la grande majorité des psychologues (revenus modestes à moyens).
  • La société à l'IS (EURL ou SASU) ne se justifie que si une partie du bénéfice est non consommée et peut être capitalisée à 15/25 % au lieu de la TMI.
  • La SEL (SELARL/SELAS) est en principe accessible (titre protégé), mais n'apporte aucun avantage par rapport à une EURL/SASU en solo.

Vous venez d'ouvrir votre cabinet, vos consultations remplissent l'agenda, et une question revient en boucle dans les forums et dans les conversations entre confrères : « faut-il passer en SELARL ? ». La plupart du temps, cette question est mal posée — et y répondre à l'aveugle peut vous coûter des milliers d'euros par an en frais comptables inutiles, ou au contraire vous faire passer à côté d'un vrai levier de capitalisation. On copie le mot « SELARL » sur les médecins, les avocats ou les dentistes, des professions à ordre pour lesquelles la SEL est la voie naturelle de l'exercice en société. Le psychologue, lui, n'a pas d'ordre professionnel : il choisit librement sa structure, et le vrai arbitrage se joue entre l'EI, l'EURL et la SASU. Reprenons depuis le début : c'est ce cadrage qui commande tout le reste.

Le psychologue exerce une profession libérale à titre protégé. L'usage du titre de psychologue est réservé aux titulaires d'un Master 2 (ex-DESS/DEA) de psychologie, ou d'un diplôme requis pour le recrutement comme psychologue dans la fonction publique hospitalière (loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 44), avec enregistrement auprès de l'ARS (répertoire ADELI, désormais RPPS). Mais titre protégé n'est pas ordre. Il n'y a ni conseil de l'ordre, ni monopole légal d'actes : on ne parle donc jamais, pour un psychologue, d'officier ministériel, de charge à racheter ni de droit de présentation. Sa clientèle, c'est une patientèle, qui se cède librement.

Fiscalement, le psychologue relève des bénéfices non commerciaux (BNC). Trois questions en découlent, qu'on a tendance à écraser en une seule — et c'est l'erreur de départ.

Les trois axes du statut. On peut être en EI, au micro-BNC et affilié à la CIPAV en même temps : ce sont trois réponses indépendantes. La structure (axe 1) ne se choisit qu'après avoir tranché la fiscalité (axe 2) et la caisse (axe 3).
L'axeLa question qu'il poseLes options
1 · STRUCTURESous quelle forme juridique j'exerce ?EI · EURL · SASU · SEL
2 · FISCALComment mon bénéfice est-il imposé ?IR au BNC (micro ou réel) ou IS
3 · SOCIALÀ quelle caisse je cotise pour ma retraite ?TNS-CIPAV ou assimilé salarié (régime général)

Un psychologue peut être les trois à la fois

Une psychologue qui s'installe en entreprise individuelle, opte pour le micro-BNC et cotise à la CIPAV coche les trois cases simultanément — sans avoir « créé de société ». C'est le cas le plus fréquent. Ne raisonnez donc jamais « SELARL ou pas SELARL » : commencez par la fiscalité et la caisse, la forme juridique vient en dernier. La suite de ce guide traite chaque statut puis recroise les trois axes.
§ 2LE STATUT PAR DÉFAUT·4 MIN

L'entreprise individuelle (EI) : le statut par défaut

L'immense majorité des psychologues libéraux exercent en entreprise individuelle: on s'installe seul, en nom propre, sans créer de personne morale. C'est le statut le plus simple, le moins coûteux, et il convient parfaitement à des revenus modestes à moyens. Reprenons-le axe par axe.

Depuis 2022, le patrimoine personnel est déjà protégé

« Il faut une société pour protéger son patrimoine » : c'est le réflexe qu'on entend en rendez-vous, et il est dépassé. Depuis la loi n° 2022-172 du 14 février 2022 (statut unique de l'entrepreneur individuel, en vigueur depuis le 15 mai 2022), le patrimoine professionnel de l'entrepreneur individuel est séparé de plein droit de son patrimoine personnel (article L. 526-22 du Code de commerce), et sa résidence principale est insaisissable (article L. 526-1). Résultat concret : en EI, vos patrimoines sont déjà cloisonnés, sans la moindre formalité.

La conséquence : la société ne se justifie pas par la responsabilité

Puisque l'EI sépare déjà les patrimoines, l'argument « société = protection » tombe. Si vous envisagez l'EURL ou la SASU, ce sera pour une raison fiscale (capitaliser à l'IS) ou de protection sociale (régime général), pas pour mettre votre logement à l'abri : c'est déjà fait.

Fiscal : micro-BNC ou réel

En EI, le bénéfice relève des BNC et s'impose à l'impôt sur le revenu, à votre nom. Deux régimes coexistent. Le micro-BNC (article 102 ter du CGI) s'applique tant que les recettes ne dépassent pas 83 600 € (seuil de la période 2026-2028) : l'administration applique un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €) pour frais, et vous n'êtes imposé que sur les 66 % restants. Le micro-BNC est réellement pertinent pour le psychologue, dont les charges (loyer du cabinet, RC pro, supervision et analyse de pratique, formation continue, documentation et tests psychométriques, logiciel de prise de rendez-vous) dépassent rarement 34 % des recettes. Au-delà du seuil, ou sur option, on bascule au réel: la déclaration contrôlée 2035-SD (article 96 du CGI), où l'on déduit les charges pour leur montant exact.

Le seuil, c'est 83 600 € — pas 77 700 €

On lit encore partout le chiffre de 77 700 € : c'est l'ancien seuil de la période 2023-2025, désormais périmé. Le seuil de recettes du micro-BNC est revalorisé tous les trois ans ; pour 2026-2028, il s'établit à 83 600 €. Comme les soins psychologiques sont exonérés de TVA (voir le §8), le seuil de la franchise en base de TVA n'a pas à vous préoccuper pour cette part d'activité. Le détail de l'arbitrage chiffré micro vs réel fait l'objet d'un guide à part entière : micro-BNC ou frais réels, la règle des 34 %, et la liste complète des postes déductibles est dans les charges déductibles du psychologue.

Social : TNS, affilié à la CIPAV

En EI, le psychologue est travailleur non salarié (TNS). Sa couverture maladie et famille est gérée via l'URSSAF, et sa retraite par la CIPAV (nous y revenons en détail au §7 — c'est le point sur lequel on se trompe le plus). Ses cotisations TNS représentent, en ordre de grandeur, 40 à 45 % du revenu net. Contrepartie de la simplicité : en EI, la totalité du bénéfice est imposée et cotisée l'année où il est dégagé, que vous le consommiez ou non. Vous n'avez aucun levier pour « piloter » votre rémunération — c'est précisément ce que permet une société à l'IS.

À retenir

L'entreprise individuelle, le statut par défaut

  • Patrimoine protégé de plein droit depuis 2022 (art. L. 526-22 C. com.), sans société.
  • Fiscal : BNC à l'IR, micro-BNC (≤ 83 600 €, abattement 34 %) ou réel (2035-SD).
  • Social : TNS, retraite à la CIPAV, cotisations ~40-45 % du net.
  • Limite : IR + cotisations sur 100 % du bénéfice, même non consommé. Pas de pilotage.
  • Coût : quasi nul — c'est l'atout décisif pour des revenus modestes à moyens.
Hagnéré Patrimoine

Micro-BNC ou réel : on calcule lequel vous fait gagner

Avant même de parler de société, le premier arbitrage d'un psychologue en EI, c'est micro-BNC ou frais réels. Un CGP indépendant compare les deux sur vos chiffres réels.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3PILOTER ET CAPITALISER·4 MIN

L'EURL : piloter sa rémunération et capitaliser à l'IS

L'EURL est une SARL à associé unique (article L. 223-1 du Code de commerce). À la différence de l'EI, c'est une personne morale distincte : la société a son propre patrimoine, sa propre comptabilité, son propre bénéfice. Le gérant associé unique, lui, reste un travailleur non salarié affilié à la CIPAV — exactement comme en EI sur le plan de la caisse.

IR par défaut, ou option pour l'IS

Par défaut, l'EURL est transparente : le bénéfice BNC remonte à l'associé et s'impose à l'IR à son nom, comme en EI (le micro reste possible sous conditions). Tout l'intérêt apparaît si l'EURL opte pour l'impôt sur les sociétés (article 206-3 du CGI). La société paie alors l'IS sur son bénéfice — 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % au-delà (article 219 du CGI, sous conditions PME) — et le gérant ne se verse qu'une rémunération (déductible du résultat). Le bénéfice que vous ne vous versez pas reste dans la société, faiblement taxé, et peut être capitalisé. C'est le levier : payer 15/25 % d'IS sur la part non consommée plutôt que votre TMI à l'IR.

Le piège des dividendes en EURL à l'IS

Le réflexe « je me sors des dividendes, c'est moins chargé » a une limite qu'on oublie toujours. Pour un gérant TNS d'EURL à l'IS, ce raccourci ne tient que jusqu'à un certain seuil. La fraction de dividendes qui excède 10 % du capital social (augmenté des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé) est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales TNS, en application de l'article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale, en plus de l'imposition. En deçà de ce seuil de 10 %, les dividendes supportent seulement le PFU à 31,4 %.

La règle des 10 %, transposée à l'EURL

On associe souvent cette règle à la SELARL : elle vaut tout autant pour le gérant d'EURL à l'IS, qui est lui aussi un TNS soumis à l'article L. 131-6 CSS. Avec un capital social faible (1 000 €, par exemple), le seuil des 10 % est vite atteint : la quasi-totalité d'une distribution massive bascule alors en cotisations TNS. En clair : en EURL à l'IS, la société sert à laisser dormir le bénéfice, pas à le ressortir en dividendes. Le mécanisme est détaillé dans notre guide dividendes de SEL et cotisations sociales (la règle des 10 %), et l'arbitrage rémunération/dividendes dans SEL : salaire ou dividendes.

À retenir

L'EURL en une ligne

  • Personne morale, gérant TNS affilié à la CIPAV (comme l'EI côté caisse).
  • IR par défaut (transparence) ou option IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %).
  • Permet de piloter sa rémunération et de capitaliser le bénéfice non consommé.
  • Piège : dividendes au-delà de 10 % du capital cotisés en TNS (L. 131-6 CSS).
  • Contrepartie : formalisme et comptabilité d'engagement, donc un coût.
§ 4PROTECTION ET DIVIDENDES·4 MIN

La SASU : protection sociale et dividendes non cotisés

La SASU est une SAS à associé unique (article L. 227-1 du Code de commerce). Comme l'EURL, c'est une personne morale à l'IS — mais elle s'en distingue radicalement sur l'axe social, et c'est là tout son intérêt (et son coût).

Le président de SASU est assimilé salarié (article L. 311-3 du Code de la sécurité sociale). Il relève donc du régime général : assurance retraite de base (CNAV) et complémentaire (AGIRC-ARRCO), pas de la CIPAV, et pas d'assurance chômage. La SASU est à l'IS de plein droit; une option pour l'IR existe, mais elle est plafonnée à cinq exercices (article 239 bis AB du CGI, sous conditions).

Des dividendes non cotisés

C'est l'avantage clé face à l'EURL/SELARL. En SASU, le président n'étant pas TNS, la règle des 10 % ne s'applique pas : les dividendes ne supportent aucune cotisation sociale, quel que soit leur montant. Ils sont soumis au seul PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026). Pour un psychologue qui dégage un bénéfice confortable et veut en sortir une partie, c'est un atout réel.

Mais une rémunération lourdement chargée

La contrepartie est lourde : la rémunération du président assimilé salarié supporte des cotisations de l'ordre de 75 à 82 % du net (charges patronales + salariales cumulées), bien plus qu'un TNS. En échange, la protection sociale est meilleure (proche de celle d'un salarié, hors chômage). La stratégie type consiste donc à doser : une rémunération mesurée pour la couverture, complétée de dividendes non cotisés pour le reste.

SASU = PAS de CIPAV

C'est l'erreur n° 1 à éviter. Le président de SASU (et de SELAS) ne cotise pas à la CIPAV : il est au régime général (CNAV + AGIRC-ARRCO). La CIPAV ne concerne que l'EI et l'EURL, où le dirigeant est TNS. En pratique, passer de l'EI à la SASU revient à changer de caisse de retraite — un point à intégrer dans son diagnostic, d'autant que la retraite CIPAV est notoirement faible (voir retraite CIPAV du psychologue).

À retenir

La SASU en une ligne

  • Président assimilé salarié → régime général (pas la CIPAV), pas de chômage.
  • IS de plein droit, capitalisation possible à 15/25 %.
  • Dividendes non cotisés (PFU 31,4 %), quel que soit le montant.
  • Rémunération lourdement chargée (~75-82 % du net) mais protection +.
  • Pour qui privilégie la couverture sociale et une sortie en dividendes.
§ 5LE FAUX AMI·3 MIN

La SEL (SELARL / SELAS) : accessible, mais inutile en solo

C'est le point qui met tout le monde d'accord sur rien : forums, confrères, conseillers. La société d'exercice libéral (SEL), sous ses deux formes SELARL et SELAS, est-elle ouverte au psychologue ? On tranche, sans les deux caricatures qu'on lit partout.

L'exercice en société des professions libérales réglementées est aujourd'hui régi par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (en vigueur depuis le 1er septembre 2024), qui a abrogé et remplacé l'ancienne loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Cette ordonnance définit la « profession libérale réglementée » comme incluant notamment les professions dont l'usage du titre est protégé. Le titre de psychologue étant précisément protégé (loi 85-772), la SEL lui est en principe accessible.

Ni obligatoire, ni impossible

Deux idées reçues s'annulent ici. Non, le psychologue n'est pas obligé de prendre une SEL : faute d'ordre, rien ne l'y contraint. Et non, la SEL ne lui apporte aucun avantage par rapport à une EURL ou une SASU de droit commun lorsqu'il exerce seul : mêmes régimes fiscal et social, pour une mécanique plus contraignante. Comme aucun texte ne nomme spécifiquement le psychologue, son éligibilité est présentée au conditionnel, et l'alternative EURL/SASU est toujours préférable en cas de doute. La SEL ne se discute vraiment qu'en cabinet de groupe (deux associés ou plus). Pour un solo : oubliez la SELARL, c'est EI vs EURL vs SASU.

Sur le fond, la SEL recopie les statuts de droit commun : la SELARL à gérant majoritaire place son dirigeant en TNS affilié à la CIPAV (comme l'EURL), tandis que la SELAS place son président en assimilé salarié au régime général (comme la SASU). Mêmes logiques, mêmes arbitrages.

SARL ou SAS « classique » : tout à fait possible

Puisque le psychologue n'a pas d'ordre, il peut parfaitement constituer une EURL ou une SASU de droit commun plutôt qu'une SEL, sans aucun inconvénient. C'est d'ailleurs la voie la plus simple et la plus sûre tant qu'on exerce seul.

Et la SPFPL ?

La société de participations financières de professions libérales (SPFPL, dont le régime est désormais codifié dans l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023) — la holding du libéral — est théoriquement envisageable au-dessus d'une SEL, mais elle est rarement justifiée pour un psychologue, dont les revenus sont le plus souvent modestes. Ne surdimensionnez pas le montage : la SPFPL relève des situations à hauts revenus, traitées dans nos guides SPFPL et profession libérale et psychologue à hauts revenus.

§ 6LE TABLEAU·3 MIN

EI vs EURL vs SASU vs SEL : le tableau

Voyons les quatre statuts dans le même tableau. Lisez-le en gardant à l'esprit les trois axes du §1 : la ligne « régime social » et la ligne « retraite » sont celles où l'on se trompe le plus.

EI / EURL / SASU / SEL pour un psychologue libéral. Le choix se fait sur trois axes indépendants : la forme, la fiscalité (IR ou IS) et le statut social (TNS-CIPAV ou assimilé salarié). La TVA des soins est exonérée quelle que soit la structure.
CritèreEIEURLSASUSEL (SELARL/SELAS)
NatureNom propreSARL à associé uniqueSAS à associé uniqueSociété d'exercice libéral
Personne moraleNonOuiOuiOui
Régime fiscalIR-BNC (micro/réel)IR par défaut, option ISIS de plein droitIS (selon la forme)
Régime social du dirigeantTNS — CIPAVTNS — CIPAVAssimilé salarié — régime généralSELARL : TNS-CIPAV / SELAS : assimilé salarié
Cotisations (ordre de grandeur)~40-45 % du net~40-45 % du net~75-82 % du netSelon SELARL ou SELAS
RetraiteCIPAVCIPAVCNAV + AGIRC-ARRCO (pas CIPAV)SELARL : CIPAV / SELAS : régime général
Dividendes (si IS)—Fraction > 10 % du capital cotisée TNS (L. 131-6)Non cotisés → PFU 31,4 %SELARL : > 10 % cotisés / SELAS : PFU
TVA des soinsExonérés (261-4-1°)ExonérésExonérésExonérés
ResponsabilitéPatrimoines séparés (L. 526-22)Limitée aux apportsLimitée aux apportsLimitée aux apports
Usage typeDéfaut, revenus modestes-moyensCapitaliser à l'IS, charges légèresCapitaliser à l'IS + protectionCabinet de groupe (≥ 2 associés)
Coût / complexitéMinimalÉlevé (compta, AG, dépôt comptes)ÉlevéÉlevé

La règle de décision en une phrase

L'EI pour la grande majorité ; l'EURL ou la SASU à l'IS seulement si un bénéfice durablement non consommé peut être capitalisé ; la SEL réservée au cabinet de groupe. Entre EURL et SASU, l'arbitrage se joue sur la caisse : EURL (TNS-CIPAV, charges légères) si l'on veut minimiser les cotisations, SASU (assimilé salarié, protection renforcée) si l'on privilégie la couverture sociale.

Comment lire ce tableau, ligne par ligne

On cherche toujours la « meilleure » colonne. Il n'y en a pas : chacun gagne sur un point, perd sur un autre. Lisez le tableau par ligne, en fonction de ce qui compte pour vous. Si votre priorité est le coût et la simplicité, la ligne « coût / complexité » désigne l'EI sans appel. Si c'est la protection sociale, suivez les lignes « régime social » et « cotisations » vers la SASU. Si c'est la capacité à capitaliser, regardez la ligne « régime fiscal » : tout ce qui est « IS » permet de garder du bénéfice faiblement taxé dans la société. Une seule ligne ne se négocie pas selon vos goûts — la ligne « retraite » : elle est dictée par le statut social, et c'est elle qui fait basculer (ou non) de la CIPAV au régime général.
§ 7L'AXE SOCIAL·3 MIN

TNS-CIPAV ou assimilé salarié : l'axe social

En rendez-vous, c'est le point sur lequel je reprends le plus souvent les psychologues. Pour sa retraite, le psychologue libéral est affilié à la CIPAV : régime de base de la CNAVPL par points, complété par le régime complémentaire CIPAV par tranches de revenu. Il figure nommément dans la liste limitative des professions relevant de la CIPAV (article L. 640-1 du Code de la sécurité sociale).

La réforme issue de la LFSS 2018 (loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017, article 15) a restreint la CIPAV à une liste limitative et ouvert, pour les professions qui en sortaient, un droit d'option vers le régime général des indépendants, du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2023. Ce droit d'option ne concerne pas le psychologue, qui est resté à la CIPAV de plein droit, puisqu'il figure dans la liste.

Payer à l'URSSAF ≠ être au régime général

Depuis 2023, les cotisations des indépendants sont recouvrées par l'URSSAF, y compris pour les affiliés CIPAV. Le piège est là : l'URSSAF n'est qu'un guichet d'encaissement. C'est toujours la CIPAV qui gère vos droits et qui versera votre pension. Un psychologue en EI ou en EURL ne relève donc jamais de la SSI / du régime général des indépendants pour sa retraite, ni d'aucune autre caisse (CARMF, CARPIMKO, CARCDSF, CAVP, CNBF…) : ces caisses sont propres à d'autres professions.

La seule exception est l'axe structure : en SASU ou en SELAS, le président est assimilé salarié et bascule donc au régime général (CNAV + AGIRC-ARRCO), pas à la CIPAV. Voici les deux mondes côte à côte.

TNS — CIPAV (EI, EURL, SELARL)

Cotisations plus légères (~40-45 % du net), maladie et famille via l'URSSAF, retraite gérée par la CIPAV. Revers de la médaille : la retraite CIPAV est notoirement faible au regard des revenus, ce qui rend l'épargne privée (PER) indispensable. C'est le statut de la majorité des psychologues.

Assimilé salarié — régime général (SASU, SELAS)

Cotisations plus lourdes (~75-82 % du net), mais couverture sociale proche de celle d'un salarié, retraite au régime général (CNAV + AGIRC-ARRCO). Pas d'assurance chômage pour autant. À privilégier si la protection sociale prime sur l'optimisation des charges.

La retraite CIPAV est faible : anticipez-le

Quel que soit le statut TNS retenu, retenez ceci : la pension CIPAV est structurellement faible par rapport aux revenus d'activité. C'est l'argument central de toute stratégie patrimoniale de psychologue : l'épargne retraite privée n'est pas une option, c'est une nécessité. On chiffre le montant réel attendu et les solutions dans retraite CIPAV du psychologue, et le levier de déduction principal dans le PER du psychologue libéral.
§ 8LA TVA·2 MIN

TVA : soins exonérés, mais attention à l'activité mixte

Deuxième garde-fou. Les soins et consultations psychologiques rendus aux personnes (diagnostic et traitement des troubles psychologiques) sont exonérés de TVA au titre de l'article 261, 4-1° du CGI, sous condition de titre (loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017, article 10 ; doctrine BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10). Sur vos notes d'honoraires, cela se traduit par la mention « TVA non applicable, art. 261-4-1° du CGI ». Vous ne facturez donc pas de TVA — mais le revers est que vous ne récupérez pas non plus celle de vos achats et investissements : vous les payez TTC.

Mais toutes les activités hors soins aux personnes sont, elles, soumises à la TVA à 20 % : la formation, le coaching et le conseil en entreprise, l'expertise judiciaire, l'animation de stages et d'ateliers, la supervision facturée à une structure. Un psychologue à activité mixte est donc partiellement assujetti : il applique un prorata de déduction de la TVA sur ses charges, au prorata de la part taxable de son activité.

Ne dites jamais que les soins sont à 20 %

Deux erreurs symétriques à proscrire : écrire que les soins psychologiques sont soumis à la TVA (faux, ils sont exonérés), ou écrire qu'un psychologue à activité mixte est totalement exonéré (faux, sa part formation/conseil est à 20 %). La TVA suit l'activité, pas la structure : ni l'EURL ni la SASU ne changent quoi que ce soit à ce régime.

La conséquence : l'option TVA d'une SCI de murs est sans intérêt

Ce point a une incidence patrimoniale concrète. Si vous achetez les murs de votre cabinet via une SCI, l'option pour la TVA sur les loyers (article 260, 2° du CGI) ne présente aucun intérêt pour vous : exonéré sur vos soins, vous ne récupéreriez rien sur la TVA des loyers facturés. C'est l'inverse exact d'un géomètre ou d'un avocat, assujettis à 20 % et qui, eux, récupèrent. Le sujet est développé dans acheter les murs de son cabinet en SCI.

§ 9L'ARBRE DE DÉCISION·2 MIN

Quel statut pour VOTRE situation ?

En pratique, trois ou quatre questions suffisent à trancher. C'est l'arbre de décision que nous suivons en rendez-vous avec un psychologue.

L'arbre de décision du psychologue libéral

BRANCHE 1 — Je débute / revenus modestes-moyens / je consomme tout
  →  ENTREPRISE INDIVIDUELLE (EI)
     • micro-BNC si recettes ≤ 83 600 € (charges < 34 %)
     • réel / 2035-SD dès que les frais dépassent 34 %
     →  Le défaut, suffisant pour la grande majorité.

BRANCHE 2 — Revenus qui montent + capacité d'épargne
             (bénéfice durablement NON consommé)
  →  EURL ou SASU à l'IS
     • IS 15 % (≤ 42 500 €) puis 25 %  <  TMI 41-45 %
     • EURL = TNS-CIPAV, charges légères, piège dividendes 10 %
     • SASU = assimilé salarié, protection +, dividendes non cotisés
     →  À chiffrer : il faut un bénéfice non consommé réel.

BRANCHE 3 — Je m'associe avec d'autres psychologues
  →  SEL (SELARL ou SELAS), ≥ 2 associés
     →  En principe accessible (titre protégé), jamais obligatoire.
        Alternative : société de droit commun.

BRANCHE 4 — Choix de la caisse (transverse aux branches 2-3)
  →  Besoin de protection sociale fort  →  SASU/SELAS (régime général)
  →  Charges légères, retraite faible    →  EURL/SELARL (TNS-CIPAV)

La plupart des psychologues s'arrêtent à la branche 1. La société (branche 2) ne se justifie qu'avec un bénéfice réellement non consommé. La SEL (branche 3) est un sujet de cabinet de groupe. Le choix de caisse (branche 4) se superpose au choix de société.

Le statut n'est pas le bon levier pour payer moins d'impôts

À revenus modestes à moyens, ce qui fait gagner de l'argent à un psychologue, ce n'est presque jamais la forme juridique : c'est un réel bien tenu (toutes les charges déductibles captées), un PER ou un Madelin calibré sur la TMI (article 154 bis du CGI), et un placement adapté. La structure suit la stratégie, jamais l'inverse. Avant de monter une société, lisez le hub réduire légalement ses impôts en BNC et la liste des charges déductibles. Pour un panorama des statuts toutes professions, voyez aussi EI, EURL, SELARL, SELAS.
§ 10CAS CHIFFRÉ·4 MIN

Cas chiffré : psychologue à 85 000 € de bénéfice

Prenons un psychologue à 85 000 € de bénéfice et une TMI à 30 % (un cabinet plein, des revenus moyens-élevés, mais pas le sommet du barème). Trois trajectoires possibles, trois logiques. Avertissement : les chiffres sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés ; le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · EI au réel · TNS-CIPAV · TMI 30 %

Marc — l'entreprise individuelle, le défaut efficace

Marc exerce en EI au réel. Sur ses 85 000 € de bénéfice, il acquitte ses cotisations TNS (de l'ordre de 40-45 % du net) auprès de la CIPAV, puis l'IR au barème sur le solde.

Point clé : la totalité du bénéfice est imposée et cotisée, qu'il le consomme ou non. S'il met 15 000 € de côté chaque année, ces 15 000 € ont déjà supporté l'impôt et les cotisations avant d'atterrir sur son épargne. Il n'a aucun levier de pilotage. En contrepartie : simplicité maximale, coût comptable minime, patrimoine déjà protégé.

Pour Marc, tant qu'il n'a pas un besoin réel de capitaliser, l'EI reste le meilleur rapport simplicité/coût. Son vrai chantier n'est pas la structure : c'est la retraite CIPAV faible, qu'il compense par un PER.

Cas 2 · EURL à l'IS · TNS-CIPAV · TMI 30 %

Sophie — l'EURL pour capitaliser le bénéfice non consommé

Sophie dégage les mêmes 85 000 €, mais elle vit avec ~50 000 € et veut capitaliser le reste. En EURL à l'IS, elle se verse une rémunération couvrant son train de vie (déductible, chargée en TNS), et laisse le bénéfice résiduel non consommé dans la société.

Cette part résiduelle est taxée à l'IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % — au lieu de sa TMI à l'IR. La société diffère l'impôt et laisse le capital travailler. Attention aux dividendes : si elle distribue, la fraction au-delà de 10 % du capital est cotisée en TNS (L. 131-6 CSS) ; en deçà, c'est le PFU à 31,4 %. Elle reste affiliée à la CIPAV.

L'EURL n'a de sens pour Sophie que parce qu'elle a un bénéfice réellement non consommé. Sans cette épargne, le différentiel IS/IR ne se matérialise pas et le surcoût comptable l'emporte.

Cas 3 · SASU à l'IS · assimilé salarié · TMI 30 %

Thomas — la SASU pour la protection et les dividendes

Thomas, sur les mêmes 85 000 €, privilégie la protection sociale et une sortie souple. En SASU à l'IS, il est assimilé salarié: sa rémunération est lourdement chargée (~75-82 % du net), mais sa couverture est proche de celle d'un salarié.

Son atout : les dividendes ne sont pas cotisés (PFU 31,4 %), sans la règle des 10 %. Il peut donc se verser une rémunération mesurée pour la couverture, et compléter en dividendes. Revers : il quitte la CIPAV pour le régime général (CNAV + AGIRC-ARRCO), et n'a pas de chômage.

La SASU convient à Thomas s'il valorise la protection sociale et accepte des cotisations plus lourdes. Pour minimiser les charges, l'EURL de Sophie serait plus efficace : tout est affaire de priorité.

Le verdict. À 85 000 € de bénéfice avec une capacité d'épargne, l'EURL ou la SASU à l'IS permettent de capitaliser la part non consommée à 15/25 % au lieu de la TMI : un vrai gain, qui se répète chaque année. Sans bénéfice non consommé, l'EI reste la plus simple et souvent la plus efficace. Entre EURL et SASU, l'arbitrage se joue sur la caisse (charges légères CIPAV contre protection renforcée du régime général). Garde-fou indispensable : une société coûte 3 000 à 5 000 € par an (comptabilité d'engagement, AG, dépôt des comptes) — elle ne se justifie qu'à partir d'un bénéfice durablement non consommé. La question du seuil de bascule est creusée dans notre guide pivot BNC ou SELARL : à partir de quel bénéfice basculer.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, simplifiés pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée : le résultat réel dépend de vos recettes exactes, de vos charges, de votre TMI précise, du nombre de parts du foyer, de votre niveau de rémunération de sortie et de vos déductions (PER/Madelin). Une projection ne préjuge pas du résultat futur. À modéliser au cas par cas avant toute décision.
Hagnéré Patrimoine

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§ 11AU-DELÀ DU STATUT·3 MIN

Au-delà du statut : les réflexes patrimoniaux du psychologue

Choisir entre EI, EURL et SASU, c'est régler une question — pas construire tout son patrimoine. Une fois le statut posé, le vrai travail patrimonial commence, et il pèse souvent plus lourd que le choix EI/EURL/SASU lui-même.

Les réflexes à intégrer

Cinq leviers après le choix de structure

  • 1. PER / Madelin (article 154 bis du CGI pour le TNS, ou 163 quatervicies pour l'assimilé salarié) : déduit à votre TMI, il comble une retraite CIPAV faible. Son efficacité est proportionnelle à la TMI — réelle dès 30 %. Détail dans le PER du psychologue.
  • 2. Prévoyance Madelin : couvrir l'arrêt d'activité, car en libéral les revenus s'arrêtent net en cas de coup dur. Voir la prévoyance de la profession libérale.
  • 3. Lisser des revenus irréguliers (files actives variables, mix salarié/libéral) : étalement et quotient (article 163-0 A du CGI), PER en amortisseur. Voir lisser des revenus irréguliers.
  • 4. Les murs du cabinet en SCI : usage du cash capitalisé ; loyers d'une SCI à l'IR aux PS de 17,2 % (et non 18,6 %), option TVA sans intérêt. Voir acheter les murs en SCI.
  • 5. La sortie : la patientèle se cède librement (pas de droit de présentation) ; la plus-value professionnelle peut être exonérée (art. 151 septies selon les recettes, 238 quindecies selon la valeur, 151 septies A au départ en retraite — IR exonéré mais PS 18,6 % dus).

Le statut s'inscrit dans une séquence

On ne commence jamais par la structure. L'ordre logique est : sécuriser la prévoyance, puis préparer la retraite (PER) pour compenser la CIPAV, structurer les placements, envisager l'immobilier des murs, et bien plus tard la cession. Pour l'itinéraire complet dans le bon ordre, voyez la gestion de patrimoine du psychologue ; et pour la minorité à hauts revenus (cabinet plein, activité mixte soins + formation), psychologue à hauts revenus : défiscaliser intelligemment.
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On pose la structure, puis on construit le reste

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Sources et références légales

  • Statut, TVA et micro-BNC

    Loi n° 85-772 du 25/07/1985 art. 44 (titre de psychologue protégé, sans ordre ni monopole). Art. 261, 4-1° du CGI + loi n° 2017-1837 du 30/12/2017 art. 10 + doctrine BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10 (soins exonérés sous condition de titre ; formation, conseil et expertise soumis à 20 % ; activité mixte = prorata). Art. 260, 2° du CGI (option TVA d'une SCI de murs sans intérêt pour un exploitant exonéré). Art. 102 ter CGI (micro-BNC : abattement 34 %, seuil 83 600 € sur 2026-2028) et art. 96 CGI (déclaration contrôlée 2035-SD).

  • Structures EI / EURL / SASU / SEL

    Loi n° 2022-172 du 14/02/2022 + art. L. 526-22 et L. 526-1 du Code de commerce (statut unique de l'entrepreneur individuel : séparation de plein droit des patrimoines). Art. L. 223-1 C. com. (EURL) et L. 227-1 C. com. (SASU). Art. L. 311-3 CSS (président de SASU/SELAS assimilé salarié, régime général). Art. 206-3 et 239 bis AB CGI (options IS de l'EURL / IR de la SASU). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (qui a abrogé et remplacé la loi n° 90-1258 du 31/12/1990 ; en vigueur depuis le 01/09/2024) : SEL/SPFPL ouvertes aux professions à titre protégé ; éligibilité du psychologue à confirmer, alternative EURL/SASU de droit commun.

  • Caisse CIPAV et retraite

    Art. L. 640-1 CSS (le psychologue figure dans la liste des professions restées à la CIPAV pour la retraite). Loi n° 2017-1836 du 30/12/2017 (LFSS 2018) art. 15 (restriction de la CIPAV à une liste limitative ; droit d'option vers le régime général des indépendants ouvert du 01/01/2019 au 31/12/2023, non applicable au psychologue). Valeurs CIPAV 2026 (valeur du point, tranches, cotisations, trimestres du taux plein) à reconfirmer à lacipav.fr.

  • IS, dividendes et prélèvements sociaux 2026

    Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà, conditions PME). Art. L. 131-6 CSS (dividendes de SELARL ou d'EURL à l'IS au-delà de 10 % du capital, des primes et du compte courant : cotisations TNS). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 : PS 18,6 % sur dividendes et plus-values mobilières, 17,2 % maintenus sur revenus fonciers et assurance-vie). LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026 : barème IR, micro-BNC).

  • Cession de la patientèle et PER

    Art. 151 septies, 238 quindecies et 151 septies A CGI (exonération de la plus-value professionnelle de cession de la patientèle ; cession libre, pas de droit de présentation ; au départ en retraite, IR exonéré mais PS 18,6 % dus). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin du TNS, plafond 88 911 € en 2026) et art. 163 quatervicies CGI (PER du dirigeant assimilé salarié).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le choix d'un statut (EI, EURL, SASU ou SEL) et de son régime fiscal et social doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable (audit de structure, modélisation chiffrée selon votre bénéfice, votre TMI et votre capacité d'épargne, caisse de retraite, coût réel). Les chiffres et taux cités sont à jour au 17 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). L'éligibilité du psychologue à la société d'exercice libéral (SEL), faute de texte le désignant nommément, est présentée au conditionnel : l'EURL et la SASU de droit commun offrent un résultat équivalent sans cette incertitude. Les valeurs CIPAV 2026 (point, tranches, cotisations) sont à reconfirmer à lacipav.fr.

Foire aux questions

Tout sur le statut juridique du psychologue libéral EI, EURL, SASU ou SEL, caisse, dividendes et coût.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : faut-il une SELARL, quand passer en société, la différence EURL/SASU, la caisse CIPAV, les dividendes cotisés, la TVA et le coût réel. Réponses sourcées et à jour 2026.